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 Et quelqu'un dira que tu l'as mérité {Poste unique}

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« i see london i see france »
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RP en cours : Antoine se débauche avec classe par là.


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MessageSujet: Et quelqu'un dira que tu l'as mérité {Poste unique}   Jeu 25 Nov 2010 - 22:37

« Et quelqu'un dira que tu l'as mérité »
Si je mens, je vais en Enfer




L'illusion ne se levait pas et Antoine fut bien obligé de voir la réalité en face après plusieurs secondes passées à fermer et ouvrir les yeux dans l'espoir de dissiper la drôle d'apparition. Les murs étaient palpables, tout autant que la porte contre laquelle il avait appuyé son dos. Le grand hall avait une odeur de renfermé et d'autres fragrances qu'il n'arrivait pas à désunir: le tout lui donnait curieusement envie de frapper le premier meuble à sa portée. Sans plus s'attarder sur les marches et le velours rouge qui en cascadait ou les rambardes ciselées, Antoine se retourna vers la porte qu'il avait poussé et qui s'était refermée derrière lui. Sa main se posa fermement sur la poignée, le contact froid lui arrachant un frisson qui se fit plus prononcé quand l'entrée lui résista. Sourcils froncés, il réessaya, uniquement pour s'essuyer un nouveau refus. La panique fut balayée par l'agacement et la colère qui, mêlées à l'incompréhension et une touche de peur, incitèrent le jeune homme à donner un coup de pied dans la porte. La douleur qui remonta le long de sa jambe ne l'aida pas à voir les choses sous un meilleur angle.
Son épée battit contre sa hanche quand il pivota sur ses talons pour embrasser à nouveau la scène qui l'avait laissé si perplexe. Il avait beau regarder encore et encore, ce n'était pas chez lui; ce n'était pas non plus chez ses voisins et quoiqu'il en soit, il n'avait pas pu pousser la mauvaise porte. Il se revoyait passer par les jardins pour accéder à la porte de derrière. Il connaissait bien le manoir dans lequel il avait grandi, il ne pouvait pas s'être trompé. Alors où diable avait-il atterri ?

Il passa une main aux tremblements contrôlés dans ses cheveux blonds. Il fallait relativiser, se calmer, surtout ne pas s'énerver. Maudissant d'ores et déjà l'impulsion qui lui avait commandé d'aller s'abimer le pied contre le titan de bois, il s'avança sur le parquet usé. Il n'entendait personne, il n'y avait pas âme qui vive dans cet endroit. Pourtant, tout était rangé et nettoyé, et l'état des lattes indiquait de nombreux passages – loin d'être anciens. Antoine était déjà allé dans des édifices abandonnés et celui-ci n'en était clairement pas un. Vu l'heure, peut-être que tout le monde dormait encore: il jura poliment et à voix basse.
Ça ne le renseignait pas. Il n'était ni stupide, ni aveugle, et il n'avait pas non plus de pertes de conscience ! La seule explication rationnelle était le rêve – ou le cauchemar, en l'occurrence. Antoine regarda ses mains, puis leva la tête vers le lustre qui pendait du plafond. Rien de tout ça n'avait l'air synthétique de ses songes. Rien de tout ça n'avait la substance artificielle des rêves. Perdu et ne sachant que faire, il fit un nouveau tour sur lui-même. C'est là que le panneau de liège attira son attention.

Le jeune homme cligna des yeux mais fini par s'en approcher, l'appréhension s'accrochant désagréablement à son estomac. Les notes éparses et calligraphiées avaient tout d'un mauvais roman. A tel point que l'esprit cartésien d'Antoine répugna à trouver une seule note de véracité dans cet assemblage d'idioties. Un manoir magique, mais bien entendu ! Et puis quoi encore ? Ça faisait longtemps qu'il n'avait plus l'âge de croire aux fantômes qui hantaient prétendument les forêts et chassaient les mauvaises personnes. Une grimace sur son visage d'ordinaire si calme, il recula et se retourna vers l'escalier. Dents serrées et mâchoire crispée, il dut se retenir pour ne pas crier. Ses parents l'attendaient, il devait partir, il n'avait tout simplement pas le temps de jouer à cache-cache. L'heure tournait, et les aiguilles étaient indifférentes à tous les tourments et toutes les excuses. Il le savait bien.
Il posa un pied sur la première marche. Un regard par dessus son épaule, vers la porte fermée, l'incita à continuer. Il devait y avoir quelqu'un à l'étage, n'importe où; il trouverait les propriétaires et demanderait à ce qu'on lui ouvre. Il ne voulait pas savoir comment il était arrivé ici, ne voulait même pas y penser. Les explications viendraient après, quand la réalité le rattraperait qu'il sentirait de nouveau l'air frais du printemps sur son visage. Perdu dans ce décor qui lui semblait à la fois étranger et familier, il accéléra nerveusement le pas.

Personne n'apprenait aux enfants à croire en l'éternité. Antoine pensait sincèrement que son enfermement ne durerait que quelques heures tout au plus.
Les rampes étaient brûlantes sous ses paumes moites et inquiètes.
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Et quelqu'un dira que tu l'as mérité {Poste unique}

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