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 Survie [Oriana]

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Sectaire iguano-stellairienne
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RP en cours : LA VIE EN ROSE (Claris Linden)

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MessageSujet: Survie [Oriana]   Dim 24 Jan 2010 - 20:50

Où est Petra ?
La Petra qui pétillait tant de joie. La Petra qui dansait, chantait, riait. Celle qui faisait la joie de son père, de ses amis, de certains de ses profs. Celle qui menait une vie merveilleuse dans l’un des pays les plus merveilleux du monde, entourée de personnes merveilleuses, à une époque merveilleuse. Une époque où la lutte contre le cancer avait fait de gigantesques bonds, où le réchauffement climatique n’était plus qu’une légère ombre que l’on allait réussir à balayer dans les années à venir, où la cigarette était interdite, où l’alcool était bien réglementé.
Petra avait été la fille à qui la vie réussissait. Plutôt bonne en cours, née dans une famille aisée, très choyée par son père, très proche de ses amis, appréciée des garçons, admirée de beaucoup… On la disait drôle, cool, réfléchie, un peu peste certes, mais tellement chou. Elle n’avait jamais été une grande lumière, mais elle s’en sortait bien pourtant. Vraiment pas le genre de fille qui aurait pu tomber aussi bas. Qui aurait pu croire, un an et demi auparavant, que Petra, un jour, ressemblerait à l’épave qu’elle était désormais ? Une pauvre gamine ballotée entre puérilité et maturité, qui refuse de grandir, qui refuse de rester enfant. Une pauvre trainée terriblement dépendante des boissons alcoolisées, qui passe son temps libre à coucher avec ce qu’elle trouve. Une pauvre cloche qui agit sans réfléchir, qui réalise trop tard ses erreurs et n’arrive pas à réparer les pots cassés.
Et maintenant, c’était pire que tout. Elle n’était plus qu’une ombre, une silhouette vague, dont le corps a frôlé la mort, dont l’âme est morte. Elle vivant cachée. Personne ne devait la savoir vivante. Petra avait donné quelques explications vagues à Sindy l’incitant au silence, sans entrer dans les détails, sans donner de noms, sans expliquer le pourquoi du comment. C’était trop honteux. C’était trop cauchemardesque. Les volets de la chambre 9 étaient toujours fermés, mais plus pour les mêmes raisons qu’avant. Elle y dormait quelques heures durant la nuit. Peu. Vraiment peu. Le stress, la peur et les visions d’horreur qui vomissaient sur ses rêves l’empêchaient de se reposer plus longtemps. Le reste du temps, elle le passait caché dans les endroits les plus reclus et isolés du pensionnat. Un placard totalement poussiéreux que personne n’ouvrait retrouvait soudainement une grande utilité, un recoin obscur du grenier absolument inintéressant devenait un nouveau domicile. Elle étudiait aussi les allers et venus de… Lui. Dire son nom lui faisait trop mal. Le nom de Lui qui avait une odeur de bonheur auparavant lui laissait aujourd’hui un goût de sang dans la bouche.
Le pensionnat lui avait vraiment tout prit. Elle n’y serait pas rentrée, par curiosité pure et débile, un jour de novembre, tout serait encore comme avant. Elle vivrait au Brésil, avec son père, ses amis, dans la vie qu’elle aimait. Par la suite, elle avait tenté de combler le vide avec les boissons alcoolisées, les cuites magistrales avec Sindy après des pseudo-messes noires, des tenues magistralement minuscules pour que les garçons papillonnent autour d’elle afin de croire posséder une vie sociale sérieuse… Mais Lui et le pensionnat lui avaient rapidement rappelé la vérité, la dure vérité. Elle ne pouvait pas continuer de cacher sa dépression. Surtout après ce qui s’était déroulé.
Dans le monde réel, l’affaire se serait terminée plus simplement. Un appel à la police, une arrestation, une incarcération. Elle n’aurait plus jamais à craindre de Lui. Mais ce n’était pas le monde réel. Pas de police disponible, pas d’arrestation possible. L’incarcération, c’était déjà le cas. Malheureusement, elle était coincée dans la même cellule que lui.
Elle profitait de l’ignorance de Lui : s’il ne la savait pas en vie, comment pourrait-il s’imaginer la revoir ? Il ne la rechercherait pas comme il l’aurait fait en apprenant que Petra n’était pas morte. Cette dernière usait donc énormément de cela. Elle avait noté sur un papier les quelques horaires où elle était sûre de trouver Lui à tel endroit, elle le connaissait bien et elle avait prit des risques pour compléter au maximum ses informations. Ainsi, elle essayait de choisir ses cachettes selon les endroits où il allait. Lors de son déjeuner, traîner près de la cuisine et de la salle à manger était une très mauvaise idée, par exemple. A partir d’une certaine heure, le soir, il valait mieux ne pas se trouver dans le dortoir des garçons. Jusqu’à maintenant, ça marchait plutôt bien. Cependant, elle n’allait pas pouvoir vivre toute sa vie ainsi, cachée, à attendre que quelque chose bouleverse la donne.
Un jour, elle finirait bien par commettre l’erreur fatale : parler à quelqu’un en présence de Lui qui reconnaitrait sa voix, recommencer à boire… Surtout ne pas boire ! L’autre jour, elle avait craqué. « Allez, rien qu’un verre de vin... pour te remonter le moral. » Ce ne fut que lorsqu’elle se réveilla une dizaine d’heure qu’elle comprit le poids de son erreur. Elle ne devait pas recommencer. Surtout pas. L’alcool lui faisait perdre le contrôle d’elle-même, lui faisait oublier, la plongeait parfois dans un état comatique… L’alcool la rendait faible. La faiblesse la tuerait de nouveau, comme elle l’avait tué une première fois dans la Salle des Miroirs.
Plus de rires. Plus de joies. Plus d’alcool. Plus de cheveux roses. Où est Petra ?

Dix-neuf heures. Il était temps de partir. Le garde-manger du pensionnat n’était plus la cachette idéale. Il allait sans doute arriver dans quelques instants. Petra sortit dans le couloir, s’assura dans une glace que les lunettes de soleil noires gigantesques qu’elle mettait dehors comme dedans étaient bien placées, qu’il n’y avait pas de mèche de cheveux dépassant de la capuche de son sweat noir. Même s’ils étaient blonds désormais, elle ne voulait pas qu’on les aperçoive. Encore moins Lui. Elle n’était vraiment pas attirante, mais tant pis. Qu’elle ait l’air d’une morte, ce n’était pas grave. Les garçons ne se pencheront pas sur elle, ça ne finirait pas comme avec l’autre crétin de l’autre jour , Lui ne l’aborderait pas. Et de toute façon, elle était morte, d’une certaine façon.
Mourir à l’œil de la personne que l’on aime le plus, c’est pire que mourir pour de vrai.
Parfois, la nuit, durant ses rares moments de repos, elle se réveille en sursaut. La vision de Lui qui la fixe de cet orbe émeraude solitaire, qui serre ses mains à la base de son cou, qui lui bloque la respiration. Multipliée par les milliers de reflets dans les miroirs, multipliée par les millions de reflets dans les reflets, multipliée par les milliards de cauchemars.
Elle n’échapperait pas à la mort une seconde fois.
Il allait descendre dîner. Cela signifiait que le dortoir des garçons serait tranquille durant une heure environ. Elle avait repéré un petit débarras pas mal, entre la chambre 15 et la chambre 17. Elle s’y mettrait avec un paquet de chips, une lampe de poche, un couteau et un vieux livre débile sur une meuf qui se marie à un prince et tombe amoureuse d’un duc coureur de jupons. Elle essayait de comprendre ce qu’était l’amour. Ce qu’était ce sentiment qui semblait avoir poussé Lui dans un ravin de folie pure. C’était quoi, ce putain d’amour ? Il n’était pas censé rendre les gens heureux ? Alors pourquoi est-ce que Lui avait… avait… Miroirs. Pourquoi ? Elle n’avait pas réussi à décrypter les regards qu’Il lui avait lancés, les paroles qu’Il lui avait dit, alors qu’ils étaient encore amis. Elle ne s’était doutée de rien, avait tout réalisé trop tard. Potiche, gourde, imbécile, garce.
Il paraît que toutes les réponses se trouvent dans les livres. La femme, dans le bouquin, finissait par avouer à son mari qu’elle en aimait un autre, alors qu’elle n’avait rien fait de mal avec l’autre jusqu’alors. Bon, okay, ce n’était visiblement pas la situation dans laquelle Petra était plongée. Et puis c’était tellement barbant, comme livre. D’accord, elle n’avait jamais été très portée sur la littérature de ce genre, mais les descriptions étaient tout de même très très très ennuyeuses. Ouais, ouais, c’est bon, on a comprit que tu souffrais, bécasse !
Elle souffrait sans doute moins que Petra, de toute façon. Elle vivait une torture perpétuelle, une peur panique de revivre ce qui lui était déjà arrivé une seule fois et une fois de trop. Elle ne voulait pas mourir. Pas une seconde fois.
Petra marcha le plus vite possible dans les couloirs. Sans courir : courir attire l’attention. Elle finit par monter les escaliers et arriva au dortoir des garçons. Hop, elle allait se mettre dans son débarras et essayer de trouver la solution de cette foutue histoire dans ce foutu livre. Qu’est-ce qui avait bien pu pousser Lui a… Miroir. La jalousie rend-t-elle les gens fous à ce point ? Il devait y avoir quelque chose derrière. Quelque chose de plus grave. On ne fait pas de telles choses à quelqu’un que l’on aime uniquement pour une histoire aussi débile que ça ! D’accord, Petra l’acceptait, elle avait vraiment été ignoble dans cette affaire. Si elle n’avait pas eu ce problème d’alcool, rien de tout cela ne se serait produit. Par la suite, elle ne fit pas grand chose pour défaire le nœud. Elle avait mérité un châtiment. Mais celui-là ? Non. Personne n’a le droit d’infliger une telle punition à quelqu’un. Même pas Lui. Surtout pas Lui, avec son sens de la justice erroné, avec sa haine pour tout le genre humain.

Petra, tout en marchant, sortit de la poche de son jogging son APNEE. Les caractères digitaux indiquaient en gigantesque, sur l’écran de l’objet, qu’il était 19h10. Nickel.
La jeune fille s’avança vers sa cachette, quand elle entendit des bruits bizarres derrière elle. Merde. C’était quoi ? Ne te retourne pas, Petra, ne te retourne pas. Si elle se retournait, ce serait louche. Merde. Les tam-tam recommencèrent dans son crâne. Lentement, elle se retourna.
Gné ?
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MessageSujet: Re: Survie [Oriana]   Sam 20 Fév 2010 - 13:18

Sur son corps décharné s'imprimait la puberté. Cela faisait longtemps que cela n'était pas arrivé. Elle trouvait toujours le moyen de se soustraire à ces peines avant d'arriver au fatidique moment ou une fille devient une femme, ne restant enfant que pour mieux essayer d'effacer sa vie. Pour une fois, elle n'en avait pas trouvé la force, et en quelques semaines, son corps d'enfant avait trouvé les traits de l'adolescence. Cela faisait bien longtemps qu'elle n'était pas morte, et pour une fois, elle n'avait pas envie d'essayer de mourir. Pas aujourd'hui, il faisait beau. Lorsqu'elle ouvrit les volets, son corps pensant immédiatement à se jeter du haut des deux étages, elle s'en retient, voyant débouler le frais soleil. Et toute cette belle journée, elle n'avait pu s'empêcher de le regarder, ce soleil sous lequel elle avait trop longtemps marché. Bien entendu, elle n'adressa pas un mot à l'humanité qui grouillait autour d'elle, pour ne pas se mettre à les envier. Ils avaient leur vie devant eux, et ils savaient qu'ils allaient mourir un jour. Ils en avaient peur, et chacun de leur geste, même le plus anodin, transcrivait cette peur instinctive. Chanceux. Ils faisaient attention à ne pas se couper avec les objets qui tombaient, brisés, ils gardaient l'équilibre en marchant, ils souriaient à ce qui leur restait de battements de coeur. Lorsqu'elle ramassait les bris de ses mains nues, ne prêtait pas la moindre attention aux couteaux de cuisine lorsqu'elle les utilisait, n'avait plus aucun réflexe de préservation de sa santé et de sa vie. De sa respiration qu'elle aimerait voir tarie, pour changer, pour longtemps. Jalousie. Mais c'était une belle journée, et pour le moment, voir ces filles et ces garçons s'affairer ne lui causait pas le moindre pincement de coeur.

Pour une fois, même, Oriana avait choisi une tenue, pas seulement pour la pudeur, mais pour l'esthétique, choisissant parmi les affaires des autres une petite robe blanche qui lui irait bien, la revêtant parmi les dentelles et les froufrous de ses manches. Elle s'était contemplée dans le miroir, souriant, trouvant que sa poitrine à peine esquissée lui allait bien, comme ça, et cette pensée plus vive que ses habituels plans morbides la réjouit. Ainsi continua sa journée, et un instant, elle oublia qu'elle ne pouvait plus mourir.

Et le tison, le couteau, la cuillère, la fourchette, les bris de bois, la cheminée, les médicaments, l'écharpe, la corde, la pioche, la fenêtre, le sac en plastique, l'allumette, le compas, les ciseaux, les colliers, les lampes, la prise de courant, la baignoire, le lac, le parfum, l'acide, le produit vaisselle, l'équerre, la tour, le papier, le pic à brochette, la pelle, le miroir, la porte, l'arbre, la vaisselle, le tapis, la hallebarde, le vin, le livre, le piano, les gâteaux au chocolat, le sommeil, la marche, le coffre, la fleur, la tombe, le canard en plastique, le calamar, la bible, le gloss rose, le pistolet, la jument, l'ours, la rousse, le vampire, la naine, le sabre japonais, le cache-oeil, le tourne disque, les bagues, les chaussures à talons compensés, la danette, la tente quechua, le manga, le taille crayon, le marqueurs, la colle, la macarena, le Owen n°5, Satan, le batracien, le champignon, la robe à froufrous, SPI, Angie, le lol, le micro, la feuille, la trousse, la fermeture éclair, le pot de fleur, le K-Way, la tuile, le générateur, le journal intime, la couette, la crème dépilatoire, le bandeau, la pomme de douche, le poster, l'encyclopédie des poisons, l'ours, l'encre, l'acide chlorhydrique, la mouette, le gingembre, le doliprane, la barrette, l'eau, la forêt, la dalle de béton, la seringue, la boîte, la racine, le temple, le rasoir, la plume, la balle, la soubrette, la lettre, le lapin, le portable, le maillot de bain, le t-shirt 100% coton, le kriss, le fouet, la redingote, ses poumons, son coeur, ses bras, ses jambes ne furent plus à ses yeux de simples moyens d'en finir avec la vie. Juste un moment. Juste une journée, peut-être.

Peut-être avait-elle troqué son pessimisme avec une personne au hasard dans le pensionnat. Quelqu'un à ce moment ressentit peut-être l'oppression et le désespoir dans lequel elle était plongé, quelqu'un qui hier encore était plein de joie, d'insouciance, et d'ignorance bénie. Peut-être que quelqu'un quelque part, avait ouvert les yeux, et vu la mort.

Elle entra dans la cuisine sans penser à quoi que ce soit de macabre, songeant plutôt à ce qu'elle pourrait demander au GGL pour manger. Elle n'avait jamais vraiment essayé de traîner à cet endroit rose qui lui donnait d'habitude la nausée. Mais elle pourrait essayer, pour une fois ! Enfin, elle voulait d'abord manger quelque chose de plus consistant et salé. Mais une fois dans la cuisine, c'est en vain qu'elle chercha un couteau. Elle soupira. Pour une fois qu'elle ne cherchait pas à se couper les veines avec ! En y repensant, elle avait dû en laisser traîner un dans sa chambre, il lui faudrait peut-être le restituer à la cuisine, et le laver pour l'utiliser… Oriana se leva donc et monta les escaliers de toute la force de ses petites jambes en direction de sa chambre. Elle trouva le couteau sous son matelas, et se dit quelle devait bien être égoïste de priver ainsi les autres d'ustensiles de cuisine aussi utiles juste pour se suicider de temps en temps.

Elle passa par le dortoir des garçons pour revenir sur ses pas, aimant bien emprunter des chemins qu'elle ne prenait pas d'habitude, et voulant jeter un oeil à l'endroit où dormaient les spécimens humains masculins du pensionnat. Elle ne s'était jamais vraiment intéressée à la gent masculine, n'aimant pas s'attacher, et n'en trouvant pas de singulièrement intéressant. En même temps, elle ne leur avait probablement jamais parlé. Sauf au type bizarre avec le chien. En même temps, elle n'en avait jamais vraiment ressenti le besoin… La jeune fille dodelina de la tête. Là, elle était plutôt encline à parler à ses semblables, il fallait en profiter. C'était peut-être les hormones qui travaillaient. Elle avait bien envie de s'amuser un peu, même si ce n'était que temporaire.

Des pas. Elle s'approcha de la source de ces pas, le couteau négligemment posé entre ses doigts, ne se rendant pas vraiment compte que les gouttes de sang qui restaient depuis la dernière fois qu'elle s'était tué avec - probablement en se l'enfonçant dans l'oeil jusqu'au cerveau, si ses souvenirs étaient bons - la faisait passer pour une tueuse en série à peine pubère. La présence se retourna. Tiens, une fille. Dommage. La jeune fille aux yeux profondément cernés de noir, ce qui la faisait un peu ressembler à Sadako d'un film japonais sur les fantômes, essaya de lui sourire, et lui fit un petit signe de main


« Salut, ça va ? »

Elle fit un petit pas tremblant sur les baguettes qui lui tenaient lieu de jambes, le couteau en main. Elle allait tutoyer la fille, ça ferait plus cool, comme disait les jeunes de nos jours.

« Que fais-tu ici à cette heure... ? »

Et c'est ainsi qu'une tentative d'approche sociale ressembla à un prélude de meurtre.
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MessageSujet: Re: Survie [Oriana]   Dim 16 Mai 2010 - 21:11

Une gamine.
Ce n'était rien qu'une gamine. Rien de grave, rien de méchant. Juste une fillette qui passait par là. Un peu bizarre, il fallait l'avouer. Mais rien de terrible. Le coeur de Petra reprit son rythme de battement habituel. Rien de terrible. Rien de terrible. Ce n'était pas Lui. Rien de terrible. Tout va bien.
Ce n'était rien qu'une gamine. Elle n'avait que des cheveux longs très noirs comme les fantômes dans les films d'horreur japonais. Et une robe blanche comme les fantômes dans les films d'horreur japonais. Et un couteau, aussi. Rien que ça. Pas de quoi s'inquiéter, n'est-ce pas ?
Le coeur de Petra recommença à danser des claquettes dans la cage thoracique de la morte. Ca y est. Elle allait se faire tuer. Une deuxième fois. Cette gamine n'était pas une gamine mais un fantôme invoqué par Lui lors d'une messe grise -parce que les blanches sont réservés aux trucs chiants qui te disent de te lever et de marcher et que les noires, c'est pour les gens cools qui ne tuent pas leur meilleure amie- afin de la tuer. C'était évident.
Il avait apprit elle-ne-savait-comment qu'elle était encore en vie, et, comme elle l'avait pressenti ce matin -et tous les matins, en fait, mais shhh... -, il recommencerait son meurtre. Petra se plaqua au mur, tétanisée d'horreur, ses yeux écarquillés de peur derrière ses lunettes de soleil XXL.
Le monstre tueur de filles qui ont regardé une cassette vidéo il y a une semaine -et de filles déjà tuées une première fois par un borgne, accessoirement- ouvrit la bouche. Un supplice. Des paroles teintées d'ironie et de sadisme, bien que dites sur un ton naïf et adorable, d'une petite voix fluette. Petra ne dit rien, figée. Puis le truc pas beau qui tue continua en osant même lui demander ce qu'elle faisait là.
Il fallait qu'elle se calme, qu'elle se calme. Qu'elle ne crie pas, qu'elle garde son sang-froid et se barre en courant dès que possible. Allez, on prend son courage à deux mains et... Merde.


"BIEN SUR QUE CA VA PAS CRETINE ! TU VAS ME BUTER DANS CINQ SECONDES !"

Des larmes perlèrent aux coins des yeux de l'adolescente. Elle ne voulait pas mourir. Pas encore. Pas de nouveau. Une mort, c'est largement suffisant, même si l'on survit. Surtout si l'on survit.
Puis le regard de Petra s'accrocha sur un détail du couteau du monstre. Il était déjà... ensanglanté. L'arme avait déjà fait son travail.
...
Les muscles de Petra se détendirent. Elle se laissa tomber au sol en émettant un soupir de soulagement. Un sourire niais et naïf s'afficha sur ses lèvres. Les anges existent. Elle en avait un sous les yeux.


"Tu l'as tué, hein ? Tu es venue ici pour le tuer, je le sens."
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