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 AEL Kélian { V1

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Slow Motion Suicide
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Masculin Pseudo Hors-RP : Nii / MPDT
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• Age : 28
• Pouvoir : Faire piquer des crises de nerfs aux autres.
• AEA : Un truc aux écailles multico - ...hein ?
• Petit(e) ami(e) : YHTGFDHFREUIGF

RP en cours : That we can climb

Messages : 187
Inscrit le : 08/03/2011

MessageSujet: AEL Kélian { V1   Mar 8 Mar 2011 - 2:48



* Kélian Ael


*nom – Ael. Il ne l'utilise qu'à l'écrit.
*prénom – Kélian.
*age – 21 ans.
*né le – L'équivalent d'un 02 Mai.

Pouvoir
Désinhiber les personnes à qui il parle. A savoir que, quand il parle avec quelqu'un (et qu'il se trouve proche d'elle, mais à moins de crier d'un bout à l'autre du couloir, normalement c'est inutile à préciser...) cette personne voit les limites qu'il s'auto-impose être réduites, voires effacées. Ce qui, concrètement, signifie que ses interlocuteurs perdent leur auto-mesure. Un hypocrite fini serait bien plus honnête, quelqu'un s'efforçant d'être poli le serait bien moins. Vous perdez le sens de la honte et parlez bien plus librement. Cela dure tant que vous êtes à proximité de lui, et les effets peuvent soit s'arrêter quand vous vous éloignez, soit perdurer pendant une durée de cinq à dix minutes.

Alter Ego Astral
Mask, un reptile mesurant aux alentours de deux mètres (Si vous voulez une comparaison, pensez à un Varan de Komodo). Il est argenté et couvert d'écailles et, étant donné sa taille, se déplace relativement rapidement. Il est d'un naturel assez calme et posé, et semble complètement blasé. Un peu comme si tout ce que vous dites l'ennuie fondamentalement, y compris ce que lui raconte Kélian. Il a beau faire peur, il n'en reste pas moins fondamentalement gentil et prévenant.

Passions
Passions Kélian aime frapper les personnes qui l'énervent, mais lui-même n'appellerait pas ça une passion. Sinon il semble trouver amusant de faire peur aux autres, mais là encore rien qui ressemble de près ou de loin à une passion. En revanche il aime assez cuisiner, et se débrouille plutôt bien avec un couteau et des ustensiles divers tant qu'il a une recette à suivre. Ne rien faire est aussi une de ses grande passion, dans la vie. Il n'est pas rare qu'il s'installe dans un coin et observe les gens passer, sans avoir l'air de faire quoi que ce soit en particulier. A part regarder, donc.

N'aime pas / Phobies
Kélian a, bien qu'il ait tendance à le minimiser, de véritables phobies. Par exemple, il a peur du vide et vous ne le verrez pas grimper bien haut ; il a toujours fallu le motiver pour monter aux échelles. De façon plus sérieuse, il souffre de clinophobie, à savoir la peur de s'allonger, de dormir, de rester en position allongée. Raison pour laquelle il a passé des nuits sans dormir par le passé, jusqu'à s'en écrouler de fatigue. Plus récemment il a trouvé le compromis de prendre des somnifères et de dormir assis, ce qui lui semble visiblement moins inhumain que de s'allonger sur un foutu lit-parce que ça le terrifie, voilà tout. De manière plus générale il n'aime pas les couleurs flashy, les personnes qui se répètent, la peinture, le dessin et toute autre forme d'art, les enfants et les horaires à respecter. Il n'aime pas non plus les menteurs et les crétins qui veulent plaire à tout le monde, étant adepte du 'je te plais tant mieux je te plais pas tant pis'.




« Lose the way, everyday,
Wandering round in circles
Tell me how, show me how
To erase my past mistakes »


Précisions

Spoiler:
 


Physique

Kélian, c'est un garçon qui n'est jamais sorti des normes. Le garçon type que l'on peut avoir comme voisin, comme frère ou comme ami, et dont le physique semble tout à fait banal. Celui que vous pouvez prendre comme exemple quand vous voulez parler des caractéristiques physiques typiques de votre lieu de vie, celui qui doit se débrouiller pour se démarquer autrement que par ce que la nature a daigné lui donner. Raison pour laquelle, honnêtement, vous ne l'entendrez jamais se plaindre de son physique. Quand on est normal, bien, où est l'intérêt? Pleurer sur un physique de rêve que personne n'avait réellement, ce n'était pas son genre. Du haut de son mètre soixante douze, il se trouve d'une taille fort correcte ; ce qui bien sûr n'est pas le cas quand on le compare à la majorité des êtres humains qui peuplent le pensionnat. Là où il vit cette taille est une moyenne honorable pour un homme ayant fini sa croissance, et atteindre le mètre quatre-vingt est plutôt rare, en général. Et, honnêtement, il se fiche bien de savoir qu'il est petit selon les critères d'autres races que la sienne.
Son corps est mince, finement sculpté, et on devine l'agilité et la souplesse derrière ce physique élancé. Penser qu'il n'a rien dans les bras et dans les jambes, en revanche, serait un mauvais calcul : il est naturellement plus fort que le commun des mortels, et ce serait faire une grossière erreur que de le sous-estimer en prenant le prétexte de sa carrure. En revanche il est loin d'être rapide, et si course de vitesse ou de durée il devait y avoir il avait pris pour habitude d'y échapper, quitte à inventer à chaque fois de nouvelles excuses. La minceur étant de mise chez lui, il a toujours fait très attention à avoir un régime alimentaire à peu près équilibré et à faire des exercices réguliers pour se maintenir en forme. Il est donc dans une parfaite forme question physique, son seul point noir étant sa respiration, endommagée par la cigarette. Ce qu'il fume n'a, par ailleurs, rien à voir avec le tabac, bien que cela ait plus ou moins les même effets ; si vous voulez voler une cigarette à quelqu'un, évitez de fouiller dans ses poches. Simple conseil. Vous vous étrangleriez autant que lui s'il voulait essayer le tabac.
Si l'on veut aller plus dans le détail, l'on peut dire qu'il a une peau très claire, plus blanche qu'autre chose. Il n'a pas vraiment de cicatrice dessus, bien qu'il garde peut-être quelques traces témoignant de disputes ou altercations ayant visiblement fini dans les graviers de ci de là. Ses doigts sont longs et assez osseux, et l'intégralité de ses ongles se sont retrouvés vernis en noir suite à un effet de mode. Ses oreilles de même sont percées en de multiples endroits, et il aime y accrocher de petites boucles en argent ou autres pierreries du même genre.
Son visage, à présent : il fut longtemps dérangé par son nez (sans réussir à pointer ce qui n'allait pas pour autant...) mais semble à présent avoir accepté cette partie de son anatomie, n'y prêtant qu'une très vague attention. Il est droit, ni long ni vraiment court ; rien de particulier, en somme. Son menton est assez étroit et son visage lisse, sans pommettes saillantes ni fossettes au creux des joues. Un visage qui, bien qu'appartenant à un jeune adulte, aurait parfois tendance à faire penser à celui d'un adolescent ; il semble d'un âge incertain, pouvant parfois avoir l'air d'un gamin de seize ans et d'autres fois d'un adulte de vingt-cinq ans passé. Sa bouche est fine, et ses lèvres pâles s'ouvrent régulièrement sur des dents blanches et droites, légèrement pointues. Disons que s'il plantait ses canines dans votre bras, vous le sentiriez largement passer. Ses yeux, quant-à-eux, sont fins et perçants, d'une couleur oscillant entre différentes teintes de gris, ni clairs ni foncés. Et si l'on fait bien attention, à la lumière, on peut constater que son œil droit est sensiblement plus clair que le gauche. Généralement cependant, la différence est trop subtile pour qu'on puisse la distinguer en le regardant. Ses cheveux sont d'un noir un peu clair, sans reflets, et tombent régulièrement devant ses yeux et, derrière, le long de sa nuque. Ils semblent arrangés de manière un peu anarchique, et il y aurait matière à se demander s'il se coiffe le matin où adopte simplement le style 'saut de lit'.
Pour ce qui est des vêtements, le jeune homme ne jure que par le noir, le gris et le blanc. De toute façon, quand on a les cheveux noirs et la peau blanche, c'est quitte ou double : soit on joue là-dessus et on renforce l'idée de contraste, soit au contraire on se pare de couleurs vives et chaudes. Il n'est pas bien difficile de comprendre quelle option le jeune homme a choisie. Il aime les chemises noires rayées de fines rayures blanches, les T-Shirts et les chemises toutes simples. Il aime aussi les pantalons sombres de largeur correcte, mais porte parfois des pantalons s'arrêtant en-dessous de ses genoux et que, généralement, il porte assez bas pour qu'on puisse dire précisément de quelle couleur sont ses sous-vêtements. Il avouera aussi une certaine préférence pour les multiples ceintures qui ne servent à rien d'autre qu'à décorer vu où elles tombent, les chaine en argent, les fermetures éclaires un peu n'importe où..., tout un style. Pour les chaussures, soit il fait dans le sobre et porte de simple chaussures basses noires, soit il enfile des bottes plus ou moins customisées. Au choix.
Dernière chose à préciser concernant le physique de Kélian : la marque qu'il a sous l'œil gauche. Ces courbes nettes et d'un noir presque total qui semblent tatouées dans sa peau peuvent être considérées le plus simplement du monde comme une tâche de naissance, en quelque sorte, et sont caractéristiques de sa famille.


Caractère

Tout d'abord, Kélian est lui-même et ne cherche pas à plaire à tout bout de champ. Autant le dire tout de suite, il se moque de l'avis des autres-ou tout du moins c'est l'image qu'il tient à donner de lui, et ça se sent. Si vous lui faites des remarques sur son allure, ses vêtements ou sa manière de parler, ça ne l'atteindra pas. Pas au sens où il va vous ignorer et passer son chemin, il y a de forts risques pour que cela l'énerve tout de même. Mais au sens où cela ne le blessera pas, au sens où la minute d'après il l'aura déjà oublié ce que vous lui aviez dit. Il ne fait pas parti de ceux qui se donnent un genre en clamant qu'ils se moquent de votre opinion pour aller vérifier qu'ils sont correctement vêtus la seconde d'après. S'il aime sa façon de s'habiller, alors il s'habillera comme ça. Il ne tient pas non plus à être ridicule, et en cela on peut dire qu'il tient tout de même compte de l'avis des autres. Il en tient compte, il l'évalue et le soupèse, mais ne le suivra pas aveuglement. De la même façon, il sait accepter ses torts, et bien que cela ne lui plaise que très modérément il ne s'entête pas quand on lui a prouvé qu'il avait commis une erreur quelconque.
Ensuite, même si l'on pourrait croire, de par son attitude et sa manière d'agir, qu'il est du genre à aimer tromper les autres et leur mentir à tout bout de champ, c'est très loin d'être le cas. Il est honnête, et si parfois il ment pour se sortir d'un faux pas ou éviter de trop longues explications, il tient tout de même à coller le plus possible à la vérité. Premièrement, parce que c'est plus simple et qu'il n'a pas à retenir ses mensonges et s'y tenir toute une vie durant. Deuxièmement, parce qu'il n'aime pas ça. Ses parents ont au moins réussi à lui inculquer la notion d'honnêteté, et visiblement cela l'a assez marqué pour qu'il cherche à ne pas dépasser les limites dans ce domaine. Peut-être une question d'éducation et de contexte, aussi? Chez lui, le mensonge était beaucoup plus mal vu qu'ici, et était presque considéré comme une maladie, une déviance ; il était en conséquent bien moins répandu que dans nos sociétés actuelles. Il traite de fait les menteurs avec une certaine sévérité, à moins que ce ne soit un mensonge prononcé pour aider quelqu'un, ou cacher une vérité trop dure à accepter.
De la même façon, vous pourrez constater qu'il est beaucoup moins violent et sec envers les jeunes filles ; question d'éducation et de contexte. De fait, il ne frapperait jamais une représentante de ce sexe, et tenterait d'être plus diplomate. Pour ce qui est du reste, Kélian n'a jamais voulu être populaire et aimé de tous. Il avait sa famille à qui il ne voulait pas faire (trop) honte, ses quelques amis et personnes qu'il aimait bien, et cela lui suffisait amplement. Pas qu'il n'avait aucun charisme et n'arrivait pas à se faire des amis, loin de là : simplement qu'il ne voyait pas l'intérêt de connaître tout le monde et de jouer au roi. Il méprise ces personnes, et les seuls rapports qu'il a avec ces derniers sont généralement peu cordiaux.
Il dit ce qu'il pense à voix haute et a tendance à être assez sarcastique, mais il ne faut pas toujours mal prendre ses remarques. Il est de toute façon rarement gentil avec qui que ce soit, même les personnes qu'il apprécie : il n'est heureusement pas trop difficile de distinguer les petites piques amicales et les remarques destinées à blesser, chez lui. Il fait confiance aux personnes qu'il aime bien, et il n'est pas extrêmement difficile de rentrer dans son cercle d'amis ou de connaissance, tant qu'on supporte son caractère assez lunatique. Il ne faudra pas vous étonner qu'il sourit puis, agacé par on ne sait quoi, se mette à grogner et à lever les yeux au ciel toutes les dix secondes. Certes, Kélian ne fait pas confiance au premier venu, mais il ne fait pas passer quinze épreuves de courage et de loyauté aux personnes avec qui il s'entend bien, il ne faut rien exagérer : il fait confiance, et puis il verra bien. Et puis de toute façon, ce n'est pas comme si tout le monde faisait la queue pour devenir son ami, non? S'il vous disait qu'il ne vous aime pas vous n'en mourriez pas, non? Donc s'il veut des amis, il doit accepter les autres de la même manière qu'eux l'accepte, point. Tout le monde au même niveau. Après, si vous le trahissez, il vous détestera et voudra vous pourrir la vie, quitte à se faire du mal pour rien. Assez rancunier et revanchard, il n'est pourtant pas impossible de vous faire pardonner, si vous savez comment vous y prendre. De la même manière, bien que relativement fier, il saura revenir vers ceux qu'il a blessé s'il voit que ceux-ci sont vraiment en colère contre lui. Il n'est peut-être pas très doué pour les excuses, et n'aime pas passer deux heures à vous dire que vous lui manquez et que finalement vous êtes peut-être pas si nul que ça, mais il fera cet effort s'il juge que vous en valez la peine.
Le jeune homme n'aime, en effet, que très moyennement devoir parler de lui. Ou devoir dire ce qu'il ressent. Il est assez maladroit sur les sentiments et les mots à utiliser suivant les situations, n'arrivant pas à exprimer son attachement à qui que ce soit de manière correcte. Il se contente généralement de faire comme s'il était évident qu'il vous aime bien, même s'il passe sa journée à vous taquiner plus ou moins gentiment. Il garde tout pour lui, ne pleure jamais et se plaint rarement, préférant gérer ses problèmes lui-même.
Ah, autre chose : il n'est pas fondamentalement méchant et grognon, et il lui arrive souvent de rire et de s'amuser ou de vouloir aider quelqu'un qui lui demande de l'aide. Seulement d'un autre côté sa manière de se montrer gentil reste particulière, et il reste quelqu'un s'énervant vite et de manière assez violente. Frapper le crétin qui l'énerve ne le dérangera pas plus que cela, c'est clair. Et il ne vous demandera pas votre permission avant.


Histoire

«Chut! Tu dois pas faire de bruit, sinon, t'es nul. Allez, baisse la tête.»

Kélian voulut répliquer quelque chose, appuyant ses deux mains sur les côtés du coffre dans lequel il était assis, mais son frère ne lui en laissa pas le temps. Ne voulant pas se coincer les doigts ou se cogner la tête, il s'allongea brusquement au milieu des vêtements et des draps rangés là. Tout était noir, maintenant, et le petit garçon de cinq ans ne pu qu'arquer les sourcils, inquiet.

«Mais je veux pas faire ça, gémit-il en donnant de petits coups sur le couvercle en entendant le verrou se fermer. Tu restes là, Selwyn, hein?

-Oui oui, t'en fais pas. Tu restes là deux minutes et après je serais sûr que t'es courageux et tout.

-Tu restes là, hein?

-Oui! La ferme, maintenant!»

Kélian se tut, observant le noir de ses grands yeux gris. Deux minutes. Cinq minutes. Un quart d'heure.

«Selwyn?

-Restes encore un peu, ça fait pas deux minutes.»

Une demi-heure.

«Selwyn, j'ai mal, gémit-il en tentant de se retourner ou de soulever le couvercle, sans succès.

-T'es un homme ou une mauviette, à la fin?»

Piqué au vif par la remarque, et bien décidé à passer cette 'épreuve', il ferma les yeux et tenta d'ignorer les crampes qui couraient dans ses jambes. Une heure. Une heure un quart.

«Selwyn?»

Pas de réponse.

«Selwyn...? Selwyn, ça fait assez de temps, là. J'ai du mal à respirer.»

Toujours rien.

«Selwyn? Selwyn! Je veux sortir!»

Le petit garçon se mit à tambouriner contre le couvercle, sans succès. Il recommença. Encore. Encore. Il fallut une demi-heure de plus à frapper de ses petits poings sur le bois du coffre pour que sa mère ne vienne dans la buanderie et n'ouvre à son fils, en larmes.


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«Kéliaaan...?»

Le garçon ouvrit un œil fatigué sur le mur en face de lui, et resserra l'étreinte de ses bras autour de ses genoux.

«Kéliaaan...»

Les deux petites voix qui résonnèrent en même temps, plaintives, lui arrachèrent un soupir agacé. Il étira ses jambes sur son lit et se glissa au sol, faisant bien attention à ne pas faire craquer les planches de bois sous son poids. Il avança à tâtons, doucement, appuyant sa main droite contre le mur, jusqu'à sentir la tête de lit sous ses doigts. Il posa ses mains sur le drap de toile et grimpa sur le lit, se glissant silencieusement entre les jumeaux. Kélian les devinait recroquevillés sur le matelas, leurs petites mains d'enfants accrochées au drap comme si c'était la dernière chose qui les raccrochaient à la vie. Leur ainé, lui, ne tenterait pas de s'allonger, ils le savaient pertinemment. Allongés, c'étaient les morts. Couché, il avait peur de ne pas pouvoir se relever. Peur qu'on veuille l'étouffer, peur qu'on l'enterre, peur qu'il s'endorme et ne se réveille jamais. Ce n'était même pas tant le sommeil, qu'il craignait, se dit-il en s'installant plus confortablement dans le lit. C'était de s'allonger.

«Selwyn vous a encore fait peur? Murmura-t-il le plus bas possible, ne tenant pas à se faire entendre du reste de la famille, qui dormaient dans des pièces attenantes.

-Y'a eu un drôle de bruit, là, j'ai entendu...»

Il devina Lénaick en train d'acquiescer et Matheven en train de regarder autour de lui en quête d'un monstre quelconque, et leva les yeux au ciel. Selwyn, c'était son grand frère : et Kélian avait beau avoir onze ans, il ne pouvait pas faire grand chose contre un garçon de cinq ans son ainé. Visiblement, il trouvait amusant de terroriser ses cadets. Lui-même en était passé par là, il connaissait la chanson. Seulement si sur lui ça avait eu le mérite de l'endurcir un peu, ça semblait avoir l'effet inverse sur ces deux là.

«Vous êtes chiants, va falloir grandir un peu..., râla le plus vieux des trois en se redressant, clignant des yeux dans l'obscurité. Je vais vous dire ce que c'était, moi, ce bruit. C'était Mask.»

Les jumeaux roulèrent sur leur frère des yeux étonnés, là où ils imaginaient que son visage devait se trouver.

«Arrête, il existe pas, commença le premier, mal assuré. En plus le nom que tu lui as donné il est trop nul.

-Je lui ai pas donné,
souffla-t-il sur le ton de la confidence, il me l'a dit. Il venait dans ma chambre, avant, la nuit. Quand vous étiez trop petit pour vous rendre compte.

-Il peut parler?»

Un sourire satisfait se dessina sur le visage blanc de Kélian, qui ébouriffa gentiment les cheveux de Lénaick. L'endroit où ils vivaient n'était pas immense, et ils restaient loin du vacarme des grandes villes : les légendes pullulaient, par ici. Et l'une d'elle voulait qu'un reptile géant rampe parfois dans les maisons où il y avait des enfants pour les enlever et les dévorer, ne laissant d'eux qu'une poignée d'os rongés. Ou en tout cas c'était ce que son frère lui avait raconté, à lui et à sa petite sœur. Il en avait fait d'horribles cauchemars, étant plus jeune. Il l'entendait venir dans sa chambre, s'arrêter devant son lit. Alors il retenait sa respiration, ne bougeait plus un orteil et priait pour qu'il ne le mange pas. Et puis sa mère avait fini par lui dire que s'il venait si souvent sans le manger, alors il ne devait pas être si méchant que ça. Ce cher Mask, donc, avait fini par s'approcher de son lit un peu plus encore, avait posé ses gros yeux sur lui et lui avait même parlé. Il lui avait dit qu'il n'était pas méchant, et qu'il se contentait d'enlever les enfants aux parents qui leur faisaient du mal, qu'il les sauvait.

Il était un peu vieux pour encore voir ce brave reptile, à présent. Il était temps de le passer à quelqu'un d'autre.

«Bien sûr qu'il parle. Il sait dire plein de trucs. Comme 'la ferme' ou 'allez dormir sales gosses', par exemple. Un amour.

-T'es un menteur, tu dis n'importe quoi!»

Les trois enfants se figèrent en entendant une porte s'ouvrir dans le silence de la maison. Ils ne relâchèrent leur respiration qu'une fois qu'ils entendirent la démarche trainante et peu décidée de leur sœur ainée, qui avait sans doute soif. Dans la famille Ael, ils étaient six enfants : Selwyn, seize ans, Iléana, treize ans, Kélian, onze ans, Cassyline, neuf ans, et Lénaick et Matheven, sept ans. Leur père travaillait dans la finance dans la ville voisine, et s'ils étaient loin d'être riches il gagnait assez pour permettre à sa femme et à ses enfants de vivre tranquillement et d'avoir ce qui leur étaient nécessaire. Le jeune garçon, pour sa part, n'avait pas trop à s'en faire : il n'était pas le premier né, donc n'avait pas trop de responsabilité, et n'était pas le dernier, donc n'était pas surprotégé comme l'étaient les jumeaux. Le juste milieu, l'équilibre parfait. Et quand il voyait à quel point devoir faire honneur à sa famille avait rendu son ainé méchant et nerveux, et à quel point être dorlotés et protégés avait rendu ses cadets dépendants et influençables, il s'en félicitait. Lui et Cassy avaient de la chance, d'être juste au milieu. Enfin. Surtout lui. Sa sœur, elle, c'était différent.

«..., je suis pas un menteur Je le voyais vraiment, avant, répondit-il en posant sa tête sur ses genoux. Allez, dormez. Chut maintenant.»


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Kélian (qui avait eu le malheur de s'assoir sur un fauteuil en face d'un miroir) cessa de grimacer dans le vide quand sa mère lui lança un regard exaspéré, tout en serrant la cravate de son frère ainé. Il haussa les épaules, l'air de dire qu'il s'ennuyait, et se laissa tomber contre le dossier rembourré de son fauteuil. Comme à chaque fin d'année, toute la ville était conviée à la Cérémonie. La Cérémonie, c'était un rite de passage obligatoire pour toute jeune fille ou jeune garçon, et en vertu de cela, apparemment, il fallait être bien habillé. Cette année là, Selwyn avait eu dix-huit ans : il y était donc convié. C'était pour légaliser leur passage à l'âge adulte, quelque chose dans ce goût-là. Lui n'avait que treize ans, alors honnêtement, il n'en avait absolument rien à cirer. Tout ce qu'il voyait était que ce que sa mère avait mis sur ses cheveux pour les faire tenir en place sentait les trucs pour fille, et il n'aimait pas ça.

«Mon chéri, tu veux bien aller chercher tes sœurs? Dis leur qu'on doit vraiment y aller, sinon on va rater le début.»

Un grommellement inintelligible répondit à cette très gentille demande, et le jeune garçon se leva paresseusement, faisant claquer ses chaussures noires sur les lattes du plancher à mesure qu'il s'approchait des chambres. Il grimpa l'escalier quatre à quatre, et frappa violemment à la porte de la plus âgée des deux filles, lui criant de se magner un peu. Quand elle lui répondit qu'elle arrivait, Kélian pivota sur ses talons et alla à l'autre bout du couloir, où se trouvait la chambre de Cassyline. Il entendit la porte d'Iléana s'ouvrir, et la regarda rapidement descendre avant de frapper à la porte de sa sœur.

«On doit y aller, magne toiiiii...»

Ne recevant tout d'abord aucune réponse, il frappa de nouveau. Il n'avait pas vraiment envie de rentrer sans y avoir été invité au préalable.

«Cassyline? Cassy, c'est l'heure, quoi...

-Je veux pas y aller!»

Le garçon aux cheveux sombre resta un moment sans savoir quoi faire, puis descendit les marches en courant. Dans le salon, tout le monde était prêt et correctement habillé ; ils se retournèrent tous vers lui quand il revint, seul.

«Elle dit qu'elle veut pas venir.

-Allons bon! Bien sûr que si, elle va venir,
rétorqua son père en fronçant les sourcils. Ce n'est pas le moment pour que Mademoiselle pique une colère!

-Papa, on va être en retard, gémit Selwyn en triturant nerveusement le bord de sa veste. Faut se dépêcher...»

Fou, ça. Toujours nerveux.

«Vous avez qu'à y aller, on vous rejoint tout de suite. Je vais la chercher!»

Ne leur laissant pas le temps d'accepter ou non sa proposition, il avala en quelques enjambées décidées la distance qui le séparait de l'étage. Sa sœur n'était pas très caractérielle d'ordinaire, mais elle avait ses travers bien à elle. Il le savait mieux que quiconque : ils étaient très proches, après tout. Si elle devait écouter quelqu'un, ce serait soit lui, soit sa mère. Après quelques secondes à attendre en silence il entendit la porte du rez-de-chaussée s'ouvrir, des bruits de pas, de discussion animée, puis la porte se referma. Silence. Il appuya sur la clenche, doucement, et fut surpris de constater qu'elle ne l'empêchait pas d'entrer. Quand on allait à l'école, là-bas, un des premiers cours était celui de Maitrise. Il n'avait pas tout compris, mais il y avait une sorte d'énergie dans l'air qui réagissait au contact des êtres vivants. Comme des dizaines de petits trucs réactifs microscopiques reliés entre eux. Quand on savait correctement l'utiliser, on pouvait donc s'en servir pour communiquer à distance, par exemple : il suffisait juste de savoir où était l'autre, géographiquement parlant (et de savoir s'en servir, ça allait de soi). On pouvait aussi, grâce à ça, attirer des objets à soi ou au contraire les repousser. Ou maintenir une porte fermée à distance.
Il ouvrit la porte en grand, clignant des yeux pour se faire à la douce pénombre qui régnait dans la pièce. Sa sœur était là, assise sur le lit, son oreiller serré contre elle.

«Ils sont partis, mais on va devoir y aller aussi. Allez, dépêche.

-Je vois pas pourquoi j'irais, répliqua la fillette en plantant ses yeux dans les siens, une lueur de défi brillant dans ses iris bruns. Je suis même pas sa sœur.»

Ces quelques mots laissèrent Kélian sans voix, et soudain il se mit à trouver le silence pesant. Il observa la peau parfaitement uniforme de sa sœur, vierge de la moindre marque. Non, ce n'était pas leur sœur. Tout le monde le savait. Ce n'était pas bien difficile à voir, ça se lisait littéralement sur son visage. L'adultère, dans de petits villages conservateurs comme le leur, était encore extrêmement mal vue. Alors quand sa mère tomba enceinte, un beau jour, elle sut d'avance que sa fille ne porterait pas la marque de sa famille, que ça se saurait. Elle dit qu'elle avait été violée. Personne ne sut si c'était la vérité ou si elle tenait juste à cacher un éventuel amant, mais cette version fut acceptée. En cas de viol, généralement, on faisait prendre des remèdes à la femme pour la faire avorter ; ce n'était pas toujours efficace, et cet exemple en fut la preuve. Le père n'ayant pu faire les frais de leur indignation, ce fut donc la fille qui écopa des remarques. Fruit d'un viol, portant les gênes d'un détraqué, pouvait-elle seulement être normale? Selwyn lui avait même dit que, une fois, on lui avait demandé de regarder où était la marque de Cassyline, à quoi elle ressemblait. Pour savoir de qui elle était. Personne savait. Leur mère avait dit qu'elle n'avait pas vu le visage de son agresseur ; fin de l'histoire.

«Mais si, t'es sa sœur, répondit-il d'une voix se voulant forte, mais ne réussissant pas à avoir l'air convainquant pour autant. C'est tout comme.

-Les filles à l'école elles demandent toujours mon nom, et quand je leur dis, elle me disent de le prouver. Comme je peux pas, elles disent que je suis la fille de personne, que je vais finir toute seule parce que personne voudra de moi. Alors je vais mourir toute seule, et j'ai pas de famille, et je suis nulle, et...»

Kélian arqua légèrement les sourcils, ne sachant pas que faire face aux sanglots de sa cadette. Que pouvait-il lui dire? Les enfants, c'est cruel. Lui, il s'était fait terroriser par son frère. Si elle n'avait pas été la fille d'un adultère, elles auraient trouvé autre chose à lui redire sur sa coiffure ou sa manière de s'habiller. Il avait toujours trouvé les filles particulièrement perverses entres elles, de toute façon.

Il s'assit près d'elle sur le lit et pressa sa petite épaule entre ses doigts, cherchant que dire.

«Mais t'es notre sœur quand même, répondit-il doucement, priant pour qu'elle arrête bientôt de pleurer. Et tu sais quoi? Euh, on va faire une promesse, okay? Mais faut arrêter de pleurer, avant, hein, c'est nul de pleurer.»

La fillette passa ses poings sur son visage, essuyant maladroitement ses larmes, et elle acquiesça en silence, tendant sa main gauche devant elle, doigts écartés. Il passa ses doigts entre les siens et ils refermèrent leur main sur celle de l'autre. Formule consacrée pour les promesses.

«Celui qui a fait ça à maman, dit-il d'une voix grave, si je le retrouve, je le tuerais. Je lui ferais regretter de t'avoir laissé souffrir à sa place, d'accord? Une Promesse est une Promesse, que le malheur s'abatte sur les menteurs.»

Les enfants récitèrent la dernière phrase ensemble, et la petite fille sourit légèrement en défaisant l'étreinte de leurs mains. Son air se fit soudain plus sérieux, et Kélian se prit à penser que tant de gravité n'allait pas à une gamine de onze ans. Elle sembla hésiter, puis souleva sa jupe rose et noire jusqu'à son bassin. Lui lançant d'abord que c'était pas le moment idéal pour se déshabiller, il baissa les yeux sur sa cuisse quand elle le frappa en lui disant que c'était sérieux. Sa marque était là, d'un joli gris perle, formant de belles lignes entrelacées à l'intérieur de sa cuisse. Pas étonnant que personne ne sache. Si le père de Cassyline avait eu sa marque sur un bras ou sur le visage, il n'aurait pas pu nier leur filiation. Mais sur la cuisse? Allez déshabiller tout le monde, vous. Il ne connaissait aucune famille clamant qu'ils avaient leur marque là.

«Si tu retrouves celui qui m'a fait ça, dit-elle d'un ton suppliant, tu le tues. Tu le tues.»

Il la regarda en silence, puis acquiesça.

«Allez, on y va.»


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Les années suivantes , rien de particulier ne se passa. Il avait à présent seize ans, et à la fin de l'année ce serait Iléana qui fêterait son passage à l'âge adulte. Et après elle, ce serait son tour. Franchement, il avait hâte : il pourrait faire tout ce que les adultes faisaient, aurait le droit d'aller n'importe où et pourrait arrêter de compter les années. Parce que, c'était clair, il n'y avait que les enfants qui faisaient ça. Le vieillissement de leur corps était lent et progressif ; dans une centaine d'années, Kélian serait encore en état de travailler. Chacun était libre ou non de tenir le compte des années qui s'écoulaient, mais la plupart ne le faisaient plus une fois adultes. Sans rire. Lui non plus ne comptait pas le faire. Trop chiant.

«Tu portes plus d'attention à tes leçons qu'à moi? J'aime pas.

-Tu me rapporteras pas de points, toi. C'est la dure loi de la vie, chérie.»

En guise de réponse, la jeune fille assena un coup de livre sur la tête de son petit-ami, et gonfla ses joues à la manière d'un jeune enfant.

«Chérie toi même, railla-t-elle en croisant les bras, tapant du talon par terre. C'est vrai, quoi. Ça fait un moment qu'on est ensemble, tu devrais me porter plus de considération!»

Il leva les yeux au ciel, reprenant sa rédaction avec plus ou moins d'application. Ça allait faire deux mois qu'ils étaient ensemble, il ne voyait pas en quoi c'était phénoménale. Il jeta un bref coup d'œil à Sarah, qui était partie dans l'étude du livre qu'elle avait utilisé comme arme quelques secondes auparavant, et s'arrêta sur les fines lignes noires qui couraient sur sa tempe droite. Comme celle d'Adonis. Remarque, ce dernier n'avait pas eu l'air particulièrement inquiété du fait que sa petite sœur adorée ne sorte avec son meilleur ami horrible et sans gêne. Il avait eu l'air plus inquiet pour lui que pour elle, maintenant qu'il y pensait. Il avait murmuré quelque chose d'incompréhensible à propos de filles horribles et briseuses de cœur, et une histoire de le plaquer contre le lit, ou quelque chose comme ça. Il s'arrêta brusquement d'écrire, considérant l'idée qu'un jour Sarah le pousse contre un lit. Elle était prévenue, de toute façon. Quand on le forçait à s'allonger, sa phobie reprenant invariablement le dessus. Son cœur battait à tout rompre, ses pupilles se rétractaient, ses muscles se contractaient, il peinait à respirer. Et se débattait pour se redresser.

Pas sûr qu'elle apprécie des masses.

Kélian s'arrêta à nouveau d'écrire quand une veste atterrit très délicatement sur sa tête, l'empêchant de voir quoi que ce soit de plus que le blanc du tissu. Il le retira avec sa main droite, la gauche tenant déjà le crayon, et se retourna vers son amie.

«J'ai une gueule de porte-manteau, tu trouves?

-Peut-être bien, qui sait?»

Le jeune homme la regarda enlever ses chaussures à talon, suivant les plis que faisaient sa jupe sur ses jambes. Il resta un instant sans rien dire, puis retourna sa chaise pour se retrouver assis face à elle.

«On peut savoir ce que tu fais?»

Il aurait bien ajouté 'à part te déshabiller', de peur que ce ne soit ce qu'elle réponde, mais hésita la seconde de trop et ne le dit pas. Elle releva ses yeux bruns vers lui et lui adressa un large sourire, déboutonnant son chemisier.

«Je te déconcentre. Évidemment.

-Évidemment.»

Bien sûr. Pourquoi n'y avait-il pas pensé plus tôt? D'un certain côté, si elle avait voulu l'empêcher de travailler ou attirer son attention, se mettre à danser en rond en poussant de petits cris étranglés aurait été tout aussi efficace. Bien que ça l'aurait aussi amené à se questionner sur sa santé mentale, au lieu de l'amener à se questionner sur son sens de la pudeur.
Et, comme tout garçon normalement constitué l'aurait fait à sa place, il se retourna et se remit à faire sa rédaction.

«Je suis absolument pas déconcentré», lança-t-il en écrivant au hasard ce qui lui traversait l'esprit, à défaut de trouver quelque chose de concret à dire sur le sujet imposé. Au moins il avait l'air de travailler, ce qui était le but de toute façon.

Quand la jupe de sa petite-amie tomba sur sa copie, s'étalant sur son bureau, il fronça un sourcil perplexe. Ça allait être difficile d'écrire, dans ces conditions.

«..., d'accord, lâcha-t-il finalement, saisissant le tissu entre deux doigts. Là, je suis déconcentré.

-Ah! Je parie qu'il n'y a pas de jolies filles en sous-vêtements, sur ta copie.

-Il n'y a pas de jolie fille en sous-vêtements dans ma chambre non plus, rétorqua-t-il avec un sourire sarcastique, se levant finalement de sa chaise.

-Salaud! T'es horrible, m'approche pas!»

Il saisit les mains de la jeune fille dans les siennes et posa ses lèvres sur les siennes, souriant en observant la lueur amusée qui brillait dans ses grands yeux sombres. Au début, il n'avait trouvé aucune qualité concrète à la sœur de son ami ; elle passait son temps à parler et à rembarrer les autres, se vantait d'être infréquentable et se glissait hors de chez elle à la nuit tombée pour aller frapper aux portes et voir qui aurait peur. Rien à voir avec ses autres petites amies, qui étaient plutôt calmes et sympathiques, en général. Il fallait croire qu'il aimait la diversité, se dit-il en s'écartant légèrement d'elle, observant sa tenue (ou son absence de tenue correcte, en l'occurrence).

«Je te croyais plus grosse que ça, tiens.

-Je te croyais moins timide que ça, tiens.»

Il alla pour répondre mais s'arrêta avant d'avoir pu prononcer un mot, fronça les sourcils. Resta un moment sans rien dire, ses mains posées sur les hanches de la jeune fille, les yeux vissés sur ses jambes. Puis il la saisit dans ses bras, ignorant ses glapissements indignés et autres insultes du genre, la posa plus ou moins délicatement sur son lit. Sarah lui lança un regard à mi-chemin entre l'amusement et l'incompréhension, puis l'inquiétude se lut sur son visage quand elle observa celui tendu de Kélian, accroupi en face d'elle.

«Quoi? Qu'est-ce que tu fais, Kélian? Qu'est-ce que t'as?

-Ta marque, sur ton visage, c'est un tatouage?»

Devant le ton utilisé par Kélian, la brune sursauta et porta sa main droite à sa tempe, incertaine.

«O, Oui..., balbutia-t-elle sous le regard perçant de son interlocuteur. C'est, on vient de la ville, tu sais, Adonis te l'as sûrement dit. Alors, euh, c'est courant là-bas..., je veux dire, comme notre marque est sur notre cuisse, c'est plus simple comme ça, mais pourquoi tu veux savoir ça, tout à coup? Ça te dérange? Ça n'empêche pas ma famille d'être proche de ses racines, je veux dire...

-Laisse tomber. Je dois y aller. Rhabille toi, si ma mère te trouves là elle va me tuer.

-Mais, Kélian, qu'est-ce-»

Elle sursauta largement quand la porte claqua, assise sur le bord du lit. Elle jeta un vague coup d'œil à sa jambe, où l'on voyait le bout des lignes gris perle traçant sa marque. Puis détourna son regard vers la copie à moitié remplie de Kélian, posée sur son bureau. Elle poussa un long soupir, se laissant tomber contre les draps du lit.

«..., qu'est-ce qui te prend, encore...?»



- - - - - - - - - -✄- - - - - - - - - - -
Ça allait faire deux semaines que Kélian n'avait pas reparlé à Sarah, malgré son insistance et ses demandes d'explications incessantes. Enfin ça, c'était au début. Maintenant elle semblait avoir séché ses larmes et prenait son mal en patience, ou avait peut-être tout simplement abandonné. Il savait pas trop. Adonis, lui, était plus persistant. D'un côté, il se voyait mal continuer de leur parler, à présent. D'un autre il se voyait mal continuer de les éviter sans leur fournir d'explication claire. Ou au moins un semblant d'explication. Agacé par les constants messages que lui envoyait son meilleur ami quand il restait chez lui, il s'était isolé dans la petite forêt qui bordait leur village, abrité derrière un pan de rochers. S'il ne savait pas où il était, il ne pourrait pas le contacter. Si personne ne savait où il était, il était tranquille. Il enfouit son visage dans ses bras qui enlaçaient fermement ses jambes repliées et poussa un long soupir. Il ne savait vraiment pas quoi faire. C'était compliqué, tout ça. D'un certain côté, il en voulait terriblement à Sarah et Adonis. D'un autre côté, il avait envie de leur reparler parce que, merde, ça arrangeait rien de fuir. Mais apparemment, c'était tout ce qu'il était capable de faire. Il aurait voulu avoir une solution, pourtant. Vraiment. Mais rien. Entouré de murs, quand on a le vertige, on ose plus trop bouger. C'était ce qu'il faisait.

L'homme qui avait soit-disant violé sa mère lui rendait régulièrement visite, ils discutaient en riant. L'homme qui avait refusé de reconnaître sa fille, l'homme à cause de qui sa petite sœur avait souffert ces dernières années, l'homme qu'il avait promis de tuer. Cet homme était le père de son meilleur ami, le père de sa petite-amie.

Ironique, non?

Il poussa un long soupir, cherchant à rassembler ses pensées. Il avait pas pu se tromper. La marque qu'il avait vu sur la cuisse de Sarah était exactement la même que celle que lui avait montrée sa sœur, plusieurs années auparavant. Et qu'était-il censé faire, maintenant? Aller le tuer? Ne rien faire? Cassy ne lui en avait jamais reparlé, depuis. Depuis ce jour là, finalement, elle ne s'était plus plainte. Comme les garçons et les filles étaient dans des écoles séparées, il n'avait aucun moyen de savoir si oui ou non on la laissait tranquille, à présent. Mais elle avait l'air mieux. Et il ne voulait ni perdre son ami, ni perdre la fille qu'il aimait, ni perdre la confiance de sa sœur, ni aller en prison, ni être condamné pour assassinat. Avec un peu de chance, peut-être qu'elle avait oublié. Peut-être que ce serait mieux de faire comme si de rien n'était? Peut-être, oui. Peut-être.



- - - - - - - - - -✄- - - - - - - - - - -

«T'as l'air mieux, ces temps-ci.»

Kélian jeta un regard en biais à Cassyline, et haussa un sourcil interrogateur. Il était encore très tôt ; n'arrivant pas à dormir, il était descendu fumer, histoire de se détendre. Sa soeur, en revanche, il savait pas pourquoi elle était debout si tôt. Bah. Apparemment elle était sortie, parce qu'il l'avait entendu fermer la porte en rentrant, avant qu'elle ne s'installe sur la chaise, là, près de lui.

«Ah.

-T'avais pas l'air bien, ces derniers mois,
insista-t-elle en caressant distraitement son animal de compagnie. Tu as l'air mieux, depuis un moment.»

Kélian, accoudé à la fenêtre du salon, posa son regard sur le ciel bleu, comme s'il y cherchait une quelconque réponse ou explication. Non, il n'allait pas bien, ces derniers mois. Il avait eut dix-sept ans sans même s'en rendre compte, avait reparlé à Adonis tout en gardant légèrement ses distances, prétextant d'avoir besoin d'être plus seul pour des raisons personnelles. Avec Sarah, il avait réussi à s'arranger pour qu'elle accepte de mettre leur relation 'en suspend' quelques temps, promettant de ne pas considérer cela comme une rupture. Il ne pouvait pas faire mieux, de toute façon. Le temps de réfléchir. De mettre tout ça à plat. Et puis l'évidence l'avait frappée : non, elle ne saurait jamais. Il n'avait qu'à faire comme s'il ne savait pas. Elle allait bien, elle semblait heureuse ; peut-être avait-elle même accepté l'idée de ne pas tout à fait être 'de la famille'. Aucune raison de raviver ses douloureux souvenirs d'enfance. Ça l'arrangeait mieux comme ça. Et puis à la lumière de sa découverte, il ne pouvait qu'avoir de gros doutes quant-au soit-disant viol de sa mère. Quand il la voyait discuter gaiement avec le même homme qui avait causé à sa fille tant de souffrance, il n'était plus sûr de grand chose, de toute façon.
Alors il s'était remis à rire avec Adonis, s'était excusé auprès de Sarah et lui avait demandé si elle voulait bien qu'ils reprennent à zéro. Elle avait eu l'air réticente, mais avait accepté tout de même. Depuis, sa vie avait repris son cours normalement. Si ce n'était ce léger sentiment de malaise qui persistait, au fond de son lui-même, lancinant.

«J'imagine, ouais. Je me sentais pas très bien, répondit-il de la manière la plus évasive qui soit, faisant un large mouvement du poignet pour appuyer ses dires. Je m'étais brouillé avec Sarah, tout ça...

-Oui oui, je me souviens bien du jour où vous vous êtes fâchés,
reprit-elle avec un large sourire. Pourtant vous aviez l'air de trèèès bien vous entendre, juste avant.»

La remarque sonna comme un reproche à ses oreilles, et il fronça les sourcils en direction de l'adolescente aux courts cheveux noirs.

«Généralement on s'entend avant de se fâcher, ouais, grommela-t-il en tirant une bouffée de sa cigarette, soufflant un nuage de fumée blanche à l'extérieur. C'est le principe.

-Tu sais, je dis ça et je dis rien, te fâche pas. Je me dis juste que quand une fille est en sous-vêtement dans ta chambre, ça peut être quoi, le problème? Je veux dire, quand on veut faire ce genre de choses on parle pas vraiment, ajouta-t-elle en riant doucement, donc on peut pas se fâcher.»

Kélian se crispa brusquement, laissant tomber sa cigarette dans l'herbe, au dehors. Il poussa un juron et gratifia le mur d'un coup de pied avant d'en saisir une autre dans la poche de sa veste.

«On avait rien fait à ce moment là, je te signale. Je faisais mes leçons, elle m'a saoulé, et je...»

Deux secondes de silence. Il déglutit difficilement, en oubliant d'allumer la cigarette qu'il tenait entre ses doigts.

«Comment tu pourrais savoir ça, demanda-t-il en posant ses yeux gris dans ceux bruns de sa sœur, qui continuait de caresser doucement son petit animal, t'étais pas là, quand on...

-Ah! Tu veux savoir, hein, ça t'intrigue, chantonna-t-elle avec un grand sourire, appuyant un peu trop brutalement sur le dos de cette pauvre bête. Tu sais, quand j'entends une porte claquer et que je te vois partir dehors comme ça, sans ta copine, ça m'intrigue. Tu aurais au moins pu l'aider à se rhabiller. T'imagine si maman l'avait trouvée là? Ouuuuuh.»

Kélian resta regarder sa sœur, pétrifié. Ce qui sembla amuser Cassyline, à l'évidence.

«Ah, oui, j'ai bien deviné pourquoi tu étais parti, du coup, ajouta-t-elle avec un petit rire qu'il jugea nerveux. C'est fou ce qu'elles sont belles, ses jambes! J'ai attendu que tu m'en parles, ou que tu fasses quelque chose. Mais tu fais comme si de rien n'était, hein?

-Cassy, tu...

-Je comprend, Kélian, je comprend. Tu sais, je ne t'en veux pas du tout. Adonis est ton meilleur ami, non? Et puis tu aimes Sarah. Il s'occupe bien de ses enfants, enfin, ses autres enfants, alors ça aurait été stupide. J'étais jeune, à l'époque. Tu sais bien. J'étais mal.»

Le jeune homme acquiesça, incertain.

«Quand j'ai su, poursuivit-elle avec un calme qui frôlait l'indécence aux vues la situation, j'étais furieuse. Je me suis dit que tu n'avais pas tenu ta promesse, que tu devais être jugé et puni d'une manière ou d'une autre. Lui aussi. Enfin. Je ne savais pas trop comment faire.»

Elle s'arrêta un instant, l'air de chercher ses mots. Puis reprit :

«Les filles, à l'école, elles demandent toujours mon nom. Et quand je leur dis, elle me disent de le prouver. Comme je peux pas, elles disent que je suis la fille de personne, que je vais finir toute seule parce que personne voudra de moi. J'ai toujours été très seule, à cause de ça. Parce qu'on se moquait de moi. Parce qu'on se moque de moi. Au bout d'un moment j'ai simplement arrêté de me plaindre, je ne voulais pas vous embêter. Je me disais que de toute façon, un jour, tu allais me venger. Et il y a une fille, à l'école, qui a pleeeeins d'amis, et qui se moque sans arrêt de moi. Et tu sais ce qui est drôle, Kélian? Tu la connais bien, cette fille.»

Cassyline posa doucement la petite bête endormie sur ses genoux au sol, et lui donna un violent coup de pied, la faisant détaler à grand renforts de couinements. Kélian ne dit rien, observant les larmes couler sur le visage souriant de sa cadette.

«Et tu sais ce qui est encore plus drôle? C'est que c'est elle qui aurait été mise à l'écart, si on avait su que c'était son père qui avait violé maman! S'exclama-t-elle en riant. La fille d'un violeur, est-ce qu'elle peut seulement être normale?

-Cas-

-Mais je m'en fiche! J'ai réglé le problème. Elle a eu ce qu'elle méritait. Qui va pleurer, maintenant, hein?»

Les pupilles de Kélian se rétractèrent, et une grimace déforma son visage tandis qu'il agrippait les épaules de la jeune fille, la secouant d'avant en arrière. Ce n'est qu'à ce moment là qu'il remarqua le sang, sur la chemise de sa soeur.

«Qu'est-ce que t'as fait à Sarah?!»

Le sourire de la jeune fille pâlit tandis que ses larmes redoublaient d'intensité, peinant à dire quoi que ce soit.

«C'est ta faute. T'avais promis de m'aider. Que le malheur s'abatte sur les menteurs, Kélian. T'avais promis.»


- - - - - - - - - -✄- - - - - - - - - - -
Sarah ne lui parla plus jamais, par la suite.

Quoi de plus étonnant?

Cassyline avait tué Adonis.

Putain.

La nouvelle fit vite le tour du village. Le corps du jeune homme avait été retrouvé par une de ses sœurs, dans le salon. A l'évidence poignardé. Mort rapidement. Kélian, lui, était dans un état de semi-conscience où il lui semblait ne rien entendre, ne rien voir, ne rien comprendre. Adonis était mort. Son meilleur ami était mort. Le pire dans tout ça était qu'il n'avait absolument rien fait pour mériter ça. Qui va pleurer, maintenant, hein? Lui. Sarah. Le père d'Adonis. Les fautifs, en quelque sorte. Elle aurait dû être contente : elle l'avait eu, sa revanche sur le monde. Pourtant, elle ne semblait pas l'être. Elle semblait même aller encore plus mal, et ne voulait voir personne. Et elle ne se dénoncerait pas. Il l'avait vite compris, en constatant que tout le monde cherchait le coupable, et que personne n'avait même cité la jeune fille comme suspecte. Pourquoi l'aurait-elle tué? Il ne lui avait rien fait.

Ouais. Il avait rien fait à personne.

Kélian voulut dénoncer sa sœur, mais ses parents l'en empêchèrent. Prétextant qu'elle allait mal, que c'était de leur faute de toute façon, pas de la sienne, qu'elle ne tiendrait pas dix jours en prison. Expliquant aussi qu'en la dénonçant il faudrait expliquer ses motif, et que la famille de ce pauvre garçon avait déjà suffisamment souffert. Alors il ne dit rien. L'enquête suivit son cours, comme à chaque fois qu'il y avait litige, meurtre ou accident. Et ce fut Selwyn qui finit par être pointé du doigt, connu pour ses blagues douteuses et son caractère nerveux. Si en plus on l'avait vu se quereller avec lui peu avant le crime, que leur fallait-il de plus? Et, bien que ce ne soit absolument pas drôle, cela fit rire le jeune homme. Ils comptaient faire quoi, maintenant? Protéger un de leurs enfants en en faisant condamner un autre? Brillant, vraiment. Brillant.

Toujours est-il que, malgré les protestations de l'accusé, il fut emprisonné et questionné, sous le regard indifférent de la vraie coupable. Jusqu'à ce que, sans grande surprise, leur mère n'avoue le crime et ne soit emprisonnée et jugée à sa place. Un assassinat lui aurait valu la peine de mort, à lui : à sa mère, elle lui vaudrait quelques années de détentions, plus formelles qu'autre chose, et beaucoup de regards de travers. Alors oui, elle fut condamnée, et oui, elle fut emprisonnée. Et l'affaire fut bouclée. Le procès dura quelques mois, elle resta là-bas durant trois ans. Trois années durant lesquelles Kélian et sa famille durent déménager, tant la réputation de 'famille de meurtrière' était insupportable dans un si petit village. Ils s'installèrent dans la grande ville la plus proche, où son père allait auparavant travailler chaque matin, et reprirent à zéro. Le climat là-bas changeait beaucoup de celui qu'il avait connu auparavant, mais ça lui était relativement égal : depuis le meurtre d'Adonis, il avait l'impression de se laisser emporter par le vent, sans plus de réaction que cela. Il fêta son passage à l'âge adulte, recommença péniblement à se faire des amis. Lénaick et Matheven étaient à présents deux gentils jeunes hommes, très proches l'un de l'autre et du reste de leur famille. Très affectés par l'absence de leur mère, ils refusèrent cependant de reparler à Cassyline par la suite ; seule Iléana s'occupait d'elle et la consolait, essayant de la faire aller mieux d'une manière ou d'une autre. Selwyn, il ne fallait même pas y penser. Elle avait voulu l'envoyer à l'échafaud, qu'elle se débrouille et assume ce qu'elle avait fait. Cassyline fut finalement envoyée dans un institut spécialisée, ayant montré des tendances suicidaires et refusant toute forme de contact avec qui que ce soit : son père avait tout essayé, mais il n'arrivait plus à s'occuper d'elle. Rien à faire.

Cette nouvelle vie continua de s'écouler, doucement, les jours s'égrainant sur le calendrier, les rapprochant de la libération de leur mère. Jusqu'à ce que, l'année des vingt-et-un de Kélian (il n'était pas très sûr, mais quelque chose comme ça), ce jour n'arrive enfin. Une fois qu'elle serait là, ils pourraient réellement reprendre une vie normale. Plus ou moins. Ce fut Kélian qui fut chargé d'aller chercher sa mère à la prison, les autres étant occupés ou ne possédant pas de moyen de locomotion ; il se retrouva donc devant la porte de l'imposante bâtisse, les sourcils froncés, avec l'impression désagréable de ne pas devoir avancer. N'avance pas, ne rentre pas, laisse la là. C'est sa faute si Cassyline a souffert, c'est sa faute si Adonis est mort. C'est de sa faute. N'entre pas.
Il balaya ses pensées d'un mouvement de tête décidé, et ouvrit la massive porte de bois.

Pour se retrouver dans un endroit totalement inconnu. Qui ne ressemblait en rien à l'endroit qu'il avait déjà visité par plusieurs fois, en allant voir sa mère.

C'était où, alors, au juste?




Informations Hors-RP

Avez-vous bien lu les règles ? Si je donne un synonyme de Code Okay (by Kogenta) et que je le case habilement dans la phrase, vous allez considérer que (pour la quatrième fois) je l'ai lu et compris, ou non?
Où avez vous trouvé ce forum ? En cherchant un Forum Pensionnat, il y a presque un an. Maintenant je me contente de taper le lien dans ma barre d'adresse, si vous voulez tout savoir.
Est ce votre premier perso...
♦ ...Dans un forum RP ? Loin de là.
♦ ...Dans ce forum ? Je suis actuellement l'heureuse détentrice d'Emrys Sulwyn, Aphrodite Areïl et T.J Henskens. Et ce compte-ci, à mon avis, sera le dernier. Prenez soin de lui.♥ (AHAHA bah à posteriori, c'était pas le cas.)



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MessageSujet: Re: AEL Kélian { V1   Dim 13 Mar 2011 - 2:14

Hoy !

Ca y’est j’ai fit lecture intégrale de ta fiche. Bon bah je ne vois pas trop quoi dire dessus en fin de comte on reconnaît les habitués XD, Ah si, j’ai reconnu ton style de construction d’histoire tu le fait souvent pour tes perso tien a propos, le grand Fère son nom ca serait pas un clin d’œil a ton compte principal ? Par hasard ? ^^. L’histoire est parfaitement construite, rien n’a précisé. (Avec le petit retournement de situation sur la fin ^^) le cataracterai, pas besoin de précision, et d’ailleurs j’aime bien le « s’énerve vite et violement », et a tendance à « frapper quand ca l’énerve. » Si je m’écoutais’ moi je voudrai rp avec tout ceux a qui je valide les fiches, XD mais bon faut se contenir un peux, bien que je garde l’idée dans un coin de ma tête un jour ou j’ai un trou avec un perso ^^, enfin bon revenons à nos moutons. Le physique rien à y redire ou tu aurais pu peut être en touche d’humour précisé un style assez proche du goth sur la fin, enfin c’est l’impression que j’ai eu en lisant.

La code je l’ai déjà validé donc bah… je pense que c’est sans surprise que d’entrée je valide ta fiche.

Re-bienv… oh et puis merde ! Tu connais la chanson maintenant XD, tu sais ce que tu a faire. XD Quand a moi je me prépare pour ton prochain perso ^^
Enjoy !
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AEL Kélian { V1

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