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 Les joies du Jardinage [Selenda]

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MessageSujet: Les joies du Jardinage [Selenda]   Dim 5 Sep 2010 - 0:16

DEPUIS HIER, Harry a déserté ma vie. Plus vite encore qu'il y avait fait son retour en fanfares. Je l'ai cherché. Il est mon ami. Du moins... la seule créature qui m'ait continuellement suivie jusqu'à ce que je doute. Il est apparu quand j'ai vu mon premier AEA ; disparu au second.

Peut-on se fier à tout ce qu'on voit ici ? Peut-on seulement croire que les maîtres de cette bâtisse nous offrent un tel présent, quand on sait tout ce qu'ils s'amusent à nous faire voir, toutes ces choses qu'ils lisaient dans nos crânes. Ils savent. C'est certain. Mais... savent-ils tout ? Tout ce qu'il se passe ici ? J'arpente l'extérieur. J'ai peur. Je suis rongée par la crainte et le sommeil. Je suis nerveuse, à m'en ronger les ongles. Je préfère respirer, dehors. Ce n'est pas encore comme si j'étais libre, mais ça s'en approche. Et là, je peux continuer à chercher. Près du lac, on m'a regardée. À l'orée du bois, on m'a regardée. Comme si j'étais étrange, ici. Je n'aime pas qu'on me regarde comme ça. Parce que je sais que c'est faux. C'est faux... n'est-ce pas ? Non. Je crains la disparition d'une bestiole qui ne m'inspire aucune confiance, qui m'observe ; et je chercherais à la retrouver ? C'est illogique. Mais il est le seul roc auquel j'ai pu m'attacher depuis mon arrivée dans ce... pensionnat. C'est vrai, tout le monde semblait si jeune. Certains semblaient avoir accepté l'enfermement. Peu soupçonnaient les AEAs d'être hypocrites.

Je ne lève pas mon nez du sol, mais cela ne m'empêche pas de trébucher contre une pierre ; ni de me retrouver, étalée de tout mon long, le nez dans la poussière et les herbes folles. Pas n'importe quelle pierre. Tombale. Il y en a une autre devant moi. À ma droite. À ma gauche. Je me relève. Partout. Il y en avait partout. J'avance entre-elles, je sinue. Des noms, des dates. Des années. Leur chronologie est vide de sens. Des tombes qui me semblent récentes m'annoncent que leur habitant s'en est allé il y a plusieurs siècles, d'autres me dénotaient un macabre avenir — avenir qui avait usé la roche jusqu'aux veines.
Je m'arrête.
Quelque chose à attiré mon regard. Quelque chose de bizarre.

HARRY
1994 · 2003
Lasse, songeuse, je m'assieds sur la pierre qui lui fait face (je crois d'ailleurs que c'est celle d'un certain Jacques Picard de demain, mais rien n'est sûr). Comme si ça pouvait me calmer, me venger de ma récente chute, je m'attaque à une brindille rebelle. De celles qui élisent domicile n'importe où tant que coule l'eau et chauffe le soleil.
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MessageSujet: Re: Les joies du Jardinage [Selenda]   Mer 8 Sep 2010 - 21:45

{ Les joies du jardinage… }

    Selenda marchait d’un pas allègre, sans regarder où elle allait, les yeux accrochés… Non, pas au ciel. A une sorte de limite entre le ciel et l’herbe du parc, euh, comment dire ça… Oui, il me semble bien que ça devait être la cime des arbres de la forêt qui s’étendait un fond de ce dernier. Passionnant, vous l’avouerez. Donc, l’elfe aux cheveux blancs marchait d’un pas cadencé, accordé sur le rythme de la ballade qu’elle chantait d’une voix claire et quelque peu exagérément joyeuse. On se demandait bien ce qui pouvait la mettre de bonne humeur dans un endroit pareil. Peut-être juste qu’elle était dehors, comment savoir ? Renoncez à comprendre, c’est un conseil.
    La chansonnette qu’elle chantonnait en cheminant - allitération en « ch » ?- était une musique elfique contant l’histoire de trois carottes et d’un chou dans un potager… faisant inopinément la rencontre d’un concombre voyageur qui se mit à leur raconter sa vie. Oui, je sais, c’est assez surprenant. Faisons comme si de rien était. (Je précise que la chanson en question est une comptine pour enfants, au cas où vous ne l’auriez pas compris.)
    Bref, donc, si nous passons sur le fait que rien ne semblait justifier le soudain intérêt de Selenda pour l’agriculture, nous pouvons indiquer que la jeune fille faisait donc route un peu au hasard, comme d’habitude, à travers le parc. C’est là que, prise sans doute d’une certaine envie funèbre concernant les choux et les concombres, elle obliqua et se dirigea vers le cimetière en continuant de chantonner. Une semaine, déjà. Une semaine qu’elle était piégée ici. Et elle s’ennuyait à mourir.
    Ceci pouvant expliquer cela, c’était peut-être la raison pour laquelle elle se rendait au cimetière en chantant une chanson sur le jardinage.
    Mais passons.
    L’elfe ralentit un peu la cadence en pénétrant dans l’enceinte du lieu et baissa la voix d’instinct. Non pas qu’elle avait beaucoup de respect envers les cimetières, ou même les pierres. Cela tenait sans doute plus à l’ambiance morbide qui régnait toujours dans ce genre de lieux. Normal, me direz-vous.
    Et progressivement, elle s’arrêta, et de marcher et de chanter. Elle se trouvait sur une légère butte et avait une vue d’ensemble sur tout le cimetière. Et à l’autre bout, de l’autre coté des pierres tombales, quelques chose la regardait.
    … Ca ressemblait à un fantôme.
    Elle le fixa sans bouger. C’était noir. Vaporeux, difractant la lumière. Ca bougeait alors que ça ne bougeait pas. Elle distingua des oreilles, puis trois queues. Et deux yeux rouges.
    … Ca ressemblait à un chien.
    Le désintérêt flottant dans ses yeux gris, Selenda enfonça ses mains dans ses poches et resta là ans bouger.
    Elle le regarda. Il la regarda.
    Elle lui rendit son regard. Lui aussi. Puis elle. Puis lui.
    Et cela aurait pu durer biiiien plus que les dix minutes que ce petit manège prit en réalité, si un bruit soudain n’avait distrait notre elfe en cruel manque d’occupation - tellement qu’elle se retrouvait à jouer à celui-qui-fixe-le-plus-longtemps avec un truc dont elle ignorait jusqu’à la composition chimique.
    Le bruit en question se manifesta par un léger frottement, un tissu contre la terre sèche. Du chien-fantôme-loup-noir-rouge à l’autre bout du cimetière, le regard de Selenda glissa vers le milieu, pour se poser sur les tombes juste en-dessous d’elle. Une fille était assise par terre, entre deux d’entre elles.

    Peut-être qu’elle aussi était venue jardiner ?
    Ou pas. Franchement, il faudrait trouver à Selenda une occupation très vite, avant que son cerveau ne se liquéfie.
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MessageSujet: Re: Les joies du Jardinage [Selenda]   Dim 12 Sep 2010 - 19:19

La brindille est réticente à se laisser décapiter. Mais les bruissements qu'elle laisse échapper, les bruissements de sa tige qui doivent être un vague équivalant de hurlements pour la plante maigre, ces sons remplissent mon silence. Le silence qui s'est propagé dans le cimetière comme se propage la gastro dans une classe de maternelle. L'épidémie s'en prend aux tombes, aux pierres, à l'herbe. Même moi, je suis frappée de mutisme.
Et ma façon à moi de lutter, c'est de m'acharner sur un pauvre brin sec et olivacé. Dur comme la carne, aussi. Je sors une paire de ciseaux de mes poches, désireuse de mettre un terme au massacre (la brindille pendouille au bout de sa tige, à demi-décapité – mais sa tête reste en place, rebelle !). J'en oublierais que mes ciseaux ne coupent pas.

Un bruit ténu, véritable vacarme dans ce silence de sépulture – de cimetière, pourquoi pas – me fait lever le nez de mon petit atelier de jardinage improvisé. Intriguée, je croise mes jambes sur la tombe qui me fait face, me mets à l'aise pour pouvoir me pencher vers l'arrière et observer cette silhouette découpée sur le contre-jour. Perchée sur sa colline piquetée de croix, cette ombre fine et floue a un je-ne-sais-quoi d'effrayant. Elle est humaine, cette ombre, mais pas la seconde qui se dresse à quelque pas de celle-ci. Celle-là me fait songer à un loup, et ô combien plus flou ! Il doit être énorme, et bien plus loin que ce que je n'ai d'abord pensé. Ma curiosité attisée en est brûlante : je sors mes lunettes de ma poche et les cale sur mon nez.
La jeune femme m'apparaît clairement, maintenant.
Pas la Bête.

Une pulsion électrique me traverse tout le corps. Comme il est impossible de se relever littéralement d'un bond (surtout quand on est avachie sur deux pierres tombales), je me casse la margoulette. Encore. Je sniffe encore le gazon. Triste destinée. Mais j'ai toujours cette vague appréhension pour l'inconsciente, c'est donc empressée que je me relève. Maladroite, je m'aide d'une sculpture mortuaire pour me redresser.
    ' Hé ! ' je m'exclame. Avant de me taire.
Que dire ? "Gaffe ! Y a un loup près de toi !" ? Mais ce loup, elle le sait présent ; elle l'a vu. Sa position me le confirme : c'est précisément ce qui m'a tue. L'air intrigué de la jeune femme, c'est moi qui en suis l'objet. Je troque mon ton craintif pour quelque chose de plus confiant. De plus train-train.
    ' T'es qui toi ? '
Bordel ! Ça c'est du train-train, je peux pas faire pire ! On va faire comme si elle ne m'avais pas entendue. Bon, ma vieille Lisha, je vais chasser cet air ahuri de ton visage et essayer de corriger le tir, tu permets ?
    ' Tu le connais, lui ? '
Y a du progrès, bien. C'est presque intelligent, comme question. Je désigne l'animal de ténèbres, le jauge avec intérêt. Ce n'est qu'après coup que mes craintes se ravivent. Et les mots sortent, sous le coup de cette même impulsion électrique que celle qui m'a étalée dans la terre fraîche.
    ' Gaffe ! L'approche pas ! C'est peut-être un AEA ! '
Je balancé ces initiales comme j'aurais balancé celles de MST. Mon emphase a peut-être ses raisons d'être. Ou pas. Je ne veux courir aucun risque. Ma vie, c'est loin des mouchards que je veux la tenir privée. Les fondateurs de ce foutu cirque n'ont pas à m'espionner. Et surtout pas avec leurs espèces de bêtes de foire.
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MessageSujet: Re: Les joies du Jardinage [Selenda]   Mar 14 Sep 2010 - 19:56

{ … What ? }

    Soudain, la fille se releva d’un bond… enfin non, pour être juste, elle se cassa proprement la figure en laissant échappe un cri de surprise entre ses deux pierres tombales sous le regard éteint de Selenda, aussi expressive qu’un bloc de pierre. Elle se redressa précipitamment, se remettant sur ses pieds avec empressement et jeta un regard effaré à la bestiole-ombreuse-noire-loup, avant de faire un aller-retour oculaire de celle-ci à l’elfe aux cheveux blancs. Puis elle sembla décider de traiter la situation avec détachement et lança à cette dernière :

    « T'es qui toi ? »
    La question eut le mérite de faire lever un sourcil à Selenda. Mais pas de la faire réagir plus que ça. On ne peut pas tout avoir. De toute façon, l’humaine reprenait déjà en désignant le clebs-rouge-trois queues d’un geste :

    « Tu le connais, lui ? »
    Ca, c’était une question intéressante. L’elfe prit dix secondes pour y réfléchir en se remettant à fixer la bestiole d’en face d’un air concentré. Maintenant que l’autre le disait… vrai que l’animal en question lui disait quelque chose… mais de là à le connaître ? Bonne question, oui.

    « Gaffe ! L'approche pas ! C'est peut-être un AEA ! »
    « Rhmmmmm… ? »
    Youpi, enfin une réaction digne de ce nom (ou presque) ! Prions mes frères.
    … Bref.
    Donc, après ce borborygme vraiment très éclairant quant à son état d’esprit, Selenda tenta de faire un effort pour paraître compréhensible – pas forcément sociable, n’allons pas jusque là, mais compréhensible ce serait déjà un bon début. Lâchant le loup-noir-zarbi-orange des yeux, elle rabaissa son regard gris jusqu’à son interlocutrice.

    « C’quoi un AEA ? «
    Saluons cet effort surelfique d’élévation mentale jusqu’à un lieu où la parole et le vocabulaire sont des notions à la fois existantes et courantes. Cet effort de communication, en d’autres termes.
    Mais bon, la question avait le mérite d’avoir une raison d’être posée. En effet, Selenda ne voyait absolument pas ce que pouvait être un A.E.A – au fait, ça voulait dire quoi ces initiales ? Non, vraiment.
    Et pendant ce temps-là, les carottes pourrissaient au fond des cercueils. Réjouissant.
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MessageSujet: Re: Les joies du Jardinage [Selenda]   Lun 20 Sep 2010 - 22:36

Sa réponse me fige, et je reste là à la dévisager, comme la plus parfaite des abruties finies. Bonne question, ça : qu'est-ce qu'un AEA ? Ma réaction a montré que je ne suis pas suis pas du même avis que ce – cette ? – Periple Sky. L'alter ego astral, feu notre ami imaginaire... J'abandonne toute crainte à l'égard du loup, incline la tête de côté.
    ' Heu... Tu es passée par le Hall d'Entrée ? Il y avait un petit papier... '
Je m'interrompt après un temps d'hésitation : je crois quoi, moi ? Qu'elle m'interroge pour le plaisir ? Bien sûr qu'elle n'a pas vu les jolies calligraphies épinglées sur le tableau d'affichage... Nerveuse à l'idée de devoir faire un exposé sur les AEAs où, pour être comprise, je vais devoir chercher à appuyer mon opinion, et bien... et bien je me tords les les doigts. Exhumer un vieux tic au milieu d'un cimetière : une façon pleine d'entrain de démarrer la journée.
Essaye d'y aller au plus simple, ma vieille Lisha... essaye d'y aller au plus simple...
    ' AEA, ça veut dire Alter Ego Astral. '
Le plus simple était passé. Dommage. Mais il faut reprendre : je vois bien que ça ne va pas lui suffire. Aller ! Aller ! Continue sur ma lancée : j'ai si bien commencé !
    ' C'est une bébête qu'on s'invente petit et que le Pensionnat nous ressort, comme ça. Pouf. '
D'enfer, les onomatopée ؟ C'est que je fais du zèle, maintenant ! Je parle du Pensionnat, avec un grand P, comme Personne – un individu à part entière. Je prends une pose détendue pour souligner le sérieux de ma lubie, mon idée.
    ' Il sait tout de nous : notre passé, nos désirs. Et quand on est enfermés, comme ça (d'un geste de la main, je désigne la large bâtisse) on se sent seul. Il le sait. Et Il veut garder un œil sur nous. '
La main désigne maintenant le Loup. Mon comme-ça-pouf est dénaturé, absurde, maintenant : cette petite exclamation sur le hasard est morte, incinérée et enterrée. Parce qu'il y a une raison à tout ça.

Parce que cette raison est ce qui fait que je me ballade dans un cimetière.
C'est Il.

[hs] retard ! désolée ! ^^' et plutôt court... [/hs]
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MessageSujet: Re: Les joies du Jardinage [Selenda]   Sam 25 Sep 2010 - 16:18

{ Aaaah... I see. }

    La jeune fille dévisagea Selenda pendant deux minutes d’un air ébahi. Puis elle se tourna entièrement vers elle - laissant le loup-chien-fantôme de coté - et l’interrogea avec une expression de surprise :

    « Heu... Tu es passée par le Hall d'Entrée ? Il y avait un petit papier... »
    Trois petites secondes de flottement ; le regard de l’elfe se perdit un instant dans le vide, tandis qu’elle cherchait à saisir dans sa mémoire l’instant où elle avait pu prendre connaissance du papier en question. Ah… si, ça lui disait quelque chose. C’était pas l’annonce laissée par les pensionnaires à coté de la porte ? Si c’était le cas, alors oui, en effet, elle l’avait lu.

    « … ouais, je crois. Mais je m’en souviens plus. »
    Véridique. L’inconnue chercha alors à expliquer la chose d’un air fortement embarrassé, qui ne devait pas être étranger au regard plus vide que celui d’un mollusque que laissait tomber Selenda sur sa personne. Franchement, elle aurait pu faire un effort. Au moins, allumer une étincelle d’intelligence relative dans ses yeux.

    « AEA, ça veut dire Alter Ego Astral. » Commença l’humaine. « C'est une bébête qu'on s'invente petit et que le Pensionnat nous ressort, comme ça. Pouf. »
    « … Ah. »
    Magnifique effort de communication, une nouvelle fois. Peut-être qu’un jour on passera aux phrases construites, sujet verbe complément. Une bêbête. Cool.
    L’elfe tourna un regard minimalement intéressé vers ladite « bêbête » à l’autre bout du cimetière. Mouais… maintenant que l’autre le disait, il lui semblait bien percevoir chez la bestiole un petit air qui lui semblait vaguement familier. Très vaguement, même.

    « Il sait tout de nous » Continuait la jeune fille. « notre passé, nos désirs. Et quand on est enfermés, comme ça » - elle désigna le bâtiment auquel la proximité avec le cimetière donnait un air un tantinet lugubre « on se sent seul. Il le sait. Et Il veut garder un œil sur nous.
    Selenda songea que la fille en parlait d’un ton bien romantique ; elle ne chercha pas à en savoir plus. Après tout, ce n‘était pas ses affaires. Elle se contenta de s’accroupir en silence, tournée vers le loup noir, avant de reprendre la parole après quelques minutes de blanc.

    « Maintenant que tu le dis… »
    Et voilà. Enfin, nous l’avons notre phrase grammaticalement correcte ! Mais passons. Sans quitter l’animal des yeux, la jeune fille demanda - d’un seul coup et pourtant d’un ton si détaché que la soudaineté de la question s’en trouvait atténuée, presque banalisée :

    « C’est quoi ton nom ? »
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MessageSujet: Re: Les joies du Jardinage [Selenda]   Sam 22 Jan 2011 - 21:52

Et là, bien sûr : le blanc. Silence. Un ange passe... Mouais, si on veut, quoi. Un sacré ange à la con, celui-là. Bon, il doit avoir au moins une fidèle, parce que la fille aux cheveux poussière acquiesce et lui sacrifie même un début de phrase. Le regard accaparé tout ailleurs, je retourne brusquement à elle, les yeux ronds. C'est impoli — je le sais, m'man — de dévisager les gens. Surtout les inconnus, apparemment. Mais je ne pouvais pas m'en empêcher. De la peur, peut-être ? devenue de la paranoïa, alors. Qu'est-ce que je crains ? Je ne me suis pas faite agressée, je n'ai pas vu de bonshommes verts squatter le coin et le seul loup que j'y ai jamais vu était celui à côté de la jeune femme aux cheveux chenus et aux oreilles pointues (je crois que c'est ça que j'avais remarqué). Si le Pensionnat cherche à m'embobiner, il devrait choisir une personne moins flegmatique.

Pour ne pas dire insensible.
C'est vrai qu'elle n'a pas tellement réagit depuis que j'ai commencé à lui parler. Peut-être que je l'ennuie, peut-être qu'elle s'en fout, peut-être qu'elle est introvertie et peut-être parais-je bien abrutie à m'établir tant d'hypothèse. Je devrais arrêter de me poser des questions et profiter de cette alliée que je viens de trouver. Et si elle en a ras le bol, tant pis. Les amis tombent du ciel quand je m'efforce d'avoir l'air saine d'esprit, souriante et que je singe tout ce qu'ils font.
Brave bête que je suis.

Et me revoilà le nez en l'air, à observer les nuages s'étioler sur ce ciel indigo. Oui, indigo : le ciel n'est pas bleu, c'est prouvé. L'être humain a juste de mauvais yeux. Je suis tellement absorbée dans mes pensées, si détachée tout à coup de cet AEA que j'avais désigné avec une méfiance risible qu'on pouvait douter de mes propos... Des propos joliment formulés, embarrassés d'une personnalisation d'une pauvre bâtisse et d'onomatopées originales à en mourir sur place.
Bref, mon esprit vague si loin que je sursaute à peine quand elle me demande mon nom.

Quand je retourne à la chenue, la surprise se lit sur mon visage : je la sens. Tiens ? Elle s'intéresse à mon nom ? À mon identité ? Ce ton banal ne me trompe pas : on ne demande pas le nom d'une personne parce qu'on l'aime bien ou parce qu'on s'emmerde en sa présence. Ce n'est pas une question expéditive, mais une interrogation qui ouvre sur une discussion plus poussée. J'oublie toujours de demander le nom des gens que je rencontre.

Quand vient le moment de répondre, j'ai le sourire aux lèvres. Je me fais peut-être des idées. Peut-être qu'elle ne fait ça que par simple anamnèse de politesse et autres bienséances pompeuses.
    Charlie-Shanon Miles.
Et tiens, prends-toi ça en pleine poire : ça c'est du nom.
    Mais si tu comptes m'appeler souvent, tu peux réduire à Lisha.
Si on est potes, économise ta salive. J'essaye d'avoir l'air amicale et chaleureuse, j'accompagne mes mots d'un sourire large qui pourrait faire peur à un dentiste. Si ça se trouve, je ne caricature pas : je dois vraiment sembler être tout près de mordre... puisque je le suis. J'aime pas son AEA, j'aime pas être enfermée, j'aime pas les cimetières.
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MessageSujet: Re: Les joies du Jardinage [Selenda]   Dim 23 Jan 2011 - 23:27

{ Oh, great }

    Répondrait-elle, serait-elle silencieuse ? S’en irait-elle, lancerait-elle une réplique blessante ? Selenda l’ignorait et, à vrai dire, s’en moquait. Qu’elle réponde ou pas, où était la différence, au final, vu qu’elle entamait la discussion pour passer le temps ?
    C’est vrai, ce n’était pas charitable de penser ainsi. Peu poli, même. Enfin, actuellement, Selenda envoyait sa politesse intérieure se faire voir ; elle avait vraiment la flemme de se montrer agréable, même dans son propre inconscient, avec une humaine. D’ailleurs, le fait qu’elle lui parle tenait sûrement plus au fait qu’elle s’ennuie et que le Pensionnat soie essentiellement peuplé de représentants de la race humaine plutôt qu’à sa grande amitié avec les humains.
    Et qu’est-ce qu’on s’ennuie dans le coin.
    Lâchant l’AEA des yeux, Selenda baissa son regard gris vers le sol, se demandant si les carottes avaient la possibilité génétique de pousser dans un environnement aussi pauvre, puis orientant ses pensées sur la question « le fait qu’un humain soit en décomposition dans la terre qui les nourrit ne va-t-elle pas les influencer de manière négative ? ». Dissertez sur la question, vous avez deux heures.

    « Charlie-Shanon Miles. » Balança alors la fille d’une traite.
    A tes souhaits. Faillit répliquer Selenda avant de réaliser qu’elle n’avait fait que répondre à sa question. Si l’elfe n’avait pas eu la flemme de tourner la tête, elle aurait gratifié son interlocutrice d’un très explicite regard torve. Y en avait qui trouvaient de ces noms…

    « Mais si tu comptes m'appeler souvent, tu peux réduire à Lisha. »
    Ah ? Super. Quel diminutif recherché… Avouons-le, elle-même ne l’aurait pas trouvé, mais peut-être était-ce tout simplement dû à la consistance actuelle de son cerveau avoisinant celle du mollusque moyen. En tout cas, elle n’allait pas se montrer coopérative. Pas dans son caractère, ni dans son humeur actuelle.
    Pendant un moment qui ne lui parut pas long mais l’était dans la réalité qui en l’état actuel des choses lui échappait complètement, Selenda disserta intérieurement sur le thème « Jardinage dans un cimetière ». Ce qui l’amena finalement à se demander de nouveau si la fille était venue jardiner.

    Décidant que la probabilité qu’elle soit venue planter des choux entre les tombes pour le simple plaisir d’empoisonner les plantes avec une terre souillée par la décomposition humaine était tout de même un peu trop proche de zéro pour être prise en compte - oh, ciel, un éclair d’intelligence derrière cette phrase inutilement longue ! - l’elfe tourna de nouveau trèèès lentement la tête pour relever son regard vide comme un frigidaire le lendemain des fêtes (comparaison à se jeter par la fenêtre) et demander - toujours pour passer le temps :

    « Et tu aimes te balader dans les cimetières, Miles ? »
    Vlan, belle réplique, certainement due au ton sur laquelle celle de l’adolescente avait été lancée. Jeu de miroir, quoi. Ou paresse monstrueuse. Voir les deux. On est pas potes, j’aime pas les humains, mais j’ai la flemme de gaspiller ma précieuse salive ou de perdre mon temps à inventer un surnom sophistiqué alors je prends ce qui passe de plus court pour montrer mon esprit de contradiction. Admire.
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MessageSujet: Re: Les joies du Jardinage [Selenda]   Lun 24 Jan 2011 - 21:36

Je lui jette une œillade discrète. Je sens qu'elle ravale une bonne dizaine de remarques bien méritées ; je le sens, oui. Cette légère tension qui joue les cordeaux détonants, comme de la poudre enfermée dans une boîte : prête à éclater, mais l'aluminium la protège des étincelles. Cette jolie boîte en aluminium somme toute féminine porte aussi le nom plus classique d'hypocrisie. Et j'ai horreur de ça. Je sais que je l'ai mérité, à employer des mots désagréables sur un timbre plutôt absent, mais bon. Je ne vais pas me mettre tout le monde à dos dès mon second jour non plus.

Alors soyons tout de joie conçus ! Le monde est rose bonbon, les nuages sont de la guimauve Haribo et les arbres sont en réglisse ! Je suis dans le joyeux pays des marshmallows et l'un d'entre-eux me souhaite la bienvenue dans son jardin de groseilles – magnifique résumé de ma situation présente. Sourions à dame Marshmallow-aux-oreilles-pointues.
Tu ne sais plus comment faire ? Lève les commissures de tes lèvres. Voilà, c'est bien, Lisha. Tu es une grande fille. Maintenant, sois gentille et lève l'autre. Parfait. Tout va pour le mieux dans le meilleur des mondes, cultivons notre jardin, maintenant.

À sa réponse-claque, je hausse les épaules et m'assieds sur la tombe de ce si peu cher Harry. J'adopte une attitude décontractée, malgré un petit regard acerbe jeté au gros animal astral.
    Ouais, Miles marche aussi. Ça fait une syllabe de moins, quoi.
“Ouais, Miles marche aussi” Oh, tiens ! Mon dieu, j'avais jamais remarqué ! J'ai le don de répéter des évidences, bon petit perroquet que je suis. Mon ton est chantant, maintenant. Je ne vais quand même pas nous faire du Disney avec les oiseaux en fond ‽ Non ? Non : quelqu'un a dû s'amuser à tuer tous les volatiles joyeux du coin.
La seconde partie de sa question m'amène à jeter un coup d'œil sur le terreau bien fertile qui entoure la petite tombe du clébard. Hm... bonne question, tout compte fait : qu'est-ce que je fous là ?
    En fait, je sais même pas ce que je fais dans le coin... Je cherchais à être un peu seule et les gens n'ont pas l'air d'affectionner les cimetières. C'est sûr que toute cette mousse et ces fougèrent qui pompent la chair en décomposition pour fleurir les tombes, ça a un côté romantique.
—à la Baudelaire. Tout ce qui est mort, ça attisait ça curiosité, comme un marmot qui triture la tripaille d'un lapin écrasé sur l'asphalte. Ce qu'il avait dû faire, vu ses comptes rendus détaillés.
    Tu vois ? J'ai mes raisons, et j'ai un nom. Et toi ? Tu as les tiens ?
Ou comment demander les papiers d'un passant. Je croise les mains sous mon menton et la regarde. Ce n'est pas une désinvolture volontaire, c'est mon tempérament, ce petit côté à l'écoute et un peu endormi hérité de mon père. Je suis ici très loin.
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MessageSujet: Re: Les joies du Jardinage [Selenda]   Mer 2 Fév 2011 - 21:18

{ In walk in such a great place ~ Really }

    Un sourire qui se veut naturel, mais qui n’est que force ; Selenda n’a jamais aimé les humains, jamais… La fille au nom à rallonge se contente de hausser les épaules face à la question si joliment inspirée de la demoiselle aux cheveux blancs, avant de s’asseoir sur une tombe non loin. Selenda la suit des yeux en se demandant toujours si la probabilité que des carottes puissent pousser dans une terre pareille était supérieure ou inférieure à zéro. Puis l’humaine répondit, coupant court aux interrogations de Selenda et accessoirement à mon récit que je viens d’apercevoir conjugué au présent. Revenons au passé simple.

    « Ouais, Miles marche aussi. Ça fait une syllabe de moins, quoi. »
    Ouais, si tu veux. Pas très concernée, la gamine. L’elfe se contenta d’un léger mouvement facial entre le haussement de sourcil et le levage d’yeux au ciel. Puis elle reporta son attention sur la bestiole-rouge-noire-immobile à l’autre extrémité du parc ; l’AEA s’était tranquillement assis et se contentait de l’observer d’un regard rouge, ses trois queues immatérielles se balançant comme sous l’effet d’une faible brise. Selenda lui rendit son regard, sans le détourner lorsque Miles répondit à la question qu’elle avait déjà à moitié oubliée.

    « En fait, je sais même pas ce que je fais dans le coin... Je cherchais à être un peu seule et les gens n'ont pas l'air d'affectionner les cimetières. C'est sûr que toute cette mousse et ces fougèrent qui pompent la chair en décomposition pour fleurir les tombes, ça a un côté romantique. »
    Oh, oui, tellement. On en pleurerait. C’est sûr que l’idée de la façon dont la végétation poussait dans le coin… Selenda songea qu’elle devait avoir un petit coté malsain à présent, avec tous ces relents humains dans l’organisme. C’était bien triste pour elle ; c’était déprimant, un cimetière, au final. Toujours accroupie, la jeune femme amena sa main droite à hauteur de son visage, attrapa le cuir de son gant noir du bout des dents et le tira de sa peau, la laissant à découvert. Posant l’objet à terre, elle tendit la main et cueillit un brin d’herbe pour lequel elle sembla instantanément éprouver un irrésistible et infini intérêt.

    « Tu vois ? J'ai mes raisons, et j'ai un nom. Et toi ? Tu as les tiens ? » Demanda alors Miles.
    L’elfe étant occupée à compter le nombre de nervures sombres qui parcouraient le vert plus clair à l’aide de sa vision acérée, elle ne répondit pas tout de suite ; d’autant plus qu’elle se demandait dans le même temps s’il était possible d’évaluer à l’œil nu à l’aide d’un unique brin d’herbe l’influence néfaste qu’avait pu avoir la décomposition humaine sur l’ensemble des plantes du cimetière. Lorsqu’elle en eut terminé avec sa contemplation, elle mit deux secondes complètes à émerger, puis répondit, sans cesser d’examiner la plante sous toutes les coutures :

    « Harmony-Break Lisabetha Raven Elthie Rainsong, VIIème de la lignée. »
    Il va sans dire que l’elfe – ou du moins, son inconscient qui parlait pour elle alors qu’elle était absorbée dans la contemplation d’un brin d’herbe - avait prit soin de choisir le plus long et « pompeux » de ses noms, dans l’intention manifeste de répondre au ton insolent de tout à l’heure. Mais implicitement. Bon, on pouvait dire que Selenda était un tantinet rancunière, même inconsciemment ; mais comme tout, chez elle, ça ne durait pas longtemps. Enfin, dans la plupart des cas. C’est pourquoi on pouvait espérer une amélioration de l’ambiance dans la suite de la conversation, maintenant qu’elle avait entrebalancé deux répliques peu agréables.

    « En promenade dans ce magnifique jardin. » L’elfe ouvrit la main et le brin d’herbe s’envola, emporté par un coup de vent opportun. « Splendide. » Laissa distraitement choir la jeune femme, du bout des lèvres, sans vraisemblablement en penser un mot.
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MessageSujet: Re: Les joies du Jardinage [Selenda]   Sam 5 Fév 2011 - 17:44

Piquée à vif, je dois retenir un rire derrière mon sourire: je ne sais pas pourquoi, mais Harmony-Break Lisabetha Raven Elthie Rainsong VII ne m'apprécie pas tellement. Ce n'est pas tant le ton blanc, neutre qu'elle m'a singé qui me met la puce à l'oreille, mais le fait qu'il soit si chargé de connotations musicales. D'accord, je l'ai mérité: quand je mens sur mon état mental, je dois y mettre plus d'entrain. Sinon, je suis juste désagréable.

Soupirer relâche un peu de ma pression.

Je crois que même si j'avais été la plus chaleureuse qui soit, Miss Number Seven m'aurait tiré la tronche. Elle a peut-être un problème avec mes oreilles. Ou bien mes cheveux. Quoi qu'il en soit, pour une raison qui m'échappe, elle me tient en horreur; elle m'ignore; elle me parle, mais ne me regarde pas. Son visage ne laisse filtrer aucune expression si ce n'est l'ennui ou un vague dégoût. J'ai l'impression d'être retournée en maternelle où les enfants se sentaient si importants, tellement plus que moi. D'ailleurs, la seule chose qui la différencie d'eux est que je ne parais que faire partie du décor. Décore qu'elle exècre.

Je ne relève donc pas la petite pique de Miss Seven et me contente de regarder son AEA, vague. Elle affiche clairement la couleur. J'aurais presque préféré parler à un complexé supériorité paternaliste qui m'aurait jaugé comme si j'avais été une gamine qui dit avec conviction que les cigogne apportent les bébés; j'aurais franchement préféré être chez-moi et retrouver mon quotidien! Et mes amis normaux, humains qui ont pour seul soucis celui de chercher tous les symboles cachés de Disney comme d'autres alignent les nombres dans leurs grilles de sudoku, noircissent leurs marges de “JE T'AIME” ou remplissent les creux de chaque lettres de leurs polycopiés (d'accord, je rectifie: pas si normaux, les potes) dans l'attente que passe la dernière heure de cours; et les rose en boutons de Février; et les grenouilles qui vaguent sur le macadam de Mars; et les papiers “↑ LÀ-HAUT TÊTE DE CON” épinglés aux vestes d'Avril. Les grèves de Mai; les bals de Juin; les ex d'Alex.

Cette routine me manque.
Tout le monde ici doit vivre ça comme il le peut – l'accepter ou combattre.

Je me rends compte que Sevenup Miss n°7 est prisonnière, elle aussi. Alors j'arrête de tourner autour de nos identités et vais droit au but.
    Qu'est-ce qui t'emmerde tellement?
Cette fois, si le vocabulaire ne vole pas haut, il participe à l'honnêteté de ma question et côtoie un timbre plus contrôlé, moins absent. Ma curiosité perce au travers des mots. Je sais qu'avec une interrogation si peu ciblée, je risque de servir de punshing-ball, mais franchement: qu'est-ce que risque, maintenant?
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MessageSujet: Re: Les joies du Jardinage [Selenda]   Lun 21 Fév 2011 - 20:52

{ Hey God please Kill me ♪ }

    Aaaaaah, le ciel était si… bleu. Azur ? Non, plutôt bleu outremer/indigo/mélangé, sans aucune touché blanche moutonneuse pour percer sa déprimante monotonie. Un bleu mêlé de couleurs sombres, d’un gris perlé de matin, et d’un gris plus triste semblant annoncer un orage. Accroupie, toujours, les mains pendantes par-dessus ses genoux joints, Selenda - ou Harmony-Break comme il peut vous plaire - avait levé ses yeux gris comme les cieux d’orage vers cette voûte qui, de son point de vue, ressemblait à une toile sur laquelle un peintre maladroit aurait par inadvertance renversé toute sa palette de dégradé de bleu puis rajouté sa gouache niveau de gris pour tenter de rattraper le tout. Un peintre bien évidemment saoul.
    … Saleté de ciel. Moche couleur. La grimace de l’elfe se résuma à une crispation de l’œil gauche et un air légèrement désabusé, mais elle disparut aussi vite qu’elle était apparue.
    Silence. Soupir de Miles. Silence. Aaah, quelle rencontre passionnante, si plein de rebondissements et péripéties. Mon Dieu. L’elfe atterrit du regard de manière assez brutale sur la bestiole noire/orange/loup/chien/queues et resta en contemplation silencieuse durant de nombreuses secondes. Ce qui lui donna l’air d’un légume, pour rejoindre le champ sémantique développé dans ce Rp, mais ne perdons pas de vue notre fil conducteur qui est… malheureusement inexistant. On passera par tout. Les carottes, les pierres tombales, la croissance des végétaux, l’engrais, les clebs, les fantômes, Baudelaire, les navets, le ciel, les noms… au fait, de quoi parlait-on ?
    … Seigneur, tuez-moi.
    Heureusement, L’humaine sauva Selenda des marasmes marécageux de ses réflexions plutôt gluantes en lui balançant à la figure - ou plutôt en laissant tomber comme une pierre - tombale - - la réflexion -question - suivante - point d’interrogation :

    « Qu'est-ce qui t'emmerde tellement ? »
    En voilà une question constructive. Avait-elle lieu d’être ? Etait-ce bien utile de se poser la question ? Ah, finalement, le jardinage, c’est bien compliqué. Selenda remonta illico les yeux au ciel et tendit une main aux doigts écartés dans la direction de la toile peinte du bleu qui offensait son regard.

    « La couleur du ciel. » Répondit-elle alors comme spontanément.
    Vrai, ça. Qui avait choisi une teinte si contrariante au truc qu’elle se trimballait chaque jour au-dessus de la tête ? Franchement. Ca aurait presque valu le coup de croire en Dieu, rien que pour la lui reprocher.
    T’aurais pas le pouvoir de changer la météo, par hasard ? Faillit demander l’elfe à miss Miles, au lieu de quoi elle compléta en transformant sa main à plat à travers laquelle elle fixait cette couleur gênante par un doigt tendu vers un motif qui ne semblait à première vue en rien différent des autres.

    « Tiens, tu vois ça ? Celui qui a créé cette couleur devait être en train de gerber sur le pont d’un navire en pleine tempête. » Moment de silence. Un ange passe. « J’aime pas la mer. » Conclut gravement la jeune fille en laissant retomber son doigt pour s’immerger dans sa mécontente contemplation du ciel coupable.


[ca te dirait de clore bientôt ? Je sens mon inspiration rejoindre le plancher des vaches ~]
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Les joies du Jardinage [Selenda]

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