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 Un Pied devant l'autre. {Ayumi Iwasara}

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Delicate Boy


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MessageSujet: Un Pied devant l'autre. {Ayumi Iwasara}   Jeu 3 Fév 2011 - 23:47


« Eh bien… puisqu’il ne pleut plus, je vote pour le parc. Je te retrouve dehors, d’accord ? »

Emrys répondit au sourire de la jeune fille par un sourire-signe qu'il n'était pas encore totalement arriéré et avait quelques notions de politesses-et lui fit un vague geste de la main. Pour lui dire qu'en effet il était d'accord, ou qu'il l'avait entendue, ou bref ; en tout cas il agita sa main droite dans sa direction un bref instant, alors qu'elle repartait d'un pas vif en direction des chambres. De toute façon, s'il lui avait laissé le choix, c'était que les deux lui convenaient. Le jeune anglais n'était pas encore stupide au point de risquer de se mettre tout seul dans une situation désagréable, jusqu'à preuve du contraire, et faisait attention à ce qu'il disait. Dans la mesure où il aimait lui-même marcher, il était tout naturel qu'il ait pensé au Parc, après tout. Ses yeux se déportèrent vers les fenêtres, légèrement absent, lorsque les paroles de la jeune fille aux yeux pourpres semblèrent trouver un écho dans son esprit.

Non mais quel crétin, quel crétin...


Il fut pour se frapper la tête contre la rampe, mais ne se sentait pas d'expliquer l'origine d'une bosse quelconque à qui que ce soit, et évita donc. Ses yeux bleus foudroyèrent le vide du regard, et il poussa un soupir contrarié. Il avait la tête ailleurs, ces temps-ci. Peut-être le manque de sommeil, il ne savait pas trop. Comme il s'en était déjà plaint à maintes et maintes reprises, il n'arrivait pas à dormir, ici. Pourtant, quand Iwasara était arrivée, la première chose qu'il avait remarqué avait bien été qu'elle était trempée, non? Alors comment avait-il pu ne pas penser qu'il pouvait, éventuellement, dans un cas ou dans un autre, eh bien, hm, pleuvoir? Crétin. Bon, dans les faits, il ne pleuvait pas. Ou plus, en tout cas. Ça rattrapait son manque d'attention, fort heureusement, se dit-il en décrétant qu'aller l'atteindre dehors serait peut-être une bonne idée, justement. Sinon elle allait finir par revenir et allait se demander qu'est-ce que diable il faisait encore là, à rester réfléchir sans piper mot devant les escaliers. Ah, ça, ç'aurait été parce qu'elle ne savait pas à quel point il aimait se poster dans les escaliers et attendre de voir ce qui passait par là, clairement. Sinon, elle l'aurait juste pris pour un cinglé-ce qu'il n'était pas, par ailleurs, il pouvait l'assurer. Il était sain d'esprit, juste un peu..., décalé, depuis qu'il avait poussé cette fichue porte. Et on ne pouvait pas l'en blâmer, n'est-ce pas? Il ne pensait pas, non.


Le jeune homme accéléra le pas sans trop y penser quand il se rapprocha de la porte qui menait au Parc, au Lac et à tout ce qui pouvait bien se trouver alentours. Quand il appuya sur la clenche, un vent frais lui arracha un frisson, et il s'empressa de refermer le battant derrière lui pour éviter les courants d'air désagréables. Il ne faisait pas vraiment chaud, mais on ne pouvait pas dire qu'il faisait froid pour autant, heureusement. Parce que ce n'était pas sa pauvre veste noire qui l'aurait empêché de mourir de froid, bien qu'elle le coupait admirablement bien du vent. Le jeune homme profita du temps dont il disposait pour sortir une cigarette de sa poche-comme quoi on peut gaspiller son temps à faire n'importe quoi-et l'alluma distraitement. Un bref coup d'œil au ciel confirma à Emrys ce qu'il savait déjà : à savoir, qu'il ne pleuvait pas. Miracle. Honnêtement, ce n'était pas le genre de climat qu'il détestait le plus. La pluie, il voulait dire. Parce que de toute façon, il était clair que l'Angleterre n'était pas le pays le plus sec au monde, bien qu'il était persuadé qu'on avait tendance à exagérer grandement le nombre de précipitations par jour. Oui, parfois, même souvent, il arrivait qu'il ne pleuve pas. Sérieusement. Mais, bon, il fallait avouer qu'il pleuvait souvent. Au moins, ici, quand il pleuvait, il ne se sentait pas trop dépaysé, hm. Même si ça l'empêchait d'aller marcher, dans le même temps. A moins de ne braver les éléments et de sortir, sa capuche sur sa tête, sous un ciel en colère, évidemment. Mais aussi téméraire qu'il soit, il ne tenait pas à tomber malade.


Il s'appuya contre le mur, près de la porte, et plissa les yeux pour tenter de distinguer plus loin que sa ligne d'horizon. Sans succès, évidemment. Personnellement, le garçon aux cheveux bruns n'avait pas essayé d'aller aux limites du Pensionnat. Mais il imaginait sans mal qu'on ne pouvait pas passer. Ça n'aurait pas été aussi drôle, sinon.
Il se redressa en entendant la porte s'ouvrir, ayant presque oublié ce qu'il faisait là. Quand il disait qu'il avait la tête ailleurs, hein...


{Retardretardretardretardretard-shameonme. Aha j'ai décidé d'être à l'heure maintenant. Si si. Même si comme dirait quelqu'un que je connais, ce poste n'est pas très extrasensoriel.8D}



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« Now my dad says, "Fuck the details, just keep your head down hard ; you gotta find yourself alone before you'll find the eyes of God. You may be broke and scared and mad and tear at the flesh of your heart-strings ; but you were born to be a peasant, not a king - so just stop acting like you're running from something. You're gonna leave the way you came, without a thing ; with your heart tied to your mind tied to a string". »

Voilà mon cœur ; prudence en sortant :
 


Dernière édition par Emrys Sulwyn le Mar 9 Aoû 2011 - 17:24, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Un Pied devant l'autre. {Ayumi Iwasara}   Lun 21 Fév 2011 - 23:03

{ No Rain in my Music }

    It’s a stormy day, Ooho
    My heart’s joyful but my sky’s gray Ooho
    And in your eyes is drawn my way…

    Le bruit de ses pas était amorti par la couche de moquette que foulaient ses fine chaussures de lycéenne ; sa marche était silencieuse, mais l’air mélancolique qu’elle fredonnait la rythmait d’une douce cadence. Sa guitare à l’épaule et l’autre à la main, Iwasara parcourait le long couloir aux murs percés de portes régulièrement espacées. Marchant d’un pas égal, la jeune femme parcourait des yeux les plaques accrochées aux battants de bois à l’apparence banale, cherchant son nom gravé en noir de cette écriture informatique austère et pleine de distance. 12, 13, 14… A la quinzième porte, la guitariste s’arrêta et cessa de fredonner. Son nom était bel et bien inscrit sur la plaque, ainsi qu’Emrys le lui avait prédit, à coté de celui d’une certaine Symphrosina Derosile. Iwasara hésita une fraction de seconde, puis frappa deux coups légers au battant. Ne recevant aucune réponse, elle posa la main sur la poignée de la porte et l’ouvrit, pénétrant dans une chambre aux murs blancs. La chambre classique version pensionnat, pour quatre personnes. Au premier coup d’œil, elle remarquait quatre lits, quatre armoires, une porte qui semblait donner sur une salle de bain privée. Elle s’avança en jetant des coups d’œil autour d’elle, évita le lit qui portait encore les traces d’un corps endormi et s’approcha de celui près de la fenêtre, sur lequel elle déposa son fardeau. Elle resta ainsi immobile un moment, puis sortit sa guitare classique de sa housse et l’accrocha dans son dos à l’aide d’une sangle. Bien entendu, on pouvait toujours lui dérober sa gratte électrique. Mais il était théoriquement impossible de quitter le pensionnat en lui-même, c’est pourquoi elle pourrait toujours la récupérer en cas de vol. Cependant, elle préférait ne pas prendre de risque avec son autre instrument, nettement plus précieux à ses yeux et riche en souvenirs. Et de toute manière, elle n’allait que très rarement quelque part sans au moins l’une de ses guitares avec elle.
    Ceci étant… la jeune japonaise tourna résolument les talons et quitta la chambre en fermant la porte derrière elle. Elle refit alors le chemin parcouru dans le sens inverse et se trouva de nouveau dans le hall, qu’elle traversa rapidement en ne faisant que jeter un coup d’œil aux fenêtres à présent débarrassées du rideau pluvieux qui tombait dehors encore peu de temps auparavant, pour gagner une porte menant théoriquement à l’extérieur interne du pensionnat.
    Iwa n’aimait pas la pluie. Là d’où elle venait, il pleuvait perpétuellement. En en était parvenue à haïr ce caprice du ciel comme la matérialisation de tout ce qui n’allait pas dans son monde. La misère, la cruauté, le vice. Cette pluie grise devenait, année après année, comme une chape épaisse et lourde qui vous collait à la peau et alourdissait votre marche, vous tirant peu à peu vers le sol, cernant vos yeux et noyant votre voix, jusqu’à vous aveugler par sa noirceur collante qui vous montait à la gorge et vous étouffait peu à peu… C’était comme si toute la laideur du monde qui vous entourait vous tombait dessus sans cesse depuis les cieux vide.

    The sky is crying Ooho
    My life is waiting, you know
    You’re no longer here, I wonder if
    It’s not this crual dream who chased you away…
    Non, décidément, les temps pluvieux n’étaient pas à son goût.
    C’est pourquoi, lorsqu’Iwasara ouvrit la porte pour déboucher sur le parc encore humide de l’averse récente, un sourire effleura son visage. L’air frais lui apporta la senteur des herbes mouillées, l’odeur de la nature après la pluie, la plus exquise de toutes.
    Puis elle tourna la tête tout en lâchant la porte qui se referma avec un claquement discret. Elle aperçut alors Emrys, adossé au mur et lui sourit à sa manière habituelle, furtive, sérieuse, mais intense. Non pas qu’elle ait douté que le jeune homme l’attendrait dehors comme convenu mais… si, elle avait tout de même eu un léger doute. Après tout, accueillir les nouveaux pensionnaires devait être un travail bien fastidieux. Mais le fait qu’il ne se soit pas dérobé lui faisait plaisir. Rapidement, le regard pourpre d’Iwa tiqua devant la cigarette allumée qu’il tenait à la main. Un bref souvenir de son père, des voyous ou simplement des jeunes désœuvrés trainant dans les rues de Watari… Ce fut une brève évocation, mais comme la pluie, l’image d’une humanité en décadence. Son expression se fit un brin attristée, puis ses grands yeux reprirent leur clarté et se posèrent de nouveau sur le visage de l’adolescent :

    « Je ne t’ai pas fait attendre ? »


[Et moi donc u_u]
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MessageSujet: Re: Un Pied devant l'autre. {Ayumi Iwasara}   Mar 1 Mar 2011 - 4:22

Emrys ne put retenir une légère grimace en repensant à ce que son père lui disait sans cesse, tenant sa cigarette allumée entre son index et son majeur droit. «Vas pas fumer, tu vas te crever la santé!» Mouais. Ça allait lui gâcher sa santé, il le savait ; mais c'était une mauvaise habitude dont il n'avait jamais réussi à se débarrasser, depuis qu'il avait commencé. Au début du lycée, peut-être? Quelque chose comme ça. Non pas que c'était vraiment le moment de penser à ça, mais il avait croisé plusieurs personnes, que ce soit à l'extérieur ou dans le pensionnat, qui lui lançaient des regards noirs ou exaspérés à chaque fois qu'il sortait son briquet. De toute façon il savait être respectueux, et ne fumait pas en présence d'autres personnes à moins d'être sûr que l'autre ait le même travers que lui. Raison pour laquelle, quand il entendit Iwasara arriver par la porte que lui-même avait emprunté auparavant, il prit une dernière bouffée de sa cigarette. Puis la saisit de nouveau entre ses doigts et la laissa tomber au sol, l'écrasant machinalement sous son talon. Oui, bon, il n'avait pas envie de chercher une poubelle ou un cendrier, là tout de suite. Ça ferait aussi bien l'affaire. Il souffla un léger nuage de fumée, pivota légèrement sur son pied droit pour faire face à la jeune fille, et lui sourit.

« Je ne t’ai pas fait attendre ? »

Il répondit tout d'abord par un simple 'non' de la tête, se retenant de hausser les épaules-parce que, non, vraiment, il le faisait trop souvent. Non, il n'avait pas vraiment attendu ; ou en tout cas pas assez pour pouvoir se plaindre, selon lui. Il ne voulait pas critiquer les filles, loin de lui cette idée, mais certaines étaient assez..., longues, quand il s'agissait de poser ses affaires quelque part ou de se changer. Et il parlait d'expérience : peut-être qu'il n'avait pas de sœur mais, her, il avait tout de même eu quelques petites amies. Et certaines de ses connaissances avaient avoisiné les clichés télévisés, il pouvait en jurer. A côté de ça, le peu de temps qu'avait mis la jeune fille aux cheveux pourpres pour trouver sa chambre et y poser ses affaires, ou quoi que ce soit qu'elle ait pu faire, avait semblé dérisoire. Formel, en quelque sorte. Un minimum syndical. Pas de quoi se plaindre, très loin de là.

«Non, aucun problème. Au contraire, tu as été assez rapide, t'en fais pas.»

Le jeune homme fit un bref signe de tête en direction du Parc-puisqu'après tout c'était la raison pour laquelle ils étaient sortis, le parc-et plongea ses mains dans ses poches, à défaut d'avoir un autre endroit où les mettre. Rester les bras ballant, très peu pour lui. Heureusement, ce qu'il y avait de bien avec la marche, c'était qu'elle permettait de laisser ses bras se balancer d'avant en arrière sans trop y penser. Étant un fervent adepte des promenades, de la course et des longues marches, Emrys avait de toute façon eu le temps d'en recenser à peu près tout les bienfaits, et ce qu'ils soient essentiels ou complètement dérisoires.

«Je propose qu'on suive le sentier, lança-t-il sans trop y penser, regardant dans la direction qu'il avait indiqué quelques secondes auparavant. Au moins, ça nous évitera de nous perdre..., je suis pas terrible en orientation.»

Emrys avait dit cela avec un léger sourire, comme une excuse. Ses yeux se perdirent un court instant sur le paysage autour de lui, et il inspira profondément affichant un sourire plus décidé. Le sentier de terre battue courait dans l'herbe à partir de leurs pieds, et allait se perdre plus loin, là où il ne pouvait plus le voir. Il y avait des arbres aussi. Des fleurs. Ça, il n'y avait pas à dire, c'était agréable ; ou ça l'était tout du moins pour n'importe qui ne passant pas ses journées enfermé entre quatre murs. Uh, invivable. Ne jamais sortir lui semblait aussi idiot qu'impossible. Les grands espaces, c'était bien mieux que les intérieurs, et ce même s'ils étaient douillets à souhait et équipés de tout ce qu'il fallait . Il fit quelques pas en avant, histoire de ne pas rester planté là comme un idiot, et fit signe à la jeune fille de le suivre.

«Ah, au fait, tu as trouvé ta chambre, c'est bon?»

{Disons qu'on est lentes et qu'on s'assume.8D}



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MessageSujet: Re: Un Pied devant l'autre. {Ayumi Iwasara}   Dim 13 Mar 2011 - 18:55

{ So… }

    Emrys s’écarta tranquillement de son support tout en éloignant la cigarette de ses lèvres. La jetant à terre, il souffla un dernier panache de fumée blanche, avant de se tourner vers la japonaise à la guitare en lui souriant. Iwasara l’avait déjà remarqué la première fois, de manière très vague, mais le jeune homme avait un sourire bien franc ; elle lui répondit quasiment spontanément par un de ses demi-sourires habituels. Il se contenta d’abord de répondre à sa question par un simple hochement de tête négatif, avant de commenter :

    « Non, aucun problème. Au contraire, tu as été assez rapide, t'en fais pas. »
    Par réflexe, la jeune fille esquissa un léger mouvement de tête correspondant à un salut dans son pays d’origine ; une habitude de sa « vie précédente ». Elle effleura d’un geste machinal le manche de la guitare dans son dos, comme pour s’assurer de sa présence, manie dont elle n’arrivait pas à se débarrasser - pourtant, le poids de l’instrument suffisait à ne pas l’oublier. Emrys désigna le parc d’un signe de tête, tout en enfonçant les mains dans ses poches.

    « Je propose qu'on suive le sentier, » dit-il, son regard clair tourné vers les pelouses verdoyantes, gorgées d’humidité. « Au moins, ça nous évitera de nous perdre..., je suis pas terrible en orientation. »
    C’est vrai que pour se perdre dans un parc il aurait fallu le faire exprès, surtout en suivant les chemins faits pour la promenade. Enfin, ce choix ne dérangeait nullement Iwasara, qui n’avait rien de très aventureux quand il s’agissait de nature ; ce n’était pas qu’elle ne l’aimait pas, ou qu’elle la craignait, mais elle n’était pas habituée à cette présence verte, fraîche et enveloppante. Chez elle, il n’y avait quasiment pas d’arbres. Quant aux pelouses… il était impossible de les garder en bon état avec la pluie perpétuelle. Son univers était d’asphalte et de béton. Ce qu’elle découvrait en s’éloignant, et de sa ville et de son monde, était très beau, mais inconnu. Et l’inconnu engendre la méfiance, c’est bien connu ; c’était d’ailleurs ce que ne cessaient de rabâcher son professeur lorsqu’il lui donnait des cours d’histoire. C’était la raison de tous les affrontements entre êtres humains, ou presque.
    Et puis de toute manière, jambes nues, uniforme d’écolière, chaussures en tissu, elle n’était pas équipée pour patauger dans l’herbe trempée. D’accord, le froid et la pluie ne l’affectaient plus, depuis le temps, mais tout de même. Elle ne tenait pas à prendre un risque de tomber malade plus grand que nécessaire.
    Emrys fit signe à la jeune femme, qui lui emboîta le pas sur le sentier. Un bref moment, elle se trouva derrière lui, avec la vision de son dos aux épaules moins larges que ce que la norme masculine admettait ; puis elle le rattrapa pour marcher à son coté - après tout, le sentier était bien assez grand pour deux.

    « Ah, au fait, tu as trouvé ta chambre, c'est bon? »
    Iwa hocha la tête :

    « Oui, pas de problème de ce coté-là. Merci de ton aide. »
    Un moment de silence passa, durant lequel seul le bruit des pas des deux jeunes gens se faisait entendre, exception faite des gazouillis de quelques oiseaux. Ayumi jetait des regards à droite et à gauche. Elle n’avait jamais été très douée pour faire la conversation. Ses pensées, elle les transmettait à travers la musique. A cette simple pensée, sa main droite effleura la caisse de l’instrument dans son dos. Ca devenait une habitude ; un repère, peut-être, depuis son emprisonnement ?

    « Il y a beaucoup de monde ici ? » Interrogea-t-elle pour briser le silence, tout en lançant un bref regard pourpre du coté de son interlocuteur. « Quel genre de personnes ? »
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MessageSujet: Re: Un Pied devant l'autre. {Ayumi Iwasara}   Jeu 24 Mar 2011 - 19:42

L'instrument accroché dans le dos d'Iwasara devait lui tenir à cœur, c'était certain. Enfin, Emrys disait surtout ça parce que si ç'avait été lui, il n'aurait pas pris quelque chose d'aussi encombrant pour sortir marcher. Elle avait dû déposer l'autre, apparemment. Enfin, si elle n'avait rien déposé dans sa chambre, d'un autre côté, cela n'aurait pas servi à grand chose de s'y rendre, n'est-ce pas? Se disant cela, le jeune homme se rappela la première fois qu'il s'était rendu dans sa chambre, après avoir fait un bref tour d'horizon du pensionnat, en partie avec Allen. Ça ne lui avait pas paru extraordinaire, vraiment. Il s'était juste dit 'drôlement réaliste, pour un rêve'. Et depuis, il ne s'était toujours pas réveillé. Au moins, il n'avait pas eu grand chose à déposer sur son lit. Sa veste, le peu de choses que contenaient ses poches. Et voilà tout. La jeune fille au regard pourpre, elle, avait ses deux instruments avec elle quand elle était entrée. Il était curieux de savoir pourquoi elle se promenait aussi chargée, sans parapluie, sous une pluie battante, mais par politesse il n'osa poser la question. Ça ne le regardait pas, de toute façon. Et puis elle venait d'arriver : elle devait être assez 'perturbée' comme ça pour qu'il en rajoute.

Il put entendre qu'elle le suivait au bruit de ses pas, derrière lui, mais fut tout de même rassuré quand sa silhouette apparut à côté de lui. Bon, on ne sait jamais : peut-être que chez elle on marchait en file indienne. Ou peut-être que c'était une question de politesse. Ca aurait pu l'être, en tout cas, même si visiblement ce n'était pas le cas. C'était fou, le nombre de pensées stupides qui pouvait vous passer par la tête quand vous étiez face à quelque chose que vous ne connaissiez pas ; or, même si Iwasara avait plus ou moins l'air d'une jeune fille de son époque, ce n'était pas le cas. Et il le savait. Moralité, il ne pouvait s'empêcher de se poser des questions sur sa manière de vivre, ses habitudes et ses coutumes. Il n'avait pas spécialement envie de la choquer d'une manière ou d'une autre, ou de lui manquer de respect sans le vouloir. Et ce n'était pas ses pauvres connaissances sur le Japon, dont il la pensait malgré tout plus ou moins originaire, qui allaient lui être utile. Sa vision de ce pays étant assez caricaturale, eh bien...


« Oui, pas de problème de ce coté-là. Merci de ton aide. »

Pas qu'il ait eu l'impression d'être vraiment utile, mais peu importe. Au moins, elle avait bien trouvé sa chambre. Le contraire l'aurait étonné, mais sait-on jamais. Sans doute n'avait-elle pas eu le temps de faire grand chose, à part poser ses affaires et faire un bref tour d'horizon ; si elle avait croisé quelqu'un, peut-être aurait-elle été plus longue? Pas si l'autre n'avait pas répondu. Peut-être même n'avait-elle pas de colocataire, pour l'instant. Il lui semblait que les noms s'ajoutaient d'eux-même, au fur et à mesure que les pensionnaires passaient la grande porte. Mais il ne comptait pas rester planté devant les portes pour le savoir, donc se le demander était sans doute inutile. Il n'obtiendrait jamais la réponse.
Quelques secondes de silence s'égrainèrent, et le jeune homme se concentra sur le bruit de leurs pas, n'aimant que peu le silence quand il était en compagnie de quelqu'un. C'était gênant, de son point de vue. Encore fallait-il trouver un sujet de conversation ; en général ce n'était pas trop un problème, pour lui. Enfin, il n'était pas spécialement timide et avait l'habitude de parler aux autres, alors il finissait toujours par trouver. Il fallait juste trouver le début. Le début, voilà. Hm...

« Il y a beaucoup de monde ici ? Quel genre de personnes ? »

En voilà une brillante question. Il tourna sa tête du côté de son interlocutrice en l'entendant parler, faisant bien attention à là où il mettait ses pieds tout de même. Il ne s'agissait pas de tomber, n'est-ce pas.

«Ah, y'a pas mal de monde, oui, répondit-il en reposant son regard clair sur le sentier. Je saurais pas dire combien exactement, mais vu le nombre de chambre..., au moins une centaine, ouais.»

Il y avait au moins quatorze chambres de quatre de son côté, alors si c'était la même chose chez les filles, oui, plus d'une centaine. Quoi qu'elles n'étaient pas toutes remplies..., enfin, c'était un ordre d'idée, donc ce n'était pas très grave si ce n'était pas exact.

«Pour le genre de personnes, j'ai envie de dire varié, ajouta-t-il avec un léger rire, tentant de se rappeler de toutes les personnes qu'il avait rencontré. J'ai croisé des personnes d'un peu toutes les nationalités et de toutes les époques, jusque là. Et puis c'est comme partout, y'a ceux qui rient jusqu'à trois heures du matin et ceux qu'on voit jamais.»

Et ceux qui sont bizarres, se retint-il de dire au dernier moment. Ceux qui n'ont pas l'air humains. Ou ceux qui ont l'air humains, mais qui ont quelque chose d'inquiétant. Des monstres, en quelque sorte. A ses yeux c'en étaient, en tout cas.

«Ça ressemble un peu à ici, chez toi, ou pas du tout? Chez moi, poursuivit-il en jetant un regard sur sa droite puis sur sa gauche, c'est un peu pareil. Il y a des Parcs, comme ça.»



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MessageSujet: Re: Un Pied devant l'autre. {Ayumi Iwasara}   Lun 11 Avr 2011 - 23:26

{ Somewhere without green anymore, oh baby, without life anymore... ♫ }

    Le pensionnaire tourna brièvement ses beaux yeux clairs vers Ayu pour répondre à sa question, avant de reporter son attention sur le sentier que tous deux arpentaient :

    « Ah, y'a pas mal de monde, oui. Je saurais pas dire combien exactement, mais vu le nombre de chambre..., au moins une centaine, ouais. »
    Iwasara cligna des yeux, surprise : tant que ça ? A y bien réfléchir, c’était surprenant, mais pas si fou que cela : si le pensionnat attirait des êtres venus de toutes les dimensions et de tous les temps, il était logique qu’il soit assez peuplé. Et la population devait être variée, aussi… autant qu’elle pouvait l’imaginer. A cette pensée, la guitariste glissa un regard discret au jeune homme, songeant qu’il ne venait certainement pas de la même époque qu’elle… peut-être avait-il connu une planète Terre encore belle et verte, encore relativement saine et pas ravagée par la misère et la grisaille qui avait envahi la totalité de son monde à elle. Iwasara jeta un regard autour d’elle, effleurant des yeux l’herbe, les arbres, les quelques fleurs. Une planète Terre comme cela avait-elle jadis existé ? Et maintenant, là où elle était à présent, qu’en était-il ? Songeuse, la musicienne entendit son camarade reprendre :

    « Pour le genre de personnes, j'ai envie de dire varié. J'ai croisé des personnes d'un peu toutes les nationalités et de toutes les époques, jusque là. Et puis c'est comme partout, y'a ceux qui rient jusqu'à trois heures du matin et ceux qu'on voit jamais. »
    Cette allusion à une « vie normale » tira un sourire à Iwa. C’est vrai, quel que soit le milieu social dont elle était issue, et l’état du monde dans lequel elle avait vu le jour, les hommes restaient les mêmes. Ceux qui profitaient de la vie, les timides, les mauvais, les solitaires… D’une certaine façon, il était rassurant pour la jeune fille de constater que sur ce point là au moins, elle ne serait pas dépaysée. Et puis, Emrys lui-même n’avait pas l’air d’un extra-terrestre, raison de plus pour penser que la plupart des habitants de ce manoir ressemblaient plus ou moins aux êtres qu’elle connaissait, chez elle. Peut-être que tout irait bien, finalement.
    Si, tout irait bien. Les doigts de la chanteuse la démangèrent, avides de se poser sur les cordes de sa guitare pour évacuer son stress. D’une manière alternative, elle releva son regard pourpre vers Emrys. Celui-ci tournait ses yeux bleus vers le paysage environnant.

    « Ça ressemble un peu à ici, chez toi, ou pas du tout ? Chez moi, c'est un peu pareil. Il y a des Parcs, comme ça. »
    Ah, quelle question. Les lèvres d’Iwasara laissèrent échapper un petit soupir et un air mélancolique se peignit sur ses traits. Elle s’arrêta au milieu du chemin et, une main sur la sangle de son instrument, répondit avec un sourire empreint d’une once de tristesse :

    « Non. Chez moi, les seules taches vertes qu’on peut voir, c’est sur les tee-shirts et les équipements high-tech des jeunes riches. Les seuls arbres que l’on peut voir, il faut quitter la ville et marcher plusieurs kilomètres pour les trouver. »
    Sous la pluie. Dure réalité. La jeune fille décrocha sa guitare de son épaule et fit glisser la fermeture éclair. Avec la rapidité donnée par l’expérience, elle passa la sangle entre ses omoplates, laissant tomber la housse à terre, et fit résonner un accord. Puis, d’une manière pensive, comme si ses mains étaient entièrement dissociées du reste de son corps et faisaient résonner sa mélodie interne, accompagnant ses paroles, elle enchaîna sur une mélodie de fond, au timbre doux et au son faible.

    « C’est comment à ton époque ? Si ça ne te dérange pas de m’en parler rapidement. »
    La main droite d’Iwa balaya rapidement les cordes de son instrument, sur un air plus entrainant, avant de revenir brusquement à un fond plus mélancolique ; hésitant entre les sonorités. Allez, quand Emrys lui aurait répondu, elle lui demanderait ses préférences en matière de musique. Histoire de se dégourdir les doigts.

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MessageSujet: Re: Un Pied devant l'autre. {Ayumi Iwasara}   Ven 22 Avr 2011 - 14:07

Même si c'était pour faire la conversation, Emrys n'aimait pas poser des questions tout en sachant qu'il se moquait royalement de la réponse. Il y avait mille occasions, dans une journée, où tout à chacun était amené à demander quelque chose par pure politesse, pour faire taire quelqu'un ou pour faire semblant de l'écouter : personnellement, il évitait au maximum. S'il demandait à quelqu'un si ça allait, c'était autant parce que tout le monde le faisait et que c'était une formule usuelle que parce qu'il s'inquiétait de la santé de ses amis. Ou de leurs états-d'âme, tout du moins. Il n'était pas quelqu'un de fondamentalement gentil, avec toutes les qualités du monde et une auréole au-dessus de sa tête, bien loin de là! Simplement il avait toujours été quelqu'un de très attentif. Écouter, il savait faire. Là, la situation était légèrement différente de son habitude, mais il fallait bien faire avec. Trouver un sujet de conversation qui ne soit pas délicat lui semblait compliqué, en l'état des lieux, pour la simple et bonne raison qu'il ne connaissait rien d'Iwasara. Ou presque rien. Alors à moins de parler de la couleur des plantes et de la beauté d'un ciel après qu'il ait plu... Or si c'était pour parler de la pluie et du beau temps, autant marcher seul. De toute façon, pour apprendre à se connaître, il fallait bien commencer quelque part ; et il s'était toujours mal vu demander à quelqu'un sa couleur préféré, son genre de vêtements, ses qualités et ses défauts de but en blanc, comme ça. Ca faisait trop entretien d'embauche, peut-être? Il ne savait pas trop.

Ayant détaché un instant son attention de la jeune fille aux cheveux pourpre, il ne remarqua pas immédiatement qu'elle s'était arrêtée ; il fit encore un ou deux pas avant de ne lui-même cesser sa marche et de se retourner vers elle. Il lui lança un regard interrogateur, sans rien dire de plus. Il attendait toujours sa réponse, après tout : et d'après son soupir et cette sorte de mélancolie qui flottait dans l'air et s'insinuait sous sa peau, la réponse semblait toute trouvée. Ce n'était pas comme s'il s'était attendu à ce qu'elle se mette à sourire franchement et ne s'exclame que c'était magnifique et merveilleux, chez elle. Sans trop savoir pourquoi, il en doutait. Quelque chose dans son regard, peut-être.

« Non. Chez moi, les seules taches vertes qu’on peut voir, c’est sur les tee-shirts et les équipements high-tech des jeunes riches. Les seuls arbres que l’on peut voir, il faut quitter la ville et marcher plusieurs kilomètres pour les trouver. »


Emrys ne savait pas trop s'il devait sourire ou au contraire avoir l'air complètement désolé pour elle, et en conséquent mélangea les deux. Plusieurs kilomètres, hein? Il aurait détesté. Il avait habité dans des villes assez imposantes, parfois, et être entouré de béton et de bâtiments ne lui avait jamais plût. Il préférait de loin le calme tranquille des campagnes, les paysages boisés et les chemins de terre où l'on pouvait courir ou monter à cheval. Il ne savait pas comment il aurait fait, à sa place. Enfin, leurs situations n'étaient pas comparables : elle n'avait pas eu le choix, elle, elle n'avait sans doute rien connu d'autre. C'était une toute autre histoire.
Sa compagne de marche sortit sa guitare de sa housse, la laissant tomber sur le sentier, et saisit son instrument entre ses mains. A la voir faire, il aurait juré que c'était extrêmement facile et que même lui aurait pu le faire sans problème. Pourtant, il était certain qu'il n'aurait même pas su comment la tenir, cette fichue guitare. Les musiciens l'avaient toujours laissé admiratif, tant parce qu'il était minable en musique que parce qu'il aimait en écouter. Son père, qui était un grand amateur de musique lui-même, avait pris l'habitude de lui dire qu'ils avaient de la magie dans les doigts, et que c'était une des plus belle chose qu'il lui serait donné de voir dans sa vie. Lui n'avait jamais été doué pour ça, malheureusement. Juste pour le dessin et la peinture.

« C’est comment à ton époque ? Si ça ne te dérange pas de m’en parler rapidement. »

Emrys releva les yeux vers son interlocutrice, concentrant son attention sur ce qu'elle disait et non ce qu'elle jouait. Elle semblait hésiter sur la mélodie à jouer, et lui hésitait sur la réponse à lui donner. C'était selon lui un peu comme dire qu'on avait eu un jouet magnifique pour Noël à quelqu'un qui n'en avait pas eu, en quelque sorte, et ça ne lui plaisait qu'à moitié. Ne rien dire ne lui plaisait pas plus, ceci dit.

«Non, ça ne me dérange pas, répondit-il en souriant à Iwasara, croisant les bras pour ne pas les laisser ballants. Disons que..., ça dépend des endroits. Il y a des villes immenses où tout le monde s'entasse, et des endroits où y'a personne. Le dernier endroit où j'ai habité, c'était assez paumé. Il y avait une forêt, et des arbres un peu partout...»

Il esquissa un sourire indéfinissable, et haussa les épaules.

«Je déménageais souvent, à cause du travail de mon père. Mais c'est plutôt joli dans l'ensemble, mon époque. Pas de quoi se plaindre je crois.»

Je crois, oui. Dommage qu'il ne se soit pas rendu compte à quel point il aimait ces stupides collines vertes quand il pouvait les voir, hein? On se rendait toujours compte qu'on aimait quelque chose quand on le perdait, de toute façon.

«Si j'avais su jouer comme toi, lança-t-il d'un ton plus enjoué, mon père m'aurait vénéré! Je crois que même si on me donnait une flûte je réussirais pas à jouer juste... Ça doit être difficile, d'apprendre à jouer de la guitare.»



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MessageSujet: Re: Un Pied devant l'autre. {Ayumi Iwasara}   Lun 25 Avr 2011 - 19:02

{ Play for life ~ ♪ }

    Iwa n’avait jamais été très encline à comparer les gens. Comparer les possessions, le bonheur, les souffrances de chacun… qu’est-ce que cela apportait ? En quoi cela pouvait-il rendre heureux de se sentir mieux loti que telle ou telle personne ? De toute manière, là où elle avait vécu, tous passaient leur existence dans la misère et la douleur. Alors comparer les souffrances quotidiennes… quel intérêt ? Non, elle ne souhaitait le malheur à personne, elle ne souhaitait pas être « mieux » ou avoir plus que les autres. Dans un monde parfait, tous seraient heureux, c’était ainsi qu’elle concevait les choses lorsqu’elle en rêvait, rarement. Et ce monde parfait, peut-être pourrait-elle le créer ? Peut-être les notes qu’elle tirait de son instrument pourraient-elles entrainer les hommes, pourraient-elles leur faire oublier toute la misère de leur quotidien ? Sa voix pourrait-elle les aider ? Jamais elle n’avait trouvé de réponse à sa question. Mais elle y croyait. Elle voulait briller, et elle voulait que l’éclat qu’elle atteindrait puisse pousser d’autres personnes à chercher la lumière à leur tour.
    En tout cas, les paroles d’Emrys ne la blessèrent aucunement, lui tirant à peine une note de mélancolie et une once de rêve.

    « Non, ça ne me dérange pas. » Répondait-il. « Disons que..., ça dépend des endroits. Il y a des villes immenses où tout le monde s'entasse, et des endroits où y'a personne. Le dernier endroit où j'ai habité, c'était assez paumé. Il y avait une forêt, et des arbres un peu partout... »
    La jeune fille continua de jouer pensivement, se balançant imperceptiblement au rythme de sa musique.

    « Je déménageais souvent, à cause du travail de mon père. Mais c'est plutôt joli dans l'ensemble, mon époque. Pas de quoi se plaindre je crois. »
    Un faible sourire, pensif peut-être, étira les lèvres de la musicienne. Tant mieux. Elle savait que le passé était plus beau. Que jadis, les choses étaient moins cruelles. C’est vrai que ça ne changeait rien pour elle. Mais au moins d’autres avaient eu la chance de vivre dans un monde meilleur. Et puis, il était étrange de songer qu’à l’époque où elle vivait, l’être humain nommé Emrys Sulwyn avait depuis longtemps quitté le monde ; que sans l’intervention de ce pensionnat, ils n’auraient jamais pu se rencontrer ni se parler. C’était étrange, oui, assez féérique ; assez drôle et merveilleux comme pensée.
    Les mouvements de la main droite d’Iwa devinrent plus précis et affirmés, sa musique se muant en un rythme rock entraînant. Remuant à l’intérieur. Mais elle n’en releva pas moins les yeux lorsque le jeune homme reprit la parole :

    « Si j'avais su jouer comme toi, mon père m'aurait vénéré! Je crois que même si on me donnait une flûte je réussirais pas à jouer juste... Ça doit être difficile, d'apprendre à jouer de la guitare. »
    Cette fois, Iwa lui sourit gentiment. Oui, elle aimait la musique ; elle jouait depuis bien longtemps, alors il était vrai, sans fausse modestie, qu’elle jouait sans doute très bien. Après tout, il s’agissait de toute sa vie. Elle plaça un accord brutal et cessa de gratter pour poser sur Emrys un regard plus intense. Tout était toujours plus coloré chez Ayumi, lorsqu’on parlait de musique. Une véritable transformation.

    « C’est vrai que ce n’est pas simple, au début. Mais quand on aime ça, je pense qu’on peut toujours jouer. Et puis, l’important n’est pas de jouer merveilleusement ou non, en réalité, c’est d’y prendre le plus de plaisir possible et de faire passer dans la musique tout ce qu’on ressent. Et de le faire ressentir aux autres. »
    C‘tait un peu comme si l’instrument relayait l’intérieur de soi-même/ Plusieurs fois, sur scène, la chanteuse avait eu la sensation de se muer toute entière en une déflagration de sons et de couleurs ; ne plus être cantonnée dans son corps, évoluer, se libérer et être la musique. C’était ainsi qu’elle aimait vivre. En donnant tout ce qu’elle avait.
    Un sourire plus gai, plus malicieux, illustra les lèvres de la guitariste, qui demanda d’un air plus ouvert que toutes les autres fois où elle s’était adressée à Emrys :

    « Et sinon ? Tu aimes quelles musiques ? Il y a un titre que tu préfères ? »
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MessageSujet: Re: Un Pied devant l'autre. {Ayumi Iwasara}   Jeu 5 Mai 2011 - 15:02

'Chacun son truc', comme l'aurait dit bien des personnes. Chacun son truc, et Emrys était aussi nul avec un instrument qu'Iwasara, elle, se débrouillait mieux que bien. Oh, ce n'était pas une raison suffisante pour être envieux ou agacé! Ce n'était pas comme s'il n'avait absolument aucun talent en quoi que ce soit, tout de même. Il ne pensait pas le monde juste, d'une manière très générale, mais il aimait à croire que chacun avait quelque chose pour lequel il était plus doué que les autres, au moins un peu. Lui, par exemple, il se débrouillait plutôt bien en dessin. Il pourrait peut-être lui dessiner quelque chose, un jour? Il allait bien falloir qu'il occupe ses journées, de toute façon ; autant le faire en faisant quelque chose qu'il appréciait. Pour autant, il n'avait jamais pensé que c'était une passion, chez lui. Il aimait peindre et dessiner, mais pas au point de vouloir en faire sa vie ou de passer ses journées à ne faire que ça. En cela, il pensait être différent de son interlocutrice. Il avait l'impression qu'elle y tenait drôlement à sa-non, ses-guitares, et que jouer lui apportait quelque chose. Elle ne l'aurait pas fait sans arrêt, dans le cas contraire, ça n'aurait pas eu beaucoup de sens.

La musique s'arrêta assez brutalement, et la jeune fille releva ses yeux pourpres vers lui. Ce genre de regard l'aurait sûrement gêné, s'il s'était senti jugé : mais sans bien savoir pourquoi, il avait la sensation que ce n'était pas le cas.


« C’est vrai que ce n’est pas simple, au début. Mais quand on aime ça, je pense qu’on peut toujours jouer. Et puis, l’important n’est pas de jouer merveilleusement ou non, en réalité, c’est d’y prendre le plus de plaisir possible et de faire passer dans la musique tout ce qu’on ressent. Et de le faire ressentir aux autres. »

Cette réponse, pour le moins satisfaisante, tira un sourire amusé à Emrys. Pas moqueur, bien sûr : il ne se serait pas permis de mettre en doute ce qu'elle disait. Ç'aurait été aussi judicieux, il en était sûr, que de rire en écoutant un pianiste décrire sa manière de jouer quand lui n'y connaissait rien. C'était simplement qu'il trouvait cela..., comment dire, beau? Il avait déjà entendu ce genre de discours, et si le Britannique n'était pas persuadé qu'il s'applique à tous les musiciens, connus ou non, il pensait néanmoins que ça devait être le cas pour certains. Et pour son interlocutrice. Dans tous les cas, c'était un fait, il fallait trouver le temps pour apprendre à jouer. Et avoir un minimum de sensibilité musicale, certainement. Et comme pour toute chose, l'apprentissage d'un instrument devait nécessiter de la patience.

Remarque, s'il devait bel et bien passer l'éternité ici, il avait largement le temps de devenir aussi doué que Picasso, lui. Et en sortant-puisqu'il comptait toujours sortir un jour-ils seraient tous devenus des génies dans un domaine.

« Et sinon ? Tu aimes quelles musiques ? Il y a un titre que tu préfères ? »


Ah, excellente question. Qui fit oublier à Emrys l'idée, fort attristante, qu'il ne deviendrait jamais riche et célèbre s'il ne sortait pas d'ici. Quelles musiques aimait-il? C'était ce genre de questions, sans qu'il ait jamais vraiment su pourquoi, auxquelles il avait toujours eu du mal à répondre. Il écoutait ce qu'il appréciait, sans généralement prendre la peine de rattacher chaque chanson à un genre précis. Il aurait pu saisir son Mp4 et se mettre à chercher quels genres revenaient le plus souvent, mais il pensait avoir sa petite idée là-dessus. Quant-aux titres... Il aurait bien cité quelques chansons, mais à bien y réfléchir il n'était pas sûr qu'elle connaisse. A moins que certains groupes aient connus une notoriété posthume fulgurante, ce dont il doutait franchement. Et, par esprit nationaliste, il aurait préféré que ce soient de grands groupes Britanniques, tant qu'à faire, qui aient survécus. Allez, il y avait au moins Muse, qui était connu! L'Amérique ne faisait pas tout, tout de même.

«Eh bien..., j'aime un peu de tout, je crois, répondit-il en haussant les épaules. Je dirais que j'écoute des musiques qui me plaisent, ou qui me parlent.»

Façon de parler. Il réfléchit une seconde, puis reprit :

«Admettons, je pense que j'écoute plus de Rock qu'autre chose. Mais je ne pense pas qu'on connaisse les mêmes chansons, vu la différence d'époques...»



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MessageSujet: Re: Un Pied devant l'autre. {Ayumi Iwasara}   Mar 17 Mai 2011 - 20:02

{ Falling, falling inside... ♪ }

    Emrys mit un petit moment à répondre à sa question. Iwasara attendit avec patience : ce temps de réflexion, elle le connaissait pour l’avoir rencontré plusieurs fois chez les gens qu’elle interrogeait sur leurs goûts en matière de musique. Classique, Pop, Rock, Heavy, Shining, Loud, Blues, Techno ? Il y avait tant de styles différents… et même au sein d’un style, tant de musiques aux caractères éloignés. Il n’était pas rare qu’un auditeur n’apprécie que quelques musiques au sein d’un genre, quand d’autres aimaient le style dans son ensemble. La musique avait une infinité de possibilités ; c’était une autre des raisons qui la rendait si merveilleuse aux yeux d’Ayumi.
    Le jeune homme répondit finalement de manière vague, avec un haussement d’épaule :

    « Eh bien..., j'aime un peu de tout, je crois. Je dirais que j'écoute des musiques qui me plaisent, ou qui me parlent. »
    Chaque personne a un sourire propre. Celui d’Iwasara, c‘était cette faible ébauche de compréhension et de sagesse qui effleurait parfois ses lèvres lorsqu’elle vous acceptait comme vous étiez ; c’était aussi l’éclatante et lumineuse expression qui brillait sous les projecteurs et laissait résonner sa voix avec les vibrations de son instrument. Mais ce dernier ne pouvait être vu que lorsque la musique était au rendez-vous.
    Iwasara connaissait également le fait de ne pas se limiter à un seul type de musique. De son point de vue, il s’agissait d’une vision ouverte très positive ; pourquoi rester bloqué sur un seul genre quand la musique offrait tant de possibilités ? Mais silencieuse comme toujours, respectueuse de pensées des autres, elle laissa Emrys développer, sentant que d’autres phrases s’en allaient naître sur ses lèvres.

    « Admettons, » Reprit-il bel et bien après une courte réflexion. « Je pense que j'écoute plus de Rock qu'autre chose. Mais je ne pense pas qu'on connaisse les mêmes chansons, vu la différence d'époques... »
    Le sourire d’Iwasara se fit plus grand, plus distinct, et sa chaleur plus palpable. Le rock, n’est-ce pas ? Elle avait beau penser que la diversité était une bonne chose, les notes violentes qui remuaient le corps jusqu’au plus profond et faisait vibrer les âmes à l’unisson restaient ses favorites. Le rock lui permettait de crier ce qu’elle souhaitait exprimer, ce qu’une ballade ne pouvait lui offrir. Il y a un temps pour les mots doux et un temps pour la révolte. Un temps pour la tendresse et un autre pour l’emportement ; le tout étant de faire la part des choses.
    Concernant le problème soulevé par Emrys, sa remarque était pertinente. Comment, alors que plusieurs siècles les séparaient, plusieurs siècles durant lesquels les hommes avaient eu bien du mal à rafistoler leur planète pour qu’elle survive le plus longtemps possible, des siècles de perdition, de peur, de tueries et de misère, des siècles de désespoir et d’abandon… comment, à travers ces âges sombres pour l’humanité, la musique de l’époque d’Emrys aurait-elle pu parvenir jusqu’à Iwa ? Empoignant plus fermement le manche de sa guitare, la jeune femme sourit.

    « S’il y a une unique chose que je pourrait qualifier de belle dans le monde d’où je viens… c’est cela. »
    Ce n’était pas sa guitare électrique, qui aurait bien mieux retranscrit les accords durs et métalliques du rock. Mais cette guitare, sèche, avait comme la plupart à son époque des options permettant de modifier les sons qu’elle produisait. Manipulant rapidement un écran tactile étanche quasiment invisible au dos de l’instrument, Iwasara en renforça les accents vibrants. Attrapant son médiator rouge entre le pouce et les autres doigts, elle entama la musique sans préparation préalable. Le rock devait être ainsi ; Inattendu et violent.




    « Tonight I'm so alone
    This sorrow takes ahold
    Don't leave me here so cold
    (Never want to be so cold)

    Your touch used to be so kind
    Your touch used to give me life
    I've waited all this time, I've wasted so much time

    Don't leave me alone
    Cause I barely see at all
    Don't leave me alone, I'm

    Falling in the black
    Slipping through the cracks
    Falling to the depths can I ever go back
    Dreaming of the way it used to be
    Can you hear me
    Falling in the black
    Slipping through the cracks
    Falling to the depths can I ever go back
    Falling inside the black
    Falling inside, falling inside the black…
    »

    L’accord, parfait, et les paroles d’appel. Ce genre de musique qui faisait vibrer de tristesse et d’attente. Iwasara aimait jouer, et elle ne le répèterait jamais assez. Comme chaque fois qu’elle empoignait sa guitare, comme chaque fois qu’elle chantait, c’était comme une communion avec ce qui l’entourait, tout ce qui l’entourait. Alors tout se dissolvait dans un tourbillon de couleurs, les notes, les visages, les émotions et les éléments, tout. Tout, afin de n’être plus qu’un, afin de ressentir jusqu’au fond de soi-même ; jusqu’à n’être plus que notes et accords.
    Alors que le deuxième refrain allait prendre forme sous ses doigts, Ayumi laissa résonner un accord, qui s’éteignit comme avec regret. Sa voix reprit des accents normaux, éloignés de la chanson. Bien sûr, c’était un homme qui la chantait à l’origine, d’après ce qu’elle savait. Elle ignorait si sa voix avait su moduler les sons d’une autre manière, de celle qu’elle désirait, afin de transmettre tout ce qu’il y avait à dire ; elle ignorait si le rythme moins violent et dur qu’elle avait imposé à sa guitare convenait à la chanson ; elle ignorait jusqu’à la justesse de sa voix, malgré son absence d’accent pour cause de métissage intense ; car une fois lancée elle ne prenait plus garde à sa façon d’interpréter, se contentant d’agir au rythme de sa trame sonore. Mais elle ne ressentait, et ne ressentirait jamais aucune gène vis-à-vis d’un public, quel qu’il soit. Car jouer, c’était bien la seule chose dont elle pouvait être fière.

    « Falling inside the black, Skillet. Album : Comatose, 2007. 5ème chanson. Genre : pop, rock. » Dit-elle. Avec un sourire, elle expliqua : « Je ne me souviens pas du nom de l’homme qui décida un jour de créer µZyc-média, mais il avait dû décider que les générations future devaient absolument conserver la musique des siècles précédents. Comme tu as pu l’entendre, ce projet de bibliothèque musicale a plutôt bien fonctionné. »
    Agilement, les doigts de la guitariste pianotèrent sur le manche de son instrument, produisant quelques sons désarticulés.

    « Il y a quelque chose que tu voudrais que je joue pour toi ? Pour… « célébrer » mon arrivée parmi vous ? »


[Bon, je sais, j'a pas trouvé de version sans paroles ni de version une guitare simple T_T Pauvre moi ~ Je suis impardonnable xD][Précisons que Iwa ne chante pas comme le chanteur de Skillet xD Plus version fille, moins rock, plus mélodieux xD Mais ça veut pas dire que c'est pas du rock x3]
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MessageSujet: Re: Un Pied devant l'autre. {Ayumi Iwasara}   Dim 5 Juin 2011 - 17:01

Emrys ne voyait pas comment il était humainement possible qu'ils connaissent les même chansons. Vraiment. Enfin, il y avait tout de même des centaines d'années de différence! De son avis, ils devaient avoir autant de groupes en commun qu'il y avait de pingouins en Afrique. Tous les chanteurs que l'anglais connaissait, toutes les personnes qui vivaient dans son monde étaient mortes depuis longtemps dans celui d'Iwasara. Lui-même, s'il avait existé, était mort depuis longtemps. Alors à moins que les petits-enfants des petits-enfants aient décidé de reprendre les affaires de leurs ancêtres, ça restait hautement improbable. Raison pour laquelle, en plus d'en avoir fait la remarque, il ne s'était pas donné la peine de citer un seul d'entre eux. Le rock, ça, elle ne pouvait que connaître-ou bien il s'arrachait les cheveux, parce que ça aurait été une grande perte dans l'histoire de l'humanité. Ça l'aurait peiné, d'apprendre que des pans entiers de la civilisation qu'il avait connu avaient disparu. Surtout si c'était le rock. Quelle perte pour l'humanité! Lui qui était constamment en train d'écouter de la musique, il ne savait pas comment il aurait fait sans. Et il ne pensait pas se tromper en disant que c'était la même chose pour la grosse majorité des adolescents de son âge.

La jeune fille avait sourit, et il haussa un sourcil intrigué. Il ne savait pas quel genre de musique on pouvait bien jouer, chez elle. Il ne savait pas non plus si ce sourire voulait dire qu'elle avait une solution ou tout simplement qu'elle était contente de pouvoir jouer. L'un dans l'autre, les deux auraient eu du sens. Remarque, elle pouvait être tranquille : ce n'était pas lui qui risquait de remarquer si elle faisait des fausses notes. Même si, honnêtement, il ne pensait pas qu'elle en ferait. Elle avait l'air de savoir ce qu'elle faisait avec cette guitare, et d'aimer ce qu'elle faisait.

« S’il y a une unique chose que je pourrait qualifier de belle dans le monde d’où je viens… c’est cela. »

Ah. Eh bien, dans ce cas, il n'avait plus qu'à écouter. Il passa le poids de son corps sur sa jambe gauche, et regarda avec intérêt la musicienne manipuler son instrument. Pour quelqu'un qui n'y connaissait rien, tout cela avait une dimension magique : parvenir à faire sortir des sons aussi jolis ou précis avec autant de facilité, c'était merveilleux. Aussi incompréhensible qu'un magicien qui fait sortir des hirondelles de son chapeau, et peut-être plus beau encore.

Quand la musique résonna dans ses oreilles, il ouvrit des yeux surpris. Voilà un air qui lui disait quelque chose. Un sourire amusé étira ses lèvres quand la jeune fille commença à chanter, et il laissa les notes familières s'infiltrer sous sa peau. Elle venait de lui prouver qu'il avait tort en moins de quelques secondes et, pour une fois, il était satisfait de s'être trompé. Skillet, hein? Évidemment, si elle reprenait un de ses groupes favori, il ne pouvait qu'apprécier. La voix d'Iwasara continuaient de s'envoler au rythme des accords et des notes, et tout se mélangeait agréablement dans ses oreilles, à la fois semblable et différent de la chanson qu'il avait déjà écouté maintes fois par le passé. C'était différent, et il pensait que c'était le seul commentaire à faire. Ni dans un sens ni dans l'autre, juste différent. Elle avait sa propre voix, et peut-être que le rythme de sa guitare était légèrement différent de celui d'origine, mais... C'était sa version à elle. Emrys n'était pas mélomane, et n'avait pas suffisamment l'oreille musicale pour pouvoir expliquer, mettre des mots sur ce qu'il ressentait par rapport à sa musique. Tout ce qu'il savait, et qu'il pouvait dire, c'était que c'était bien. Il n'avait pas envie de grimacer rien qu'à l'écouter, il n'avait pas spécialement envie de comparer avec l'original. C'était agréable à écouter, ça avait du sens. Il se passait quelque chose, quand elle jouait. C'était indéniable. Et malheureusement indescriptible, comme beaucoup de choses qui ne se limitaient pas au langage.

Les notes s'éteignirent doucement, et le jeune homme aux yeux bleus comprit que la chanson devait être finie. Il tapa brièvement ses mains l'une contre l'autre, par habitude et sans aucune méchanceté.


« Falling inside the black, Skillet. Album : Comatose, 2007. 5ème chanson. Genre : pop, rock. Je ne me souviens pas du nom de l’homme qui décida un jour de créer µZyc-média, mais il avait dû décider que les générations future devaient absolument conserver la musique des siècles précédents. Comme tu as pu l’entendre, ce projet de bibliothèque musicale a plutôt bien fonctionné. »

En effet, oui. C'était impressionnant de savoir que des groupes que lui connaissait de leur vivant pouvait continuaient de se faire connaître des centaines d'années après leur mort. Quoi qu'eux-même avaient bien des vestiges de civilisations ayant vécu plus de mille ans avant leur ère, alors ça ne devait pas être si étonnant.

« Il y a quelque chose que tu voudrais que je joue pour toi ? Pour… « célébrer » mon arrivée parmi vous ? »

Célébrer son arrivée parmi eux? Pour un peu, il avait l'impression de faire parti d'une organisation sectaire. Quoi qu'au moins, dans une secte, on avait une petite chance de sortir.

«N'importe quelle chanson de Skillet me conviendrait, personnellement, répondit-il sans perdre son sourire amusé. Mais si c'est pour célébrer ton arrivée, vaut mieux éviter les trucs déprimant...»

Pour sa part, il préférait partir sur une note positive que pleurer sur son sort. Ça ne menait nul part, et il n'avait aucune envie de se mettre à déprimer : passé l'abattement des premiers jours, il avait réussi à transformer son envie de partir en énergie positive. Au moins partiellement. Or personne n'avait jamais trouvé de solution en restant recroquevillé dans son lit, à priori.

«Tu connais pas une chanson à peu près positive? Toutes celles qui me viennent sont totalement..., inappropriées.»

Il était sûr qu'il avait une vraie playlist de dépressif fini. Sans doute qu'il avait du mal à trouver des chansons bien sans qu'elles soient tristes. Ou peut-être que c'était tout ce qu'il avait envie d'écouter, quand il était encore en plein déménagement et que dehors il pleuvait averse. L'un dans l'autre, ça revenait strictement au même : les rares chansons qu'il connaissait ne parlant ni de choses tristes ni d'amour devaient se compter sur les doigts de la main.

{Wéhooo c'est pas grave! Et désolée pour le grave retard, je suis dans une periode non-productive.°x°'}



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« Now my dad says, "Fuck the details, just keep your head down hard ; you gotta find yourself alone before you'll find the eyes of God. You may be broke and scared and mad and tear at the flesh of your heart-strings ; but you were born to be a peasant, not a king - so just stop acting like you're running from something. You're gonna leave the way you came, without a thing ; with your heart tied to your mind tied to a string". »

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MessageSujet: Re: Un Pied devant l'autre. {Ayumi Iwasara}   Lun 11 Juil 2011 - 20:48

{ I’m alive ~ I’m alive, oh yeah… }

    Le jeune homme souriait ; Iwasara aussi, maintenant qu’elle le remarquait. Elle avait toujours pensé que la musique avec le pouvoir de rapprocher les gens autant que de les séparer les uns des autres par immersion dans un univers décalé – comme elle, lorsqu’elle enfonçait son casque sur ses oreilles pour ne plus entendre les cris, le soir. Son interprétation était peut-être clichée, voir complètement banale, mais elle y tenait malgré tout ; après tout, une expression partagée n’est-elle pas un signe d’entente, au moins dans les goûts musicaux ?
    L’anglais avait-il apprécié l’idée que dans son futur, la trace des groupes qui existaient à son époque persiste ? Au premier coup d’œil, Ayumi n’aurait pu le dire avec précision. Mais il semblait avoir apprécié la chanson ; du moins, son sourire l’avait fait croire à la jeune femme. Sans se départir de son beau sourire amusé, Emrys répondit :

    « N'importe quelle chanson de Skillet me conviendrait. Mais si c'est pour célébrer ton arrivée, vaut mieux éviter les trucs déprimant... »
    Iwasara retint l’air réjoui qu’elle sentait naître sur son visage. Visiblement, Skillet, il connaissait. Et aimait. Donc, elle avait fait un bon choix, et cette idée – celle qu’elle ait pu sélectionner dans son répertoire une musique correspondant à son public sans se tromper – lui faisait autant plaisir que jouer pour le public en question. Sur cette pensée, la jeune femme laissa glisser ses doigts sur ses cordes, produisant quelques notes en un accord décomposé.

    « Tu connais pas une chanson à peu près positive ? Toutes celles qui me viennent sont totalement..., inappropriées. »
    La chanteuse songea qu’Ermys avait raison de proposer une chanson joyeuse. Il était vrai que, maintenant qu’elle se trouvait enfermée sans moyen de ressortir, broyer du noir ne servait à rien. Était-ce également ce à quoi le jeune homme pensait ? C’était pertinent : déprimer au lieu de chercher une solution n’amenait jamais à rien, selon Iwa, et positiver, c’était déjà se sentir nettement mieux.
    Malheureusement, une première immersion dans son répertoire de musiques personnel apprit à la guitariste qu’en surface, elle ne connaissait que peu de musiques vraiment joyeuses. Non pas qu’elles étaient toutes déprimantes, non… mais la plupart d’entre elles traitaient soit d’amour, soit de regrets – par rapport à son époque, notamment – soit de mal-être… difficile dans tout cela de trouver des airs entraînants. Pourtant elle en connaissait, dire le contraire aurait été mentir ! Mais maintenant qu’elle y songeait, la majorité des morceaux qu’elle jouait n’en était pas, tout comme – elle faillit grimacer à cette idée – les chansons qu’elle avait elle-même composées. Tirant une musique pouvant convenir de son répertoire mentale, Iwasara se promit de composer plus joyeusement à l’avenir.

    « Hmm… Je t’avoue que j’ai eu un peu de mal à trouver. Apparemment les thèmes de mon époque ne sont pas si différents de ceux qui se jouaient dans la tienne… Mais j’ai trouvé celle-là, tu me diras ce que tu en penses. »
    Ses doigts se replacèrent sur les cordes, encore une fois.



    Nothing I say comes out right
    I can't love without a fight
    No one ever knows my name
    When I pray for sun, it rains
    I'm so sick of wasting time
    But nothings moving in my mind
    Inspiration can't be found
    I get up and fall but...

    I'm Alive !
    I'm Alive ! Oh, yeah
    Between the good and bad's where you'll find me
    Reaching for heaven
    I will fight
    And I'll sleep when I die
    I live, My life, I'm ALIVE!

    Every lover breaks my heart
    And I know it from the start
    Still I end up in a mess
    Every time I second Guess
    All my friend's just run away
    When I'm having a bad day
    I would rather stay in bed
    But I know there's a reason...

    I'm Alive !
    I'm Alive ! Oh, yeah
    Between the good and bad's where you'll find me
    Reaching for heaven
    I will fight
    And I'll sleep when I die
    I live, My life, I'm ALIVE!

    When I'm bored to death at home
    When he won't pick up the phone
    When I'm stuck in second place
    Those regrets I can't erase
    Only I can change the end
    Of the movie in my head
    There's no time for misery
    I won't feel sorry for me

    I'm Alive !
    I'm Alive ! Oh, yeah
    Between the good and bad's where you'll find me
    Reaching for heaven
    I will fight
    And I'll sleep when I die
    I live, My life, ohh!

    I'm Alive !
    I'm Alive ! Oh, yeah
    Between the good and bad's where you'll find me
    Reaching for heaven
    I will fight
    And I'll sleep when I die
    I live, my hard life,
    I live, my life
    I'm ALIVE !









    Cette chanson-ci était un peu longue – d’autant plus qu’elle la faisait en entier - mais en la jouant, Ayumi ne sentit pas les minutes s’écouler. Un peu comme une révélation, quelque chose à quoi elle n’aurait pas pensé quelques secondes auparavant. Cette chanson était pertinente. Elle lui correspondait bien. Tout va mal mais je suis en vie. Et je cherche le paradis, je cherche le bonheur. Même quand tout est noir ; ce n’était pas une musique triste malgré les paroles, mais elle n’était, finalement, pas vraiment joyeuse non plus. Elle était porteuse d’espoir – c‘était ainsi qu’Iwa l’avait ressentie et c’était ainsi qu’elle l’avait faite s’exprimer sous ses doigts. Vibrante à en pleurer. D’ailleurs, sans pouvoir dire pour quelle raison, la jeune femme sentit sa gorge se serrer, et ses yeux pourpres s’embuer légèrement. Quoi, toi qui ne pleure jamais, tu fondrais en larmes pour une chose pareille ?. Non, mauvaise idée. La guitariste passa brièvement sa main devant ses yeux comme pour les frotter – le soleil, oui, ou la fatigue, rien d’autre – afin de cacher son trouble, puis la laissa retomber en souriant de manière peu assurée à Emrys :

    « Désolée, ce n’était pas si joyeux que ça finalement. »
    Elle se sentit un peu hésitante. Qu’en avait-il pensé, lui ? Pour elle, cette chanson convenait à la situation ; peut-être même plus qu’elle l’aurait cru. Mais… Elle se sentait mal à l’aise. Comme si elle avait exposée une partie de son âme aux yeux de tous ; comme si un instant, elle avait commis un péché de transparence.


Me pardonneras-tu ? J'ai lâché durant la période d'exams et j'ai mis longtemps à reprendre après... je te présente mes plus plates excuses °°
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MessageSujet: Re: Un Pied devant l'autre. {Ayumi Iwasara}   Ven 15 Juil 2011 - 17:29

{Oh, t'en fais pas! La merveilleuse personne que je suis te pardonne sans problème.8D}

« Hmm… Je t’avoue que j’ai eu un peu de mal à trouver. Apparemment les thèmes de mon époque ne sont pas si différents de ceux qui se jouaient dans la tienne… Mais j’ai trouvé celle-là, tu me diras ce que tu en penses. »

Emrys acquiesça distraitement, suivant des yeux le mouvement de ses doigts. Évidemment, qu'il comptait lui dire ce qu'il en pensait ; d'autant plus qu'il ne pensait pas avoir à faire une remarque désagréable, de toute façon. Pour ce qui était des thèmes, ça n'avait rien d'étonnant en soi : que le monde aille pour le mieux ou qu'il se dépérisse, il y aurait toujours des chansons pour exprimer toutes les souffrances possibles et imaginables. Et, comme sûrement beaucoup d'autres personnes dans le monde, il préférait écouter ce à quoi il pouvait s'identifier. Ce qu'il trouvait beau, aussi. Visiblement, la beauté était plus facile à dépeindre dans la tristesse. Il se tut respectueusement quand la musique commença à résonner dans ses oreilles, déportant aléatoirement son regard tantôt sur la guitare, tantôt sur le sol, tantôt sur le visage de la jeune fille. Dès les premières notes, il put dire que ce n'était pas une chanson qu'il connaissait. Le rythme lui était inconnu, et bien qu'il comprenne sans mal les paroles il ne les reconnaissait pas. Ça n'avait aucune importance, après tout : il n'avait pas besoin de connaître, juste d'écouter. D'autant plus si c'était pour célébrer l'arrivée de la jeune fille ici, aussi triste ou fataliste cela puisse-t-il sembler.

La musique avait toujours eu le don de l'émouvoir, aussi loin qu'il s'en souvenait. Il ne savait pas bien s'il était fatigué, s'il était simplement trop émotif ces derniers temps ou si la musique d'Iwasara avait quelque chose de particulier, mais en tout cas elle le touchait. C'était exactement ça, oui : elle le touchait. Elle tapait sur la corde sensible. Il ne savait pas trop comment mettre des mots sur ce qu'il ressentait, mais il le ressentait, ça il en était sûr. Peut-être était-ce simplement qu'il était trop sensible ; on le lui avait souvent reproché, après tout. Parce que contrairement à d'autres il lui arrivait de pleurer, parce que parfois un rien l'énervait ou le faisait rire, ou tout simplement parce qu'il se sentait concerné par un grand nombre de choses dans ce monde. Quand il se sentait mal, il avait bien dû lui arriver de pleurer sur de la musique. Mais pas en public, évidemment. La présence d'une seule personne en face de lui suffisait à le forcer à retenir ses larmes, parce qu'il n'avait pas envie d'avoir l'air ridicule, tout simplement. Ou parce que les garçons ne pleurent pas. Dans tout les cas, il ne comptait pas se laisser envahir de sentiments négatifs ou trop forts : au contraire, le but était d'être joyeux. Ou optimiste, en tout cas.

Dans d'autres circonstances, peut-être que le jeune homme se serait ennuyé. Rester plusieurs minutes debout à ne rien faire d'autre qu'écouter n'avait jamais été son point fort. Il aimait être actif, et s'il savait s'assoir et réconforter les autres, il ne restait jamais debout à côté de sa chaine Hi-Fi pour écouter ses chansons préférées. A moins qu'il ne l'apprécie particulièrement, mais c'était tout de même assez rare. Pourtant, le temps que dura cette chanson ne lui parut pas long. Presque trop court, même. C'était beau ; c'était juste. C'était agréable et émouvant. Très. Peut-être même trop? C'était troublant, en tout cas. Pas dans le mauvais sens, mais ça restait troublant. Difficile à expliquer, encore une fois. Il aurait aimé trouver des mots pour décrire ce qu'il ressentait, mais sans y parvenir pour autant.

La guitariste passa une main sur ses yeux puis les releva vers lui, et prit la parole à nouveau :

« Désolée, ce n’était pas si joyeux que ça finalement. »

Pas tellement, non. Ce n'était pas triste pour autant. Emrys secoua doucement sa tête de droite à gauche, plus pour tenter d'évacuer quelque chose que pour exprimer la négation, et lui rendit un sourire.

«C'était bien, répondit-il simplement, toussotant légèrement pour dénouer sa gorge. Ce n'était pas exactement joyeux, mais c'était bien.»

Il laissa passer une seconde sans rien dire, perdu dans ses pensées, puis reprit avec plus d'enthousiasme :

«C'est fou ce que tu fais passer quand tu joues, en tout cas! Et puis, c'était bien pour célébrer ton arrivée. Beaucoup ont tendance à se laisser abattre, au début. Comme on dit, 'tant qu'il y a de la vie, il y a de l'espoir' ; Je préfère penser comme ça, en tout cas.»



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« Now my dad says, "Fuck the details, just keep your head down hard ; you gotta find yourself alone before you'll find the eyes of God. You may be broke and scared and mad and tear at the flesh of your heart-strings ; but you were born to be a peasant, not a king - so just stop acting like you're running from something. You're gonna leave the way you came, without a thing ; with your heart tied to your mind tied to a string". »

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MessageSujet: Re: Un Pied devant l'autre. {Ayumi Iwasara}   Lun 18 Juil 2011 - 1:10

{ ♫ Between the good and bad's where you'll find me, Reaching for heaven ; I will fight... }

    Les doigts de la guitariste pianotaient sur le manche de son instrument. Pas avec nervosité, pas jusque là, mais peut-être une petite touche d’inquiétude relative à la réception de sa musique. Ce qui arrivait tout de même assez rarement à Iwa pour que cela en devienne exceptionnel en soi. Cependant, il fallait reconnaître qu’il y avait des circonstance atténuantes dans la situation où elle se trouvait : soudainement arrachée à son monde d’origine et à sa liberté, séparée de tout ce qu’elle connaissait et plongée dans un endroit plus beau que celui dans lequel elle avait toujours vécu… et forcée de fait de se motiver pour ne pas tomber dans la déprime. Mais il aurait, en réalité, été surprenant qu’Iwasara se mette à déprimer ; elle n’avait jamais était dépressive, ne broyait jamais du noir, ce qui était surprenant compte tenu de l’enfance qu’elle avait eu. D’une certaine manière, c’était comme si les scènes auxquelles elle assistait chez elle la poussaient à voir les choses du bon coté en-dehors pour ne pas perdre toute son énergie. Ou quelque chose comme cela. Quoi qu’il en soit, la jeune fille avait toujours pensé que voir le coté négatif des choses était une bonne stratégie. Ce n’était pas pour cela que son monde à elle était toujours rose. Ou que tout lui semblait merveilleux. Mais au moins, tout ne lui semblait pas atrocement gris. Le gris était une horrible couleur.
    Contrairement à ses ébauches de craintes, Emrys ne semblait pas rebuté par l’ambiance de la chanson qu’elle venait de lui jouer. Un instant, la jeune fille crut le contraire en le voyant secouer la tête, mais apparemment ce n’était pas en réponse aux paroles qu’elle venait de lui adresser car il lui sourit avant de déclarer :

    « C'était bien. Ce n'était pas exactement joyeux, mais c'était bien. »
    Fugacement, presque timidement, Ayumi lui rendit son sourire. Peut-être était-ce parce qu’il s’agissait de la première personne rencontrée sur les lieux, mais elle aimait bien ce garçon. Il était gentil ; pour l’instant c’était la plus grande qualité que pouvait trouver à l’anglais une jeune fille qui avait vécu entre un père ivrogne et des camarades masculins brutaux et quasiment sans cervelle. C’était déjà pas mal : en deux phrases, tout simplement, Emrys avait réussi à la remettre un peu d’aplomb. Il n’avait pas employé beaucoup d’expressions rassurantes, pourtant, non. Juste « C’était bien », ces deux mots suffisaient. Simples, sincères. Ayumi estimait qu’une phrase exprimant franchement ce qu’on avait aimé ou non était une bonne chose. La musicienne fit passer la sangle de sa guitare par-dessus son épaule et entreprit de ranger celle-ci dans sa housse sans la laisser toucher le sol, tout en écoutant le jeune homme brun poursuivre :

    « C'est fou ce que tu fais passer quand tu joues, en tout cas ! Et puis, c'était bien pour célébrer ton arrivée. Beaucoup ont tendance à se laisser abattre, au début. Comme on dit, 'tant qu'il y a de la vie, il y a de l'espoir' ; Je préfère penser comme ça, en tout cas. »
    Iwa étouffa un rire derrière sa main et sourit au jeune homme :

    « C’est fou ce que tu sais remonter le moral. Merci beaucoup pour ce que tu as dit sur ma façon de jouer ; à vrai dire, c’est le but que j’essaie d’atteindre depuis le début, transmettre. »
    Malgré tout, jusqu’à présent, elle n’avait jamais réussi à toucher son auditoire aussi fort qu’elle l’aurait souhaité. Elle avait souvent supposé qu’elle était elle-même en cause, ne travaillant pas assez dur ou ne s’investissant pas assez, ou bien que l’époque rendait les hommes de plus en plus imperméables aux émotions extérieures. Ce que lui disait Emrys lui faisait plaisir, mais elle hésitait tout de même à donner énormément de poids à ses paroles, malgré leur apparente sincérité. Après tout, elle n’avait jamais… enfin, peut-être, venant d’une autre époque, le jeune homme était-il plus sensible à la musique ? Ou peut-être était-ce son caractère ; Iwasara l’ignorait. Cependant, malgré tout ce que cela pouvait être, elle appréciait le compliment à sa juste valeur. Remettant son instrument dans son dos, la guitariste se redressa et sourit de nouveau. Elle sentait déjà un changement, léger, par rapport à ce qu’elle ressentait à Ame. Ses sourires se trouvaient de moins en moins forcés ; Déjà. D’autres changements l’attendaient-ils plus tard ?

    « Alors ne nous laissons pas décourager ! Et maintenant ? » Interrogea-t-elle l’anglais aux yeux bleus.
    Pour peu qu’elle ne songe plus à la prison dans laquelle elle se trouvait désormais enfermée, tout devrait bien se passer, pour le moment.


Merci 8D xD
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MessageSujet: Re: Un Pied devant l'autre. {Ayumi Iwasara}   Mar 9 Aoû 2011 - 17:28

C'était peut-être la phrase qui résumait le mieux son point de vue, oui : 'Tant qu'il y a de la vie, il y a de l'espoir'. Ils étaient peut-être enfermés, et à priori il ne semblait pas y avoir de sortie, mais ils étaient vivant. Et tant qu'il n'était pas mort, cela signifiait qu'il pouvait toujours chercher une solution, et il était persuadé qu'il finirait par en trouver une. Chaque porte à sa clef, non? Celle-là ne devait pas faire exception. Il n'avait plus qu'à prendre son mal en patience, et ne pas se laisser décourager. Dans le fond, abandonner lui faisait peur ; qui sait si, quelques secondes seulement après, quelqu'un n'allait pas enfin trouver comment les faire rentrer chez eux? Ça aurait été trop stupide, vraiment. Sans doute que l'anglais faisait parti de ces idéalistes ennuyeux qui clamaient vouloir sauver tout et tout le monde, mais ça ne le dérangeait pas. Il avait suffisamment souffert des moqueries des autres pour savoir qu'on pouvait survivre à presque tout, et il tenait à ce que les autres le sache. Il fallait juste se montrer fort, ne pas se laisser faire. C'était plus facile à dire qu'à faire, mais il fallait au moins essayer. Et s'il échouait, eh bien tant pis. Il n'avait plus grand chose à perdre, à ce stade.
Non, ce qu'il craignait le plus, en vérité, était totalement l'inverse. Ce n'était pas rester seul et déprimé dans un endroit dont il pensait ne jamais sortir, qui l'effrayait. C'était se faire des amis, avoir le temps de se refaire une vie, apprendre à apprécier au moins un minimum cet endroit. Parce qu'en partant, il devrait quitter ces personnes, se dire que, pour certains, ils allaient retrouver un monde qui ne leur plaisait pas. Comme celui d'Iwasara, par exemple. Malgré le peu d'informations qu'elle lui avait fourni, il en savait suffisamment pour savoir que ce n'était pas un endroit où il aurait aimé vivre. Mais à priori, s'ils repassaient cette porte, ils retourneraient chacun là d'où ils venaient. Ça aurait été trop beau de pouvoir choisir, n'est-ce pas?


«C’est fou ce que tu sais remonter le moral. Merci beaucoup pour ce que tu as dit sur ma façon de jouer ; à vrai dire, c’est le but que j’essaie d’atteindre depuis le début, transmettre. »

Emrys continua de sourire, heureux de l'entendre dire ça. S'il avait réussi à au moins un peu lui remonter le moral, tant mieux ; quant-à sa musique, il n'aurait pu être plus sincère. Si son but était de transmettre, pour lui, elle était en plein dedans. Sa musique – ou ce qu'il en avait entendu, en tout cas – était très expressive. Cela lui faisait penser à un morceau de piano qu'il écoutait régulièrement et qui était, selon lui, une des plus belles musiques qu'il avait jamais écouté. C'était fou le nombre de choses que pouvaient dire quelques notes correctement placées, d'autant plus quand on les accompagnaient de paroles.

La jeune fille avait rangé sa guitare dans sa housse, et se redressa une fois que celle-ci fut correctement installée dans son dos. Son visage s'éclaira de nouveau d'un joli sourire, puis elle reprit la parole :

« Alors ne nous laissons pas décourager ! Et maintenant ? »

Et maintenant, hm? Le jeune homme déporta son regard sur sa droite puis sur sa gauche, comme s'il cherchait une inspiration quelconque dans le paysage. Ce qui n'était pas faux, dans un sens ; il était toujours beaucoup plus inspiré quand il était à l'air libre. Raison pour laquelle, quand il était encore chez lui, il s'installait souvent dehors pour peindre ou pour dessiner.

«Hum... Je ne sais pas. Si tu veux on peut encore marcher, répondit-il avec un signe de tête derrière lui. Je peux aussi te faire visiter, j'imagine. A moins que tu aies faim, ou que tu veuilles te reposer... Il y a de tout, de toute façon, ici.»

Oh oui, et même des choses qu'il aurait préféré ne pas connaitre. Il était loin d'avoir visité toutes les pièces et parlé avec tous les pensionnaires, mais il savait que certains endroits avaient plus ou moins l'air 'à éviter'. Des salles dont il ne connaissait pas l'utilité, par exemple. Ou bien des endroits un peu bizarre et toujours vides, dans lesquels il préférait ne pas s'aventurer. Certains avaient dû faire toutes les portes à la recherche d'une sortie, mais lui privilégiait la sûreté. Déjà qu'il avait réussi à se perdre dans ces fichus couloirs de cent mètres de long, ce n'était pas pour tenter le Diable. Sa chambre, la bibliothèque, la cuisine, la salle à manger, le parc..., les salles basiques lui suffisaient. Quant-aux personnes dangereuses, il les évitait. Ça ne lui serait jamais venu à l'esprit d'aller se promener gaiement dans les couloirs à trois heures du matin, par exemple. A tous les coups, il y en avaient qui vivaient la nuit.

Il coula un regard interrogateur à la guitariste, plutôt satisfait de ne pas avoir à feindre son sourire détendu. Pour une fois qu'il n'était pas complètement mort de fatigue, ça se fêtait.

{Maintenant c'est moi qui devrais implorer ton pardon... vv'}



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« Now my dad says, "Fuck the details, just keep your head down hard ; you gotta find yourself alone before you'll find the eyes of God. You may be broke and scared and mad and tear at the flesh of your heart-strings ; but you were born to be a peasant, not a king - so just stop acting like you're running from something. You're gonna leave the way you came, without a thing ; with your heart tied to your mind tied to a string". »

Voilà mon cœur ; prudence en sortant :
 
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MessageSujet: Re: Un Pied devant l'autre. {Ayumi Iwasara}   Dim 14 Aoû 2011 - 22:16

{ And you stay positive, positive ~ }

    Emrys jeta quelques coups d’œil autour de lui. Patiente, comme toujours, Iwa attendit simplement qu’il ait fini de réfléchir. Que faire maintenant ? Elle avait atterri dans un nouvel univers, rencontré la première personne qu’elle pourrait – elle l’espérait – qualifier d’ami à l’avenir, découvert que l’endroit était mille fois plus beau – au premier abord – que la planète qu’elle avait quitté. Elle avait aussi failli s’écrouler en pensant à ses ailes coupées. Elle pouvait encore fondre en larmes en y pensant, alors elle se concentrait sur autre chose. Alors maintenant ? Découvrir le lieu dans lequel elle risquait de passer un long, peut-être même très long moment ? Continuer de discuter ?
    En tout cas, une chose semblait certaine à Ayumi : il allait falloir qu’elle s’accoutume à l’idée d’être enfermée, pour le moment. Et voir les choses sous un angle positif ; sinon elle… non, sans parler de ne pas y survivre, ce qui était tout de même un peu exagéré, elle savait qu’elle finirait à la longue par se sentir mal, voir très mal. Et ça, elle préférait l’éviter : Depuis longtemps, elle s’appliquait à ne pas se laisser submerger par les aspects négatifs de sa vie. Si maintenant qu’elle s’était crue enfin libre, elle devait succomber à l’angoisse… cette idée l’effrayait, elle le sentait alors même qu’elle s’efforçait de la tenir à distance de ses pensées. Alors quitte à positiver, une fois de plus, autant commencer maintenant ; la peur et la frustration n’en seraient que plus simples à étouffer.
    La voix du jeune anglais tira brusquement Iwasara de ses réflexions :

    « Hum... Je ne sais pas. » Dit-il avant de faire un geste en direction du parc qui s’étendait vers l’horizon. « Si tu veux on peut encore marcher, je peux aussi te faire visiter, j'imagine. A moins que tu aies faim, ou que tu veuilles te reposer... Il y a de tout, de toute façon, ici. »
    De tout, n’est-ce pas… d’après les dires d’Emrys, leur “prison” semblait parfaitement équipée pour accueillir tous ses habitants… La chanteuse se demanda pour quelle obscure raison un tel endroit avait été bâti. Un endroit entre les mondes, hors du temps… c’était difficile à croire. Difficile, mais Ayumi y arrivait tout de même, malgré un reste de scepticisme hérité de son siècle, qui ne croyait plus en rien. Après tout, ce même siècle regorgeait malgré tout de folles légendes de rédemption. Des légendes sur les anges, sur la fin du monde, sur la purification… nul ne savait plus que croire. Alors un Pensionnat hors des limites conventionnelles de l’espace, emprisonnant en son sein tous ceux qui étaient assez fous ou assez égarés pour en franchir le seuil… pourquoi pas ?
    Ayumi se demanda si elle réussirait à se faire à cette vie. Jusqu’à ce qu’elle sorte, bien entendu, elle ne perdait pas cette idée de vue. Mais s’accoutumerait-elle aux règles, à l’absence de règles, aux bizarreries qu’elle pourrait rencontrer sur son chemin, aux autres pensionnaires ? Se ferait-elle de nouveaux amis ? Des amis qu’elle perdrait en repartant… Cette pensée la fit frémir. Comment s’attacher à quelqu’un ici, alors même qu’elle se promettait de quitter cet endroit le plus vite possible ? Était-il possible de créer des liens avec des gens qu’on était certain de devoir quitter un jour ? Bien entendu, mais la fin de l’histoire serait cruelle sans le moindre doute… Serait-elle capable de se faire à ces principes qui l’entoureraient désormais chaque jour ?
    Sans doute. Il y avait beaucoup de questions comme celles-là, qui ne trouveraient de réponse que lorsqu’elle aurait commencé à vivre cette « nouvelle vie ». Elle ne devait pas avoir peur ; la crainte ne l’aiderait en rien, et ne le ferait pas sortir d’ici, pas plus qu’elle ne l’empêcherait de souffrir d’une manière ou d’une autre.

    « Eh bien… tu veux bien me montrer un peu les lieux ? » La jeune femme passa sa main libre dans ses mèches d’un rose sombre. « S’il faut que je m’habitue à me repérer, autant commencer tout de suite… cet endroit a vraiment l’air immense. »
    C’était vrai. Autant commencer par quelque chose. S’habituer petit à petit, et tout irait bien. Jusqu’à ce qu’elle ressorte. Ayumi releva son regard pourpre vers le jeune homme et lui adressa encore une fois un sourire difficile, presque timide, peu étendu mais pas forcé pour autant, montrant juste qu’elle était peu accoutumée à montrer ses émotions lorsqu’elle ne jouait pas. Et puis elle s’apprêta à lui emboîter le pas, se promettant de ne pas se laisser abattre, non, jamais.


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Je termine maintenant, donc, parce que sinon prochain post je dépasse pas 5 ligne x3 /mur/ En échange je te pardonne 8D /remur/
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MessageSujet: Re: Un Pied devant l'autre. {Ayumi Iwasara}   Aujourd'hui à 15:12

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Un Pied devant l'autre. {Ayumi Iwasara}

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