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 Salopette, saperlipopette. [Kogenta]

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Baka Purple
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MessageSujet: Salopette, saperlipopette. [Kogenta]    Ven 9 Juil 2010 - 0:48

Les démons hantent ses jours, brûlent ses nuits,
Horrible tour, douce rêverie.
-« Délivrez moi de ce songe venimeux.

Elle entend son cœur sursauter d’insomnie ; elle sent ses yeux brûler de décrépitude.

-« Rendez moi mon esprit, je vous en prie. Rendez le moi avant qu’il ne m’arrive malheur. Mon âme ne m’appartient point, elle s’est en allée sous terre, dans les ténèbres, danser.

Skye s’offrait en sacrifice, tout son corps se courbait, suppliant, tremblant. Elle n’était qu’un grain de poussière éteint, parmi ceux qui voletaient nonchalamment dans la lumière crue. La jeune demoiselle n’était plus un preux chevalier servant mais qu’une pitoyable créature se traînant aux pieds de l’autel purificateur. Ses genoux malpropres s’étaient aventurés hardiment à se coller aux marches de la scène. Elle joignait ses mains écorchées et penchait la tête exagérément, la gorge nouée.

-« Je ne vous demande que ma pensée envolée, entendez moi.

Le tourment l'avait quittée, elle n'avait plus rien à penser. Aucun vagabondage, ne la détournait de la fatalité. L'enfant qu'elle n'avait pas su être s'était résigné à ne jamais montrer le bout de son nez, elle ne s'amusait plus. Elle ne s'était jamais amusée. Rire. Oui, simplement éclater de rire et pouvoir se divertir. Se détourner de cette ignominie qui rongeait son être. Skye se recroquevilla. Elle n'était plus qu'une boule posée sur l'escalier. Ce qu'elle cherchait? Elle même l'ignorait. C'était d'un ennui épouvantable, insupportable. Il fallait qu'elle sorte de cette spirale infernale qui l'avait écartée de toute société. Elle n'était plus qu'une ombre de la rue; un passant qui passait, dont les bruits de pas laissaient indifférent. Qui s'était tourné vers elle quand elle souffrait la vie? Le néant lui avait répondu, la cruelle solitude l'avait mordue et c'est désenchantée qu'elle se présentait face à l'Eternel.

-« Je suis prête à tout recommencer, mais par pitié, montrez moi le chemin.

Ce qu'elle ne voulait pas accepter, c'était de tout arrêter. Arrêter son temps, pour en embrasser un nouveau, celui de l'insaisissable. Arrêter de se raccrocher au passé, de se soucier du futur infini, pour accueillir le présent. Arrêter de se voiler la face: tout était fini, terminé, révolu.
La pendule avait depuis longtemps cessé de fonctionner.
Mais cela, Skye le savait pertinemment. Était-ce la couardise qui retenait son bras si frêle? Voulait-elle continuer à passer ses jours pleurant sur le promontoire, à hurler sa rancœur contre le Dieu impétueux? Pourquoi ne pas s'élancer enfin dans la mer tumultueuse et laisser la terre des morts aux fantômes qui la tourmentaient? Elle posa ses mains glacées sur sa nuque, son front reposant au sol. Ses cheveux bruns traînaient négligemment, emmêlés. Elle geignit, sentant son corps se contracter violemment. Le silence la plaignit, c’était le respect d’une douleur qu’affichait le lieu saint, la faiblesse élevée au rang de bénédiction.


La jeune demoiselle avait tant pleuré, que la source qui l'alimentait s'était tarie. Les larmes lui arrachait des cris, tant il était pénible d'arriver à les extraire de ses yeux asséchés. La lumière s'était éteinte, dans son regard ténébreux trônait en maître incontesté le désespoir. Majestueux il gouvernait l'humeur, la raison et l'imagination à sa guise, se jouant des trois rois destitués de leur terre fertile. Tout était laissé à l'abandon. On lui avait enlevé l'espoir, elle mourrait de ce fait, abandonnant ce qu'elle était, ce qu'elle est et ce qu'elle aurait pu être.

Le zombie n'avait plus la volonté de se relever, restant pétrifié dans cette posture ridicule.
L'endroit désert la protégeait du regard indiscret, les piliers étaient ses geôliers, l'autel son confesseur. Le temps était venu, puis il était reparti, se moquant de l'être qui doutait d'être encore humain.


Sa salopette était bleue et s'animait sous les rayons du soleil.
L'armure du chevalier s'était envolée, plus de gris argenté.
Quant à l'honneur il était plongé dans un profond sommeil.
Banalité~
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Shikigami
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MessageSujet: Re: Salopette, saperlipopette. [Kogenta]    Sam 10 Juil 2010 - 1:35

Voila plusieurs semaines qu’il était arrivé ici. Loin de l’espace fantôme appelé Fukumaden, la ou attendent les Shikigamis en attente qu’un humain passe un contrat avec eux. Il avait voulu s’en échappé, trouvant la vie monotone, il n’avait pas été déçu. A son arrivée après quelques échanges avec deux humaines il avait été mortellement blessé par un démon appelé youkai, qui avait lui aussi réussi à s’échapper de cette zone. Fort heureusement une des deux humaine lui avait sauvé la vie inextémis à quelques secondes prêt. Olivia Pastre, était désormais le nom de la personne qui avait tous les droits sur son existence… car c’était elle, l’humaine qui lui avait sauvé la vie, qu’il avait choisi comme Toujinshi. Elle qui en l’absence de drive d’invocation pour sceller le pacte avait marqué de ses ongles la chair de Kogenta. Elle lui avait accordé une certaine liberté qui n’était pas souvent donné au Shikigamis. Elle le laissait faire ce qu’il voulait, aller ou il voulait, mais des qu’elle avait besoin de lui, il rappliquerait sur le champ, pour n’importe quel motif, et exécuterait ce qu’elle lui demanderait.

La vide de Kogenta était passé de monotone a très active. Étant un esprit de combat avant toute chose, sa priorité était de trouvé de nouveaux sceaux d’incantation pour devenir plus fort. En règle général c’était au Toujinshi de trouver ces seaux, mais les connaissances d’Olivia n’étant pas tres élevées il préférait le faire lui-même, d’autant plus que dans cet endroit, il était apte a les utilisé tout seul sans avoir a passé par le Toujinshi. Suivant son instinct c’est alors qu’il décida de s’aventurer a l’extérieur des grand bâtiments non seulement pour découvrir mais aussi pou essayer de trouver une nouvelle incantation. En général les marques n’étaient pas visibles pour les simples humains. Il s’agissait en général de quelque chose représentant un signe gravé ou une disposition de certain a objet. Une fois le signe trouvé il était simple de devine l’incantation. Quatre mots était à retenir. "KAN" correspondait a une direction allant ver le haut, "RI" a une direction allant vers le bas, "SHIN", ver la gauche et "DA" vers la droite. Plus il y avait de directions, plus le technique était puissante.

Il scrutait le moindre détail espérant trouver ce qu’il cherchait dans le parc. Le moindre tronc, le moindre buisson, la moindre feuille. Il observa même le fond du lac. Il se souvint une fois ; avec son précédent Toujinshi on leur avait indiqué l’emplacement d’un sceau dans un village vieux de 1000 ans. En le regardant de la colline le plus haute les rues principales donnaient la direction du sceaux. Mais 1000 ans après le lieu ou se trouvait le village avait servit de réservoir a la construction d’un barrage et il avait du plonger pour essayer de repérer ce qu’il restait de ces rues. Voila pourquoi chaque détail avait son importance.

Apre une petite marche il arriva au aux abords de ce qui semblait être un grand bâtiment avec des colonnes. Il s’en approcha et remarqua qu’il n’était pas seul. Une humaine était agenouillée au pied des marches. Elle lui semblait bizarre, Il se cacha derrière un arbre pour ne pas être vu. D’où il était il était assez prêt pour l’entendre parler mais pas assez pour entendre distinctement ce quelle disait. Son regard se posa sur le mur du fond. Ses yeux de couleur rubis s’écarquillèrent, il vu une forme gravée dans la pierre… une forme simple et angulaire, une forme qu’il aurait reconnu entre mille. La forme d’un seau Toujin, ce qu’il cherchait. Son regard se posa de nouveau sur l’humaine. Il ne savait pas si elle avait un rapport ou non avec le sceau, et si elle était plutôt du coté ami ou ennemi. Pour le savoir la seule solution était de s’approcher pour entendre ses paroles. Il s’avança le plus discrètement possible en se cachant toujours derrières les arbres. Il avait gagné quelques mètres. Il ne lui restait plus que quelques pas pour atteindre l’arbre le plus proche de la jeune fille. Il tendit son oreille pour essayer de comprendre les paroles, mais dans un mouvement trop brusque, le grand grelot attaché à sa queue se mit a tinté, trahissant sa présence.
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Baka Purple
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MessageSujet: Re: Salopette, saperlipopette. [Kogenta]    Lun 19 Juil 2010 - 23:29

L’humeur est éclaircie par la saignée,
Mais le sang bâtard ne peut s’évaporer.

Ne rien penser. Et rester, le cœur vide, dépourvu de tout désir, délesté de toute volonté. Rien, plus rien. Ne la retient. Et pourtant. Elle est là, sans bouger, immobile. Qu’attend –t’elle, sinon la vie ? La délivrance. Que ces chaînes invisibles, embrassant son corps meurtri, un jour la délaissant, puissent la perdre alors. Ce jour elle ira chercher désespérément , ce qu’elle ne reconnait plus. Parce qu’elle vient d’ici, qu’il lui est impossible d’atteindre là bas. Pour l’instant, l’autre jour n’est qu’un temps ; et sera aujourd’hui tout comme demain y ressemblera.


Skye avait la nausée, ses membres las avaient cessé de s’agiter convulsivement. La demoiselle déglutit difficilement, suffoquant, elle déroula son corps; ses membres noueux s’étirèrent. S’agrippant au drap recouvrant l’autel, elle se redressa lentement, ahanant. Déjà chancelante, elle sentit ses jambes se dérober sous elle à l’ouïe d’un tintement. La jeune femme voulu se retourner, qu’était-ce ? Paniquée, elle dévala les marches sur les genoux, entraînant le tissu blanc dans sa chute. A plat ventre, plaquée face contre terre, elle éclata d’un rire teinté d’une ironie certaine, entrecoupé d’un hoquet plaintif. Elle se traîna jusqu’aux bancs, restant hors de portée d’une quelconque attaque venant de l’extérieur. D’une main tremblante elle saisit son épée, le cœur battant elle se remit sur ses jambes et jeta un regard circulaire dans le temple, la lame étincelante était entourée d’une lumière bénie. Le lieu saint inapproprié à la violence restait silencieux, seul son souffle résonnait en ces lieux. Quoique consciente de sa paranoïa, elle se savait observée, imagination ou pas, elle osa élever la voix.


-« Qui que vous soyez, en ce temple veuillez ne rien cacher, découvrez vous, venez vous présenter à la lumière, que nous soyons face à face, car si vous vous cachez c’est que vous êtes adepte des ténèbres, ainsi vous seriez mon ennemi. Sachez que ma lame plongera en votre sein dans le cas échéant.


Son timbre retentit, froid, implacable, la sentence avait été prononcée. Elle était étonnée de s’être relevée aussi vite, devenu cadavérique, son corps avait du mal à se déplacer et c’était péniblement qu’elle se levait de son lit. La dépressive se félicita d’avoir su garder un esprit vif : même embué par ses complaintes, elle avait aligné les mots, les uns après les autres et l’effet était brillant, sophistiqué, mais sonnait terriblement creux, faux. Depuis combien de temps n’avait-elle pas parlé à un être humain ? Lorsqu’on s’étonne de la dextérité de sa langue, lorsqu’on a peur du son qui sort de sa propre bouche, lorsqu’on doute de pouvoir user de ses cordes vocales avant de desserrer les dents, alors c’est que cela fait très, trop longtemps.

-« Je…montrez vous. Lâcha- t’elle sourdement, trahissant son appréhension. Où était passé le fier rejeton à l’épée dorée ? Elle lança un coup d’œil dégoûté vers le pommeau gravé aux armoiries de sa famille avant de caresser distraitement la seconde gravure ne constituait qu’une ébauche, imparfaite, à la base de la gouttière. Elle ferma les yeux, comment prétendre appartenir à une lignée dont la réputation n’avait été élevée que par un empilement de mensonges ? Elle soupira doucement, entrouvrant ses lèvres roses, le teint pâle, elle avança précautionneusement. Elle se soutenait aux colonnes, mettant un pied devant l’autre, tout en se dirigeant vers le fond du temple.


-« Je suis Skye, Chevalier de PI, finit-elle par murmurer.

Elle passa son pouce sur l’acier entaillé,
Chevalier du pensionnat interdit , c’est ce qu’elle avait été, ce à quoi elle aspirait, maintenant qu’elle n’était plus un Periple, c’était le seul nom dont elle disposait, celui qu’elle partageait, avec tous les prisonniers.


Le chevalier se relevera ,
Il brandira son épée brillante et rira,
Carnaval~



Dernière édition par Periple Skye le Mar 21 Juil 2015 - 18:58, édité 4 fois
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Shikigami
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MessageSujet: Re: Salopette, saperlipopette. [Kogenta]    Mar 20 Juil 2010 - 2:03

Il attendit quelques instant avant le léger son qu’avait émit son grelot pour continuer de l’observer. Il avait déjà vu ce genre de comportement chez les humains, ils appelaient ca prié, sauf qu’il n’avait pas vraiment idée de ce que cela pouvait apporter. Elle semblait si crispée, du moins c’est ce qu’il avait l’impression de voir. Ensuite elle avait eu l’air de se détendre. La gravure dans le mur juste en face de l’humaine derrière l’autel attirait de plus en plus attention. Etant plus prêt que quelques minute plutôt il avait désormais la certitude que ce pensionnat était empreint de l’esprit des "Onmyou" et que le signe qu’il voyait était bien un sceau Toujin… il ne restait plus qu’a savoir si ce temple était empreint de l’énergie du clan Tenryu, le style de Shikigami d’où il était issu, ou l’énergie du clan Chiryu, le style adverse.

En se déplaçant derrière une colonne pour tenté d’analyser à la fois l’humaine et la marque son grelot avait tinté, ce qui commençait sérieusement a l’agacer. Et qui par ailleurs avait attiré l’attention de l’humaine et qui d’ailleurs lui avait valu de se retrouver dans une situation plus ou moins comique. Comptant rassurer la jeune fille et sortir de sa cachette, il se ravisa quand il la vu prendre une épée qu’il n’avait pas remarqué plus tôt. Voila qui était vraiment étrange. Ayant plus de 1000 an d’existence et ayant suivit l’évolution du monde des humains il ne se sera jamais attenu à voir ce genre anachronisme. Et qui plus est les mots qu’elle prononça par la suite a haute voix percuta son esprit. Même le dialogue était anachronisme. Il sentit une certaine force promenant de l’arme de l’humaine. Il savait que ce n’était pas une épée ordinaire, et il était bien placé pour le savoir, pour en posséder une, une qui lui était propre et qui reflétait son être… et qui para ailleurs était dotée d’une grande force si on lui incantait ces fameux sceaux.

Elle répéta une seconde fois de se montrer. Mais il préféra rester cacher quelques instant afin de se faire une idée sur le genre de personne qu’il aurait en fasse de lui. Et son attitude ne lui indiquait encore moins si elle était plutôt du genre amie, ou ennemie. Cette dernière se rapprochait de sa cachette avec le visage qu’il juge déterminé. Elle continu en se présentant. Ainsi donc elle était chevalier… l’anachronisme se renforçait une fois de plus. Mais une chose était sur, il serait obliger de passé par elle avant d’avoir l’objet de sa convoitise "Le signe gravé dans le mur derrière l’autel" Un sourire se dessina sur ses lèvres. Et sortit de sa cachette avec l’air le plus décontracté possible, si il avait eu des poches il aurait certainement fourré ses mains pourvues de griffes dedans. Et adopta le ton railleur qui lui était caractéristique.


"Eh bien, eh bien, quel self-défense. Les humaines manient l’épée maintenant ? Décidément on en apprend tous les jours. Mais c’et plus vraiment l’époque d’utiliser ce genre d’armes portant d’après ce que j’ai pu observer. Enfin bref ne fait pas attention je suis la pour ça"

Il désigna du doit la marque gravée dans le mur derrière l’autel

"T'inquiette, je ne t'embêterais pas longtemps"

Il ne savait pas pourquoi mais il avait pourtant cette cuivreuse impression qu’il allait passer pour un démon ou un créature de ce style, alors qu’a l’habitude on le prenait pour un gros chat bipède, ce qui manquait pas de l’énerver a chaque fois qu’on lui faisait la remarque.
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MessageSujet: Re: Salopette, saperlipopette. [Kogenta]    Mar 20 Juil 2010 - 19:25

L'humanité indissociable de la société,
Vae soli. "Malheur à l'homme seul".

Etre humain ce n'est pas physique, Il faut que cela relève de quelque chose d'immatériel. La chose n'est rien, elle reste, insaisissable et magnifique. L'humanité est une graine virevoltante ensemençant la terre.

Le démon se tenait face à elle, il était tranquille, mais ses yeux brillaient d'impertinence. Sa main leste s'excitait, désignant le mur opposé. Surplombant l'autel, une marque trônait fièrement, inintelligible à l'œil inexpérimenté. Skye réprima un grognement mécontent, qu'est-ce que c'était encore que cette histoire? Nullement surprise par l'apparence de l'être qui s'était découvert, son comportement pourtant l'incommodait, il était méprisable. Certes, son accoutrement était risible et l'anachronisme laissait songeur, mais le sourire carnassier de l'inconnu ne lui plaisait pas du tout. Piquée au vif, elle fronça les sourcils mais ne dit mot, dévisageant l’être dressé devant elle. Il était d’une rare impolitesse, son cœur avait sursauté d’indignation et elle se reprochait son manque de répartie. La solitude qui la rongeait se trouvait confrontée à un violent contrepoison. Il puait la vie, il empestait l’air. Elle resserra l’emprise qu’elle avait sur la poignée de son arme qui luisait élégamment, embrassée par la lumière sacrée. Skye prit le temps de fermer les yeux quelques instants, étourdie et fatiguée par tant d’insolence. L’apathie de la jeune femme l’empêchait de réagir promptement, elle baissa la tête, quelques mèches brunes vinrent se coller à son visage. Les convenances dictaient qu’après l’échange des présentations, l’un et l’autre se seraient comiquement courbés pour se saluer et montrer leur respect. Mais point de nom à mettre sur l’odieux personnage, aucune information, si ce n’est un vif intérêt pour le symbole sans la moindre connotation théologique. La demoiselle restait méfiante, créature vile et perfide tout droit sortie de l’Enfer ou putride porteur du machiavélisme des créateurs de l’endroit maudit, il fallait envisager le pire pour ne pas gésir éventré sur le carrelage nacré. Skye darda son regard sur son semblable, monstrueuse, elle l’était devenue, défiant les lois de l’Eternel. Elle s’était assise sur un banc de la société et n’y avait plus bougé, là, au fond de l’église. Son âme meurtrie saignait et autour d’elle une mare rougie et infecte s’était formée, éloignant même les désespérés. La solitude est d'une très mauvaise compagnie, mais le genre humain fuit encore plus la peste qu'est le désespoir. Alors il fallait se laver, expier la plus grande faute commise, celle d’avoir choisit de se complaire dans son malheur. S’être égoïstement et sciemment laissé mourir.

Le temps n’était pas venu, puisque dans cette réalité, il n’existait plus, mais il fallait qu’il soit bien qu’imparfaitement, pour que l’enfant blessé puisse panser les trous béants de son estomac.


En salopette, elle était en salopette, une pauvre salopette bleue défraîchie. Skye esquissa un sourire, c'était le premier à remarquer, qu'il manquait l'armure au chevalier désarçonné.


-« Vous voyez en moi la femme, pas ce que je suis monsieur. L’armure est au placard, dépouillée de tout honneur et de toute quête. Elle laissa sa phrase en suspens, choisissant ses tournures de phrases comme un enfant babillant apprenant la parole. Mais et vous donc, si cela n’est pas indiscret, qui êtes vous ? Ajouta- t’elle tout en levant la pointe de son épée étincelante, menaçante.

Le chevalier couvert de sang,
Dont l’armure entachée était fissurée,
S’était vu arraché de sa destinée,
Et chassé de son rang.
Déshonneur~

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Shikigami
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MessageSujet: Re: Salopette, saperlipopette. [Kogenta]    Mer 21 Juil 2010 - 0:01

Il haussa un sourcil en entendant parler d’armure… ainsi donc a l’habitude elle portait une armure, la l’anachronisme se confirmait, et son parler encore plus. Il commençait à avoir des doutes sur l’origine de la jeune fille, et se demandait même si les barrières du temps n’avaient pas été brisées. Un peu comme son propre cas avec l’espace, lorsque il avait atterrit ici alors que ce n’était en aucun cas sa destination.
Elle continua en lui demanda qui il était et sans indiscrétion. Il la mit lever un peu plus son épée ce qui lui fit froncer les sourcils, il n’aimait pas vraiment ca et avait d’ailleurs l’impression qu’elle cherchait à le provoquer. Il décida d’imiter son parler pour ne pas attiser de tension. Il posa la main sur sa poitrine et inclina le buste légèrement mais en y réfléchissant il trouva que cela ne faisait pas très convainquant.


"byakko no Kogenta est mon nom. Je suis un Shikigami… traduit par la, esprit de combat. Par un pacte je m’engage à me battre pour un humain, et lui en retour trouve des sceaux pour augmenter ma puissance."

Il se redressa et croisa les bras et regarda sur le coté

"Mais depuis quelque temps, l’emprise des humain n’a plus d’effet sur moi, je suis libre d'agir en autonomie."

Son regard se posa de nouveau sur l’humaine qui n’avait pas bougé d’un pouce. Et lui affichait son habituel sourire que certain jugeait arrogant.

"D’ailleur tu n’a pas n’importe qui devant toi. Je suis l’un des plus puissants qui existe."

Il ne le disait pas souvent car cela faisait prétentieux de le dire, mais c’était pourtant la vérité. La famille des byakko était réputée pour être l’une de plus puissante famille de Shikigamis de hauts niveaux. Le rêve de chaque Toujinshi était de battre un byakko pour augmenter son propre rang.

"Voila pour ma présentation. Est suffisant ou il te faut autre chose pour me laisse faire ce que j’ai à faire… j’aime pas beaucoup être menacé."

Il désigna d’un signe de la tête l’épée qu’elle pointait dans sa direction. S’il ne s’agissait pas de self-défense il aurait certainement invoqué de suite sa propre épée pour se défendre... mais le seul hic c’est qu’il avait toujours trouvé tres lâche d’utilisé un Shikigami pour attaquer directement un être humain. Cela était immoral mais s’il s’avérait qu’il n’avait pas d’autre choix que de combattre il le ferrait. Lui tout ce qu’il désirait et il avait été clair la dessus, c’était d’inspecter de plus près le signe gravé sur le mur du fond.
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MessageSujet: Re: Salopette, saperlipopette. [Kogenta]    Mar 31 Aoû 2010 - 23:39

C’est Dieu qui nous a rendus fous,
« Un bout de capuchon arme 25000 moines. »

Parce que c’est beau de rêver, elle n’y avait jamais goûté, au rêve. Poser sa tête sur l’oreiller et somnoler, tomber dans le gouffre de l’épouvantable nuit sans repos. Eternellement triste, veuve éplorée, elle avait choisi de se traîner en martyr jusqu’à ce que les souvenirs soient recouverts d’un voile. C’est une folie que de se raccrocher aux rêves, ils sont flous, inexistants, insaisissables. C’est pour cela qu’ils sont beaux. La beauté est dans ce qui est inaccessible et périssable. Ce qui ne dure qu’un temps est fascinant. Ce qui s’inscrit dans la postérité est gravé dans l’inaltérable quête intéressée. La force était le guide incontesté, et tandis que le rêve était méprisé, la société se munissait de ciseaux à pierre.
Ridicule.
Elle cru qu’elle allait vomir. Se pliant violemment en deux, elle suffoqua, ses poumons enflammés n’exhalaient que la mort. Faisant mine de s’incliner à son tour, elle plia sa jambe droite, se contenant. Son esprit s’affolait, sa folie s’agitait, elle avait peur, peur de s’évanouir, peur de ne pas être à la hauteur, peur de ne pas savoir mourir.

Le déshonneur était venu, il s’était immiscé, suant, puant, jusqu’à atteindre son être. Dans un sursaut de fierté, elle glissa dans une fureur incontrôlée. Qu’avait-elle à perdre ? Plus rien. Elle n’était plus qu’une coquille vide, dépourvu de tout désir. Plongée dans son propre sang, elle s’était regardée dépérir. Le monde l’avait laissée sur le bas coté, ignorée. Ne détournez pas vos regards des misérables, pleurez avec eux un temps et ils se complairont dans leur état pitoyable. Attaquez les, tiraillez les, ils vous haïront ; mais ils se relèveront. Lapidez les, frappez les à mort, ils s’enflammeront et chercheront à se venger. Ils cesseront d’errer.

Le destin tissait les fils sans plus jamais les couper, Dieu avait fermé les yeux. Et l’enfant égarée faisait ses premiers pas vers la guérison. Elle avait trouvé quelqu’un qui reflétait ce qu’elle avait été. L’orgueil brillait sur son front marqué, la fierté rehaussait son menton blanc et la confiance le rendait élégant. La jalousie l’avait cruellement mordue, son cou brûlant palpitait et sa langue claqua bruyamment, trahissant son mécontentement.


-« Pas n’importe qui, pas n’importe qui. Murmura –t’elle amère. Elle qui n’était rien et qui n’aspirait qu’à regagner son âme, elle enrageait d’avoir à lever les yeux et tendre le cou pour regarder cet être plein d’impiété. Ces quelques mots tournèrent dans son esprit. Pas n’importe qui. Qu’est-ce que ne pas être n’importe qui ? Nous sommes tous des ombres passantes. Dans les rues humides de nos souvenirs, les êtres s’esquivent et se frôlent timidement. Nous ne sommes qu’une terre infertile bonne qu’à pourrir. Il fallait être fou, pour que n’importe qui s’attribuât le titre de « quelqu’un ». Altier personnage, elle voulait le déposséder de son titre. Etre QUELQU’UN. Vers qui se traîner, pour obtenir le repenti ? Toutes ces années passées à s’alarmer. Celui qui est homme est celui qui a connu l’humiliation. Il a été traîné dans la boue, on lui a marché sur les mains lorsqu’il a tenté de se relever, on lui a craché au visage quand il a basculé sa tête ensanglantée vers le ciel.

Le désespoir s’empara d’elle silencieusement, elle était face à l’inattaquable, à l’irresponsable force désinvolte. La tristesse lui souffla dans l’oreille qu’il était temps de rompre avec le passé. De dépit elle baissa la tête tout en faisant des cercles du bout de son arme étincelante. Le passé, c’est comme une balle qui vous transperce, l’une vous effleure, la blessure n’est rien, on en frissonne mais l’oubli passe et efface le souci. L’autre creuse au plus profond de votre chair et y reste logée. Mais rien ne doit y paraître.


-« Shikigami., tu es lié à un être humain, monstre de vicissitude ? Ses yeux s’étaient illuminés, son épée argentée qui était restée suspendue s’agita dans un bruit doucereux, sous le nez busqué de la créature. A qui pouvait-il bien avoir prêté serment ? Aux démons terrestres qui causaient ses tourments. Il était au service du malheur, convoitant le pouvoir. La loi du plus fort, voilà qui était tout à fait opposé aux bonnes mœurs. Elle recula sa ligne de hanche afin de tenir la garde cachée « waki-gamae », son cœur battait lentement, sa vision s’amoindrissait tandis que ses jambes tremblaient. Il n’était plus question de la réminiscence de ce qu’elle avait pu être, mais d’une reconquête d’une appellation. Plus que « personne », quelqu’un.

Et Pallas, redorait le blason de l’âme asséchée,
Elle avait été instruite par son père de l’avenir
Décidé par les Eternels et qui allait ravir,
De joie l’Ulysse du pensionnat attristé.

Résurrection



Dernière édition par Periple Skye le Dim 22 Mai 2011 - 9:01, édité 2 fois
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MessageSujet: Re: Salopette, saperlipopette. [Kogenta]    Sam 4 Sep 2010 - 13:39

Les minutes passèrent, passèrent sans qu’elle ne se décide à bouger et lui commençait s’impatienter… voir même a l’énerver. Mais qu’est ce qu’elle pouvait bien lui vouloir encore ? Était-ce donc si difficile de le laisser passer ? Il commençait à se demander. Il la vit bouger ses lèvres comme si elle disait quelque chose, La situation devait être drôle a voir, mais lui ca ne le faisait pas rire bien sur il pourrait très bien la contourner mais c’était pas la dernière chose a faire, vu comment elle lui faisait face, il l’attaquerait de suite. Que fallait-il donc qu’il fasse pour qu’elle le laisse tranquille…
En attendant quelque minute, il se retrouva traité de monstre… voila comment elle le concéderait, ses yeux se plissèrent, la c’était la goutte d’eau qui faisait déborder la vase, tout ce remue-ménage pour juste pouvoir passer. Ses sourcils se froncèrent. Il tendit la main en murmurant un sceau d’incantation


"SHIN - RI - DA"

Dans sa main tendue, apparut en un flash sa propre épée Il se mit en garde a son tour et l’empoigna a deux mains. Et défia son interlocuteur du regard

"Ne m’oblige pas à en arriver la, j’en ai vraiment pas envie … je te le demande pour la dernière fois : Laisse moi passer… et non je ne suis pas « lié » actuellement"

Bien qu’il sache qu’il y avait peu de chance qu’il ait ce qu’il demande, il se préparait à un éventuel combat. C’était vraiment fâcheux d’en arriver la mais elle ne lui laissait pas le choix. Mais pour une fois qu’il n’avait vraiment pas envie de combattre. Mais bien sur ! Voila la solution ! Pour empêcher de combattre il savait ce qu’il devait faire. Il recula de plusieurs pas et courut dans la direction d’un pilier. Il sauta sur c dernier pour rebondir et atterrir derrière la jeune fille. Maintenant tout devait sa jouer très vite.

"DA - KAN - KAN - SHIN"



La lumière bleue qui avait jaillit de l’épée s’entendit sur toute la hauteur et toute la largeur du temple, créant ainsi une barrière entre eux deux, non seulement empêchant quiconque de passer, mais renvoyant l’attaque a celui qui tenterait de briser la défense. Il mit son épée sur son épaule et regarda la jeune fille de l’autre coté.

"Désolé…"

Il tourna les talons et avança enfin vers son but, Il contourna l’autel et arriva au pied du mur ou le seau était gravé. Il posa sa main libre sur ce dernier en en parcouru les courbes. Mais quelque chose lui semblai bizarre. A vrai dire il connaissait déjà ce sceau, pourquoi avait-il tant été attiré par lui. Il recula de quelques pas et fronça les sourcils. Un nouveau détail attira son attention. Dans une des courbes se trouvait une pierre précieuse bleue… non ca ne pouvait pas être possible !cette dernière scintillait quand il approcha la main, elle n’était pas beaucoup plus grande qu’un bouchon de bouteille... Pas de doute c’était bien une pierre Toujin. Il l’attrapa et la tira de toute ses forces pour la sortit du mur ou elle était encastré.
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MessageSujet: Re: Salopette, saperlipopette. [Kogenta]    

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Salopette, saperlipopette. [Kogenta]

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