AccueilAccueil  FAQFAQ  RechercherRechercher  S'enregistrerS'enregistrer  MembresMembres  GroupesGroupes  ConnexionConnexion  

Partagez | 
 

 (n°2) Il est temps de lâcher la rampe.

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
AuteurMessage
Invité
Invité


+

MessageSujet: (n°2) Il est temps de lâcher la rampe.   Dim 18 Jan 2009 - 21:16

Il fait trop froid, vraiment, un truc de malade ; c’était la première chose que je m’étais dis en entrant dans la chambre, qu’il caillait vraiment grave. Ca devait être Mail, encore, qui avait du baisser le chauffage –« hm, mais après avoir joué à la Wii je vais avoir chaud, c’est sportif tu vois ? », sauf que Mail n’était pas la. Il avait laissé la console allumé, comme d’hab, quoi, en disant qu’il ne faisait qu’une pause, qu’il reviendrait, donc il ne fallait pas éteindre, on pouvait pas sauvegarder entre le cinquantième et le début du cinquante-sixième niveau, genre. Il devait être parti faire de la DS autre part, ou alors on l’avait trainé quelque part (genre, Lyz, la fille aux tifs bleu marine, genre plus que les miens avant, une fille cool, presque). Nao, il devait être je sais pas, dans une chambre, ou une salle de bain, ou alors il draguait juste une planche à repasser, tant qu’elle était assez mince pour faire ressortir son propre corps il devait être content. Et Morgan, il trainait lui aussi avec une planche à repasser, une Lyz en moins cool, les cheveux rouges, genre rouge-rouge.
Il était vingt-et-une heure, et on était un dimanche soir, un putain de dimanche soir, pluvieux et terne, comme qui dirait, et je l’étais pas mal aussi j’crois. Pas terne, je veux dire, ni pluvieux, ni un putain de dimanche soir au fait, j’étais juste un peu crevé. Ouais voila, j’étais crevé. Mais je voulais pas dormir, pas à cette heure ci, putain, quand même ! J’étais pas Morgan, moi. Mais franchement, avec une tronche pareille, j’aurais pu, hein. L’air ouais-j-t’ai-a-l-œil-fait-gaffe-a-tes-mains-et-pas-seulement, p’têtre, ou alors, tss-cette-jeunesse-tous-des-débauchés. Si ça se trouve, il avait raison, Morgan, mais je crois que je m’en foutais juste.

***

Il grogna encore, et hésita quelques instants, et finalement s’accroupit sur le sol, parcourant de ses doigts osseux le parquet crasseux sous son lit. Un sac plastique, juste, avec quelques bouteilles dedans, un peu sales –elles venaient de la cave.

***

Ouais bon, juste une, hein, j’avais pas que ça a faire non plus.

***

Ouais bon, une deuxième, ça pouvait pas faire grand-chose de plus...au pire, un colocataire le fourrerait dans son lit, c’était ce qu’ils faisaient, souvent. Sauf quand Morgan ne voulait pas toucher un « truc comme ça ». Ouais, ben un deuxième et demi aussi, alors. Il avait rien à faire d’autre.

***

…ça vole un hippopotame ?

***

Les paupières se fermèrent doucement, ou plutôt ; sa vision se brouilla tellement qu’il n’eut pas d’autre choix que de fermer les yeux, en attendant que ça passe... oui, voila, que ça passe...il tomba inconscient, et son corps s’écrasa sur le sol, les muscles immobiles compressés sous son poids. Il eut un léger soubresaut, la bile amère s’insinuant dans sa gorge, la mâchoire bloquée et statique sous son sommeil forcé. Quelques minutes passèrent, le corps à l’abandon dans le coin de la chambre mal éclairée, la lumière ça brulait les yeux, et une nouvelle fois de l’amer coula dans sa bouche, une dernière fois même, alors que son visage compressé contre le sol restait de marbre aux maigres efforts de son cerveau inconscient ; trop tard.


______

OUAIS BEN ON S’APPELLE PAS TOUS ROY !! uOu
(et pour soutenir Shad et Hideki dans cette épreuve morale, je leurs conseilles d’écouter http://www.deezer.com/track/1146112 qui m’a beaucoup aid..*SBAFFE*)
Revenir en haut Aller en bas
B.N.B.B.
avatar

+
Féminin Pseudo Hors-RP : Shad
-
0 / 1000 / 100

• Age : 24
Messages : 1226
Inscrit le : 23/01/2007

MessageSujet: Re: (n°2) Il est temps de lâcher la rampe.   Dim 18 Jan 2009 - 21:47

Elle trébuchait, comme d’habitude en fait. Ce midi elle avait maladroitement oublié un livre sur la vie sexuelle d’une poule frigide, trop absorbé par l’épisode palpitant des feux de l’amour.

« Mail ? Est-ce que tu…tu… » Oh Ritchie qui dormait par terre. Plutôt rare, lui qui râlait souvent à cause du froid. De bonne conscience, la borgne attrapa une couverture mal pliée sur le coin d’un lit (le sien sans doute), sans aucun mal ses pas furent silencieux.
« Ritchie ? » Première question, assez simple, Eva venait de s’accroupir près de lui, découvrant sa peau blême, et…ses lèvres ?

Le malheureux grand bout de tissu lui tomba sur les genoux. La bouche grande ouverte, happant presque l’air, un doigt hésitant effleurant sa nuque, puis ses compagnons vinrent agripper la gorge. Il ne grognait pas.


« Ritchie ça va ? » Seconde question, une dont la réponse s’écrivait en gros dans son unique œil.

Dis tu vas bien ? Tu sais ça sert à rien de râler tout le temps si c’est pour dormir par terre. D’ailleurs tu dors jamais par terre, une cuite ? Ritchie ? Tu te réveilles pas même si je touche à tes piercings ? Et quand je mets ta tête sur la couverture. Dis ce n’est pas drôle, fais-la ta blague du genre BOUH ! Et rigole, sourit méchamment, engueule la terre entière même si il n’y a personne autour de toi. J’ai trouvé ça plutôt drôle les Kid Paddle.
Ses mains tenaient désormais fermement les poignets du cadavre, ses cheveux pleuvaient sur le front du décédé, et elle faisait trembler son corps par ses propres soubresauts, dans l’espoir de donner une image vivante du mort. C’est bon elle l’avait pensé trois fois.


Ritchie vous allez bien ? Vous ne pourriez pas réveiller ? Juste pour me donner une bonne raison de pleurer, juste une raison pour laquelle je pourrais pleurer, mais pas celle-ci. On va encore dire que je ressemble une dépressive. Je ne vais pas boire quand même ? Toute seule je vais finir par embrasser le plancher. Ritchie pour une fois que je te demande d’avoir raison.


« Conn.. » Sanglots mal étouffé, pourquoi elle s’étouffait pas elle hein ?
Et comme qui dirait c’est trop tard.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Invité
Invité


+

MessageSujet: Re: (n°2) Il est temps de lâcher la rampe.   Dim 18 Jan 2009 - 22:09

« Froid… »

Elle avait froid. Elle était dans la salle de bain, pour X raison, et ne chercher pas à savoir comment elle avait réussi à s’endormir sur le tapis de bain, roulée en boule, son oreiller serré contre elle. Elle ouvrit difficilement un œil, puis deux, et entendit des sanglots. On aurait dit…

« Eva ? » marmonna-t-elle pâteusement.

Depuis le temps qu’elle la croisait ici, elle la reconnaissait bien. Elle se redressa vaguement, ignorant l’heure qu’il était, et se rendit compte qu’elle avait un sachet bourré de cocaïne dans la poche et qu’elle ne savait même pas ce qu’il foutait là. Elle se demanda vaguement si elle s’était fait un rail la veille, et se redressa mollement. Elle n’arrivait pas à se réveiller, tout était brouillé, et elle savait qu’elle n’avait plus que quelques minutes avant que le manque ne se fasse ressentir. Elle s’appuya sur le lavabo, se relevant en titubant, et s’inspecta sur le miroir. Il n’y avait pas de traces blanches.
Bon…

Elle était en shorty noir et en marcel de la même couleur, et elle avait vraiment froid. Elle avait même l’impression d’avoir attrapé un rhume, elle avait un mal de crâne impossible…
Elle poussa courageusement la porte de la salle de bain, entendant encore les pleurs d’Eva et la pensée que ce n’était pas normal arriva à trouer la brume qui encombrait son esprit. Elle jeta un regard endormi à la scène, Ritchie qui pionçait par terre, et Eva qui pleurnichait à côté de lui, cette scène continuait et tentait de s’inscrire dans son cerveau. Mais non, elle ne comprenait rien, pourquoi pleurait-elle, il ne fait que dormir, ce gros boulet… Elle s’approcha de plus près, et regarda Eva.

« Qu’est-ce que tu fais là, s’pas l’heure de ta série… » balbutia-t-elle, n’arrivant toujours pas à émerger.

Elle se laissa tomber à genoux, et regarda Ritchie. Pourquoi dormait-il par terre, d’ailleurs ? Puis, voilà.
Elle remarqua les traces de gerbe, sur le sol, et ses lèvres souillées, le regard d’Eva. Elle cligna des yeux, non, c’était impossible, il avait tenu si longtemps, non… Elle posa sa main sur sa gorge, il était froid, elle ne serait pas son pouls. Elle le gifla, mais réveille toi, mais réveille toi, réveille toi, je t’en supplie, réveille toi, idiot, me fait pas ça, me fait pas… ça…
Elle vit les bouteilles d’alcool, et compris. Ca y est, il avait tout lâché. La conclusion froide de ces années lui parvint à l’esprit, et progressivement, elle se calma. Ritchie… n’était plus là. Elle porta sa main à son visage, et y chercha une trace de larme. Pourquoi tu pleures pas. Pourquoi tu fais pas pareil qu’elle, espèce de monstre, pourquoi tu pleures toujours pour rien et là, y’a Ritchie qui est mort, et tu pleures pas ! Pourquoi… tu… pleures pas ?

Elle se releva, et son cœur se mit à battre, fort, très fort. Non… elle ne pouvait pas faire ça, c’était pas elle. Elle se mit à fouiller dans les affairs de Ritchie, là où elle savait qu’il cachait à moitié la came, et déplaça les vêtements, les brassant à la recherche des sachets, de la seringue de Ritchie, elle devait vite l’enlever avant que quelqu’un ne la prenne… Elle se confectionna une excuse, il ne fallait pas que quelqu’un tombe dessus, sinon il allait tomber dedans lui aussi. Mais c’était faux, elle le savait pertinement, depuis tous ces mois au lieu de remonter la pente elle l’avait descendue, et ça en flèche. Mais comme on dit, il faut se laisser tomber, toucher le fond pour donner un coup de talon… Avant que le fond ne nous engloutisse.

Elle trouva enfin le sachet, et le pressa contre elle, c’était la coke, il fallait trouvé l’héro et tout le reste… Elle contourna Eva et chercha sous le lit de Ritchie, et trouva une dernière bouteille d’alcool, elle la prit, elle était froide. Elle tendit la main et attrapa l’héro qui dormait dans son sachet, avant d’attraper la seringue, faisant attention de ne pas se piquer. Il fallait pas mélanger les sangs, on savait jamais… C’était le premier truc qu’elle avait appris.

Maintenant, elle avait tout.
Elle rassembla tout dans un sac plastique, et ignorait Eva qui devait encore pleurnicher. Elle fit rapidement l’inventaire.

Ritchie était mort. Et elle, elle ne pensait qu’à la came.

Elle prit la bouteille d’alcool, et sur cette sombre pensée, la déboucha. Elle ne savait pas trop ce que c’était, mais elle avait bu les pires horreurs depuis qu’elle était là, alors un peu plus un peu moins… Elle en but deux gorgées, s’essuya la bouche avec le revers de la main, et s’assit à côté d’Eva, sa drogue, à présent, contre elle.

Elle lui tendit la bouteille.

« T’en veux ? »

Elles étaient deux devant un cadavre, l’une pleurait et l’autre avait récupéré la came, se persuadant elle-même que c’était pour que personne ne la trouve et ne tombe dedans, alors que c’était pour l’avoir pour elle toute seule. Et elle lui proposait de boire.
C’était sans doute même pas pour Ritchie.
Revenir en haut Aller en bas
Invité
Invité


+

MessageSujet: Re: (n°2) Il est temps de lâcher la rampe.   Lun 19 Jan 2009 - 19:31

Il revint, une tasse dans la main. Cela devenait habituel, on ne voyait plus Morgan qu'avec une boisson chaude a la main. Il avait cherche Emily, il ne l'avait pas trouvee. Il voulait s'excuser, il voulait la soutenir, elle n'etait pas la, il savait qu'elle s'etait brisee, quelque part, et qu'elle cherchait sans doute la solitude, afin de recoller vainement les morceaux entre eux, ou afin de se detruire plus encore. Il fallait qu'il la trouve, il en tenait de leur amitie, des morceaux d'elle qu'elle eparpillait comme une statue cassee. Le jeune homme l'avait cherche une bonne heure avant de se resigner. Il marchait dans le couloir afin de revenir a la chambre deux, il reprendrait ses recherches. Je te cherchais, tu te dissimulais, un cache cache ou tout etait sur le tapis, un jeu de quitte ou double. Morgan baissa les yeux avant de prendre la poignee de la porte entre ses doigts. Tout était en train de se detruire deja, en lui. Il craquait de plus en plus souvent et ses decisions avaient des allures de bonnes rsolutions que l'on prenait au nouvel an. Vacillantes et vouees a l'echec... Il n'etait plus rien qu'une loque qui ne savait meme pas ce qu'il avait bien pu faire au bal de Noel, qui avait pleure, qui s'etait mis en colere... Il s'etait rabaisse a plus bas que l'homme dans son etat normal, et commencait a se fissurer. Il sourit tristement. Si il se promettait de ne plus faire pareille chose, tiendrait-il son serment? Jamais. Il ne reussait jamais. Il n'avait plus qu'a esperer.

Morgan poussa la porte et se retrouva face a une foule qu'il n'imaginait rencontrer. Deux filles. Il les connaissait, toutes les deux. C'etait une partie des personnes qui defilaient chaque jour dans la chambre deux qui ressemblait de plus en plus a un quelconque bordel qu'a un dortoir. Eva l'autiste qui se cassait la figure au moins deux fois durant son sejour, qui portait toujours bandages et pansements etait penchee sur Ritchie qui dormait, probablement defonce. Il y avait Rikka, qui fouillait dans les affaires du junkie et en retirait des substances illicites... Rikka, il n'avait jamais vraiment pu la cerner, jamais pu savoir si elle etait ou non une personne digne d'une quelconque confiance ou finalement une traitresse de plus. Elle volait des affaires a Ritchie incognito, pendant que celui-ci dormait. Sympathique. Il n'avait rien a lui dire. Lui adressant un regard glacial tandis qu'elle passait devant lui en buvant au goulot d'une bouteille, il s'assit sur son propre lit et allait prendre un livre lorsque quelque chose l'alarma. Eva pleurait. S'etait elle fait mal? Rikka proposait de l'alcool a la borgne.

Il y avait quelque chose qui clochait, la.

Morgan se leva, traversa la piece avec une precipitation qui le fit un peu plus remarquer. Ses pas claquerent sur le parquet vieilli de la chambre, et lorsqu'il s'agenouilla pres de Ritchie, un pincement au coeur l'arreta. Les yeux presque fermes, le junkie gisait sur le parquet, un liquide vaseux suintant de ses levres entrouvertes. Avec un calme qu'il ne se soupconnait pas, Morgan toucha le cou de Ritchie, a l'endroit ou il aurait du sentir un pouls.

Rien.

Il le savait.

Avec une douceur qu'il ne s'imaginait pas, Morgan acheva de fermer les yeux de Ritchie. Son regard s'egara sur son visage aux traits vaguement reguliers. Sa main s'attarda sur sa peau acnéique encore chaude. C'etait fini depuis peu. C'etait fini. Morgan resta de marbre, se passant les informations, les rejouant dans son esprit. Il n'essuya pas de larme, il ne reprima pas de sanglot, il resta calme devant une situation que pourtant il n'avait jamais rencontree auparavant. Un mort. Un vrai mort. Ce n'était plus le jeu des I. C'etait la realite. Ritchie Spangen etait mort. Et Eva pleurait. Et Rikka volait sa drogue et avait le culot de proposer a la borgne de boire. Morgan sentit une bouffee de colere l'envahir contre cette fille. Il se leva lentement et tourna le regard vers la junkie. Elle se disait douce, elle se faisait passer pour la pauvre victime, et elle pleurait, elle pleurait tout le temps, et elle gemissait, accrochee au bras de Ritchie, et quand elle etait defoncee elle apellait ses parents, elle apellait Keiko, et elle pleurait, et elle pleurait. La victime, hein. Immondice. La pleurnicheuse, hein. Meprisable. Elle profitait finalement de sa mort pour lui voler des choses et elle osait... Le regard de Morgan lui aurait arrache le coeur, si il en etait possible.


" Vous... "

Morgan fronca les sourcil, regarda Ritchie, un peu degoute. Un mort dans leur chambre. Quoi de plus glauque... Qu'est ce que dirait Nao, qu'est ce que dirait Mail? Il ne savait pas. Ce qu'il disait, lui?

" Il a bon dos, Ritchie. "

Il leur sourit legerement, la lampe de chevet eclairant la piece d'une lumiere inquietante. Le borgne fit quelque pas dans la chambre, croisant les bras, les regarda si miserables agenouillees devant le corps. Et Eva alors. La victime, la faible, l'innocente peut-etre.

" Je ne sais pas pour vous mais je vais etre franc. "

Il plissa legerement les yeux, et son oeillade de vipere glissa sur le corps etendu du junkie. Il dit, plus fort qu'il ne le voulait, les deux mots qui scellaient la vie du drogué allongé sur le parquet

" Tant mieux. "

Mettant une main sur sa hanche, il emit un rire cynique.

" Ne vous voilez pas la face. C'est tant mieux pour vous aussi. Ne vous mentez pas, je sais que le fait meme qu'il soit mort vous ferait sourire. Au fond, vous en etes heureuses, vous aussi. Toi tu ne seras plus obligee de te le trainer comme un boulet attache au pied, toi tu ne devras plus l'accompagner dans ses delires psychedeliques. Il puait, il grognait, de sa bouche aucune parole ne sortait sans etre souillee par son etre, il se droguait, il fuyait, il n'etait qu'une raclure. Arretez de jouer les hypocrites ! "

Le jeune homme avait haussé le ton sur la derniere phrase, portant un coup a la table de chevet. Il detestait Ritchie, il n'allait pas se mettre a le regretter, lorsqu'il mourrait... Il n'allait pas... regretter. Rien. Jamais. Sa levre trembla. Jamais. Sa tempete se dechaina.

" Toi Rikka la seule chose pour laquelle tu le regrettes, c'est que tu ne sais pas te piquer toute seule ! Je te voyais bien lui demander avec ta petite voix plaintive "Oh Ritchie j'arrive pas a trouver mes veines", et il te montrait en grognant. Toi Eva tu te le ramasses pourquoi? Parce qu'il connait tes marques de medicament preferées, peut-etre? Ne feignez pas un chagrin que vous ne ressentez pas. On dirait une troupe de petits enfants quemendant l'heritage d'un oncle sur le point de mourir. On dirait des rapaces qui n'attendent qu'une chose, et qui lorsque cela arrive tentent d'attirer la sympathie en geignant alors qu'il sont en train de depecer leur victime de leur bec acere ! Ne croyez pas que je ne connais pas vos petites affaires, ca suffit comme ca !"

Morgan fremissait de colere, dechargeait tout ce qu'il avait a leur encontre, tout ce qu'il reprochait a Ritchie. Il serra finalement les levres et conclut

"Je serai le premier a cracher sur sa tombe, et tant mieux si vous etes les premieres a cracher sur la mienne, je n'en ai rien a faire. Mais arretez votre manege, vous me degoutez."

Sur ce, il se tourna vers le lit de Nao. Depuis le bal, son occupant ne l'avait pas quitte. Le jeune homme secoua la masse sous la couverture et murmura en se penchant l'atroce verite. Garder le mauvais role, jusqu'a la fin.

[Ca y est vous avez le droit de me detester 8D]
Revenir en haut Aller en bas
B.N.B.B.
avatar

+
Féminin Pseudo Hors-RP : Shad
-
0 / 1000 / 100

• Age : 24
Messages : 1226
Inscrit le : 23/01/2007

MessageSujet: Re: (n°2) Il est temps de lâcher la rampe.   Ven 23 Jan 2009 - 22:47

Ses pensées se détachaient, couraient et s’écroulaient dans un abîme, qui lui pesait sur les épaules. D’ailleurs plus les minutes s’écoulaient, plus ses cheveux formaient un rideau terne autour de son visage, effleurant la peau blême du pantin écroulé sous son œil.
Elle ne vit pas l’arrivée de Blanche Neige du 93, revenant de son pays merveilleux, qui se mettait à reprendre les biens du dit mort. Et en les prenant, les idées cohérentes s’arrachaient de la tête d’Eva, qui sentait son esprit fuir par ses oreilles d’où elle entendait les fouilles de Rikka. Celle-ci certainement pleine de compassion lui proposait de noyer la carcasse vide qu’il restait d’elle, dans de l’alcool.


« Mais…non…il va se fâcher. » Gémit-elle en regardant la boisson frémir sous les pas de Morgan qui arrivait. Durant un centième de seconde, un attendrissement naissait en elle quand les mains blanches du jeune homme refermaient les paupières de l’autre. Mais malheureusement il lui fallut moins d’une minute pour effacer toutes illusions sur sa personne.
Il lui semblait que des flots de gerbe lui jaillissaient à la figure, à chaque mot, chaque insanité qui faisait trembler la mâchoire du misanthrope. Visiblement peu amène à consoler ou réconforter. Des hoquets lui prenaient la gorge, l’empêchant de répondre, il disait n’importe quoi, c’était impossible.

Un regard désespéré lancé à Ritchie. Elle se souvint des morts précédents qu’elle avait vu, Satsuki mordue dont le cadavre lui était resté caché, Mina décapitée qu’elle n’avait osé serrer dans ses bras à la vue immonde du sang poisseux découlant de sa nuque. Et maintenant lui, disloquée, la mort pendue à la bouche. Et les phrases trop longues de Morgan lui passaient par-dessus la tête, les oreilles le nez, la fenêtre. Ses médicaments ? Quels médicaments ? Elle ne savait même pas leur nom ? Cracher sur une tombe ? Dégouté ? Mais de quel mort parlait-il.
Et Eva décida de virer la mort pulpeuse, dégoulinant sur le menton du junkie. Elle la voyait clairement cette garce.

Plantant ses ongles dans sa nuque, obligeant leurs visages morts à tous deux de se toucher. Et c’était étrange, cette violence qui ne circulait que dans un sens, cet effet vomitif qui créait des surplus de salive et de pleurs. Pas un bruit, juste les sons de sucions, et de respiration incontrôlée. Et elle voulait tout recracher, en hurlant. A la place elle se contenta de se faire basculer en arrière. Ses os lui faisaient mal, sa jambe s’alourdissait sous le poids du paquet de somnifères dissimulé dans sa poche. Et personne ne répondait.
pour ceux qui auraient pas compris elle lui a roulé un patin.

« J’étais là avant vous. » Souffle incompréhensible, qui disait tout :
J’étais là avant vous, vous ne savez rien moi si, j’étais là avant vous, je fais ce que je veux, j’étais là avant vous je suis la plus malheureuse, j’étais là avant vous, j’aurais dû mourir décapitée, écorchée par winnie chimère ou anorexique en priorité.


La borgne se releva, en fixant furieusement les deux pauvres enfants, la fenêtre s’ouvrit brusquement sous un geste précipité. Et elle y balança la boîte de médicaments qui la torturait.
Et elle se disait qu’il avait complètement tort, que ni Ritchie ni quiconque ne savait le nom de ces petites pilules qui s’écrasaient en bas. Au milieu des débris blancs désormais invisibles, elle s’imaginait, un énorme médicament ambulant dont tout le monde ignorait la marque.


« Ritchie t’es bien plus paumé que moi d’abord. » Murmure adressé à l’encadrement de pierres.



Entre-temps, quelqu’un d’autre délaissé de toute cette agitation, dormait d’un sommeil de plomb sous ses couettes et ses draps. Un rêve incertain seulement rythmé par des voix et des onomatopées l’enveloppait, du moins c’est ce qu’il pensait.
Aussi quand Morgan vint chuchoter à l’oreille de Nao, celui-ci pensant cauchemarder de l’atroce garçon lui répondit dans un sarcasme baillé.


« Mhr même si on est dans un rêve c’pas la peine d’espérer qu’on t’fasse une tombe comme Ritch…c’pa beau la jalous… » Dodo.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Contenu sponsorisé


+

MessageSujet: Re: (n°2) Il est temps de lâcher la rampe.   

Revenir en haut Aller en bas
 

(n°2) Il est temps de lâcher la rampe.

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
xX || Pensionnat Interdit || Xx :: .:: Le Premier Étage ::. :: Dortoir masculin :: n°1 à n°5-
Sauter vers: