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 Arrivée fracassante (Ha, quel humour)

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Arrivée fracassante (Ha, quel humour) _
MessageSujet: Arrivée fracassante (Ha, quel humour)   Arrivée fracassante (Ha, quel humour) Icon_minitimeSam 6 Sep 2008 - 23:13

Elle était morte, c’est ça, hein ? Oui, sûrement.
Alfie ragea. Quelle vie pourrie elle avait eue. Si seulement elle avait su qu’elle allait claquer aujourd’hui, elle aurait tenté de mieux en profiter. Elle aurait mangé à en être obèse, elle aurait piqué la carte bancaire de Rigo, et surtout, elle aurait déménagé de sa planète sans soleil.
Mais non. Alfie ouvrit un œil, plus l’autre. Elle était toujours sur son SaltoFly, en mode moto volante, à fendre l’air vers cette porte semblant sortir d’un autre temps. Elle allait se la prendre, c’était sûr, n’arrivant même pas à faire changer la machine de trajectoire.


« - HAAAAAA ! »

CRAC BOUM.
La porte s’était soudain ouverte et elle avait foncé droit devant, jusqu’à s’éclater au milieu du hall. Le SaltoFly lâchait des vrombissements étranges, couché contre le sol, semblant bien mal-en-point. Mais de ça, Alfie s’en fichait pas mal pour le moment.
Elle n’avait miraculeusement aucune blessure et se releva lentement, encore un peu sonnée, frottant ses vêtements noirs de parfaite cambrioleuse pour enlever la poussière. Ses yeux firent le tour du lieu, mais l’information n’arrivait pas à bien entrer dans son cerveau.
C’était quoi, cet endroit ? C’était vieux, le genre de truc qu’on ne retrouve que dans les cours d’histoire. Et puis ça sentait. Ça sentait quoi ? Pas l’odeur habituelle. Ou plutôt, c’était le contraire, c’était dans son monde à elle qu’il n’y avait pas d’odeurs, tout étant si propre, l’air filtré à l’extrême. Et puis .. C’était beau. Ça lui changeait de tous ces lieux sans originalité, sans vie, sans histoire.
Clac !
La grande porte par laquelle elle était entrée s’était soudain refermée. Alfie ne s’en préoccupa pas pour le moment, son esprit trop pris à essayer de comprendre pourquoi un tel lieu lui était apparu.
Elle marcha d’un pas chancelant jusqu’au panneau d’affichage où étaient punaisées des feuilles. Des feuilles .. Incroyable ! Ça faisait belle lurette que ça n’existait plus, remplacé par des pages électroniques.


* On se croirait dans un Simulateur (Note : Jeu Vidéo où on est le héros - et non pas avec une manette) .. Pourtant, tout me semble bien réel. *

Et elle lut. Au fil de sa lecture, son sourcil gauche s’arqua tandis qu’un sourire moqueur se dessinait sur son visage. Allons bon ! N’importe quoi ! Ainsi, elle était bloquée, elle avait des superpouvoirs, et une espèce d’ami imaginaire allait lui apparaître ? Ça devenait totalement délirant.
La demoiselle passa une main dans ses cheveux chocolat tandis qu’elle se demandait quelle option choisir. Explorer un peu ce lieu si étrange et mystérieux ? Ou rentrer chez elle avec le SaltoFly et devenir célèbre ? Mouais, la deuxième option était plus sympa.
Alfie se dirigea vers le SaltoFly en choisissant l’option rollers, plus maniable et plus facile à transporter. Les enfilant, elle fonça vers la grande porte qu’elle tenta d’ouvrir .. sans succès. Que ? Elle força. Toujours rien. Elle ne bougeait même pas d’un poil. Elle était enfermée ici.
Alfie mit son Traceur en fonction GPS, demandant où elle se trouvait à la machine.


« - Lieu inconnu. »

Pardon ?

« - Lieu inconnu. »

OK, bon, maintenant, elle pouvait paniquer. Elle était seule, dans une espèce de baraque de musée, ne se localisant même pas dans la galaxie entière, avec cette espèce de message de bienvenue qui aurait pu être écrit par un drogué en plein trip. Youpi.
Respire, respire, tout va bien, tu fais un mauvais rêve. Elle se pinça la joue. Aï. Qu’est ce qu’elle était sensée faire, là ? Au secours !
Alfie s’affala sur le sol. Bon, came-toi. Comment contrer cette histoire délirante ? Ha, oui. L’espèce d’Alter Ego Truc devait se ramener .. Et des pouvoirs. Pfff ! Ça la faisait bien rire.


« - Bien, prouvons l’absurdité de cette histoire .. »

Entendre sa voix froide et posée résonner dans le hall la calma un peu. Après tout .. Si ce n’était qu’une mauvaise blague, pas question de faire la chochotte, elle allait plutôt en profiter. Des pouvoirs .. Ha-ha.
Alors, comment ça pouvait bien marcher ? Concentration .. Allez ..
GNIIIIIIH
Terrible bruit de craie à en fendre les tympans. Alfie regarda avec horreur ce qu’elle avait produit. De l’eau. Elle apparaissait de nulle part, emplissant la pièce, montant lentement. Elle entendit un crépitement à ses pieds. Le SaltoFly, il ne résistait pas à l’eau. Alfie ôta les rollers avant qu’ils ne lui explosent à la figure, et essaya de se sortir de ce pétrin.
L’eau montait, montait, et bientôt, elle dû nager, se dirigeant au hasard. Bon sang, comment on arrêtait ce truc ? Stop, stop, STOP !
Soudain, toute l’eau disparut. Elle se retrouvait au milieu du vide, à quelques mètres du sol, n’ayant même pas le temps de jurer avant de tomber. Sa rencontre avec le sol ne fut cependant pas aussi douloureuse qu’elle ne le craignait.
Ha, tiens, il y avait un truc mou en dessous d’elle .. Ha, tiens, ce truc, c’était un humain, écrasé par la demoiselle trempée de la tête aux pieds - pieds nus, d’ailleurs.
Coucouuu !


(Pouet pouet, c'est libre, bien entendu x3)
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Arrivée fracassante (Ha, quel humour) _
MessageSujet: Re: Arrivée fracassante (Ha, quel humour)   Arrivée fracassante (Ha, quel humour) Icon_minitimeDim 7 Sep 2008 - 8:58

C'etait le genre de soir ou l'on prefere rester dans son lit a lire un bon livre, surtout lorsque l'on decouvre quels evenements etranges se passent encore dans ce pensionnat. Morgan ne s'en doutait pas encore et pourtant, il savait qu'il ne s'attirait que des ennuis en mettant le pied dehors. Cependant, il pouvait tout arriver, ce ne serait pas pire a ses yeux que les stupides disputes incessantes entre les degeneres qui logeaient dans la meme chambre que lui. Il etait oblige de les supporter, n'ayant aucun endroit ou dormir si il s'echappait de cet enfer, mais au bout de deux ou trois heures, ou malgre son pouvoir, il ne put empecher le fracas qu'ils faisaient, il se sentait exploser. Refermant delicatement la porte derriere lui, il se dit qu'il n'avait pas pu plus mal tomber. Un junkie sans aucune delicatesse et qui ne connaissait pas la politesse, une sorte de pervers a moitie travesti et que les autres nommaient avec raison "Barbie" et un dernier individu, le plus calme de la chambree sans compter lui-meme, mais qui etait toujours perdu dans ses jeux videos parfois peu recommandables. La lie de l'humanite degradee logeait la ou il logeait et encore pire, ils jugeaient bon de lui adresser la parole et encore pire, d'attendre une reponse de sa part ! Ils ne recoltaient en general qu'un regard meprisant, au mieux une petite phrase qu'il tentait de ne pas rendre trop sarcastique. Le garcon soupira et respira un bon coup. Tout de suite, l'air n'etait plus aussi vicie. Plus d'odeur de cigarettes, d'alcool, d'autres substances encore moins recommandables, cet air etait a peu pres pur, quoique il lui fallait s'eloigner un peu plus pour etre parfaitement a l'aise.

Las, il decida de faire un tour dans les couloirs. A cette heure la, tout le monde mangeait, il entendait des rires derriere la porte de la salle a manger, le refectoire, enfin l'endroit ou tout le monde se rassemblait. Il n'avait pas faim, ayant pris l'habitude qu'il n'y aie plus personne pour se faufiler dans la cuisine et se preparer un plat. C'etait plus calme et plus agreable. De temps en temps, quelqu'un se joignait a lui mais il trouvait en general leur compagnie reposante. Depassant rapidement la salle, craignant que quelqu'un ne l'apercoive et ne le prie de ce joindre a eux, il resta un instant adosse a un mur du couloir. Que faire, a present? Il avait laisse son livre dans la salle des fous. Le parc ne lui etait pas agreable le soir, il lui rapellait la sorte de jeu stupide qu'avait invente les proprietaires et auquel il avait ete oblige de jouer. C'etait plutot incommandant de se rapeller le souffle fetide du monstre qu'ils avaient mis en jeu, avant de perdre. Il etait aussi assez desagreable de se rapeller de ce moment, c'etait la derniere fois qu'il avait vu Kassidy.

Soupir. Morgan ferma son unique oeil, songeant a rester la en essayant de faire le vide dans son esprit plutot que de penser a des trucs stupides. Le probleme etait qu'il entendait les bruits venant de la salle de fete. Et... en y pretant bien attention, il percut un autre bruit, un peu plus inquietant. Morgan se detacha du mur en froncant les sourcils. C'etait un bourdonnement.. Non... Un glougloutement assez desagreable, comme si quelqu'un remplissait une immense baignoire. Le probleme etait qu'il n'y avait pas de baignoire dans les couloirs, et encore moins dans l'endroit d'ou il pensait que cela venait, a savoir le hall d'entree. Etait-ce quelqu'un qui tentait une nouvelle maniere de s'echapper de l'endroit, en faisant exploser la porte par la pression de l'eau? Il en doutait, etrangement... Marchant avec apprehension vers la porte du hall, Morgan tentait de se rassurer ou plutot choisissait d'ignorer ce qu'il craignait. Pourquoi se mettait-il en position dangereuse? Surement pas par curiosite. Plutot par crainte que si il n'enrayait pas le probleme a la source, il serait plus grave. Il ne se doutait pas que le probleme se trouvait etre la personne meme qui avait cree le bruit etrange. Arrive pres de la porte, il ouvrit la porte et une cascade d'eau le trempa entierement, mais avant qu'elle ne s'etale dans les couloirs, elle disparut. Comme ca, pouf. Ne restait que l'eau qui imbibait ses vetements et ses cheveux, le sol carrele du couloir etait parfaitement sec. Morgan n'attendit pas avant de se precipiter dans la salle pour decouvrir qui pouvait bien etre a l'orgine de ce phenomene pour le moins etrange et sans nul doute lie a un pouvoir.

C'est la que le probleme lui tomba dessus.

Au sens propre.

Un poids chuta sur ses epaules, l'affaissant d'abord puis le faisant tomber. Morgan se cogna violemment le menton contre le carrelage se mordit un peu la langue. Un mauvais gout de sang souilla sa bouche et tentant d'avaler, il se rendit compte qu'il avait un peu de mal a respirer. Et il avait mal, surtout. Son epaule criait a l'aide tandis que son dos lui semblait desarticule. Et surtout, le poids qu'il avait recu etait toujours la. Un sac? Ce truc pesait sur sa cage thoracique, bien qu'il ne soit pas si lourd, il lui semblait peser des tonnes a cause de son dos endommage. Usant de toute sa volonte pour se soustraire a la charge qui etait chue sur sa personne, il degagea sans delicatesse aucune son fardeau. Se relevant en toussant et portant sa main a son menton endolori, il regarda ce qui avait bien pu lui infliger ca.

C'etait une.. fille? Bizarre, en plus. Enfin, bizarre au sens ou il n'avait jamais vu de fille comme elle, surtout habillee de cette maniere si peu commune. Il arqua un sourcil, se demandant si elle s'essayait a l'escalade du hall en s'amusant a utiliser son pouvoir. Il eu du mal a parler, sa langue et sa machoire etant douloureux. Morgan finit par articuler, d'une voix fluette tant ses poumons avaient du mal a repirer encore


" Non mais c'est quoi cette blague?"

Il avait perdu son calme, mais se ravisa. Il ne preferait pas ceder a cette emotion si basse qu'etait la colere. Neanmoins, la douleur etait quand meme assez criante pour qu'il aie des explications quant aux agissements de la jeune fille. En la detaillant mieux de son unique oeil vert, il se demandait de plus en plus a qui il avait affaire, il n'avait jamais croise cette fille... Une nouvelle?

" Utiliser ton pouvoir a tort et a travers... Inonder le hall... Tu es nouvelle, supposé-je. Ou particulierement inconsciente. "

Il devisageait cette fille qui semblait sortie d'un autre temps, d'un autre monde, et qui venait de lui tomber dessus. Il jeta un oeil aux papiers qu'on avait ecrit a l'encontre des nouveaux venus... Ils n'etaient pas mouilles, comme l'ensemble de la salle... Etrange pouvoir, en tous cas. Pouvoir de.. l'inondation? Il jugea bon d'ajouter quelque chose, choisissant le tutoiement, meme si en general il ne s'adressait aux inconnus qu'en les vouvoyant. Et ne trouvant rien d'autre a ajouter pour nuancer ses reproches, il finit par poser la question la plus banale qui soit, mais aussi une des plus utiles.

"Mh... Ca va, au fait? Tu as du faire une sacree chute, heureusement qu'il y avait quelqu'un pour... amortir."

Oui, il n'avait pas pu s'empecher de rajouter un petit sarcasme. Tant pis.
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Arrivée fracassante (Ha, quel humour) _
MessageSujet: Re: Arrivée fracassante (Ha, quel humour)   Arrivée fracassante (Ha, quel humour) Icon_minitimeDim 7 Sep 2008 - 11:55

Un peu sonnée, mal terrible aux fesses et dans le bas du dos, son poignet gauche qui avait fait un crac étrange et pas des plus rassurants. Mais elle se doutait bien que la personne qui devait souffrir le plus, c’était celle en dessous, qui venait en quelque sorte de lui épargner quelques fractures, mais contre sa volonté. Sur ce coup-là, on pouvait dire qu’elle avait eu de la chance – pas l’autre.
N’arrivant pas à se relever, ni à reprendre ses esprits, l’écrasé s’en chargea en la repoussant. Elle fit un petit roulé-boulé, finissant sa course couchée sur le dos, yeux rivés vers le plafond haut, ayant encore du mal à s’en remettre.
Complètement fou. Son pouvoir, c’était donc de transformer les salles en piscines ? Sympa .. Sûr qu’elle réfléchirait à deux fois avant de l’utiliser de nouveau. Si au moins elle était tombée sur un truc utile, genre la téléportation, pour pouvoir se casser d’ici ..


« - Non mais c’est quoi cette blague ? »

* Je peux te retourner la question, gamine. *

Alfie sentit la moutarde lui monter au nez, alors qu’elle aurait plutôt dû s’excuser en se mettant à genoux, avec l’air le plus désolé du monde.
La jeune fille se releva lentement en s’appuyant sur son bras valide, alors que l'autre lui lançait terriblement, dévisageant tout de suite la fille sur laquelle elle était tombée, sans craindre de paraître impolie en la fixant trop longtemps.
Ha tiens, c’était pas une fille. Quelle drôle de voix pour un garçon .. Âge indéfinissable mais plutôt jeune, loin d’être moche – vêtements qui l’étaient, par contre – et surtout, le plus étonnant, un pansement sur un de ses yeux. Quelle drôle d’idée .. Il pensait peut-être que ça lui faisait un genre. Vraiment, il était tout aussi décalé que ce bâtiment bizarre.
Alfie ravala sa colère en voyant son visage calme, alors qu’il aurait dû lui crier dessus. De plus, inutile de le mécontenter encore plus, elle avait besoin de lui pour obtenir des explications un peu plus claires que cette histoire débile affichée dans le hall. Et puis, surtout, elle était bien trop éberluée pour s’énerver.
Il continua de parler, d’une voix normale, cette fois.


« - Utiliser ton pouvoir à tort et à travers... Inonder le hall... Tu es nouvelle, supposé-je. Ou particulièrement inconsciente. »

Elle était les deux.
Ainsi, il croyait à cette histoire de pouvoirs .. Quoi que, maintenant, elle ne pouvait pas elle-même le nier en bloc, vu ce qu’il s’était passé.
Tandis qu’il parlait, elle observa sa propre tenue. Trempée et même pas de chaussures, pas très agréable. Enfin, au moins, elle était munie du vêtements dernier cri, qui pouvait prendre toutes les formes imaginables, même si elle avait dû vider tout son compte en banque pour l’obtenir. Comme quoi, la technologie, ça a du bon, malgré ce SaltoFly de misère. Elle avait passé une nuit blanche pour le voler, et il avait foncé dans ce lieu étrange avant de devenir complètement inutilisable. Moyennement cool.
Alfie ne fit que faire sécher ses vêtements, le pantalon se transformant lentement en jeans et des chaussures noires apparaissant. Elle garda le gilet noir, pas besoin de pousser la coquetterie plus loin. Ses cheveux, par contre, gouttaient toujours, et l’eau glacée coulait le long de son échine, sensation détestable.


« - Mh... Ca va, au fait? Tu as dû faire une sacrée chute, heureusement qu'il y avait quelqu'un pour... amortir. »

Ha-ha, trop drôle.
Non, t’énerve pas, ça sert à rien, il va se fâcher, s’enfuir, te laisser toute seule avec tes questions, ou alors te tabasser, et quand même te laisser toute seule avec tes questions, les hématomes en prime. Déjà qu’il t’a servi de coussin, ne fais rien de plus qui le mettrait en colère. Oui, c’est ça, respire, tout va bien.
Toute la conversation mentale avec un visage figé dans le neutre, bien que les sourcils froncés. Elle finit par parler, la voix un peu plus rauque que d’habitude.


« - Oui .. Ça va. »

* Le poignet en bouillie, mais je peux pas m’en plaindre, vu l’état dans lequel tu dois être. *

« - Heu .. Pardon. »

Le mot semblait lui brûler la gorge, mais était quand même distinct.
Alfie ébouriffa ses cheveux avec un visage figé entre le pensif et le perdu, perplexité totale et questionnement complet.
D’abord, la politesse, ensuite, l’interrogatoire.


« - Je me présente, Alfie Tolo, Alfa 12, galaxie Telion. »

En espérant qu’il sache où il se trouvait lui-même. Le « lieu inconnu » du GPS lui revint en mémoire comme un souvenir amer.
La demoiselle inclina légèrement la tête. Pas la peine de le saluer complètement, ça serait pousser la politesse trop loin, vu qu’ils avaient sans doute un âge rapproché. De plus, il l’avait tutoyée.
La jeune fille attendit sagement sa réponse, sans mot dire, même si des dizaines de questions lui brûlaient les lèvres. Depuis combien de temps était-il ici ? Comment sortir ? C’était quoi, ces Alter Ego Truc ? Combien de cinglés résidaient dans ce lieu ? Non, mais vraiment, comment sortir ?
Merde, quoi.
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MessageSujet: Re: Arrivée fracassante (Ha, quel humour)   Arrivée fracassante (Ha, quel humour) Icon_minitimeLun 8 Sep 2008 - 8:30

Croisant les bras, il detaillait d'un oeil critique l'apparence de la jeune fille. Elle avait des vetements vraiment bizarres, trouvait-il. Ca ressemblait aux vetements des acteur de mauvais films de science-fiction, melee avec un soupcon de normalite. Il ne pouvait situer son age qu'en dessous du sien, elle etait plus jeune ou du moins le semblait, son visage poupin la faisant ressembler a un enfant, avec de grands yeux bruns qui le fixaient avec un air tout aussi observateur. Ils e jaugeaient, peut-etre pas avec les memes criteres mais du moins avec la meme durete. Morgan trouva qu'elle avait un style vraiment trop etrange pour etre vrai, ou du moins qu'elle ne semblait pas tres frequentable - comme la plupart des gens de l'etablissement, fallait-il avouer. Alors qu'il parlait, les vetements de cette inconnue changerent du tout au tout, la toile du pantalon devenant du jean et des chaussures couvrant soudainement ses pieds auparavant nus. Morgan ouvrit de grands yeux, ou du moins un grand oeil. Qu'est ce que c'etait que ca?

Elle se massait le poignait en gardant ce meme air un peu hautin qui cachait hablement ses yeux un peu perdus dans l'endroit etrange ou elle devait venir d'atterir. Un objet semblant mal en point gisait un peu plus loin et il n'appartenait pas a la categorie d'objets qu'il connaissait. Passant de l'objet a l'adolescente qui semblait trouver parfaitement nomal de changer de vetements comme elle le voulait, passant d'un pantalon mouille a un jean sec, il etait en train de se demander de quelle planete elle venait.

Bien que ses pensees soient fantaisistes d'apres lui, il n'avait pas completement tort quant a la nature et la provenance de l'inconnue. Il avait croise ici de nombreuses personnes, il y en avait un qui semblait venir d'une epoque feodale, un autre qui se croyait au 18e siecle, ne parlons meme pas d'Emily la vampire aux cheveux rouges... Tout dans ce pensionnat etait fou, la porte d'entree desservant des creatures de tout age et de tous lieux, des gens qui avaient quelques problemes mentaux en general. La composition de sa chambre en etait le parfait exemple, il etait tombe sur les pires dechets humains qu'il aie jamais rencontre.

La jeune fille ne s'emporta pas contre son dernier sarcasme, a sa grande surprise. Il sourit a son froncement de sourcil, se disant qu'elle etait au moins plus intelligente qu'il ne le pensait, controlant sa colere meme si jugeant bon de transformer le hall d'entree en piscine. Elle lui repondait que ca allait, se tenant le poignet. Visiblement elle devait etre tombee dessus, et il convenait que ce n'etait pas ageable. Il prit sa machoire, prudemment, entre ses doigts. Il emit un discret grognement de douleur. Voila une rencontre fracassante.... Elle demanda pardon pour ses actes, excuses a laquelles il repondit par un petit hochement de tete satisfait, meme si elle ne semblait pas ravie... Un peu grognon a cause de son entree ou etait-ce juste son etat habituel?

Alfie Tolo, Alfa 12, galaxie Telion. Ah. D'accord. Enchante. Son sourcil se haussa de surprise. Une extraterrestre alors. Elle semblait bien humaine, et son instinct de scientifique lui disait qu'il etait quasiment impossible que sur une planete quelconque l'espece humaine soit apparue, aie a peu pres les memes codes vestimentaires et le meme langage. Bon, pour le langage c'etait le pensionnat qui devait traduire en direct car il avait deja parle a une italienne sans qu'il aie jamais appris un traitre mot d'italien. Cette Alfie se moquait-elle de lui? Il fronca finalement les sourcils, un peu mefiant... Et choisit de se presenter de la meme maniere qu'elle.


"Enchante de faire votre connaissance. Morgan Poulenc, Terre, Voie Lactee."

Ca sonnait tellement etrange, cette presentation! Cela l'amusait aussi un petit peu, ce n'etait pas comme si on devait presenter sa planete et sa galaxie tous les jours... Elle qui avait un nom tellement irreel, impensable dans la societe dans laquelle il avait grandi, du moins en France., lui qui avait un nom tres traditionnel, Morgan breton, Poulenc comme le nom de ce compostieur du XXe siecle. Elle qui racontait vivre dans un systeme dont il ne connaissait pas le nom... Lui, juste la Terre. C'etait assez fascinant dans un sens, si elle ne mentait pas sur ses origines. Il lui sourit aimablement, histoire de ne pas la rebuter des le debut, meme si le tutoiement qu'il avait instinctivement adopte au debut s'etait transforme en vouvoiement formel.

"Comment etes-vous arrivee ici, si vous vivez dans cette... "Galaxie Telion" ?"

Le pensionnat ouvrait-il ses portes meme a travers les galaxies? Cela serait synonyme d'un immense pouvoir qu'il ne souhaitait pas preter aux gens qui les avait enfermes ici. Souhaitant des explications concretes, il voulait en avoir le coeur net... Mais il ajouta, avant d'oublier, une derniere question, pointant les feuilles accrochees au mur.

"Vous avez bien lu ceci?"

Pour avoir l'idee d'essayer d'activer son pouvoir, il fallait bien avoir une source d'inspiration... En tous cas, si elle l'avait lu.. elle semblait bien le prendre. Ou ne pas le croire. Ce qui devait etre ebranle depuis l'evenement de la piscine geante
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MessageSujet: Re: Arrivée fracassante (Ha, quel humour)   Arrivée fracassante (Ha, quel humour) Icon_minitimeLun 8 Sep 2008 - 17:34

Quoi, surpris ? Bon, OK, Alfa 12 était vraiment une planète minuscule, complètement paumée, et on se demandait quelle personne saugrenue avait eu l’idée d’en faire un lieu d’habitation, mais elle avait jugé bon de préciser la galaxie. S’il ne connaissait pas Telion, c’est qu’il lui manquait un bout de cerveau. Enfin, il lui avait déjà semblé bien bizarre, surtout ses vêtements, alors sait-on jamais.

« - Enchanté de faire votre connaissance. Morgan Poulenc, Terre, Voie Lactée. »

Heu .. Ha. Ouiii. Là, c’était sûr, il se fichait d’elle.
Terre .. LA planète Terre. Il n’y en avait pas cent. Cela faisait depuis longtemps que plus personne n’y habitait. Exemple même de la folie des Hommes.
On leur bassinait les oreilles avec ça chaque rentrée scolaire. Le Paradis détruit par la pollution qui rendait l’air irrespirable, le réchauffement climatique grâce auquel les déserts avançaient, les eaux montaient et les maladies se propageaient, le soleil de plus en plus menaçant, et enfin, les guerres, trop nombreuses. Découvertes de planètes où la vie était possible, d’autres aménagées pour grâce à la technologie. Telion était devenue la galaxie principale, la Voie Lactée mourrait à petit feu et bientôt laisserait place à un immense trou noir. Bref, la Terre n’existait plus.
Déjà que le bâtiment même l’avait étonnée, suivait la découverte de feuilles de papiers au message délirant, et maintenant, d’un soi-disant terrien attifé de fringues bizarres et d’un nom qui l’était tout autant. Comme si elle était revenue dans le passé, où le sort de cette planète n’était pas encore scellé. Impossible. C’était une mauvaise blague, tout simplement.
Dire qu’il avait l’air si sincère, impossible de déceler une trace de mensonge .. Il lui souriait, même, comme s’il ignorait que Terre voulait maintenant dire cimetière (Ouhou, des rimes, avec ça).
Non, mauvaise blague, arrête-toi là.
Alfie décida de vérifier directement un petit quelque chose, grâce à son Traceur. Un Traceur, tout le monde en possédait un, c’était la nouvelle carte d’identité à multifonctions. Ce Morgan aussi, donc.


« - Aucun autre Traceur dans les environs, lui susurra l’oreillette. »

Ouais. Ça voulait rien dire. Peut-être l’avait-il enlevé. Il avait le sens du détail, voilà tout.
Le garçon la tira de ses pensées par une question. Comment était-elle arrivée ? Bah, par la porte, logique. Son « si » l’étonna. Ainsi, comme elle était de Telion, elle n’était pas sensée se trouver ici ?
Alfie lui répondit d’une voix où pointait l’agacement. Elle était quand, la chute de cette mauvaise blague ? Il comptait la mener en bateau encore longtemps ?


« - Et bien, je volais avec un SalotFly que j’avais, disons, emprunté, et que je ne maîtrisais pas super .. Ce bâtiment bizarre est apparu dans le ciel, et bien sûr, cette machine débile s’est ruée dessus. Voilà, c’est aussi simple que ça. »

He, attend, elle, ce qui l’intéressait, c’était pas le comment, mais le pourquoi. Morgan lui demanda si elle avait bien lu les feuilles de papier. Elle hocha vigoureusement la tête.

« - Bien sûr. Quel ramassis de conneries ! »

Elle avait soudain élevé la voix. Alfie s’arrêta quelques secondes pour se reprendre, bien décidée à ne pas s’énerver, ce qui était sans doute le but du farceur. Elle reprit directement d’une voix froide comme la glace, ne laissant pas le temps de parler à son interlocuteur, les bras croisés et ses yeux lançant des éclairs.

« - Bon, maintenant, le soi-disant Terrien, va falloir arrêter, je ne trouve pas ça drôle. Je sais pas où t’as planqué ta caméra, mais dès que tout ceci est fini, sois sûr que je casse ta puce en mille morceaux et je t’entraîne en justice. Tu sais comme moi que le Gouvernement tiens plus que tout au bien être de ses habitants .. Si tu veux éviter de payer une amende dépassant de loin tout ce qui tu possèdes, tu ouvres la porte et tu me laisses sortir. »

Sur ce, la demoiselle se dirigea d’un pas décidé vers la grande porte qui lui avait refusé la sortie un peu plus tôt, laissant le garçon et son SaltoFly en plan. Elle tenta sa chance, mais rien ne se passa. Sentant la colère et la panique monter en elle à toute allure et n’arrivant pas à arrêter tous les sentiments qui s’emparaient d’elle, Alfie s’acharna comme jamais, finissant même par cogner la porte, poings fermés, se fichant bien de son poignet blessé.

« - Pourquoi, pourquoi tu t’ouvres pas ? Ouvre-toi, bon sang, ouvre-toi ! »

Une lumière l’aveugla soudain, comme un éclair, une force semblait se diriger vers la porte, ricocher, et elle fut projetée à quelques mètres de la porte, étendue sur le dos. Encore une attaque de son pouvoir incontrôlable.
Alfie se doutait bien que l’autre « pensionnaire » devait encore se trouver là, tout s’était passé trop vite pour qu’il ait eu le temps de déguerpir. Toujours couchée à terre, elle recouvrit son visage de ses bras, pour ne pas qu’il aperçoive les larmes de panique et de désespoir qui avaient coulé.
C’était irréel. Devait-elle le croire, se laisser avoir ? Le coup de l’eau, et maintenant ça, deux événements inexplicables. « Magie » .. « Lieu inconnu » .. Ça ne pouvait pas être poussé aussi loin, une blague aussi idiote ne pouvait être si élaborée.
D’une voix cassée, elle finit par parler, phrase ponctuée par un rire nerveux.


« - Je crois bien que je suis coincée. »

Brillante conclusion.
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MessageSujet: Re: Arrivée fracassante (Ha, quel humour)   Arrivée fracassante (Ha, quel humour) Icon_minitimeMer 10 Sep 2008 - 17:56

Il avait bien pu deceler un soupcon d'hebetement chez la jeune fille, ou plutot une sorte de surprise legerement meprisante. Peut-etre que pour elle, la Voie Lactee etait un endroit particulierement nul? Une sorte de poubelle humaine que l'on preferait oublier pour habiter a la galerie Telion qui serait une sorte de paradis tellement plus luxueux et raffine? Ah, cette idee le faisait bien rire. Cette fille devait faire surtout partie d'une parade, d'un cirque. Cela expliquerait ses habits fort etranges qu'il n'aurait meme pas eu l'idee d'enfiler. Un cirque centre sur le futur, cela devait etre cocasse, mais il n'aimait pas du tout les cirques, tout ce genre de spectacles primitifs qui exploitaient et rabaissaient humains et animaux. Il se demandait comment des gens pouvaient en faire leur metier et comment des gens pouvaient s'en amuser.

Etant d'une humeur a critiquer les humains plus qu'a son habitude, il rongeait ses pensees moroses tout en ecoutant la reponse qu'elle lui formula. Un Saltoquoi? Fly? Salto sonnait comme une figure de gymnaste, ce qui affinait la these d'un cirque. Lorsqu'elle montra la machine, un doute l'assaillit de nouveau. Cela semblait etre un travail assez moderne, de bonne facture et d'un design novateur. Peut-etre une nouvelle invention des japonais, ces petits hommes qui passaient leur temps a inventer de nouvelles choses, parfois particulierement interessantes et utiles pour al vie de demain mais parfois relativement inutile comme extraire de l'arome vanille d'excrements de vache. Un cirque moderne... Il n'en avait jamais entendu parler. Ce genre d'amusements aurait pourtant fait la une des journaux! Et puis le batiment, enfin le pensionnat, depuis quand apparaissait-il en plein ciel? Il haussa le sourcil de nouveau, comme a chaque fois qu'il decouvrait une nouvelle chose sur le pensionnat. Il se passait vraiment des choses qui depassaient l'entendement et le bon sens...

Il fut brusquement interrompu dans le fil de ses pensees par la voix aigue de son interlocutrice qui haussait le ton. Impolie, avec ca ! Il fronca les sourcils et alla lui repliquer qu'elle n'avait qu'a pas croire ces "conneries" si elle le voulait mais que ce n'etait pas pour rien qu'elle avait inonde le hall et qu'elle ne pouvait plus sortir, lorsqu'elle continua, manifestement plus en colere que lui, le ton froid de la voix le soulignant, ce qui le laissa un peu hebete. Ce fut plus les termes de l'accusation qui le marquerent que le reste. Le "soi-disant Terrien" la laissa debiter son discours sans oser dire un seul mot. Ce qu'il comprit c'etait qu'elle croyait a une farce, a une camera cachee. Le fait qu'on puisse le penser apte a effectuer ce genre d'actes puerils le vexa mais il serra les levres. Cette pauvre fille ne savait pas ce qu'elle disait, elle commencait a disjoncter completement, a moins qu'elle ne soit deja comme ca dans son etat naturel.

Comme les femmes en colere au cinema, elle lui tourna le dos avec mepris et se dirigea vers la porte pour faire une sortie majestueuse. Il ne s'amusa pas de sa panique et de sa colere, restant calme et immobile en la regardant. Elle devinerait d'elle-meme que s'enerver ne servirait a rien. Soudainement, une lumiere vive se dirigea en direction de la porte, comme si elle voulait la transpercer, comme si cette energie agissait selon Alfie. Mais malheureusement, magie des I. aidant, certainement, Alfie se retrouva projetee contre le sol sans qu'il ai eu le temps d'analyser ce qu'il s'etait passe. Un instant de stupefaction preceda la moindre reaction. Il accourut vers Alfie qui gisait sur le froid carrelage du Pensionnat et l'aida a se redresser. Elle cachait son visage, avait-elle mal la?


"Ca va? " murmura-t-il d'une petite voix inquiete.

Elle avait prononce quelques mots desesperes, un peu nerveux. Elle ne controlait pas la situation et s'en rendait compte. Lui, une fois qu'il avait decouvert que vraiment, il ne pourrait rien faire... Il s'etait laisse avec ivresse emporter par la colere et la rage, des sentiments bas mais qui soulageaient tant l'ame fatiguee par trop de reflexions. Mais.. Il n'avait pas recu de douleur physique, contrairement a Alfie. La lumiere l'intriguait, il lui semblait que c'etait d'ailleurs Alfie qui convoquait ce pouvoir, mais elle avait deja montre qu'elle en avait un.. pouvait-on en maitriser deux?! Quel etait donc ce phenomene? Cependant, il fallait s'entretenir avec elle de choses plus serieuses. La forcant a le regarder, meme si il lui semblait que ses yeux etaient embues, il commenca a parler, les dernieres provocations qu'elle avait prononce a son encontre faisant surface dans son esprit auparavant preoccupe par le phenomene et l'empechant de faire preuve de gentillesse ou meme de delicatesse.


" Bon. Maintenant, tu vas m'ecouter. Ne songe pas a t'enfuir, je suis sans doute plus fort que toi et pourrait te faire mal sans le vouloir et je le regretterais, surtout que tu as deja assez subi aujourd'hui sur ce plan la. Ne t'avise pas non plus de me couper, mon pouvoir consiste a t'empecher tout bonnement de parler et te forcer te ferait mal egalement. A propos de ce que tu m'as dit tout a l'heure, ne cherche pas, il n'y a aucune camera cachee et je ne suis pas le genre de rigolo qui s'abaisse a ces divertissements. Je crois comprendre la situation, meme si j'aurais besoin d'eclaircissements a ce sujet. Tu viens de quelle annee? Enfin, je ne sais pas si nous avons le meme genre de compteurs... Tu vis dans le futur, c'est ca? Ou moi dans le passe, qu'importe. En tous cas, je vis au XXIe siecle apres Jesus-Christ, en France, en Europe, sur Terre. Enfin je vivais la, avant de vivre ici. Je ne sais pas ce qu'il s'est passe dans ton monde, mais si tu juges impossible de vivre sur Terre, c'est que..."

Il la devisagea un instant, avant de la lacher, trouvant son comportement un peu lache. Il garda neanmoins le controle sur le silence qui regnait dans la piece, on n'entendit plus que les semelles de Morgan qui s'eloigna d'un ou deux pas avant de continuer, n'osant pas imaginer ce qu'il etait... advenu de la Terre, et ne sachant pas si il voulait le savoir. A present, il croyait a quatre vingts pourcents son interlocutrice quant a ses origines, de part son discours direct, trop direct pour ne pas etre sincere, a moins qu'elle ne soit vraiment bonne comedienne.

"Je m'egare. Comme tu l'as tres bien devine, tu es coincee. Et ces "conneries" comme tu les apelles... Sont bien la verite. Que tu me croies ou non, tu n'as qu'a ecouter ton sens du raisonnement, meme si il est rudement mis a l'epreuve ici, je l'avoue. Des phenomenes inexpliques, tes pouvoirs comme les miens, la porte qui ne veut pas s'ouvrir.... Ca fait un an et demi que je suis la, je ne cherche pas particulierement la solution pour sortir mais d'autres s'y emplient depuis des annees avec une ardeur telle que je me demande ce qu'ils ont laisse de si cher chez eux. Pardonne moi mon comportement brusque, mais il faut mettre les choses au clair. Ici, rien n'obeit a la raison... D'ailleurs, je me demande d'ou vient le phenomene de tout a l'heure... Chaque pensionnaire herite d'un pouvoir, et d'un seul. Moi de taire les paroles.. Toi, je supposais que c'etait de remplir les piscines, mais apres ce que j'ai vu... A, tout me deconcerte et m'oppresse, apres tout rien n'arrive comme il le faut !"


Il relacha l'emprise de son pouvoir, jugeant qu'il en avait assez dit, deja qu'il n'etait pas enclin a prononcer ce genre de discours, qui plus est incoherent... Il conclut en serrant les levres

"Pardonne moi... Viens avec moi, je vais t'emmener a l'infirmerie si tu le veux bien, tu dois quand meme avoir mal..."


[pardon pour le retard x_X]
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Arrivée fracassante (Ha, quel humour) _
MessageSujet: Re: Arrivée fracassante (Ha, quel humour)   Arrivée fracassante (Ha, quel humour) Icon_minitimeJeu 11 Sep 2008 - 18:03

« - Ça va? »

Elle avait envie de répondre par un sarcasme bien sonnant, mais se tut, de peur d’entendre des tremblements dans sa voix.
Comme si ça pouvait aller. Elle était enfermée dans ce Pensionnat pour la vie. Déjà que son existence n’avait pas été terrible jusque-là, c’était encore pire. À vie. Dans le passé, apparemment. Dans un endroit où chacun possédait des pouvoirs, et donc qui devait être régi par la loi du plus fort. Elle n’arrivait toujours pas à y croire. Amputée de son avenir. Alors non, ça n’allait pas, pas du tout.
Morgan la força à le regarder, et la peur qu’il remarque ses larmes lui serra le ventre. Mais après tout, beaucoup de personnes réagiraient de façon semblable, c’était normal de pleurer lorsqu’on était désespéré.
Désespéré .. Ça résumait bien cette situation catastrophique.
Elle revoyait le SaltoFly. Si seulement il se dirigeait plus facilement, ça ne serait pas arrivé. Si elle ne l’avait pas volé. Si son père avait accepté de lui en acheter un. Elle serait connue, sous les projecteurs, gloire, richesse, amis, enfin.
Le garçon commença à parler, la ramenant soudain à la dure réalité, comme un coup de poing.
Ne songe pas à t’enfuir .. Ouais, de toute façon, pour aller où ? Merci, elle n’avait pas envie de se perdre dans ce bâtiment qui devait être la prison de nombreux cas mentaux.
Le pouvoir d’empêcher quelqu’un de parler .. Voilà quelque chose de pratique. Elle essaya de prononcer un son, juste pour essayer, et rien ne sorti. Nouveau coup de poing : à la limite, l’arrivée d’eau, la sorte d’onde de choc, elle pouvait toujours se borner à croire que ce n’étaient que des fruits de la technologie. Là, par contre, aucun doute qu’aucune invention ne permettait de mettre les cordes vocales K.O.
Alfie se sentit soudain très lasse. Elle avait envie que ça cesse, se cacher les yeux et se boucher les oreilles. Juste envie de dormir, comme si elle allait se réveiller dans son lit. Mais non, elle était là, son corps n’étant que douleur, ses oreilles et ses yeux grands ouverts. Elle décida de le croire, même si c’était tellement plus déprimant.
Morgan lui posa de nombreuses questions auxquelles elle aurait répondu sans même feinter l’énervement, mais elle était toujours sous l’emprise de son pouvoir.
Ainsi, il venait bel et bien de « l’Avant ». L’ancien calendrier avait encore cours. « France » .. Ça sonnait aussi bizarrement que son prénom. Par contre, l’Europe, elle connaissait.


« - Je ne sais pas ce qu'il s'est passé dans ton monde, mais si tu juges impossible de vivre sur Terre, c'est que... »

Il devait avoir tout compris. C’est que la planète était arrivée à la fin de sa vie. Ça ne devait pas non plus être une nouvelle très réjouissante pour lui.
Le pensionnaire s’éloigna alors. Alfie tenta à nouveau de parler, mais c’était impossible. Celui-là alors .. Il lui posait des questions et ne la laissait même pas répondre. Mais bien vite, il reprit son monologue.
« Tu es coincée », oui, elle avait fini par le comprendre, et même par le croire, bien que pas encore à s’y résoudre. Il était ici depuis un an .. Quelle horreur. Elle n’osait même pas y penser. Un an .. Et d’autres que se profilaient. Jusqu’à sa mort.
Pourquoi son pouvoir était double ? Elle n’en savait pas plus que lui. Déjà qu’acquérir un pouvoir en entrant ici était bizarre, s’étonner que le sien était particulièrement bizarre la dépassait un peu. Bizarre. C’était sans aucun doute le mot qu’elle allait le plus employer dans les jours à venir. Les jours à venir .. Voilà, elle s’habituait déjà à l’idée.


« - Pardonne moi... Viens avec moi, je vais t'emmener à l'infirmerie si tu le veux bien, tu dois quand même avoir mal... »

Alfie mit un certain moment à émerger. Ainsi, il y avait une infirmerie .. Peut-être même des médecins, elle ne savait pas trop qui d’autre pouvait tomber dans le piège de se pensionnat. Ha, oui, elle avait mal. Un peu. Une douleur diffuse et continue, une autre plus criante à son poignet. Mais ce n’était pas vraiment ça qui la préoccupait pour le moment.
La demoiselle ne bougea pas pour l'instant, préférant juste parler pour répondre aux questions qu’il lui avait posées. Elle ne savait pas si elle était capable de marcher en même temps, la tête bien trop dans le brouillard.


« - Je viens de l’année 806 du nouveau calendrier. Ce calendrier c’est installé après la .. mort de la Terre. Je dirais donc que je viens du .. 32ème siècle après Jésus-Christ, je crois. Je vis dans le futur pour toi .. Mais pour moi, c’est plutôt toi, et tout cet endroit qui vient du passé. »

Oui, elle était donc coincée dans un monde du passé, technologiquement retardé, aux lois et façons de voir les choses différentes. Elle était avec des animaux, des vrais. « L’erreur à ne plus commettre », « La folie des Hommes », comme ils disaient.

« - J’ai toujours du mal à croire cette histoire démente, mais bon .. Il faudra bien que je m’y accommode un jour. Pour mon pouvoir, j’en sais pas plus que toi. Il faudrait que je le réutilise à nouveau pour voir, mais là, j’en ai pas la plus grande des envies .. »

Vu ce qu’il s’était passé les deux autres fois, elle pouvait craindre le pire. Et vu l’état dans lequel elle se trouvait, elle n’avait pas très envie de retenter l’expérience.

« - Je me pose plein de questions .. Quels sont les plus vieux pensionnaires ? Est-ce ton époque à toi qui est en cours dans ce lieu ? Certaines personnes ici sont-elle dangereuses ? Quand est sensé apparaître cet Alter-Truc ? Et puis .. »

Alfie se tut soudain, se rendant compte qu’elle était entrain de le mitrailler de questions.
Elle avança vers Morgan, une tête de gamine morose sur le visage.


« - Je vais te suivre. Merci. »

Le mot coula plus facilement, cette fois. Sans doute n’avait-elle plus assez de motivation que pour s’énerver comme elle le faisait si bien d’habitude.


(Deux jours, je ne trouve pas que c’est un retard =P)
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Arrivée fracassante (Ha, quel humour) _
MessageSujet: Re: Arrivée fracassante (Ha, quel humour)   Arrivée fracassante (Ha, quel humour) Icon_minitimeMer 17 Sep 2008 - 13:01

Alfie semblait secouee. Normal, pour quelqu'un a qui l'on venait de balancer tout un dscours sur le monde tel qu'il le voyait et sur ce epnsionnat qui enfermait les gens. Normal, pour quelqu'un qui venait de se faire enfermer dans le pensionnat, qui venait de decouvrir ses pouvoirs et de ressentir les effets de celui d'un autre sans pouvoir y faire quoi que ce soit. Il la laissa avec gene, se disant que ce genre de reaction plutot violente et totalitaire n'etait pas de son genre. Pas du tout. Cela devait etre ses compagnons de chambree qui l'avaient ainsi rendu mauvais, a le chercher tout le temps, et a souvent le trouver. Finalement, la jeune fille sembla enfin emerger, assimiler tout ce qu'il venait de lui dire, pour lui repondre quant a la Terre.

L'an 806 du nouveau calendrier... 32e siecle apres Jesus-Christ? Il ouvrit de grands yeux. Elle etat si avancee que cela? La mort de la terre remontait si il calculait bien au... 26e siecle? Dans 500 ans, la terre qu'il connaissait mourrait. Ce n'est pas comme si il serait encore vivant mais il ne pouvait s'empecher d'eprouver un pincement au coeur. On lui avait dit que la terre mourrait dans quatre ou cinq milliards d'annees. La betise profonde des hommes avaient plus que precipite la mort de cette planete. Il se demandait quel genre d'evenement avait tant pu la briser, la ou ils en etaient, les hommes predisaient des problemes de climat, mais certainement pas la fin du monde. Enfin si, les illumines et autres temoins d'il ne savait quoi, mais ce n'etait pas comme si il croyait un traitre mot de ce qu'ils disaient. Enfin Alfie avait de quoi etre destabilisee, en effet. Entre le 21 et le 36e siecle, il y avait de l'ecart. Si le pensionnat n'etait pas magique, ils n'auraient certainement meme pas pu se comprendre, quant a la technologie qu'il pourrait utiliser et comprendre, cela ne serait que des babioles ridicules pour elle. C'etait un peu frustrant de se sentir a ce point depasse mais dans un sens, il etait un peu curieux de savoir a quoi ressemblait la societe, la bas. Mais la presser de questions ne serait pas approprie, il regulerait quand meme un minimum toutes les questions qu'il pourrait lui poser, craignant de lui faire amerement regretter son temps.

Elle dit preferer ne pas utiliser son pouvoir, elle avait bien raison pour le moment. Ce n'etait pas quelque chose a faire dans le hall, elle pourrait essayer a sa guise dans le parc, la ou il y avait moins de choses a casser, noyer ou arracher. C'etait plus prudent. Son pouvoir, il l'avait decouvert lorsque le fracas de la hambre devenait insupportable pour lui et qu'il avait souhaite qu'ils se taisent une bonne fois pour toutes. Le silence etait vnu comme le sourire aux levres de Morgan tandis que les trois autres se disputaient pour savoir lequel etait coupable de ca. Bon, apres il avait du choisir la retraite strategique, mais c'etait toujours des moments de tranquilite de gagnes. Morgan se demandait parfois si les pouvoir n'etaient pas adaptes a la personalite. Peut-etre que le pouvoir de cette jeune fille etait reversible selon son humeur, ou quelque chose comme cela? Ca ne serait pas la derniere des surprises du pensionnat.

Choisissant de se taire pour le moment, il ecoutait tranquillement ce qu'elle avait a lui dire. Il payait le silence impose a la fille du futur tout a l'heure par le sien. Elle lui posa quelques questions auxquelles il formula une reponse dans sa tete en attendant de pouvoir lui repondre. C'etait des questions legitimes, pour quelqu'un qui arrivait du futur et decouvrait un endroit si recule technologiquement. Elle finit par accepter son aide, l'air d'une enfant qui venait de se faire reprimender. C'etait assez amusant et il choisit de lui sourire pour l'encourager a en faire de meme, ce n'etait pas en lui montrant son habituel visage neutre qu'elle allait se sentir bien a l'aise. Lorsqu'elle fut a sa hauteur, il commenca a marcher vers l'une des portes du hall, qui elles n'etaient pas verouillees comme la porte d'entree. Ouvrant la porte et la laissant entrer en premiere par pure courtoisie, il se rememora ou etait l'infirmerie. Pas si loin, il n'avaient qu'a suivre ce couloir tout droit puis tourner et la premiere porte etait la bonne, si ses souvenirs etaient bons. Et puis il devait changer son pansement, c'etait d'une pierre deux coups. En suivant le chemin qu'il s'etait trace, il repondit


" Les plus vieux pensionnaires? Hm... J'ai deja vu quelqu'un qui maniait une epee et portait une armure, ca doit equivaloir au... 14e siecle, dans ces eaux-la. Enfin je ne sais pas si elle vient reellement de la, je ne lui ai pas vraiment parle. Quant a l'epoque qui est censee tenir lieu de repere..."

Marquant une pause d'une petite seconde, il se rememora les evenements des derniers mois pour conclure:

"Il n'y en a pas vraiment. L'architecture doit dater du dix neuvieme siecle mais certaines salles changent en fonction de celui qui y entre alors cela peut devenir une masure sale comme un salon asceptise. Les pensionnaires ont le droit a tout le luxe possible, en echange de leur enfermement force."

C'est avec une certaine vehemence qu'il se decida a aborder la troisieme question.

"Ah oui ! Il y a pas mal de personnes qui se complaisent dans leur crasse, mais il sont globalement inoffensifs. Le probleme est qu'a epoque differente, mentalites differentes et le pensionnat n'a pas abrite que des personnes innocentes... Enfin, globalement les personnes sont inoffensives a defaut d'etre plaisantes."

Lui-meme ne pouvait pas etre vraiment aggreable a entendre, lui qui proferait les pires sarcasmes et qui malgre la hauteur qu'il prenait en parlant des autres, se considerait aussi comme faisant partie de ces gens. Ils arriverent alors a l'infirmerie, et comme le veut la galanterie, laissa passer Alfie devant avant de refermer la porte.

"Pour l'alter ego il se revele un peu n'importe quand mais souvent la ou on ne l'attend pas... Enfin bref, voici l'infirmerie ! Tout cela doit te paraitre bien rustique mais la plupart des produits entreposes ici sont bien plus puissants que ceux que je connaissais..."

Morgan prit un rouleau de bandage dans une armoire et un tube de creme qu'il posa sur une table pour Alfie, apres quoi il prit egalement un bout de bandes et se retourna pour changer son bandage, epargnant a son interlocutrice le spectacle de son visage blesse puis jetant l'ancien bandage dans la poubelle. Il se retourna enfin en concluant

"Mais a toi de me raconter des choses, je suis curieux de savoir certaines choses... Je pense que tu auras devine qu'il m'importe un peu quel sera... ou quel fut le destin de la Terre? Comment ces cretins d'humains ont reussi a se suicider en masse, comment ils ont survecu.. ? Et puis toi, ta vie, ta planete... Bon c'est vraiment tres vague comme questions en fait... Mais resume moi, si cela ne t'ennuie pas trop."

(ca c'est du retard x_x quelques affaires personnelles, desole)
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Arrivée fracassante (Ha, quel humour) _
MessageSujet: Re: Arrivée fracassante (Ha, quel humour)   Arrivée fracassante (Ha, quel humour) Icon_minitimeLun 22 Sep 2008 - 22:27

En avant pour l’infirmerie. Elle suivait Morgan dans ce lieu où elle avait encore tout à découvrir. Un lieu qui avait plus d’un millénaire. Elle regardait autour d’elle avec des yeux curieux tout en faisant attention à ne pas laisser le jeune homme la distancer, en prêtant une oreille plus ou moins attentive à ce qu’il lui disait.
Vu la taille du hall, cela laissait présager un grand bâtiment dans lequel il devait être facile de se perdre. Malgré le fait que son Traceur était incapable de lui dire dans quel lieu de la galaxie elle se trouvait, elle pouvait toujours faire en sorte qu’il conçoive une carte des lieux au fil de ses découvertes. Ce serait déjà ça. À cette pensée, Alfie tiqua. Elle était la seule à posséder pareille technologie, et bien que Morgan lui ait dit que la plupart des pensionnaires étaient inoffensifs, elle était sûre qu’on essayerait plusieurs fois de piquer ses affaires. Elle n’allait pas bien dormir. Surtout en sachant que certaines personnes venaient du .. XIVe siècle. Moyen Age. Barbare de chez barbare, encore plus que les Hommes de l’Epoque Noire. Elle essaya de se remémorer ses cours d’histoire, où elle n’était malheureusement jamais vraiment attentive. Le Moyen Age, c’était les épées, chevaux, forts, combats, pro-chrétienté et anti-sciences, pseudo-sorcières brûlées. Elle espérait ne jamais croiser cette pensionnaire dont il parlait.
Droit à tout le luxe possible .. Quoi, ils avaient le satellite ? Elle était sûre qu’elle allait s’ennuyer à mourir. Même si certaines salles pouvaient, selon ses dires, changer selon la personne qui y entrait, elle avait le pressentiment que jamais écran 3D , Simulateur, SaltoFly, combinaisons permettant l’apesanteur, ou quoi que ce soit en rapport avec son époque n’apparaîtrait. Pourquoi ce pressentiment ? Parce qu’elle savait qu’elle était vouée au malheur éternel. Quelqu’un devait vraiment lui en vouloir, pour qu’elle accumule les embrouilles aussi rapidement. Puis peut-être n’aurait-elle pas le temps de s’ennuyer, trop occupée à fuir tous les dégénérés qui lui courraient après. Elle allait mourir transpercée par une épée. C’était n’importe quoi.

Infirmerie. Alfie entra, se demandant à quel point la médecine allait être sous-évoluée. On allait rire.
Morgan ne lui dit qu’une phrase sur les Alter Ego, alors que c’était ce qui l’intriguait le plus. Bah .. Elle finirait bien par savoir. Rustique, l’endroit ? Elle verrait bien en fonction des produits. Pour l’instant, ce qu’elle voyait, c’était un lieu immaculé. Pas grand-chose à critiquer.
Le garçon sortit un rouleau de bandage et un tube qu’elle devait apparemment utiliser. Alfie regarda l’objet d’un œil inquisiteur avant de déboucher le tube. Un truc gélatineux transparent en sortit. Elle ne put s’empêcher de lâcher un « berk » de dégoût. Maintenant, tout se faisait par pilule. On avale, et hop, c’est fini. Une fois que c’était plus grave, c’était directement l’hôpital. En tout cas, on ne touchait pas à ces machins-là.
Elle imaginait que ça devait marcher comme les cosmétiques et pressa donc le tube pour récupérer un peu de produit sur son doigt et ensuite l’étaler sur son poignet endolori. Bien que la consistance de la pommade était désagréable, la fraîcheur obtenue faisait, elle, du bien.
Les bandages, par contre, elle ne savait pas à quoi ça pourrait bien lui servir et n’y toucha donc pas : elle n’avait pas envie de passer pour une idiote à faire quelque chose qu’elle ne devrait pas.
Pendant ce temps, Morgan s’était retourné, traficotant avec son bandage. Elle se demandait bien ce qu’il pouvait avoir de si terrible que pour cacher une bonne partie de son visage ainsi. Boarf .. Un truc de Terrien, sûrement. Le garçon finit par se retourner pour lui parler, plus précisément lui poser des questions.
Entre fatigue de nuit blanche, désespoir d’enfermement, colère habituelle, Alfie sentait venir des sursauts d’humeur par vague, son état flottant entre agacement et lassitude. Désagréable. Mais au moins, cette imbécile profonde d’Alfie numéro deux ne faisait pas surface, le côté caché de sa double personnalité. Après la fatigue de tout à l’heure, elle sentait revenir énergie, mais pas au point de lancer des injures à tout bout de champ. Sa voix se faisait donc plus vive, bien que pas (encore) agressive.


« - Non, ça ne m’ennuie pas. De toute façon, vu que j’ai le reste de ma vie à passer ici, j’ai tout mon temps pour une leçon d’histoire. C’était plutôt une succession d’événements qui ont mené les Terriens à la perte. Pollution qui avançait à un rythme effréné, réchauffement climatique, et surtout les guerres. De religion, de territoire, de course à la drogue et au fric. On s’envoyait des bombes à la gueule, les trafiquants d’arme se remplissaient bien les poches, un paquet de gens sont morts. Bref, la guerre a un peu détourné les Terriens de l’écologie. Ouragans, montée des eaux, avancée des déserts, maladies tropicales, insectes mortels, encore plein de morts. Et ils n’étaient pas assez unis que pour s’entraider, reconstruire les villes détruites, chercher des remèdes aux nouvelles maladies, lutter contre la famine, l’eau douce qui se faisait plus rare, le pétrole aussi. On avait besoin de masque à gaz pour ne pas souffrir de maladies pulmonaires, les usines de purification d’eau marchaient encore mieux que le nucléaire, mais pas assez vite, la moitié du peuple crevait de faim dans la rue à cause de la hausse de l’immobilier, des gens se suicidaient en masse, d’autres tuaient, et encore tout un tas de choses qui ont fait de la Terre un enfer. Plus on avançait dans le chaos, et plus les Terriens accéléraient le pas. On misa tout sur l’espace. On envoya tous ceux qu’on pouvait sur la petite Mars, certains moururent sur Terre. Mes parents sont des martiens de naissance .. Mais apparemment, il y a eu un traficotage avec le soleil du temps de l’Epoque Noire – c’est comme ça que se nomme l’époque entre les Temps Modernes et le nouveau calendrier – et l’étoile grossissait à vue d’oeil. On a changé de galaxie. »

Alfie avait dit tout ça d’un ton très détaché, comme on parle de la pluie et du beau temps. Tout cela était vieux, même si l’horreur était présente dans chaque phrase. Pour un Terrien, elle se doutait que cela devait être dur à entendre. Elle ne dit pas un mot pendant un instant, lui laissant le temps d’emmagasiner les informations qu’elle lui avait fournies. Puis elle reprit son monologue, se rendant compte qu’épancher sa soif perpétuelle de blablatage n’était pas si mal.


« - Moi, je suis d’Alfa 12. Trop la zone, je te dis pas. On a même pas d’étoile pour nous éclairer – ce qui a ton époque était impensable. Technologie, technologie .. Je vivais avec mon père – ce qu’il était chiant ! Il voulait même pas que j’aie de SaltoFly, c’est sa faute si je suis là ! Enfin, je m’égare, là. On doit posséder des technologies que tu n’imagines même pas, ou qui restent pour toi dans le domaine de la sciences-fiction. Le Gouvernement s’est formé, conseil immense régnant sur toutes les planètes. On a aucune guerre au compteur. Vous nous avez servi de leçon. La religion est permise, mais n’a jamais fait aussi peu d’adeptes. On a tous un droit à la Santé, au Confort Minimum, à la Beauté. Mais la chirurgie, non merci, mon visage me va comme ça. Sinon .. Ha, les trous de verre sont la grande avancée, plus besoin de fusée pour naviguer d’une planète à une autre, et ça va très vite. Puis nous surveillons très fort notre taux de poll.. »

Alfie s’était soudain arrêtée. Elle avait cru entendre un bruit anormal provenant de la pièce dans laquelle ils se trouvaient. Un moment, elle tendit l’oreille, se disant qu’elle avait peut-être rêvé, mais quelques secondes plus tard, le bruit recommença. Comme du verre qui rebondit.
Cherchant la source de ce bruit, la demoiselle se dirigea lentement vers une armoire à pharmacie et l’ouvrit. Un éclair blanc en surgit, se ruant vers la demoiselle qui en tomba de surprise. Un truc gigotant. Alfie, toujours assise par terre, saisit la bête par le cou pour la soulever à hauteur de visage.


« - Qu’est ce que c’est que ce truc .. ? »

Une espèce de rat blanc, mais avec une queue en fourrure. Drôles de yeux : rouges. La demoiselle fronça les sourcils. On aurait dit un écureuil, mais elle n’en était pas sûre, n’en ayant jamais vu en vrai. Et puis, c’était pas roux, un écureuil ? Mais elle ne put continuer son observation, car l’animal avait réussi à se défaire de sa poigne de fer et courrait maintenant vers Morgan, pour lui enfoncer joyeusement les canines dans le bras.
Belle entrée en scène.


(En retard aussi, comme ça on est deux ^^’)
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Arrivée fracassante (Ha, quel humour) _
MessageSujet: Re: Arrivée fracassante (Ha, quel humour)   Arrivée fracassante (Ha, quel humour) Icon_minitimeJeu 25 Sep 2008 - 7:35

Morgan observait les reactions de la jeune fille face a la medecine qu'il considerait comme actuelle meme si les produits les plus dangereux etaient absents... ou caches, peut-etre. Elle regarda le lieu avec apprehension mais ne semblant pas tellement etonnee. Il etait vrai que le lieu etait propre, dans les tons blancs comme le suggere le mot "infirmerie". Bon, lorsqu'elle avait vu les produits a utiliser, elle sembla franchement degoutee et Morgan se demanda qu'est ce qui pouvait avoir sur sa planete contre tous ces maux. Peut-etre que les medecins arrivaient a soigner ce genre de blessures avec un simple cataplasme, une pilule ou une tisane a avaler, peut-etre que la medecine etait devenue tellement facile, peut-etre n'y avait-il meme plus de maladies incurables la bas alors que sur la Terre qu'il connaissait il y avait certains cancers, le sida et d'autres pathologies dangereuses et qui rendaient la poulation anxieuse. Lui il ne se sentait pas tres concerne, peut-etre a tort... quoique il n'avait pas peur du sida, son mode de vie l'empechant de l'attraper. Mais une vie sans maladies graves ou desagreables cela serait un reve de realise pour l'humanite. Humanite qui s'auto-detruisait et s'etonnait que de nouvelles maladies apparaissent.

Il se tourna de nouveau vers Alfie apres avoir pose un nouveau bandage sur sa blessure certes depuis longtemps cicatrisee mais impossible a afficher comme ca sans s'attirer le degout de la plupart des personnes. Autant leur epargner cette vue desagreable jusqu'au jour ou ils le connaitraient un peu mieux et ca ne serait pas demain la veille. Alfie semblait un peu embetee par sa question, bien qu'elle dise le contraire. Le ton de sa voix etait un peu plus fort, peut-etre pour se donner une contenance ou juste parce que les lecons d'histoire n'etaient pas sa passion, encore moins a donner a un humain dit "arriere", dans une maison de l'ancien temps, avec la certitude qu'elle ne rentrerait pas chez elle de sitot. Normal qu'un certain enervement la prenne a la gorge, cette tension se maintiendrait encore un long moment, a ne voir que les mauvais cotes du pensionnat qui pourtant en avait egalement des bons. Il ne pouvait la blamer, c'etait la reaction la plus normale qui soit.

Elle cita alors les causes qui avaient mene la Terre a sa perte. Pour elle il s'agissait du passe de son peuple, elle ne s'en souciait que guere et adoptait un ton assez leger, comme les lyceens de son epoque pouvaient parler de la premiere guerre mondiale ou de la Revolution sans avoir mauvaise conscience. Les Terriens de son epoque semblaient pourtant enfin prendre conscience qu'il fallait prendre soin de l'environnement, les recherches etaient axees sur cela, on bassinait d'ailleurs les citoyens avec tout ce developpement durable, jusqu'a ce qu'il fasse partie de leur vie. On imaginait le futur avec des panneaux solaires, des eoliennes, une reduction considerable de l'emission de gaz et le sauvetage de cette bonne vieille terre, comment avaient-ils put regresser de nouveau jusqu'au point qu'Alfie decrivait? Pollution, rechauffement, et puis guerre. Guerre, toujours la guerre. Voila la seule raison qui avaient detourne les hommes de l'ecologie, afin de preserver leur peuple ils tuaient plus encore la planete a coups de bombes. Tout le monde mourrait dans les rues sans logement, sans pain ni eau... Un atroce remake de la seconde guerre mondiale au niveau universel. La, pas d'Americains pour sauver la mise. Tout le monde avait ete concerne... Ou tout le monde sera concerne, plutot. Enfin, les terriens demenagerent sur Mars mais le soleil aussi se mourrait a cause d'eux, toujours eux.. Et ils sont partis, laissant ce systeme solaire mourir.

Ah, belle histoire, digne des films d'anticipation d'horreur. Morgan ne savait pas trop quelle reaction il devait adopter, c'etait tellement soudain. Tellement impensable! Les hommes etaint donc si betes... Il murmura

"Cretins...."

Puis leva la tete, las, invitant Alfie a reprendre son recit, si elle avait quelque chose a ajouter. Alfa 12, il ne saurait meme pas placer cette planete. Elle n'appartenait donc a aucun systemen solaire, si il n'y avait rien pour l'eclairer? Ca devait etre une nuit glaciale perpetuelle, a moins que les hommes n'aie choisi un caillou gele pour faire naitre la vie artificiellement et n'avoir aucun remords si il la detruisait vu que c'etait eux qui l'avaient fait naitre. Elle vivait seule avec son pere. Au moins le schema familial n'etait pas trop different de celui de la Terre. Morgan songea que le SaltoFly devait etre l'equivalent du portable, de l'ordinateur ou de la motocyclette pour les plus grands : quelque chose que les parents n'accordent aux enfants exigeants que plusieurs annees apres leur demande. Lui n'avait eu besoin que d'un ordinateur que sa mere lui avait tout de suite accorde car elle savait qu'il ne ferait pas de betises avec mais elle... Elle semblait etre une personne propice a semer le trouble, on n'a pas idee de foncer dans une porte, aussi!

Alfie reprit en parlant de sa societe. En effet la technologie devait etre a un stade avance, ne serait que pour vivre sur une planete sans soleil et aller de planetes en planetes. Aucune guerre, religion minoritaire ressemblant a des petites sectes de gens qui voulaient encore croire a un paradis, la sante, le confort et la "beaute" etaient des acquis. Morgan ouvrit de grands yeux. La "beaute"? Ca voulait dire quoi ca? Alfie n'ajouta qu'elle n'etait pas passee sur une table d'operations. Il avait beaucoup de questions sur cette societe qui lui paraissait bien meilleure que celle ou il vivait mais Alfie s'arreta net.

Au depart, il ne comprit pas pourquoi elle s'arretait ainsi. Cherchait-elle ses mots, ou plutot qu'ajouter apres tout ce qu'elle venait de lui dire? Elle venait quand meme de lui donner matiere a detester encore plus son espece qu'avant, ce qui est dur vu la haine qui lui inspirait deja ses semblables comme lui-meme.

Il entendit ensuite le bruit qui avait alerte la jeune fillle. C'etait quelque chose d'assez intriguant, comme si quelque chose tapait contre du verre, s'emmelait et tapait, tapait encore. Du verre? Il n'y avait guere que la porte de l'infirmerie qui comportait une petite vitre a moitie opaque. Se levant pour regarder si quelqu'un voulait leur jouer un mauvais tour, il remarqua qu'Alfie se levait egalement mais pour se diriger vers l'armoire a pharmacie. Chose plus intelligente vu que ce bruit semblait etre tres proche. D'ailleurs ce fut elle qui denicha l'intrus et tomba assise. Morgan tenta d'identifier la chose gigotante. Alfie se demandait visiblement la meme chose... Lorsque la bestiole bougea un peu moins, il arriva a identifier un ecureuil et d'apres la couleur du pelage conclut qu'il etait albino.

L'animal bougea de plus belle entre les doigts d'Alfie et se degagea enfin de son emprise. Pour faire quoi? Se ruer sur lui. L'ecureuil l'escalada comme on escalade un arbre et alors que sa victime se debattait, planta ses incisives tranchantes dans son bras. Morgan poussa un petit cri de douleur et prit la bestiole par la queue pour tenter de l'enlever de son bras. Visiblement, l'animal n'aima pas du tout et planta ses griffes plus profondement encore dans le bras du garcon, s'accrochant comme il pouvait. Le garcon se crispa, les yeux le piquant sous la douleur. Il finit par laisser l'animal se calmer, desserrer son etreinte sur le jeune homme, ce qui prit une bonne minute, avant qu'i ne puisse le prendre delicatement dans sa main et le decrocher de son bras. L'animal avait eu plus peur que lui. Il le garda dans sa main, serrant assez pour ne pas qu'il s'echappe mais assez pour ne pas lui faire mal.


"Ca... C'est un ecureuil."

Bravo Morgan, continue a debiter de telles evidences... Mais bon peut-etre qu'Alfie ne connaissait pas les animaux terriens, ou les animaux tout court.

"Et sans doute ton alter ego, vu que je ne l'ai jamais vu.... Et que les pensionnaires en s'amusent pas a enfermer les leurs dans des armoires a pharmacies.. Quoique Eva... Ou moins non, elle a un corbeau... enfin pardon."

Il dessera un peu sa poigne sur l'ecureuil pour mieux le montrer a la jeune fille

"En general, ils parlent et sont beaucoup moins.. Violents. Mais il a du avoir peur. Enfin, les alter ego sont le reflet de la personnalite de la personne a qui il se refere en general. Ils sont semblables aux humains de part leur mentalite mais sont souvent plus excessifs... Ils jouent parfois le role de la conscience comme celui du complice. A toi de voir quelle relation tu tisseras avec lui."

Prudemment, osant croire que la frayeur de l'ecureuil etait passee, il dessera la paume completement et le presenta a Alfie pour qu'elle puisse le toucher ou le prendre.
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MessageSujet: Re: Arrivée fracassante (Ha, quel humour)   Arrivée fracassante (Ha, quel humour) Icon_minitimeMer 1 Oct 2008 - 17:06

Il poussa un cri de douleur. Ça ne devait en effet pas être très agréable. Des dents tranchantes, et une bestiole qui ne semblait pas lésiner sur la pression à exercer sur le bras du garçon. Ce dernier tenta d’enlever l’animal, mais il ne lâchait pas, pire encore, il renforça sa prise.
Morgan fit preuve d’un certain sang-froid, il faut l’avouer. Alors qu’Alfie aurait été du genre à s’agiter dans tous les sens en hurlant et balançant des gros mots à tout bout de champ, lui, il attendait que l’animal se calme. Ce qui prit un certain temps. Il finit par décrocher le rongeur pour le prendre dans ses mains et lui indiquer qu’il s’agissait bel et bien d’un écureuil. Vraiment étrange, cette fourrure blanche, mais la bête avait bien la tête de l’emploi.
Alfie se releva lentement, toujours les yeux fixés sur l’écureuil, alors que Morgan lui disait qu’il s’agissait sûrement de son Alter Ego. C’était donc ça, le fameux Alter Ego Astral ? Mouais ..


« - En général, ils parlent et sont beaucoup moins.. Violents. Mais il a dû avoir peur. »

Quoi, elle avait donc l’Alter Ego bas de gamme, la fin de série ? On se fichait vraiment d’elle, ici.
Reflet de la personnalité .. Elle serait donc un écureuil albinos .. Elle ne savait pas trop si elle devait le prendre pour un compliment. Elle plissa les yeux en observant l’animal que Morgan lui présentait, ne sachant pas encore si elle devait le prendre en main. Finalement, il était assez mignon, le petit rongeur. Blanc immaculé, petits yeux brillants, mignonne bouille.


« - Oui, je sais que je suis un canon, pas la peine de s’extasier ainsi. »

Alfie se recula instinctivement en un sursaut. Comme c’était étrange d'entendre cette toute petite bestiole possédant une voix si profonde et voir même granuleuse. Une voix qui lui disait bien quelque chose, mais elle n’arrivait pas à mettre le doigt dessus. Bon, le plus bizarre était quand même le fait même que ce truc parle ..
Et puis, c’était quoi cette phrase ? Si c’était un reflet de son âme, était-elle si narcissique ? Elle ne put mener ses pensées plus loin que l’écureuil se détachait des mains de Morgan pour sauter sur la demoiselle et se percher sur son épaule comme s’il avait fait ça toute sa vie.


« - Sinon, mon nom, c’est Jimi-Joe. »

La demoiselle resta coïte un moment. Jimi-Joe ? C’était quoi cette blague ? L’origine de la voix lui revint alors en mémoire. Jimi Hendrix, toujours connu à travers les temps, un des rares. Maître éternel de guitaristes adorateurs, de mélomanes avertis et un peu trop axés sur le passé, modèle de flambeurs de guitares . Et puis Joe, comme le morceau Hey Joe ..
Quelle référence minable, quel prénom pourri ..


« - Merci de ne pas faire de commentaire, mes dents sont juste à côté de ton oreille. Et c’est fragile, une oreille. »

Alfie plaqua ses mains sur sa bouche. Avait-elle parlé sans s’en rendre compte ? Mais ce n’était pas ça qui la préoccupait le plus pour le moment. Attrapant Jimi-Joe par le cou, elle le mit face à elle, yeux dans les yeux. Elle abordait un sourire franc et parla d’une voix moqueuse.

« - Quoi, tu crois que tu peux m’effrayer, petite bestiole ?

- Tu n’imagines même pas ! Tu sais, je connais tes points faibles. Comme quand tu étais petite et que tu avais peur des robots ménagers. Chaque fois que tu en voyais un, tu te sentais obligée de prendre un laser et ..
- Tais-toi ! »

Les joues d’Alfie avaient pris des couleurs rosâtres au souvenir du nombre incroyable de robots qu’elle avait ainsi détruit, sa peur toujours ponctuée de violence. Et ses parents devaient toujours payer les pots cassés. Une des nombreuses raisons de leurs disputes toutes causées par leur fille si atrocement horripilante.
Sa prise se relâcha et l’écureuil en profita pour se libérer et grimper à nouveau sur son épaule, lui mordillant l’oreille au passage. Pas trop fort, mais assez pour qu'elle le sente. Il l'énervait déjà ..
Ça s’annonçait bien, cette vie de couple.
Elle jeta un regard désespéré à Morgan tandis que Jimi-Joe commença à chanter un air qui lui disait vaguement quelque chose.


« - You know youre a cute little heartbreaker .. »

Elle voulut poser une question au garçon, mais à peine ouvrait-elle la bouche que l’écureuil montait en puissance. Et elle l’avait juste à côté de l’oreille, de quoi ne plus s’entendre. Elle jeta un coup d’œil vers la gauche, il la regardait avec un air de « arrête-moi si tu peux ». Sale bête.


« - You know youre a sweet little lovemaker .. »

Oubliant momentanément que Morgan avait le pouvoir de faire taire quiconque parlait trop à son goût, elle laissa monter la colère encore plus, brisant ses résolutions de ne plus utiliser son pouvoir, espérant qu’il ferme un peu son bec grâce à je ne sais quelle magie.

« - I wanna take you home
I wont do you no harm, no
You’ve got to be ..
Urk .. Brr .. »

Bruits qui ne la faisaient pas trop dans la chanson. Froncement de sourcils. Jimi-Joe semblait avoir du mal à respirer, toussant mais n’arrivant pas à faire sortir un son. Ce miracle était-il de son fait ou celui de Morgan ? Puis, Pof ! Eclair, aveuglement, et cri d’écureuil horrifié. Plus là. Disparu. Ouais .. Elle ne s’en plaignait pas.
Pas inquiète pour un sou pour son Ego Astral, plutôt satisfaite, même, elle finit par poser sa question.


« - Sinon, il y a quelque chose d’autre que je dois savoir ? »

Après tout .. Peut-être devait-elle pêcher dans le lac pour trouver sa nourriture, que des personnes tentaient de les capturer pour mener sur eux des expériences illégales, que la pesanteur se modifiait toutes les heures jusqu'à les faire s'égarer dans le ciel, ou tout autre scénario délirant qui irait très bien avec le contexte de ce pensionnat.


« - Hey, ne fais pas comme si j’existais plus, je suis toujours là, j’te signale. »

Une voix à côté de son épaule. Une voix qui avait un souffle et pas de corps. Invisible. Ha. Ouais.
Dommage.
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MessageSujet: Re: Arrivée fracassante (Ha, quel humour)   Arrivée fracassante (Ha, quel humour) Icon_minitimeMar 18 Nov 2008 - 14:15

Il tenait le petit animal par la queue, se demandant quand meme comment il avait bien pu se retrouver dans une.. armoire a pharmacie. Alors qu'Alfie venait d'arriver et qu'il venait donc de se creer, de se materialiser. Si il s'etait materialisedans l'armoir a phramacie... Eh bien... Il faut de tout, dans un monde, hein. Morgan ne s'etait pas vraiment pose la question auparavant, mais les pauvres Alter Ego devaient bien se poser des questions sur ce qu'ils etaient et ou ils etaient, lorsqu'ils apparaissaient. Morgan tendait l'ecureuil a Alfie, se demandant aussi si il y avait encore des animaux, la ou elle etait et a son epoque, ou si elle avait reve de cet animal un jour ou elle feuilletait un livre d'histoire. Lui meme ne se rapellait absolument pas d'ou venait son alter ego, se demandant comment il avait pu faire une chose aussi stupide que de s'imaginer un ami imaginaire. Sans doute en maternelle, les enfants n'ont pas encore le plein recours a leur raison, on les pardonne... Son alter ego lui avait bien fait payer sa souveraine indifference en le martyrisant cruellement pendant plusieurs semaines, lui griffant le visage ou lui chatouillant les pieds au milieu de la nuit avant de se decider a tisser des relations plus neutres avec lui. Si ils etaient lies et que le petit animal savait tout de ce que pensait Morgan, ce n'etait qu'apparence. En verite, ils se cotoyaient assez peu, ca evitait de faire des etincelles....

Alfie etait en train de fixer l'ecureuil, un peu suspicieuse. Elle se demandait peut-etre si elle devait le prendre au risque de se faire pincer les doigts ou mordiller l'epaule. Le garcon laissait encore un peu plus d'espace au petit animal lorsqu'il parla. Ce n'etait pas une surprise, objectivement. Les alter ego parlaient, en general, ils comuniquaient avec son proprietaire par la parole, si contraire a la science soit ce phenomene... Sauf que la ou il y avait surprise, c'etait dans le contenu de ses paroles. Qu.. Quoi? Sous la surpris,e Morgan faillit lacher l'ecureuil mais se reprit a temps, se disant qu'une vengeance de l'animal si modeste ne devait pas etre une partie de plaisir. Okay... Alors la c'etait une premiere. La plupart des alter ego qu'il avait vu etaient soit discrets, soit plutot pernicieux, ou pour pas mal bienveillant... mais ce... cette chose lu rapellait ses colocataires et ce n'etait pas sans eveiller en lui de l'agressivite, qu'il refoulait heureusement assez pour ne pas ecraser le pauvre animal entre ses doigts. Alfie aussi sembla etonnee du comportement de l'animal et alors que Morgan allait prendre la parole, encore un peu interloque, l'ecureuil a la voix grave se "presenta" quel nom...euh... Morgan haussa un sourcil, se demandant quel genre de livres avait bien pu lire Alfie pour bien pouvoir sortir ce genre de noms.

L'ecureuil s'etait perche sur l'epaule de la jeune fille. elle semblait avoir fait une remarque sur son nom ou sur son comportement, peut-etre meme sur son apparence, car l'animal menaca Alfie. Morgan voulut l'attraper mais Alfie fut plus rapide et le mit devant ses yeux en le menacant. Quant a lui, il etait toujours en train de parler, de parler, son flot de paroles noyait les deux autres, Morgan dans une indifference un peu meprisante, Alfie dans une colere..noire. Lorsqu'il deballa qu'elle avait peur des robots menagers (ah, autre innovation pas encore vraiment en cours a son epoque), une bataille commenca entre les deux protagonistes. L'animal avait quelque chose d'horripilant, comme les gamins qui crient, qui pleurent en regardant toujours si ils sont ecoutes pour arreter ou non de pleurer. Morgan s'adossa au mur alors que la joute verbale continuait, Alfie essayant de l'arreter, l'ecureuil faisant tout pour enerver la pauvre jeune fille. Morgan attendit un peu de voir si cela se calmait avant d'utiliser son pouvoir, il ne devait pas s'immiscer dans les affaires des autres, apres tout... Cependant, pauvre Alfie. Il eut un peu pitie d'elle et utilisa son pouvoir. A ce moment, elle sembla se concentrer de la meme maniere. L'ecureuil s'etrangla a moitie, sans doute cause du pouvoir du garcon, mais .. disparut. Morgan ecarquilla les yeux. Cause de la magie d'Alfie, sans doute... C'etait pas de creer des piscines dans les hells d'entrees? Morgan jeta un regard interloque a Alfie alors qu'elle lui demanda si il n'avait pas autre chose a lui signaler. La voix horripilante s'eleva a nouveau. Invisible. Et Morgan,persuade qu'il etait autre part dans la galaxie, avait cesse d'utiliser son pouvoir.

"Je... ne pourrai en tous cas pas te renseigner sur ton pouvoir."

Aleatoire? La possibilite l'effleurait mais il etait encore trop tot pour l'affirmer. Eut-etre etait-ce quelque chose d'autre, ou alors le pouvoir des tout nouveaux venus n'etait pas encore fixe... La tete tournait deja au pauvre Morgan, qui voyait en cette nouvelle venue... Un certain remue menage a venir. Lui qui voulait le calme, ah... Il devrait remettre ses plans a ... un ou deux siecles? Morgan soupira legerement et utilisa son pouvoir, certain que l'animal allait se remettre a parler.

"Sur le pensionnat, je crois t'avoir a peu pres tout dit. Il est regi par des personnes un peu mysterieuses qui se prenennt pour des metteurs en scene, mais qui sont eux meme trop couards pour se montrer. Je crois qu'il y a une femme aux cheveux noirs, deux hommes dont un mûr, et une petite fille blonde. Ils organisent de temps en temps des petites festivites destinees a les amuser... eux. Nous soit on sert de cobayes, soit on se fait virtuellement tuer, soit... Oh, on sait jamais avec eux. Le seul point sur lequel je suis sur, c'est qu'ils m'agacent."

Morgan hesita encore un instant avant d'ajouter

"Et puis, pour les vetements, si ceux de notre temps ne te conviennent pas... Je crois que les armoires des chambres fournissent par rapport aux gouts.. Enfin, parfois ca... Hm... Euh... Ca donne des resultats inattendus, ce qui est fort facheux. Enfin, viens, je vais te montrer."

En gardant son pouvoir active pendant le trajet, Morgan monta aux chambres. Sur l'une des portes etait deja grave le nom d'Alfie.

"Tu devras cohabiter avec trois personnes, j'espere bien que tu ne tomberas pas sur des atrocites comme mes colocataires. L'un n'a d'autre repas que des substances illicites, le deuxieme ne quitte pas la chambre et joue a des jeux videos avec le son mis a fond et des jeux souvent douteux... Le dernier, n'en parlons meme pas, je crois... Il y a des gens assez speciaux, mais j'ose imaginer que tu ne tombes pas sur le meme genre de personnes..."

Sur ce, il laissa l'ecureuil s'exprimer, incapable de faire durer son emprise sur les cordes vocales de l'animal plus longtemps. Dommage, parce qu'il etait deja fatigue de son cinema...
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