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 HACKERMANN Hans [terminé]

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Playing Gooseberry
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Masculin Pseudo Hors-RP : MCDM
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• Age : 24
• Pouvoir : Incessante musique de fond
• AEA : La Mouche, une mouche lâche, bavarde qui ne fait que de mauvaises blagues.
• Petit(e) ami(e) : Teigneux, de mauvaise humeur, maigrichon, même pas beau : vous en voudirez, vous ?

Messages : 159
Inscrit le : 31/01/2011

MessageSujet: HACKERMANN Hans [terminé]   Lun 31 Jan 2011 - 18:07

Personnage:

Nom : Hackermann
Prénom : Hans
Age : 17 ans
Date de naissance : 7 septembre 1993.

Histoire :



-Bordel, c'est quoi ça, encore?! Tu m'écoutes, au moins? Hey, je te parle!

Adossé au mur, le jeune homme leva ses yeux bleus vers le ciel qui, lui, ne semblait plus pouvoir se départir de l'éternelle grisaille qui le hantait depuis quelques jours. Dans sa poche, un baladeur hurlait une chanson, qui commençait déjà à dater, dans son oreille droite. Son deuxième écouteur pendait, oscillant dans le vide. Une seule oreille, c'était suffisant pour écouter la jeune fille qui lui faisait face; d'ailleurs, si ça n'avait été pour Corey Taylor, dont la voix criait il ne savait trop quelle histoire de démon depuis son mp3, Hans se serait demandé s'il était possible de hurler plus fort que Maude. Au beau milieu d'une rue. Au beau milieu de la matinée. Punaise, il fallait quand même un sacré sans-gêne pour ne pas se soucier des autres... N'importe qui aurait pu l'entendre. Mais tout le monde s'en fichait. A croire que les gens pouvaient sentir les ennuis à trois kilomètres à la ronde, et les éviter soigneusement, pire que la peste. Le mieux pour ça, c'était encore de les ignorer.

Mouais. Difficile à faire quand on était l'objet de ces bruyantes représailles.

-Hans, t'es vraiment pas bien! Et ça te couterait pas plus cher de me répondre, je te signale!

-Hm.

-Mais c'est quand même pas tout ce que tu trouves à me dire?!

Il aurait été tenté de répondre que si, que de toute façon, c'étaient pas ses affaires, à elle, et qu'elle avait qu'à se mêler de ce qui la concernait. Qu'il était bientôt majeur. Qu'il faisait ce qu'il voulait. Que, honnêtement, c'était sa vie, et que ce qu'il en faisait ne regardait que lui. Exclusivement. Et qu'à moins de lui avoir caché des choses, elle n'était pas lui, et donc pas incluse. Mais sa langue avait fourché, voilà tout; il ne pouvait dire que ça. 'Hm'. Son sésame à lui, même s'il n'ouvrait pas sur une grotte pleine d'or. Ni n'importe où où il n'entendrait pas l'ennuyeux sermon qui lui était servi.


C'était son but, dans la vie, de le faire se sentir mal?

-Y a pas idée! Et d'ailleurs, ça fait combien de temps que tu t'es pas ramené au lycée, hein? Ça fait combien, deux semaines?

Silence.

-Trois, répondit-il, comme s'il avait compté des nuages ou des billes. T'as peut-être eu envie de t'en retaper deux ans, mais c'est pas mon trip, moi.

-C'est sûr, se piquer, c'est tellement plus drôle! Et c'est vachement en séchant que tu vas arriver à quelque chose!

-Hm.

-Mais bordel, t'as envie de finir comme ta mère?!

Touché, coulé. Il monta le son, comme si elle pouvait couvrir non seulement la voix de son amie, mais aussi tous les autres bruits. Ceux d'un passé qu'il n'aimait pas, ceux d'un présent similaire et chaotique, et enfin ceux d'un futur qui n'existerait sans doute même pas. The devil exist, ouais, tu parles. Pas besoin d'un enfer, ça l'était déjà, ici. Fallait juste se rendre compte. Il n'avait pas voulu que ça tourne comme ça, à la base. Les choses étaient ce qu'elles étaient, point barre. Qu'on le montre du doigt, il s'en fichait pas mal. Qu'on le cite comme le mauvais exemple à ne pas suivre, rien à faire.

-Fous-moi la paix.

La paix. Dingue ce qu'il aurait aimé voir à quoi elle ressemblait, de près.



Ça avait commencé un sept septembre, en 1993, et continuait encore ce jour-là, octobre 2010. On aurait facilement pu deviner que tout n'irait pas bien, si on avait appris qu'une gamine de dix-huit ans était enceinte. On aurait aussi pu penser, en la voyant rayonnante le jour de son mariage avec un gosse pas plus vieux qu'elle, la même année, que finalement leur vie ne serait peut-être pas si mal. On aurait pu, c'est vrai, se dire qu'ils vivraient heureux le restant de leurs jours, ou qu'au moins, ils sauraient ne pas être tristes faute d'être réellement heureux à la fin. Avec un peu d'imagination, on aurait pu penser à beaucoup d'autres choses encore. Avec un peu de perspicacité, on serait tombé sur la bonne idée. Pas que ça aurait servi à grand chose, on l'aurait sûrement oublié avec le temps.


Allemagne, Berlin, 2006, 20h12, une journée d'hiver. Il fait froid, vraiment. Avec le salaire unique d'un boulot à mi-temps, le chauffage n'est rien de plus qu'une utopie. Mais on survit, on se débrouille, on fait ce qu'on peu avec ce qu'on a et on pense que ça pourrait être pire. Un garçon d'une douzaine d'années est allongé sur son lit, les bras croisés derrière la tête, les yeux fermés. Sur le bureau, des crayons trainent. Ça fait un moment qu'il a abandonné l'idée de faire ses devoirs, même avec des gants; il n'a pas la tête à ça. Ce n'est pas qu'il est idiot, mais il n'a juste pas envie de s'y mettre maintenant. Il se dit qu'il les fera plus tard. Il sait qu'il ne les fera pas, mais l'échec scolaire, c'est presque quelque chose dont il pense qu'il peut être fier. A cet âge-là, on a encore largement le temps, et il ne passe pas vite. On ne sera vieux que dans une prochaine vie, dans une bonne éternité, alors on s'en fiche.

Il se redresse; des mèches brunes tombent devant ses yeux, et il attend. La porte est fermée, mais les bruits de dispute montent jusqu'à l'étage, même comme ça, par bribes, mais il comprend. Il ne veut pas comprendre. On ne lui laisse pourtant pas le choix. Il tend la main vers la table de nuit branlante, et attrape le paquet de cigarettes et le briquet posés anarchiquement dessus, au milieu d'une radio à moitié cassée datant de l'antiquité, lui semblait-il, et de livres qu'il n'a même pas pris la peine de lire, et en allume une. Peut-être qu'il devrait ouvrir la fenêtre, histoire de pas s'asphyxier pendant la nuit? Entre un rhume le lendemain matin et un cancer dans dix ans, franchement, on n'hésite pas deux secondes.

Lui, il préfère le cancer, alors cette putain de fenêtre, elle va rester fermée. Au moins, ça lui laisse le temps et puis, la fumée, il est habitué. Pas qu'il fume depuis longtemps, juste quelques mois. Mais bon, la loi Evin, elle ne s'applique pas dans les maisons, et ses parents n'ont pas gentiment attendu treize ans qu'il commence pour enfumer le salon et les chambres. Il n'y avait pas que pour lui qu'il faisait froid, dehors, tous les hivers.

-Parce que tu crois que c'est ma faute? Non mais je rêve, ou quoi?!

-En tout cas c'est pas la mienne, Karen, alors fous-moi la paix! T'as qu'à te trouver un boulot, merde!

-Je peux pas, espèce de...

-Ah, c'est sûr, j'oubliais qu'ils prenaient pas les alcolos! T'arriverais à marcher droit jusqu'à ton entretient d'embauche, ou tu voudrais te taper le patron directement?!

Sa mère boit. Ça, c'est un secret ni pour lui, ni pour son père, ni pour tout le voisinage. La grande classe, y a pas à dire. A force de le gueuler comme ça... Le genre de secret de polichinelle qui font qu'on vous évite, dans la cours de l'école.

Pour un peu, il serait presque sorti. De chez lui au cinéma, il n'y avait pas long à marcher, et ils passaient ce film sur Hitler, der Untergang, ou quelque chose comme ça. Il aurait presque préféré vivre sous le IIIe Reich, tant qu'à faire. Au moins, ses parents auraient été trop occupés pour se disputer, et tout le monde s'en serait pas mal fichu, de leurs affaires personnelles... Enfin. On choisissait pas sa famille, ni son époque, ni rien du tout. Il n'avait pas besoin d'aller vérifier dans son porte-monnaie désespérément vide pour savoir qu'il n'aurait pas assez. Et aller demander à un de ses amis aurait été trop humiliant. Alors, résultat, il restait là, à s'entrainer à choper le cancer des poumons.

-Si c'est ça, je demande le...

Divorce? Pitié. Ses parents passaient leur vie à se menacer de demander le divorce. Ils ne restaient pas ensemble pour lui. Partager le salaire paternel et la maison, pouvoir continuer à s'acheter ses bouteilles, allez savoir. Elles étaient belles, les motivations... Il aurait même mieux aimé croire que c'était de sa faute: ça aurait au moins montré qu'ils en avaient quelque chose à faire, de lui. Pas possible de dormir. Peut-être qu'il allait l'ouvrir, finalement, cette fenêtre.




Allemagne, Berlin, 2006, 22h28, la même journée d'hiver. Il attend toujours, la fenêtre est toujours fermée, il en est à sa cinquième cigarette en une soirée et ils crient toujours en bas. Des écouteurs dans les oreilles, reliés à la radio à côté, il écoute 'le grand rien du tout'; ce n'est ni une nouvelle chanson, ni une émission de radio dont vous n'avez jamais entendu parler. Juste les grésillements continuels du vieux poste qui ne capte plus rien. S'il tournait le bouton du son au maximum, les autres sons étaient couverts. Au bout d'un temps, il avait mal à la tête. Il espérait juste s'endormir avant ça. Est-ce que le bourdonnement d'une radio pouvait vous bousiller le cerveau? Bonne question. Il demanderait à ce grand oracle qu'était Google en allant au collège, dans trois jours. Il avait réponse à tout et, dans le fond, si des internautes assez doués avaient dit qu'avaler du savon mélangé à du chocolat et de l'aspirine était un remède miracle contre la cellulite, ou que wikipédia avait définit le Soudan comme une contrée d'Argentine, il y aurait eu des morts inexplicables et des zéros en géo... Putain d'oracle, ouais. C'était une comparaison qui en valait bien une autre. Et le grésillement de la radio qui continuait; Hans aimait bien la musique. Mais pour l'instant, tant que c'était assez fort, il se fichait pas mal d'écouter ça, du Ravel ou du Beethoven. Il faisait ça depuis des années.

Et ça ne lui rappelait même pas de vrai souvenir précis. Vous mélangez bien la fin des films policiers que vous regardez le soir, il pouvait bien faire de même avec ses soirées, non? C'était toujours pareil.


Allemagne, Berlin, 2001, 20h10. Un petit garçon joue avec les boutons de la radio dans sa chambre. Il n'a pas plus de huit ans, des yeux bleus comme le ciel, et des cheveux bruns. Elle fait un bruit étrange; hier, elle fonctionnait encore. Mais à partir de maintenant, elle ne marchera sûrement plus jamais.


Allemagne, Berlin, 2001, 20h46. La radio bourdonne toujours sans rien capter, mais le petit garçon rit à gorge déployée cependant qu'un grand sourire illumine son visage. Ses parents se disputent en bas, et ses yeux sont encore rouges de n'en avoir que trop pleuré, mais il n'y fait pas attention. Pas maintenant. Écouter les grésillements d'un vieux poste, ce n'est pas intéressant; mais s'il baissait ses paupières, alors il avait l'impression d'entendre une guêpe ou une mouche, ou une cigale, ou un criquet. Un insecte de la campagne, en tout cas. Il s'était décidé sur une mouche: c'était un animal qu'il connaissait mieux que les autres, et qui lui semblait en tout point inoffensif. Vu qu'elle faisait beaucoup de bruit, elle devait être très grosse. Comme celles qui tournaient autour de l'oiseau que le chat de la voisine avait tué, avant qu'elle l'enterre, mais en mieux. La sienne, elle restait là, tant qu'il avait les yeux clos.


Et elle racontait parfois des blagues tordantes.


Allemagne, Berlin, 2009, 7 septembre, 13h42. Dans sa chambre, un adolescent d'environ seize ans fixe la seringue qu'il tient dans la main, et fredonne un petit air guilleret de 'bon anniversaire'.

-Mon oeil, oui. Tu parles...

Aujourd'hui, ni gâteau ni cadeaux. Ce n'est pas qu'il n'a prévenu personne, juste que personne ne s'en souvient. Ce n'est pas que ça le rende triste, juste qu'il a envie d'essayer. Ouais, c'est ça. Y a pas d'autres raisons. Les autres, il s'en fiche. Il jette un coup d'œil au portable que Maude lui a offert quelques semaines plus tôt. Pas de souci; il n'y a qu'elle qui ai son numéro. Il a jeté la radio cassée il y a deux ans, et s'est acheté un mp3. Les chansons défilent une à une. Il faut se décider. Il regarde encore la seringue, remonte sa manche droite et suspend son geste, un instant, en entendant celle qui suit.

Ihr erster Stich ins Glück, Die Wunde bleibt für immer.

Ouais, 'für immer', c'est ce qu'on verra. Il n'y avait que pour lui que ça comptait. Et maintenant, lui aussi s'en fichait. Il en avait la preuve ce jour. Pas besoin de plus. Besoin de que dalle.


Allemagne, Berlin, 2008, 7 septembre, 23h58. Son portable vibre et le réveille. Ah, putain, il l'avait pas éteint...? Il aurait juré que si. Un sms. C'est forcément Maude, mais il le lira demain. Elle peut bien attendre un peu, non?


'Désolée, j'avais plus de crédit, j'ai dû en reprendre en urgence! Et avec le rattrapage pour les exams, j'ai pas pu passer! Bon anniversaire, Hans! Tu vois, j'ai pas oublié! Bisouuuuus~ =D
ps: on sèche demain et on te fait un annif cool, yeah XD '.



-Hans, y faut que t'arrêtes de déconner! Depuis combien de temps ça dure? Faut que t'arrêtes!

-C'est ma vie. T'es pas ma mère, pour me donner des ordres.

-Non, sinon je serais en train de cuver mon vin dans le jardin!

-Parce que tu crois que j'ai choisi ça? Tu sais rien de ma vie, alors pas de commentaire! En deux mots: la.ferme.

-Si, justement, je sais. Et je sais aussi qui faut que t'en change... T'es quelqu'un de bien, gâche pas tout comme ça! Si tu t'en fiches, fais le au moins pour moi!

-Et toi, change de gueule, qu'on se marre...

-Tu pleures?

-Nan.

-J'ai cru que tu pleurais. Tu connais cette chanson, là? Je sais plus le titre, mais ça dit 'I'd be everything you'll need me to be'.

-Je croyais que t'étais naze en anglais?

-Arrête, change pas le sujet. Tu devrais venir chez moi, Hans. Je t'aiderais. Je sais que c'est pas ta faute, moi... Mais si tu te fais choper, ils m'écouteront pas.

-Tu crois franchement que je vais aller m'enterrer à Potsdam?

-Tu sais très bien que je suis chez mon frère, maintenant.

-Hm.

Tu devrais venir chez moi, Hans.

Allemagne, Berlin, un jour de 2010, 19h39. Un jeune homme aux cheveux blonds clairs parsemés de quelques mèches noires hésite devant une porte. Il n'a qu'un sac sur son épaule, plein de ses quelques affaires. Si tu pousses cette porte, tu devras arrêter la drogue. T'en as envie. Si tu pousses cette porte, tu devras assumer tout ce que t'as fait. Tu devras téléphoner à tes parents qui feront semblant de s'inquiéter, mais qui voudront, dans un élan d'amour paternel, ou un moment de sobriété, vraiment que tu rentres à la maison. Tu devras refuser. Tu devras arrêter de fumer. Tu devras retourner en cours. Tu devras cesser d'être tout ce que t'as été ces derniers temps.

Et, putain, c'est juste trop difficile. Rien qu'y penser. Rien que ça, c'est déjà la mort, et même pire. Il sait que s'il n'entre pas ce soir, il n'aura jamais le courage de le faire. Revoir Maude après ça? Jamais. Sûrement pas.

Tu peux encore rentrer chez toi, ranger tes affaires et ne rien dire à tes parents, mettre ta musique pour ne plus les entendre, regarder un film et sécher deux cours sur trois.

Il prend son courage à deux mains. Une simple pression sur la poignée.

Lieu inconnu, un jour de 2010, 19h41. La maison n'avait pas l'air aussi grande, de l'extérieur. Il a déjà été chez Maude et son frère. Ça n'a jamais ressemblé à ça.

-Putain... Maude? Her! Bordel...


Caractère : Il est tout d'abord bon de préciser que Hans est un jeune homme qui, malgré ce qu'il pourrait laisser penser, est d'une grande gentillesse. Même si, comme je l'ai dit, il n'en a pas forcément l'air de prime abord -ou même du second ou du troisième, d'ailleurs. Un regard extérieur pourrait aller jusqu'à dire qu'il est cruel, méchant, incapable de se faire le moindre ami, ou du plus petit compliment. Ce ne serait pas obligatoirement faux, dans la mesure où, en effet, il est quelqu'un qui éprouve de grandes difficultés à aller vers les autres. Timide? Pas vraiment, là n'est pas le problème. Il ne se met pas à bégayer, il trouve parfaitement ses mots, et aller demander une cigarette, par exemple, à un parfait inconnu ne serait pas pour le gêner outre mesure. Disons plutôt que, si vous lui adressez la parole, il y a de grandes chances qu'il vous 'envoie balader', pour ainsi dire, avec une réplique cinglante, s'il ne vous demande pas tout simplement de lui 'foutre la paix si vous ne voulez pas avoir de sérieux ennuis'. En d'autres termes, il ne viendra pas vers une tierce personne dans le but avoué de faire ami-ami, et ne veut pas plus que les autres viennent le voir avec cette même visée en tête. Pour lui, être seul vaut aussi bien, et la compagnie n'est juste pas son truc. La solitude lui colle à la peau, et il ne s'en porte que mieux, point à la ligne. C'est tout du moins ainsi qu'il se justifie. La vérité est quant à elle toute autre: il n'arrive pas à sourire et à rire avec le premier individu croisé, et la seule manière de réagir qu'il trouve est de lui dire, plus ou moins poliment, d'aller se faire voir. Le mieux pour s'entendre avec lui est encore de ne pas trop lui en tenir rigueur, de ne pas y prêter une grande attention et de s'acharner un peu. Car s'il y a bien une chose qu'il faut savoir, c'est que s'il menace beaucoup, Hans ne joindra pas le geste à la parole. Qu'importe qu'il dise qu'il va le faire, et qu'il ai l'air très sérieux à ce propos, il ne le fera pas. Justement parce qu'il est loin d'être quelqu'un de mauvais. Pas de là à dire qu'il prêche la non violence, bien évidemment: si on le frappe, il n'hésitera pas trop à répondre. Si on l'insulte, il répondra lui aussi par quelque phrase bien sentie, mais généralement pas avec les poings. Sauf si les propos tenus vont véritablement trop loin, mais il faudra alors qu'on l'ai poussé dans ses derniers retranchements, ce qui n'arrive heureusement pas facilement, ou rapidement. D'ailleurs, s'il est vrai qu'il répond à n'importe quelle provocation -que ce soit exactement ce que veut son interlocuteur ou pas, il s'en contrefiche et puis, ce n'est pas comme s'il pouvait contrôler ses nerfs, non plus-, il ne passe pas lui-même son temps à en lancer. Si quelque personne est habillée de manière franchement ridicule, il ne lui dira rien, se contentant, à la limite, d'un haussement de sourcils perplexe, et d'un regard empreint de pitié pour les pauvres et stupides hères qui se permettraient des commentaires désobligeants desquels tout le monde aurait pu se passer. Car s'il y a bien une chose qu'il ne supporte pas, c'est la méchanceté gratuite. Il comprend, et cautionne moyennement, disons, que l'on puisse être énervé par quelqu'un sans savoir exactement pourquoi. Ses façons de faire, de parler, de rire, de marcher même, et qu'on aie envie de le lui faire savoir. D'accord. Mais qu'on aille se ficher de gens qui ne nous avaient absolument rien dit et contre lesquels on n'avait rien de spécial juste pour le plaisir de se ficher d'eux, non. La différence est certes maigre, mais pour lui elle est tout de même cruciale. Hans n'a donc qu'un nombre très restreint d'amis, et s'en satisfait pleinement. Pour lui, nul besoin d'être populaire, apprécié de tous, du moment qu'il l'est de ceux qui, de son avis, en valent la peine. Son comportement ne change pourtant pas beaucoup quand il est avec eux: s'il parle, ce sera pour les 'ramener sur terre histoire qu'ils redescendent', ou autres choses du même genre. S'ils ont des problème toutefois, il les aidera. Sans le leur dire, ça va de soi; il ne supporte pas qu'on le remercie, et se dit être un abject personnage. Alors, comme il n'aime pas que les autres aient des ennuis, il essaie vaille que vaille de les résoudre sans qu'ils n'en sachent rien. Ses propres en revanche, il ne les confiera à personne, dans la mesure du possible. Il est assez grand pour les régler lui-même, et n'a pas besoin qu'on le materne. Comme il ne dit rien et qu'il a toujours l'air aussi aimable, difficile de dire quand il en a, ce qui n'est pas pour lui déplaire.

Autrement, Hans n'a rien de quelqu'un de patient. Il n'aime pas attendre plus de trente secondes quelque chose, sans quoi il va trépigner, se plaindre, et ainsi de suite. C'est bien la seule situation dans laquelle il se permettra de se plaindre, d'ailleurs. Au lieu de dire qu'il fait noir, mieux vaut allumer une chandelle... Ou se taire et attendre mais, en tout cas, pas agacer les autres avec des paroles qui ne changeront rien du tout à la donne. En résumé donc, il est une personne qui cache ce qu'elle ressent -le faire rire, comme le faire pleurer ceci dit, n'est pas une entreprise aisée-, refuse d'attirer des problèmes aux autres et préfère se noyer dans les siens qu'en parler. Un individu qui dit se ficher de tout et n'avoir d'avis sur rien mais qui, si quelqu'un lui demande de l'aide, lui en donnera malgré tout. Extrêmement réaliste, il n'enjolive pas les choses et a une vision très noire du monde qui l'entoure. Le monde est pourri, et honnêtement, tant pis. Il souffre d'un certain mal-être, dont il n'arrive pas à se dépêtrer et, quoiqu'il ne soit pas sérieusement dépressif, il n'est pas l'allégorie de la positivité non plus... Pour finir, il n'aime pas faire de la peine aux autres, mais n'est pas un invétéré menteur: ne pas dire quelque chose qui pourrait être blessant, oui. Mais si l'autre insiste, hors de question de lui raconter n'importe quoi pour le ménager. Il ne ment pas donc, pense ce qu'il dit et dit ce qu'il pense. Pas manipulateur, il régit sur le moment et planifier quoi que ce soit pour le futur, ce n'est pas dans ses plans. Parce qu'on ne sait jamais ce qui pourrait arriver, autant ne rien prévoir pour l'avenir, trop incertain.

Physique : Hans n'est pas une personne ayant un physique spécialement disgracieux ou, au contraire, remarquable pour quelque perfection. A dire vrai, s'il serait mentir de dire qu'il rentre exactement dans le moule, se fondant dans la foule toujours dense des passants dans les rues de Berlin, ce n'est pas tant par des critères inhérents à sa personne, mais plutôt par choix. En effet, il y a fort à parier que s'il le voulait, il le pourrait tout à fait, sans rencontrer trop de problèmes. Peut-être est-ce son allure, ou juste son style vestimentaire, allez savoir. Toujours est-il que, s'il n'attire pas vraiment l'attention, et que les regards peuvent glisser sur lui sans s'y arrêter, il s'arrange tout de même pour ne pas être monsieur tout le monde, monsieur tout va bien, monsieur je ne suis personne et j'en suis terriblement fier.
Ni vraiment petit, ni vraiment grand non plus, il mesure un bon mètre soixante-dix-sept, taille qu'il juge passable; à dix-sept ans, de toute manière, il conçoit bien ne plus avoir tant de temps que ça devant lui pour gagner quelques centimètres, et ne sait pas s'il atteindra ou non un jour le symbolique 'mètre quatre-vingt'. Du reste, il est très, voire trop mince, et oscille toujours aux alentours des soixante-six kilos; non seulement il ne mange pas grand chose, mais en plus il n'a naturellement pas une carrure particulièrement impressionante. Cela ne lui pose pas de problème, et ce n'est pas non plus comme s'il ressemblait à un squelette ambulant, ou qu'il y pouvait changer quoi que ce fut. Il n'est ni trop musclé, ni une 'lopette' non plus, mais il est rapidement fatigué s'il doit trop courir ou pratiquer intensément quelque exercice physique; les cigarettes qu'il fume régulièrement depuis ses treize ans ne doivent pas y être étrangères, même lui est capable de faire le lien, comme un peu n'importe qui le voyant avec l'une d'elle dans la main, sans doute. A raison d'un paquet tous les deux jours et d'une consommation qui n'a cessé d'augmenter depuis qu'il a commencé, on ne se pose plus trop de questions sur ce point; ce n'est pas de sa faute, ne pas pouvoir s'arrêter est le propre de toutes les addictions. Son visage porte lui aussi les traces de la vie quelque peu chaotique qu'il mène; des cernes noirs soulignent en permanence ses yeux, quant à eux d'un bleu relativement foncé, sans tirer vers le noir pour autant, et contrastent avec sa peau très blanche. Ses problèmes avec la drogue n'ont, là aussi, rien arrangé, et il a toujours l'air de sortir d'une fête terminée trop tard dans la nuit, ou trop tôt le matin, pour qu'il aie eu l'occasion de se reposer correctement. Il a un visage fin, mais pas androgyne. Hans ne sourit quasiment jamais, mais même s'il le faisait, il n'aurait à coup sûr toujours pas l'air très aimable alors, il ne voit même pas pourquoi il irait s'embêter à se donner cette peine, complètement inutile. Jusqu'il y a peu, ses cheveux, qui tombaient un peu n'importe comment devant ses yeux et sur ses épaules, d'une manière somme toute assez anarchique, étaient d'un noir de jais, avant qu'il ne décide que, vraiment, se les teindre en blond et ne laisser que quelques mèches plus sombre serait une excellente idées, il y a quelques semaines de ça. Longs, ils lui arrivent à peu près en dessous des omoplates et, quand ils ne sont pas tout simplement libres -et passablement mal coiffés, de toute façon-, ils sont attachés en une queue de cheval haute, dont seules quelques mèches sortent pour retomber devant son visage, lui conférant un air complètement négligé. Ce qu'il doit être, vaguement, quelque part...

Côté vestimentaire enfin, c'est un 'grand n'importe quoi', qui constitue sans doute le détail le plus interpelant de son apparence. En règle générale, il préfère les teintes plus sombres, comme le noir, mais il lui arrive malgré ça très souvent de porter des vêtements plus coloré, que ce soit du bleu, du blanc, du rouge ou, quoique cette fois-ci très rarement, du jaune ou du rose. Sachant qu'il les mélange sans aucun souci de 'elles vont ensemble ou pas du tout mon Dieu', ce n'est pas toujours un ensemble très... Harmonieux? Enfin. Il porte toujours des sweat à manches longues, ou des T-shirts doublés de gilets -et de préférence avec une capuche-, été comme hiver, de sortes que les traces équivoques sur le côté intérieur de son bras, au niveau du coude, ne se voient pas. Il porte toujours des pantalons, après, leur aspect ne lui importe que peu: des jeans, bleu foncé ou noir, sérrés ou lâches, pour ce que ça change, de son avis -même si on pourra noter une petite préférence pour les habits plus serrés. Il ajoute souvent quelque collier en croix, bracelets, ceinture, mitaines ou, bref, des détails qui ne le quittent, eux, pas. Pour les chaussures, baskets, bottes ou converses, n'importe quoi lui va.

Pouvoir : Le pouvoir de Hans consiste à entendre de la musique. Pour ainsi dire, le même genre de musique de fond que dans un film: musique stressante pour moment dangereux, musique drôle pour moment humiliant, et ainsi de suite... Il n'y a que lui qui puisse l'entendre, toutefois, et si cela peut s'avérer utile pour savoir quand il y a quelque danger, ou n'importe quoi d'autre, cela relève tout de même plus du handicap que d'autre chose à son gout.

Alter Ego Astral : Une mouche bleue -celles qui trainent au dessus des poubelles, vous voyez?- grande de trois centimètres et quelques. C'est un mâle, même si Hans n'a jamais jugé bon de lui donner d'autre nom que 'la Mouche'. D'ailleurs, il apprécie les gens que son propriétaire apprécie, et s'il se plait à agacer les autres, il ira se cacher dès que de sérieux ennuis pointent le bout de leur nez.

Passion(s) : Avant, Hans aimait beaucoup la musique -même si maintenant c'est une autre affaire. Dorénavant, marcher et parler, plus pour se disputer qu'autre chose, constituent ses principales occupations. Autement, même si ça ne lui sert pas à grand chose non plus, il est assez doué avec le maquillage.

N'aime pas / Phobie(s) : Le silence. Il n'aime vraiment pas ça, et le noir lui fait peur. Du reste, il n'apprécie pas non plus les filles trop jolies et/ou prétentieuses. Il déteste les mensonges et les hypocrites.

Informations complémentaires :

Avez-vous bien lu les règles ? Code correct (Periple)
Où avez vous trouvé ce forum ? Nina, ou Nii, ou MPDT, et Never, enfin bref, m'ont forcée contrainte gentiment demandé de venir, je dirais.
Est ce votre premier perso...
...Dans un forum RP ? Non.
...Dans ce forum ? Oui.
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Delicate Boy
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• AEA : Bilboquet. L'escargot. Le meilleur. Le plus rose.
• Petit(e) ami(e) : Iwa coeur coeur love ♥ (Mais il n'oublie pas Soren.)

RP en cours : Dysphorie en Euphorie.

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MessageSujet: Re: HACKERMANN Hans [terminé]   Dim 13 Fév 2011 - 15:46

Bienvenue sur PI!

Tout d'abord le code est correct et validé, donc tout est bon de ce côté là. Ensuite les descriptions, tant physique que mentale, sont complètes et ne contiennent pas de contradictions, ce qui est une bonne chose. On en apprend beaucoup sur le personnage, et l'on a de toute façon un aperçu clair de son comportement dans l'histoire.

Le pouvoir n'est pas déjà pris il me semble, aucun problème. Enfin, sauf pour Hans, evidemment.

Pour l'histoire en elle-même je ne vois rien à redire, on en sait autant sur sa propre situation que ce qui l'a poussé à fumer, ou même à se droguer. Le 'background', si je puis dire, est lui-même assez détaillé et on comprend mieux sa façon d'être de par celle de ses parents. Je ne vois rien en particulier à préciser pour ma part ; si un de mes collègues veut demander une précision quelconque, il connait la marche à suivre~

Tu peux poster ton premier RP dans le Hall, à présent. Tu peux aussi aller demander une chambre pour ton personnage, ou chercher un camarade de RP via la rubrique Wanted. Amuses-toi bien!~♫

Et je ne t'ai forcé à rien, blablabla.8D



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« I'm in the basement, you're in the sky ;
I'm in the basement baby, drop on by.

Hold your breath and count to ten
And fall apart and start again -
Hold your breath and count to ten,
Start again, start again... »

Voilà mon cœur ; prudence en sortant :
 
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HACKERMANN Hans [terminé]

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