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 C'était le temps des fleurs ~ [Pv]

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MessageSujet: C'était le temps des fleurs ~ [Pv]   Lun 31 Aoû 2009 - 14:57


C'était le temps des fleurs, on ignorait la peur
Les lendemains avaient un goût de miel
Ton bras prenait mon bras, ta voix suivait ma voix
On était jeunes et on croyait au ciel


    Ce jour-là, il faisait beau et les oiseaux chantaient. Ce furent d'ailleurs ces derniers qui réveillèrent Kyoko, en plein rêve de barbares level 57 qui l'attaquaient sauvagement. Son regard se mit à errer brumeusement dans le parc qu'elle voyait à travers la fenêtre. Elle s'était assoupie dans sa chambre, apparemment ? Elle réfléchit un peu, et se souvint qu’elle avait atterri là après avoir défoncé plusieurs fois Chiara qui avait pour une fois daigné jouer avec elle à Guilty Gear (quelle erreur). D’ailleurs, les manettes à leurs pieds et la mine agacée de Chiara encore endormie en témoignaient. Bah, peu importait. Elle s’étira en silence, veillant à ne pas réveiller sa chère acolyte.

    Le vert encore éclatant de la plaine la fit sourire, et c'est ainsi que Kyoko décida de s'en aller se promener dans l'herbe seule, ou plutôt avec Bambi, la nouvelle peluche qu'on lui avait offert et qu'elle avait gardé sous le bras. En ce moment, sa chambre se remplissait de peluche, et elle ne le savait pas vraiment pourquoi... Si au départ, c'était elle qui aimait la décorait avec des effigies de Pikachu et autres adorable bestiole de jeux vidéo, la rumeur comme quoi elle adorait toutes les peluches semblait s'être propagée. Enfin, c'était mignon, et ça parait la chambre de milles et une couleurs, alors pourquoi pas ?

    Elle bondit sur ses pattes, et se mit à trottiner dans les couloirs. Tralala ! Balançant ses bras comme une petite gamine, elle faisait tournoyer son si cher sac en bandoulière autour d'elle. Ce jour-là, elle était vêtue d'une simple robe blanche : simple mais efficace, elle mettait en valeur sa peau qui venait de prendre un joli teint plus hâlé avec l'été qui passait.

    Lorsqu'elle sortit dehors, elle ne put s'empêcher de sourire. C'était si étrange ! Avec un temps aussi radieux, elle avait l'impression que cette journée allait être merveilleuse. Certaines personnes disaient que la météo jouait sur le moral, et c'était manifestement le cas avec la jeune fille. Arrivée au milieu du parc, sentant la brise fraiche sur ses bras nus et la chaleur apaisante du soleil dans son dos, elle retira ses sandales dorées et se laissa tomber dans la verdure, allongeant ses fines jambes. Mmh... Pour dormir, ici, c'était bien mieux que le salon si enfermé. Il lui sembla que cela faisait une éternité qu’elle n’avait pas mis les pieds dehors, ce qui était plutôt étrange pour un été aussi généreux. Ses yeux s'attardèrent d'abord à chercher des formes dans les nuages tandis que le bruissement des feuilles d'arbres venant de la forêt berçait ses oreilles. Tiens, un cornet de glace là ! Et il y avait une tête de lapin juste à côté…
    A ses côtés, quelqu’un semblait venir, mais elle n’y fit pas attention. Oh, et là c’était un poisson…
    Lentement, ses yeux se refermèrent dans un demi-sommeil paisible. Maintenant, il n’y avait plus ni cornet glacé, ni lapin, ni poisson, mais juste le noir.

    Et la figure d’un garçon moqueur aux cheveux sombres.



    Elle ouvrit immédiatement les yeux, mais avait déjà oublié la raison de la contrariété qui l’avait prise tout à coup. Ce n’est pas vraiment facile – ni même possible – de rester fâché quand on a un ciel d’un bleu azur aussi clair… et puis aussi quand un visage de joli garçon se trouve penché au-dessus de nous.


_______

Je remercie Yuko, Elda et Periple de m'avoir aidé à commencer mon topic (8D) en me fournissant les phrases suivantes :
"Kyoko était seule" (Yuko)
"Il faisaait beau et les oiseaux chantaient" (Elda)
"Kyoko rêvait de barbares level 57 qui l'attaquaient sauvagement" (Elda)
"Kyoko décida de s'en aller se promener avec Bambi" (Periple)
Cool
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MessageSujet: Re: C'était le temps des fleurs ~ [Pv]   Lun 31 Aoû 2009 - 19:11

Ce jour là, il faisait beau, et les oiseaux chantaient. De même, Sven se sentait d'humeur fort guillerette, suivant les conseils du temps qui l'environnait. Il se surprit même à chantonner alors qu'il se coiffait, apprêtant ses cheveux blonds à affronter cette journée de plus. Une mélodie trainait sur ses lèvres, sans qu'il ne puisse y mettre des paroles, c'est pourquoi il ne déclamait que des lalala enjoués, ses gestes se chorégraphiant presque théatralement pour accompagner le rythme qu'il chantait. Et lorsqu'il fut interrompu par un malotru qui lui cria ce qui ressemblait au retentissant « Ta gueule tapette ! » dont il avait l'habitude, il ne répondit pas cette fois par une phrase aussi philosophique que « Ouais, c'est bon, je fais ce que je veux » mais par un rire sonore qui se perdit dans la chambre à la porte entrouverte. Il laissa tomber sa brosse dans l'evier avec insouciance et finit pas pincer une mèche qui dépassait un peu trop de sa mèche avec une des barettes que les Kyochi avaient prêté à Wilhelm, particulièrement kitsch et dont il s'était maintes fois moqué lorsque c'était le nabot qui la portait. A présent que Will lui prêtait quelques affaires de temps en temps...

Ce fut donc la tête vide de tout nuage qu'il sortit de la salle de bain. Wilhelm n'était pas là. Avisant la fenêtre, il s'en approcha, attiré par tant de luminosité de si bon matin - enfin, il était treize heures, mais chacun a son horloge interne. Lorsqu'il ouvrit la vitre, une fraiche brise s'engouffra dans la chambre. Le blondinet sourit, se laissant bercer par le beau temps qui ne fit qu'accentuer, ou aggraver, cette bonne humeur presque maladive. Sentant qu'il ne pourrait supporter d'être enfermé dans cet état, il descendit les escaliers, vêtu d'une légère chemise blanche et d'un jean mettant en valeur ses longues jambes galbées, cherchant du regard une quelconque connaissance avec qui partager son euphorie, mais il ne rencontra personne, ni Wilhelm, ni Petra, ni même Garry qui errait pourtant assez habituellement par ici, ni, heureusement, Fay qui aurait tout gâché. Après avoir erré a droite et à gauche, se sentant cruellement inactif et désœuvré, ne trouvant pas les mains qu'il pourrait tenir entre les siennes et avec qui il aurait partagé sa bonne humeur, il se résolut avec fatalisme à aller manger. Il passa au Glossy Gloomy Lovyou où il prit un paquet de viennoiseries pour lui et pour une éventuelle autre personne et voulut s'installer dans la cuisine pour les déguster. Néanmoins, le caractère assez renfermé de la pièce porta très vite sur ses nerfs et il se résolut à sortir et à affronter enfin le paysage verdoyant surplombé par un ciel piqueté de nuages inoffensifs qu'il avait vu par la fenêtre de sa chambre. Tout ce tableau semblait avoir été colorié au stabilo tant le soleil qui l'inondait le rendait fluorescent et tant il ressemblait aux paysages bucoliques que les enfants dessinent, avec de jolies fleurs, une jolie maison, une pelouse bien verte et toute une famille souriant sur le palier. Il ne manquait plus que la jolie famille. Wilhelm vaquant à ses occupations autre part... Sven se rapella soudain qu'ils avaient longuement discuté dans le grenier avant que le brun ne tombe de fatigue, ce qui avait conduit le nordique à l'abandonner avec une couverture et une lampe torche tandis qu'il retrouvait ses draps douillets, incapable de dormir sur une surface aussi dure que celle du grenier. Le pauvre garçon devait toujours dormir, d'ailleurs, à cette heure. Il hésita un instant à le rejoindre pour le réveiller, mais il avait carrément la flemme d'aller au deuxième étage secouer cet ahuri. Le paquet de croissants toujours entre ses mains, il allait se résoudre à aller courir lorsqu'une forme familière allongée dans l'herbe à quelques dizaines de mètres de lui attira son attention. Il s'approcha avec un sourire grandissant au fur et à mesure qu'il était sûr de son identité.

Kyoko était sans son acolyte, pour une fois. Et elle semblait bien paisible, par rapport à l'habituelle. Dans sa petite robe blanche, allongée dans l'herbe avec insousciance, elle avait les yeux fermés, calme. Tout la séparait de ses actes habituels, souvent fort agités. Sven se pencha sur elle, un sourire aux lèvres. Dormait-elle ? Il fit attention à ne pas froisser le papier qui entourait les gourmandises préparées par la princesse nippone affectée aux cuisines du petit café afin de réduire l'émission de bruits au possible. Elle était adorable, comme ça, et cette sorte de candeur qui ferait vomir les habitants les plus désagréables de la maison le renforça dans l'impression positive qu'il avait de la journée. Kyoko fronça néanmoins les sourcils, comme en proie à une conrariété onirique, pour ouvrir les paupières, son visage presque en face du sien. Il lui adressa un des charmants sourires qu'il savait faire, néanmoins teinté de l'inquiètude de l'avoir réveillée. Il porta une main à sa bouche, étouffant un gloussement inexplicable.

« Je t'ai réveillée ? »

Le blondinet se laissa tomber aux côtés de l'accro à la game-boy, ne s'allongeant pas entièrement de peur de tâcher sa chemise d'un malencontreux vert stabilo. Il se rendit compte qu'il avait toujours le paquet de viennoiseries entre ses mains. Bon, et bien puisque Wilhelm jouait les tire au flanc dans le grenier, il n'avait qu'à partager son petit déjeuner avec son amie

« Tu veux un croissant ? Ils sont encore tièdes, Toya venait de les sortir du four ! »

Certes, ce n'était pas vraiment l'heure pour proposer de tels mets, mais il la connaissait assez bien pour deviner qu'elle ne s'était pas levée il y a si longtemps que cela, d'autant plus que lorsqu'il était descendu du grenier à une heure plus que tardive, il avait entrevu de la lumière émaner de leur chambre. Mais c'était le temps de l'adolescence, le temps des fleurs, ils n'avaient pas à craindre les lendemains, ils auraient forcément le goût sucré du miel et l'odeur chaleureuse des croissants !


Dernière édition par Sven Erikson le Lun 19 Oct 2009 - 21:56, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: C'était le temps des fleurs ~ [Pv]   Lun 31 Aoû 2009 - 21:06


    Voilà, elle s'endormait et il fallait qu'on la réveille tout de suite. Dans une autre situation, la brunette aurait été de mauvaise humeur et aurait sans doute incendié le responsable, ou du moins lui aurait jeté des regards noirs et des paroles sèches, mais en une si belle journée, et par un blond siii mignon ? Ça changeait tout, évidemment !

      « Je t'ai réveillée ? lui demanda-t-il, hilare.
      - Oh, salut ! »

    Elle lui sourit franchement, et se redressa pour lui faire la bise. On ne perdait pas les bonnes habitudes de people. Ah mince ! Elle n’était pas décoiffée, quand même ? Elle se lissa un peu les cheveux vite-fait, vérifiant qu’elle n’avait pas d’épis ou autres mèches ridicules. Il en profita pour s’étendre un peu aussi, tandis qu’elle choisit de rester assise, les jambes rabattues sur le côté, pour le regarder avec affection. C’était bien, un peu de compagnie ! Elle s’entendait avec beaucoup de monde dans le pensionnat, mais il fallait dire qu’elle n’avait que très peu d’occasion de se retrouver seule avec une de ces personnes. Bien sûr, puisque la plupart du temps, elle se retrouvait collée à Chiara – ce qui n’était pas déplaisant étant donné qu’elles s’entendaient comme larrons en foire, mais elle se rendait maintenant compte que cela les coupaient un peu du reste des gens, non ? Tout le monde les connaissait sous le nom des KyoChi’s, comme si elles constituaient à elles deux une seule et même entité.

    Soudain, une odeur alléchante parvint à ses narines. Mmh ? L’odeur des viennoiseries… Elle se rappela qu’elle venait de se lever et qu’elle n’avait même pas mangé. Un vide désagréable menaçait de gronder dans son ventre, et un gargouillement juste à côté d’un mec aussi sexy, non merci ! Elle réalisa alors que c’était Sven qui avait ramené un petit sachet, sans doute contenant son (petit ?) déjeuner. Apparemment, il lu dans ses pensées puisque c’est à ce moment qu’il lança :


      « Tu veux un croissant ? Ils sont encore tièdes, Toya venait de les sortir du four ! »

    Trooop gentil. Décidément, cette journée était la meilleure depuis un bon bout de temps. Une petite moue espiègle au visage, elle ramena une mèche de cheveux derrière son oreille, fit celle qui ne savait pas trop si elle devait accepter, puis lâcha quelques rires cristallins en attrapant la viennoiserie qu’il lui tendait. Et comme si Dame Providence avait décidé de parfaire cette après-midi jusqu’au bout, c’était ses préférés.

      « Merci Svenouchouuu ! Tu es vraiment si prévenant ! Kyoko s’est levée seulement tout à l’heure, et elle n’avait encore rien mangé. » s’écria-t-elle gaiement. A 17 ans, elle n’avait toujours pas perdu cette habitude de parler d’elle à la troisième personne, mais cela la rendait rigolote, d’après ceux qui l’appréciaient.

    Elle commença donc à entamer le précieux présent, et lui de même, rendant donc le silence qui suivit nullement gêné puisqu’ils se retrouvaient tous les deux à savourer de bons croissants, et il sembla d’ailleurs à Kyoko que jamais elle n’en avait mangé de meilleurs. Le goût des choses dépendait toujours de la situation et des gens avec qui l’on se trouvait ; la présence de Sven, légère et agréable ne se révélait pas aussi compliquée que de se trouver avec une Chiara surexcitée ou un Allen railleur. Non, et c’était ce qui était bien avec lui : Sven était beau, Sven était grand, Sven était mince, Sven était gentil, Sven était généreux, Sven était athlétique, Sven était parfait. Elle le dévisagea encore. Oui, à le regarder, ainsi, Sven était le parfait prince charmant, celui que toutes les filles attendaient en soupirant niaisement ; et elle, elle !? Elle, Kyoko, se retrouvait à pouvoir lui parler comme à son meilleur copain. Quoi de plus dément ? Toutes les filles de la Terre devaient l’envier. Cette pensée élargit sa bouche en un radieux sourire – un peu égoïste, il fallait l’admettre.


      « Super journée qui commence, non ? Enfin, je sais pas, c’est l’impression que j’ai en ce moment. Kyoko a l’impression d’être invincible ! Haha ! » rit-elle soudain, laissant aller sa tête contre l’épaule confortable du suédois.
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MessageSujet: Re: C'était le temps des fleurs ~ [Pv]   Mar 1 Sep 2009 - 9:36

Sven n'avait pas grand soucis à se faire, pour le moment. Il venait de se coiffer et de s'habiller, pas un faux pli dans sa chemise, pas un seul épi ne viendraient troubler son charme. Souriant de toutes ses dents blanches parfaitement alignées lorsque Kyoko le salua, il lui fit la bise. Il avait un peu perdu l'habitude de ce rituel avant d'arriver au pensionnat, peut-être à cause de son manque de vie sociale, mais dès qu'il avait rencontré les Kyochi, Wilhelm ou d'autres, il ne pouvait pas se défiler, une, deux, voire trois selon les personnes - quel étrange habitude que celle ci... En tous cas, le formalisme adolescent de la jeune fille s'évapora assez vite lorsqu'il lui proposa des croissants. Il retira l'une des viennoiseries pour lui-même, puis en tira une autre pour Kyoko, jugeant que ceux qui devaient être au fond étaient un peu plus chauds que ceux du dessus. La petite moue de Kyoko était à croquer, il lui lança un regard encourageant, après quoi elle se décida à écouter son ventre en prenant en main la viennoiserie. Elle s'écria de ce petit ton à moitié enfantin qui la caractérisait, avec son adorable petit tic de langage, qu'elle venait de se lever, ce qui le fit gentiment se gausser.

« J'en étais sûr, c'est pourquoi j'ai pris double portion ! »

Il mentait un peu. Mais il mentait bien. On donnerait n'importe quoi face à son gentil sourire ! Il avait évidemment pris cette part pour Wilhelm, étant quasiment sûr à ce moment qu'il se prélassait dans le salon. Mais elle ne savait pas, personne ne savait, après tout, et quoi de plus innocent que de partager son petit déjeuner avec une amie ? Sven la regardait manger, avant de se décider à prendre une bouchée lui aussi. Elle ne savait pas, mais lui savait très bien ce qu'il avait dit à Wilhelm, ce jour là. Il ne savait plus ses mots exacts. Mais ce qu'il savait, c'est qu'il n'assumerait pas si facilement d'être tombé amoureux d'un garçon, et qu'il lui fallait une couverture, le temps qu'il apprenne à prendre sur lui ses choix. Le temps de savoir si cette vie était faite pour lui. Le temps de savoir si ce n'était pas une erreur... Ils avaient passé un marché. Cela faisait deux mois, déjà, et pourtant aucun des deux n'avaient rempli leur part. Peut-être par peur de comprendre que tout cela n'était qu'une vaste mascarade qu'il valait mieux arrêter avant de se trouver au point de non-retour ? Sven détourna le regard de Kyoko pour regarder le parc qui s'étendait tout autour d'eux. Une petite brise agitait l'herbe de temps à autre. Oui, tout comme un dessin d'enfant... Avec une petite famille. Avec une fille, et un garçon.

Son regard dévia vers l'adolescente assise à côté de lui et se rendit compte qu'elle le dévisageait, ce qui lui fit monter le rose aux joues, ne sachant pas très bien comment réair lorsqu'un regard se posait sur lui comme ça. Il avait un bouton de fatigue ?! Une mèche de ses cheveux s'était echappée de la masse ?! Avait-il un air particulièrement abruti lorsqu'il contemplait la masse d'herbe ondoyante et le ciel vide de toute menace ? On disait que les sourires donnaient parfois l'air idiot... Le nordique se rendit quand même compte du radieux sourire qu'elle affichait, plus satisfait que moqueur. Un sourire approprié à la situation idyllique, paradisiaque, et des paroles l'accompagnant. Elle appuya sa tête contre son épaule, ce qui le fit frissoner, malgré le magnifique soleil inondant la plaine. Que devrait-il faire ? Devrait-il... Mais il s'était dit qu'une inconnue, une fille croisée comme ça, ce serait peut-être mieux.. Risquer une amitié ? Tenter tout de même ?... Il ne savait pas vraiment si Kyoko était du genre à aimer des garçons tels que lui, elle qui.. Et puis, zut ! Il n'y avait pas d'hésitation à avoir, advienne que pourra !


« C'est sur ! Il fait beau, et je sais pas... Je crois qu'il y a une sorte d'épidémie d'euphorie, et que je suis gravement atteint, pas toi ? »

Il suivit la jeune fille dans son rire. Il ne mentait pas en disant se sentir soudain plein de joie. L'atmosphère était détendue au possible, il lui semblait complètement incongru que quelqu'un soit de mauvaise humeur. Les types les plus désagréables du pensionnat eux même devaient sortir un peu de leur morosité, même Kurogane, Morgan, Emily devaient sourire, au moins un peu ! La main de Sven s'égara le long du dos de Kyoko, s'accrochant à son épaule, sans sous entendu graveleux comme pourrait sous entendre ce geste de la part d'un homme comme Nao, le people étant auréolé d'une sorte d'aura de pureté qui lui rendait service autant qu'elle l'handicapait de temps en temps. Il laissa échapper un soupir, ses lèvres toujours habillée d'un sourire.

« Ce serait tellement bien que tous les jours puissent être comme ça... Ou qu'au moins ce genre d'instants soient moins ponctuels. » fit-il innocemment remarquer en finissant son croissant. « Enfin, toi, tant que t'as à manger, tout va bien, ventre sur pattes ! » ajouta-t-il en esquissant un geste de protection
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MessageSujet: Re: C'était le temps des fleurs ~ [Pv]   Dim 25 Avr 2010 - 20:20

    Sa remarque sur la double portion la fit sourire, mais elle n'ajouta rien. Non, bien sûr, même si elle ne savait alors rien de Wilhem et de Sven - et était bien loin de s'en douter -, elle se doutait bien que ce n'était pas exprès pour elle, elle n'était pas non plus complètement cruche et idiote. Mais la manière qu'il avait de lui présenter la chose lui réchauffa quand même davantage le coeur. C'était comme si elle sentait qu'elle pouvait encore plaire. Comme s'il lui affirmait qu'il était parfaitement possible et concevable de penser à elle sans raison apparente. Il était rassurant, prévenant, lui, ou prenait au moins la peine de s'en donner les allures. Savourant le contact avec les solides épaules du nordique, elle ne prêta qu'une attention distraite à ce qu'il ajouta sur ses exclamations. Enfin, du moins jusqu'à la dernière phrase :

      « Enfin, toi, tant que t'as à manger, tout va bien, ventre sur pattes !
      - Quoi !? » fit-elle, comme réveillée par la boutade.

    Elle éclata de rire tout en prenant une mine boudeuse. Aaah, c'était ça le charme d'un grand blond aux yeux bleus athlétique. Ça vous faisait perdre toute contenance. En même temps, comment ne pouvait-elle pas fondre devant un canon pareil ? Quand sa chevelure claire ondulant avec la brise se mariait si bien au ciel azuré ? Argh ! Il était en train de la faire virer fleur bleue, ce manipulateur ! Pour faire un peu plus mine qu'elle était vexée malgré son sourire rayonnant, elle arracha une touffe d'herbe pour la jeter au visage de Sven.

      « Tiens, prend ça, grande perche ! On ne blague pas sur l'appétit d'une dame ! »

    Il avait déjà prit la peine de relever ses bras en guise de protection, et, relevant les yeux, sembla esquisser un nouveau mouvement de contre-attaque en sa direction. L'instinct de la gameuse prit le dessus et elle se jeta sur lui avant qu'il ne puisse réellement bouger, attrapant ses poignets et le projetant contre l'herbe. Agenouillée à ses côtés, elle lança ses doigts agiles - voilà à quoi servent les jeux video - à l'assaut du cou nu de Sven, parant maladroitement les bras du suédois qui tentaient de le défendre.

      « Haha, tu fais moins le malin, hein ? Kyoko n'est... »

    Mais personne ne saura jamais ce que Kyoko n'était pas (pas même moi). En effet, elle avait, pour ainsi dire, légèrement sous-estimé la carrure de son svelte camarade, et oublié qu'en général, même pendant les batailles mignonnettes du genre, c'était les hommes qui avaient le dessus. Haha. Malgré son emploi de chasseuse de prime, elle avait du se rouiller, à jouer non-stop pendant des mois les lycéennes délurées. Elle n'était même plus capable de gagner une bataille de châtouilles, c'était bien triste. Aussi, il ne fallut pas quelques secondes que c'était déjà elle qui se retrouvait plaquée dos contre terre. “Aaaah nooon ça chatouuuille hiiii arrêêêêête” devait-elle à peu près crier, ne pouvant s'empêcher de rigoler niaisement. Elle balança quelques faibles poings au hasard, ratant toujours le jeune homme. Tentant vainement de protéger son cou et ses aisselles nues, elle s'efforçait de trouver un moyen de le stopper, se disant vaguement qu'elle devait avoir l'air ridicule à se tordre de rire dans tous les sens. En se débattant de nouveau, elle voulut le repousser avec ses paumes, et il lui attrapa les poignets.

      « D'accord, c'est bon, Kyoko se reeennd ! Tu as gagné, Sveeeen ! » s'esclaffa-t-elle à nouveau, en fermant les yeux, redoutant une nouvelle offensive. « Arrête, je t'en supplie ! »

    Elle se risqua à ouvrir les yeux. Tiens ? C'était elle ou... il avait une mine plus sérieuse ?... Son sourire s'évanouit. Elle devait rêver. Elle était couchée dans l'herbe du parc, par une belle journée d'été, et un prince charmant était penché sur elle.

      Elle connaissait la suite de l'histoire.



C'est de la merde mais on s'en fout \o/
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MessageSujet: Re: C'était le temps des fleurs ~ [Pv]   Mer 12 Mai 2010 - 20:25

Sa remarque fit réagir la petite, et c'était le but, vu qu'elle semblait un peu piquer du nez contre son épaule. Il fallait bien faire vivre leur discussion, avant qu'elle n'aille s'égarer dans les prémices de l'ennui, ou de l'inconstance. Lui-même ne savait pas exactement où ils allaient, et se laissait dériver dans le flot de cette conversation anodine, de ces gestes insignifiants, de cette scène clichée de film romantique de dernier ordre. Le nordique ricana - autant qu'il pouvait ricaner, son rire sonnant toujours désagréablement juste, toujours comme il fallait. Même si celui d'en face le valait bien, la petite japonaise ayant le chic pour toujours sembler faire la tête la plus kawaii du monde, même dans les situations les plus ridicules. Ou alors cette journée était placée devant un kaléidoscope particulièrement vicieux, exaltant et magnifiant les choses les plus stupides de la vie. Un peu comme on est bourré, mais sans alcool. Ce qui rendait la scène presque effrayante.

S'ensuivit une petite bataille de chatouilles, qu'il reporta haut la main, sans surprises de sa part. Il ne connaissait pas le passé de Kyoko ou son ancien métier. En réalité, il ne savait pas grand chose d'elle… Elle était l'amie de Chiara, et passait ses journées avec elle, ou à se chamailler avec un type dont il avait déjà zappé le visage. Sinon, pas grand chose. Vide. Blanc. Ses goûts exacts ? Il lui semblait qu'elle aimait bien les jeux vidéos… Ses passions, ses peines, ses joies, son but ? Aucune idée. Mais cela avait-il de l'importance, dans la situation dans laquelle ils se retrouvèrent bientôt, lorsqu'elle lui attrapa les poignets ?


« Et que gagne le vainqueur ? » murmura-t-il, un semi-sourire sur les lèvres. Presque amer. Que gagne le vainqueur, dans le jeu dans lequel il s'était engagé, et dont il ne pourrait bientôt plus se dépêtrer ? Qui gagne ? Certainement pas celui qui l'engage, certainement pas lui. Mais il était trop tard, il était déjà trop tard au moment où il s'était assis près d'elle, souriant, les croissants à la main. Le moment de flottement fut ralenti par son coeur, qui lui criait probablement d'arrêter, et ordonnait à son corps de ne pas obéir à son cerveau malade. Kyoko le regardait, elle attendait, elle aussi. Que pensait-elle, à ce moment précis ? Il n'en savait toujours rien, ignorant lui-même ce qui lui passa par la tête à la seconde où leurs lèvres se trouvèrent.

Le prince embrassait la princesse.
Et après, ils se mariaient.


C'était ça, la suite logique, et c'est ce qui aurait été le plus paisible à vivre. Le soleil, le vent, l'herbe, les croissants, Kyoko, tout était faux. Comme une pièce bien répétée. La réalité se trouva sur le visage qui apparut en parasite de ses pensées confuses. Le visage misérable et pathétique du garçon brun qui pleurnichait dans l'infirmerie, ne l'attendant plus. Seul, abandonné. Il le méritait, cette petite pédale qui lui avait volé une amitié. Mais à cet instant, ses lèvres se désolidarisèrent de celles de Kyoko, son regard opaque revenant à la réalité. Ressentant tout d'un coup toute la solitude qu'avait ressentie Wilhelm quand il s'était réfugié derrière les draps de la petite pièce vide. Mais il était trop tard. Il se revoyait déjà, proposant un marché au garçon dont il était amoureux. Et si on faisait semblant. Je n'ose pas. Je n'ose plus. Il aurait pu oser, à cet instant précis. Mais il était trop tard, à peine avait-il pu regretter de poser la main sur autre que lui, qu'il avait franchi le pas, et qu'il se retrouvait dans l'impasse.

« … »

Son instant de flottement devait être aperçu comme un égarement justifié. Peut-être qu'elle même se sentait perdue. Et la sentir impliquée dans cette affaire lui brisa d'autant plus le coeur, quand il dut dire, un petit sourire innocent aux lèvres

« Fut-ce un gage si dur à porter, mademoiselle ? »
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MessageSujet: Re: C'était le temps des fleurs ~ [Pv]   

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C'était le temps des fleurs ~ [Pv]

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