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 MAYSTOOD Heather

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Jolly-Psychopath
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Féminin Pseudo Hors-RP : MCDM
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• Age : 26
• Pouvoir : Donner une forme tangible aux expressions, les rendre réelles.
• AEA : Layne, une créature d'un film d'horreur. Mieux vaut ne pas trop le déranger...
• Petit(e) ami(e) : Qui est intéressé? Elle promet d'étudier votre cas mais, pfiou, elle croule trop sous les demandes pour pouvoir tout accepter!

Messages : 114
Inscrit le : 13/04/2011

MessageSujet: MAYSTOOD Heather   Jeu 14 Avr 2011 - 19:43

Personnage:

Nom : Maystood [mèïst-oude]
Prénom : Heather, Emmalee, Andreia [èzeur, émali, andréia]
Age : 20 ans
Date de naissance : 24/05/1984

Histoire :
-Heather, arrête d’étaler tes affaires dans ma chambre !

-Mais j’ai plus de place dans la mienne !

-T’as la plus grande, sans déconner, quoi !

La jeune fille aux longs cheveux châtains s’assit, avec toute la grâce qui la caractérisait lorsqu’elle n’était pas en public, sur le lit de son frère. Deux robes étaient posées sur le dossier de la chaise faisant face à un bureau qui, quoique n’étant pas neuf, n’avait presque jamais dû servir. Des affaires de maquillage, indubitablement féminines, trainaient anarchiquement sur le couvre-lit, fusillées du regard par le jeune homme qui venait d’entrer dans la pièce. Un sourire fendit le visage d’Heather. Ce n’était absolument pas une question de place, mais de voiture. Et Ashten le savait aussi bien qu’elle.

-Allez, rends-moi les clés de la voiture et je m’en vais.

-Je les ai pas.

-Alors je m’installe ? Tiens, je l’avais jamais vu, ce poster…

-Mais bordel, Heather, tu sais que papa veut pas que tu sortes le soir en ce moment, c’est dangereux, alors arrête !

-Comme si toi, t’allais pas sortir. Je sais que je l’ai emboutie l’autre fois, mais c’était la faute de ce chauffard, pas la mienne !

-Je vais me faire engueuler.

-C’est ça, ou cohabiter avec moi pour le restant de tes jours, déclara-t-elle, sentencieuse. En plus, je suis majeure, je fais ce que je veux.

Ashten s’affala sur le divan, à côté d’une bibliothèque purement décorative si l’on exceptait les quelques bandes dessinées au fond, cependant que sur son visage prenait place une moue exaspérée. Sa sœur avait beau être âgée de vingt ans et diplômée, elle ne se décidait pas à trouver de travail, et aucun appartement ne semblait être assez grand aux goûts de luxe de mademoiselle. Alors, elle restait là, dans la belle maison de leurs parents, avec lui, et leur petite sœur Hailey. Occasionnellement, Devan leur faisait l’honneur d’une brève apparition même si, du haut de ses vingt-trois ans et fort de toute sa maturité, il passait le plus clair de son temps chez lui et Rosy, sa petite-amie. A travailler. Et parfois, seulement parfois, il arrivait à Ashten de penser qu’Heather était une vraie plaie.

-T’as envie de te faire tuer, ou quoi ?

-Oh, je t’en prie, y a eu un meurtre y a pas longtemps, d’accord, mais si tu te rappelles, ça avait été pareil y a quatre ans et je suis toujours là !

-Et ben même.

Dangereux. C’était dangereux dehors, la nuit, en ce moment. Même lui, qui pourtant se savait n’être pas un habitué de la réflexion, avait compris. Et appliquait, plus ou moins, les règles imposées par l’autorité paternelle. Sauf en cas d’énorme fête immanquable, mais là, c’était une question de survie. Un taré courait dans les rues de Los Angeles. Un vrai. Ça avait commencé il y avait quatre ans, par un corps retrouvé dans un parc. Ashten n’avait à l’époque que quatorze ans, et la mise en scène macabre lui avait donné de quoi faire des cauchemars pour des semaines. Une gamine d’un collège pas si loin du sien, adossée à un arbre, couverte de sang, les yeux reposant sagement dans ses mains, le ventre ouvert et les orbites remplis de… Cette seule pensée lui fit avoir un haut-le-cœur. Et puis, il y avait eu d’autres. Un garçon d’environ dix-huit ans six mois plus tard, les ongles à la place des dents, les mains reposant sur ses genoux, mais plus attachées à ses bras, les doigts rangés comme des crayons à côté de lui. Deux balles dans les jambes. En tout, ça faisait cinq. Cinq personnes en quatre ans, ce n’était pas beaucoup, d’accord. Mais certaines rumeurs sur le net certifiaient que cinq autres disparitions n’avaient toujours pas trouvé de coupable… Et que le tueur aux dés pourrait très bien être le seul à savoir, pour des raisons évidentes. Le tueur aux dés. C’était le nom que la presse lui avait donné, alors que la police avait de plus en plus de mal à contenir les fuites. Paraissait-il, deux dés laissés près des victimes lui faisaient office de signature. La police avait cherché. La police avait interrogé, créé des liens, suspecté, récolté des témoignages, arrêté et relâché de nombreuses personnes, sans résultat probant. Devan travaillait dans la police ; et pour une fois, Ashten n’en était pas mécontent. Comme ça, ils étaient informés des risques mieux que personne.

Ce qui n’avait pas l’air de préoccuper beaucoup Heather pour autant, occupée qu’elle était à présent à faire sécher le vernis rose bonbon qu’elle avait pris le soin d’appliquer sur ses ongles.

-Je dois voir Nick aujourd’hui, il m’a invitée au ciné, si je viens pas il va être in-con-so-lable.

-Ce sera pas une grosse perte…

-Tu voulais pas que je t’arrange un coup avec sa sœur ?

-Je l’ai larguée la semaine dernière, allô la Terre !

Heather fit la moue, bougonne. Premièrement parce qu’elle détestait qu’on l’enferme sans grande raison. Deuxièmement parce qu’elle détestait les ordres tout court, et que Nick était beau et drôlement populaire, une occasion en or. Troisièmement, parce que son petit frère avait la chance d’un physique plus qu’avantageux, de loin meilleur que le sien malgré leur indéniable ressemblance, et qu’il ne se privait pas de sortir avec toutes les filles assez jolies qu’il croisait. En même temps, parfois, tout en s’octroyant le droit de lui faire des reproches. Et finalement, parce qu’elle savait qu’elle ne craignait rien. Pas elle. La presse parlait régulièrement de cette enquête, et le détachement de la jeune fille pouvait passer pour de l’inconscience. Mais il n’en était rien. Le tueur aux dés. Ce petit surnom lui plaisait bien. La traque de la police n’était pas bien excitante… Ils n’étaient pas Dieu, ce n’était pas amusant du tout ! Suivre leur déambulations, leur colin-maillard mortel n’intéressait pas Heather.

Parce que pour l’instant, elle allait bien. Oui, elle avait juste envie de discuter avec son frère et de l’embêter un peu, se chamailler comme les gamins qu’ils étaient encore, quelque part dans leur tête. Parce qu’Ashten la voyait, il la regardait, il savait qui elle était, connaissait son nom mais aussi ses habitudes, ses mensonges et ses couleurs. Couverte de maquillage, une tenue vive, les cheveux ornés de barrettes, elle était la plus bariolée des femmes de ce monde ! Et personne ne pouvait l’ignorer. Soyez rouge et vous passerez inaperçu au milieu de rouge. Soyez bleu et vous disparaitrez au milieu de bleu. Alors, pour qu’on la voie, elle était toutes les couleurs à la fois, on ne pouvait la décrire qu’ainsi. Ou blanche au milieu du noir, parfois. En évitant soigneusement tous ceux qui ne voyaient autrui qu’en noir, ou blanc.

Elle savait, se dit-elle cependant que les commissures de ses lèvres remontèrent légèrement, que le tueur aux dés n’allait pas frapper ce soir. Parce qu’il se sentait bien et était occupé à discuter, et négocier une place de cinéma avec un beau footballer.

-Alors, cher petit frère, me passeras-tu enfin ces fichues clés, ou je dois ramener toute ma garde-robe ?

* * *

Ça avait commencé l’année de ses dix ans. Déjà longtemps avant, Heather s’était sentie mal. Ignorée. Papa travaillait, comme toujours, papa n’était jamais là quand il fallait, papa envoyait une carte d’anniversaire parce qu’il ne pouvait pas être partout, parce que la politique était un boulot chronophage, parce qu’une vie de famille l’était aussi et que l’un ne pouvait pas se conjuguer avec l’autre. Maman s’extasiait sur les résultats scolaires de Devan, toujours meilleurs que les siens, pas qu’elle essaye vraiment en soit de ramener autre chose que des C ou des D, qui ne faisaient clairement pas le poids contre une armée de A . Maman s’occupait d’elle aussi, mais pas assez, pas assez pour la petite Heather. Maman s’occupait d’Ashten, si mignon, si exigeant lui aussi, tellement beau. Maman faisait attention à Hailey, trop petite pour se débrouiller toute seule, dessinant sur les murs et abîmant la tapisserie sans que ce soit considéré comme grave. Le développement de la créativité d’une gamine vaut bien quelques tapisseries, pas vrai ? Heather n’était pas triste, et n’importe qui l’aurait dite chanceuse d’avoir une si belle famille, autant de bons amis, de l’argent. Une putain de belle vie pour une petite américaine apparemment bénie par le sort.

Mais elle avait besoin qu’on la voie plus, qu’on ne parle que d’elle, elle avait besoin d’être le centre d’attention de toute la maisonnée pour se sentir bien. Un jour, elle s’était jetée du haut des escaliers et s’était cassé la jambe, bien qu’elle eût prétendu être tombée, avoir glissé sur un des jouets d’Hailey. Tout le monde l’avait regardée, ouvrant de grands yeux catastrophés, apeurés, qui ne fixaient qu’elle, ne se souciaient que de sa personne. Alors, au fond de la douleur, par-delà les battements lancinants de son cœur qu’elle croyait sentir sur son tibia fracturé, elle avait été heureuse. Mais ça n’avait pas duré. Rendue à l’hôpital, perdu dans la masse de blanc et des infirmières, elle s’était sentie abandonnée et insignifiante à nouveau.

Alors, l’année de ses dix ans, elle avait eu une idée. Le quatre septembre. Il faisait nuit, et le disque blond de la lune au-dessus de sa tête diffusait sa lumière diaphane, anémique, ne resituant des arbres et des fleurs du jardin que des ombres noires sur un fond gris. Elle seule, vêtue de sa tenue de sport rose, semblait sortir du lot dans la plénitude nocturne. Elle, et le chien d’Ashten. Un gros canidé blanc aux longs poils, qui passait son temps à aboyer pour un oui ou pour un non, s’allongeant sagement aux pieds de son maître et de lui-seul. Pas une méchante bête, pas un mauvais bougre. Mais Heather le détestait. Chaque fois qu’il faisait son entrée, Ashten ne regardait plus que lui. Papa commençait par lui dire bonjour quand il rentrait à la maison. Maman l’emmenait au vétérinaire pour la moindre petite broutille. Et Hailey, calme au point de n’adresser la parole à sa grande sœur qu’en cas d’extrême urgence ou absence de glace à la fraise, lui octroyait mille caresses. C’était injuste que tout le monde se donne autant de mal pour un chien, alors qu’ils auraient pu passer ce temps-là à s’occuper d’elle !

Alors elle était sortie, ce soir-là. Ce vieux Ted l’avait reconnue dans la pénombre, il n’avait pas aboyé. Il avait couru, couru encore après le premier coup de couteau ! Mais c’était trop tard. Il était vieux, il saignait, et elle, était la championne de la course ! Personne ne la battait sur ce terrain. Maîtresse absolue de son domaine.


Ashten entendit la porte d’entrée s’ouvrir et se refermer. Le sommeil alourdissait ses paupières, mais la forme fine qui s’engouffra dans la chambre à coucher lui était assez familière pour que distinguer ses traits ne soit pas nécessaire pour la reconnaitre.

-Tu dors pas, Ashten ? Il est super tôt, tu sais.

Cinq heures, d’après le radioréveil, qui affichait en chiffres rouges de son écriture digitale une série de nombres.

-Les parents ne devraient pas se lever la nuit pour fumer, c’est nul…

-Moui. J’ai envie de dire au revoir à papa avant qu’il parte pour son voyage en affaire, ajouta-t-elle, je vais prendre une douche et me changer. Je te réveille quand il s’en va ?

-Oui… Bonne nuit quand même, ‘Ther.

-Mange pas mon prénom ! Bonne nuit, Ash. Fais de beaux rêves.


Ils l’avaient trouvé le lendemain, le pauvre vieux Ted. Son pelage blanc s’était teinté de rouge et, bien que la police ne perde pas son temps sur des affaires d’animaux, Ashten se demanda longtemps ce qui était arrivé à son chien. Maman, papa, Devan, Hailey, tout le monde se tenait là, horrifié à la vue de la victime baignant dans son sang devant le portique menant au jardin. Les voisins n’avaient rien entendu. Personne n’avait rien vu.

Et Heather se tenait là, dans une robe flottante de mousseline blanche. Il n s’en souviendrait pas, mais Ashten vit une sorte de sourire tordu fleurir sur ses lèvres. Au revoir, mon bon vieux Ted.

***

-Devan ? Tu rentres plus tôt, aujourd’hui, dis donc !

-Oui, répondit le jeune homme en rajustant ses lunettes, je n’ai pas passé beaucoup de temps avec toi récemment, je suis désolé, Rosy.

-Oh, c’est pas comme si je savais pas ce que je risquais, à vivre avec monsieur Police, hein ? Je vais pas t’empêcher de faire ton travail, c’est important, répondit-elle avec un sourire en rejetant une mèche de cheveux roux derrière son épaule. Si j’en veux à quelqu’un, ce sont à ces fichus malfaiteurs, ils te retiennent trop longtemps !

-Il y a des affaires compliquées, en ce moment.

-Le tueur en série que vous essayez de coincer ?

Un silence équivoque suivit cette déclaration qui, malgré sa forme, n’était pas réellement une question. Devan se laissa tomber sur le divan après un coup d’œil à l’horloge : dix-huit heures cinquante. Récemment, son travail l’obnubilait à un tel point que ses horaires, déjà largement malléables en temps normal, avaient pris des allures d’esclavagisme volontaire. Il comprenait, seulement maintenant, pourquoi ce mot avait tant de ressemblances avec tripalium. D’ordinaire, les affaires n’étaient pas si compliquées à gérer, autant du côté des médias que de l’enquête en elle-même. Il n’avait techniquement le droit d’en parler à personne, le code de la déontologie était de ce côté-ci très strict. Toutefois, sa fiancée était différente. S’il s’était contenté de mises en garde jusqu’à l’écœurement à sa famille, il pouvait lui en parler, à elle. Rosy comprenait et, surtout, Rosy se taisait. Elle ne manquait pourtant pas de vie sociale, mais elle aimait Devan autant qu’elle respectait sa profession et son acharnement à toujours bien faire. Il avait besoin de parler. Et elle, avait tout le temps de l’écouter, les nerfs solides, et ne cédait pas à la panique. Alors, une entorse au règlement, parfois, un mot, une gaffe, échappait à Devan. Une conversation pas si joyeuse, mais nécessaire pour lui. Pas de risque de fuite du côté de la belle rouquine ; pas le moindre.

-Alors, Devan ? Le malade court toujours ? Il n’y a eu personne d’autre, depuis avril, hein ?

-Non. Mais on avance pas, on piétine… Quelqu’un avec des antécédents de troubles mentaux, intelligent, rapide et organisé. Capable de manier un fusil de chasse, fier, et provocateur. Ça ne doit pas courir les rues, et pourtant, rien…

Organisé, oui. Le mot collait à la situation comme la peau à la chair.

-Un fusil, hein ? Pourquoi vous interrogez pas toutes les personnes qui chassent, ça se fait, non ?

-Trop de monde. Même papa et Heather le font… Alors, franchement, je crois pas que ce soit possible. Et cette histoire de dés… C’est trop compliqué.

Rosy posa ses mains sur les épaules du brun dans un geste apaisant. Toute cette tension était mauvaise ! Mais aucune des pistes n’aboutissait, et la frustration ne faisait qu’engendrer plus de stress encore. Et elle, ne pouvait rien faire d’autre que contempler son impuissance… Rosy haïssait ce dérangé. Et parfois, elle s’imaginait avec un plaisir non dissimulé sa mise à mort. Les dés étaient un de ces mystères, un tic propre à cet horrible malade. Il laissait deux dés, toujours, en évidence sur la scène de crime. Toutes les faces en étaient soigneusement limées, sauf une pour chacun. Recoupement que les médias ignoraient : chaque combinaison formant un chiffre entre un et trois, et la personne subissait cette torture avec les doigts coupés. Entre quatre et six, les yeux. Sept, huit et neuf, le visage était défoncé, littéralement. Dix, onze et douze, ils étaient retrouvés complètement exsangues. Ces numéros n’étaient pas sans rappeler ces petites comptines de maternelle. En plus macabre… Un taré, oui. Complètement taré, et dangereux avec ça.

-Je sais pas si on l’aura un jour, ou s’il faut juste espérer qu’il arrête…

-Tu l’auras, parce qu’il doit pas être bien loin ! Vous l’aurez, j’en suis sûre. Il finira par gaffer, par se tromper, ou je sais pas… Ou vous remarquerez un indice que vous aviez pas encore vu, mais ça ira !

-Tiens, c’est pas des pâtes, aujourd’hui ?

-Non, je t’ai cuisiné une surprise ! Je pensais pas que tu rentrerais si vite ce soir, alors tu vas attendre un peu, va, t’as qu’à essayer de deviner, ça va t’occuper !

***

Heather sentait de fines branches sèches craquer sous ses pieds. Trois semaines plus tôt, Ashten ne lui avait pas laissé les clés, mais il n’avait pas tenu deux jours avant de les lui lancer. Il était toujours inquiet pour elle, mais n’en faisait trop qu’après les visites de Devan. Rester vigilant vingt-quatre heures sur vingt-quatre et sept jours sur sept, ce n’était pas possible ! Alors, il avait fini par laisser filer, Ashten. Il était comme ça.

Un sourire extatique déformait ses traits alors qu’une boule lui serrait la gorge, qu’elle haletait d’excitation. Pourtant, le calme des bois n’avait pas d’égal en pleine nuit, la fraicheur embrassant sa peau une promesse d’amour, elle qui se sentait si fiévreuse. Le silence n’était rompu que par le son de sa propre voix, et la respiration saccadée de la jeune fille devant elle, étalée sur le sol. Elle avait couru, longtemps, mais Heather avait fini par l’avoir. Pan. Un coup de fusil, elle n’avait pas été plus coriace qu’une biche. Heather fourra la main dans sa poche, sentant avec plaisir les dés se cogner l’un contre l’autre, pressés dans sa paume. Elle s’accroupi devant la brune au regard paniqué. Pauvre petite bête acculée… Si elle ne l’avait pas regardée comme ça, tout cette mise en scène n’aurait servi à rien. Mais là, seulement pour ça…

-Je vous en supplie, arrêtez ! J’ai… J’ai rien fait de mal, je…

-Chut.

-Pourquoi ?!

Pourquoi ? Heather se mit à rire faiblement. Ah, pourquoi… ? Pourquoi faisait-elle ça, déjà ? Parce qu’elle seule existait dans des moments pareils. Le monde de cette fille, Shannon, se résumait à elle. Les arbres alentour, sa famille, ses amis, ils étaient tous partis, laissant son esprit blanc comme neige. Avec, se détachant au milieu de ce terrain rendu immaculé par la peur, Heather Maystood, bariolée, colorée comme pour carnaval. Sanglant mardi-gras. Elle était Dieu, ni plus ni moins ! Dieu. Ils couraient, ils couraient, suppliaient, criaient, pauvres hères impuissants ! Tout ce temps, ils avaient pensé que leur vie leur appartenait : à quel point ils se trompaient, qu’ils réalisent à présent leur ineffable erreur ! Chaque petite vie en ce monde était au creux de sa main, à l’instar des dés à jouer qu’elle serrait toujours. Si elle décidait qu’il était temps de mourir, ils mourraient. Il n’y avait qu’en cet instant, quand la réalité d’ancrait avec brutalité devant leurs yeux, qu’ils se rendaient compte. Elle ne répondit pas tout de suite.

-Parce que, déclara-t-elle en détachant bien chaque syllabe, je suis Dieu.

Shannon ne prit pas la peine d’essuyer les larmes qui tracèrent de longs sillons humides sur ses joues couvertes d’égratignures. Elle ne sentait plus sa jambe, mais il n’était pas trop tard pour fuir. Alors, sous les yeux de ce prédateur dans les mains duquel elle refusait de placer sa vie, elle tentait de partir, rampant tandis qu’une chansonnette aux airs redondants résonnait dans l’air.

Un, deux, trois, je te coupe les doigts,

Quatre, cinq, six, viscères et iris,

Sept, huit, neuf, le visage à neuf,

Dix, onze, douze, le sol sera rouge.

-Oh, trois, tu en as, de la chance ! Tu ne peux plus courir, hein ? Pauvre petite chose… Tu veux vivre ? Tu ne peux rien faire, regarde-toi ! Tout dépend de moi. Je suis Dieu, je suis Dieu je te dis !

***

Shannon courait. Elle avait réussi à se relever et, prenant appui sur tout ce qui lui passait sous la main, tentait de semer la jeune fille aux yeux bleus glace qu’elle devinait derrière elle. Se cacher. N’importe quoi, n’importe où. Le tueur aux dés. Il fallait qu’elle se cache, il fallait qu’elle se taise, il fallait que le sang cesse de couler de sa jambe, il fallait qu’elle se soigne. Le monde tanguait autour d’elle. Dieu ? Non, cette chose à l’apparence humaine n’était pas Dieu. C’était un monstre, c’était le Diable. La route s’étirait en une longue bande anthracite à quelques centaines de mètres. Trop loin pourtant. Beaucoup trop loin. Elle avait déjà vu cette fille, ses yeux bleu clair et sa manière de conquérir le monde à chacun de ses pas. Elle ne lui avait jamais parlé. Elle ne lui avait jamais rien fait. Alors, en tombant sur le sol, le souffle rauque, elle se demanda pourquoi. Elle se le demanda, et su que c’était pour la dernière fois.


***

Heather courait encore. Elle l’attraperait, évidemment. Mais l’excitation et le plaisir de la chasse n’avaient pas d’égal pour elle. La mise à mort ne comptait jamais autant que la terreur, la reconnaissance. La victime ne voyait qu’elle, enfin ! Toujours. L’identité n’avait pas d’importance, on ne voyait qu’elle. Un vieux bâtiment se profila entre les troncs sombres, silhouette décharnée. Si Shannon avait voulu se cacher quelque part ; une partie de cache-cache qu’elle gagnerait sans le moindre doute. La vie lui appartenait, non ? Tous ces idiots ne vivaient que parce qu’elle les y autorisait. Grâce à elle, oui ! Si elle voulait arrêter la vie, elle l’arrêtait ! Et personne ne le savait. Intolérable ! Elle leur ferait savoir, leur ferait comprendre indéniablement. Elle poussa la porte. Ne se rendit compte que plus tard que, en chassant avec son père en journée, elle n’avait jamais vu de bâtiment ici. Shannon, où es-tu, dis-moi ?


Caractère : Tout comme elle maquille son visage, Heather maquille ses pensées. Toutefois, si l’un vise à embellir un résultat à la base commun, l’autre ne sert qu’à faire paraitre normal ce qui ne l’est pas le moins du monde. Extérieurement donc, rien ne sort vraiment de ce qu’on pourrait qualifier d’ordinaire chez elle. Heather est une jeune fille très vive, et l’a toujours été : courir, s’amuser, elle sait le faire et ne s’en prive pas. Cela ne veut néanmoins pas dire qu’elle soit incapable de rester tranquille deux petites minutes ; il y a à ses yeux un temps pour tout, et s’il est vrai qu’elle considère les trois-quarts de celui-ci comme idéaux pour parler, parler et encore parler, il n’en reste pas moins qu’elle peut passer du temps à lire quelque magazine, se coiffer ou marcher en silence, ne supportant dans ces moments-là que très mal qu’on vienne la déranger pour un oui ou pour un non. Question de respect, dirait-elle. Mais si cette règle est applicable pour les autres, elle ne l’est évidemment pas pour elle. Si l’envie lui prend de vous déranger, alors elle n’hésitera pas une petite seconde. La réciproque n’est pas valable pour elle, semble-t-il. Elle sourit souvent, et il faudra plus qu’une petite critique pour la vexer. Quant aux provocations, loin de les ignorer, elle ne se contente pas d’y répondre comme son interlocuteur le voudrait, et tourne plutôt ses commentaires en dérision, les prenant tout à fait à la légère avant de les retourner contre lui. Parce que, oui, si la demoiselle ne se vexe pas elle se met tout de même facilement en colère, et la transition entre le moment où elle rit de quelque chose et celui où elle est sérieusement fâchée a tendance à être quasi inexistante tant elle est rapide. Un peu peste mais civilisée, elle ne se mettra pas à hurler et trépigner, mais lancera ses plus belles insultes, frappant avec ses mots là où elle sait qu’elle fera mouche, et joignant parfois à la parole le geste en une magnifique gifle. Rancunière, elle trouve toujours un moyen de se venger, l’excuse stipulant que l’eau a coulé sous les ponts ne lui seyant pas du tout. Faites-lui quelque coup bas un jour, et ne vous étonnez pas si, des semaines plus tard, elle juge que le moment est propice pour vous rendre la monnaie de votre pièce.
S’il y a une chose qu’Heather ne supporte pas, c’est qu’on lui donne des ordres. Le mieux est de formuler ça sous forme de proposition, de conseil, si vous ne tenez pas à ce qu’elle l’ignore royalement ou fasse tout le contraire de ce que vous lui avez demandé. Parce qu’évidemment, décevoir les autres est très loin de l’effrayer. En effet, le regard consterné de ses parents face à un bulletin scolaire franchement moyen durant sa scolarité ne l’a jamais dérangée outre-mesure. Insensible à la tristesse et aux sentiments d’autrui, les autres ne sont pour elle qu’un moyen de parvenir à ses fins, des outils et rien de plus. Sauf exception, tels que son frère cadet, certains amis également, bénéficiant d’un traitement de faveur. Manipulatrice, calculatrice, si Heather a l’air très chaleureux et pense parfois ce qu’elle dit, elle réfléchit le plus souvent très froidement, de manière organisée et pragmatique. L’organisation de son esprit se ressent d’ailleurs sur celle de ses affaires, rangées dans un ordre précis d’une main experte à un tel point qu’on pourrait la dire maniaque –ce qui ne serait pas tout à fait vrai dans la mesure où ses critères de rangement peuvent être pour le moins tordus et donner au résultat une apparence assez anarchique pour un œil autre que le sien, mais dans lequel elle trouve son compte.
De même que le verbe devoir, celui de ‘perdre’ est complètement étranger à la jeune fille. Rater quelque chose n’est pour elle pas en option, et elle déteste qu’on la mette en échec. Elle raffole pourtant des challenges, adorant se surpasser et se prouver qu’aussi difficile qu’il soit, elle mène le jeu. Puisqu’elle dit beaucoup de choses pas toujours très sympathiques, on pourrait être tenté de la penser franche. Ce serait commettre une grossière erreur. Parce qu’Heather passe sa vie à mentir, beaucoup et dans les règles de l’art, sans que personne ne s’en rende compte. Pourquoi ? Pas par pur plaisir ni quoi que ce soit de cet acabit, pas par politesse et encore moins par respect, mais parce que c’est là son mode de pensée. Si un mensonge l’arrange, pourquoi s’embarrasser d’une vérité enquiquinante ?
Enfin, Heather aime contrôler. Avoir les choses en main, être le maître et pouvoir décider de tout. Quand la situation dérape, quand la pression devient trop forte à force de constater que quoi qu’elle en dise, le monde tourne sans sa permission, il lui arrive de littéralement ‘péter les plombs’, pour ainsi dire. Elle tentera alors le diable, prenant des risques, se prouvant qu’elle peut décider de la vie et de la mort des gens, qu’elle est essentielle, qu’elle est une sorte de Dieu. Ces délires, conjugués avec son manque total d’estime pour ses pairs, peuvent aboutir à des conséquences extrêmes, et sont la raison des meurtres qu’elle a commis. Les cheminements qu’ont suivi son esprit ont dérivé, chaque fois un peu plus, pour au final la mener à un résultat déviant et, surtout, dangereux. Plutôt que de penser qu’elle-même a un problème, elle impute automatiquement la faute à autrui. Et de fait, s’ils sont tous coupables, s’ils sont tous méprisables, ils peuvent tous mourir, pour ce qu’elle en sait.


Physique : Heather est une jeune femme dont il est relativement difficile de décrire l'apparence. Non pas à cause de critères particuliers, non pas à cause de quelque déformation ou quoi que ce soit de ce genre. Le problème est ailleurs; en effet, d'un jour sur l'autre, elle peut changer du tout au tout, au point parfois d'en devenir complètement méconnaissable pour qui ne ferait pas attention ou la connaitrait mal. Comment? Grâce au maquillage, au style vestimentaire et souvent même a-t-elle recourt à des perruques. Pas tellement pour se cacher, mais plutôt par désir de changer. Lui coller une étiquette précise est de fait impossible, et nombre de ses amis se trouveraient bien incapable de vous citer sa véritable couleur ou longueur de cheveux, la teinte de sa peau, voire même l'allure générale de sa silhouette. Elle applique chaque matin une dose de poudre, de fard, de rouge à lèvre, de fond de teint, de vernis, des faux-cils, de temps à autre même, quoique ceci soit plus rare, des lentilles de couleurs. Quelques très rares personnes seulement peuvent se vanter de l'avoir vue, ne serait-ce qu'une fois, sans tous ces accessoires, au naturel. Elle se débrouille pour s'arranger au mieux, avoir l'air plus belle, sans avoir l'air d'en faire trop. Si elle verse certes quelque peu dans l'excès -ne vaut-il pas toujours 'trop' plutôt que 'pas assez?-, on ne peut pas prétendre que cela rende mal sur elle.
Son visage, sans tous ces artifices, n'est pas pour autant particulièrement disgracieux. A dire vrai, il n'est pas particulièrement quoi que ce soit tout court. Pas vraiment allongé, pas vraiment rond non plus, avec une peau pas vraiment laiteuse, mais pas vraiment bronzée, des yeux pas vraiment très grands, mais pas vraiment petits. En d'autres termes, elle dispose d'un visage tout ce qu'il y a de plus commun. La seule chose qu'elle affectionne véritablement dedans serait la couleur de ses yeux, d'un joli bleu glace qu'elle avoue trouver esthétique; mais très honnêtement, cela mis à part, il ne serait pas très difficile de la confondre avec une autre, le type de personne que vous pouvez rencontrer tous les jours dans la rue sans même les remarquer. Tout du moins, ce serait possible si elle sortait comme ça. Ses cheveux sont quant à eux d'une couleur que l'on pourrait qualifier de 'entre deux teintes'. D'un châtain clair, ou d'un blond foncé, tout dépend de la personne, ce n'est pas une couleur très franche, mais en revanche, ce serait se mentir que prétendre que ce n'est pas extrêmement commun. Néanmoins, elle ne les déteste pas foncièrement; relativement longs, et lisses sans ressembler à des baguettes, ils lui arrivent à peine en dessous des omoplates. Elle n'a rien à redire de sa silhouette, du reste: assez sportive, la demoiselle aime beaucoup courir, et ne mange jamais grand-chose de peur de prendre des kilos qui ne manqueraient pas, elle serait prête à le jurer, de lui retomber sur les hanches. Elle est donc mince, mais sans doute un peu trop pour que cela soit du meilleur effet -si elle ne va jamais en dessous de quarante-huit kilos, elle ne va jamais au-dessus de cinquante-deux non plus. On pourrait dire qu'elle n'a, tout simplement, pas beaucoup de formes. Oh, pas qu'elle ressemble à une planche à pain, simplement qu'elle n'a pas énormément de poitrine, et que ses hanches sont marquées uniquement parce que sa taille est fine. Déjà grande pour une fille du haut de son mètre soixante-treize, elle ne prendra de toute façon plus le moindre centimètre, ce qui n'est pas pour lui déplaire -ceci dit, ce n'est pas ça qui la retient de mettre des talons, de temps en temps. Mais il n'y a de toute façon que chez elle qu'elle déambulera ainsi, poussant même parfois le vice jusqu'à porter un grand t-shirt informe et un pantalon lâche. Le contraste est d'autant plus frappant entre 'à l'intérieur' et 'à l'extérieur'. Quand elle était au collège, quand elle était au lycée, et quand elle se rend à l'université, Heather a toujours été comme ça, quoique cette tendance se soit largement accentuée au fil du temps. Ses cheveux, quand elle ne porte pas tout simplement une perruque -un carré, ou n'importe quoi d'autre qu'elle ne pourrait pas faire sans elles-, sont toujours impeccablement coiffés, sans une mèche qui dépasse. Un chignon et un bandeau, une coiffure plus élaborée, une queue de cheval, des anglaises, elle passe de l'un à l'autre selon ses envies de la matinée. Elle passe facilement d'un style à un autre, mais sera, de même, toujours bien habillée, et sera très exigeante sur ce point. S'il y a une chose à laquelle elle fasse attention, c'est bien sa tenue vestimentaire. Elle aura une petite préférence pour les couleurs vives, telles que le rouge ou le rose, mais elle met également du blanc, du ocre parfois même. Elle évite le noir pour ne pas avoir l'air plus mince encore. Seul élément récurrent de ses tenues: elles sont relativement courtes, ou serrées. Des shorts, des jeans, des jupes, et un décolleté qu'elle n'hésitera pas à rembourrer à sa convenance. Son maquillage s'accorde avec les vêtements pour lesquels elle a opté, ni plus ni moins, mais sera lui aussi bien réalisé et visible.

Pouvoir : Lorsque Heather utilise une expression, une 'façon de parler' pour ainsi dire, quelle qu'elle soit, elle devient, pour ainsi dire, 'réelle'. Ainsi, il sera possible de voir 'tomber des cordes' au sens propre du terme, ou encore 'avoir le cœur brisé', 'l'estomac dans les talons', 'être vert de jalousie'... Les effets ne sont heureusement que temporaires, et varient de trente secondes à quatre minutes.
Il est aussi utile de préciser que des actions irréversibles ne seront pas possibles, et que ses paroles n'auront dans ce cas qu'un effet bien moindre (si elle dit de telle ou telle personne qu'elle a l'air d'être 'morte de peur', ledit individu pourra souffrir de vagues vertiges pendant ce laps de temps donné, guère plus). Ce pouvoir ne fonctionne que si elle voit l'individu à qui elle parle, évidemment, et si elle le regarde dans les yeux.


Alter Ego Astral : Petite, Heather a été littéralement traumatisée par un film d'horreur. Elle a en tout cas développé pour une petite créature se trouvant dedans une fascination morbide, et il n'est donc pas étonnant que son ancien ami imaginaire en ait pris la forme. Il s'agit d'une sorte d'insecte chitineux grand d'environ vingt centimètres, avec des pattes très longues et lisses, fines, pliées en deux à cause de leur trop grande taille. Sa tête se résume à deux yeux noirs, des mandibules et une gueule. Il possède des ailes mais ne peut guère beaucoup voler, et son abdomen, qui occupe bien la moitié de son corps, est d'une couleur rouge violacé. Il ne pique pas et n'est pas urticant, mais une morsure peut vite dégénérer et n'est franchement pas bon signe.
Peu bavard, solitaire, il préfère se cacher dans l'ombre et supporte mal une compagnie autre que celle de sa maîtresse. Il ne rôdera la plupart du temps dans les couloirs que tard le soir, la nuit, où il passera inaperçu. Heather a jugé bon de ne pas lui donner un prénom, mais d'en changer presque à chaque fois; c'est toutefois le nom 'Layne' qui revient le plus souvent.

Passion(s) : Heather aime beaucoup le sport, et excelle dans ce domaine, courir notamment, mais aussi un peu n'importe quel sport: balle, raquette, collectif ou individuel, qu'importe. Elle est également assez intéressée par tout ce qui touche aux vêtements, aux cosmétiques. Comme tout le monde, elle aime gagner, mais elle adore littéralement tout ce qui est relatif au changement et au risque.

N'aime pas / Phobie(s) : Si Heather aime les défis, elle déteste qu'on la contredise. Rester assise quelque part sans rien faire lui fait horreur, et elle hait au moins autant les personnes que l'on pourrait qualifier de 'niaises' ou les 'miss parfaite', ou ‘mister aucun reproche’. Enfin, elle n'aime pas être vue sans maquillage, être manipulée. La jeune fille n'a pas de phobie à proprement parler, toutefois.

Informations complémentaires :

Avez-vous bien lu les règles ? Comment dire ça, je les ai trouvées un peu trop Code Okay (By Kogenta)
Où avez-vous trouvé ce forum ? Je vous l'ai dit; Nii' et Never qui allait me tuer si je postais pas Heather rapidement... Mégère, va!
Est-ce votre premier perso...
...Dans un forum RP ? Oh, bien sûr que non! Mon 28ème que voici.^^
...Dans ce forum ? Hans Hackermann, si ça vous dit quelque chose. Normalement oui, mais sait-on jamais. MCDM, quoi. Moi. D'ailleurs, j'aurais voulu rajouter un ou deux trucs dans l'histoire mais à ce rythme là, j'aurais jamais terminé alors soyons moins perfectionniste, et laissons ça comme ça.^^
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Shikigami
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MessageSujet: Re: MAYSTOOD Heather   Mer 27 Avr 2011 - 15:27

Hoy ! Re Bienvenue

Eh ben voila on a une nouvelle cinglée psychopathe à se méfier dans PI maintenant ^^ je plaisante bien sur. ^^ Je soupçonne un e influence de la part des série type Les Experts, NCIS ou autre dans le genre et peut être un peu du Joker aussi ^^

Bon assez rit venons en au fait. Donc alors mon compte rendu… Je l’ais mis ou… ah le voici. Alors, c’est ton deuxième perso, je n’ai pas eu l’occasion de m’occuper de Hans mais je fais confiance a Nii dans ces cas la ^^

Bon alors le code est bien entendu bon, donc je l’ai validé. Passons au reste.
Bon ca va être vite fais je n’ai pas grande chose à redire dessus, peut être l’histoire est un peu complexe a comprendre par endroit mais je trouve que ca va bien avec le perso donc je ne dirais rien. Attention peut être pour le type de ton perso a ne pas être prévisible, des les premières lignes je me suis douté d’entré qu’il y avait un lien entre le tueur et elle. Les descriptions peut être un peu glauques sur certaines scènes, ne pas lire en revenant de manger, comme je viens de le faire ^^’

Tous est clair autant sur le physique que le caractère ou l’histoire le pouvoir est original et…et et puis zut, je n’ai rien à y redire. On voit tout de suite que tu possède un bon niveau de jeu. (J’aimerais en avoir plus souvent des comme ca XD).

Allez, zou, d’entrée je te valide (c’est rare ça)

Bon tu connais la procédure à suivre maintenant vais pas te refaire le discourt.

Enjoy !
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MAYSTOOD Heather

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