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 (n°2) Rage et putréfaction

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Barbie (violeur de hérissons)


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MessageSujet: (n°2) Rage et putréfaction   Mer 11 Fév 2009 - 0:39

Normalement le feu brûle, l’eau mouille, le vent c’est casse-pieds pour les brushings. D’accord. Dans ce cas le fait qu’il se trouvait en proie à une noyade brûlante, mêlant toutes mèches blondes. La chose la plus irrationnelle dans tout cela c’était le fait que ses cheveux s’emmêlent évidemment.
Elle, ses doigts ciselés enfonçaient dans sa chair leurs ongles rouges, s’ancrant à son bassin, à son torse, ses épaules. Roulant des hanches presque inexistantes, étroites sous un ventre plat, où les os hurlaient à travers la peau sous l’effet de la cambrure professionnelle de la demoiselle.
Et encore plus étrange dans tout cela, il ne contrôlait rien. Ses mains glissaient le long de ses reins, sans pouvoir s’y accrocher, griffant un épiderme imperturbable, il avait beau embrasser ce corps anguleux de furieux androgyne, ses lèvres ne s’embrasaient pas, n’étanchaient pas sa hâte. Il avait beau défaire et redéfaire cette chevelure blonde, dans toute cette histoire il n’y avait qu’elle, qui parvenaient à l’enlacer. Et il trouvait ça parfaitement dégueulasse. Ses épaules se balançaient en arrière, contractant omoplates ou ruisselaient les griffures de cette…ce…enfin bref. Il jeta un rapide coup d’œil à ce visage. Un visage qui pleurait, celui de Garry.


« AH ! »

Nao haletait douloureusement, la tête enfoncée dans l’oreiller, et les jambes entrelacées dans draps et couvertures, la sueur du matin n’avait rien d’agréable. Particulièrement celle-ci, accompagnée d’une odeur de jeune homme en rut, l’odeur du malsain, du pas très catholique, du se…l de mer de chez trifouille les oies (évidemment). Son ventre brûlait (pourtant il n’avait pas ses règles), et l’image de la pauvre-blonde-chiante-prétentieuse-pleurnicheuse qui PLEURNICHAIT justement lui hantait tout autant la tête que son précédent rêve-fantasme-cauchemar de quelques instants.
Il ne se déplaça que très légèrement, arpentant les épaisseurs de son lit pour juste pouvoir s’adosser, et se recouvrir pour ne pas attraper froid (ben oui ce n’est pas sexy les rhumes). Râlant de tout son être.


« Tsssk de toute manière j’ai même pas eu de vrai or… » Petit moment de pause, il venait de remarquer le vide de la chambre, si on mettait de côté une borgne blonde recroquevillée sur un lit, il manquait quand même une bonne partie du régiment. Panne de chips dans la réserve ?

« Eva tu devrais pas partir d’ici ? » Pas de réponse, visiblement il avait plus de feeling avec les planches à pain.

Le blond se leva, sans même dissimuler son short étrangement moulant, visiblement très décomplexé ou sûr que personne ne regardait, après tout dame na…homme nature était bon et généreux et ne blâmait pas les soucis de réveil masculin..
Et une deux heures plus tard et trois minutes il émergea de la salle de bain, encore fumant de vapeur, et de frustration et d’agacement et de toutes ces petites misères du matin (ou pas). Oubliant même de se déhancher dans son pantalon en simili et sa chemise à peine boutonné. A vrai dire il avait même mis quatre minutes de moins à se coiffer, si ça se trouve la fin du monde était pour bientôt.

Jouant nerveusement avec ses mèches blondes, on pouvait noter qu’il n’avait pas verni ses ongles, et s’en cassait même un en claquant la porte pour sortir dans le couloir.
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MessageSujet: Re: (n°2) Rage et putréfaction   Mer 11 Fév 2009 - 2:01

« J’ai mal dormiii, c’est trop nul, en plus je suis deg, il me restait quatre contacts facebook et j’arrivais à trois cent, c’est trop la loose. »

Affalé sur le canapé du salon, Zacharia avait remplacé à contrecœur le moelleux des édredons pour quelques crampes dans la nuque ; si la peur de devoir dormir seul dans une demeure inconnu l’avait d’abord effrayé, il était désormais un peu vexé d’être le seul qui était contraint de se servir de son manteau en feutre comme couverture et de devoir prochainement s’acquitter de la réputation de clochard du coin. Non mais et puis quoi encore ! Il n’était pas comme les blaireaux qui mettaient de fausses converses et des contrefaçons Burberry, lui !

Il avait cependant mit sa rancœur de côté, et c’est vêtu d’un polo jaune et d’un jean étriqué, -le même que celui avec lequel il était arrivé et qu’il n’avait pas eut le loisir de changer, ses rechanges reposant dehors ; heureusement qu’il avait prit la peine de le faire après le football, ou il aurait été dans l’obligation de trainer en short en nylon rouge fluo- qu’il s’était courageusement élancé vers les dortoirs, en se répétant inlassablement à travers les bâillements et les bruits humides que faisaient sa bouche en mâchant un chewing-gum à la menthe (trouvé au fond de sa poche ; il n’allait pas se laisser avoir par l’haleine de bouc mort juste parce qu’il n’avait pas de dentifrice) :


« Bon, alors, je fais genre quee...ouais, style, j’suis nouveau et je veux dormir, quoi, ouais...ah, mais c’est trop ça en plus, trop kiffant ! Ca va être trop simple j’en reviens trop pas !»

La capacité de concentration de Zacharia ne bénéficiant pas plus de cinq minutes à long terme, le jeune garçon laissa ses pensés dérivées jusque à ce que ses chaussures chaussées de vans « chaussons de grands pères » à carreaux butèrent contre un coin de porte, celle qui affichait « dortoir numéro deux », porte qui s’effaça jusque à s’ouvrir complètement sous son regard ahuri.

Epaté (« ooh, trop claaasse comment il s’habille, je suis fan de lui je vais ouvrir un groupe facebook » pensait-il dans son innocence) mais coriace, un grand sourire idiot accompagné d’un geste de main un brin stupide introduit un bref salut :


« Bonjouuur M’sieuur ! »

C’est ainsi présenté, le bras tendu en avant dans une mimique insensée, l’autre sur la hanche, le sourire naïf et le regard plein d’espoir qu’il regardait Nao prêt à lui avouer que c’était un dieu envoyé sur terre (ou presque) du moment qu’il lui cédait une place dans sa chambre (qui devait certainement être magnifique puisque habitée par un saint, bla bla bla) qui d’après certains dire possédait un lit libre. Craignant que l’autre homme de blondinet puisse croire qu’il était guidé par de mauvaises intention, il s’expliqua après un sourire mentholé :

« C’est pour demander en fait, parce que vous voyez j’ai pas de chambre, c’est pas trop le kiff, « et c’est le moins qu’on puisse dire » -mort de rire, la vieille phrase de vieux quoi !»

Bercées d’illusions stupides, comme par exemple que Nao puisse être sensible à son délicieux parler, il lui donna un vague coup dans l’épaule.

(ON DIRAIT THIBAULT SMILEY 8D)
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Barbie (violeur de hérissons)


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MessageSujet: Re: (n°2) Rage et putréfaction   Mer 11 Fév 2009 - 2:38

Alors que sa majesté de mauvais poil rangeait sa main quelque peu abîmée (par des événements précédents) dans son pantalon, et qu’il ouvrait la porte avec l’intention de ne croiser personne et de tranquillement se rendre aux cuisines, pour grignoter. A son malheur ou bonheur, un jeune sympathique bonhomme l’attendait derrière SA porte et l’apostrophait d’un surnom entièrement déplacé. Qui d’ailleurs planta un méchant coup de kikooteau au pauvre petit cœur sensible, qui battait énergiquement dans sa poitrine. Heureusement le coup d’épaule viril rattrapait un peu, mais vraiment un peu.
Bon alors analyse : jeune garçon, plutôt mignon, air un peu stupide, habillé en JAUNE (ce qui lui rappela vaguement une certaine robe de bal), s’exprimait un peu bizarrement, l’air sympa et innocent. Et qui cherchait où dormir. C’était plutôt idiot d’ailleurs de demander à quelqu’un comme Nao, comment trouver un lit pour y DORMIR.


« Oh zut c’est vraiment trop pas…kiffant. »

Soupira-t-il, s’accoudant dans l’encadrement de la porte, il fit glisser sa main dans la nuque de Zacharia, remontant ensuite ses doigts le long de son menton. Il aurait pu pousser le vice jusqu’à le caresser en lui donnant un sobriquet niais du genre mon chou ou pauvre chaton, mais faire fuir quelqu’un qui pourrait éventuellement remuer un peu cet antre de fainéants pas drôles et ennuyeux aurait été stupide. Son bras vint donc sagement se replacer le long de son corps.

« Tu peux squatter ici à la condition de, ne plus m’appeler Monsieur, et d’être bien sage d’accord ? (je tiens à préciser qu’on pourrait rajouter un cœur msn ici), son regard se détourna sur le lit où l’autre blonde s’était affalée, elle ne semblait pas leur prêter grand intérêt, peut-être endormie. Il est libre, l’autre au fond est presque pas utilisé, celui où tu as les bords de drap pliés au millimètre près tu peux renverser tes affaires dessus, et le mien aussi est libre –et moi avec-. »

Désormais le coude posé sur le cadre, la tête posée contre le poing, et les jambes décalées sur le côté grâce à un déhanché incontrôlé (ou pas), ponctué de l’enlacement de sa taille par son second bras dont il dissimulait la main. Nao ressemblait légèrement à Yvonne, la sympathique fausse blonde qui vous attendait gentiment à Pigalle. Ou alors à une porte humaine vu qu’il empêchait tout passage.


« …Tu entres ? » Vous remarquerez toute la subtilité, la discrétion, l’ingéniosité de la technique remarquablement tordue dont use Nao pour égayer ses matinées.
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MessageSujet: Re: (n°2) Rage et putréfaction   Mer 11 Fév 2009 - 3:23

Zacharia regardait du coin de l’œil la main de Nao se promenant dans son cou, en se demandant si c’était une formule de politesse (dans ce cas c’était TROP CLAASSE) ou un rituel pervers (pas kiffant). Mais il trancha pour le bonjour, à la façon des vieilles grands-mères, empoignades violentes et embrassades baveuses.

Ignorant les commentaires salaces du blondinet, puisqu’il avait arrêté de l’écouter après le « d’accord ? ». Il essayait vainement de regarder par-dessus les épaules du jeune homme en se mettant sur la pointe des pieds, (un mètre soixante huit, c’était relativement peu par rapport au mètre quatre vingt cinq actuel de Nao) un vague air soupçonneux gravé sur ses yeux plissés, mais il n’y avait manifestement pas à s’inquiéter puisqu’il haussa les épaules et reprit en se dandinant sur ses deux pieds :


« Oh, vous êtes trop trop trop kiffant m’sieur...euh.. » Il eut un bref mouvement de tête vers la porte dont il se servit par la même occasion pour remettre sa chevelure en place, et reprit : « Attendez, j’devine, ehm...Morgan ?..Nan ? Ritc...ah, pourquoi c’est barré ? Bon ouais ok, on s’en tape c’est pas grave, ehm, Mail ? Ah, trop bien, Mail, mais attends ça vaut pas les SMS, y’a la wi-fi ici ? Ca serait trop kiffant, vous avez facebook ? Myspace ? C’est trop le top méga kiff attends, on peut écouter pleins de trucs dessus, genre Kyo ou BBBrunes, trop délire quoi ! »

Le Mail dont il était question était plongé dans un profond sommeil...qui s’achèverait aux autours de quatorze heures, heure bénit ou il pourrait reprendre ses parties de Resident Evil (mais après s’être lavé, il était propre et il ne voulait pas se faire chasser de la chambre par Morgan). Bref, il était plongé dans une tel inconscience qu’il ne sentait pas le drame se profiler à l’horizon ;

« Mais oui avec plaisir Patoche, lauul, mort de rire quoi, c’est le prénom d’un pote, un gros relou j’te juure, quoi. Enfin nan, c’était Patrick mais voila quoi bon. J’peux te tutoyer, hein ? On se tutoie entre potes, mort de rire, non je rigole, haha, je viens de le dire, trop MEGA kiffant de parler avec toi. »

Bref, prisonnier dans la « crise d’adolescence », de son inconscience et de sa légère stupidité, Zacharia Bachra (qui la faisait un peu en retard puisqu’il avait quinze ans et demi, « et plus près de seize alors tu me donnes pas d’ordres, OKAY ? Non mamannn c’est pas a toi que je parlais, promis j’te jure ») ne relevait pas les sous entendus de Nao, encore trop innocent pour y comprendre une invitation à la débauche. Et il était un peu trop bête pour ça également.
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MessageSujet: Re: (n°2) Rage et putréfaction   Dim 15 Fév 2009 - 13:37

«Moi c’est Nao…, NAO. »

Souligna-t-il en reniflant avec dédain, non mais d’où pouvait-on lui attribuer des prénoms aussi ridicules ? Du moins Mail ça passait encore, sauf si on faisait référence à certaines blagues nulles et ordinaires. D'ailleurs c'était quoi maillespaice, fesse-book kio et bébé brune? Il lui sembla que la plupart de ces mots avaient une consonances érotiques.
Il reprit une position saine, comprenant que jouer la fille de joie devant lui revenait à jouer du hard-core-métal-accoustique-électronique-expérimental à un sourd. D’ailleurs son excitation venait de retomber à cinquante pour cent, ça devait sans doute pour le commun des mortels, et pour une personne sainement construite être une bonne chose. Malheureusement ça l'agaça, ses yeux lâchèrent leur appui sur le torse plat de l'adolescent, lui rappelant des bons/mauvais/ambiguës/aaaargh souvenirs.


« Tu demanderas au Mail en question, il adore trop trop lui aussi. »

Ricanements, ah quelle belle fleur venait-il de laisser pousser dans la vie de no-life de son colocataire.
Nao laissa un passage, et revint dans la chambre à son tour, en écoutant d’une oreille les débats sympathiques de Zacharia, qui visiblement vivait un amour à sens unique avec l’humour. Le jeune blond était occupé à regarder la dérangeante personne, recroquevillée sur le lit de son futur occupant, songeant à la retirer de là d’une manière efficace et pas trop violente. C'est à dire autre que de la tirer par les pieds ou prendre par les aisselles (qui reviendrait à dévoiler sa main amochée) ou plus méchant l'arroser à coups de sceau.


« Evaaa bouge ma petite quelqu’un vient loger là-dessus. »

La principale concernée montra son museau, l’œil boudeur, lèvres pincées, une légère odeur de pêche l’enveloppait. Sans chercher à lutter plus, elle déplia lentement ses jambes et s’assit au bord du lit. Reluquant Zacharia d’un air peu amène.
Ah quelle sale gamine songea Nao, comment pouvait-on lui avoir attribué des instincts physiques (et parfois mentaux) maternelles à une petite fille qui affichait sans honte et sans gêne sa bouderie. De plus aujourd’hui encore elle était mal habillée, et dans les lois Naoesques qui rédigent selon lui le monde il ne peut y avoir que : les gens bien habillés, les gens nus. Quelle rebelle.


« Boooon amuse-toi bien mon chou, on recausera tout à l’heure je vais faire un tour aux cuisines, au fait c’est quoi ton nom ?»

Ou tout simplement aller embêter quelqu’un et le forcer à devenir le puissant ouf ami kiffant de Zacharia à sa place. Le problème c’est qu’il avait réellement faim, mais à une heure pareille il risquait de rencontrer des demoiselles ou des jeunes hommes bien sages qui prennent des petits-déjeuners à des heures normales. Ce qui serait fort agaçant pour le démon qui patientait tant bien que mal dans son abdomen.
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MessageSujet: Re: (n°2) Rage et putréfaction   Jeu 19 Fév 2009 - 15:43

Une voix criarde et adolescente perçait ses oreilles. Chouette, il n’avait encore jamais rencontré d’homme coton-tige ! La voix se tue, et elle discutait avec celle étonnamment virile de Nao : entendre son prénom dans sa bouche était vraiment un stimulent. Oui : il fallait absolument qu’il se rendorme immédiatement...ce qu’il aurait fait avec plaisir, mais la voix criarde de l’inconnu (ça ne pouvait pas être Morgan. Même Nao n’aurait pas pu le détraquer à ce point. Et Ritchie...) crevait sa couverture, et il extirpa sa main de ses draps Mario pour attraper une cigarette qu’il alluma mécaniquement. Ainsi, il se redressa, la couverture sur les cuisses, exhibant un tee-shirt délavé et gris et dissimulant (involontairement, il en était fier) un short de pyjama à canard. Ainsi, en plus de polluer l’air de la pièce, il pouvait voir le « nouveau », qui s’avérait en effet être un adolescent un brin attardé, puisque son flot de paroles lui semblait incohérent (l’était-il vraiment ou était-ce le réveil ? hm...).

« C’est le mec qui se réveille ? Trop top, attends j’vais aller lui parler, enfin après, parce que justement, il dormAIT, quoi, tu vois ce que je veux dire, c’est pas cool d’être mal réveillé tu vois. »

Le geek regardait peu enthousiasme le spectacle, puis il repéra Eva, qui elle aussi avait été tiré du sommeil, quoiqu’un peu plus directement que lui. Il lui accorda un petit sourire de solidarité, puis retomba à plat sur son matelas, la cigarette s’insinuant encore un peu plus vers sa gorge qu’il éloigna du bout des lèvres : Il y avait déjà eut un mort par étouffement, un peu d’originalité !

Insensible à ces pensées funèbres, Zacharia lança un remarquable
« Saluuuuut » guilleret à Eva, qui ne devait pas partager sa bonne humeur, il faut le dire, peu communicative, jusque à ce que le « Seigneur Et Maitre Ô Nao » lui adresse la parole, lui indiquant qu’il allait se retirer, après une ultime question auquel il répondit en souriant et en se dandinant sur ses pieds :

« Zacharia, ça s’écrit pas Z-A-C-K, mais Z-A-C-H, mais ça se prononce pareil, tu vois, c’est plus...unique, mais en fait j’sais pas si c’est une faute d’orthographe, il s’esclaffa et commenta en détachant chaque mot comme pour convaincre le blondinet de se railler à sa cause : MORT DE RIRE !..bon appétit, hein !»

Mail commençait sérieusement à penser au suicide. Alors, nous avions ;

    - Un misanthrope de la pire espèce ET grognon. Et associable.
    - Un...qu’est-ce qu’était Nao, au fait ? Un extraterrestre venant prêcher la chaire fraiche et la débauche... Nao lui était sympathique, et plus largement un ami. Et acceptait de jouer avec lui à la Game cube (mais pas après une manucure)
    - Feu Ritchie (qui était drogué alcoolique notoire et grognon, mais pas misanthrope, ça constituait un avantage mais pas devant l’Eternel, le parquet souillé en témoignait)
    - Et Z-A-C-Haria, l’ado dérangé. Ou trop normal, en plus il n’avait pas de prétexte pou lui trouver une qualité, il n’avait pas entendu son speech sur Myspace qui lui aurait valu quelques points de sympathie


D’ailleurs, il se dirigeait vers Eva et lui tendit la main avec un sourire qu’il essayait Charismatique mais qui sonnait prétentieux :


« Saluuut, j’m’appelle Zacharia je l’ai dis tout à l’heuure, tu vois, au cas ou t’aurais pas entendu parce que t’étais un peu dans le chou si tu vois ce que je veux dire, hein ! Et toi? T’as quoi a l’œil ? un truc pour pas qu’il se fatigue ? Un jour mon frère il avait ça, c’était trop drôle, on aurait dit Albator, mooort de riiire !»
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MessageSujet: Re: (n°2) Rage et putréfaction   Ven 20 Fév 2009 - 11:42

Bon il avait dû tomber sur le plus crétin des adolescents encore non contaminés par le pensionnat, au moins ça mettait un peu d’ambiance dans cette chambre de fainéantes dépressives. Sans se retourner il souffla un merci pour l’intention de bien manger qu’on lui portait, ignorant encore ce qu’il allait rapporter. Et fila vite fait dans le couloir avant que Zacharia ne cherche à lui raconter pourquoi c’était trop mort de dire ixedé pétédéaire d’avoir une faute à son prénom. Désolé Mail c’est pour mon bien.

Eva émergeait peu à peu, elle rendit un vague sourire compatissant au geek, en essayant d’identifier le poussin ambulant, piaillant un peu fort pour un matin. Alors, il la saluait, parlait de chou (peut-être végétarien), d’œil (du sien visiblement) de fatigue et d’Albator. Bon avec toutes ces informations peut-être que son esprit quelque peu embrouillé parviendrait à concocter une réponse.

« ‘Jour, je m’appelle Eva et je suis borgne, ça sonnait pas très sexy de cette manière, genre présentation meetic un peu raté, euh vous avez faim ? »

Espérons que non parce que la réserve de chips au paprika était vide et personne ne risquait de la remplir avant longtemps. Elle remarqua ensuite la main qui lui tendait, et divers choix s’offraient face à cela :
Serrer cette main, toper dedans, se relever avec, tendre la sienne en guise de salut latino-indien . Elle prit partie pour la première solution, et faufila ses doigts étiques dans les siens pour vaguement donner une poigne virile. Le soleil perçait mal les rideaux encore fermés, elle y trouva donc une bonne raison pour se lever. En se redressant la longue chemise de nuit blanche à motifs de grains de café se déplia, un peu ample pour elle, mais elle avait le côté positif de pouvoir servir de couverture quand on s’enroulait dedans.

« Vous allez …emménager…ICI ? »

Elle venait de hausser un peu le ton pour soulever le saugrenue de la chose, les volets claquèrent violemment quand elle tenta de les ouvrir, un vent frais traversa la chambre l'air de siffler : debouuut.

« Euh Mail tu devrais pas fumer aussi près de ta couette… tu vas mettre le feu à quelque chose(en plus dès le matin ça donne mauvaise haleine, et je ne crois pas à l’excuse des "longues années d’expérience"). »

Bon elle disait ça mais elle-même s’apprêtait à asperger l’air d’un désodorisant à la vanille offert par des admirateurs anonymes (ou des voisins brimés). Mais vu que l’odeur de mââââle de tabac risquait de mal se marier avec "sentoubon à la vanille", Eva se contenta d’en asperger la salle de bain qui après le passage de Nao était couverte de bué et de senteurs parfumées diverses. Au moins ça la rendait un peu active dès le matin (mais quelle heure pouvait-il bien être...)

Puis peu à peu se rendit compte que si Zacharia comptait s’installer ici ça devait pas être très sympa pour lui de se faire accueillir par la chambre-monstre, qui pouvait avoir des similitudes avec l’entrepot de Gaston Lagaffe, ainsi que par ses propriétaires et squatteurs, le drag-queen le geek et la dépressive. Encore heureux que monsieur-haine-sur-la-terre-et-désastre-aux-hommes s’était levé assez tôt pour fuir ses adorables congénères.


« Je peux vous aider ? C’est encore un peu dérangé. Vous avez pris un petit-déjeuner ? » Et ça va le rester mais bon.
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MessageSujet: Re: (n°2) Rage et putréfaction   

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(n°2) Rage et putréfaction

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