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 Sans rêve ni cauchemar [ PV : Petra Traümer ]

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MessageSujet: Sans rêve ni cauchemar [ PV : Petra Traümer ]   Sam 11 Déc 2010 - 18:00

Grey & Empty~

Le néant. Le néant total et absolu. Noir, vide, rien. Jusqu’à ce que des paupières s’ouvrent et laissent apparaitre des iris d’un rouge sang. Leurs pupilles au centre, se contractèrent de suite du fait de la lumière du soleil qui traversait la fenêtre. Et après quelques clignements, l’image renversée qu’ils captaient fut arrangée par le cerveau puis stabilisée. De l’air chaud. Constitué principalement de dioxyde de carbone. Néfaste, usé, déchet. Emprisonné dans des poumons gangrénés par les cigarettes. Jusqu’à ce que des lèvres fines et légèrement teintés de rose se séparent et le laisse s’échapper en un soupire. Des doigts fins dans un poing ouvert caressant un drap. Une envie, un désir, un front qui appelait à l’aide. Jusqu’à ce que ces doigts pâles se posèrent lentement sur lui. La chaleur, la douceur et le confort d’une couette sur un corps presque nu. Une caresse sur une phrase écrite de sang et en grand sur le mur « Je suis Faust. ». Mais ni la chaleur ni la douceur n’ont su freiner ne serait-ce qu’un peu le geste prompt que fit l’albinos maintenant réveillé afin de se tirer des bras de Morphée pour de bon. Otant sa couverture rapidement, laissant le froid lui caresser sa carcasse dont l’intimité était cachée par un short de couleur blanche qui lui arrivait jusqu’à la moitié des cuisses. L’albinos se mit lentement en position assise sur le bord du lit, tête baissée et mains posées sur le lit comme pour maintenir son corps dans cette position. Pas de rêve, ni de cauchemar, comme d’habitude. Juste le néant puis le monde, ensuite le néant et après, le monde. Un cycle infernal qu’a vécu Faust durant dix ans et qu’il continue jusqu’à ce jour.

Encore à moitié endormi, dans un état mêlant le monde au néant, il s’est dressé sur ses jambes puis lança un regard sur sa chambre. Bien ordonnée, bien rangée. Elle ne le fut pas toujours, la phrase écrite d’un liquide rouge au gout métallique en était la preuve. Bien rangée, Dépoussiérée, entretenue mise à part quelques détails comme les dizaines de mégots de cigarettes pliés, écrasés, intactes pour certains, posés avec la cendre du tabac qui y était lié sur le cendrier au bureau. Si Faust ne veillait pas spécialement à s’en débarrasser au plus vite, il le faisait avec celles qu’il jetait par terre. Un coup d’œil au cendrier dont il était sujet plus tôt, l’albinos se remémora quelques souffles, quelques inspirations de cette fumée néfaste qui dit il, est le mal qui lui fait du bien. Cessant ses rêvasseries, compensation certaines des rêves qu’il n’avait pas en dormant. Il fit quelques pas vers l’armoire où était rangés impeccablement tout ses vêtements, certains lui appartenaient vraiment, d’autres étaient à ses victimes pour certains autres habits bien pliés ici, Faust n’avait aucune idée de la provenance mais qu’importe au final, ce n’est que des bouts de tissus qu’on met pour se protéger du froid, pour avoir un look ou pour cacher son corps des yeux d’autrui. Il s’empara d’un pantalon en jean, d’un t-shirt gris et d’une paire de chaussettes grises. Il les emporta avec lui près de son lit où il s’assit de nouveau et commença par enfiler son pantalon à son aise. Ne le boutant qu’à moitié, il se releva une nouvelle fois et se mit à marcher en direction de l’armoire. Il la ferma puis s’en alla vers la salle de bain à pas lents, la plante de ses pieds se posait silencieusement sur le sol froid et les frictions du jean qu’il venait d’enfiler venaient perturber ce silence. Il pénétra la salle de bain qu’il n’inspecta même puis fit face à un lavabo et un miroir. Faust se transperça lui-même du regard, scrutant son visage à la recherche d’un changement ou plutôt, l’observant comme si que c’était la toute première fois qu’il se voyait. Ses cheveux, si blancs. Ses yeux, si rouges. Sa peau, si pâle.

L’albinos ne tarda pas à actionner le mécanisme simplet qui permettait à l’eau de s’écouler. Une eau terriblement froide, glaciale qui se versait sur ses mains avant d’en remplir le creux. Il se pencha ensuite et approcha de la distance suffisante son visage de ces mains, afin de recevoir la froide morsure du liquide sur sa face. Quelque chose pour la nettoyer, quelque chose pour le réveiller. Se redressant à nouveau, il s’observa quelques secondes de plus dans le miroir, avant de lancer un narquois sourire, se tourner vers la sortie de la salle et s’y diriger avant de s’assoir encore une fois sur son lit.

D’abord les chaussettes grises, puis les conversses noirs qui étaient posées là, tout près de son lit. Et ensuite, il se mit debout en boutonnant les deux derniers boutons de son pantalon. Prit son t-shirt dans sa main gauche et l’amena jusqu’à l’épaule du même coté avant de se tourner vers la porte N°9, celle de sa chambre. Il s’y avança calmement, torse nu, et posa ses doigts, froids, mouillés et pâles sur la poignée de la porte d’un métal au moins aussi froids. D’un geste sure il la tourna puis poussa la porte en bois.

De nouveau, face au pensionnat. La seconde fois, hors de sa chambre à une telle heure et sans aucune précaution, prêt à croiser les pensionnaires. Dès que cette idée lui vint à l’esprit, croiser les autres, il s’empressa de mettre son t-shirt car il devait être présentable, pensait-il.

En face de lui, nombreuses portes donnant sur nombreuses chambres de nombreux « résidents ». Mais le couloir était vide, le pensionnat lui-même semblait vide. Magnifique pour le visiter, en dix ans, on pourrait penser qu’il a pu découvrir le contenu de tout les lieux, mais même avec le meilleur sens de l’orientation possible. On finit toujours, dit-il souvent, par aller là où le pensionnat le veut. C’est ce qui a enclenché une marche lente et pressée à la fois. Lente car il voulait faire attention à chaque détail de ces lieux parfois changeants mais pressée. Pressée d’arriver là où le pensionnat le désirait. Se perdre dans les couloirs d’une maison, était bien plus aisé ici qu’ailleurs. Quelques portraits accrochés sur chaque côté de la paroi du labyrinthe. Parfois, Faust revoyait les mêmes, d’autres fois ils n’étaient plus là, changeaient ou était sensiblement ou pas, modifiés. Qu’importe, Faust n’avait plus peur de cet endroit, il s’y était quelque peu habitué et en ce genre de situations se laissait aller. Il y avait bien des portes, mais il n’y en avait qu’une seule qui attirait réellement son attention. Il s’était arrêté à son niveau, une porte en bois tout à fais banale, banale certes, mais qui l’appelait aurait-on cru. « Viens par ici. » semblait-elle lui intimer.

Curieux, il suivi son instinct et écouta son intuition. Mais avant de bouger le petit doigt il fallait inspecter cette porte, savoir ce qu’elle avait à raconter. Suis-je bête, s’était-il dit en entrevoyant « Salle Yume » écrite dans une teinte plus claire que celle de la porte, en fait on ne pouvait le lire que si on y prêtait attention. Faust en avait souvent entendu parler, caché derrières les murs. Fantôme errant qu’il était. Parait-il, une salle qui porte ce nom, aurait le pouvoir de matérialiser les rêves des gens, mais toutes les rumeurs n’étaient pas vrais, et malgré toute les bizarreries qu’il y avait ici, on ne peut croire que ce que l’on voit –Et encore–. Une nouvelle fois sa curiosité excitée. Faust céda à ses envies en se dirigeant vers la porte. Une fois assez proche pour l’ouvrir, il tapa à la porte prévenant en quelque sorte de son arrivée. Surement quelques restes de sa folie ou peut être une préparation mentale. Ou peut être encore quelque chose d’amusant selon lui. Qu’importe, il ouvrit rapidement la porte et se glissa à l’intérieur. Y verrait-il son rêve ? il se le demandait.

« Laissez-moi rire… »

Fit-il en s’apercevant que cette salle était aussi vide que cela puisse être. Quatre murs gris, pas de meubles, pas de rêve, pas de cauchemar. Rien. Des murs et c’est tout. Mais cela ne semblait pas contrarier l’albinos plus que ça. Il s’est avancé jusqu’au centre de la pièce, paisiblement. Puis s’y est posé. Les secondes s’enchainaient, les minutes peut-être ou même les heures. Faust n’en avait pas la moindre idée, tout ce qu’il savait, c’était qu’il ne savait rien –à propos du pensionnat évidemment–.

Il avait les yeux fermés mais semblait pleinement conscient de tout ce qui l’entourait. Peut-être dormait-il, peut-être méditait-il, peut-être qu’il sauterait sur le premier à franchir le seuil de cette porte. Ou peut-être ne le remarquerait-il même pas. On ne le saura que si quelqu’un réussissait à se perdre jusqu’à cet endroit.
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MessageSujet: Re: Sans rêve ni cauchemar [ PV : Petra Traümer ]   Mar 21 Déc 2010 - 23:23

Quel triste univers. Nous sommes début décembre. D'ici quelques semaines, tu fêteras l'anniversaire de ta mort. Bientôt un an. Cela t'a semblé durer des millions d'années. Pour la majorité des pensionnaires, ça n'a dû être que quelques battements de paupières. Et toi, tu es morte à leurs yeux, et eux, leur vie a continuée sans ta présence. C'est affreux de constater à quel point l'on ne sert à rien. On peut disparaître, et tout le monde s'en foutra. Quelques uns pleureront quelques secondes, puis ils s'arrêteront et avanceront dans une autre direction. Tu aurais aimé que tout cesse après l'Accident, Petra, que les gens ne s'en remettent pas, qu'ils tuent Morgan pour te venger et que tu puisses surgir de ta cachette leur apprendre à vivre à nouveau. Mais non. Ils n'ont pas remarqué. Tout le monde s'en fout. Déjà, lorsque tu étais en vie, les autres habitants n'en avaient rien à foutre de toi. Il y avait juste deux-trois pervers qui voyaient en toi un objet dénudé fort utile, mais sinon, rien. Qui t'aimait ? Sindy, oui. Garry était sympa avec toi. Morgan... A part eux, on te haïssait. Et en un an, ta tombe a été très peu fleurie.
Et toi, avec ton petit cœur qui bat faiblement, tu les observes. Tu aimerais tant retourner parmi eux, Petra. Un an que tu vis à leur insu, cachée dans les placards, dans les greniers, dans les caves et dans tous les autres recoins obscurs du pensionnat. Aujourd'hui, tu t'es dissimulée dans les combles du bâtiment, jusqu'à ce qu'une bande de gamines de onze-douze ans débarquent, s'installent, te regardent bizarrement pour que tu partes. Et tu es partie, Petra, dans ton pantalon et ton sweat-shirt noirs, les cheveux rattachés en une queue de cheval blonde à l'arrière de ton crâne.
Tu es passée par la cuisine grignoter une pomme, puis tu as filé en direction des étages. Par une fenêtre, tu as aperçu la silhouette de Morgan et d'Emily dans le parc : tu ne les croiseras pas à l'intérieur. La bonne nouvelle de la journée. Tu marches, sans vraiment de but, dans les couloirs du pensionnat, tu ouvres des portes au hasard, tu entres dans des pièces, tu les traverses, tu ressors, tu trouve une autre pièce... Et tu finis par pousser, toujours au hasard, l'une de ces portes inquiétantes du premier étage.
Des murs de béton. Une pièce froide. Il y a un homme, quelques mètres en face de toi, mais, déjà, tu n'y prêtes plus attention. Le gris des murs se mue en un camaïeu de roses chaleureux. Des rideaux apparaissent aux fenêtres, un éclairage doux illumine la salle. Petit à petit, les murs se resserrent, des meubles apparaissent, une atmosphère naît, que tu as déjà connu et dont tu te souviens. C'est celle de ta chambre. Tu ne l'as pas vu depuis plus de deux ans, mais parfois elle revient dans tes rêves, avec les souvenirs qui y sont associés : ton père, ton petit copain de l'époque, tes pyjama parties avec tes amies... Toute cette vie perdue que tu as tenté tant bien que mal d'oublier ressurgit dans cette pièce, rêve oublié, perdu, qui te provoque des sensations cauchemardesques. Jamais plus tu ne l'as reverras, jamais plus tu ne retrouveras ta jeunesse arrachée. Tu as envie de chialer.
Journée de merde, année de merde.
Tu commences à atteindre la saturation, là. C'est trop, un an. Pourquoi est-ce à toi de vivre un enfer ? Tu souffres trop, trop, trop, ça devient beaucoup trop dur. Tu vas finir pas te ramener devant Morgan, un de ces quatre, avec un flingue. A lui tirer dessus, bam, sans crier gare, puis à te tirer une balle dans la tronche, bam. Pour en finir, cash, direct. Aussi brutalement que meurent les fourmis écrasées par une semelle humaine.
Une musique sort des murs. Une musique que tu connais, que tu adores. Une mélodie douce, obtenue par le mélange de piano et de synthétiseur. C'est la goutte de trop. Tu fonds au sol et en larmes.
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MessageSujet: Re: Sans rêve ni cauchemar [ PV : Petra Traümer ]   Jeu 23 Déc 2010 - 5:22

Just a hug~

Dans la neutralité totale de cette pièces aux murs gris. Cette pièce de rêves et de cauchemars dont le subtile mécanisme ne semblait pas fonctionner. Du moins, pas avec l'héritier de l'illustre docteur Johan Faust, celui qui a su se défaire de Méphistophélès lui-même. Le silence régnait en maître incontesté un silence que l'albinos dérangé sut apprécier, immobile. Perdu dans ses pensées. Ce silence il l'apprécia longuement. était-ce là son rêve ? savant mélange de calme et de solitude. Ou n'en avait-il vraiment pas ? Peut-être que son désir le plus chère était de ne pas en avoir, après tout. Peut-être l'avait-il réalisé. Peut-être même que c'est ce qui lui permet d'outrepasser partiellement sa folie. Mais si, à ce moment là, c'était son désir le plus chère... Quel serait son cauchemar ?

Après un silence et une méditation d'une durée indéterminée. Son prétendu rêve de solitude et de vide fut interrompu par l'ouverture de la porte de cette salle. Et même si la théorie proposée plus haut n'a su lui traversait l'esprit. Il s'attendait bien à cauchemar. Le Pensionnat Interdit se jouait-il de lui ? Ce lieu damné manipulerait chaque pensionnaire tel un vulgaire pion, c'est ce que l'on pourrait penser en voyant une jeune fille envahir ce havre de vide. Les paupières de Faust s'ouvrirent, dévoilant ses iris rouges comme sang. Et son regard fut tout de suite posé sur la nouvelle venue, son invitée. Il ne peut la quitter des yeux un seul instant, cette fille de noir vêtue qu'il n'avait jamais vu. Ses cheveux blonds captifs d'un ruban ou d'un élastique formant ainsi une queue de cheval claire qui lui allait selon Faust plutôt bien. même si il pensait que les libérer serait plus joli. Remarquant enfin la futilité de ses pensées, le dérangé détourna le regard et vit une pièce qui changeait, des murs qui se rapprochaient et qui au passage troquaient la neutralité du gris contre la gaieté du rose. Des meubles naissaient du vide et des rideaux ornaient à présent les fenêtre. Du néant quelque chose fut créée, une toute autre pièce avec une atmosphère tellement différente. Et Faust observait d'yeux surpris l'infernale magie du pensionnat à l'oeuvre qui fit même sortir des murs roses quelques notes de piano et de synthétiseur. ces mêmes yeux reflétèrent ensuite la stupéfaction en voyant l'inconnue fondre en larmes en s'agenouillant.

Si on reprenait la théorie selon laquelle, Faust vivait bien un rêve dans la salle grise et vide. Cela devait être son cauchemar. De se confronter aux gens normaux, aux pensionnaires en général. De devoir choisir. C'est à ce moment que la stupéfaction céda sa place à la réflexion.

* Que dois-je faire ? Dois-je l'ignorer et la laisser pleurer ? Dois-je lui signaler que ces larmes sont le reflet de la faiblesse ? Non et non. Je me dois de faire simplement ce que je désire. *

Sur ces pensées qui devenaient de plus en plus " Normales, le dérangé fit correctement face à la blonde et se dirigea vers elle avant de passer à côté d'elle. Approchant ainsi la porte qu'il ferma dès qu'il en fut à portée. Par la suite, il rebroussa chemin et se mit à proximité de l'inconnue en larmes, en face d'elle pour être précis. Faust sans dire mot, s'agenouilla et l'enlaça directement, la plongeant dans sa douce étreinte, sans aucune intention vile. Une main sur sa nuque poussait la jeune fille à déposer sa tête sur son épaule. L'autre sur son dos, ne pouvait s'empêcher par pure réflexe de caresser un petit peu ce dernier. Ne pas connaître la raison des pleurs de cette demoiselle ne l'empêchait aucunement d'intervenir, de vouloir l'apaiser. Et à présent de lui parler.

« Calme toi. » A-t-il dit d'une voix confiante et posée.


Puis lentement, il recula son visage jusqu'à pouvoir plonger ses yeux de sang dans les saphirs humides de l'inconnue.
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MessageSujet: Re: Sans rêve ni cauchemar [ PV : Petra Traümer ]   Dim 4 Sep 2011 - 17:46

Personne ne t'a prit dans ses bras depuis longtemps, Petra, n'est-ce pas ? Alors quand ces mains étrangères se posent sur ton corps, que tu ressens cette chaleur autour de toi et cette petite caresse dans ton dos, tu ne réagis pas, tu te laisses faire. Si ça se trouve, le gars est un dérangé total, mais tu t'en fous, tu partiras en courant après s'il le faut. Pour l'instant, tu profites d'avoir enfin quelqu'un qui réponde à ton appel à l'aide, à ton besoin d'affection. Et quand une voix agréable te demande de te calmer, tu le fais. Tes sanglots s'arrêtent doucement, progressivement. Le visage contre l'épaule de l'inconnu, tu essaies de réguler ta respiration, d'oublier cette maudite musique et cette maudite pièce.
La salle Yume est censée vous faire oublier la réalité. Mais pour toi, ma pauvre, il est impossible de perdre la raison jusqu'à ce degré, de ne plus penser à la séquestration, les souffrances que tu as enduré ici. Ce lieu ne semble faire qu'empirer les choses. Tout ne fait qu'empirer les choses, et toi, tu ne réagis pas. Emily avait raison, dans le Glossy Gloomy Lovyou, l'autre jour : tu n'as rien fait pour te sortir de ton merdier, depuis le début. Et voilà, tu te retrouves là. A souffrir, dans un trou noir d'horreur. Alors ces bras, il est hors de question que tu les refuses.
Et quand Faust se recule pour te regarder, tu ne bouges pas, tu te laisses totalement faire. Il te fixe, de ses grands yeux rouges, un peu vides. Qui est donc ce garçon au regard si étrange ? Toi aussi, tu le contemples, ces globes couleur feu et qui semblent pourtant éteints, ces étonnants cheveux blancs, cette peau presque transparente. Tu vois flou à cause des larmes ; tu passes ton poignet sur tes cils pour essuyer, puis tu balbuties, d'une voix terriblement affaiblie :


"M-m-merci."

Ces yeux rouges te fascinent et t'inquiètent à la fois. Ce n'est pas une couleur naturelle. L'inconnu est probablement un albinos... Ils ne sont pas spécialement dangereux, pas plus que les gens normaux ; en voir est néanmoins toujours perturbant. Et puis, lui, bon, Petra, tu ne le connais pas.
Pour se dégager de l'emprise des deux lacs de sang qui l'observent, tu lance un regard circulaire autour de toi. C'est toujours ta chambre d'adolescente, avec ses murs roses, ses draps de lits violets, ses photos fixées aux murs, son écran-mural, sa musique qui sort des murs...
Oh non, tu as encore envie de pleurer. On retourne aux yeux rouges, parce qu'au moins les yeux rouges, quoique inquiétants, semblent te vouloir du bien.


"Qui êtes vous ?"
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MessageSujet: Re: Sans rêve ni cauchemar [ PV : Petra Traümer ]   Dim 4 Sep 2011 - 18:23

Alors que les yeux de sang de l'albinos croisaient ceux humides de la fille. Elle prit son poignet jusqu'à son visage afin d'essuyer ses yeux, de se défaire de ce liquide salé qui s'écoulait lentement sur ses joues. Elle semblait triste, tellement triste. Faust y vit une image de lui-même plus jeune, les larmes en moins. Puis doucement, la fille articula :

"M-m-merci."

Faust fut intrigué, on lui avait rarement dit cela depuis qu'il s'était débarrassé de ses parents. Comme un semblant d'émotivité, cause de son incompréhension de la situation. Il était là, au sol avec elle qu'il entourait de ses bras. Il la regardait, attentivement. Tâchant de savoir que faire. Que dire. Il fallait l'avouer, il était rarement confronté à pareille situation, trop. Il ne connaissait pas ses phrases toutes prêtes qu'on sort à une personne en pleure. Il ne saurait simuler plus que cela, la compassion. Il était franc, totalement, et ce geste amical qu'est son étreinte chaleureuse ne cachait nulle malice.
Finalement il restait bel et bien humain et son cœur pourri abritait encore quelques étincelles d'humanité véritable. Lorsqu'elle lança un regard sur la salle Faust en fit de même, un court laps de temps. La fille l'intéressait, il était curieux, curieux de savoir pourquoi elle pleurait en voyant cette chambre et en écoutant cette musique. Pourquoi était-elle venue ? Sans même laisser le temps à ces questions d'être posés, la blonde en proposa une.

"Qui êtes vous ?"

C'était normal qu'elle veuilles savoir qui était cet albinos, étrange. Dans cette salle serait-il son rêve ou son cauchemar ? Lui qui pouvait être les deux... Il l'a serré contre lui, légèrement lui donnant son nom à l'occasion.

" Faust. "

Puis d'une voix toujours aussi calme, il reprit, essuyant une larme sur la joue de la blonde.

" Ce doit être dur, mais tu n'es pas seule. "

Fit-il en baissant les yeux, se rappelant qu'on ne lui a jamais dit ça à lui... Et que cette fille, en toute probabilité n'avait que faire d'un individu pareil. Un type qui ne connaissait pas par cœur ces phrases clichés qu'on sort dans ce genre de situation. Tout ce qu'il a dit est totalement vrai d'ailleurs, une rapide analyse en somme.
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MessageSujet: Re: Sans rêve ni cauchemar [ PV : Petra Traümer ]   Mer 7 Sep 2011 - 20:08

"Moi, c'est Tatiana." dit-elle en calant sa tête dans le cou de Faust.

Dans sa vie précédente, il n'aurait absolument pas été son genre. Il n'a pas le charme des acteurs de série, il n'a pas la loquacité des garçons qu'elle a connu et il n'a pas le sex-appeal des hommes qu'elle a fréquenté. Il semble être quelqu'un de réservé, de discret, mais qui est loin d'être fade ; une créature qui vit dans son monde, marginale et à l'esprit détraqué. Petra l'était aussi, détraquée. Elle noyait son chagrin dans la facilité, elle croyait se mêler aux autres pensionnaires lorsqu'elle se mêlait uniquement au monde enchanté des maladies sexuellement transmissibles. Un miracle qu'elle n'ai pas chopé le sida. Et la voilà qui a envie de pleurer, lucide, dans les bras de cet étrange garçon qui apparaît très différent d'elle mais avec qui elle a sans doute de nombreux points communs.
Autour de Petra, son rêve continue. Elle le reconnaît, elle l'a déjà fait à plusieurs reprises à son entrée dans le pensionnat. Bientôt, celui qui fut son petit ami poussera la porte. Elle ne veut pas le voir. Il s'avancera, passera à travers elle comme si elle n'était qu'un spectre, se mettra devant la fenêtre, dos à elle, debout, parfaitement statique. Et cela durera plusieurs longues minutes, quelques heures. Son ex, ou son père, sa meilleure amie ; une connaissance. Puis tout commencera à devenir obscur. Comme elle avait peur de cette obscurité. Cette obscurité dévorante et qui la laisse si isolée.


"Quelqu'un va venir. Puis il fera noir. Protège-moi, s'il te plaît."

Acceptera-t-il ? Il a sans doute autre chose à faire que consoler la chouineuse professionnelle du pensionnat. Mais le supplier est peut-être la seule solution pour faire face à l'immensité de la nuit, de cette mort annoncée bien avant que l'on attente à sa vie. Petra ne veut pas être seule.
Quand il n'y a personne, elle se sent comme un flan écrasé. Flasque, molle, loin d'être stable, toute broyée et peu appétissante. Même un chameau affamé par une longue traversée d'un désert infini ne voudrait pas d'elle, la petite Petra toute pourrie.


"Attention, ça vient."

Elle ferme les yeux, elle ne veut pas voir ça. Elle s'agrippe fermement à Faust, ne lui laissant pas le choix, ses doigts s'accrochent au vêtement du garçon. Il ne faut pas qu'il parte, sinon elle sera perdue dans son cauchemar. La porte s'ouvre. La musique s'arrête et surgit un terrible silence. Elle entend les pas d'une personne qui arrive, s'approche puis s'éloigne. Son cœur bat, elle ose enfin rouvrir les paupières. Elle voit alors une silhouette floue : aujourd'hui, la connaissance n'est qu'une forme floue et noire, elle n'arrive pas à déterminer son identité. C'est peut-être mieux.


[Je viens de réaliser que je suis passée de la 2e à la 3e personne du singulier dans la narration. J'ai la flemme de corriger ; j'espère que ça ne te dérangera pas.]
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MessageSujet: Re: Sans rêve ni cauchemar [ PV : Petra Traümer ]   Ven 9 Sep 2011 - 12:30

La fille en reposant sa tête sur le cou pâle de Faust, donna son nom.

"Moi, c'est Tatiana."

Tatiana, C'était donc le nom de cette fille. Tatiana, sais-tu que les mains qui t'entourent ont tellement de fois été salies de sang. Sais-tu que cet albinos est un meurtrier ? Qui pourrait s'en douter, en le voyant dans cette posture. Dans cette situation délicate. Dérangé, son raisonnement anormal, sa vision du monde si spéciale lui a valu nombre de fois, l'appellation de fou. Mais en ce moment, ce n'était pas un délire. Il était totalement conscient de la situation et il a décidé de se montrer présent. De ne pas la laisser pleurer, ne pas la laisser seule dans son cauchemar. Et il ne pouvait plus le cacher, sentir une personne si proche de lui. C'était nouveau mais agréable. La voir dans un état pareil, le rendait quelque peu triste. Mais il se contentait de la serrer contre lui, dans une affectueuse étreinte.


"Quelqu'un va venir. Puis il fera noir. Protège-moi, s'il te plaît."


Il garda le silence, d'habitude on invoque pas sa protection mais sa pitié. D'habitude c'est lui le cauchemar mais ce n'est plus comme d'habitude. Faust a décidé de se mêler aux pensionnaires. De ne plus être ce monstre caché dans les murs, celui qu'on imagine dans son placard ou sous son lit. Il a décidé que sa solitude devait avoir un terme. Et puis rien que pour se débarrasser de cette gêne qu'il ressentait en la voyant dans cet état. Il accepterait. Cette musique ne voulait pas s'arrêter, et Tatiana semblait tellement désemparée... Elle annonça son cauchemar avant même qu'il ne débute réellement. Quelqu'un viendra donc, puis il fera noir. Qui diable pouvait la faire tant souffrir ?
Au point qu'elle demande à Faust, ce dérangé. De la défendre ?


"Attention, ça vient."

L'Albinos n'avait pas peur, il savait que peu importe ce que cette chose puisse être. Elle ne restait qu'une illusion. Et combien même elle serait réelle, il n'aurait qu'à la tuer. Une manière étrange de protéger Tatiana. Surement le détesterait-elle, et le fuirait-elle dès lors qu'elle verrait sa nature. Sa sanglante nature. Elle s’agrippa donc à Faust tandis que la porte s'ouvrait. La musique s'est enfin arrêtée, et les pas d'une personne qui approche furent la mélodie qui la suit. Une forme obscure, floue que Faust observait attentivement. Sentant le cœur de Tatiana battre contre lui. Puis toujours aussi calmement, il lui chuchota :

« Tu n'as rien à craindre, Tatiana. »

Il la serra contre lui un tout petit peu plus fort. Comme pour marquer sa présence. Lui caressant l'arrière de son crâne pour la réconforter pendant que cette ombre approchait. Et à ce moment privilégié qu'ils partageaient, Faust sentit un pincement au cœur alors que le démon qui avait franchi la porte se faisait plus flou encore. Que ces murs roses se décoloraient à vu d’œil, que tout disparaissait. Pour qu'ils se retrouvent à nouveau, dans une salle entièrement vide, une salle grise. Les revoilà dans le rêve ou le cauchemar de Faust. Les revoilà à la case départ. L'albinos ne s'attendait pas à cela, mais il n'aurait pu espérer meilleur résultat. C'était fini, mais il ne voulait pas lâcher Tatiana.


« C'est fini... Comment tu te sens ? »
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MessageSujet: Re: Sans rêve ni cauchemar [ PV : Petra Traümer ]   Dim 11 Sep 2011 - 18:34

Les bras de Faust sont un havre. Contre cet homme, Petra oublie qu'elle est dans cette chambre atroce, cadre terrible de l'un de ses cauchemars les plus récurrents. Il la rassure. C'est une sorte de bouée de sauvetage apparue dans la mer en furie, à laquelle elle peut se raccrocher le temps de la tempête. Quand tout se calmera, elle nagera jusqu'à la côte grâce à cette bouée, la remerciera puis leurs chemins se sépareront très probablement. Mais tant qu'elle est dans l'océan, elle veut rester auprès d'elle. Merci petite bouée.
Et puis soudainement, le rose, l'ombre, la chambre, tout disparaît. Et tout redevient gris. Comme lorsqu'elle est rentrée, comme lorsque Faust y était seul. Un néant total. Un univers sans formes et sans couleurs. C'est si... étrange. Il n'y fait pas chaud, il n'y fait pas froid, on ne ressent rien de particulier. Aucune atmosphère, aucune sensation, aucune odeur ni musique. C'est presque flippant, une pièce aussi nue.
Petra se détache du corps de sa nouvelle rencontre pour lui répondre.


"Merci mille fois, Faust. Je vais mieux."

Elle passe une dernière fois sa main sur ses yeux pour enlever les dernières traces d'humidité. Ils sont secs, ça lui fait mal. Mais au moins, elle ne souffre plus de sa vision. Cet endroit est si glauque... Mais l'enfer semble fini, ce qu'elle a vu n'est plus. Ce n'était qu'une simple illusion, juste une illusion absurde et effrayante, irréelle, incompréhensible. Un rêve, absolument pas quelque chose de réel. Mais ici, tout est si réaliste, et elle a beau savoir que ce n'est pas la vérité, elle ne peut s'empêcher de ressentir toute une multitude de sensations, de sentiments... Mais tout est fini. Sa bouée l'a amené à bon port, loin de l'orage et des vagues titanesques. Tout s'est terminé avant l'angoissante fin. Il n'y a pas le noir complet, l'obscurité qui la ronge. Grâce à Faust, la magie du lieu s'est abrégée.
Elle regarde un peu autour d'elle. C'est vraiment un lieu bizarre dans lequel ils sont maintenant. Serait-ce le reflet de ce qui se passe dans l'esprit de Faust la nuit ? Est-ce juste une vision de la salle lorsque nul cauchemar ne s'y imprime ?


"C'est ton rêve ?"

C'est si étrange. Le pauvre ange.
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MessageSujet: Re: Sans rêve ni cauchemar [ PV : Petra Traümer ]   Mer 14 Sep 2011 - 14:29

    Par tous les diables, que se passe-t-il dans cette étrange pièce. Serait-ce le tombeau du Faust qui fut jadis, le meurtrier, le tueur. Cet anticonformiste, qui en réalité, n’a aucune notion de la réalité. Serait-ce ici, que définitivement seront enterrés les fragments de folie qui tournoient et dansent dans la tête de l’Albinos ? Peut-il vraiment s’en défaire ? C’est à un autre homme que ce pensionnat à affaire, tout cela sur une simple décision, celle de changer et de s’ouvrir aux autres. Faust, l’assassin, l’ombre furtive, serrait dans ses bras une inconnue. Et le plus malsain dans tout cela, était sans nul doute, le fait que cela le réjouissait. Elle était en larmes, et lui, était content de faire de ses bras, la tombe de ses larmes. Il était finalement capable d’humanité. Mais combien de temps cela pourrait-il durer ? Réfréner sa soif de sang, porter le même damné masque de chaire et de sang, faire muter son cœur de pierre en un muscle qui est sensé receler tout l’amour de ce monde. Il voyait cette pièce, changer du tout au tout, à l’image de ceux qui y sont. Il voyait le rose de la fille sur les murs, cette pièce, un lit, une fenêtre, une ombre en guise de démon. Se transformer, changer, devenir grise. Et pour seul démon, sa propre personne. C’était le vide auquel il aspirait ou qu’il craignait. Et elle était là, en guise de rêve et de cauchemar. Un rêve pour le Faust qui renaissait, un cauchemar pour celui sanguinaire, qui se mourrait.

    "Merci mille fois, Faust. Je vais mieux."


    Dit-elle, Aller mieux ? Merci ? Qu’est ce que cela signifiait ? Il se sentait bien, à l’écoute de ces mots pourtant. Comme un dessein accompli. La neutralité de cet endroit aux murs dorénavant gris. La blonde a passé une fois encore, sa main sur ses yeux afin d’y achever l’humidité qui y restait. A ce moment, une question vint à l’esprit de Faust. Devait-il pleurer ? Pleurer pour devenir comme les autres. Ce serait stupide et il est bien trop fier et/ou dérangé pour faire preuve de pareil signe d’émotivité.
    Cette étrange blonde, l’intriguait, il voulait la connaitre, il voulait la comprendre. Savoir pourquoi elle était tellement terrifiée de la vision de cette pièce que signifiait-elle pour elle ? Un cauchemar, il n’y avait rien de cauchemardesque pourtant, une musique un peu agaçante au début, une ombre vers la fin. Mais rien de véritablement infernal. Alors pourquoi ? Il était décidé à le savoir, mais sans doute était-ce le genre de choses qu’on apprend avec le temps. Elle n’était plus dans ses bras, il ne ressentait plus sa chaleur, il ne ressentait plus de chaleur du tout. Et il la regardait, il l’observait, Tatiana.


    "C'est ton rêve ?"

    Il sourit et freina un petit rire. Avant de jeter à nouveau un coup d’œil sur cette salle, sur ce lieu reflet de ses rêves et cauchemars. Puis gardant toujours son narquois sourire il répondit :


    « Les gens comme moi, n’ont ni rêves ni cauchemars. Tatiana. »

    Il se releva à son aise, tapotta ses vetement afin d’en ôter la poussière et toujours ce sourire aux lèvres, il apporta une cigarette entre ses lèvres, cigarette qu’il s’empressa d’allumer et d’humer sa toxique fumée. Cette damnée mort lente, lui procurait un semblant de bien-être. Puis il remit son briquet ainsi que le paquet dans sa poche, avant de tendre la main à Tatiana. Lui proposant avec ce geste, de l’aider à se relever.

    « T’as l’air d’aller mieux. » Puis il tira une nouvelle bouffée de sa cigarette. « Nous devrions partir avant que ton cauchemar ne revienne. Tu veux que je te racompagnes jusqu’à ta chambre ? » Fit-il calmement, désirant rester encore un peu en la compagnie de Tatiana, et aussi savoir où elle dors la nuit. Sait-on jamais, pareille information pourrait être utile un jour.
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MessageSujet: Re: Sans rêve ni cauchemar [ PV : Petra Traümer ]   Sam 17 Sep 2011 - 0:15

Et voilà que l'homme aux yeux rouges allume une cigarette. Petra se crispe. La cigarette. Elle l'a vu tellement souvent entre les dents de Morgan. Faust se consume en souriant, en lui expliquant qu'il ne rêve pas vraiment. Elle ne comprend pas ce qu'il veut dire, mais elle s'en fout pas mal. Une cigarette... Un mauvais souvenir.
Petra se ressaisit brusquement. Des tas de personnes fument. Et Faust a ses deux yeux, il les a rouges. Il n'est pas son pire ennemi ; tout va bien. Ce garçon ne semble lui vouloir que du bien. Depuis qu'elle est entrée dans l'effroyable salle Yume, il a tout fait pour la soutenir et pour l'aider à affronter son malheur. Il ne peut pas être une personne mauvaise.
Et quand il lui propose de la ramener à sa chambre avant que le cauchemar ne revienne, Petra l'écoute et accepte.


"Je veux bien."

Elle oublie la menace qui règne au dehors. Elle oublie totalement Morgan, Emily, tous les autres qui la croient morte. Plus grand chose existe en fait, quand elle se focalise sur les orbes vermeil de Faust. Il l'a sauvé. Ses yeux l'ont sauvé. Ils sont fascinants. De grandes mers calmes, teintées de rouge. Des merveilles qui brillent à peine dans le visage si pâle, un peu grisâtre avouons-le, de ce héros tombé du ciel sur le chemin de la petite blondinette.

"Laisse-moi juste quelques secondes..."

Petra sort de sa poche une paire de lunettes de soleil noires qu'elle met sur son nez. Elle avale la moitié de son visage. La jeune fille attache ses cheveux en un simple chignon, à l'aide d'un élastique à cheveux. Cela devrait suffire. En cas de mauvaise rencontre, Faust sera là.
Elle se tourne vers lui, lui fait l'un de ses petits sourires tristes.


"Allons-y."
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Sans rêve ni cauchemar [ PV : Petra Traümer ]

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