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 (n°13) Ça lui apprendra à ne pas fermer sa porte....[pv Ralph]

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MessageSujet: (n°13) Ça lui apprendra à ne pas fermer sa porte....[pv Ralph]   Sam 11 Déc 2010 - 18:58

Épuisée, une certaine demoiselle aux longs cheveux bleus traîna les pieds jusqu'à sa chambre après avoir passé près de trois heures à courir, faire des redressement assis, à faire travailler ses fœtus d'abdominaux en prenant une position des plus confortable :'la planche'', à faire des push-up ''de mec''- et ouais!- et à sauter, un ballon entre les pieds, par-dessus la même fichue souche d'arbre, encore et encore... La jeune femme trouvait bizarre qu'elle passe plus de temps à s'entraîner sur ses installations de fortunes qu'elle n'en avait jamais passé à s'entraîner au centre sportif près de chez-elle. à croire que seul le facteur temps avait suffit à la pousser à se préoccuper d'avantage de sa forme. Non pas qu'elle est envie de perdre du poids- un peu plus et quand elle se met de profil on ne la voit plus-, mais il était capital qu'elle se tienne à niveau au foot pour le jour de sa sortie. Une équipe entière comptait sur elle et même si cette équipe ne savait pas que le temps c'était arrêté pour elle, Lana elle se devait de ne pas se relâcher au court de son emprisonnement. C'est pourquoi, très tôt ce matin, la demoiselle c'était levée et ,son sac sur l'épaule, était partie s'entraîner à l'extérieur en laissant Léon tout seul. à son retour au dortoir, la jeune femme avait tournée la poignée et s'était appuyée contre la porte afin que celle-ci s'ouvre, trop fatigué pour pour simplement la pousser. La première chose qu'elle fit fut de laisser tomber le sac contenant son ballon à ses pieds. Puis, laissant la porte grande ouverte , elle alla près de son ordinateur portable, l'ouvrit et mit en route sa playliste.Pas trop fort, évidemment, pour en pas réveiller son ami. Elle avait mal partout et avait un besoin urgent de prendre une douche. Ne serait-ce que pour détendre ses muscles -oui, elle en a- endoloris. En balayant la chambre du regard, Lana en conclut que son ami imaginaire dormait encore. Elle soupira donc et , après avoir retiré ses chaussures pour les laisser près de la porte, elle se dirigea vers la salle de bain. La demoiselle se débarrassa de ses vêtements de sport et fit jaillir de la pomme de douche une eau tiède. une fois sous la douche, la demoiselle se lava le corps et les cheveux.Une chanson s'immisça alors dans sa tête et déclarait la guerre à la demoiselle. Eh oui, quand un titre s'installe dans ses pensées, la demoiselle n,a d'autre choix que de la chanter au complet pour s'en débarrasser.... Juste avant de couper l'alimentation d'eau, la demoiselle régla la température de sa douche de sorte que l'eau soit presque bouillante. Une sensation de picotement se propagea sur sa peau et une fois que celle-ci eu rougie, Lana tourna les robinets et se retrouva dans un simple cocon de verre envahi par une buée réconfortante. Il fallut quelques secondes à la jeune femmes avant qu'elle consente à quitter cet ilot de chaleur, mais une fois décidée, Lana attrapa une serviette, se sécha, enfila des sous-vêtement ainsi qu'une courte robe et sorti de la salle de bain. À peine avait-elle quitter la toute petite pièce qu'elle se mit à danser. Bon okay, elle ne faisait pas du ballet ou du hip-hop, mais elle bougeait bien et c'était sa façon à elle de s'amuser au rythme de la musique qui habitait sa chambre. Lana se dirigea ensuite vers son lit, dans lequel elle grimpa, s'allongea sur le ventre et se glissa de façon à ce que son corps soit à l'horizontal. Ainsi, sa tête dépassant du lit, elle put se pencher vers le sol et regarder en dessous de celui-ci.

-Bonjour Léon,dit-elle bassement en envoyant sa main effleurer une grosse masse
poilu.

Ladite masse s'agita dans tout les sens pour ensuite laisser apparaitre une adorable tête animal. La loutre Bailla longuement et ,en ferment les yeux, alla poser son museau contre le nez de la demoiselle. Lana se donna une poussé afin de remonter dans le lit et de laisser Léon sortir de sous son lit. La jeune femme s'empressa d'aller retrouver son ordinateur, nouvellement posé sur une table de chevet étant donné que c'était désormais Léon qui occupait la place sous le lit. Quoi qu'il en soit, alors qu'elle passait en revu tous les titres de sa playliste ,à la recherche d,une chanson en particulier, un jeune homme apparu de sous son lit. C'était Léon qui avait pris sa forme humaine. Vêtu de son ensemble noir, de sa chemise blanche incomplètement boutonnée accompagnée de sa cravate mal nouée et ses convers, tous deux rouges. Une fois debout il s'étira de tout son long.

-Bonjour princesse, lui dit-il en souriant alors que Lana se remémorait les premiers mots qu'il lui avait si ''gentiment'' dis lors de leurs retrouvailles.

Soudain, alors que la mélodie de la chanson tant désirée se fit entendre, Lana sentit un bras protecteur se poser autour de sa taille. En relevant la tête, espérant trouver une réponse dans le regard de son ami imaginaire, la demoiselle remarqua qu'elle avait oublier de fermer sa porte de sa chambre et que, devant celle-ci, se trouvait un jeune homme. Il était grand -plus que Lana mais moins que Léon-, ses cheveux étaient courts, d'une couleur oscillant entre le blond et le gris, ses yeux- du moins celui qu'elle pouvait voir- étaient ambré et tiraient sur le jaune. Sans doute qu'à la vu de cet étranger, Léon avait accouru vers la demoiselle par réflexe pour la protéger d'un malheur quelconque. Ne sachant trop que faire, la demoiselle regarda d'abord son ami pour lui dire du regard que tout allait bien, puis se concentra sur l'inconnu.Sans doute prisonnier ici également.

-Euh...Bonjour?
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MessageSujet: Re: (n°13) Ça lui apprendra à ne pas fermer sa porte....[pv Ralph]   Dim 19 Déc 2010 - 15:27

{ ... Lost again }

    Une fenêtre s’ouvrit quelque part dans le pensionnat. Quelque part signifiant ici « une pièce quelconque perdue quelque par au milieu de cet endroit de fous ». En fait de pièce quelconque, il s’agissait tout simplement d’un petit vestibule aux murs recouverts d’un papier peint absolument hideux, dont le sol était dissimulé par un tapis à franges d’une couleur atroce, et doté d’une minuscule table style ancien et de deux fauteuils tout aussi minuscules et usés dans lesquels on redouterait de s’asseoir, de peur de sentir le siège céder sous son poids.
    Mais intéressons-nous à la fenêtre car le reste de cette pièce miteuse ne mérite pas vraiment qu’on s’y attarde. Une main leste et adroite s’accrocha tout à coup au chambranle de l’objet intéressé et s’en servit comme prise pour hisser jusqu’au rebord le corps auquel elle appartenait. Le corps en question appartenait à un jeune homme, et il était blond à l’œil jaune – au singulier car l’autre pupille était dissimulée sous une épaisse mèche de sa chevelure cendrée. Donc, le jeune homme se hissa d’une traction rapide sur la fenêtre et passa ses longues jambes dégourdies à l’intérieur pour sauter avec souplesse sur le tapis à franges, faisant aussitôt jaillir de ce dernier un petit nuage de poussière grise, avant de se casser purement et simplement la figure dans la loque immonde qui recouvrait le sol.
    Ce sont des choses qui arrivent.
    Ceci dit, indiquons simplement qu’après l’entrée très discrète de Ralph dans la pièce, une sorte de mini-lion se trouvant être en fait un mini-lynx doté d’une paire d’ailes blanches apparut dans l’encadrement et s’y posa, alors même que son maître se redressait en grommelant et en se frottant le nez, une grimace sur le visage. L’animal ne fit pas de commentaire, mais le cœur y était, aussi Ralph prit-il le temps de foudroyer son Alter Ego Astral – paraît que ça s’appelait comme ça – du regard avant de se relever.
    Avec un soupir, le jeune homme s’épousseta, faisant cliqueter la menotte qui enserrait son poignet gauche. Il jeta un coup d’œil autour de lui et s’aperçut qu’il ne reconnaissait pas l’endroit. C’était dur à dire, mais… il était vraiment paumé.
    A vrai dire, au début, il avait pris soin de rester collé aux basques d’Alan tant que ce dernier le supportait – sans paraître trop déboussolé non plus, il ne voulait pas qu’on ait pitié de lui – mais il avait tout de même fini par le perdre de vue. Faut dire que cet endroit était… ben, immense. C’est vrai. Où qu’il aille, Ralph avait l’impression de ne tomber que sur des couloirs identiques, des murs vieux de plusieurs siècles, des fenêtres obscurcies par la poussière…
    Etait-ce une raison pour entrer par la fenêtre ? Direz-vous. En fait, le nouveau pensionnaire cherchait à repérer un lieu connu depuis le parc – lieu le plus approprié pour reconnaître un bâtiment car extérieur à ces derniers – et avait cru parvenir à ses fins avec celui-ci mais avait eu la flemme de chercher la porte et… voilà le résultat.
    Ralph trouvait tout de même qu’il avait assez de facilités à rentrer par les fenêtres. Mais la raison était pour lui un mystère.
    N’empêche qu’il était perdu. Encore, parce que ce n'était pas la première fois, il fallait bien l'avouer - la première fois, d'ailleurs, il avait essayé d'aider quelqu'un à retrouver son chemin, ce qui n'avait eu pour effet que de le perdre encore plus. Le jeune blond grogna à l'évocation de ce souvenir. Galère.
    Pensivement, Ralph plongea une main dans la poche intérieure de sa veste et eut alors une grosse surprise – une de plus : ses doigts rencontrèrent, sous le faux cuir, la froideur métallique d’une lame. Le jeune homme frissonna et décala sa main pour atteindre un manche dur ; il retira alors de son manteau un couteau à cran d’arrêt plus grand que sa main, à la lame brillante et au manche de bois sombre. Il le fixa un instant et déglutit en prenant conscience que le poids de l’objet dans sa main, loin de le déranger, lui était familier et singulièrement plaisant. Troublé, il le fit tourner entre ses doigts d’un geste machinal, comme mille fois répété. Son rythme cardiaque accéléré par sa découverte se calma alors rapidement jusqu’à redevenir lent et tranquille. Ralph jeta un œil à l’arme, puis décida – encore une fois – de ne pas se poser trop de questions. Et surtout, de ne pas se demander s’il fuyait ou non. Il devait plutôt penser au moyen de retrouver un lieu connu. Voilà. Réfléchir à ça.
    Alors que le garçon se creusait la cervelle – déjà mal en point avouons-le – dans l’espoir de trouver une solution à son problème tout en continuant à jouer avec son couteau sans y penser, un deuxième survint sans prévenir alors qu’il demandait conseil à la sale bête qu’il lui servait « d’ange gardien » d’une façon très polie et amicale :

    « Eh la boule de poils, t’as pas une idée pour nous sortir de la mouise, au lieu de rester là sans rien faire ? »
    Je ne suis pas une carte vivante. Feula le félin sans bouger de son trône.
    « Dommage. » Marmonna Ralph, prêt à retourner à ses pensées solitaires.
    C’est alors que, mauvaise surprise, l’animal grogna et sauta sur son supposé maître avant de lui arracher des mains la découverte qu’il venait de faire dans les plis de sa veste. Alors que le jeune homme émettait un cri de surprise et d’indignation, le manche entre les dents, Liam fila comme une flèche dans la pièce voisine et disparut à la vue de Ralph. Ce dernier siffla de colère et, après avoir balancé quelques jurons au vide dont un « Putain de bordel de merde » bien appuyé, il piqua un sprint sur les traces du félin sans réellement se sentir mieux. Comme quoi jurer n’est pas la solution.
    Mais passons.

    ______________

    Un peu plus tard, après une course-poursuite d’une demi-heure, Ralph avait eu l’occasion de découvrir que 1) il avait pas mal d’endurance niveau poursuite, 2) sa capacité pulmonaire et son répertoire de jurons étaient bien fournis et 3) il avait beau être rapide et agile, Liam l’était trois fois plus que lui.
    Ce fut surtout le numéro trois qui le mit en rogne. Sautant par-dessus tables et canapés en criant à l’adresse de l’animal des insultes à faire rougir un bloc de pierre, le jeune homme refusa d’abandonner la poursuite malgré l’avantage manifeste qu’avait le jeune lynx sur lui. Pas question de le laisser se trimballer dans tout le pensionnat avec l’arme entre ses crocs.
    Absorbé par sa course, il ne remarqua même pas que toutes les salles qu’il traversait étaient absolument et totalement vides - heureux hasard, d'une certaine manière. D’ailleurs il s’en foutait. A part qu’il était – si c’était possible – encore plus perdu qu’avant.
    Alors qu’il réussissait à rattraper la bête le long d'un couloir parsemé de nombreuses portes identiques - qui lui rappelait vaguement quelque chose, cette dernière s’engouffra brusquement dans la première pièce ouverte qu'elle rencontra. Jurant pour la énième fois, Ralpf s'arrêta devant la pièce en question dans un magnifique dérapage. Manquant se casser la figure encore une fois, le jeune homme se remis d’aplomb in extrémis en se rattrapant à l'encadrement de la porte et resta un instant immobile, debout dans l'encadrement.
    En effet, la pièce n'était pas vide : jetant un coup d'oeil autour de lui, Ralph comprit pourquoi l'endroit lui avait semblé familier : il s'agissait en réalité d'un couloir exactement semblable à celui du dortoir des garçons, à ceci prêt qu'il appartenait visiblement aux filles. En l'occurrence, s'il n'était pas certain de ne pas être dans les parages de sa chambre, l'amnésique aurait pu avoir un doute en voyant que les deux individus présents étaient de sexe différent ; mais ce n'était pas le cas. Bref.
    La chambre était quasiment en tous point semblables à la n°14 du dortoir des garçons ; une musique inconnue de Ralph résonnait, provenant visiblement de l'ordinateur portable posé sur une table de nuit. Les deux pensionnaires présents étaient respectivement une jeune fille si fine qu'elle en paraissait cassable à la moindre violence, pourvue d'une longue chevelure brune et de grands yeux bleus, vêtue d'une simple et légère robe - sans doute la "propriétaire" de la pièce - et d'un garçon plus grand que Ralph qui était son portrait craché mis à part ses cheveux courts et sa taille, au point que l'amnésique se demanda si tous deux n'étaient pas frère et soeur. Quoi qu'il en soit, en le voyant apparaître, le brun avait aussitôt bondi sur la jeune fille pour l'attraper d'un geste protecteur, comme s'il craignait une attaque.
    Repoussant la petite voix dans sa tête qui lui disait qu'il n'avait pas vraiment tort - il aurait du avoir l'habitude maintenant, mais ça ne venait pas - Ralph se concentra sur les paroles de la fille :

    « Euh... Bonjour ? »
    Ouais, salut. Failli-t-il répondre, mais cela ne lui semblait pas très poli, compte tenu de la situation. C'est pourquoi il laissa passer un silence qu'il mit à profit pour réfléchir à sa réponse, tout en fixant d'un regard noir Liam qui, libre de tout complexe, s'était empressé de venir se frotter aux jambes de la fille en ronronnant comme un bienheureux. Ralph remarqua également avec un frisson qu'il avait laissé choir l'arme qu'il portait dans sa gueule quelques secondes plus tôt sur le tapis, bien en vue. Son regard jaune effleura la lame un instant, puis, priant pour ne pas être pris pour un dangereux psychopathe à cause de son entrée peu commune, il le releva vers le duo :

    « ... Salut... J'me suis planté, désolé. C'est à cause de l'autre, là. » Marmonna-t-il en désignant Liam d'un mouvement de tête.
    Le petit lynx lui renvoya un miaulement désapprobateur et Ralph dut lutter fortement contre une folle envie de l'étrangler sur-le-champ. Il faillit lancer un sifflement dans l'espoir de le rappeler, mais il connaissait trop bien la bestiole maintenant pour ne pas se douter qu'elle ne ferait que lui jeter un regard condescendant avant de l'ignorer avec superbe. La saleté.
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MessageSujet: Re: (n°13) Ça lui apprendra à ne pas fermer sa porte....[pv Ralph]   Dim 2 Jan 2011 - 22:07

Alors que son regard observait l’inconnu, la demoiselle sentit une chose agréablement douce se frotter contre ses jambes, Aussi tôt elle baissa les yeux et trouva à ses pieds une adorable boulle de poils. Un son des plus mignon et typiquement féminin émana de la demoiselle, signifiant bien entendu que Lana trouvait la créature atrocement mignonne. Lana s’accroupie rapidement et posa sa main sur le crâne de l’animal tout en frottant du bout des doigts l’arrière des oreilles de celui-ci. L’inconnu, de là où il était, pu voir changer le visage du jeune homme qui tenait compagnie à la demoiselle. Celui-ci fronça les sourcils et sa mâchoire se contracta. Il n’avait visiblement pas l’air bien heureux de voir la jeune femme porter tant d’attention à cette ‘’adorable’’ créature. À croire qu’il était immensément jaloux! Comme si le fait qu’ils venaient tout juste de se retrouver et que déjà un autre venait la câliner était une…Bon okay, le fait qu’ils venaient seulement de se retrouver et que déjà un autre AEA –assez mignon- venait se frotter contre les jambes de SON AMIE pouvait être considérée comme une raison valable…

-Qu’est-ce que tu es mignon, commenta la propriétaire de la chambre.

-Ho oui! Tellement, grognassa le jeune homme aux yeux bleus, mécontent que son amie sente le besoin de le préciser.

Amusée Lana posa un baiser sur la fourrure, juste entre les yeux, de l’AEA –elle le supposait- de l’inconnu. Puis, la petite canadienne se redressa et contourna le lit qu’elle avait choisit d’occupé, évidemment, celui le plus près de la porte, afin de s’approcher de ladite porte. De son côté, Léon avait entrepris une confrontation du regard avec l’autre AEA, comme s’il s’agissait d’une lutte territoriale. Car bien qu’étant sous sa forme humaine, le mâle avait toujours ses instincts et ses habitudes animals. Donc, Léon voulait et ne pouvait s’empêcher de vouloir rappeler au nouveau qu’il se trouvait chez lui et qu’il n’avait pas le droit de poser les pattes sur ses affaires, dont une en particulier…Cette affaire étant Lana.

« ... Salut... J'me suis planté, désolé. C'est à cause de l'autre, là. » Marmonna-t-il en désignant Liam d'un mouvement de tête.

-Ça va, t’as pas à t’excuser, lui sourit la demoiselle. Ah! Il est trop mignon ton AEA!S’exclama-t-elle ensuite subitement.

Jetant un regard à l’AEA ‘’trop mignon’’ que possédait l’inconnu, Lana s’aperçu du comportement qu’avait le sien. Levant les yeux au ciel, la jeune femme se demanda si Léon savait dans quoi il s’embarquait. Puis, elle ramena toute son attention au jeune homme devant sa porte. En grande naïve, pure de cœur et innocente de la vie qu’elle était Lana s’approcha de lui. Elle lui attrapa la main et l’entraîna vers elle, le remorquant gentiment jusqu’à son lit.

-Le mien est pas mal non plus dans son genre... Quoi que je préfère sa forme animale, sourit la demoiselle. Moi c’est Lana et l’autre là, qui jouent les durs, c’est Léon, l’informa-t-elle en l’invitant à s’asseoir, chose qu’elle fit elle-même.

Certes certains la trouverait vraiment bête d’avoir inviter ainsi un garçon dans sa chambre, pire encore seraient les idées qu’ils se feraient d’elle en la voyant l’inviter à s’asseoir sur son lit. Mais! Lana fait partie de ces personnes qui ne pensent pas du tout, ou alors que très rarement, à l’idée que se font les autres à son sujet. Après tout, ils étaient tous deux dans le même bateau! Ou presque. Quoi qu’il en soit, peu importe l’époque et les circonstances qui les ont menés au pensionnat, ils n’en demeuraient pas moins tous deux prisonniers. Quand Léon constata ce que venait de faire son amie, il émit une sorte de grondement réprobateur qui ne lui value aucune réaction de la part de la demoiselle l’ayant imaginé dans ses jeunes années.

-Alors, dis-moi ce que tu faisais à poursuivre ton AEA, pourquoi il avait un couteau –eh oui je l’ai vue- et comment il se fait que tu n’aies pas de contrôle sur lui au point il s’enfuit de toi? Ah et aussi, est-ce que j’ai le droit de le prendre dans mes bras?

Cette dernière question fut posée avec un sourire digne du plus adorable des enfants demandant une faveur à un membre de la famille. Elle ne s’en apercevait pas toujours, mais Lana avait tendance à, non seulement, agir comme une enfant, mais aussi à rapidement devenir familière avec les gens qu’elle rencontrait. Sans doutes étaient-ce là les raisons qui faisaient d’elle une personne attachante et habituellement de bonne compagnie. Tout le monde à besoin de ne serait-ce qu’une amie dans son genre. Car tout le monde à besoin d’avoir dans son entourage une personne qui pense d’abord au bien des autres avant de penser au sien. Ainsi quand toutes vos autres connaissances vous irrites, vous savez qu’au moins une personne sera la pour rattraper les erreurs des autres.
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MessageSujet: Re: (n°13) Ça lui apprendra à ne pas fermer sa porte....[pv Ralph]   Dim 9 Jan 2011 - 21:11

{ Gné ? }

    Saleté de saleté de bestiole. Non mais regardez-le écarquiller les yeux et miauler comme un pauvre chaton innocent et sans défense. Mais c’est qu’on lui lui collerait un coup de pied au cul, ouais !
    Enfin, d’après Ralph et l’état de ses pensées en voyant, depuis son poste dans l’encadrement de la porte, son AEA ronronner comme une peluche vivante aux pieds de la demoiselle visiblement maîtresse des lieux. Demoiselle qui s’empressa, à la vue de ladite saleté de bestiole, de pousser un cri de ravissement que Ralph identifia comme typiquement assignable à la gente féminine et qui le fit écarquiller les yeux en prenant un air dont l’équivalent onomatopéen donnerait quelque chose comme… : Gnéé ?
    Visiblement, Liam savait séduire les filles. Comme si son maître avait besoin de ça.
    Quoi qu’il en soit, la jeune fille semblait le trouver à son goût.

    « Qu’est-ce que tu es mignon. » Roucoula-t-elle en le câlinant sous le regard atterré de l’amnésique qui ne parvenait pas à comprendre comment on pouvait aimer le truc qui lui servait d’ange gardien emmerdeur à souhait.
    « Ho oui ! Tellement. » Grogna en revanche le brun debout derrière la fille en jetant un regard noir au lynx.
    Ralph ressentit un élan de gratitude envers l’adolescent. Alléluila, il n’était pas le seul à ne pas trouver Liam « a-do-rable ». D’abord Cahier qui voulait troquer son propre AEA - ce que Ralph aurait fait avec joie si ça avait été possible - et maintenant ça… Seigneur. Cependant, la sympathie soudaine qui avait animé Ralph s’estompa rapidement devant l’air incroyablement jaloux de l’autre garçon. Déjà, c’était bizarre. Disproportionné, selon lui. Et puis, le jeune homme n’avait pas oublié le geste défensif de l’inconnu à son arrivée ; et comme souvent - pou ne pas dire toujours - il se méfiait.
    Pour répondre à son excuse marmonnée d’un ton peu convainquant, la fille se leva et s’approcha de lui. Ralph fit de son mieux pour camoufler le recul automatique effectué par son corps lorsqu’elle entra dans son espace vital, se concentrant plutôt sur la phrase qu’elle lançait, souriante :

    « Ça va, t’as pas à t’excuser. Ah! Il est trop mignon ton AEA! »
    Gné ? Rebelote. Re-incompréhension. Liam, “trop mignon” ? Il ne voyait vraiment, mais vraiment pas en quoi. Peut-être était-ce parce qu’il le cotoyait tous les jours, qui sait ? Un regard jeté derrière l’épaule de la brunette au garçon qui échangeait avec son AEA un regard assassin apprit le contraire à l’amnésique. Peut-être était-ce simplement le fait d’être une fille. Mouais.
    La demoiselle en question ne semblait pas avoir un instinct de survie très développé… ou alors pas assez. Lorsqu’elle lui prit la main, Ralph eut énormément de mal à se retenir de retirer la sienne violemment. Il ne voulait pas risquer de la blesser, déjà, et puis ça la ficherait mal. Et il y avait le type au fond, qui ne resterait certainement pas indifférent à un geste de ce genre. Donc, il se retint… avec peine, cette lutte interne à peine signalée par un imperceptible pâlissement, et se laissa entraîner.

    « Le mien est pas mal non plus dans son genre... Quoi que je préfère sa forme animale. Moi c’est Lana et l’autre là, qui joue les durs, c’est Léon. »
    Ralph hésita un instant, puis s’assit comme Lana le lui proposait, avant de poser son regard jaune sur le dénommé Léon. Alors comme ça, c’était son AEA. Ca expliquait son étrange réaction face à Liam. Le jeune homme hésita un instant devant le sourire de la fille. Il n’arrivait pas bien à la cerner, là… il ne connaissait pas beaucoup de représentantes du sexe féminin, mais il doutait que beaucoup invitent ainsi un inconnu débarqué d’on ne sait où s’asseoir sur leur lit avec elles, aussi mignon fut son AEA et aussi baraqué fut leur AEA à elles. Ce que Léon n’était pas, assurément - même s’il était un poil plus grand que lui, Ralph était certain d’avoir le dessus dans une bagarre.
    Et puis, elle prenait la situation bizarrement, de son point de vue. Ouais, décidément… Ralph décida - avec difficulté - de ne pas se poser trop de questions une fois de plus et répondit d’un air qui se voulait naturel :

    « Ah, euh… enchanté, moi c’est Ralph. »
    Tandis qu’il prononçait ces mots, un grondement lui fit courir un frisson le long de l’échine, mais il décida de l’ignorer et garda son œil jaune fixé sur Lana, qui reprenait :

    « Alors, dis-moi ce que tu faisais à poursuivre ton AEA, pourquoi il avait un couteau – eh oui je l’ai vue - et comment il se fait que tu n’aies pas de contrôle sur lui au point il s’enfuit de toi ? Ah et aussi, est-ce que j’ai le droit de le prendre dans mes bras ? »
    Gh. Donc, elle avait vu le couteau. Super. Et c’était quoi, cette histoire selon laquelle il n’avait pas de contrôle sur Liam ? Hein ? Ouais, bon, c’était un peu à peaufiner, mais ça pourrait être pire, non ?! Ralph fit la grimace et lâcha un grognement en se retournant pour ramasser le couteau - vu que ce n’était plus la peine de cacher son existence. Il se rassit convenablement et fit tourner l’arme entre ses doigts d’un geste machinal, l’ayant déjà oubliée.

    « Je ne suis pas sûre que les AEA fassent tous exactement ce que dit leur maître. En tout cas, lui, il n’obéit pas. Pas que ça me dérange, à vrai dire, je m’en fous, mais il m’avait piqué ça alors je voulais le reprendre… il adore m’emm… bêter et il court vite ce sale… enfin, bref, voilà. »
    Mouais. Pas très convainquant, non ? Assez évasif, dirais-je même. Tu devrais améliorer ton jeu si tu ne veux pas attirer les soupçons, mon cher Ralph. En l’occurrence, tu ne réponds qu’à moitié alors tu as 80% de chances pour qu’elle revienne à la charge… pas bon pas bon, ça, pas vrai ? Mais bon, tu as peut-être une chance de t’en sortir en détournant son attention, non ?
    C’est ce que l’amnésique s’empressa de faire, en répondant avec une moue perplexe (proche du « Gné » précédemment cité) à la dernière question :

    « Et si tu veux le prendre… Mouais… fais comme tu veux… même si je pige pas trop en quoi ça peut t’intéresser. »
    Le prendre, hein… si seulement elle pouvait l’en débarrasser une bonne fois pour toutes, le monde serait parfait aux yeux de Ralph. Tout en continuant de faire tourner le couteau entre l’index et le majeur de sa main menottée, le jeune homme cala son visage dans sa main droite pour observer la trio jumeaux/Liam d’un air maussade relativement apparenté au Ralphien classique.
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MessageSujet: Re: (n°13) Ça lui apprendra à ne pas fermer sa porte....[pv Ralph]   Mer 19 Jan 2011 - 14:26

Lorsque le nouveau venu se leva, Léon cessa de faire la tête à la boule de poil. Il avait été heureux une fraction de seconde, croyant que Ralph partait, mais bien vite il déchanta. Premièrement parce qu’il savait que si ce jeune humain s’enfuyait ainsi, cela peinerait son humaine à lui et aussi, parce qu’il se rendit rapidement compte qu’il ne prenait pas la direction de la porte. Il serra la mâchoire lorsque le nouveau pris l’arme gisant au sol. Il savait bien que c’était la sienne, donc il avait bien le droit de la reprendre, seulement…L’idée de voir cet inconnu s’asseoir ainsi près de Lana, armé, ne lui plaisait pas beaucoup. Sans doute son âme de surprotecteur vis-à-vis de la jeune femme y était-il pour quelque chose… Déjà que Léon panique et perd tous ses moyens à la simple possibilité que Zveltlana puisse perdre le sourire. Pire! Il frôle la crise cardiaque à l’idée qu’elle puisse pleurer.

Ça, Emrys et Bilboquet pouvaient en témoigner. Il suffisait que l’AEA de notre charmante petite extravertie se remémore leurs retrouvailles pour qu’il ait un pincement au cœur. Dire qu’il avait lui-même faillit faire pleurer sa princesse…

De son côté, Lana ne voyait pas le fait que Ralph reprenne possession de son arme de la même manière. Sa grande naïveté et son innocence rafraîchissante n’avait pas laisser la possibilité d’un quelconque danger trotter dans son esprit. Non. Étrangement, pour elle, le fait que ce garçon ait fait irruption dans sa chambre et qu’il soit désormais en train de jouer avec une arme ne la dérangeait pas du tout. En fait, si Ralph avait pu…En fait, si Ralph était ne serait-ce qu’un brin observateur, il pourrait lire toute la fascination et l’émerveillement qu’avait sa nouvelle connaissance devant son habileté. Le miroitement de la lame semblait être aussi captivant que le plus incroyable des films. L’incapacité total à mentir et à demeurer mystérieuse de la demoiselle était évident. Mais comment une jeune femme assez pure pour ne rien trouver d’étrange devant le fait que ce jeune homme soit armé pouvait-elle être aussi captivée par un objet pouvant s’avérer meurtrier?

Léon regardait d’ailleurs sa créatrice d’un air perplexe. Il trouvait très étrange son attitude en présence de l’arme. Heureusement, il la vit rapidement sortir de sa transe lorsque le propriétaire de Liam lui donna son accord au sujet de ‘’le prendre’’. Léon grimaça. Géniale! Lana cajolerait un autre que lui!

-Eh bien tu sais, le mien m’obéis très bien, déclara la canadienne en prenant la boule de poil qui passait à sa porter.

-Quoi!?!? S’exclama Léon qui semblait tout juste de s’être remis de la double claque.

Non seulement la jeune femme tenait affectueusement un autre animal dans ses bras, mais en plus elle le faisait passer pour un gentil petit toutou obéissant. Un grand sourire aux lèvres, la demoiselle gratouilla le dessus du crâne de l’AEA de Ralph. Elle adorait sentir de la fourrure contre son visage. Elle se rappelait d’ailleurs que dans le rêve qu’elle venait de faire, elle avait légèrement abusé de son ami Chris et de son pouvoir. Que voulez-vous! Lana adoooore les animaux, surtout ceux dont la fourrure est aussi douce que celle de Liam.

-Tu m’as très bien entendu, Léon. Quand je te demande de faire quelque chose, tu le fais. N’essaye pas de le nier, l’avisa la jeune femme en passant l’une de ses mains sous le menton de l’autre AEA présent.

-Non, mais. Tu t’entends princesse!? Je suis pas le parfait toutou à sa maman! J’ai de l’amour propre.

À cette phrase, les deux témoins de cette ‘’scène de ménage’’ purent voir la demoiselle prendre un air très triste et lancer un regard de chien battu à son AEA. Aussi tôt, celui-ci soupira d’exaspération et s’empressa de se couvrir les yeux pour ne pas succomber. Non! Il ne fallait pas qu’il la regarde! Sinon les deux nouveaux verraient à quel point il est faible devant le pouvoir de sa créatrice.

-Voyons Léon, c’est moi qui t’aie imaginé, je sais tout de toi. Tu es jaloux, possessif, orgueilleux, imbu de toi-même, mauvais perdant, tu fais toujours tout pour m’embêter, mais tu es protecteur, affectueux, courageux, tu m’aimes plus que tout et tu ne peux pas supporter que je sois malheureuse.

En disant cela, Lana avait retrouvé le sourire et s’occupait de nouveau à câliner l’ami imaginaire de sa nouvelle connaissance. À voir comment en parle Ralph, Liam ne devait pas être habituer à tant d’affection de la part d’une seule personne. Une fille qui plus est!

Sur ce, Léon grommela et se frotta lourdement le visage. Il savait bien qu’elle avait raison… C’était évident qu’elle le connaissait par cœur, elle l’avait fait de A à Z. C’était étonnant d’ailleurs qu’une jeune fille aussi gentille et sans malice ait choisi de se créer un ami tel que lui. Comment une enfant aussi pure avait pu concevoir un être aussi plein de défauts? Surtout, comment ce faisait-il qu’elle connaisse l’existence de ces défauts à un si jeune âge? On ne le saurait jamais!

-Mais t’as bientôt fini de faire des mamours à cette infâme créature!??! S’exclama soudainement le jumeau imaginaire de la demoiselle.

Il s’empressa d’aller se planter devant le trio et de se pencher vers la boule de poil que chérissait sa propriétaire.

-Ne t’attache pas trop, je suis un milliard de fois plus adorable que toi et sous ma forme animal, tu n’as aucune chance! L’avertit-il.

Cette réplique fit sourire Lana qui se rappelait qu’il y a encore moins d’une heure, une magnifique loutre dormait confortablement sous son lit. Aussi, elle savait que cette même loutre allait probablement bouder ce soir, jusqu’à ce qu’elle, en manque chronique de ‘’mamours’’, vienne en rampant lui demander de l’excuser et de la prendre dans ses bras. Tel était le caractère qu’elle avait choisit de donner à Léon lors de sa création.

La loutre en question, sous sa forme humaine, tira la langue à l’autre animal et se laissa choir sur le sol en tailleur. Il s’étonnait lui-même de ne pas avoir déjà viré cette immonde créature de la chambre pour ensuite reprendre sa forme animal et aller se blottir sur les jambes de la demoiselle. Oui, c’était des pensées étranges pour un garçon, mais comme il n’existe que pour le bon vouloir et le bonheur de cette unique demoiselle, on se dit que…Dans le fond…Heureusement qu’il a ce genre de pensées.

Voyant que Léon n’était vraiment pas content, Lana choisi de poser délicatement Liam entre elle et Ralph, sur le lit. Puis, elle rapporta son entière attention au propriétaire de son ancienne victime. Elle lui adressa cet adorable et franc sourire qui lui était propre. Sa signature si l’on veut. Il ne suffit généralement que de quelques secondes en sa compagnie pour y avoir droit. Allez savoir pourquoi Zveltlana aime autant les autres, au point où il lui arrive d’avoir le cœur brisé à l’idée que quelqu’un d’autre puisse souffrir.

-Alors, ça fait combien de temps que tu es ici? S’informa la demoiselle à la plus grande exaspération de son AEA.

Léon ne semblait pas très heureux de voir que la discussion ne faisait que commencer, car cela signifiait que la présence de son minable rivale en affection serait de plus longue durée.
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MessageSujet: Re: (n°13) Ça lui apprendra à ne pas fermer sa porte....[pv Ralph]   Dim 23 Jan 2011 - 21:53

{ You vile creature }

    La jeune fille ne perdit pas de temps et s’empressa d’attraper Liam entre ses bras frêles pour le serrer contre elle comme une grosse peluche. Un immense sourire accroché aux lèvres, elle cajolait l’AEA ronronnant sous le regard abasourdi de Ralph qui ne réussissait toujours pas à comprendre comment diable elle pouvait adorer ça. Ca représentant dans le contexte actuel le sac à puce personnel de monsieur qui passait sa vie à le gonfler. Franchement, il n’en revenait pas.

    « Eh bien tu sais, le mien m’obéis très bien. »
    Ah ouais ? Le jeune homme jeta un coup d’oeil à l’AEA à forme humaine : Tant mieux pour toi, ma grande. En tout cas, ça ne changeait rien au fait que celui de Ralph n’en fasse qu’à sa tête. Toujours. L’amnésique allait en profiter pour proposer à Lana de lui vendre, mais il n’eut pas le temps d’ouvrir la bouche, coupé par l’exclamation indignée du garçon brun.

    « Tu m’as très bien entendu, Léon. » Répondit tranquillement la jeune fille. « Quand je te demande de faire quelque chose, tu le fais. N’essaye pas de le nier. »
    « Non, mais. Tu t’entends princesse !? » Protesta Léon. « Je suis pas le parfait toutou à sa maman ! J’ai de l’amour propre. »
    Ralph sentit un sourire ironique prendre naissance sur ses lèvres devant la scène qui se jouait devant ses yeux. Sourire qui diminua à cause à son interrogation lorsque Zveltlana prit un air immensément triste, puis qui revint au grand galop lorsque le garçon couvrit ses yeux de sa main d’un air torturé. Ca, c’était amusant. Divertissant ; chose rare dans ce pensionnat. Ralph appréciait.

    « Voyons Léon, c’est moi qui t’aie imaginé, je sais tout de toi. Tu es jaloux, possessif, orgueilleux, imbu de toi-même, mauvais perdant, tu fais toujours tout pour m’embêter, mais tu es protecteur, affectueux, courageux, tu m’aimes plus que tout et tu ne peux pas supporter que je sois malheureuse. » Asséna Lana en souriant, et Ralph la trouva un tantinet cruelle avec son pseudo-jumeau.
    Dans l’idée charitable d’épargner celui-ci un minimum, l’amnésique baissa les yeux sur ses mains et s’aperçut qu’il jouait toujours avec son arme. Il commençait à avoir l’habitude ; chaque fois qu’il tenait une lame entre ses mains, il finissait par se retrouver en train de faire des figures bizarres avec. Flippant dans les premiers temps, mais il s’y faisait. Un grognement lui fit relever la tête : Léon était allé se planter devant Liam, rendant les armes de toute évidence, mais n’en ayant certainement pas fini avec la boule de poils.

    « Mais t’as bientôt fini de faire des mamours à cette infâme créature !??! Ne t’attache pas trop, je suis un milliard de fois plus adorable que toi et sous ma forme animal, tu n’as aucune chance ! »
    Infâme… voilà sans doute l’adjectif qui qualifiait le mieux Liam aux yeux de Ralph. Magnifiquement approprié ; le pensionnaire fut reconnaissant à l’AEA de Lana de l’avoir trouvé pour lui. Bien, la prochaine fois que le lynx le ferait ch… l’emm… le gaverait, il le traiterait d’ « infâme créature manante suppôt de satan ». Voilà qui ferait l’affaire pour un premier temps, songeait-il avec satisfaction tandis que Léon se laissait choir au sol avec mauvaise humeur, et que l’adolescente posait - dans le souci d’éviter un incident diplomatique, sans doute - Liam entre elle et l’amnésique. Elle le tira alors de sa réflexion en lui adressant un éblouissant sourire qui le fit cligner des paupières et écarquiller les yeux avec stupéfaction.

    « Alors, ça fait combien de temps que tu es ici ? »
    « Euh… »
    Ralph jeta un coup d’œil au brun qui n’avait pas l’air d’aimer voir sa camarade jouer les prolongations, décida de l’ignorer et revint sur Lana. Il immobilisa d’un geste sec le couteau entre ses doigts et répondit tout aussi directement, en tentant d’effacer l’intonation sèche que prenait sa voix lorsqu’il répondait trop vite à une question :

    « 5 mois. A peu près. »
    Il y eut un silence, puis le jeune homme se sentit obliger de demander quelque chose à son tour.

    « Et t… vous ? » Rectifia-t-il en jetant un regard jaune à Léon.
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MessageSujet: Re: (n°13) Ça lui apprendra à ne pas fermer sa porte....[pv Ralph]   Dim 6 Fév 2011 - 19:23

La vache! Cette magnifique créature et son tout aussi adorable AEA étaient piégés dans ce lieu depuis des mois! Non pas que Lana déteste particulièrement cet endroit… Non, en fait, elle s’y plaisait plutôt bien. Elle n’avait rien a redire. Elle était bien là avec Léon qui prend soin d’elle et elle appréciait les moments qu’elle passait avec Chris… Par contre, l’idée que Ralph et Liam soient coincés ici depuis aussi longtemps la plongeait dans un état partagé entre la tristesse et l’inquiétude. Après tout, certes s’amuse-t-elle encore de sa si récente aventure en ses lieux, mais elle se faisait agiter sous le nez la possibilité que jamais, JAMAIS elle ne pourrait ressortir de là. Sa tristesse quand à elle se justifiait par l’empathie de la demoiselle sur le fait que sa nouvelle connaissance soit coupée des siens depuis si longtemps et par le fait que cette situation s’appliquerait à elle sous peu. Jamais elle n’arriverait à vivre si elle n’avait plus la chance de revoir ses parents. D’accord, Lana se ferait sans doute regarder de travers si elle l’avouait, mais elle n’aurait aucune honte à le faire. Elle fait parti de ces enfants qui aiment leurs parents plus que tout. Mais bon, avec les parents qu’elle avait et son comportement de petite enfant facile a vivre, de quoi pourrait-elle se plaindre? Un changement d’humeur eu subitement lieu chez la jeune. Elle venait de réaliser que oui, sa vie ici commençait super bien, mais qu’elle ignorait si elle était capable de s’en contenter pour le reste de son existence…
En voyant…En sentant cela, l’AEA dévoué de la jeune femme se redressa et jeta une oeillade à sa propriétaire. Comme l’avait dit plus tôt la demoiselle, Léon avait horreur de la voir malheureuse. Donc, les deux étrangers purent sentir une légère tension prendre possession de Léon. Il demeurait à sa place pour la simple et mauvaise raison qu’il était en pleine séance de ‘’boudage’’. Bref, il était sensé faire la tête à la jolie fille l’ayant imaginé. Cependant, il était très facile de voir qu’il avait très envie d’aller la prendre dans ses bras. Ahhh, les garçons et leur orgueil… AH non…’’Ahhh! Les filles qui s’inventent des amis imaginaires avec autant de défauts!’’. Oui… Ça c’est plus logique. Après tout, Léon ne ferait pas la tête s’il n’avait pas ce détestable caractère…
-Je suis arrivée il y a de ça quelques jours…Je crois? Moins d’une semaine en tout cas, répondit la jeune femme. Pour le moment je trouve l’endroit assez sympa, on se croirait en vacance dans une auberge perdue au fin fond d’une forêt. En fait, j’avais presque oublié qu’on était emprisonné, avoua-t-elle, mal à l’aise.
Cette fois, Ralph eu droit à un regard assassin, gracieuseté d’un AEA irrité aux cheveux noirs et aux yeux bleus. À croire qu’a chaque fois qu’il entreprenait de faire la tête, il se passait toujours quelque chose qu’il l’obligeait à faire marche arrière. Comment arriverait-il à avoir l’air sérieux s’il n’était même pas capable de tenir tête à l’humaine l’ayant créé? Il N’était quand même pas pour jouer le gentil petit toutou! Il avait sa fierté!
Lorsque Léon voulu aller prendre sa princesse dans ses bras, il la vie secouer la tête. Elle essayait de chasser ses mauvaises pensées de son esprit pour retrouver le sourire. Elle n’y arriva qu’à moitié. Juste assez pour se souvenir qu’a dix-sept ans, on ne fond pas en larmes parce qu’on s’ennui de ses parents… Même si l’on en a très envie…
-Bon! Allez! Changez de sujet! Ordonna l’AEA humanoïde en se levant. Hors de question que ma princesse ait envie de pleurer aussi tôt le matin! Trancha-t-il ensuite, surprenant sa créatrice qui s’était d’ailleurs tournée vers lui.
-Tu as raison Léon, lui concéda la jeune femme avant de ramener son attention sur sa nouvelle connaissance. Alors Ralph, tu voudrais bien venir te promener avec moi? On pourra faire plus ample connaissance. C'est plus facile d'être soi-même quand on ne reste pas là à se regarder dans les yeux.
Cette simple phrase était la plus parfaite des représentations réelles des annonces publicitaires. Une simple proposition dont toutes les réelles implications ne sont abordées qu’en minuscules caractères. Dans le cas présent, ces caractères consistent en un sourire à l’image de la demoiselle : charmant et innocent. Mais ça, Ralph ne le comprendrait que bien trop tard…Lorsqu’il verrait la jeune femme grimper sur les rampes d’escaliers par exemple… De son côté, Léon s’amusait déjà à l’idée de voit Lana se laisser entraîner par ses nombreux coups de tête et ce, en entraînant une victime avec elle.
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MessageSujet: Re: (n°13) Ça lui apprendra à ne pas fermer sa porte....[pv Ralph]   Lun 21 Fév 2011 - 23:35

{ Oh Yeah }

    Ralph avait pu remarquer, après quelques mois passés dans le Pensionnat Interdit en compagnie d’autres êtres « humains » - pour la plupart - dotés de sentiments qu’il n’était… eh bien, pas très doué pour comprendre les émotions des gens. Quant à les réconforter, les encourager ou autre, quand le moral n’était pas au beau fixe, n’en parlons pas. Peut-être était-ce l’une des raisons pour lesquelles le jeune homme ne se mêlait pas beaucoup aux autres. Allez savoir. Cependant, il sentit confusément un changement d’attitude et d’ambiance du coté des « jumeaux ». Tout à coup, l’atmosphère était plus… tendue ? Comme d’habitude, le jeune homme n’arrivait pas à trouver les mots pour exprimer son ressenti.

    « Je suis arrivée il y a de ça quelques jours… Je crois? Moins d’une semaine en tout cas. Pour le moment je trouve l’endroit assez sympa, on se croirait en vacances dans une auberge perdue au fin fond d’une forêt. En fait, j’avais presque oublié qu’on était emprisonnés. »
    En effet. Ralph ne pouvait pas imaginer la vie hors du Pensionnat, et d’ailleurs ne s’y essayait aucunement. Cependant, il convenait que ce qui se passait dans les entrailles de l’antique bâtisse ne devait pas ressembler à la sécurité d’une petite vie tranquille. Lana affichait maintenant une expression trahissant un léger malais ; bien entendu, lui rappeler qu’elle était prisonnière n’était pas la meilleure chose à faire pour la garder joyeuse. Ohyeah, Ralph, tu es un abruti. Tandis que Léon lui lançait un regard qui aurait presque pu l’assassiner sur place, le pensionnaire déglutit et masqua une grimace, réprimant son propre malaise. Ok, il l’avait attristée mais… il l’avait pas fait exprès, hein. Pas sa faute si les sentiments des autres ados face à leur incarcération différaient tellement des siens. Ouais, il avait manqué de tact mais… merde, hein ! Seule indication de son trouble, le mouvement de rotation de son couteau entre ses doigts s’accéléra imperceptiblement. Il regarda l’AEA brun se relever et esquisser un geste pour enlacer la jeune fille comme à l’arrivée de l’intru, mais celle-ci le repoussa doucement en tentant de faire bonne figure. Ralph eut plutôt l’impression qu’elle allait se mettre à pleurer.
    Léon aussi, sans doute, car il bondit sur ses pieds en lançant d’un air qui n’admettait aucune contradiction :

    « Bon ! Allez ! Changez de sujet ! Hors de question que ma princesse ait envie de pleurer aussi tôt le matin ! »
    « Aussi tôt le matin » et pas « ait envie de pleurer » tout court ? Il l’avait fait exprès ou pas ? Se demanda distraitement Ralph, apparemment très doué pour se fixer sur des détails rigoureusement sans importance. Son début de réflexion inutile fut tranché net - et heureusement - par Lana, qui reprit en se redressant un peu, l’air rassénée un minimum. Comme quoi les boules de poils inutiles pouvaient avoir des effets positifs. Parfois.

    « Tu as raison Léon. Alors Ralph, tu voudrais bien venir te promener avec moi? On pourra faire plus ample connaissance. C'est plus facile d'être soi-même quand on ne reste pas là à se regarder dans les yeux. »
    Momentanément muet, Ralph lui lança une nouvelle fois son récemment découvert regard Ralphien dénommé « Gnéé ? ». Pause. Pause annulée quand Liam lui mordilla les doigts pour le « réveiller » et qu’il lui renvoya une - proportionnelle, donc petite - claque sur les oreilles pour l’ « assagir ». Il replia son couteau d’un geste sec.

    « Hem… s‘tu veux. »
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MessageSujet: Re: (n°13) Ça lui apprendra à ne pas fermer sa porte....[pv Ralph]   Jeu 10 Mar 2011 - 20:54

Bien heureuse de cette réponse positive, Lana se leva et attrapa gentiment le poignet du jeune homme. Malgré le fait que ses petits doigts peinaient à garder leur prise sur Ralph, la demoiselle l’entraîna à l’extérieur avec la même attitude innocente et pleine de bonnes intentions que lorsqu’elle l’avait quasiment forcé à venir s’asseoir sur son lit. En passant près de la porte, la petite canadienne avait enfilé à la va-vite ses petites ballerines noires, puis avait repris son chemin en laissant au bon soin de son AEA la tâche de tout fermer une fois que tout le monde serait sorti.

Évidemment, Léon eu bien envie de faire sortir l’autre alter égo à grand coup de pied aux fesses, ou encore de lui marcher ‘’accidentellement’’ dessus, mais il se retint même de lui fermer la porte sur la queue sachant très bien que cela déplairait grandement à Lana. Qu’est-ce qu’il ne s’empêcherait pas de faire pour lui faire plaisir…

Néanmoins, lorsque le sac à puce fini par quitter la chambre, il s’empressa de sortir à son tour en fermant la porte pour ensuite prendre sa forme animale. Une simple rotation sur lui-même le fit rétrécir et se couvrir de poils, sans compter l’organe qui lui poussa au bas du dos…Son visage c’était considérablement allongé et d’adorables moustaches lui étaient poussées de chaque côté de son museau nouvellement humide. En moins de temps qu’il ne fallait pour le dire, le grand jeune homme qui passait pour le frère de Lana s’était métamorphosé en loutre et s’élança vers la demoiselle en question. Celle-ci, en sentant des petites griffes se poser sur son mollet droit, cessa de marcher et relâcha finalement Ralph. Oui, je sais, il était temps! Mais que voulez-vous! Elle adore les contacts physiques. Elle est câline, on y peut rien.

Elle se pencha ensuite pour permettre à Léon de grimper sur elle et ainsi venir s’installer sur ses épaules. Elle frissonna au contact du pelage de son AEA sur sa peau, elle trouvait cela étrange comme sensation…Mais tout de même agréable. Voilà, notre petite québécoise se retrouvait avec un charmant col de fourrure bien vivant. Léon semblait vouloir jouer au foulard en s’allongeant confortablement sur la nuque de la jeune femme. Le corps caché par les longs cheveux de sa créatrice, Léon regardait de haut l’autre petit animal. Liam pouvait peut-être volé…Mais lui, il pouvait changer de forme! Et Lana adorait ça! On ne pouvait pas le nier, l’ami imaginaire de la demoiselle se sentait menacé, il voyait son territoire être envahi par l’odeur d’un autre et ça ne lui plaisait pas. Comme quoi, Lana avait vraiment attribué un caractère au total opposé du sien. C’est à se demander si elle a toujours été aussi douce et pure que maintenant, ou si elle n’est pas une créature diabolique de naissance qui c’est purifiée avec le temps…

Bien que cela fasse un petit moment qu’elle vivait là, elle n’avait pas eu le temps de croiser toute la population du pensionnat. À vrai dire, elle passait la plus part de son temps avec Chris, ou alors Antoine ou Emrys lorsqu’elle les croisait au détour d’un des couloirs de cette prison.

-Alors, tu t’es fait des amis depuis le temps que tu es ici? Demanda la jeune femme, curieuse de voir quel genre de personne elle pourrait croiser un de ces jours.

En y réfléchissant bien, la jeune demoiselle se dit que tout le monde n’était pas comme elle. En fait, non. C’est plutôt Léon qui lui avait gentiment murmurer à l’oreille qu’elle devait bien être la seule sur terre a ne détester personne et à ne pas non plus être détesté. Ou du moins, à sa connaissance. Lana se dit donc que, peut-être Ralph n’était-il pas comme elle et qu’il était probable qu’il ait fait plus de rencontre déplaisante… Donc, elle décida de reformuler sa question.

-Ben, pas nécessairement ami… En fait, je veux savoir si tu as rencontré des gens intéressants. Moi, par exemple, j’ai rencontré une de mes idoles. Okay, déjà juste le fait qu’il soit vert, c’est particulier, mais même sans ça, je suis complètement gaga. Sinon j’ai aussi fait la connaissance d’un jeune homme qui est mon aîné de quelques centaines d’année et il y a aussi un garçon très curieux qui a fait irruption dans ma chambre, mais ça va, il est mignon, ajouta-t-elle comme si c’était une excuse.
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MessageSujet: Re: (n°13) Ça lui apprendra à ne pas fermer sa porte....[pv Ralph]   Lun 21 Mar 2011 - 23:32

{ Not really, ya know... }

    Vraisemblablement, Zveltlana n’avait pas, mais alors vraiment pas fini de surprendre Ralph. A vrai dire, il pressentait le fait que ce ne soit que le début. Sais pas pourquoi. Peut-être une sorte d’instinct animal.
    En tout cas, l’adolescente continua bien fort, après l’avoir assis sur lit, en lui attrapant le poignet sans aucune méfiance. Folle enfant. Dingue comme elle n’avait absolument aucune crainte à son égard. Même Cahier avait eu l’air effrayé en le rencontrant. En même temps, il s’effrayait lui-même, alors qu’est-ce que ça devait être pour les autres, parfois… même si son attitude flegmatique avait sans doute une forte tendance à gommer son coté menaçant. Enfin, de toute manière, ce n’était pas vraiment comme s’il cherchait à améliorer son image auprès des autres - pas qu’il s’en foutait, mais bon… il avait vraiment la flemme de faire mieux. Bref.
    Le couteau à cran d’arrêt, apparemment bien huilé ou entretenu du moins - aucune trace de rouille sur sa lame - se referma sèchement lorsque les doigts de Lana entrèrent en contact avec la peau tiède de son poignet droit, et disparut aussitôt dans l’un des replis de sa veste - fou comme on pouvait rapidement faire se volatiliser des trucs compromettants dans cette veste. Ce geste, effectué préventivement pile au bon moment, avait eu le mérite de distraire Ralph de la pulsion meurtrière qui avait envahi ses veines au contact de la jolie brune. Puis la jeune fille le tira vers la porte ; bien sûr, s’il avait été mal intentionné, il n’aurait eu aucun mal à rester où il était assis, fragile comme elle semblait être. Mais tel n’était pas le cas, et il la suivit, par simple curiosité sans doute.
    Lana le conduisit hors de la chambre sans le lâcher, laissant Léon se charger de la porte. L’amnésique, lui, n’accorda pas un regard à son AEA, qui suivit le duo d’un air digne en passant devant l’ado brun avec un rapide coup d’œil vairon et narquois à son égard. Vas-y, coupe-le en deux avec la porte, Léon. Non ? Non. Dommage. Bref, Ralph se fit donc « tracter » sur quelques mètres, dans un état un peu seconde - sans doute la surprise, ça avait dû lui faire un choc, le contact physique. La main de Lana était petite, fragile, mais chaude et douce. Un contact qui lui était tout sauf familier… comparé à la froideur dure et tranchante d’un acier qui n’a jamais connu le soleil…
    Alors qu’un incontrôlable tremblement agitait la main du jeune homme, Léon se précipita soudain vers son amie pour lui gratouiller la cheville, ce qui conduisit cette dernière à le lâcher pour s’occuper de son AEA. Vivement, Ralph plongea la main coupable dans sa poche, masquant son trouble tandis que Lana regardait ailleurs. ‘tain. Ca le rendait fou, toute cette histoire.
    Puis l’adolescente se redressa et lui lança un regard bleu, qu’il lui retourna en plus jaune et plus indifférent, tandis que la loutre au pelage sombre s’étalait autour de son cou comme une écharpe.

    « Alors, tu t’es fait des amis depuis le temps que tu es ici ? »
    Ralph haussa les sourcils ; il ne s’attendait pas à une question de ce genre. Mais en y réfléchissant bien, c’était plutôt logique. Cependant… il ne voyait pas bien quoi répondre, là, comme ça. Il commençait à examiner la question en fronçant les sourcils lorsque la jeune fille se corrigea elle-même :

    « Ben, pas nécessairement ami… En fait, je veux savoir si tu as rencontré des gens intéressants. Moi, par exemple, j’ai rencontré une de mes idoles. Okay, déjà juste le fait qu’il soit vert, c’est particulier, mais même sans ça, je suis complètement gaga. Sinon j’ai aussi fait la connaissance d’un jeune homme qui est mon aîné de quelques centaines d’année et il y a aussi un garçon très curieux qui a fait irruption dans ma chambre, mais ça va, il est mignon. »
    Gné ? Ca faisait un peu surplus d’infos, là, d’un coup. La pauvre petite cervelle de Ralphy avait du mal à tout ingurgiter. Lana était totalement gaga d’un type vert, avait un pote vieux de cent ans et un autre mignon, soit pervers soit paumé ? Dur. Il avait un peu de mal à faire le tri.

    « Euh… T’as rencontré quelqu’un qui rentre sans prévenir dans les chambres des filles ? »
    Mon dieu. C’est possible un tel niveau d’attardement ? Allô, réveille-toi Ralph, tu es sur terre - ou pas, d’ailleurs - il serait temps que tu fasses un effort pour t’intéresser au monde qui t’entoure et comprendre les gens avec lesquels tu interagis. Alors ? Alleeez, un petit effort.
    C’est ce moment-là que Liam choisit pour s’écraser sur l’épaule de son maître. Ben oui, un bébé lynx ça vole pas longtemps, si c’est pas chou ? En tout cas, la petite bête s’agrippa tant bien que mal à la veste de la brute sans cœur qu’était Ralph, les ailes pendouillant tristement sur son dos clair, avant que le jeune homme en ait marre de le sentir gigoter et se décide à le choper par la peau du cou pour le positionner correctement sur son épaule. L’animal - inutile, le duo parfait - bailla, soupira, puis se tint à carreau, se contentant de fixer Léon d’un regard brun et or.
    … Qu’est-ce qu’il disait, déjà ? Ayant perdu le fil de ses pensées, Ralph décida, faute de mieux, de répondre à la question posée.

    « Pas trop. ‘fin… des gens sympas, mais des amis… bof. »
    En effet, il ne rangeait ni Alan, ni ses autres camarades de chambre dans la catégorie « amis » mais plutôt dans « connaissance et voisinnage ». Après, y avait Emily, à laquelle il ne voulait même pas penser. Et Cahier. Ouais, à la limite il aurait pu dire que le gamin était son ami, mais pour le temps qu’ils s’étaient vus… voilà, quoi.


Encore pardon, mille fois, pour le retard, j'avais pas vu ta réponse ._.
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MessageSujet: Re: (n°13) Ça lui apprendra à ne pas fermer sa porte....[pv Ralph]   Sam 26 Mar 2011 - 23:06

Les problèmes de Liam firent rigoler l’écharpe de la demoiselle qui, quant à elle, trouvait très adorable sa maladresse. Par contre, pour ce qui était de Ralph… Bonjour la tendresse! N’ayant pas trouvé qu’il serait sympathique de gentiment faire remarque à l’autre être humain que c’était de lui qu’elle parlait, Lana avait eu tout le plaisir de regarder attentivement la scène. Ralph ne lui donnait pas vraiment l’impression d’être en harmonie avec son ami imaginaire…Chose que la jeune femme trouvait particulièrement triste. Après tout, le principe même de l’ami imaginaire n’est-il pas d’avoir quelqu’un qui vous aimerait quoi qu’il arrive et qui serait toujours là pour vous? Eh bien, si ce concept prenait vie à un point tel que l’imaginaire devient réelle, le créateur se devait d’en faire tout autant. Du moins, selon la demoiselle au cœur un peu trop tendre ici présente. Ainsi, Lana se demandait ce qui faisait en sorte qu’il y est une telle froideur de la part du jeune homme envers cette ô combien adorable boule de poils… Mais sa nature douce et aimante l’empêchait de s’aventurer sur un chemin qui pourrait s’avérer désagréable pour l’autre partie…

Lorsqu’il lui fit part de sa réponse, Zveltlana fit la moue. Qu’est-ce que c’était dommage que Ralph n’ait pas fait de rencontres semblables aux siennes… C’était dur de se faire à l’idée de son emprisonnement en étant seul. Tout était toujours plus facile lorsque l’on avait quelqu’un avec qui partager ce qui n’allait pas, tout comme ce qui nous faisait plaisir. Après tout, qu’elle importance peut avoir le succès et la gloire si l’on n’a personne avec qui les partager… Sans s’en apercevoir, la jeune femme c’était légèrement rapprocher du garçon armé qui avait débarqué dans sa chambre. Elle se mit même inconsciemment à caresser le menton de Léon pour el faire cesser de s’agiter. Ce dernier de semblait pas enchanter à l’idée de voir sa créatrice s’approche de l’autre, mais surtout de l’infâme chose gisant sur son épaule. C’est qu’elle savait s’y prendre la petite pour manipuler son alter ego astral...

-C’est dommage… Tu n’as pas envie de te faire des amis? Ça pourrait faciliter ta vie ici, non? Tant qu’à devoir rester enfermé dans ce pensionnat, autant avoir un entourage qui saura nous divertir et rendre notre emprisonnement plus agréable.

À parler ainsi, la jeune femme donnait l’impression d’être une grande manipulatrice qui ne se servait des autres que pour son bien être personnel. Mais bien sûr, ce n’était pas le cas, la simple naïveté dont elle avait fait preuve à l’instar de Ralph lorsqu’il était arrivé à sa chambre le prouvait. Elle était plus une gentille brebis égarée à la recherche d’un quelconque troupeau pouvant garantir sa sécurité. Seulement, cette pauvre petite brebis risquait fortement de mal choisir les membres de se troupeau… Surtout si elle continuait de se montrer insouciante vis-à-vis des gens qui se promènent avec une arme…

Un petit sourire se dessina sur les lèvres de la demoiselle en sentant ses pas déraper quelques peu au contact de la surface poli du plancher. Tout en écoutant Ralph, elle se mit à «patiner», faisant un ou deux petits pas rapides pour ensuite se laisser déraper sur quelques centimètres de route. Elle trouvait cela très amusant. Elle avait l’air d’être une enfant qui suit ses parents tout en sautant par-dessus les fentes du trottoir. Il n’y avait aucun doute, Lana était définitivement trop naïve et innocente pour être manipulatrice avec autre chose que son ami imaginaire. Mais également trop naïve et innocente pour pouvoir juger les gens et savoir s’il était bon de se tenir avec eux ou non… Il était donc capital que Léon sache guider sa créatrice dans ses choix, sinon bonjour les problèmes!

Cessant de «patiner», Lana pris alors les devant et vint s’installer devant Ralph. Seulement, elle se retourna et se mit à marcher de reculons afin de pouvoir garder son grand regard bleu, n’ayant jamais vu d’atrocité, encré à celui du jeune qui semblait en avoir connu bien davantage. Étonnement, la demoiselle semblait plutôt à l’aise dans cette position. Comme s’il était tout à fait naturelle pour elle de se déplacer sans regarder où elle allait et sans avoir la chance d’apercevoir les obstacles se dressant sur sa route. Son pas était droit et décidé. Aucun doute, elle était experte dans l’art de se mouvoir sans regarder devant elle. Évidemment, ce «talent» lui était des plus utiles lorsqu’elle jouait un match de foot ou tout simplement lorsqu’elle se déplaçait en compagnie de plusieurs personnes. De son côté, Léon ne semblait pas plus inquiet que sa créatrice, comme s’il avait parfaitement confiance à sa capacité de se déplacer de cette manière. De toute façon, monsieur était bien trop occupé à dévisager l’autre alter ego qu’il n’aimerait décidemment jamais.

-Dis, c’est quoi ton pouvoir? Tous ceux que j’ai rencontrés savaient quel était le leur, contrairement à moi. Ils se transforment, crachent des bulles de savons et moi… Rien. Je vais finir par croire que je ne suis pas normale si je ne découvre pas ce que cette bâtisse a choisi de me donner comme faculté particulière.
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MessageSujet: Re: (n°13) Ça lui apprendra à ne pas fermer sa porte....[pv Ralph]   Mar 12 Avr 2011 - 19:24

{ Let me show ya ~ }

    A l’étonnement de Ralph, Lana ne sembla pas particulièrement satisfaite de la réponse qu’il lui avait fournie. Etonnement, parce que le jeune homme avait du mal à intégrer l’idée qu’une autre personne – qu’il ne connaissait, en outre, que depuis une demi-heure – puisse s’inquiéter de son bien-être et même manifester du mécontentement à l’idée qu’il puisse être seul. Enfin, il serait plus juste de dire qu’il ne s’en rendait pas compte, plutôt, et que de fait il ne comprenait pas la réaction de la jeune pensionnaire à ce sujet.

    « C’est dommage… Tu n’as pas envie de te faire des amis ? Ça pourrait faciliter ta vie ici, non ? Tant qu’à devoir rester enfermé dans ce pensionnat, autant avoir un entourage qui saura nous divertir et rendre notre emprisonnement plus agréable. »
    Ralph ne répondit pas. S’il avait été quelqu’un de plus expressif, il aurait certainement même fait la moue. La « tentative de manipulation » de notre douce brebis lui passa, signalons-le, complètement au-dessus de la tête, tant il ne faisait pas dans le sous-entendu, alors qu’il entamait un semblant de réflexion en suivant l’adolescente à la chevelure bleutée dans les couloirs. Ou plutôt, en suivant le son du glissement de ses chaussures sur le plancher. Parce qu’elle avait décidé de faire du patin à glace, la demoiselle. Le premier moment de stupeur passé, l’amnésique commençant à avoir l’habitude, il se replongea dans ses pensées.
    Non pas qu’il était asocial. Il l’avait prouvé en parlant aux gens qui l’abordaient et en jouant les guides touristiques un peu partout dans le pensionnat. Mais il était plutôt solitaire, à vrai dire. La compagnie des autres êtres humains ne lui manquait pas plus que cela ; il appréciait le silence dont il bénéficiait lorsqu’il était seul et, de plus, bien qu’insupportable, Liam lui tenait tout de même compagnie. En outre, les sensations qu’il ressentait parfois lorsqu’il était confronté à d’autres personnes le mettaient mal à l’aise : non seulement les émotions normalement éprouvées lors d’une conversation relativement commune, mais également les autres, moins habituelles. Ce petit kill, kill, kill qui lui trottait dans la tête, ces réflexes peu rassurants et ces pulsions dangereuses. Tout cela se produisant lors de ses contacts avec d’autres être doués de raison, cela ne l’encourageait pas franchement à la camaraderie.
    Donc non, les amis ne lui manquaient pas.
    Lana cessa de glisser pour effectuer un autre truc étrange – deux en cinq minute, ça commence à faire beaucoup - qui lui fit relever les yeux et poser sur elle un regard intrigué : elle se retourna pour marcher à reculons sur le plancher. Pas bête, d’une certaine manière, pour continuer à le regarder en lui parlant. Mais bon, pas franchement commun non plus. D’autant plus qu’elle allait finir par se prendre un mur dans le dos. Absorbé dans un commentaire interne sur les avantages et les inconvénients d’une telle pratique, Ralph faillit manquer ses paroles suivantes :

    « Dis, c’est quoi ton pouvoir ? Tous ceux que j’ai rencontrés savaient quel était le leur, contrairement à moi. Ils se transforment, crachent des bulles de savons et moi… Rien. Je vais finir par croire que je ne suis pas normale si je ne découvre pas ce que cette bâtisse a choisi de me donner comme faculté particulière. »
    « Hmmm… »
    Une nouvelle fois, l’amnésique étonnait son entourage par sa remarquable loquacité. Quelle incroyable réponse, si pleine de signification et d’explication visant à illuminer l’interlocuteur. Enfin bref, passons sur le remarquable coté « ours » de notre cher blondinet pour nous recentrer sur la vraie réponse qu’il avait désormais à fournir.
    Le jeune homme avait découvert son propre pouvoir tout à fait par hasard, lorsque dans une crise de fureur soudaine il avait violemment balancé des pots de fleurs sur les murs autour de lui et une chaise de jardin à travers la baie vitrée. Sans toucher ces objets.
    Depuis, dès lors qu’il avait retrouvé son calme, Ralph s’était efforcé de réitérer cet exploit… avec plus de mesure. Et s’était aperçu de sa capacité à faire léviter toutes sortes d’objets, et même d’êtres vivants, par une « simple » impulsion mentale. Télékinésie : phénomène paranormal qui consisterait à déplacer les objets sans aucune manifestation de force ou d'énergie observable. – il avait trouvé cette définition dans un livre sur les sciences occultes de la bibliothèque. Bon, ce qui n’était pas précisé c’est que l’utilisation de cette faculté dite paranormale nécessitait une grande force de concentration. Ce qui signifie qu’au départ, Ralph s’était pris pas mal de trucs sur la tête. Mais comme il manifestait une grande capacité à se désintéresser de tout ce qui l’entourait pour se concentrer uniquement sur une chose, il avait vite fait des progrès dans l’utilisation de son pouvoir. Et était désormais capable de l’utiliser en faisant autre chose en même temps. Enfin… à petite échelle, du moins.
    Les mains toujours enfoncées dans ses poches, l’amnésique haussa les épaules avant de répondre :

    « J’ai découvert le mien par hasard. Mais tu devras peut-être chercher un peu, toi… je suppose que ça dépend du truc. Moi c’est ça : » Dit-il en sortant sa main droite de sa poche – pour garder la menotte hors de la vue de la jeune fille.
    Sans se presser, et sans cesser de marcher, Ralph claqua des doigts et tendit dans le même geste son index vers une plante verte en pot qui trônait, quelques mètres en avant – soit derrière Lana – sur une petite table de décoration. L’élément décoratif trembla sur son socle, puis quitta lentement son support à mesure que le jeune homme ouvrait la main vers le plafond, accompagnant en quelque sorte son mouvement de lévitation. Et la plante resta là, suspendue entre ciel et terre – si l’on peut dire – comme en attente des instruction du pensionnaire.
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MessageSujet: Re: (n°13) Ça lui apprendra à ne pas fermer sa porte....[pv Ralph]   Ven 27 Mai 2011 - 17:26

« Hmmm… »

Il réfléchissait? Lana l’espérait. Oui, elle espérait que son interlocuteur réfléchisse à la réponse qu’il allait lui fournir, ou bien alors à la façon dont il lui ferait comprendre quel était son pouvoir et non pas que ce charmant bruit ait pour signification « Mais de quoi tu parles?». Après tout, la dernière chose qu’elle voulait, c’était passer pour une cinglé dans un endroit aussi tordu. La demoiselle avait beau avoir toujours rêvé de quitter la normalité effarante dans laquelle elle vivait depuis sa naissance, mais de là à être la plus marginale dans ce pensionnat extrêmement bizarre…

N’ayant pas reçu de réponses dignes de ce nom, l’imagination de la demoiselle avait toute liberté pour avancer des suppositions. Est-ce que le corps de ce charmant jeune homme changeait d’apparence, comme Chris? Peut-il lire dans les pensées? Cette option était à double tranchant, car Lana serait très curieuse de savoir jusqu’où ce pouvoir pouvait s’étendre, mais en même temps, elle hésitait. Non, en fait, elle n’arrivait pas à se demander si elle pouvait réellement se réjouir d’être en présence d’un être ayant libre accès à ce qui se passe dans sa tête…

Bientôt, le jeune homme pris de nouveau la parole, cette fois-ci avec plus d’éloquence. Lana avait donc plus de chance d’être fixée et donc n’avait plus besoin de laisser son imagination s’emporter.

« J’ai découvert le mien par hasard. Mais tu devras peut-être chercher un peu, toi… je suppose que ça dépend du truc. Moi c’est ça : »

Les yeux de la petite canadienne suivirent les mouvements du propriétaire de l’adorable boule de poils ailée, se posant d’abord sur son épaule, ils glissèrent ensuite tel un ruisseau le long de son bras jusqu’à ce qu’ils rencontrent sa main droite. Quand il claqua des doigts, la demoiselle dû renoncer à sa marche à reculons. La jeune femme pivota donc sans s’arrêter et s’empressa de trouver un quelconque signe étrange. Il ne lui fallut qu’une seconde ou deux avant de l’apercevoir et s’immobiliser. Les yeux grands ouverts, Zveltlana pencha la tête sur la droite et se contorsionna tellement que Léon dû s’accrocher pour ne pas tomber. Il fallait croire que la jeune femme était étonnée de voir ce qui se déroulait devant elle.

-Wow…

Crédule, la demoiselle fit quelques pas vers l’avant, comme pour voir de plus près. Oui, Lana était curieuse de nature et heureusement pour elle, elle n’était surement pas connu pour être craintive. Au contraire, Zveltlana était plutôt du genre «aventureuse» et casse-cou. Justement, Léon la connaissait bien et savait aussi qu’elle était tout à fait capable de se blesser avec un simple oreiller. Donc… Aussi tôt les premiers pas entamés, son alter égo astral protesta en lui tirant une mèche de cheveux. Seulement, Lana n’eut qu’à lui pousser légèrement la tête pour qu’il retourne se tapir dans son cou, sous sa longue chevelure.

-Lana…ne fait pas ça…

Léon n’était pas du genre craintif, mais dit plus haut, il connaissait Lana. À chaque fois qu’elle affichait cet air ébahie, elle finissait par se blesser et ça, il préférait l’éviter… Il aventura à nouveau sa petite gueule près de l’oreille de sa créatrice pour répéter sa demande. Mais comme toujours, la demoiselle ne l’écouta pas et se rendit jusqu’à la plante verte qui lévitait. Cet objet volant très identifié laissait la demoiselle complètement perplexe. Était-ce vraiment cela le pouvoir que l’on avait attribué à Ralph? Si oui, sur quoi se basait cet étrange endroit pour décider quel «pouvoir» donner à qui? Si c’était par rapport au caractère, Lana devait-elle s’attendre à faire apparaitre des peluches ou des fleurs? Et si c’était lié aux expériences de vie passées, à quoi aurait-elle droit puisqu’elle n’avait jamais rien vécu de particulier? Ou peut-être était-ce relié à ce que ce pensionnat compte leur faire vire…Et si…Si Lana ne découvrait jamais en quoi consistait son soi-disant don? Ne serait-ce pas dangereux pour elle de vivre parmi des gens dotés de «facultés particulières» alors qu’elle n’a rien d’extraordinaire? Quoi que, ça ne changerait pas grand-chose puisque la demoiselle c’est toujours sentie aussi spéciale qu’une plante verte au milieux du jardin d’Éden ou à une exposition des plus beaux jardins du monde.

Comme tout être doté de raison, la jeune femme se demandait comme cela était-ce possible et malgré qu’elle ne soit pas du genre septique, Zveltlana chercha une solution plausible et absolument pas paranormale. Elle passa donc une main sous le pot puis se gratta le front, les sourcils froncés.

-Lana… Allez, recule maintenant. Tu es venu, tu as vu, maintenant repars, conseilla Léon quittant quelque peu sa cachette pour aller pousser la tête de la jeune femme à l’aide de son crâne.

-C’est bon, je recule…Se résigna la demoiselle en se retournant vers le jeune homme responsable de ce curieux phénomène. Télékinésie, c’est ça? Pratique comme pouvoir! Je crois? Rigola-t-elle en délogeant Léon de son piédestal pour le prendre dans ses bras. En tout cas, j’aimerais bien en avoir un aussi sympa… Ou du moins avec lequel je ne pourrai pas me blesser. Je suis déjà assez maladroite comme ça.

Confortement installé, l’alter égo astral de la jeune femme ferma les yeux et enroula sa queue sur l’un des bras de sa créatrice. Ses pattes étaient repliées et trônait sur le sommet de son poitrail, invitant Zveltlana à le cajoler. Celle-ci se mit donc, avec plaisir puisqu’elle adorait cela, à lui gratouiller le ventre avant de décontracter les muscles de son visage. Plus elle passait du temps dans cet endroit, plus elle se mettait à croire tout ce qui s’y passait.

-Je ne sais pas comment tu as pris la nouvelle le jour de ton arrivé, mais de mon côté ça s’est bien passé. Par contre je ne sais pas qu’est-ce que va donner la découverte de mon ‘’pouvoir’’… Comment tu as réagis lorsqu’il s’est manifesté la première fois?
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MessageSujet: Re: (n°13) Ça lui apprendra à ne pas fermer sa porte....[pv Ralph]   Mer 1 Juin 2011 - 20:39

{ ... }

    Loin de sembler effrayée par les capacités paranormales de Ralph, la demoiselle aux yeux bleus semblait au contraire complètement hypnotisée par ce qu’il parvenait à faire. Écarquillant les yeux en lâchant une exclamation d’admiration, Lana s’approcha du pot de fleur en sustention pour l’examiner sous toutes ses coutures malgré la désapprobation évidente de l’AEA qui reposait sur son épaule comme une écharpe de fourrure, et ne cessait de lui demander de s’écarter de l’objet volant. Que Ralph n’avait aucune intention de lâcher sur la tête de son amie, mais sait-on jamais, bien sûr… En tout cas la loutre asticotait la jeune fille tandis que celle-ci tentait de trouver un mécanisme mystérieux qui aurait pu suspendre ainsi le pot dans les airs :

    « Lana… Allez, recule maintenant. Tu es venue, tu as vu, maintenant repars. »
    « C’est bon, je recule… » Finit par abandonner Lana en reculant et en se tournant de nouveau vers Ralph.
    Celui-ci se demanda si elle était convaincue par ses investigations. De quoi cependant, il n’en avait pas la moindre idée : pour sa part, il ignorait si ce pouvoir était anormal dans le monde dont elle venait. Et même dans le monde d’où lui-même venait, ce monde qu’il ne connaissait même pas et n’avait qu’entrevu et senti par le biais d’une pluie grise sur son visage avant de franchir la porte. Était-il déjà pourvu de cette capacité auparavant ? Avant son amnésie ? Lui avait-elle un jour été familière ? Il n’avait aucun moyen de le savoir. Et personne, pas même son soi-disant ami imaginaire d’enfance ne pouvait l’aider sur ce point.

    « Télékinésie, c’est ça ? » Continuait Zveltlana pendant ce temps, sur un ton rieur. « Pratique comme pouvoir ! Je crois ? »
    Elle prit son AEA dans ses bras, au grand mécontentement de Liam qui aurait visiblement bien aimé être à sa place. Chose impensable du coté de son propre créateur.
    Télékinésie, oui. Il avait découvert ce mot plus tôt, il ne se souvenait plus quand, dans un livre de la bibliothèque. La capacité de faire bouger les choses sans les toucher.

    « En tout cas, » Poursuivit-elle, « j’aimerais bien en avoir un aussi sympa… Ou du moins avec lequel je ne pourrai pas me blesser. Je suis déjà assez maladroite comme ça. »
    L’amnésique hocha distraitement la tête. Comme toujours lorsqu’il ne savait pas bien quoi répondre. Après tout, que dire ? Il n’avait aucun moyen d’aider la jeune fille à réaliser son vœu… si tant est qu’un quelconque vœu ait été formulé dans ses trois dernières phrases.
    Alors qu’encore une fois, Lana reprenait la parole, le Ralph habitué au silence songea qu’elle était décidément bien bavarde. Non pas que cela le dérange. A vrai dire il lui arrivait de penser de manière tellement « blasée » qu’il n’y avait pas grand-chose pour le mettre en rogne.

    « Je ne sais pas comment tu as pris la nouvelle le jour de ton arrivé, mais de mon côté ça s’est bien passé. Par contre je ne sais pas qu’est-ce que va donner la découverte de mon ‘’pouvoir’’… Comment tu as réagis lorsqu’il s’est manifesté la première fois ? »
    Ah. Mauvaise question. En vérité, la première fois que Ralph avait utilisé son pouvoir, c’était sous le coup de la colère, en envoyant avec une extrême violence des objets de toutes sortes voler dans tous les coins de la pièce où il se trouvait… et également à travers la baie vitrée qui donnait directement sur le parc. Parce qu’on l’avait énervé.
    Et visiblement, quand il était énervé, il était dangereux ; ce qui ne s’arrangeait pas avec l’utilisation de son pouvoir, non.
    Comment expliquer ça ? Lui dire qu’il était comme un fou qui passait son temps à sauter d’une humeur à l’autre et à accomplir des gestes violents ? Franchement.
    Après un temps d’hésitation cette fois nettement perceptible, le jeune homme répondit d’un ton incertain :

    « Euh… j’me souviens pas bien. Ca s’est fait progressivement, je crois. Ca ne m’a pas vraiment affolé. »
    Ce qui, en un sens, pouvait être vrai.


Dernière édition par Ralph le Lun 19 Sep 2011 - 0:03, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: (n°13) Ça lui apprendra à ne pas fermer sa porte....[pv Ralph]   Lun 5 Sep 2011 - 20:53

Il ne s’en souvenait pas? Comment ne pouvait-il pas s’en souvenir? Bien que Lana ait compris que l’on devait s’attendre à tout dans ce pensionnat, elle n’arrivait pas à concevoir que Ralph puisse avoir oublié l’un des souvenirs les plus marquants de sa vie. Il ne semblait pas venir d’un autre monde, alors tout comme elle, le pouvoir qu’on leur attribuait ne devait pas être quelque chose d’anodin… Bon, d’accord, Lana était un cas d’existence platonique à part, mais jamais elle ne croirait qu’un humain normal puisse avoir une vie si extraordinaire qu’il en arrive à oublier le jour où s’est développé une capacité surnaturelle. Et il n’était tout de même pas enfermé ici depuis des siècles pour oublier un tel souvenir!

Progressivement? Concept reconnu… Mais tout de même! Ce n’était quand même pas normal de se lever un beau matin, de faire bouger un objet sans y toucher et se dire «ah…tien donc.» Non! Définitivement pas normale. Bon, peut-être que si le pouvoir s’était manifesté un bon moment après son arrivé et qu’il s’était préparé mentalement à un truc bizarre… Non…Non. Personne n’était aussi insensible. Il y aurait toujours une réaction. De l’enthousiasme, de la peur, de la déception, quelque chose!!! Septique, la jolie demoiselle fronça les sourcils et posa les poings sur ses anches. Quelque chose n’allait pas avec ce garçon et elle voulait savoir ce que c’était. On ne pouvait pas être indifférent à de telles choses. Notre passé ne nous a probablement pas préparé à ça. Mais qu’elle était donc l’histoire qui se cachait derrière ce jeune homme et qui l’empêchait d’avoir une réaction normale?

-Tu n’as pas été surpris? Satisfait? Effrayé? Déçu peut-être? Tu as bien dû te poser des questions à un moment ou à un autre!

-Euh…Lana? Émit la boulle de poil sur ses épaules, trouvant étrange que sa créatrice n’harcèle quelqu’un sur un sujet ou un autre.

Mais celle-ci l’ignora. Cette demoiselle était têtue, voir extrêmement bornée, quand elle le voulait. Et il s’avérait qu’en ce moment, elle le voulait beaucoup. Elle n’était pas du genre à juger les gens. Du moins, pas avant de bien les connaître. Elle ne connaissait pas très bien Ralph encore, c’est pourquoi elle posait ces questions. Elle voulait savoir ce qui se cachait derrière ce manque de réponses. La demoiselle s’approcha de Ralph comme s’il s’agissait de l’un de ses meilleurs amis venant de lui faire une plaisanterie douteuse. Planté devant lui, la tête penchée vers l’arrière afin de le regarder dans les yeux et un regard inquisiteur sur le visage. Elle ressemblait à ces petites sœurs que l’on embête, mais qui ne peuvent rien contre nous. Soit parce que l’on est beaucoup plus vieux, plus forts, plus grands…Dans le cas présent, c’étaient surtout les deux derniers qu’il fallait prendre dans la balance. Car c’était indéniable, Ralph était au moins trois fois plus fort qu’elle, et avait plus d’une tête de plus qu’elle. Pour l’âge, c’était une variable indéfinie, mais qui abordait sûrement dans le sens des deux premières.

-Une personne normale ne peut pas prendre conscience d’une telle chose sans éprouver au moins une émotion. Juste une seule, autre que la complète indifférence. C’est impossible! Tu n’as pas l’air de venir d’une autre dimension, alors comment cela se fait-il qu’un humain puisse s’accommoder d’un détail aussi capital sous prétexte que ça « s’est fait progressivement».

Je vous rassure de suite, le ton de la demoiselle n’avait rien de dur, condescendant ou toutes autres variantes énervantes et déplaisantes. Non, elle était juste perplexe face au fait qu’on lui exposait. Un peu septique aussi, bien évidemment, mais elle n’avait aucun vrai reproche à faire, sauf peut-être celui de ne pas avoir été sincère, mais Lana sait bien que ce n’est pas tout le monde qui sait être transparent avec autrui. Si chez elle c’est une seconde nature, chez d’autre c’est un comportement proscrit.
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MessageSujet: Re: (n°13) Ça lui apprendra à ne pas fermer sa porte....[pv Ralph]   Dim 18 Sep 2011 - 23:04

{ ... Ben... }

    La réponse du jeune homme ne parut pas plaire à Lana. Aussitôt, son fin minois prit un air contrarié, voir mécontent, et la posture qu’elle adopta automatiquement, poings sur les hanches, fut en parfait accord avec ce qu’elle semblait ressentir à cet instant précis. Comme ça, elle aurait pu ressembler à une mère de famille sur le poing d’exploser de colère à une énième bêtise de ses enfants ; bien entendu, Ralph n’avait aucune expérience en matière de mère de famille sur les nerfs et ne pouvait donc faire la comparaison comme il se doit, mais le soudain changement d’attitude de la frêle adolescente suffit pourtant à le faire machinalement reculer d’un pas, comme pour parer une attaque imminente. Machinalement, parce qu’il ne pouvait pas envisager de manière sensée que Lana puisse réussir à le frapper assez fort pour lui faire mal… si ?

    « Tu n’as pas été surpris ? » L’apostrophait la demoiselle en prenant selon lui bien trop à cœur un sujet aussi dérisoire. « Satisfait ? Effrayé? Déçu peut-être ? Tu as bien dû te poser des questions à un moment ou à un autre ! »
    « Ben… non. » Fut la réponse que l’amnésique fut tenté de lui sortir, mais le ton de Zveltlana avait réussi l’exploit de l’impressionner quelque peu, et ainsi de le faire réfléchir – pour une fois – à quelle serait la meilleure attitude à adopter pour éviter de se faire allumer. En l’occurrence, une phrase qui n’en était même pas une en totale opposition avec ce qu’elle venait de lui affirmer, lâchée sur un ton complètement vide qui pouvait parfaitement conforter la jeune fille dans sa potentielle théorie selon laquelle il était sérieusement dérangé ou se foutait du monde, ne lui semblait pas la meilleure façon d’éviter ses foudres.
    Et puis de toute manière, le temps que Ralph connecte ses trois neurones pour effectuer cette réflexion, Lana, elle, avait déjà enchaîné sur la suite de son discours :

    « Une personne normale ne peut pas prendre conscience d’une telle chose sans éprouver au moins une émotion. Juste une seule, autre que la complète indifférence. C’est impossible ! Tu n’as pas l’air de venir d’une autre dimension, alors comment cela se fait-il qu’un humain puisse s’accommoder d’un détail aussi capital sous prétexte que ça « s’est fait progressivement». »
    Ah. Donc… La seule chose que Ralph retint des affirmations de la jeune femme fut que selon sa classification du normal il était anormal. Chic.
    En réalité elle n’avait sans doute pas tort… Quand il y réfléchissait, il était logique qu’une personne voyant apparaître chez elle quelque chose de totalement nouveau, inattendu, et très certainement inhabituel soit effrayé, curieux, excité, ou quoi que ce soit… qu’il ressente quelque chose, quoi, comme l’avait justement dit Lana. C’était sans doute normal, en fait.
    Seulement voilà. Quand Ralph était entré dans le Pensionnat, il n’avait pas passé plus de dix minutes à l’extérieur. Il n’avait pas vécu plus de dix minutes une existence consciente. En conséquence de quoi tout était nouveau pour lui, donc tout était inattendu et inhabituel. C’est pourquoi il avait pris l’habitude très vite, d’être confronté à des phénomènes qu’il ne maîtrisait pas, d’autant plus que son esprit semblait plus dérangé que la moyenne des pensionnaires, ce qui n’était pas pour arranger les choses.
    Le pouvoir, il l’avait traité comme le reste. Comme son entrée, son enfermement, l’apparition de Liam, comme la pluie, les fringues qu’il portait, la voix dans sa tête, comme les lames dans ses poches et ses réflexes destructeurs, comme sa propre existence. Avec détachement. Sans réfléchir, sans y accorder d’importance, peut-être pour ne pas s’embêter, peut-être pour ne pas devenir fou.
    Alors non, il n’avait rien ressenti, à peine un léger étonnement de plus. Ca ne voulait pas dire qu’il était anormal… ou peut-être que si ? Était-ce suffisant pour le rendre fondamentalement différent du reste des pensionnaires ?
    Ca peut-être pas, mais le reste…
    Ralph se contenta de hausser les épaules :

    « Je ne sais pas. Je ne trouve pas ça si exceptionnel. »
    Si Lana s’attendait à une réponse constructive, elle risquait de se heurter au mur d’impassibilité Ralphien. Pauvre enfant.
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