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 Elda *** Itineraire d'un misanthrope

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Elda *** Itineraire d'un misanthrope _
MessageSujet: Elda *** Itineraire d'un misanthrope   Elda *** Itineraire d'un misanthrope Icon_minitimeLun 25 Mai 2009 - 21:39


Découvrez Frou Frou!


Journal (très) simplifié de Morgan Poulenc

Janvier 2008 : Entree au Pensionnat.
Avril 2008 : Il participe à l'évènement Angoisse. Il n'en a pas été très touché.
Septembre 2009 : Dispute avec Emily au sujet de la relation de celle-ci avec Nao.
Decembre 2009 : Bal. Morgan finit complètement saôulé à la palinka, et dans un moment d'inconscience embrasse Ritchie avant de s'effondrer dans les bras de Lye qui l'amène au salon.
Janvier 2010 : Décès de Ritchie Spangen. Morgan se montre odieux avec Eva et Rikka.
Fevrier 2010 : Nao coince Morgan dans la bibliothèque avec Eva. Il lui fait des avances, Eva s'interpose, se fait balancer. Malgré ses réticences, Morgan finit par s'abandonner à Nao et à se prêter au jeu jusqu'à fumer et martyriser Eva après que Nao aie obtenu ce qu'il souhaitait.
Mars 2010 : Morgan rencontre Jessica Hydilles, s'ensuit un échange de sourds.
Avril 2010 : Morgan se fait attaquer par Shina. Il en réchappe de peu et en garde une cicatrice profonde.
Mai 2010 : Ombre de lui même. Ne parle plus beaucoup. Fume un peu. Evite Emily, cherche la compagnie de Petra.

Juin 2010 : Se réconcilie assez violemment avec Emily, ne s'en relève pas vraiment pour autant. Il rencontre Grace.
Novembre 2010 : Event Bodies and Robbers


Relations:

• Emily Johanson Strange : Amie. Ils se sont juré de ne pas s'aimer. Il l'évite depuis quelque temps à cause des évènements de février.
• Kassidy Millers : Amie. Il ne l'a plus revue depuis l'évènement.
• Owen Hellert : Indifférence un peu méprisante.
• Kurogane : Il apprécie le titiller.
• Keiko Ehi'No : Un brave garçon qui lui donne le sourire. Un peu simplet, mais très positif.
• Yuko Uzuma : Un compagnon de discussion assez intéressant. Si ce n'était pas un fantôme...
• Ritchie Spangen : Mepris et degoût envers le vivant. Regrets envers le mort.
• Zacharia Bachra et Wilhelm Weryk: Si ils ont le malheur de lui adresser la parole, il leur balance une chaise dans la tête.
• Eva Shadowsong : D'après lui, cette larve désespérante mériterait cent fois la mort. Sa proximité l'effraie pourtant plus qu'il ne le dégoûte.
• Petra Traümer : Il l'aime.
• Mail Jeevas : Vague indifférence, tant qu'il ne met pas le son trop fort
• Nao Tsukiji: Haine viscérale. Doublée de honte, de regrets et de dégout.
• Shina : Indifférence ( il n'a cependant pas été très désagréable avec elle)


Itinéraire d'un misanthrope.


Les vrais misanthropes ne se trouvent pas dans la solitude.

Tiens, je ne sais pas qui a dit cela. C'est revenu, comme ça. Peut-être est-ce dans la foule que l'on se sent le plus seul. Peut-être est-ce entouré d'amis que l'on se sent le plus haineux. Peut-être, étant donné que nous sommes entourés d'humains

Vanité. Insanité. Indignité

Là sont peut-être les mots d'ordre de l'humanité, un pacte général qu'auraient prononcé les dieux envers ces pauvres rebuts créés de leurs cendres. Cependant je ne crois en aucun dieu, et il m'est évident que si l'humanité est empêtré dans cette misère, c'est seulement et uniquement de sa faute !

N'étais-je pas censé écrire un journal, n'était-ce pas pour cette unique raison que j'ai empoigné ce cahier de brouillon dans la bibliothèque ? Cependant, peut-être que cette courte introduction que j'ai écrit sans trop y penser était nécessaire. En plus j'ai l'air stupide, avec mon stylo plume qui bave sur ces feuilles de mauvaise qualité !
Ah, le stylo bille marche mieux. Mais c'est moins joli. Test. Test. Test. Eh, j'ai le droit d'écrire ce qu'il me plait, de toutes manières il n'est pas censé y avoir de lecteurs à ce petit essai. Du moins, pas avant ma mort. Après, qu'on ose porter réclamation ! Je n'en aurai que faire. Et si quelqu'un aventure ses yeux ici, qu'il sache qu'il n'y est pas le bienvenue. Nao, retire tout de suite tes sales pattes de là. Quant a Ritchie, retourne te shooter, lire flinguerait les derniers neurones qu'il te reste. Zach, tu es le premier a savoir que je suis dangereux, en colère. Les autres, prenez en connaissance.

Ceci dit, pourquoi m'en faire? Vous connaissez déjà mon ressentiment ! Partons donc du principe qu'il y aura un jour des lecteurs. Quoiqu'ils risquent d'y foutre le feu avant d'arriver à la deuxième page.

Aussi malvenus que vous soyiez, j'entreprend donc un récit de ce qu'il s'est passé dans le pensionnat. Ecrire un journal à quelque chose d'égocentrique, quelque chose qui relève de l'adolescent boutonneux mal dans sa peau ou de la jeune fille que les hormones aveuglent. Tenir un contre rendu est tellement imbu de soi même ! Cependant je cède à une certaine tension. Vous savez que je déteste mes semblables? (si non, voilà c'est fait, vous êtes prévenus) Cependant, vous ignorez peut-être que l'une de mes seules ambitions et d'essayer d'ouvrir les yeux de ce genre si imparfait... Nous décelons un potentiel, et seule une prise de conscience pourrait faire avancer l'être humain vers un mieux. Ici, je consignerai donc les rapports les plus marquants que j'entretiens avec les autres, sous la forme si conventionnelle et égocentrique d'un journal. Tiens, comme c'est un journal, je vais ajouter la date avec une jolie écriture

18 juillet 2009

Eh bien, je suis ici depuis un petit bout de temps déjà, en vérité. Il y a beaucoup de choses à relater, beaucoup de choses, dont je ne me souviens pas forcément très bien.

Premièrement, mon entrée ici. Ah, ce fut mémorable... La première impresson que je me fis d'Emily Johanson n'était pourtant pas des meilleures. Laissez moi vous expliquer un peu de quoi il retournait. Attendez, je remets la date , même si elle n'est pas actuelle... En sous titre, comme ca, voilà:

10 janvier 2008

Je me promenais, c'était encore l'époque où dehors, libéré de ce pensionnat, je voguais à d'innocentes préoccupations, comme le baccalauréat. Dire que je ne l'ai pas eu avant d'entrer... C'est assez frustrant, moi qui avais tant travaillé ! Bref, je me rapelle même avoir songé à cette idiote de Kim qui essayait de se faire pardonner en tournant autour de moi et en me remettant les devoirs les jours où je préfèrait m'abstenir d'aller en cours. Je la soupçonne même d'avoir pris la même filière que moi, juste pour continuer à me coller. Bref (on dirait que je me prend au jeu de l'ado boutonneux, pitié non !... quoique, tant qu'à faire, allons-y franco, youhou c'est la fête !) j'écoutai une discussion entre deux etranges protagonistes en ombre chinoise sur une fenêtre. Je ne pus jamais identifier ces silhoutte. En tous cas, l'une dit clairement à l'autre que toute personne entrée en ce bâtiment n'en ressortirait jamais. Un instant plus tard, elles avaient toutes deux disparues Je réflechis deux minutes, des pensées sans intérêt sur le sens de la vie que j'avais eu jusqu'à présent et une sorte d'envie de fuite du présent, de l'Autre, de Kim, s'installa en moi. Sans réflechir d'avantage, j'entrai et me retrouvai coincé. Bienvenue en Enfer, Morgan. La rencontre avec Emily s'effectua non sans heurt. En vérité, la première impression que j'eus d'elle fut comme euh... "BERK". Oui, cette onomatopée stupide suffirait à résumer ma pensée. Ou plus précisément... Je remarquai en premier lieu ses cheveux TEINTS en rouge pétant (que c'est laid ! Je continue toujours à essayer de lui faire arrêter ça, mais elle ne semble pas très convaincue ). La seconde chose : ses yeux. Cependant, je ne pus pas remarquer le défaut de ses lentilles. L'échange fut des plus froids, presque iréel. Peut–être s'attendait-elle que je crie au secours, mais j'acceptai tout cela, ne me rendant en fait pas compte de l'horrible vérité. Par contre, je refusai de croire à un pouvoir. C'est alors qu'elle mit sa main sur mon front, et je compris, un peu trop tard, qu'il ne valait mieux pas faire l'expérience des pouvoirs des autres. Elle lut mes souvenirs, je lus les siens, en une fraction de seconde je pouvais tout dire d'elle... Elle pouvait tout dire de moi. Cela m'a tout d'abord interessé, de savoir... ce qu'elle était. Si finalement, en elle, elle pouvait être supérieure aux humains. Mais me rendant compte qu'elle savait également tout de mon ignominie, j'ai coupé court au moment où elle voulut m'accompagner à la salle Yume. ( Cette salle, je la découvrirai plus tard. Finalement, peut-être aurai-je dû la suivre... ).

23 janvier 5 fevrier 9 fevrier 2008

J'ai passé ces semaines sans parler à qui que ce soit. De toutes manières, personne ne faisait attention à moi, tant je me faisais discret. J'ai beaucoup été à la bibliothèque. J'ai croisé une étrange fille avec un bandage à l'œil aussi. Je ne lui ai pas parlé, et je ne sais pas si elle m'a remarqué. Elle rangeait des livres.

J'ai rencontré une fille.
Elle venait d'arriver.
Son père la poursuivait.
Il voulait la tuer.
C'était son anniversaire.
Elle aussi, elle a lu une partie de mon passé.
Je ne sais rien d'autre, sur elle. A part son nom.
Kassie... Que dis-je, elle s'apellait Kassidy. Kassidy Millers. Mais mes lèvres ne se rapellent que du surnom qu'elle murmurait, tremblante, dans cette nuit du 9 février.

23 avril 2008

J'avais trouvé une chambre où poser mes affaires. Je n'ai toujours pas compris comment j'ai fait ensuite, mais la salle Yume nous a enveloppés. Tous. Dans un filet mortel dont le réalisme n'avait d'égal que la cruauté. En effet, une fois dans la salle Yume, nous avions l'impression d'être dans la forêt. Qui ça, nous? Eh bien, il y avait Emily, Kassiedy, la fille au bandeau, d'autres gens à qui j'avais un peu parlé par ci par là sans vraiment y faire attention. Ce qui m'a prouvé que les I étaient des humains comme les autres, au fond, c'était toute cette mascarade. Nous devions nous tuer les uns les autres, virtuellement bien sur, puisque nous dormions tous dans la salle Yume. Mais nous étions à ce moment persuadés que pendant une humide soirée dans la foret nous allions mourir. Un par un, jusqu'à ce qu'il n'en reste plus que trois. Les I sont humains. Ont forcément été humains. Il n'y a que les humains pour faire ça. Les pires horreurs, ne fut-ce pas les homme qui ont commis toutes les pires atrocités de l'histoire de la Terre ? Qu'ils soient spectres ou murmures fantômatiques... Pour avoir des idées aussi stupide, il faut bien qu'ils soient humains. Ils ont donc, comme tout humain, des failles. C'est bon à savoir.

Bref, un fantôme que j'appris à connaître par la suite énonça les quelques règles. Chacun de nous reçut un morceau de miroir, qu'il fallait regrouper. Or, chaque morceau de miroir ne devenait visible aux autres qu'une fois le porteur mort. J'invitai Kassidy à me suivre et nous nous réfugiâmes au temple. Kassidy me dit qu'elle était incapable de tuer. A vrai dire, moi non plus, ne serait-ce que par les raisons éthiques inhérentes à ma manière de penser. Un homme nous a rejoint. Je ne le remarquai pas tout de suite, mais c'était l'élu du cœur de miss hémoglobine, Owen Hellert. Celui-ci est un homme assez méprisant, mais le peu d'échange que j'ai eu avec lui m'ont fait entrevoir quelqu'un d'intelligent. Cependant, l'humeur n'était pas à la connaissance réciproque des pensionnaires. Après un court échange d'ordre pratique entre les trois protagonistes de cette scène ridicule que nous étions, un autre garçon a voulu se réfugier avec nous, en pretextant vouloir se suicider si nous survivions tous. Peut-être par saute d'humeur nerveuse de ma part, je l'ai méchamment éconduit et il s'est vite enfui en sanglotant. Alors que je reconnus en l'autre homme ce que l'on pourrait apeller «petit ami» d'Emily Johanson Strange, l'intéressée arriva et s'ensuivit une dispute conjugale où je pus juger qu'Owen semblait, bien qu'intelligent, d'un manque de discernement assez flagrant. Je ne préférai pas m'immiscer dans leurs affaires et me retirai après avoir vu avec exaspération qu'ils en venaient aux mains. Si ils avaient si envie de s'entretuer comme les propriétaires le souhaitaient, c'était leur affaire. Pour mieux décrire mes sentiments envers eux, on pourrait le traduire par une certaine décéption, vis à vis de ces personnes au potentiel plutôt brillant. Je maintins tout de même le certain intérêt que provoquait la nature d'Emily, même si il perdit un peu de sa force au long de cet accroc.

Je partis donc près des marches du temple, ou somnolait Kassidy qui semblait également assez fatiguée de leurs disputes, à moins que ce ne soit la fatigue physique qui l'aie rongée? En fait, je n'ai pas eu de réponse plus tard, pour la simple raison que je ne l'ai plus revue. Tout s'est enchaîné plutôt rapidement... Et je ne me souviens pas bien. Quoique, si, je me souviens... un peu trop bien. Owen était en train de jurer son amour à une Emily qui s'enfuyait lorsque la bête vint. Ah, j'ai oublié d'en parler.. La bete, c'est le sorte d'ignoble monstre que les I ont lâché dans le parc, pour achever ceux qui ne couraient pas assez vite, pour massacrer ceux qui refusaient le jeu. Visiblement, nous faisions partie des deux catégories, Kassidy et moi. La bête attaqua la plus faible d'entre nous, celle qui dormait. Je n'ai pu la sauver, la tirer à temps, bien que cela fut mon intention. Et je fus trop faible d'esprit pour me mettre à courir. Horrifié par la vue du sang, je crois que je fus paralysé une seconde de trop. Le monstre fondit sur moi, et je ne préfère pas essayer de me souvenir de la suite. Pour moi, c'était Game Over.

Les trois gagnants à ce jeu stupide furent Emily, Owen et une certaine Mikan.

Nous nous reveillâmes tous dans la salle Yume... Le cauchemar était terminé. En vérité, cela ne m'a pas profondément traumatisé. Peut-être parce que je n'ai pas été réduit à faire un choix : tuer ou être tué, je n'ai pas connu. Mais si je regarde Keiko Ehi'No ( un adorable simplet embarqué de force dans ce jeu aussi ) ou Helen Machiaviel ( une jeune fille un peu banale mais qui ne cause pas d'histoires et peut être de bonne compagnie ), je me dis que j'ai peut-être échappé au pire. Ces personnes d'apparence normale, voire naïve, ont tous les deux tué. Qu'en aurait-il été de moi? Bien sûr, sur le coup, il est très facile de dire que je n'aurais rien fait de tout cela. Mais en vérité, qu'en aurait-il été ?

De cet évènement, je n'ai gardé qu'une amertume liée à la disparition pure et simple de Kassidy. Même dans la salle Yume, je ne l'ai pas aperçue... Et si elle, elle était vraiment morte ? Et si j'avais pu la sauver, si je n'avais pas été si stupide ?...


Dernière édition par Morgan Poulenc le Mar 15 Déc 2009 - 7:26, édité 6 fois
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Elda *** Itineraire d'un misanthrope _
MessageSujet: Re: Elda *** Itineraire d'un misanthrope   Elda *** Itineraire d'un misanthrope Icon_minitimeLun 25 Mai 2009 - 21:40

18 juillet 2009

On en revient à aujourd'hui. Peu de choses ont changé, à vrai dire. Mes journées habituelles dans le Pensionnat pourraient être résumées à cela :

• Lever vers 6 heures, voire avant pour échapper à Nao et Ritchie. ( je vous parlerai d'eux un peu plus tard. )
• « Footing » une petite demie heure dans le parc afin de ne pas s'encroûter, c'est souvent à ce moment que je discute avec Yuko Uzuma.
• Petit-déjeuner seul (en même temps à cette heure beaucoup des pensionnaires dorment) et si il y a quelqu'un je migre en général vers une autre salle avec les denrées nécessaires.
• Bibliothèque. En général, il y a peu de gens là-bas. A croire que les livres, ça fait fuir... Je croise de temps à autre Eva Shadowsong, Keiko Ehi'No ou quelques visiteurs occasionnels et échange quelques mots.
• Déjeuner que je prend souvent dehors, sur une petite terasse.
• Promenade, c'est souvent le lieu de la plupart de mes cogitations sur les I, et sur le moyen de sortir d'ici. Je me renseigne à la bibliothèque le matin, et je marche un peu pour refléchir aux infos ou aux indices potentiels. C'est aussi à ces moments que je me dispute avec cette brute sans crevelle qui s'entraîne dans le parc, Kurogane. Enfin sans cervelle, il n'en a pas l'air, mais a une ceraine répartie.
• Dîner, puis quelques étirements dans le parc, une fois de plus pour ne pas m'encroûter ici, coucher entre 20 et 22 heures ( enfin, ça dépend du vacarme que font mes colocataires )

Avec tout cela, disons que je ne rencontre pas des masses de gens.

Cependant, j'ai pu me rapprocher un peu d'Emily Johanson Strange. Disons même qu'elle est devenue une amie pour moi, outre le fait qu'elle m'interesse vis à vis de sa nature, sa conversation n'est pas dénué d'une certaine intelligence et d'une sensibilité particulière qui font que malgré nos opinions souvent divergentes, j'apprécie sa compagnie. Elle a rompu avec son petit ami, finalement. Et par peur de replonger dans sa tristesse, elle m'a fait promettre que je ne tomberais pas amoureux d'elle, et vice-versa. Je ne sais pas pourquoi, mais ces derniers temps, elle semble éviter mon regard. Comme si elle avait honte de quelque chose... Peut-être a-t-elle encore tué un ours, alors qu'elle s'était promis d'arrêter. Elle me le dira, si il y a vraiment quelque chose qui ne va pas.

6 septembre 2009

Alfie Tolo. Etrange, cette jeune fille. On peut venir du futur, en allant au pensionnat. Et du plus fantasmagorique. C'est du moins ce dont j'ai toutes les raisons de croire, après l'avoir rencontrée.

20 septembre 2009

Emily et moi nous sommes disputés. Je n'ai pas le cœur de le raconter maintenant.

22 septembre 2009

C'était peut-être de ma faute, en fait. Je n'aurais jamais dû réagir comme ça. Je crois qu'elle a été d'autant plus blessée que c'était de ma part. Je m'excuserai plus encore tout à l'heure, quand je la verrai.

23 septembre 2009

Nao, je vais le tuer. J'ai envie de le tuer chaque fois que je le croise. Lui et ses manières, lui et ses minauderies, lui et tout ce qu'il représente. Moins je le vois, mieux je me porte, surtout maintenant que je sais.

26 septembre 2009

Pour être plus clair, ce jour du 20 septembre, j'ai pleuré sur son épaule. Elle jouait au piano, et j'ai pleuré. Pourquoi, je ne sais pas. Je crois que c'est... La deuxième fois que je pleure, depuis que je suis arrivé au pensionnat. La première, c'était avec Kassidy. Je déteste pleurer. C'est si bassement humain... Mais je crois que j'en avais besoin. Elle même s'est mise à pleurer aussi. Elle m'a avoué qu'entre Nao et elle... Enfin, au début, elle l'a dit de telle manière que j'ai compris que Nao l'avait violée. Je me suis un peu emporté contre lui, et nous nous sommes consolés mutuellement, bêtement... Nous nous sommes donné des surnoms stupides au travers de nos larmes pour nous faire sourire. Je me suis eclipsé pour sécher mes dernières larmes, lui apportant une boisson. Et c'est là qu'elle m'a avoué que Nao, il ne l'avait pas tant forcée que cela. Là, j'ai craqué. Je l'ai insultée, j'ai cruellement tourné le couteau dans la plaie, sans me soucier d'elle, et ai claqué la porte, convaincu que jamais plus je ne lui parlerait. Pour expliquer mon comportement, disons que je méprise absolument tout amour charnel. Que ce soit les baisers ou l'étreinte finale. Ce n'est pas pour rien que j'ai brisé tout lien avec ma petite amie Kim. Elle a voulu trop s'approcher, trop se rapprocher, et je mis un terme à notre relation. Et il aurait dû en être de même pour Emily, même si je n'étais pas impliqué directement ( Je m'en garderais bien, on ne me prendra pas à commettre pareil forfait. ), mais elle m'a suivie dans les escaliers et trop écorché, trop abîmé par le pensionnat, je hurlai, peut-être pour la première fois de ma vie, contre quelqu'un. Elle m'empêchait de m'enfuir, de m'enfermer une dernière fois dans ma solitude... Et je l'ai pardonnée. Et j'aimerais qu'elle me pardonne, me pardonne d'être si borné.

3 octobre 2009

Je pense que je vais clarifier mes relations avec mes colocataires ici. Déjà, j'ai dis plus haut avoir trouvé une chambre, mais après le jeu organisé par les I, ceux-ci ont mis en place un système de chambre par quatre. Je me retrouvai donc avec Mail Jeevas, Ritchie Spangen et Nao Tsukiji. J'ai plus tard compris que c'était la pire combinaison de personnages à mettre dans ma chambre. La pire.

Quoique, non, peut-être pas la pire. Si on avait enlevé Mail Jeevas pour mettre un autre Nao, un autre Ritchie, là cela aurait été le cauchemar. Mais Mail n'est pas personne à être trop embêtante. Il symbolise bien sûr la société de consommation à son degré le plus morbide, que ce soit dans les kilogrammes de chips et de pizza qu'il agrémente de boisson à la noix de kola. Mais heureusement pour moi, il est calme. Calme. Il est même assez aimable, lorsqu'il remarque ma présence, il peut même marmonner un « Bonjour », tout porte à croire qu'il possède un langage à peu près similaire au notre et que nos civilisations peuvent cohabiter. Hormis ses gestes déjantés et le son un peu trop fort de ses jeux stupides dont je ne comprend et ne veut en general pas comprendre le fonctionnement et le but... Ça va. Il est ... supportable. La cohabitation avec cette espèce de mollusque décerebré m'est douce, comparée à celle des autres.

Parlons de la dégénération à l'état pur par exemple (aka Ritchie Spangen). Je l'ai vu après l'évènement, je me suis dis... Oh, pourquoi pas? Il avait un look de pseudo-rocker gothique, mais je me disais que la crise d'adolescence, cela se passait bien un jour, et que tout vient à point qui sait attendre, peut-être pourrait-il devenir quelque chose de normal ( je devais être optimiste ce jour là. Ou avoir mis un peu trop de sucre dans mon café. Je déteste le sucre.). Bref, je déchantai très vite en remarquant la lente dégénérescence de Ritchie Spangen dans la cigarette, l'alcool et la drogue. Je le critiquai vivement, il n'avait que faire de mes reproches. Je lui interdis de fumer dans la chambre, il fuma d'autant plus, je jetai ses bouteilles par la fenêtre, il répliquait en réservant le même sort à mes livres. J'abdiquai, et c'est notamment à cause de sa fumée que je me mis à éviter la chambre et mettais une écharpe contre mon visage lorsque je voulais y entrer. Quoi, le tabagisme, il ne connait pas ? Et moi à qui la fumée donne la nausée... Mais le pire, l'apocalypse, la fin du monde...

Nao Tsukiji. Dès le début, il m'a été le plus désagréable des pensionnaires. Cette blondasse est censée être un homme mais se comporte comme une limace prostituée. Il rampe, il se trémousse, il bave devant les filles qu'il croise... Si on pouvait violer des yeux, plus aucune femme ne serait florée dans son entourage. Cependant, malgré une beauté que je lui reconnais, ternie par ses maquillages honteux ( même si on m'a dit qu'il n'en avait pas...) et son mauvais goût vestimentaire, il n'a aucun succès. La seule à lui être tombée dans les bras à ma connaissance est Emily, mais ce fut visiblement au terme d'un long jeu du chat et de la souris. Cela devrait m'être égal qu'il soit aussi brimé par la gent féminine, je devrais m'en moquer, même... Si seulement il ne passait pas ses fantasmes sur moi, cette enflure purulente ! Je ne sais pas ce que j'ai, mais il ne cesse d'essayer de me prendre dans ses bras ( instinct maternel, mon oeil... ), de me faire ses avances plus indécentes les unes que les autres.. Je me demande comment Emily a fait pour tomber dans son jeu, il faut quand même être sacrément stupide ou avoir un de ces mauvais goûts.... (désolé Emily). Et ses minauderies, son encrassement dans la lie de l'humanité... Il incarne, couplé à Ritchie et Mail, totu ce que j'insupporte. Je commence à croire que les I ont une dent contre moi.

Bref tout cela pour dire que j'ai honteusement conclu un accord avec Nao, aujourd'hui...

Un bal est pour bientôt, Emily veut m'y emmener de force (je déteste les fêtes)... Et tant qu'a faire, j'aimerais qu'elle s'y amuse, et qu'elle oublie un peu la tristesse dans laquelle elle s'est enfermée ces derniers temps... Surtout vis à vis de Nao. J'ai donc demandé à celui-ci d'être sage, toute la soirée, en échange de quoi il pourrait me donner un gage. Je n'ai pas tant à m'effrayer. Connaissant Nao, il ne pourra s'empêcher de commettre une petite fantaisie que je pourrai condamner pour annuler son gain. Dans le cas contraire....

...

Il n'y a pas de cas contraire, de toutes façons.


25 décembre 2009

Le bal était en fait je n'ai pas envie d'écrire.

26 décembre

Je suis enfin un peu plus éveillé que ces deux derniers jours. Je ne sais pas trop ce qu'il s'est passé, mais j'ai eu mal à la tête toute la journée d'hier...

29 décembre

Inventaire précis de ce dont je me rapelle:
Emily et moi sommes arrivés au bal.
Une jeune fille aux cheveux roses a critiqué nos vêtements.
Je me suis changé (pourquoi j'ai fait ça?)
... Je me suis as J'ai pris la défense de celle qui m'avait critiqué car elle se faisait humilier publiquement.
J'ai dansé avec elle (... Je crois que je n'ose pas essayer de me souvenir comment ce fut. Moi qui ne connais que quelques danses de salon que m'a frugalement appris Kim, danser sur du Abba... )
J'ai voulu revoir Emily, mais elle boudait alors que je voulus tenter une quelconque danse avec elle, et dès que Nao l'apella, elle se dirigea vers lui, me laissant planté là. Tous mes efforts auraient été réduits à néant par ce simple geste de sa part, et je ne pus l'en dissuader, elle était déjà partie.
La la la la. Je me rapelle, de cette mélodie entêtante. Je ne connais pas son nom, ce n'est pas vraiment ce que je préfère. Je me souviens de la chaise sur laquelle j'étais assis... Je me souviens que j'ai pleuré. Je crois que je me détestais. Encore plus que d'habitude.
La jeune fille aux cheveux roses est venue me voir. Me consoler, peut-être. Je ne sais plus.

Je ne me souviens pas de grand chose d'autre.

Cheveux roses. Tournoiement. Les lumieres, la musique, les cheveux noirs, le salon... Je ne sais plus.

Je crois que je ne veux pas savoir.

Mais j'ai fait la connaissance de Lye, ces derniers jours. Elle est très gentille. Je regrette un peu mon geste vis à vis d'elle, à la soirée. (c'est elle contre qui j'ai combattu verbalement, étant dans le camp de Pinkhair.

Ahah. J'ai gagné le pari, contre Nao.

Il faut que je trouve un gage.


18 janvier 2010

Ritchie Spangen est mort.
Je me suis disputé avec Rikka Boyd (une sorte de chiffon qui suivait Ritchie partout) et Eva Shadowsong. Je commence à ne plus supporter celle-ci.
Qu'elle meure, elle aussi, ça nous fera des vacances.
Elle a embrassé Ritchie, quand même...
Et c'est une victime. Une faible.
Je crois avoir dépassé les bornes, aussi... Mais c'est vraiment un poids de moins à ma vie quotidienne.


Désolé.


17 février

J'ai envie de vomir.

18 février

Elle va me tuer. Emily va me tuer.
Et l'autre imbécile a emménagé à la place de Ritchie.
Zacharia Bachra...
...

25 février

J'ai revu la fille aux cheveux roses. Elle s'apelle Petra, Petra Traümer. Elle m'a fait rire. Elle ne parle pas très bien. Mais je me suis senti bien. Dans la cave à vin, elle a bu à la bouteille. J'ai fumé.

28 février

Je ne peux quand même pas affronter Emily maintenant... Enfin.. je devrais peut-être lui parler.

1 mars

Pourquoi ? Pourquoi moi ?

3

Il f je dev pour

15 mars

Owen a vraiment des goûts douteux en manière de femmes. Celle qu'il s'est trouvé respire l'imbécilité.

17 mars

Moi aussi, en fait.

19 mars

Je n'en peux plus, il faut vraiment
Je sais pas en fait. Je suis vraiment stupide.

23 mars

Pourquoi ecris-je encore? Je ne dis rien d'intéressant. Je deviens vraiment arriéré, à croire que mon seul ami est mon pauvre carnet.
Emily, je ne lui ai pas sérieusement reparlé depuis...enfin.


28 mars



16 avril

Rencontré Shina. Elle m'a attaqué, je ne sais pas pourquoi. Je m'en suis sorti, mais j'ai une grosse cicatrice sur le cou. Si Emily... Mais Emily, je ne la vois plus.

18 avril

Que pourrais-je lui dire !


20 avril

Mail commence peut-être à comprendre que quelqu'un lui fauche ses cigarettes. Je devrais me calmer... Mais c'est tout ce qui m'apaise

23

Nao, je

27 avril

... Pourquoi.
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Elda *** Itineraire d'un misanthrope

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