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 Une recette très spéciale [PV 1ère personne]

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MessageSujet: Une recette très spéciale [PV 1ère personne]   Dim 15 Nov 2009 - 15:54

Cela faisait quelques semaines que Drako était dans cet étrange pensionnat. Cependant, elle préférait être ici que dans les rues de son petit village. Durant ces journées, elle avait croisé un ancien ami. C’était Nixy, un petit dragon aussi grand qu’un chat. Il possédait un pelage brun chocolat et une crinière rouge sang. Sa queue était semblable à celle d’un oiseau. Drako avait tendance à le surnommait « Pigeon » pour le taquiner. Nixy était très susceptible et parfois ce petit jeu se terminait en une folle course à travers le pensionnat. Il y avait tellement de pièces, c’était si amusant de jouer dans ce manoir ! Bizarrement, elle n’avait encore vu personne. Non, plutôt, elle désirait visiter cette maison avant de parler aux autres pensionnaires.

Ce jour-là, elle avait décidé de faire un petit tour aux cuisines. C’était plutôt la faim qui les avait poussés, elle et Nixy, dans ce lieu… malpropre. La fillette, une fois avoir traversé la salle à manger, poussa la porte qui émit un sinistre grincement. La cuisine sentait le brûlait et elle était sombre. Drako alluma la lumière qui éclairait légèrement la pièce. Affamée, elle décida de chercher quelque chose à manger. Et pourquoi pas faire un gâteau ? C’était une bonne idée. La fillette raffolait des gâteaux ! L’enfant monta sur les buffets afin de chercher des ingrédients dans les placards. Mais ils étaient habités par des gros rats grisonnants. En voyant la gamine, ils filèrent en poussant des couinements affolés. Nixy en attrapa un entre ses crocs et le secoua violemment afin de le tuer.

- Tu te prends pour un chat maintenant ? Ironisa Drako qui s’était saisie d’un saladier et d’une cuillère en fouillant dans les tiroirs du buffet.

Nixy posa le gros rat sur le sol crasseux.

- Nan, c’est pour ton gâteau. Un gâteau au rat, ça serait bon. Qu’est-ce que t’en penses ?
- Mais je ne mange pas de rat, moi !

Drako tira la langue en signe de dégoût. Elle n’osait pas s’imaginer en train de déguster cette bête qui avait erré longuement de la crasse. La fillette trouva de la farine éparpillée dans les placards et du lait périmé. Bon, ce n’était pas grave, elle s’en servirait quand même. Elle saisit la farine entre ses mains, la versa dans le récipient et vida la grande briquette de lait. L’enfant ouvrit une étrange armoire blanche couverte d’une substance grise. Elle ignorait que c’était un réfrigérateur. Dans son monde, elle n’avait pas cela. Une odeur nauséabonde se fit sentir. Une odeur d’œufs pourris. Des œufs ! Elle pourrait les ajouter pour son gâteau ! Drako en prit six. Elle les brisa brusquement sur le bord du saladier et versa le jaune. En mettant accidentellement quelques morceaux de coquilles. Elle mit également des rondelles de bananes et le contenu d’une bouteille rouge qui était en réalité du ketchup. La fillette pensait que c’était des fraises réduites en bouilli. Elle mélangea tout en ajoutant une grande quantité de sel et de sucre. Le contenu avait une étrange couleur. Drako s’essuya les mains sur sa robe blanche qui était déjà souillée.

- Tadam ! Bon, je dois faire cuir tout ça maintenant !

Elle posa le saladier et descendit du buffet. Alors qu’elle était à la recherche d’un four, elle entendit la porte grincer.
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MessageSujet: Re: Une recette très spéciale [PV 1ère personne]   Dim 15 Nov 2009 - 20:08

Un frisson me coule le long de l'échine cependant qu'une vague de fatigue me parcourt. Si ici, la journée n'en est visiblement qu'à son aube, là d'où je viens n'a pas encore sonné minuit. Là d'où je viens... chez moi. Tout ça s'est éloigné de moi d'une demi-heure, que je ressens comme une éternité. Mon monde vient de s'effacer pour faire place à celui-ci, celui du pensionnat. Tout m'est si étranger, ici ! Je découvre les lieux comme un aveugle venant de recouvrir la vue, à la différence près que je n'y puise aucun plaisir.

Par-dessous mon gilet, ma tunique et mes collants, je suis assaillie par le froid : un froid mordant, cruel, qui n'épargne ni mon corps ni mes pensées. Ce n'est qu'à présent que je l'ai perdu que je me rends compte comme ce que j'avais m'était précieux ! Ma maison, Maria, Alexandre, papa, Opportune... et, aussi idiot que cela puisse paraître, le tableau qui faisait face à mon lit. Celui où j'avais vu sur le lac, les saules et les bouleaux, les enfants qui y couraient, si réels que l'on pouvait presque en percevoir les cris et les rires. Ce son me hante. C'est maman qui avait peint ce tableau. Les ciseaux que je serre dans ma poche sont les siens, qu'elle avait eu de sa propre mère. Ils ne m'ont jamais servis.

J'erre de pièce en pièce, sans vraiment les observer, je vague dans les couloirs, j'ouvre une porte.
L'obscurité poussiéreuse me voile un instant le décors, puis j'y distingue vaguement des assiettes et des casseroles, empilées pêle-mêle un peu partout. Des éléments de cuisine brunis de crasse, couverts d'empreintes profondes et circulaires, de taille variable, laissant imaginer qu'un verre ou un pot s'y tenait auparavant. Enfin, parmi tout ce désordre, je perçois une silhouette menue, à la tignasse blonde et ondulée. Une fillette qui semblait être trop vite tombée dans l'adolescence. Elle me rappelle ma sœur, et je me suis presque laissée aller à y croire, mais ce n'est pas elle. J'en suis déçue et à la fois soulagée. Cette petite exhale quelque chose de plus doux et innocent encore que ma benjamine, une sorte d'ignorance candide. Un étrange animal s'était perché à ses côtés, lorgnant un gros saladier plein d'une mixture innommable, qui effluvait un parfum acide, lourd, écœurant. Dans la main levée et blanchie de farine de la gamine : une cuiller.

La scène a un petit quelque chose d'absurde ; déjà, moi, sur le seuil, bouche bée, l'alter ego astral, une sorte de chauve-souris à quatre pattes aux crocs et aux babines couverts de sang, et elle, qui semblait avoir réalisé un chef d'œuvre culinaire. Je sais que je dois paraître impolie à détailler ainsi l'enfant, mais sa tenue m'intrigue. Sa cape, surtout, à la mode du XVIII ème ou du XVII ème, me fait croire qu'elle s'est habillée dans un musée.

Troublée, certainement plus que la petiote, je cherche à rompre le silence, bien que je sois tentée de quitter la pièce, comme sonnée par cette rencontre.
    - Bon... heu... Bonjour, toi... vous...
Je suis aussi bègue que désespérante. Je m'en noierais presque dans l'évier, s'il contenait plus d'eau que de vase. Je tente de rattraper le coup.
    - Pardon, commencé-je avant d'être saisie au vol par l'inspiration ; je vois que tu cuisines avec ton alter ego ! Tu aimerais que je t'aide ? Je me débrouille assez bien, tu sais.
Si je réagis ainsi, sans même m'être présentée, c'est que je ne tiens pas à la voir ingurgiter la chose qui repose sur la table, qui la ferait surement mourir sur le champ. Il serait légitime qu'elle n'ait aucune confiance en moi, qui agis comme si nous nous connaissons de longue date.
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MessageSujet: Re: Une recette très spéciale [PV 1ère personne]   Jeu 19 Nov 2009 - 18:38

Nixy s’approcha de la délicieuse pâtée que venait de faire son amie. Il la renifla et fut pris de nausée. Il lança une remarque cynique à Drako sur sa cuisine. Enfin, si on pouvait appeler cela de la cuisine. Le petit dragon, avec un sourire narquois, poussa le saladier dans l’évier. Drako, qui cherchait un four et qui ne s’était pas aperçue qu’elle était passée devant un micro-onde, sursauta et se tourna brusquement vers Nixy.

- Ho non ! Mais t’es vraiment un abruti !

Son Alter Ego Astral, tout en feignant l’innocence, essaya de la persuader que le saladier était tombé tout seul, mais Drako était loin d’être bête et naïve pour croire à une chose pareille. Alors qu'elle allait répliquer, son regard croisa celui d'une jeune femme. Drako s'immobilisa.

La gamine aurait pu lui donner dix huit ans au maximum. Cette jolie inconnue avait des cheveux assez courts blonds foncés. Mais elle avait des mèches plus clairs. La fillette trouvait cela presque étrange. Et ses yeux... Elle ne saurait pas comment les décrire. Vert-gris ? Cette jeune femme portait des lunettes ovales qui, au point de vue de Drako, lui allaient plutôt bien. L'enfant aurait bien voulu voir si elle avait un Alter Ego Astral, elle aussi.

L'inconnue bégaya. Elle était sûrement surprise de voir une enfant ici. Ou alors que peut-être, tout comme Drako, elle se demandait si la gamine ne venait pas d'une autre dimension. Elle avait des vêtements peu ordinaires...

- Pardon, je vois que tu cuisines avec ton alter ego ! Tu aimerais que je t'aide ? Je me débrouille assez bien, tu sais.

Drako sourit. Si cette femme savait bien cuisiner, elle pourrait lui préparer quelque chose d'appétissant. Elle ne mangeait pas énormément et c'était comme cela depuis deux ans. Nixy semblait être dans le même cas. Il lécha son museau souillé de sang afin de ne plus y laisser de traces.

- Super ! Tu sais faire les gâteaux ?

La fillette adorait les gâteaux. Si la jeune femme savait en faire, Drako apprécierait cette demoiselle.
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MessageSujet: Re: Une recette très spéciale [PV 1ère personne]   Sam 21 Nov 2009 - 0:03

J'acquiesce à sa question, bien que ce n'est évidemment pas la plus pure des vérités : je ne sais absolument pas cuisiner les gâteaux - hormis, peut-être, le cas des beignets et des crêpes. Surement les seules pâtisseries que Opportune me laissait faire quand Alexandre nous laissait seules. Elle qui avait eu pour plat préféré la pâte à sel (et avait un jour mangé de pleines poignées de ciment en poudre) est devenue une critique culinaire miniature... La douceur des souvenirs n'efface pas ma gêne vis-à-vis du mensonge que j'ai proféré bien malgré moi.
    - Je pourrais bien trouver de quoi te faire un gâteau ici, dis-je à la petite, désignant la cuisine d'un geste circulaire. En plus, je crois que c'est ce que je pourrais faire de plus comestible, vu... l'état des lieux.
J'ai ajouté ces derniers mots de façon précipitée, pour ne pas vexer la fluette enfant, mais disant cela, c'est bien à son horrible mixture gisant au sol que je pense (je crois y voir des gruaux rougeâtres). Pour changer de sujet, j'ouvre le réfrigérateur. S'en échappe très vite tout un mélange de relents très hauts en couleurs. D'une main hésitante, j'en sors quelques œufs, avec l'espoir d'en trouver au mieux deux qui soient comestibles. Œufs sagement déposés sur ce qui pourrait être un buffet, j'empoigne un récipient que je pense pouvoir décrasser facilement et continue la discussion, histoire de passer le temps.
    - Je ne te l'ai pas dit, mais je m'appelle Charlie-Shanon. C'est un peu long, comme prénom, mais je l'aime bien...
Je laisse couler l'eau dans l'évier, pour que, peu à peu, elle quitte sa teinte glauque, trouble, avant d'en frotter d'une main énergique le bol. Je continue à dialoguer avec la jeune blonde, pour me distraire un peu de la tâche. Je lui demande d'où elle vient, avant d'ajouter que je suis originaire de Corse, sans lui avouer avoir déménagé dans le nord, alors à peine âgée de quatre ans. Je fends les œufs sur le bord du saladier, attentive à toute odeur suspecte : c'est ainsi que trois œufs finissent à la poubelle. Il m'en reste le même nombre.

Puis vient le moment que j'appréhende le plus : ouvrir un sac de farine. Les autres, entamés, sont couverts d'une fine pellicule à la couleur indéfinissable. Évidemment, ce qui doit arriver arrive ; j'en renverse un peu partout, malhabile. Je tente vivement de refermer et de poser le sac, m'excuse auprès du dragonneau à la fourrure fauve, blanchie de farine, Nixy, et cherche à l'épousseter. J'aurais préféré que cette petite scène ne se produise qu'à l'étape du sucre glace... Peu à peu, d'autres ingrédients viennent côtoyer le paquet de farine sur le meuble : sucre, bouteille d'huile, ... je fais vite dorer un premier beignet que j'ai découpé en forme d'étoile. Je constate, avec un sourire un peu triste, que si je fais tout ce petit cérémoniel, c'est pour me rappeler les bons moments passés en automne à faire ces petits gâteaux, près de ma sœur. Oui, c'est malheureux, mais j'ai assimilé ma cadette à cette petite qui attend, toute impatiente, de pouvoir manger. J'achève ma préparation par un ultime beignet : je les ai tous disposés en cercle sur une assiette, tous de forme fantaisistes. "Lisha, je peux prendre ceux qui ressemblent à des lapins ? - C'est des chats, Oppe..." Je m'en souviens...
    - Attend un peu, avant de les manger, ils sont un peu chauds. Je vais te chercher de quoi boire, lui proposé-je, désireuse de lui masquer mon amertume passagère.
Je sors du réfrigérateur une pleine bouteille de jus de pommes. Des casseroles et de la verrerie tombent au sol. La stupeur me fait lâcher un cris, ainsi que le jus de pommes, dont la bouteille se brise. Des morceaux de verre s'éparpillent sur le carrelage crasseux de la cuisine. Je respire par saccades sous la panique que j'éprouve ; les objets tombés sont empilés les uns sur les autres, immobiles. Un rat n'aurait pas pu reverser tant d'objets lourds. Un choc se fait à nouveau entendre à l'autre bout de la salle ; une lampe se fracasse à terre. Mais cette fois, une voix s'échappe d'un corps qui va en zigzagues pantelants, une voix grave et rauque de fumeur :
    - Lisha ? Lisha, c'est toi ?
Mon cœur fait un bond au creux de ma poitrine. Quelqu'un. Quelqu'un qui me connaît. Je n'ose y croire. L'animal à la face labourée de profondes rides braque ses yeux ronds sur moi, son poil roussi de poussière sale. Sa bouche entrouverte dévoile une rangée de petites dents inoffensives, pareilles à un bracelet de perles en rocaille blanche.
    - Harry...
    - T'en as mis du temps, je t'ai cherchée partout ! ronchonnait-il de sa voix râpeuse et essoufflée. T'aurais pas pu t'arrêter de bouger, pour une fois ? J'y vois que dalle, moi !
    - Harry ! m'exclammé-je.
Je le prends dans mes bras et l'y enserre jusqu'à l'étouffer. Sa figure noire se creuse un peu plus sous un sourire qui exhibe entièrement la dentition canine. Le carlin me tapote l'épaule l'épaule d'une patte, m'exhortant par le biais de ce geste à le relâcher. Le chien continue de se promener un peu dans la cuisine, sans voir certains des objets qui encombrent le sol, s'y cognant ou y glissant, plus myope qu'une taupe. De mon côté, je fais les présentations, explique que Harry était mon chien que je croyais mort jusque là. Maman avait raison : les personnes qui nous sont si chères ne nous quittent jamais vraiment, ils continuent de vivre nous, dans un coin de notre tête. Harry est mon alter ego. Sa présence a effacé mon trouble.

Je pose sur la table une autre bouteille de jus de pommes, dont j'observe la teinte et la limpidité avant d'en servir un verre à la gamine.
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MessageSujet: Re: Une recette très spéciale [PV 1ère personne]   Sam 21 Nov 2009 - 22:09

Nixy fut soulagé que son amie eût demandé à l'inconnue de lui faire des gâteaux. Connaissant Drako, malgré les longues années sans se parler, elle aurait sans doute forcer le dragon à dévorer sa pâte. La fillette savait très bien que son chef d'œuvre culinaire était immangeable. La jeune femme pouvait très bien dire franchement ce qu'elle pensait de sa cuisine.

Elle ouvrit le réfrigérateur et en sortit quelques œufs qui ne semblaient pas pourris malgré l'odeur épouvantable qui se faisait sentir. Elle saisit un récipient et commença à cuisiner.

Drako était assise à une petite table où était posées des assiettes sales qu'elle débarrassa en les posant délicatement à terre. Les bras croisés sur la table, elle agita ses jambes tout en patientant. Enfin, elle était impatiente de manger de délicieux petits gâteaux. Elle fixa son petit dragon qui se promenait dans la pièce. Il était sûrement à la recherche d'un gros rat. La voix de la jeune femme sortit la gamine de ses pensées farfelues. Elle se présenta.

- Charlie-Shanon ? C'est bizarre comme prénom, je n'ai jamais rencontré une personne qui avait un prénom comme le tien. Le mien non plus n'est pas très commun. Pas du tout même. Je m'appelle Drako. Oui je sais, ça fait penser aux dragons.

Elle avait cela sans être insolente. Même si parfois cela lui arrivait trop souvent. Elle avait décidé d'être polie car cette femme lui préparait des gâteaux. Elle n'allait pas rater une telle occasion !

Charlie-Shanon fit couler de l'eau dans l'évier crasseux tout en discutant avec la fillette. Cette dernière ignorait que la jeune femme venait d'un monde différent du sien. D'ailleurs, elle lui demanda d'où elle venait. Drako rétorqua alors :

- Je viens de Sesnéra, plus précisément du petit village de Darzyan.

La jeune femme aussi, sûrement. Puisqu'elles se comprenaient toutes les deux. Mais la réponse de Charlie-Shanon fut surprenante. Elle était originaire de Corse. Quoi ? Mais d'où ça venait ? Drako n'en avait jamais entendu parlé...

- Corse ? C'est où ça ?

Charlie-Shanon fouilla dans les placards et prit un paquet de farine. Nixy qui passait malheureusement pas là, fut couvert de cette poudre blanche. Cela l'avait subitement sortit de ses pensées. Il s'ébroua, laissant échapper un nuage blanc. La jeune femme s'excusa mais le dragon lui dit que ce n'était pas la peine. Elle l'épousseta. Nixy la remercia. Il commençait à apprécier cette demoiselle.

Bientôt, une délicieuse odeur de beignet se fit sentir dans la cuisine. Drako la respira profondément et saliva. Quelques minutes plus tard, Charlie-Shanon déposa un plat rempli de petits beignets aux formes différentes et amusantes. Alors qu'elle voulut se servir avec précipitation, la jeune femme lui avertit que c'était chaud. Cette dernière alla ensuite cherchait une bouteille de jus de pomme. Drako prit un gâteau et le savoura. C'était un véritable délice. Elle n'en avait pas mangé depuis longtemps. D'ailleurs, ses parents adoptifs n'avait jamais cuisiné de petits gâteaux.

La fillette sursauta quand elle entendit une pile d'assiettes et de casseroles se fracasser brusquement sur le sol. Charlie-Shanon hurla, sûrement surprise par la chute d'objets. Des morceaux de verres jonchaient le sol sale. La jeune femme semblait paniquée. Elle avait peut-être vu un rat. Drako voulut lui demander ce qui lui arrivait, mais une voix grave se fit entendre :

- Lisha ? Lisha, c'est toi ?

Un sombre et petit silhouette zigzaguait dans la cuisine. Elle s'arrêta face à Charlie-Shanon qui semblait le connaître. Cette silhouette était un petit chien noir qui semblait aussi myope qu'une taupe. Sûrement l'Alter Ego Astral de la jeune femme. Drako en était certaine quand elle la vit enlacer la bête. La demoiselle le présenta à la fillette. C'était son chien qu'elle pensait avoir perdu. Nixy s'approcha de lui et le regarda se cogner sur les meubles.

Charlie-Shanon prit une bouteille de jus de pomme et servit un verre à la petite fille qui le but hâtivement.

- Ça fait combien de temps que tu es ici ? demanda Drako en prenant un petit beignet.
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MessageSujet: Re: Une recette très spéciale [PV 1ère personne]   Lun 23 Nov 2009 - 20:25

Je fronce les sourcils. est la Corse ...? Ce n'est pourtant pas ce qu'il y a de plus complexe à localiser, surtout pour un français ou un élève étudiant le français, et ici, j'opterais même pour la première solution ; l'enfant a un parler parfait et sans le moindre accent. Pourtant... Il y a son nom, Drako, celui de son pays et de sa ville, aux sonorités si particulières, avec quelque chose de... fantastique. Je ne pense pourtant pas qu'il s'agisse de mensonges ; ces informations, elle me les a données d'un ton trop nonchalant pour les avoir falsifiées. Hésitante, je quête un regard de mon bon vieux sage de poche, Harry, bien campé devant la jeune fille, son doux regard de myope braqué sur les douceurs, tout près de quémander. Son absence de répondant m'encourage à laisser faire, à lâcher prise... Je lâche prise... je m'interdis de trop douter, au risque de m'encombrer l'esprit. Du bout bout de l'index, je trace un rapide plan de la Terre dans la farine que j'ai renversé, de telle façon à ce que Drako puisse le lire. Sous ces yeux prennent forme Amérique, Eurasie, Afrique, Océanie, Antarctique, ... des contours se dessinent, que j'illustre de commentaires. L'ensemble de mon œuvre est plutôt grossier, approximatif, mais je ne compte pas me lancer dans une leçon de Géographie, matière à laquelle je n'ai surement toujours rien compris. Je situe la France puis creuse du bout de l'ongle une petite croix, là où doit se trouver la Corse, si minuscule à l'échelle mondiale, et la signale à Drako, une certaine fierté dans le fond de ma voix. Je souris de me voir devoir apprendre à une jeune adolescente ce qu'est la Terre cependant que nous parlions la même langue. Par-delà le monde, il y a ses satellites, sa science qui s'étend si loin, les autres planètes, le Soleil, la Voie Lactée, ... tant de chose que je ne pourrais lui dire, tant de choses que je tais dans l'attente de ses questions, car peut-être partage-t-on les mêmes pensées quant au monde de l'autre : si loin, trop loin pour vraiment attiser notre curiosité. Ce n'est... qu'ailleurs.

Jusqu'à cet instant, où je croise le regard du dragonneau à l'épaisse fourrure et mets son nom en commun avec la créature.
    - Drako, commencé-je, chez-toi, y a-t-il des dragons ?
Inconsciemment, je pense connaître sa réponse, mais, quelque part, j'ai envie d'entendre une négation. Derrière-moi, Harry claque la langue et secoue sa grosse tête pelucheuse en signe de désapprobation. S'en suit un petit sermon de sa part sur le fait de poser des questions futiles et, de son air le plus affectueux, il mendie par sous-entendus l'un des derniers beignets de Drako. Il n'a jamais eu une nature chasseresse, plutôt pépère, et je sais que jamais il ne changera. Pour illustrer ces songeries, le carlin se roule sur le côté, et rien que ce mouvement semble l'avoir épuisé. Il est là, souffle rauque, langue pendante. J'observe ses mimiques, vague, avant de revenir à Drako et à Nixy. La jeune enfant me demande, son beignet à la main, depuis combien de temps je suis ici. Au comble du trouble, je ne lui réponds pas de suite, revois en pensée tout ce qui a fait ma vie, tout ces lieux qui ont été mes refuges, mes amis, ma famille, les ennemis, les personnes que jamais je ne connaîtrai, les plaines et les forêts que jamais je ne verrai, l'horizon que jamais je ne toucherai, les ondes que jamais je ne pourrai fendre... Un monde sans Eux. Un monde vierge de toute mes expériences qui s'ouvre maintenant à moi. Yeux clos, je pèse le pour et le contre. Je le sens : mon sourire s'est crispé. À présent qu'il n'est plus ni de joie ni d'attendrissement, mon évasion cesse, et je réponds.
    - À ma montre, il est... (je vérifie), minuit et douze minutes. J'ai poussé la porte du pensionnat vers vingt-trois heures quarante-cinq. Minuit moins le quart. Dans bientôt deux minutes, cela fera une demi-heure que je suis entrée ici.
On perçoit facilement mon regret, tapi dans le fond de ma voix. Je ne puis le dissimuler. Je ponctue mon silence d'un soupir que j'aimerai léger sous lequel flotte un rire gêné. J'invite Drako à me dire, elle-aussi, à quand remonte sa propre entrée.
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MessageSujet: Re: Une recette très spéciale [PV 1ère personne]   Mar 24 Nov 2009 - 21:09

Charlie-Shanon semblait surprise d'apprendre que Drako ne savait rien du lieu d'où elle venait. La fillette commençait à douter de ses origines. Elle fut certaine que la jeune femme ne venait pas de son monde quand cette dernière se mit à dessiner dans la farine un planisphère de la Terre. Sagement assise sur sa chaise (tiens, c'est marrant quand on le prononce vite et à haute voix XD), la fillette l'écoutait. La Corse était donc une petite île. En tout cas, ce monde était très différent du sien. Est-ce qu'il était proche de sa planète ? Charlie-Shanon lui demanda alors s'il y avait des dragons dans son monde. Elle avait donc compris que la gamine venait d'ailleurs, elle aussi.

- Ouais, mais dans ma région, il n'y a plus tellement. Tu sais, la plupart des dragons sont méchants et dangereux alors ils se font tués. En plus, il paraît que certains gardent une immense fortune alors évidemment, ça donne envie. Dans mon monde -qu'on appelle l'Exvaltar, il y a aussi de belles licornes. Il y a beaucoup dans la forêt près de mon village. Et aussi des elfes ! Il paraît même qu'il y a des loups-garous dans la forêt. Mais moi j'y croyais pas, on me disait souvent ça pour m'effrayer. Est-ce que tu me poses cette question parce que dans ton monde, il n'y a pas de dragons ?

Harry, le chien de Charlie-Shanon, était assis près de Drako. La langue pendante, il regardait le beignet que la gamine tenait dans sa main. En l'apercevant, la fillette sourit et pensa qu'il devait avoir faim lui aussi. Elle lui donna le beignet.

La jeune femme répondit à sa question. Elle venait d'entrer dans le manoir il y avait à peine une demi-heure.

- Ha ! Toi aussi t'es nouvelle. Moi ça fait seulement quelques semaines.

[Désolée, manque d'inspiration T_T]
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MessageSujet: Re: Une recette très spéciale [PV 1ère personne]   Jeu 26 Nov 2009 - 23:29

HS : Pas grave, ça laisse la place à la créativité \o/ ... que je n'ai manifestement pas.

Je dévisage Drako, rêveuse. Ma voix s'évade, s'envole, légère :
    - Non, non, il n'y a pas de dragons, enfin, pas à proprement parler ; il existe le dragon de Komodo, un grand reptile qui ne porte pas un très grand intérêt à la gent humaine, sinon, non, rien de bien extraordinaire.
La discussion se teint de davantage de gravité quand vient l'instant de dénombrer les jours qui nous séparent toutes deux du dehors, perspective en apparence plus frivole et rassurante du point de vue de l'enfant quand elle annonce qu'elle a laissé s'écouler "quelques" semaines de sa vie entre ces quatre murs, tout simplement, comme s'il n'aurait été question que d'un camp de vacance ou d'un collège. La joie aurait presque percé le timbre juvénile. Dans mon dos, Harry finit de lécher le sucre collé à ses pattes, vestiges du beignet que lui avait laissé la fillette qu'il inonde de remerciements. Il semble affamé. De quoi s'est-il nourris, depuis tout ce temps ...? Je me laisse porter là où veulent bien m'entraîner les lames de la curiosité, remous qu'entraîne une question, s'en suivant d'une autre et ainsi de suite, parfois tout aussi tranchantes que leur homonyme de fer. C'est à Nixy que décide de m'adresser, sur ce coup.
    - Nixy, dis-moi, après avoir quitté Drako, où t'en es-tu allé ?
Je l'interroge sans vraiment compter sur Harry, qui, je le sais, peut se montrer plus sourd qu'aveugle, buté comme une mule, et ne se vexe pas facilement. Juste un peu taquin, à ses heures. Je tiens à avoir une réponse, ne sachant pas réellement si l'ater ego est toujours présent dans un coin de nos pensées, comme un bagage psychique, menotté à notre poignet et toujours présent, ou une autre création de ce pensionnat, petit présent dans l'adversité.

Peut-être toutes ces choses à la fois...

Je serre un nouveau verre de jus de pommes à Drako, puis me lève pour aller chercher deux soucoupes, à l'attention des AEAs, ainsi qu'un second verre, pour moi-même. La soif commence à me tirailler, de ce fait je l'attribue, inconsciemment, à tous : à présent, tous autour de moi me paraissent avoir la gorge sèche. Voilà pourquoi, devant chacune et chacun se trouve maintenant une quantité plus ou moins conséquente de la boisson qu'il m'a semblé être la plus potable de tout le réfrigérateur. Un verre devant Drako, un autre devant moi, une coupelle au sol, face à Harry, une dernière, servie tout expressément pour Nixy, avec qui je construis le dialogue, en fait la charpente de questions, en attente de fortifications, du mortier et des briques qu'apporteront les réponses.
    - Je veux dire : es-tu resté en elle, pour l'aider à répondre à certaines de ses questions, ou alors l'as-tu directement attendue ici, en sachant qu'elle viendrait te rejoindre ?
Des questions profondes qui volettent, distraites, dans la pièce, d'apparence aussi ingénue que des papillons un jour ensoleillé de printemps ; des mots qui dissimulent habilement ce que je chercher réellement à demander. À mon alter ego, j'aurais été bien en peine de le taire, de ne rien laisser signifier, et il se serait refermé comme un huître, sans jamais rien me répondre, sans jamais rien laisser couler. Rien qu'ainsi, et j'en suis persuadée quand je constate sa mine intéressée, il a réussi à comprendre. Je vois une ébauche de sourire qui vérifie mes dires ; il ne m'aurait rien répondu, aurait joué un soudain cas de surdité.

Ce que je cherche intimement à avoir, c'est la conviction de toujours être vivante, le fait d'avoir confirmation que ce pensionnat n'est pas un purgatoire ou quelque autre " ailleurs ", " au-delà ", et j'en passe, n'osant trop croire en un Éden, en un Paradis. Implicitement, je questionne Nixy sur la nature exacte des AEAs : anges gardiens ou conscience à titre plus personnel ? Ils sont, de toute façon, une forme d'incarnation. La seule chose sur laquelle je m'interroge sur l'instant c'est " L'incarnation de quoi ? "...
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MessageSujet: Re: Une recette très spéciale [PV 1ère personne]   Sam 5 Déc 2009 - 20:31

Charlie-Shanon expliqua à Drako que dans son monde, il n'y avait ni dragons, ni autres créatures fantastiques. La fillette fut surprise, mais son étonnement ne se dessina pas sur sur visage. Comment ? Il n'y avait aucunes créatures dans son monde ? La gamine avait du mal à imaginer une planète sans magie.

- Ca doit être bizarre de vivre dans un monde où il n'y a pas de monstres.

Et cela doit être encore plus surprenant pour un personne ayant vécu dans cette univers de se retrouver dans une dimension où la magie existait. Elle devait sûrement se demander si elle n'était pas en train de rêver ou de devenir folle. Et ce monde où elle vivait devait être ennuyeux. Mais après tout, peut-être que Charlie-Shanon s'était habituée à sa propre réalité ou avait-elle tendance à penser à un univers semblable à celui de Drako...

La jeune femme demanda à Nixy où il était allé une fois qu'il avait quitté Drako. Le jeune dragon se rappela de la période où il était apparu, soudainement, dans la chambre de son amie qui devait avoir environ cinq ans. La fillette lui avait déclaré qu'il était le seul et meilleur ami qu'elle avait eu. Oui, c'était pour combler un vide que Nixy était né. Drako ne jouait pas dans les rues avec les autres enfants car ses parents adoptifs avaient peur qu'il lui arrive quelque chose. Ils savait que la gamine était imprudente et téméraire. Il pouvait lui arriver n'importe quoi. Ils avaient pensé presque un an ensemble. Mais un jour, la tutrice de Drako les surprit. Enfin, elle n'avait pas vu le dragon. Mère et fille avaient discuté. La fillette était revenue en larmes et lui avait annoncé qu'ils devaient faire leurs adieux. Et après... il n'y avait plus rien... C'était comme s'il était mort.

Charlie-Shanon servit une coupelle d'eau à Nixy qui regardait dans le vide, pensif.

- Et bien... je ne sais plus. J'ai été créé pour être l'ami de Drako mais on a dû se séparer. Et après, je n'avais plus aucun souvenir. Le jour où elle était entrée dans le Pensionnat Interdit, je me suis réveillé ici. C'était comme si j'avais dormi pendant des années.

Drako but son second verre de jus de pomme tout en écoutant son Alter Ego Astral parler. Elle se tourna vers lui et s'exclama avec un sourire :

- En tout cas, c'est cool qu'on se soit retrouver !

Nixy sauta dans les bras de son amie, enjoué.
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MessageSujet: Re: Une recette très spéciale [PV 1ère personne]   Sam 12 Déc 2009 - 18:39

J'acquiesce à Drako : oui, c'est étrange d'avoir vécu dans un monde dépouillé de toute magie, où la science et la technologie priment. L'avancée, au détriment de l'environnement. Peu importe ce que les " Grands de ce monde " nous radotent, il est trop tard pour faire marche arrière : la mort est latente, pour notre terre, mais elle est bien présente. Nous ne pouvons plus que nous acharner à retarder encore un peu son approche fatidique. Me retrouver ici, où le surnaturel semble siéger sur tous et chacun, est une vraie claque intérieure. Oui, c'est étrange, d'avoir vécu dans un monde où tout cela se fait remarquer par son absence, quand on voit ici que tout cela existe.

Ce que Nixy me dit, c'est, grosso modo, ce que j'ai espéré : il est bel est bien une création, mais personnelle, bien à soi. Personne d'autre que nous ne créer nos AEAs, ce pensionnat ne le fait que resurgir du passé. Néanmoins, un point me perturbe en ses dires. Sa disparition... " Comme si j'avais dormis pendant des années. " Je fixe mon verre, sens mon regard m'échapper pour se noyer dans le jus de pomme. Des mots me reviennent en mémoire : ce pourquoi l'homme a créé Dieu. Répondre à ces questions existentielles qui toujours nous tourmentent : " D'où viens-je ? Que suis-je ? Où vais-je ? ", et malgré Dieu, nous continuons à nous interroger. Je préfère tout particulièrement me travailler sur la première question, car je sais qu'un jour ou l'autre, je serais capable de savoir où ma route s'achève. Quant à ce que je suis, tout ce qui m'importe, c'est que je le sois maintenant. " Là, tout de suite, maintenant ". Mais j'ai mal pour le petit dragonneau que serre dans ses bras sa créatrice, comme peut-être à leurs retrouvailles, une joie volatile flottant dans l'atmosphère, pareille à un halo qui aurait ceint les deux amis. Lui n'avait pas appris à passer outre ces instants de questionnement, souvent bien trop intenses pour être supportables. Je me détourne du reptile à la fourrure ambrée pour boire, puis réfléchis au cas de Harry. Cet alter ego-ci, le mien, est différent des autres. Il est, à l'origine, un être vivant, bien en chair. Pas une entière création de mon esprit.

Depuis son coin, je le sens veiller. Il observe avec flegme, sur l'air imperturbable de son son souffle rauque. On pourrait croire le voir sourire, sous son paquet de plis. Il détaille la scène, et suit le cours de mes pensées. Il me connait, a dû me côtoyer pendant plus de neuf ans. Il sait à quoi je pense, je n'en serais pas surprise. Je ne peux pourtant pas y échapper, en devenant une autre sur l'instant. Je ne peux que sourire aux deux autres, taire mes pensées sous un masque de bonheur reçu par empathie.
    - Je suis contente de savoir que nous pouvons avoir ainsi avec soi quelque chose qui s'approche le plus d'un ami parfait, dis-je avec une emphase fallacieuse. Vous montrez l'exemple, tous les deux.
Ma phrase se termine par le petit trémolo d'un rire : j'ai commencé ma comédie. Ceci marque le début de la fin : bientôt je devrai décamper, ou les sujets me manqueront, seront substitués par des mensonges. Mais j'aimerais changer. Éviter de m'éloigner de Drako comme d'une pestiférée, bien que ce que je cherche à fuir, c'est en moi qu'il s'est tapi.

Ultime remède, j'entame, rêveuse, un sujet auquel je tiens :
    - Et ton monde, à toi, comment est-il ? Je continue sur ma lancée, curieuse : quelle vie y menais-tu, aussi ...?
    -
    Tu aimes bien, toi, te mêler de la vie des autres, hein ?
Je concède un regard vide à mon locuteur à fourrure, Harry ; que penser, après tout ? Autant le laisser dire. Je me connais : il ne me trouble pas en me commentant. D'un ton plat, indifférent, je commente la vie que j'ai menée jusqu'alors, avec la même objectivité que si elle avait appartenu à quelqu'un d'autre, restant dans le vague :
    - Moi, j'ai déménagé vers mes trois ans dans le nord (je pose le doigt sur le planisphère, creusant une seconde empreinte dans la poudre blanche) où j'ai vécu. J'ai étudié en internat dès le cours moyen... C'est ironique, maintenant que je ne pourrais plus en sortir...
Je me permets un petit sourire misérable, teinté d'amertume. Ce sentiment est peut-être partagé, ou non, seul ce que me dirait Drako pourrait m'en informer...


HS:
Retard d'une semaine, pardon, de sales trucs me sont tombés dessus ^^
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Une recette très spéciale [PV 1ère personne]

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