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 ROZAK Solaine {Over!}

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« HYTGHTRUGH »
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Féminin Pseudo Hors-RP : Never
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• Age : 20
• Pouvoir : Se décrédibiliser en un coup de feu.
• AEA : Pénélope, plus forte qu'Hercules en personne.
• Petit(e) ami(e) : Elle ne l'avouera jamais, mais elle a un faible pour... /ARMURE/

RP en cours : Solaine martyrise les armures par là.


Messages : 121
Inscrit le : 06/05/2011

MessageSujet: ROZAK Solaine {Over!}   Sam 7 Mai 2011 - 19:48



* Solaine Rozak


*nom – Rozak
*prénom – Solaine, Claudine, Aurore
*age – 14 ans
*né(e) le – 19 Juin 1788

Pouvoir
Solaine est en mesure (bien contre son gré, vraiment) de faire sortir de son fusil diverses choses. Une fois arrivée au pensionnat, le fusil de la demoiselle, bien qu'en parfait état de marche, ne voudra plus cracher aucune balle, ni rien qui puisse blesser autrui. Lorsqu'elle tire, il sort de son fusil des billes colorées, des fleurs, des confettis, des petits feux d'artifices, ou encore de petits gâteaux, en bref, tout et n'importe quoi, ce qui a le don d'agacer prodigieusement Solaine. Au mieux, si elle est vraiment énervée et veut vous tirer dessus, il sortira simplement de son fusil une fléchette anesthésiante, et vous en serez quitte pour deux heures d'un profond sommeil. C'est le plus offensif qu'elle puisse faire.

Alter Ego Astral
Pénélope, un drôle de petit être de 20 centimètres de haut. Solaine l'a conçue comme une sorte de petite fée ou de petit farfadet, à la peau rouge et avec, sur sa tête, une longue feuille verte (comestible). Très calme et timide, elle se cache la plupart du temps dans la robe ou le manteau de sa maîtresse, et ne parle guère aux inconnus qu'en cas d'urgence. La jeune fille l'a imaginée pour palier à son handicap en ce qui concerne les escaliers et les meubles trop hauts: Ainsi, Pénélope grimpe sur tout et est très agile, et a la capacité étrange et relativement effrayante également de pouvoir muscler de manière démesurée ses bras. De cette façon, elle peut porter le fauteuil de Solaine et Solaine dans les escaliers.

Spoiler:
 

Passions
Solaine aime par dessus tout tirer au fusil, la chasse, tout ce qui s'y rapporte. Elle aime également beaucoup cuisiner et s'occuper des tâches ménagères, ainsi que confectionner des vêtements. Elle adore s'entraîner à réaliser des 'dérapages' avec son fauteuil roulant, bien que ce soit déconseillé. Plus elle arrive à maîtriser son fauteuil, moins elle se sent diminuée, et c'est la raison pour laquelle elle s'essaye à de petites 'cascades' de temps en temps.

N'aime pas / Phobies
Solaine déteste et a peur des loups. Elle n'aime pas en général les gros animaux, en particulier tout ce qui a l'air canin, de près ou de loin. Elle déteste cordialement les escaliers et les placards trop hauts, et qu'on soit gentil avec elle car elle ne peut pas marcher. Si vous lui proposez votre aide, il y a de forts risques pour que vous vous preniez une insulte en retour.




« Tell my Mom I miss her lovin' smile, and tell my Father I really miss his laughter, tell my sister and my brother, tell my friends and all the others, that we'll meet in the Sweetest Hereafter »


Histoire

Ça pour être un tremblement de terre, c'en était un comme on en avait jamais vu auparavant dans la région. La plupart des maisonnettes étaient à terre, et des arbres déracinés jonchaient les routes, rendant les communications entre les différents villages touchés impossibles. Dans le petit village de Bairy, les survivants étaient sorties dans les rues qui n'avaient plus de rues que le nom, se lamentant, se désolant, se frappant la tête contre le sol, implorant le pardon de Dieu pour leurs proches décédés. Un homme, près d'une maison à demi-écroulée, soutenait une femme enceinte, qui peinait à respirer correctement, son front ouvert sur le côté droit. Le sang continuait de couler, et l'homme ne savait que faire. Comment stopper l'hémorragie? Sa femme, encore consciente, attrapa sa manche, des larmes de désespoir roulant le long de ses joues sales, couvertes de poussières et de terre. Dans ses yeux bruns flottait le fantôme d'un espoir vain, d'une question qui avait déjà sa réponse, mais qu'elle posa tout de même. Même au bord du gouffre, on se plait à espérer, encore et toujours. C'est le propre des hommes.

« Rick, Clarana et Louis...Où sont-ils...? »

Clarana et Louis, les prénoms de leur fille et leur fils de respectivement 7 et 3 ans. Rick était aux champs lorsque la terre s'était ébranlée, et Mireille était dans les bois, cueillant des mûres pour le dessert qu'elle aurait du leur servir ce soir-là, sur le chemin du retour lorsque tout s'était écroulé. Leurs deux enfants étaient sagement restés chez eux, attendant le retour de leur mère afin de pouvoir l'aider à préparer le dessert. Jetant un regard à leur maison, qui n'était plus qu'un vaste champ de ruine, une douleur insurmontable lui serra la poitrine, et il n'osa plus dire mot. Seul le silence bercé des cris des autres villageois répondit à Mireille, qui se mit à hurler.

Des accidents qui prennent la vie des autres, ça arrive tout le temps. Mais quand ces accidents nous prennent ceux auxquels l'ont tient, la vie ne trouve plus aucun sens à nos yeux.

n.n.n.n.n.n.n.n.n.n.n

« Solaine, on part!

-J'arrive, papa! »

La jeune fille aux cheveux gris se dépêcha d'enrouler le repas de son père dans un linge propre, puis roula jusqu'à la porte d'entrée, où l'attendait son père et un de ses amis. Sur leurs dos étaient accrochés deux grands fusils de chasse, ceux avec lesquels ils avaient pour habitude d'abattre les loups. La jeune fille tendit son repas à son père, qui lui répondit par un sourire chaleureux. C'était le rituel, trois fois par semaine, qu'ils avaient convenus entre eux, et ce depuis des années. Depuis que dans le pays voisin, l'on faisait la chasse aux loups, ces derniers s'étaient réfugiés dans les forêts et montagnes de leurs pays. Le village de Bairy étant à la frontière, entouré de montagnes et de grandes forêts vertes, il fallait bien que les hommes s'occupent de protéger les bergers et leurs troupeaux. Le père de Solaine faisait parti de ces hommes qui, quotidiennement, parcouraient les environs à la recherche de leurs ennemis à fourrure. Lui et ses compagnons en avaient déjà tués plusieurs, mais il semblait en venir toujours plus des montagnes. Parfois, la jeune fille tremblait pour son père, et enrageait de ne pas pouvoir les accompagner. Elle aurait bien voulu leur montrer, à tous, qu'elle n'était pas la petite chose fragile qu'ils pensaient tous qu'elle était.

« Merci, ma chérie. Nous reviendrons ce soir, au coucher du soleil. Tommy mangera avec nous, alors si tu pouvais mettre un couvert de plus, ce serait gentil.

-Pas de problème, fit-elle en adressant un signe de tête à l'ami de son père, qui lui renvoya son salut, Passez une bonne journée, et surtout, prenez bien soin de vous! »

Solaine resta sur le seuil de la porte, jusqu'à ce que le dos de son père ne soit plus visible. Elle rentra ensuite dans la maison, refermant soigneusement derrière elle la porte d'entrée. Savait-on jamais, avec tous les vols qu'il y avaient en ce moment...Les temps n'étaient décidément plus très sûrs, se dit-elle en roulant jusqu'à la cuisine, où elle avait encore de la vaisselle à faire. Une fois que la jeune fille eu fini de laver et sécher les assiettes de leur déjeuner, elle les rangea dans le meuble prévu à cet effet, avant de se diriger vers sa chambre. Ouvrant le dernier tiroir de sa commode de bois, elle écarta les différents vêtements qui s'y trouvaient, sortant de sous ces dernier un fusil enroulé dans un châle rouge. Avec un sourire, Solaine le posa sur ses genoux, et attrapa sa veste, qu'elle enfila négligemment part dessus ses épaules. Époussetant sa robe bleue clair, elle roula ensuite jusqu'à la porte d'entrée. Après un dernier coup d'œil à l'intérieur de sa maison, elle sorti, fermant la porte à clé, clé qu'elle mit dans la poche de sa veste. Avec un petit soupir satisfait, ses yeux brillants sous le soleil d'Avril, elle descendit avec précaution son perron, attendant de se trouver sur le chemin menant à la clairière pour s'élancer à toute vitesse. Les roues de son fauteuil crissèrent sur les graviers, mais roulèrent sans la moindre difficulté, pour le plus grand plaisir de Solaine, qui chantonnait une chanson que son père lui avait apprise étant petite, ses mains faisant jouer les roues et les leviers positionnés sur chacune de celles-ci au gré des tournants qu'elle rencontrait.

Ce jour-là, le soleil brillait sur le petit village de Bairy et ses habitants, comme il avait brillé lors du tremblement de terre, il y avait quatorze ans de cela. Ce n'est pas parce que le ciel est dégagé qu'aucun malheur ne se prépare pour autant.[...]

Caractère

Solaine est une jeune fille qui n'a de jeune fille que l'apparence, sans vouloir être insultant. Et elle le sait; Depuis qu'elle est petite, son père lui répète qu'elle est aussi têtue qu'une mule et intrépide qu'un garçon. Il est vrai que cette dernière est loin du cliché que l'on se fait des gentilles jeunes filles de son âge, et si physiquement elle peut inspirer à quelqu'un le calme et la gentillesse, elle est loin d'être ce que l'on pourrait penser d'elle au premier abord. Alors, comment décrire Solaine? L'on pourrait sans doute commencer par dire que la demoiselle a un vrai caractère de cochon. Susceptible à l'extrême et fière comme un paon, elle n'est pas une personne qui a l'habitude de se laisser marcher sur les pieds, loin de là. Si vous osez lui faire le moindre reproche, elle se vexera, vous insultera si vous insistez, vous suivant jusqu'à ce que vous lui présentiez des excuses, un genoux à terre encore. Ce n'est pas que Solaine se trouve parfaite ou pense avoir toujours raison, simplement, elle a un mal fou à accepter les reproches, et lorsqu'on lui en fait un, elle se mure dans une ridicule obstination, son point de vue ou sa manière de faire étant alors absolue à ses yeux sous le coup de la colère. La demoiselle aux cheveux gris n'accepte pas les critiques, donc, ni qu'on lui dise qu'elle ait tort. Mauvaise perdante, elle se comportera de manière odieuse envers quiconque la bat, et ce quel que soit le domaine. Vous l'aurez compris, elle n'est pas la compagne de jeu idéale, elle arriverait à balancer le plateau en jouant aux petits chevaux, alors inutile de tenter une partie d'échecs avec elle! Il va sans dire qu'elle répond assez facilement aux provocations, et ne possède pas pour cela une patience à toute épreuve. Si vous la cherchez, vous allez la trouver, et pas qu'un peu: Malgré son handicap et le fait qu'elle soit une fille, elle a de la répartie, et penser qu'elle ne sait pas jurer serait une grave erreur, vous seriez surpris du nombre d'insultes et de grossièretés qu'elle a dans son répertoire! Une charmante demoiselle bien colérique en somme, et qui répond aux insultes et aux moqueries de manière violente, avec les mots, mais les gestes également si vous arrivez à l'énerver assez pour cela. Comme certains peuvent parfois le faire en s'énervant, elle ne se met pas à pleurer, bien au contraire. Plus les insultes sont acides, plus la dispute dure, plus elle s'énerve et gagne en confiance et acharnement, déterminée à vous clouer le bec pour de bon. Et attention, elle a la rancune tenace! Elle se souviendra du plus petit affront que vous lui aurez fait, de la plus petite dispute qu'elle aura eu avec vous. Elle n'a pas une mémoire exceptionnelle, mais ce genre de choses, elle s'en souvient étonnement bien. Ah, dernière petite précision pour ceux qui arriveraient à s'attirer ses foudres d'une manière ou d'une autre: Elle n'hésite pas à cracher sur ceux qui l'ennuie. Avis aux amateurs.

Mais Solaine, ce n'est pas uniquement cette jeune fille fière et susceptible, c'est également une personne souriante la plupart du temps, déterminée et courageuse. Avec ses amis, elle est joyeuse, positive, et cherche tout le temps à remonter le morale des autres, ou les aider d'une quelconque manière que ce soit quand quelque chose ne va pas. Attentionnée, elle est à l'écoute de ses amis, et sait garder les secrets comme personne. Jamais elle ne se permettrait d'en laisser s'échapper un, plutôt mourir que trahir la confiance de ceux qu'elle aime! La détermination, également, est une qualité qu'on ne saurait lui ôter, ou plutôt est-ce un défaut? Une fois que la demoiselle aux yeux bleus a entamé un projet, elle ne s'arrête pas avant d'avoir finit, n'hésitant pas à tout recommencer si le résultat ne lui plait pas. L'abandon, c'est pour les lâches, et les lâches sont faibles, vous pourrez entendre souvent cette phrase sortir de sa bouche. Elle s'acharne toujours beaucoup, trop certainement, et ne perd jamais espoir, mais quand il semble évident que l'entreprise est perdue d'avance. Motivée avant même d'avoir commencé, elle fait de son mieux pour faire passer cette exaltation chez les autres, afin qu'eux non plus ne baissent pas les bras. A ce stade là, ce n'est plus de l'acharnement: Solaine est complètement bornée. Elle n'aperçoit ni ses limites ni les limites en général, les dépassant souvent sans s'en soucier. Car si la jeune fille peut être gentille, elle n'est pas très délicate dans ses mots ou ses actions, la plupart du temps. Elle semble ignorer comment ménager les autres, elle adopte une attitude plutôt ferme face aux problèmes. Alors même si elle peut parfois être douce...C'est loin d'être toujours le cas, malheureusement. C'est sa façon de faire. Vous avez perdu une personne à laquelle vous teniez? Elle vous secouera, vous dira de vous relever, que rester là à sangloter bêtement ne sert à rien, et surtout pas à faire disparaitre votre peine. Solaine déteste les personnes qui vivent constamment dans le passé, étant une personne qui va de l'avant. Elle trouve cela ridicule, mieux vaut se construire un bon présent que se plonger dans un passé peut-être plus beau que notre présent, mais qui est parti depuis longtemps.

Solaine est loin de l'archétype de la fille timide et gentille, pour sûr: Tout sauf introvertie, elle va facilement vers les autres, n'hésite pas à leur parler, voir à les critiquer ouvertement dès leur première rencontre, allant parfois jusqu'à déclencher les hostilités avec un très sympathique ' je te déteste', ou 'je n'aime pas ta tête'. D'emblée, comme ça, oui. Si votre tête ne lui revient pas, et ce même si vous ne vous êtes pas vraiment parlés, elle viendra gentiment vous le signaler. A cause de son handicap, Solaine est une fille forte, qui sait ce qu'elle veut, et fait tout pour l'obtenir. Ne pas marcher ne lui manque pas, elle n'a jamais connu la sensation de pouvoir courir sur ses deux jambes. Ce serait comme demander à un aveugle de naissance si ça lui manque de ne pas voir le paysage qui l'entoure; Ce que l'on a jamais connu ne peut nous manquer. La jeune fille aux cheveux gris n'est pas handicapée, à ses yeux, et déteste qu'on lui dise qu'elle l'est. Elle ne l'est pas, peut vivre comme les autres, et tient à tout faire sans aide. L'aide, si on lui propose à cause de son handicap, elle n'en voudra pas, se braquant complètement. Et si vous insistez, vous n'aurez droit qu'à sa salive en retour, et ce même si vous vouliez bien faire à la base. Elle est dégourdie, et sait faire la plupart des choses du quotidien sans aide; Mais face à des escaliers ou un placard trop haut, elle sera totalement impuissante. Ayant déjà connu des déboires de ce genre, dans son enfance, elle s'était inventée un ami imaginaire nommée Pénélope, qu'elle aura la chance de retrouver au pensionnat. Cette Pénélope lui permettra, à son plus grand bonheur, d'échapper au supplice de devoir demander de l'aide aux autres pour les escaliers ou les placards trop hauts. Elle accepte de l'aide, mais uniquement de Pénélope, car cette dernière étant sortie de son imagination, c'est un peu une part d'elle. Mais des autres, non, jamais. Elle est pire que têtue, la jeune fille aux yeux bleus.

Physique

Solaine est l'archétype de la jeune fille douce et gentille que l'on pourrait trouver en illustration dans les livres de Contes: Fine, avec de longs cheveux et de grands yeux, un visage emprunt d'une certaine grâce, on ne saurait lui reprocher de faire mauvaise impression lorsqu'elle n'ouvre pas la bouche. Si l'on excepte le fait que la demoiselle a les jambes paralysées et est en fauteuil roulant, on pourrait penser à la petite fille modèle qui, dans sa petite maison perdue entre les collines, aide son père et sa mère à rendre leur vie meilleure. Le moins que l'on puisse dire, c'est que le physique de Solaine tranche assez particulièrement avec son caractère, donnant d'elle, de prime abord, l'image d'une jeune fille sympathique, polie et patiente, beaucoup de choses qu'elle n'est en réalité pas.

Tout d'abord, il convient de préciser que l'on rajoute communément à la jeune fille une ou deux années de plus. Il faut dire que Solaine a un corps relativement développé pour une fille de son âge, avec des formes généreuses là où il faut. La jeune fille déteste cependant que les regards s'attardent trop sur sa poitrine, et elle n'hésitera pas à faire remarquer à son interlocuteur, le cas échéant, qu'il ferait mieux de redresser son regard s'il ne veut pas se prendre un coup de n'importe quel objet contondant à sa portée. Son visage est de forme plus ronde qu'allongée, lui donnant une mine sympathique et avenante, lorsqu'un sourire vient éclairer ce dernier. Même au repos, il convient de préciser que Solaine paraît plutôt aimable, quelqu'un vers qui l'on aurait envie d'aller se confier; Pas quelqu'un inspirant une quelconque crainte en tous les cas, elle paraît aussi inoffensive qu'une hirondelle. Inoffensive, ce serait une grave erreur que de la considérer comme telle, mais ça, personne n'est sensé le savoir. Même lorsqu'elle fronce ses sourcils, et prend une mine vexée ou boudeuse, elle a l'air d'une enfant à qui l'on aurait confisqué son jouet, rien de bien effrayant. Elle possède néanmoins une voix toute douce et aiguë, qui s'avère extrêmement utile en cas d'agression; Préparez vous à avoir les tympans percés si elle se met à hurler dans votre oreille, sa voix partant dans des extrêmes aiguës assez impressionnants, insupportables. Elle pourrait en casser des verres. Ses yeux sont quant à eux relativement grands, et d'un bleu saisissant. Ses cheveux, gris et raides, lui arrivent en bas du dos. La plupart du temps, Solaine les coiffe en une queue de cheval haute, plus rarement en deux couettes basses, et il lui arrive également de les laisser libres, quand elle n'a pas le temps ou n'a pas l'envie de les coiffer autrement. Deux petits rubans trônent de chaque côté de sa tête, accrochés chacun discrètement aux deux mèches qui encadrent son visage. La jeune fille en a plusieurs, de différentes couleurs, mais affectionne particulièrement les jaunes, qu'elle met plus souvent que les autres. Enfin, Solaine étant en fauteuil roulant, donc constamment assise, les autres sont en général bien en mal d'estimer sa taille, bien qu'on puisse néanmoins déduire que la jeune fille n'est guère grande. En effet, si elle pouvait se tenir debout, Solaine mesurerait en tout et pour tout un petit mètre soixante. Et bien qu'elle grandira encore dans les années à venir, il serait vain de penser qu'elle dépassera un jour le mètre soixante-quatre. Avec ses quarante-huit kilos-sans le fauteuil bien évidemment-, elle a la chance de ne posséder une silhouette qui ne soit ni trop maigre ni trop imposante, pour son plus grand plaisir. Elle a beau être impulsive et avoir un sale caractère, elle n'en reste pas moins féminine dans son habillement.

En effet, s'il y a bien une chose que Solaine abhorre, ce sont les pantalons. Jamais elle n'en a mit, et ne compte pas plus en mettre une fois arrivée au pensionnat. Ce que la fille aux yeux bleus aime, ce sont les robes, qui sont simples tout en restant jolies. Elle déteste ce qui est vulgaire, et ne met par conséquent jamais de minijupes, ayant tendance à associer ces dernières aux filles de joie, qu'elle a toujours par ailleurs méprisé. Toutes ses jupes et ses robes lui arrivent bien en dessous des genoux, et seuls ses quelques shorts remontent plus haut, et elle ne les met pas si souvent que cela. Pas particulièrement frileuse pourtant, Solaine a tendance à plus s'habiller, mettant régulièrement sur ses épaules une petite veste courte sans manche, qu'elle noue à l'aide de rubans. Vous l'aurez compris, Solaine n'est pas le genre de fille à se balader en minijupe et hauts talons, de façon inutilement provocante. Ses robes sont longues, ses manches également, et la demoiselle porte presque exclusivement des bottes, dont la hauteur varie, qui peuvent être toutes simples ou encore plus élégantes, avec des rubans et des motifs floraux divers et variés. Une seule constante cependant: Il n'y a jamais de talon sur ses bottes. Elle ne peut pas marcher, alors ce n'est pas pour en plus s'encombrer de talons aiguilles, tout à fait inutiles dans son cas, et dans le cas de toutes les autres filles, Solaine en est intimement persuadée.

Spoiler:
 



Informations Hors-RP

Avez-vous bien lu les règles ? Oui, au bout de huit fois, Code Okay (by Kogenta)
Où avez vous trouvé ce forum ? Trou de mémoire, ça fait un bail!
Est ce votre premier perso...
♦ ...Dans un forum RP ? Non, sir.
♦ ...Dans ce forum ? Non plus.~




Dernière édition par Solaine Rozak le Mar 14 Mai 2013 - 22:50, édité 6 fois
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MessageSujet: Re: ROZAK Solaine {Over!}   Dim 29 Mai 2011 - 19:35

Histoire (suite)


[...]

Un coup de feu résonna à travers la petite clairière, suivit du bruit sourd d'un oiseau tombant au sol. Solaine poussa une petite exclamation victorieuse, roulant jusqu'à l'oiseau qu'elle avait abattu, pour le mettre dans un sac de cuir qu'elle avait prit avant de partir. C'était son petit rituel à elle, et ce depuis deux ans déjà: Lorsque son père partait chasser les loups, elle finissait les tâches ménagères et, sans se faire voir, se rendait dans une petite clairière non loin de chez elle. L'endroit était spacieux, agréable, et le soleil passait à travers les feuilles des arbres. Les loups ne venaient pas jusqu'ici, trop apeurés par la présence de potentiels chasseurs embusqués dans les buissons; Cet endroit était encore trop proche de la civilisation pour qu'ils y posent leurs pattes. Cela arrangeait bien les affaires de Solaine, qui ne voulait pas qu'on sache qu'elle s'entrainait au tire, son père en aurait fait un malaise s'il avait eut à l'apprendre! La jeune fille ne voulait pas causer de soucis à son père, ô grand jamais: Que serait-elle devenue, nourrisson aux jambes paralysées, s'il ne s'était pas occupée d'elle? Sa mère était morte en la mettant au monde. Son frère et sa sœur étaient morts dans le tremblement de terre qui avait secoué les environs, écrasés par les pierres de leur propre demeure. Quant à son oncle Abel et sa tante Béatrice, jamais de la vie! Elle avait assez surpris de conversations entre eux et son père durant son enfance pour savoir qu'ils reprochaient à ce dernier la mort de leur jeune sœur -sa mère. Son père n'avait rien fait d'autre pourtant, comme il le leur avait dit, que de respecter la volonté de Mireille, qui était de laisser la vie à l'enfant et la laisser mourir si le choix avait du se poser, ce qui s'était passé. Mais eux ne voulaient rien entendre, et encore moins voir cet 'assassin' et cette 'handicapée'. Quels sales gens, Solaine les détestait cordialement, et même s'ils avaient voulu venir, elle ne les aurait pas laissés fêter avec eux son anniversaire. Il y avait bien son oncle Bruno, le frère de son père, qui était très gentil avec elle, et qui lui avait même construit son fauteuil roulant, mais s'occuper d'elle n'aurait été qu'un poids en plus pour cet homme qui peinait à gagner correctement sa vie. Surtout qu'il avait déjà deux fils, alors...Non, décidément, sans son père, Solaine aurait très certainement été noyée dans la rivière, enterrée comme un chien, et plus personne n'en aurait parlé. Levant son fusil vers un arbre, elle tira sur un écureuil qui se trouvait perché là, l'abattant du premier coup. Elle le regarda lourdement chuter à terre, crispant ses mains sur son arme. Personne ne voulait s'occuper d'une handicapée, c'était 'une perte de temps'.

'Et puis qu'est-ce que tu veux faire de cette gamine? Elle ne peut pas travailler, elle ne pourra jamais se marier. C'est une perte de temps. Tu aurais du la laisser mourir à la place de Mireille. Vous auriez pu avoir d'autres enfants, en bonne santé ceux-là! Franchement, elle ne méritait pas de mourir juste pour laisser vivre...Ça.'

Elle avait beau avoir six ans à l'époque, ces paroles étaient restées gravées en elle comme un poison. Sa tante Béatrice, championne de la délicatesse! Elle la détestait. Elle tira une nouvelle fois, mais dans le vide cette fois-ci. Elle n'était pas une erreur, elle n'était pas inutile. Solaine allait leur prouver qu'il n'était pas nécessaire de posséder des jambes pour réussir dans la vie ou pour être heureux. Elle était désolée d'ainsi abuser de la confiance de son père, mais elle voulait leur prouver à tous qu'elle pouvait servir à quelque chose. Peut-être que ce que disait sa tante Béatrice était vrai, sans doute ne travaillerait-elle jamais, sans doute ne se marierait-elle jamais. Mais avec ce fusil, elle allait mettre sa précision au service de son village, et montrer à tous sa valeur.

Plus tard, très bientôt, elle irait chasser les loups de leurs forêts. Définitivement.

n.n.n.n.n.n.n.n.n.n.n

« C'est bien gentil à Bruno de nous avoir offert ces animaux, mais tout de même, il aurait pu me les donner en mains propres.

-Oh, mais tu sais, il m'a dit qu'il était pressé, c'est pour ça. Et puis il sait à quel point tu aimes les empailler!

-C'est vrai, mais tout de même! Enfin, nous allons le remercier, ça ne fait rien. Pfou...Qu'est-ce que cette côte est rude!

-Courage, Papa, on est presque à la moitié! »

Solaine leva ses bras en l'air, continuant d'encourager à voix haute son père, qui poussait son fauteuil roulant le long de la côte. Si la jeune fille pouvait sans problème se déplacer sur les surfaces planes et dans les pentes, il n'en était pas de même pour les côtes, malheureusement! La maison de son oncle Bruno se trouvait à quelques kilomètres de la leur, encore plus en retrait dans la campagne. Pour y accéder, il fallait monter une côte sèche, qui décourageait bien souvent son père avant de l'avoir entamé. Solaine aurait bien voulu souffrir avec lui, mais assise, elle devait avouer que l'entreprise n'était guère rude pour elle. Une fois que le toit de chaume de la maisonnette fut en vue, Solaine poussa une petite exclamation ravie.

« Regarde, Papa, on voit la maison de là!

-On la verra mieux une fois en haut de cette fichue côte! Mon pauvre dos...

-C'est l'âge, tu te fais vieux.
(Elle se retourna, pour lui adresser un sourire taquin) Bientôt, tu vas avoir des cheveux blancs!

-Bof, ça ne se verra pas trop sur moi, ça va. Et je ne suis pas si vieux que ça, je te signales que j'ai seulement quarante-trois ans! J'ai encore du temps devant moi. »

Solaine laissa s'échapper un petit rire, alors que son père finissait de gravir la côte. Une fois arrivé en haut, la jeune fille aux yeux bleus insista pour se débrouiller seule, et tranquillement, le père et la fille firent leur chemin jusqu'à la maison de leur frère et oncle. A peine furent-ils arrivés dans la cour que deux enfants se pressèrent vers eux, avec de grands sourires et des mines impatientes. Derrière eux, un homme d'une trentaine d'années passa le pas de la porte, agitant la main en direction des deux arrivants.

« Eh bien! Je pensais bien vous voir arriver aujourd'hui. Comment vous allez, tous les deux? Leur demanda-t-il, une fois qu'il se furent suffisamment approchés.

-Plutôt bien, et toi? Lui répondit Rick avec un sourire. La côte était rude, comme toujours. J'ai cru que j'allais y passer, cette fois-ci!

-Ah ça! Je suis désolé de ne pas pouvoir la faire disparaître. Au moins, ça fait fuir les gosses, et ils ne viennent pas jeter des œufs sur nos fenêtres. Benoît, Timothée, vous pourriez au moins dire bonjour à votre oncle!

-Bonjour Tonton Rick! Firent les deux petits garçons en se retournant vivement, surpris d'avoir été ainsi rappelés à l'ordre. Alors que Bruno se lamentait sur l'impolitesse de ses garçons, il entraîna son frère à l'intérieur de chez lui, où sa femme faisait cuire une tarte pour les enfants. Solaine, elle, pendant ce temps, faisait face à ses deux petits cousins. Benoît et Timothée, deux gamins de dix et sept ans, chétifs aux bouilles rondes et aux grands yeux expressifs. S'il y avait bien d'autres personnes qui lui tenaient à cœur, son père mis à part, c'était bien la famille de son oncle Bruno. Lui était très gentil, savant bricoleur, toujours là pour son frère et sa nièce. Sa femme s'appelait Flora, et avait toujours une tarte sur le feu pour eux. Solaine avait souvent souhaité avoir sa si belle et longue chevelure bouclée. Benoît et Timothée, quant à eux, lui vouaient un tel culte qu'il lui était difficile de ne pas les adorer. Avec leur frimousse toujours sale de la terre qu'ils s'amusaient à se lancer dessus, ils étaient adorables. La famille du côté de son père, aucun problème, Solaine l'adorait. Pas comme du côté de sa mère, hun.

« Solaine, Solaine, fit soudain Benoît, sautillant sur place, tu nous montres comment viser les oiseaux? Dis, s'il te plaît?

-Oui, même qu'on a des lances pierres
. Ajouta Timothée, l'air entendu, histoire ne pas être en reste.

-Viser les oiseaux? Bien sûr que je peux. Mais il va falloir que vous vous concentriez, hein? La dernière fois, vous les avez fait tous fuir en criant!

-Promis, on sera sages. Tu nous montres, s'il te plaît? »

Le regard des deux enfants s'était fait suppliant. Il aurait fallut être un monstre pour leur refuser quoi que ce soit! Avec un petit hochement de tête, Solaine prit le lance pierre et la pierre que lui tendait Timothée, et avisa un rouge-gorge sur la barrière de bois qui fermait la propriété. Avec un sourire, elle prépara son 'arme'.

« Si vous voulez apprendre à le toucher du premier coup, il ne faut surtout pas faire de bruit, pour ne pas le faire s'envoler. Mais la chose la plus importante si vous voulez réussir... »

La pierre vola, touchant l'oiseau, qui émit un son étranglé avant de s'écraser à terre, sous le regard fasciné des deux petits garçons.

« Il faut faire vite, et ne pas avoir peur de rater sa cible. Sinon, vous hésitez, vous ne faites pas assez vite, et elle s'enfuie. »

Dans la petite maison au toit du chaume, Rick et Bruno s'étaient installés à la table du salon, pendant que Flora, dans la cuisine, finissait de préparer la tarte. Rick avait posé sur la table un sac de fruits, qu'il tapotait en regardant son frère.

« En remerciement des animaux que tu nous a apporté. J'aimerais bien savoir pourquoi tu t'es mis à chasser, soudainement, quand même. Je pensais pas que tenir un fusil dans tes mains, c'était ton truc.

-Oh, tu sais, c'est à cause de cette espèce de famine, il y a trois ans, répondit Bruno en cherchant, quelque peu nerveux, le regard de sa femme. Mentir, il l'avait fait plus d'une fois, mais il ne s'y était toujours pas habitué. Cette maudite peur de se faire prendre la main dans le sac. Tirer, il ne savait pas le faire, évidemment, ça le répugnait en vérité. Mais pour couvrir sa nièce, à qui il avait acheté un fusil, c'était nécessaire. Solaine désirait tellement se rendre utile; Il n'avait pas su lui dire non. Mes garçons étaient encore jeunes, il fallait se nourrir, et la nourriture manquait au village. Alors, tu sais...On fait avec ce qu'on a. Je pensais te l'avoir déjà dit.

-Oui, mais...Enfin, tu aurais pu me demander, si tu voulais que je t'apprennes à tirer.

-Inutile, je ne voulais pas t'embarrasser encore! Tu as déjà fait beaucoup pour moi jusqu'ici. J'aimerais bien pouvoir te rendre la pareille. »

Rick rendit son sourire à son jeune frère. Ils avaient perdus leurs parents tôt, et avaient du se débrouiller seuls un long moment pour pouvoir vivre correctement. Quand leurs parents étaient morts de maladie, Rick avait quatorze ans, et Bruno seulement cinq. Il ne se rappelait plus de leur visage, qui lui apparaissaient comme deux vagues silhouettes aux voix déformées. La seule chose dont-il se souvenait avec exactitude, c'était le visage de son grand-frère, ses mains, et tous les sacrifices auxquels il avait consenti pour pouvoir l'élever. Quand il lui prenait la main, qu'il lui disait que tout allait bien, et qu'ils seraient heureux malgré tout. Malgré l'absence de leurs parents. Et quand Rick s'était marié, à cette jolie fille aux yeux couleur noisette qui s'appelait Mireille, quand Clarana était née, quand Louis avait vu le jour, quand Rick et Mireille l'avaient gardés près d'eux malgré tout. Malgré tout. Aux yeux de Bruno, il n'y avait pas eut plus cruel accident que celui qui avait prit la vie de ses deux neveux. Son frère avait été détruit par la mort de ses enfants et celle de sa femme à l'accouchement, mais Solaine lui avait donné une nouvelle raison de vivre. En cela, Bruno ne pourrait jamais assez remercier la jeune fille aux cheveux gris. Grâce à elle, il avait retrouvé le sourire et sa joie de vivre. En contrepartie, lui s'était juré de toujours leur venir en aide. Il avait fabriqué le fauteuil de Solaine, et n'en était pas peu fier; Grâce à ça, elle pouvait vivre mieux que si elle avait été contrainte de rester assise sans pouvoir se mouvoir. Après tout, comme elle le disait si souvent, l'espoir, il ne vient pas de lui-même, c'est nous qui devons le créer.

« La tarte est prête, je vais appeler les enfants, fit Flora en entrant dans le salon, posant la tarte fumante sur la table de bois, vous comptez rester là sans rien faire, ou vous allez m'aider à dresser la table?

-Tout de suite, ma chérie. Rick, tu nous aides?

-Naturellement. »

Dans le jardin, devant la maison, Benoît et Timothée s'étaient assis sur un coin d'herbe, alors que Solaine, près d'eux, examinait le lance-pierre que leur père leur avait fabriqué. En ce simple objet, elle reconnaissait tout le savoir faire de son oncle! Il était étonnant, selon elle, qu'un homme aussi doué ne puisse faire fortune grâce à ses inventions. Les réactions des villageois n'étaient guère favorables à son oncle, et nombreux étaient ceux qui le considéraient comme une sorte de sorcier. Les plus hardis allaient même jusqu'à dire qu'il avait vendu son âme au Diable pour pouvoir construire de telles machines. Stupide, pensait Solaine, comme si un tel savoir pouvait venir du Diable, c'était ridicule. Bruno était un bricoleur hors paire à qui on ne laissait pas sa chance, et c'était bien dommage. Baissant ses yeux jusqu'à ses jambes, elle se dit qu'elle ne devait pas être la seule dans son cas, à être condamnée à l'immobilité de naissance ou par la faute d'un bête accident. D'autres devaient maudire le sort de ne pas pouvoir marcher, et Bruno aurait su non pas les faire remarcher, mais leur donner la sensation d'être moins inutiles. Sur elle, en tout cas, ça marchait, sans mauvais jeu de mots. Son père lui avait dit que certaines personnes paralysées parvenaient à marcher, mais elle, ses jambes refusaient obstinément de bouger, il n'y avait pas moyen. Elles semblaient être faites de pierre, et ne lui obéissaient pas. Elle les bougeaient elle-même dans un exercice quotidien depuis toujours, mais rien à faire. Solaine s'était faite depuis longtemps à l'idée de ne jamais pouvoir se lever de ce fauteuil, de toute façon; Ça ne la dérangeait pas. Elle était bien comme ça. Aucune raison que ça change, n'est-ce pas?

« Her, Solaine, fit soudain Timothée, rompant le silence qui s'était installé, une inquiétude vibrant dans sa voix frêle, c'est vrai que les loups ils viennent dévorer les enfants pas sages, la nuit?

-Qui t'as dit ça?

-Benoît,
avoua le petit garçon, avec un regard en biais vers son frère, qui avait cessé de martyriser une marguerite pour foudroyer le petit garçon du regard.

-Benoît, quelle idée de raconter des histoires pareilles à ton frère! (Solaine posa le lance-pierre sur ses genoux, et adressa un petit sourire à son plus jeune cousin) C'est faux, bien évidemment. Les loups ne viennent pas jusqu'ici, ils restent tapis au fond de la forêt. Et puis, tu sais, on fait de notre mieux pour les chasser.

-Comme tonton Rick il va leur tirer dessus?

-Oui, il part les chasser. Avec d'autres. Bientôt...Ils ne seront plus qu'un mauvais souvenir. »

Les trois enfants posèrent leurs yeux sur la forêt, qui s'étendait sur les flancs montagneux de toute son immensité. Là-bas, entre ces arbres serrés, vivaient leurs ennemis de toujours. Ces bêtes poilues qui attaquaient les troupeaux et les hommes isolés. Solaine les détestait, et espérait de tout cœur pouvoir être en mesure d'en abattre un avant qu'il n'en reste plus. C'était le seul moyen qu'elle avait de prouver sa valeur, le seul moyen de montrer à tous ces imbéciles qui elle était réellement. Son regard bleu perdu dans le vert des forêts, Benoît prit la parole à son tour, ces paroles dont elle devait se rappeler bien après, face à ce loup aux yeux luisants:

« Je n'aime pas les loups. J'ai l'impression que ce sont pas des animaux, mais pas des humains non plus. »

Solaine n'eut pas l'occasion de lui demander ce qu'il entendait par là; Flora, sortie sur le perron, les appela pour manger la tarte. Avec des exclamations joyeuses, les trois cousins se dirigèrent vers la maison, les loups ayant momentanément été éjectés de leurs esprits. Pour l'instant seulement: Il grouille de choses qu'on ne saurait nommer dans les vertes forêts qui surplombent ces magnifiques vallées. Des choses qui ne sont ni humaines, ni animales.

Des monstres.

n.n.n.n.n.n.n.n.n.n.n

Solaine avait sept ans. Son père et elle passaient la nuit chez des amis, afin de ne pas avoir à faire le chemin du retour dans l'obscurité. Elle était sortie sur la terrasse de bois après s'être heurtée à l'escalier, la chambre qu'on lui avait assignée étant à l'étage. Jeanne, la femme de Pierre, leur hôte, lui avait gentiment proposé de l'aider, mais elle avait refusé. Le ciel, en cette belle soirée, était dégagé, et la fillette aux cheveux argentés pouvait voir toutes les étoiles qui peuplaient l'éther noir de leur lumineuse présence. Ce soir là, elle se sentait aussi petite que ces étoiles, aussi insignifiante. Aussi lointaine. Il lui semblait que le monde ne voulait pas d'elle, qu'elle aurait mieux fait de disparaître, qu'elle n'était qu'une source d'embarras pour tout le monde. De son point de vue, il en était ainsi; Sinon, elle n'aurait pas eut tant de problèmes dans sa vie au quotidien. Ces problèmes pouvaient sembler bien banales pour n'importe qui, mais pour Solaine, ils étaient une insulte, la preuve flagrante que le monde n'était pas fait pour les gens comme elle. Son père était arrivé à ses côtés et, la tête levée vers le ciel, avait contemplé un moment ce spectacle nocturne avec elle. Puis il s'était mit à parler, comme il savait si bien le faire. Qu'aurait fait Solaine, sans son père?

« Solaine, tu n'aurais pas du agir ainsi envers Jeanne. Elle essayait simplement d'être gentille avec toi.

-J'ai pas besoin d'aide. Je peux tout faire toute seule. J'ai pas besoin d'aide. »

Obstinément, la fillette gardait ses yeux fixés sur le ciel d'encre, malgré les larmes qui brouillaient à présent sa vue.

« Tu sais bien qu'il y a des choses que tu ne pourras jamais faire toute seule. Refuser l'aide des autres n'est pas une solution, tu...

-Arrête! Tu sais pas ce que c'est, de pas pouvoir monter des escaliers, ou de pas pouvoir attraper des choses parce que c'est trop haut et que tu peux pas te lever! Tu sais rien, tu sais pas ce que ça fait! »

Solaine s'était soudainement tournée vers son père, les roues de son fauteuil provoquant un petit grincement sur le sol de bois. Rick soutint le regard de sa fille sans mot dire. Il était des fois comme ça, où Solaine détestait le monde qui l'entourait et son infirmité. Elle aimait à prétendre qu'elle pouvait tout faire comme tout le monde, et pouvait se passer de l'aide des autres; Mais devant un escalier, il n'y avait rien qu'elle puisse faire, et sa différence lui sautait alors aux yeux. La raison pour laquelle on la regardait de travers, la raison pour laquelle sa tante Béatrice et son oncle Abel la critiquaient tant. Au fond...

« ...Tu serais bien mieux sans moi. Je ne fais rien d'autre que t'embêter. »

Doucement, une larme roula le long de la joue de Solaine, alors que ses mains, crispées sur ses genoux, martyrisaient le tissu de sa robe foncée. Toujours sans un mot, son père s'agenouilla devant elle, et passa sa main sur la joue de la fillette, pour en faire partir les larmes. Les mains de son père étaient grandes et pleines de force, mais toujours incroyablement douces avec elle. Solaine avait été injuste envers leurs hôtes, qu'elle savait emplis de bonnes intentions à son égard. Mais c'était plus fort qu'elle, chaque fois qu'on lui proposait de l'aide...Elle était normale, pas différente. Et à une personne normale, on ne propose pas de l'aider à monter à l'étage. Parce que ça, c'est quelque chose qu'une personne normale fait sans aide, et sans difficultés. Elle, elle ne le pouvait même pas.

« Solaine, je t'interdis de dire une chose pareille. Tu n'es en aucun un poids pour moi, jamais. Ta mère a souhaité mourir pour que tu vois le jour, et j'ai juré de m'occuper de toi, quoi qu'il arrive.

-Mais, je suis...

-Une jolie petite fille qui fait la joie de son père.(Solaine ouvrit de grands yeux étonnés, d'où les larmes n'avaient pas tout à fait séchées encore) Je ne sais pas ce que ça peut bien faire de devoir rester assis toute la journée, c'est vrai. Mais je parviens à m'en faire une idée quand je te vois pousser sur tes roues pour pouvoir avancer. Je ne sais peut-être pas ce que ça fait, mais s'il y a bien une chose que je sais, c'est qu'aussi forte que tu puisses être, tu ne peux pas déplacer des montagnes.

-Mais un escalier, c'est pas une montagne, souffla Solaine en déportant son regard vers le sol. Son père, néanmoins, lui souleva le menton, ne voulant pas qu'elle esquive son regard.

-Pour une fourmi, un simple monticule de terre, aussi petit qu'il puisse être pour nous, est une vraie montagne. Tu vois? Ce sont les différences qui nous font avancer. Et pour surmonter les épreuves, il faut l'aide des autres. »

Solaine fit la moue, gonflant ses joues, l'air peu convaincue. Si un escalier était une montagne pour elle, alors elle allait passer son temps à demander l'aide des autres, et il était inutile de préciser que cette idée ne lui plaisait guère. Son père leva les yeux au ciel avec un sourire en coin. Puis soudainement, il s'affaissa au sol. Solaine poussa un petit cri surpris, prête à appeler à l'aide, quand la voix de Rick la coupa avant qu'un seul son n'ait pu sortir de sa gorge:

« Ah, tu veux demander de l'aide, maintenant? Je vais bien, j'ai juste besoin de ton aide à toi. Seulement à toi. Tu m'aides à me relever? »

S'appuyant sur un coude, l'homme aux cheveux gris tendit une main à sa fille, toujours souriant. Solaine le fixa un moment sans rien faire, l'air interdit, avant de se mettre à rire. C'était bien son père, ça! Toujours là pour elle, quoi qu'il se passe. Poussant doucement les roues de son fauteuil, Solaine s'approcha de l'homme allongé à terre, tendant sa petite main dans sa direction, jusqu'à ce qu'elle réussisse à attraper la sienne. Il était bien vain de penser qu'une petite fille de sept ans en fauteuil roulant puisse relever un homme d'un mètre quatre-vingt huit à elle seule, mais le but de Rick était de consoler sa fille, ni plus ni moins. Faisant semblant de prendre uniquement appuie sur la toute petite main de sa fille, ce dernier se releva, avec un soupir soulagé clairement exagéré. Baissant son regard bleu dans sa direction, il lui fit un clin d'œil.

« Merci beaucoup. Sans toi, j'étais certain de mourir sur le sol!

-Tu parles, fit Solaine avec un petit sourire, tu t'es relevé tout seul, sans mon aide.

-L'aide que tu apportes à quelqu'un n'a pas besoin d'être physique pour lui sauver la vie, tu sais. »

La petite fille à la queue de cheval grise pencha sa tête sur le côté, l'air intriguée. A ses yeux d'enfant, une telle notion ne parvenait pas à prendre tout son sens. Rick, avec un bâillement sonore, désigna l'intérieur de la maison dans laquelle les bougies n'avaient pas été éteintes encore, la lumière éclairant doucement la terrasse de bois de sa lumière dorée.

« Il est bien tard, on ferait mieux d'aller se coucher. »

Solaine acquiesça aux mots de son père, tournant son fauteuil dans la direction de la porte.

« Oui...Je vais aller m'excuser auprès de Jeanne. C'est vrai que j'ai été méchante avec elle, alors qu'elle a été très gentille avec moi.

-Très bonne idée. »

Solaine posa ses mains sur les roues de son fauteuil, et les poussa dans un geste qu'on devinait habitué. Rick la regarda s'éloigner avec un petit sourire, avant de se tourner vers le ciel étoilé à son tour une fois qu'elle fut rentrée dans la maison. Les étoiles étaient particulièrement belles et brillantes, ce soir là. L'homme aux cheveux gris se souvenait qu'il avait toujours été le même, ce ciel. Il avait levé la tête vers lui quand ses parents étaient morts, quand Bruno avait faillit mourir de la fièvre à son tour, quand il s'était marié avec Mireille, quand Clarana et Louis étaient nés, peu avant que la terre ne s'ébranle, quand il était au champ, à la naissance de Solaine. De jour ou de nuit, le ciel est toujours le même. Il reçoit les prières des hommes, dôme immense qui gouverne le monde sans le voir. Il avait toujours le même éclat, il était indifférent aux jours de deuil et aux jours de bonheur.

Rick espérait que lorsqu'ils mourraient, lui et Solaine pourraient rejoindre ce prétendu paradis et, s'il n'existait pas, qu'il leur soit accordé de revoir leur famille. Eux qui avaient toujours été séparés, Rick espérait au moins que dans la mort, on consentirait à les réunir. Mais dans longtemps; Très longtemps.

n.n.n.n.n.n.n.n.n.n.n

Solaine ne tenait pas en place, faisant sans cesse d'inutiles allées et venues entre le salon et la cuisine, provoquant un fracas du tonnerre. Bruno, qui travaillait sur un morceau de bois-il était principalement sculpteur, après tout-, leva un regard ennuyé dans sa direction, tentant en vain de masquer sa propre inquiétude. Cela faisait près d'une heure et demi que Rick aurait du rentrer, et il ne montrait toujours aucun signe de vie. Lui qui était si ponctuel, d'ordinaire, ça avait de quoi inquiéter. Assez pour inquiéter son frère, qui normalement devait manger avec eux, et sa fille, qui ne parvenait pas à se concentrer sur le dîner en question. Solaine jetait des coups d'œil anxieux par la fenêtre, espérant à chaque seconde voir la silhouette de son père s'engager sur le petit chemin de terre menant jusqu'à chez eux. Mais il n'y avait pas la moindre trace de ce dernier, et le temps se faisait long. Personne n'ignorait que la chasse aux loups pouvait mal tourner; Pour autant, Rick était un tireur expérimenté. Solaine se rassurait en se disant qu'il ne se ferait jamais avoir.

« Il en met, du temps...Soupira la jeune fille, jetant un coup d'œil à la cuillère en bois qui se trouvait dans ses mains, il ne met jamais aussi longtemps, d'habitude.

-Il va revenir, il va revenir...(Bruno fixa un moment ses outils, avant de les repousser avec une grimace) Il est fort et prudent, rien n'a du lui arriver.

-Mais il connaît la forêt, il n'a pas pu se perdre. Alors pourquoi met-il autant de temps? »

A cette interrogation, Bruno resta muet, et Solaine, les yeux posés sur la cuillère, retournait et tournait cette dernière sans y faire attention. Plusieurs villageois avaient été attaqués par les loups, et c'était bien pour cela que des hommes patrouillaient chaque jour dans les vertes forêts les surplombant pour faire le vide. Fichues bêtes féroces...Solaine aurait voulu les voir exterminés jusqu'au dernier. Dans le village de Bairy et les villages alentours, le temps n'était plus à la pitié, mais bien à quel clan aurait raison de l'autre, les hommes ou les bêtes à poils. En ces terres, il était clair que les deux races ne pouvaient vivre en harmonie. Solaine comptait bien se venger de la mort du petit Baptiste et des nombreux bergers dont on avait retrouvés les corps mutilés. Si elle voyait les petits d'une louve, Solaine les abattrait sans ciller. Elle en avait assez qu'on sous-estime ces petits, qui deviendraient sous peu des monstres. Si on les épargnait, montreraient-ils envers eux une quelconque gratitude? Oh que non. Ils grandiraient, et déchiquetteraient à leur tour les enfants du village.

Quels monstres. Solaine les détestait.

Une exclamation surprise de Bruno la sorti brutalement de ses pensées, et elle tourna la tête vers son oncle, qui s'était soudainement dirigé vers la porte d'entrée.

« Il revient? »

Ne recevant pas de réponse, Solaine se hâta de déposer la cuillère qu'elle triturait depuis tout à l'heure sur la table de la cuisine, roulant jusqu'à la porte, freinant brusquement en voyant le spectacle qui s'offrait à ses yeux. Son père, à moitié soutenu par Bruno, semblait bien mal en point. Son fusil pendait misérablement à son épaule, menaçant de s'écraser à terre à tout moment. Solaine, remarquant les traces sombres qui parsemaient la chemise claire de son père, fit mine de s'avancer, le visage décomposé par l'inquiétude. Son oncle, cependant, retourna comme il le pouvait sa tête vers elle, son regard brun sévère.

« Solaine, ne t'approche pas. Va plutôt faire bouillir de l'eau, tu veux?

-Mais...

-Tout de suite. »

Face à ce regard dur et cette voix stricte, Solaine ne pu que docilement hocher la tête, comme absente, et rouler vers la cuisine pour y faire bouillir de l'eau. Un bon millier de questions se pressaient dans son esprit, manquant de la faire s'ébouillanter les mains une dizaine de fois. Son père avait-il été attaqué? Sur sa chemise, il lui semblait avoir clairement vu des traces de sang. Du sang...La jeune fille aux cheveux gris serra les dents, sentant la haine l'envahir. Les loups, encore ces loups! Elle aurait leur peau, un jour, et l'exposerait devant chez elle, dans tout le village s'il le fallait, elle s'en ferait un trône, aussi macabre que cela puisse paraître. Pourquoi devaient-ils souffrir d'un si injuste fléau? Ce n'était pas juste, pas juste. La bassine d'eau chaude sur ses genoux recouverts d'une étoffe, pour lui éviter de se brûler, Solaine roula jusqu'à la chambre de son père. Lorsque ce dernier avait fait construire leur maison, il l'avait fait construire sans étage, afin qu'il n'y ait pas d'escaliers pour la gêner. Passer d'une pièce à une autre n'était donc en rien un problème pour elle. Renversant un peu d'eau dans sa précipitation, la demoiselle aux yeux bleus jura, pestant à haute voix contre l'eau si brûlante qui venait d'atterrir sur sa main droite. Au moment où elle passait la porte de la chambre, une voix familière parvint jusqu'à ses oreilles, manquant de lui faire renverser le reste de l'eau sous le coup de la surprise:

« Ton vocabulaire, Solaine...Il me semblait t'avoir demandé de le surveiller. De plus, insulter l'eau est inutile, elle ne te comprend pas. »

Solaine releva ses deux grands yeux bleus à ces mots, rencontrant le regard similaire de son père. Un grand sourire vint alors illuminer son visage, alors quelle se précipitait aussi vite que ses bras le lui permettaient près de lui.

« Papa! J'ai eu si peur, tu vas bien? Tu es blessé? Qui t'as fait ça, les loups? Tu...

-Solaine, l'eau...! »

Soupir exaspéré de Bruno, excuses murmurées par la jeune fille, qui tendit la bassine à son oncle sans un mot. Assis avec précaution sur son lit, Rick Rozak avait ôté sa chemise, et l'on pouvait voir sur son torse plusieurs griffures, pour la plupart profondes, dont le sang avait cessé de couler depuis peu. Solaine n'avait pas besoin de demander pour deviner que c'étaient bels et bien les loups qui avaient fait ça. Son père avait du être attaqué par l'un d'eux, sûrement un jeune isolé. S'il s'était retrouvé aux prises avec une meute, il ne s'en serait pas aussi bien sorti. La fille aux cheveux gris se mordit la lèvre inférieure, inspirant un grand coup pour se donner du courage. Ce n'était que maintenant qu'elle se rendait compte de tous les risques que son père prenait en partant chasser les loups-surtout lorsqu'il le faisait seul comme aujourd'hui. Tommy étant malade, il avait du assurer la chasse à lui seul. Et résultat des courses: Il s'était fait blesser.

« Qu'est-ce qui t'es arrivé? Demanda Solaine à son père en lui prenant la main, l'air plus inquiète que jamais.

-Trois fois rien. J'ai glissé, je suis tombé, et...

-Non, ne te fiches pas de moi! Comme si une chute avait pu te faire toutes ces marques!

-Solaine, écoute...Il ne faut pas tu t'inquiètes pour moi. C'est un accident isolé, tu comprends? J'irais mieux dans quelques temps, et ça ne se reproduira plus.

-Mais...

-Maintenant...Et si tu allais dresser la table? Je suis certain que Bruno et toi mourrez de faim, vous n'auriez pas du m'attendre. »

Une vive protestation faillit quitter la jeune fille à la queue de cheval, réprimée cependant par le regard insistant de Rick. Vaincue, Solaine baissa la tête avec un soupir à fendre l'âme.

-...D'accord. »

Solaine lâcha à contrecœur la main de son père, forçant un sourire sur son visage lorsque ce dernier lui en adressa un. Elle détestait voir son père là, assis sur son lit, la peau zébrée de blessures qui laisseraient sans le moindre doute de laides cicatrices après leur guérison. Le regard bleu de son père lui intimait l'ordre de se retirer, et à cette injonction muette, Solaine obéit sans rien dire. Reculant son fauteuil, elle jeta un dernier regard à son oncle, qui mélangeait elle ne savait trop quels produits dans l'eau qu'elle avait apportée, et avec un dernier signe de la main, elle quitta la pièce, ses roues provoquant ce bruit si caractéristique sur le sol. Elle ferma la porte derrière elle, et maudit son fauteuil qui faisait tant de bruit. Elle était persuadé que son père l'avait fait sortir afin de pouvoir parler seul avec Bruno, et ça, Solaine ne l'aimait pas du tout. Qu'essayait-on de lui cacher? Le fait que son père ait été attaqué par un loup? Elle n'était pas naïve au point de ne pas l'avoir remarqué d'elle-même. Alors quoi...?

Songeant que son père s'assurerait qu'elle était partie dans la cuisine avant de commencer à parler, avec une malédiction prononcée à voix basse, Solaine empoigna ses roues, roulant avec mauvaise humeur jusqu'à la pièce d'à côté. Elle détestait les cachotteries, son père ne lui cachait rien, de coutume. Elle était la seule famille qu'il lui restait, et lui était la seule personne à qui elle faisait entièrement confiance. Passant devant le salon, la vieille couverture, posée sur un fauteuil à bascule en bois, attira son attention. Sur la couverture, répondant présent à l'appel depuis près de quatorze ans, une jouet de bois, lui aussi, taillé astucieusement de façon à représenter un cheval peint grossièrement. Cette couverture, cela faisait longtemps qu'elle était là, tout comme le cheval. Après avoir achevé la construction de leur maison, son père avait déposé cette chaise dans un coin du salon, y avait posé avec précaution ce tissu et sur ce tissu, ce jouet à demi brisé. C'était un symbole, une présence muette, que Solaine ressentait malgré le fait qu'elle n'avait jamais connu le reste de sa famille. Cette couverture, c'était le dernier tricot que sa mère avait fait de son vivant, une couverture sensée lui servir pour la border, elle, l'enfant qu'elle portait alors, mais que son père n'avait jamais pu se résoudre à utiliser. Et le petit cheval, c'était un ancien jouet de son frère, Louis, qui avait été retrouvé intact dans les décombres de la maison. Son père lui avait souvent dit que c'était son préféré, et qu'il avait passé des journées à l'agiter en racontant des histoires de soldats, d'honneur et de cavaliers. Solaine aurait tellement voulu connaître sa mère, sa soeur et son frère. Ils avaient été des gens merveilleux, selon son père, et même Bruno avait acquiescé, alors ça devait être vrai. Mais la mort n'emporte pas que les mauvaises gens, et elle avait emporté la quasi totalité de la famille Rozak bien trop tôt. Jetant un regard en arrière, vers le petit couloir qui menait à la chambre de son père, Solaine se dit que de cette famille qui aurait du comprendre cinq membres, il n'en restait plus que deux maintenant: Elle et son père. Si jamais son père en venait à mourir...Jamais elle ne s'en serait remise. Il était tout ce qu'elle avait de plus cher, et elle n'aurait voulu le laisser partir pour rien au monde. Pas même la richesse, le luxe, ou la promesse de pouvoir marcher un jour.

Roulant jusqu'à la cuisine, récupérant au passage la cuillère de bois qu'elle avait posé sur la table, Solaine leva ses yeux bleus vers la fenêtre, et le ciel parsemé de nuages qu'elle pouvait voir à travers. Le ciel lui semblait bien sombre, en cette triste soirée. Serrant un torchon entre ses fins doigts, elle se fit la promesse de ne plus laisser les loups blesser ceux qu'elle aimait. Ils ne lui prendraient pas ceux auxquels elle tenait, elle le refusait. Ceux qui mourraient bientôt et dont personne ne déplorerait la mort, dont on accrocherait les cadavres, ce seraient eux.

Pas les siens.

n.n.n.n.n.n.n.n.n.n.n

Rick, allongé sur son lit, n'osait bouger, de peur de rouvrir ses blessures, que son frère avait bandé avec un grand soin pendant qu'il lui expliquait ce qu'il avait vu ce soir-là. Ses yeux bleus fixés sur le plafond de bois, les images de cette atroce journée lui revinrent en tête, défilement de scènes qui repassaient avec une clarté surprenante, l'aveuglant, le torturant. Il avait été seul ce jour-là à traqueur leurs ennemis mortels, et avait prit des mesures en conséquence. Rick n'était pas un débutant en chasse, il avait tenu un fusil entre ses mains dès son plus jeune âge, et sa vision excellente, alliée à sa précision redoutable, en faisaient un chasseur aguerri et doué. Il avait bien prit garde à ne pas se faire repérer, il connaissait tous les pièges de la forêt. Une telle chose...N'aurait jamais du arriver. Seulement, quand il était tombé sur cette chose, près de cette pente escarpée, il en avait perdu ses moyens, et avait tiré un coup pour rien, manquant la dite chose. Un autre loup, attiré par le bruit, était arrivé alors qu'il rechargeait son fusil, et l'avait attaqué. Une baisse de vigilance qui n'aurait jamais du se produire, et dont Rick se maudissait. Mais ça ne serait pas arrivé si...

Ses yeux se posèrent sur le ciel nocturne, recouvert de nuages, un ciel que les étoiles avaient pour un temps déserté. Il faisait peut-être sombre, mais Rick se souvenait parfaitement de l'apparence de ce monstre qu'il avait croisé. De son dos vouté, de ses yeux jaunes fendus, de ses pattes velues énormes, de ses griffes, de ses dents, de cette posture qui l'avait fait ressembler à une araignée. Un loup, non. Un homme, non plus. Quelque chose entre les deux, un être hybride et horrible, qu'il n'aurait pu imaginer, même dans ses pires cauchemars. L'homme aux cheveux gris soupira doucement pour ne pas se faire mal, cette vision à jamais gravée dans son esprit.

Dans les forêts, il n'y a pas que des loups. Il y a des monstres. Des monstres qui ne sont...Ni Humains, ni animaux. Au loin, dans le silence de la nuit, un hurlement déchira l'atmosphère. Dans leurs lits, ce soir-là encore, les habitants du village de Bairy et des villages alentours trembleraient de peur.

n.n.n.n.n.n.n.n.n.n.n

Après l'accident de Rick, les hommes ne furent plus autorisés à se déplacer seuls en forêt, devant être en groupe de deux minimums, trois ou quatre étant l'idéal. Les jours défilèrent, se ressemblant, sans accident notable. Le village de Bairy connu une période de paix durant quelques mois, à un tel point qu'on en oublia presque les loups qui guettaient leurs proies au fin fond des forêts voisines. Solaine fêta son quatorzième anniversaire dans la joie, son père parfaitement rétabli, et son oncle, sa tante et ses cousins ayant répondu présents à l'appel. Juin, Juillet et Aout passèrent, et Septembre leva enfin son drapeau, annonçant l'automne prochain. Le village se préparait à fêter dignement la fin de l'été, tout promettait d'être magique en ces dernières semaines de chaleur. Seulement, les ombres furtives des loups apparurent de nouveau, parcourant cette fois la campagne à la recherche de nourriture.

Les beaux jours qui s'étaient installés s'en étaient allés aussi rapidement qu'ils étaient venus. Les hommes reprirent les armes, se remirent à chasser dans les forêts, débusquant les bêtes à poils pour les abattre. Il y eut de nouveaux morts, et le village se remit à trembler. Une fois encore...Le combat s'engageait, en vain, sans pouvoir trouver de vainqueurs.

n.n.n.n.n.n.n.n.n.n.n

« Lâche moi, Flora! Je dois y aller!

-Il n'en est pas question! Tu penses pouvoir faire quoi que ce soit avec un fusil en mains?! Tu sais très bien que tu ne sais pas t'en servir!

-Alors je prendrais des couteaux!

-Contre des dizaine de loups? Tu plaisantes, j'espère!

-Lâche moi!

-Jamais! »

Solaine regardait son oncle et sa tante se disputer, ses mains se crispant nerveusement sur ses genoux. Il y avait environ vingt minutes de cela maintenant, la rumeur s'était propagée dans le village et la campagne dans laquelle se trouvait la maison des Rozak; Les trois hommes partis chasser les loups ce matin étaient aux prises avec ces derniers depuis quelques heures, et l'on redoutait qu'ils soient d'ores et déjà morts. Comme de coutume, Rick Rozak en faisait parti, et c'était là la raison de toute cette agitation dans la petite chaumière. Son oncle, sa tante et ses cousins étaient venus passer la soirée chez eux, et étaient là quand un voisin, affolé et essoufflé d'avoir tant couru, était venu lui annoncer la terrible nouvelle. Immédiatement après avoir entendu cela, Bruno était parti enfiler des vêtements chauds et résistants, et avait posé une main sur la clenche, déclarant qu'il allait aider son frère. A cela bien entendu, Flora, sa femme, avait trouvé mille inconvénients, et lui tenait le bras depuis, refusant de le laisser partir. La tension montait en même temps que les voix, et Solaine craignait que tout ceci n'effraie Benoît et Timothée, encore jeunes. Se mordant la lèvre inférieure, la jeune fille au fauteuil roulant tentait tant bien que mal de faire la part des choses, de prendre une décision. La bonne. Son père était aux prises avec des loups, et était peut-être déjà...Non, elle se refusait à le croire. Il était vivant, et avait besoin d'aide, tout comme Tommy et Jacques. Il fallait que quelqu'un aille les aider. Jetant de nouveau un regard à la dispute qui s'envenimait, Solaine pensa que Flora ne laisserait jamais son mari partir dans la forêt ainsi, inconsciemment. Et elle avait bien raison.

« C'est mon frère, il faut que j'aille l'aider! Il m'a toujours aidé, et maintenant, c'est à moi de lui rendre la pareille, siffla Bruno, ses sourcils froncés, défiant Flora du regard, dont les yeux verts commençaient à s'embuer.

-Je comprend ce que tu ressens, Bruno, mais penses-y un peu! Tu crois vraiment que Rick t'as élevé pour que tu ailles te tuer dans la forêt? Je suis certaine que ce n'est pas ce qu'il voudrait!

-Tu n'en sais rien.

-Alors, d'accord...Pense aux enfants. Tu veux vraiment qu'ils soient orphelins de père? Tu ne peux pas leur faire ça, Bruno, tu ne peux pas.

-Et Solaine? Si elle perd son père, elle n'a plus personne. »

Vague instant de silence. Solaine, à l'entente de son nom, relève les yeux vers Bruno et Flora, qui, immobiles, semblent comme pétrifiés. Ces mots résonnent dans sa tête, musique macabre, douloureuse mélodie au goût de fatalité. Plus personne...Si son père mourrait, elle n'aurait plus personne.

« Elle nous aura nous, reprit Flora, ses yeux ayant retrouvés un éclat déterminé, Si tu vas dans la forêt, tu vas mourir, et tu le sais très bien. Qu'est-ce qui est le mieux, dis moi? Que Rick meurt...Ou que toi et lui mourriez à la fois?

-Je... »

Bruno n'eut pas le temps de terminer sa phrase que Benoît et Timothée débarquèrent vivement dans la pièce. Timothée, accroché à la veste de son grand-frère, pleurait toutes les larmes de son corps, secoué par d'incontrôlables sanglots et hoquets. Benoît, lui, refoulait courageusement ses larmes. Il était l'aîné, il se devait de montrer l'exemple à son jeune frère. Solaine profita de cette diversion inattendue pour se reculer légèrement vers la porte menant au couloir, personne ne prêtant attention au bruit que faisait son fauteuil sur le sol de bois. Ayant vraisemblablement entendus toute la dispute, les enfants devaient venir à l'aide de leur mère.

« On veut pas que Papa parte dans la forêt, expliqua Benoît, la voix rapide et brisée, on veut pas qu'il meurt. »

Flora, lâchant son mari, se précipita auprès de ses enfants, les enveloppant de ses fins bras dans un geste protecteur. Bruno resta là, près de la porte, à regarder son fils aîné, qui le fixait sans ciller. Benoît, qui avait hérité des traits de son père, avait pourtant, dans le regard, une étincelle qui lui rappelait celui de Rick. Déterminé, volontaire. Courageux.

« Pars pas, Papa. Sinon, on sera tous très tristes. Regarde, tu as fait pleurer Timothée.

-Je pleure pas...
hoqueta misérablement le plus jeune, cachant sa tête dans le cou de sa mère.

-Menteur. »

C'était le moment. Sortant doucement de la pièce, Solaine se rendit le plus discrètement possible jusqu'à sa chambre, jusqu'à la commode de bois, et ouvrit le dernier tiroir de cette dernière. Enveloppé dans son habituel châle rouge, le fusil dont-elle se servait si souvent, cadeau de son oncle. La jeune fille le serra entre ses mains, sa décision prise depuis longtemps. Bruno avait une femme et deux enfants, ce n'était pas à lui de se sacrifier pour sauver la vie de son père. C'était elle qui devait y aller, elle pour qui sa mère était morte à la naissance. Elle qui devait protéger son père par tous les moyens. La souffrance de Bruno et Flora, les larmes de Benoît et Timothée...Elle ne voulait plus assister à un tel spectacle. Sortant le fusil de son tissu, elle le posa sur ses genoux. Elle le contempla un moment, avant de saisir son manteau et l'enfiler, nouant un chapeau sur sa tête à l'aide d'un ruban sous son cou. Solaine savait que ce qu'elle faisait était dangereux; Ça l'aurait été pour n'importe qui. Mais son père comptait trop pour elle pour que l'idée de danger puisse la stopper. Elle avait prit le fusil, mit son manteau et son chapeau. Maintenant, elle irait jusqu'au bout, quoi qu'il advienne. Doucement, la demoiselle aux cheveux gris, prête pour la bataille, roula jusqu'à la porte de derrière.

« Benoît, Timothée...Bruno ne trouvait plus ses mots, Il faut que j'aille aider votre oncle. Il est en danger. Je ne peux pas rester là les bras croisés.

-Oh,
à ces mots, le visage de l'aîné s'éclaira soudainement, et un petit sourire assuré fit son chemin jusqu'à ses lèvres, tu ne dois pas t'inquiéter pour ça, tu sais.

-Pardon?

-Oui. Solaine est partie aider Tonton Rick. Elle va le sauver des loups. »

Le visage de Bruno se décomposa littéralement, et lui qui auparavant s'était agenouillé pour être à hauteur de ses fils, se redressa brusquement. Ses yeux scrutèrent la pièce, seulement pour constater l'absence de sa nièce. L'homme aux cheveux bruns s'élança vers la porte d'entrée, qu'il ouvrit en grand, descendant les quelques marches du perron. Regardant autour de lui, son regard embrassa une verdure baignée par les rayons du soleil couchant, quelques oiseaux qui s'envolèrent, affolés par ce soudain remue-ménage, mais aucune trace de la jeune fille aux jambes paralysées. Bruno commença à paniquer. Elle n'était tout de même pas allée seule dans la forêt, quand même? Derrière lui, ses fils et sa femme l'appelèrent, mais il resta là, muet et immobile, pétrifié de stupeur. Solaine...

Dans la forêt, il n'y a pas que des loups. Il y a des monstres. C'était ce que Rick lui avait dit ce jour-là, couvert de blessures.

Pendant ce temps là, Solaine roulait sur un petit sentier menant à la forêt, les leviers positionnés sur ses roues baissés, lui donnant plus de vitesse. Chaque inégalité du chemin faisait tressauter son fauteuil, mais elle ne s'en faisait pas trop; C'était son oncle qui l'avait construit, il était solide. Il aurait vraiment fallut qu'elle soit maladroite pour le retourner. Tout autour d'elle, le paysage changeait progressivement, devenant plus sombre et oppressant, jusqu'à ne plus former qu'une immense série d'arbres serrés les uns contre les autres. Une fois qu'elle fut dans la forêt, Solaine redressa ses leviers, ralentissant la cadence. Elle avait, contrairement aux autres, le désavantage de ne pas pouvoir monter les côtes sans aide. Cela limitait drastiquement le nombre de zones qu'elle pouvait ratisser, mais ces constations n'entachèrent pas un seul instant la détermination de la jeune fille aux yeux bleus. Son fusil, posé sur ses genoux, était prêt en cas d'attaque de loups.

Cependant, là où Solaine pensait être préparée, la vérité était toute autre. Être confronté à un véritable danger était très différent de s'entraîner à tirer sur d'inoffensifs animaux dans une calme clairière. La jeune fille ne saisissait que très mal le danger qu'elle encourrait en s'aventurant ainsi seule dans les bois, sans quoi certainement aurait-elle fait demi-tour pour aller chercher des renforts. Et pourtant, elle continuait, les branches mortes craquant sous les roues de son fauteuil. Solaine ne cherchait pas à se faire discrète, au contraire; Si son père était dans les environs, lui ou un de ses camarades, elle allait devoir crier pour attirer leur attention. Des loups, elle ne se souciait pas trop, pensant naïvement que le fusil posé sur ses genoux était une efficace et ultime protection contre ces bêtes au pelage grisâtre. Dangereuse, comme situation, oui. Mais mortelle, à ses yeux, non.

Solaine avançait sur un petit chemin de terre qui serpentait entre les arbres depuis quelques minutes déjà lorsqu'elle entendit le premier bruit. C'était une sorte de grognement feutré, qu'elle aurait bien été en mal, cependant, d'imputer à un animal ou à un homme. Tournant sa tête vers la source du bruit, elle stoppa son fauteuil, et attendit, l'oreille tendue. Le bruit se répéta une ou deux fois par la suite, et Solaine eut l'étrange conviction, dans ce silence de mort, qu'il s'agissait là du gémissement d'un homme blessé peinant à appeler à l'aide. La simple pensée que cet homme puisse être son père la décida à tenter de se frayer un chemin à travers cette pente herbue et rocailleuse. Son fauteuil, peu habitué à tant de secousses associées à une pente aussi raide, faillit se renverser plusieurs fois, mais Solaine tint bon, empêchant son fusil de sauter du 'véhicule' de bois et aller se perdre n'importe où par terre. Le cœur de la jeune fille battait à tout rompre dans sa poitrine, à un tel point que Solaine cru plusieurs fois qu'il allait s'en échapper. Tout autour d'elle était sombre, et elle peinait à distinguer les contours des arbres, qui se dressaient de toute leur hauteur vers le ciel qui se parait des couleurs de la nuit. Le vent soufflait doucement entre les feuilles, murmurant une douce complainte, alors que Solaine, ayant finie de descendre la pente rocailleuse, atterrissait sur un nouveau petit chemin de terre qui ne lui disait absolument rien. Fronçant les sourcils, elle cessa un court instant de respirer, afin de déterminer la source du bruit qu'elle avait entendu plus haut. Tout droit. Solaine poussa les roues de son fauteuil, regardant tout autour d'elle, curieuse. Elle ne connaissait pas ce chemin, mais se rassura en se disant que cela n'avait rien d'étonnant; Au contraire de son père, elle était loin de connaitre tous les chemins qui zigzaguaient dans ces grandes forêts.

« Papa? » Appela la jeune fille, dans l'espoir d'une réponse. Mais rien, à part le murmure du vent, ne lui répondit. Courageuse, elle continua à avancer, songeant à la tarte que leur préparerait Flora une fois qu'ils seraient rentrés à la maison. Car ils rentreraient, c'était certain. Solaine ne parvenait pas à s'imaginer que ce voyage était peut-être son dernier. Comment l'aurait-elle pu? Elle était si persuadée que son fusil repousserait tous ses agresseurs que l'idée même qu'elle puisse mourir ici ne lui avait pas traversée une seule seconde l'esprit. Ce ne fut que lorsqu'elle prit un tournant, et découvrit la source du bruit et que ses yeux s'agrandirent d'horreur, qu'elle se rendit compte à quel point son geste avait été inconscient.

'Je n'aime pas les loups. J'ai l'impression que ce sont pas des animaux, mais pas des humains non plus.'

L'être qui lui faisait face n'avait rien d'humain. Il n'avait rien non plus d'un loup, malgré sa tête velue et allongée et son museau pointu. Penché sur le cadavre ensanglanté d'un homme, barbouillée de sang, une bête atroce et hybride faisait face à Solaine, à peine quelques mètres devant elle. Des pattes trop grandes et pliées à la manière d'une araignée, un corps monstrueux et musclé, vouté, recouvert d'un pelage grisâtre et par dessus tout...Des yeux jaunes, fendus, à la lueur fauve, qui la fixaient sans ciller. Solaine ouvrit la bouche, comme pour crier, mais son ci de détresse resta bloqué dans sa gorge. Ses mains s'étaient immobilisées sur les roues de son fauteuil, comme paralysées, incapables de mouvoir son fauteuil, incapables de saisir son fusil pour se défendre. Le monstre, abandonnant le cadavre, se tourna complètement vers la jeune fille aux cheveux gris, qui s'arrêta de respirer. Sur ce pauvre homme à demi-dévoré, à terre, elle avait reconnu les lunettes à la monture dorée, si caractéristique. C'était...

« Tommy... » souffla-t-elle, parcourue de tremblements. Tommy, un ami de longue date de son père, qui l'escortait toujours dans ses sorties en forêt. Celui qui, depuis le début, l'avait suivit et l'avait aidé à chasser les loups de leurs forêts. Repensant à cet homme souriant père de six ans enfants, Solaine senti comme un étau de fer lui comprimer douloureusement le cœur. Cet homme avait toujours été bon avec tout le monde, il ne méritait de finir ainsi. Et son père? Où était-il?

Une larme roula sur sa joue, sans qu'elle s'en rende vraiment compte. De tristesse, de peur? La bête avait fait un pas dans sa direction, mais Solaine restait plantée là, immobile. Toutes ses pensées avaient été comme bloquées, et elle ne parvenait plus à décider quoi faire. Fuir? Elle se ferait vite rattraper, ce monstre avait des pattes gigantesques. Tirer? Est-ce que ses balles lui feraient seulement quelque chose? Certainement Solaine se serait-elle fait dévorer, si un coup de feu n'avait pas soudainement retenti, brisant le silence morbide de ce début de nuit sans étoiles. Le monstre hybride fit un pas de coté, évitant la balle, avant de fuir d'un bon entre les arbre sombres quand un deuxième coup parti. Réveillée par tout ce remue-ménage, Solaine avait empoigné son fusil, qu'elle brandissait à présent dans la direction du tireur inconnu. Lorsque cette personne apparue devant elle, elle le baissa immédiatement, un sourire faisant son chemin jusqu'à ses lèvres. Même dans l'obscurité, elle aurait reconnu cette silhouette entre mille.

« Papa! Tu es vivant, j'étais si inquiète, je...

-...Solaine? Mais qu'est-ce que tu fiches ici?! Rentres immédiatement! »

D'incrédule, la voix était passée à ferme. La jeune fille laissa s'échapper un petit 'hein' interrogatif.

« Mais...Je suis venue t'ai-...

-Solaine. Cet endroit est dangereux. Je ne sais pas à quoi tu pensais, mais tu vas rentrer immédiatement. Je ne sais pas ce qui se passe dans cette forêt...Mais c'est dangereux. Alors tu vas rentrer, sur le champ!

-Non, je...!

-VAS-T'EN! »

Rick avait crié cette dernière phrase, et Solaine eut un petit mouvement de recul. Posant son fusil sur ses genoux, elle se mordit la lèvre inférieure, regarda son père une dernière fois, avant de faire demi-tour, et lancer son fauteuil à toute vitesse dans un chemin en pente. De nouvelles larmes coulèrent le long de ses joues, alors qu'elle surprit un mouvement près d'elle. Elle ne savait pas où elle allait, cette route ne lui disait rien. Vas-t'en...Jamais elle n'avait vu son père aussi en colère, aussi hors de lui. Aussi effrayé. De coutume, il n'élevait jamais la voix, restait calme, même lorsque l'impatience s'emparait de lui. Jamais il ne lui avait crié dessus. Était-elle allée trop loin? N'aurait-elle pas plutôt du rester chez elle et attendre son retour? Pour peu qu'il s'en sorte sans se faire dévorer par un loup ou...Cette chose, évidemment. A ces pensées, Solaine fronça les sourcils, et ses mains se crispèrent inconsciemment sur les leviers de son fauteuil. Non. Elle avait fait le bon choix en venant ici. Son père, elle le défendrait jusqu'au bout, que cela doive lui coûter la vie ou non. Lorsqu'il avait décidé de s'occuper d'elle, malgré son handicape, un contrat tacite s'était formé entre elle et lui, un contrat à double sens, qui stipulait que si lui venait à son secours lorsqu'elle était en danger, elle se devait de lui rendre la pareille. Entre Solaine et son père, c'était à la vie, à la mort. Si l'un venait à mourir, l'autre en mourrait de chagrin. Alors plutôt que se laisse ronger par la tristesse sans rien faire, il fallait essayer de sauver l'autre partie de son cœur. Vivre à deux, Solaine avait toujours trouvé ça bien mieux que mourir à deux. La mort, ce n'était jamais la bonne solution. [...]




Dernière édition par Solaine Rozak le Ven 25 Mai 2012 - 17:29, édité 3 fois
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MessageSujet: Re: ROZAK Solaine {Over!}   Dim 29 Mai 2011 - 19:37

Histoire (fin)


[...]

D'un coup sec, Solaine releva un de ses leviers, et son fauteuil entama un dérapage impressionnant dans la descente, soulevant avec lui beaucoup de terre et de poussière. Il tourna sur lui-même une ou deux fois avant de s'immobiliser, ne laissant son occupante qu'à peine étourdie. Ce genre de 'cascades', elle en avait l'habitude. Saisissant d'un mouvement vif son fusil, elle le braqua devant elle, silencieuse, le regard fixe. Ce loup qui la suivait, elle l'avait entendu. Il était seul, bien qu'elle ne doutait pas une seule seconde qu'il serait bientôt rejoint par toute une meute. En arrêtant sa course, Solaine savait pertinemment qu'elle se rendait vulnérable à cette bête, mais elle ne pouvait pas fuir comme une lâche, pas cette fois. Elle avait un compte à régler avec ces loups qui avaient tués tant de personnes de son village. Si elle devait faire ses preuves, c'était maintenant ou jamais. Confusément, elle sentait qu'elle n'en aurait plus jamais l'occasion, sinon.

'Si vous voulez apprendre à le toucher du premier coup, il ne faut surtout pas faire de bruit, pour ne pas le faire s'envoler. Mais la chose la plus importante si vous voulez réussir...'

Un mouvement à sa droite, bruissement de feuilles. Presque imperceptible, mais que son oreille, dans ce silence complet, était parvenu à repérer. A peine le loup avait-il eut le temps de s'élancer que Solaine avait tiré, faisant mouche. Le loup, touché en pleine tête, s'affaissa au sol, agonisant. Un étrange murmure sortait de sa gueule entrouverte, et Solaine tira un nouveau coup, destiné à l'achever. Une fois que le cadavre fut parfaitement immobile, et que la jeune fille fut sûre que l'animal était mort, elle prit le temps de l'observer plus longuement. Un pelage clair, de nombreuses blessures aux membres inférieurs, à en juger par sa taille, l'animal était jeune. Certainement un jeune adulte inexpérimenté qui se sera éloigné de la meute, pour la toute dernière fois. Serrant son fusil entre ses mains, un sourire vint fleurir sur les lèvres de la jeune fille aux jambes paralysées. Une victoire. Sa première victoire.

'Il faut faire vite, et ne pas avoir peur de rater sa cible. Sinon, vous hésitez, vous ne faites pas assez vite, et elle s'enfuie.'

Cependant, entendant de nouveau du bruit non loin d'elle, Solaine se ressaisissa, et jeta un œil au chemin en pente qu'elle empruntait avant de brusquement s'arrêter. Elle doutait de pouvoir remonter la côte, et tourna par conséquent sa tête dans l'autre sens, afin de voir où ce chemin s'arrêtait. A sa plus grande stupéfaction, son regard bleu embrassa une étrange bâtisse au bout du chemin, faite de bois et de pierres. En temps normal, Solaine aurait hésité avant de se diriger vers cette demeure qui lui était inconnue, mais là, sous la menace d'une meute de loups qui risquait de prochainement débouler et ne faire qu'une bouchée d'elle et son pauvre fauteuil, cet abris de fortune constituait un rempart inespéré contrez ces prédateurs. Se dégageant tant bien que mal, Solaine poussa sur les roues de son fauteuil, décidant que la pente était assez raide pour la porter jusqu'à cette maison sans le moindre soucis. Il fallait toutefois qu'elle prenne bien garde à ne pas le faire se retourner; Si elle se retrouvait à terre, incapable de se relever, elle pouvait se considérer d'office comme morte. Ce que Solaine n'avait pas prévu, cependant, c'était que la pente, un peu plus raide qu'elle ne l'avait de prime abord pensé, se fit plus lisse sur la fin, faisant prendre à son fauteuil une vitesse qui ne plu guère à la jeune fille juchée dessus. Tentant de perdre de la vitesse en freinant, elle redressa les deux leviers de son fauteuil, et poussa une exclamation horrifiée en se rendant compte qu'elle ne perdait absolument pas de vitesse. Pourquoi ses freins ne marchaient-ils, alors qu'ils fonctionnaient parfaitement encore quelques minutes auparavant? Totalement impuissante, Solaine vite la porte de la maison se rapprocher de plus en plus, et par un réflexe idiot, elle ferma les yeux, un bras devant son visage, son autre main tenant fermement son fusil en place. Elle anticipait le choc, qui allait sans aucun doute être le plus violent de sa vie.

La mâchoire crispée, elle attendit, mais rien ne se passa. Au lieu de minablement s'écraser contre la porte de bois, cette dernière s'ouvrit, et le fauteuil, dont les roues butèrent contre un des murs de l'entrée, se renversa, projetant sa passagère à terre, sur un carrelage dur et froid contre lequel sa tête cogna violemment. Bam.

Solaine n'eut pas même le temps de se demander ce qui s'était passé, ni où elle avait atterrie, que l'obscurité vint voiler ses yeux. Bonne nuit, Solaine Rozak, une petite voix murmura à son oreille avant quelle ne perde connaissance.

« Papa... »


n.n.n.n.n.n.n.n.n.n.n.n.n.n.n.n.n.n.n.n

Le jour s'était à présent levé. Les villageois de Bairy, qui étaient arrivés en renfort plus tard dans la nuit, faisaient le compte des dégâts. Plusieurs blessés, trois morts, les loups avaient été mis en déroute au petit matin. Sur un chemin de terre perdu dans la végétation de la forêt, un homme aux cheveux gris et aux yeux bleus inquiets suivait des traces laissées dans la terre par les roues d'un fauteuil. Il suivit cette piste jusqu'à un cadavre de loup, qui semblait avoir été tué de deux balles dans la tête. Rick regarda partout autour de lui, complètement affolé. Et quand il aperçut, quelques mètres plus loin, dans une descente, une touche de rose, il se précipita aux côtés de cette chose, le cœur battant. Là, à terre, taché de terre, gisait le chapeau de Solaine. Rick se baissa vers lui avec mille précaution et le prit dans ses mains avec autant de soin, le tournant et le retournant. Il n'était pas abîmé, et cela soulagea le père éploré. S'il avait déchiqueté, alors il aurait eut sa réponse quant au sort de sa fille. Derrière lui, des bruits de pas précipités se firent entendre. Bruno, le souffle court, s'arrêta à sa hauteur, légèrement en retrait. Nul besoin de voir le visage de son frère ainé pour deviner toute la peur et la peine qui le hantaient en ce moment même. Honteux, Bruno baissa la tête. S'il avait été plus vigilant, rien de tout cela ne serait arrivé.

« Nous n'avons retrouvé aucune trace de Solaine. Mais les recherches se poursuivent. Elle a très bien pu arriver jusqu'à un village voisin et s'y cacher...Il ne faut pas perdre espoir. »

Les épaules de Rick s'affaissèrent, et voyant le chapeau qu'il tenait entre ses mains, Bruno laissa une larme rouler sur sa joue. Jamais il ne s'était senti aussi mal de toute sa vie.

« Je suis tellement désolé, Rick, si tu savais...

-Tu n'as pas à l'être.
(Rick leva son visage vers le ciel du matin, et ferma ses yeux) J'espère qu'où qu'elle soit, elle est comme tout le monde, à présent. Au ciel...Tu crois qu'il y a des escaliers? »

Et il fondit en larmes.

De Solaine Rozak, on n'entendit plus jamais parler. Ni son corps ni son fauteuil ne furent jamais retrouvés, comme si elle s'était tout simplement volatilisée. Bruno, qui continua de s'en vouloir par la suite, décida de se perfectionner dans son art, et fut reconnu dans toute la région pour ses fauteuils et ses diverses prothèses. Rick Rozak, que l'âge gagnait depuis un moment, mourut six ans après la disparition de sa fille, dit-on, le sourire aux lèvres. Quant aux loups, ils furent exterminés environ dix ans plus tard des forêts entourant Bairy. Le monstre vus par Solaine et son père, toutefois, ne fut jamais retrouvé. Hallucination du à la peur? Personne ne le saura jamais. A la tête des jeunes gens courageux qui luttèrent tout ce temps contre les loups, Benoît et Timothée Rozak. Le 10 Novembre 1803 naquit une petite fille aux yeux bruns, le dernier enfant de Bruno et Flora Rozak.

Ils l'appelèrent Solaine.

Personne ne pouvait se douter que, dans une dimension qui n'avait sa place à l'époque que dans l'esprit des fous, une jeune fille aux cheveux argentés et aux jambes paralysées s'était réveillée, sonnée, et avait regardée autour d'elle sans savoir où elle se trouvait. La famille Rozak attendrait encore un moment avant de pouvoir entièrement se réunir au ciel.



Dernière édition par Solaine Rozak le Ven 25 Mai 2012 - 17:28, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: ROZAK Solaine {Over!}   Dim 29 Mai 2011 - 19:43

Bon, hum, j'ai enfin terminé la fiche de Solaine. Cette fois, je me prosterne à genoux, pardonnez moi! C'est CARREMENT trop long. Je me suis laissée emportée, je crois bien. Mon pauvre Kogenta, tu vas être obligé de tout lire...Je crois que je vais faire un résumé court pour ceux qui n'auront pas envie de lire cette mini-nouvelle que j'ai fait pour raconter la vie de Solaine.X'D

Enfin. En ce qui concernait le doubleur de Gauche, je t'avoue que ça me surprend moi-même! Je ne connais pas l'animé d'où vient Kogenta, mais je n'aurais jamais pensé...Je savais déjà que ce doubleur faisait les voix de Grell Sutcliffe de Kuroshitsuji et Vincent Nightray de Pandora Hearts, et ça m'avait fait peur, crois-moi, ce type a une vraie voix de pervers, quand il veut. Je vais regarder le lien que tu m'a proposé, alors. Maintenant que tout est fini...XD

Her, Kogenta, c'est mon tout dernier compte de toute ma vie (ou pas, vu que moi...). Je finis en beauté sur une trèèèèès longue présentation. Allez, me frapper pas pour ça, pitié.v__v'


Dernière édition par Solaine Rozak le Ven 25 Mai 2012 - 19:04, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: ROZAK Solaine {Over!}   Lun 30 Mai 2011 - 10:55

Mais pourquoi je ne suis vraiment pas étonné XD
Laisse-moi deviner… Sylvette Suede ^^ Tu vas tous nous les faire XD on va renommer le forum Pensionnat Bee XD allez pour ton prochain perso je parie sur Niche ^^

Bon je ne vais pas te faire le débriefa tout de suite, je vais attendre que l’histoire soit terminée pour ça, j’ai déjà lu bien sur. Bon comme tu le sais Nevers, j’attends beaucoup de ton histoire, alors comme à l'accoutumée ne me déçoit pas. Tu t’es très bien débrouillé avec Winny même si celle de Clarence était un peu plus palpitante je dois le reconnaitre.

Je te laisse bosser tranquille, préviens-moi dès que ce sera bon

HS : en cherchant de la matière pour l’AMV. J’ai fait un sacré bon sur ma chaise en regardant un épisode. Pourquoi par ce que le doubleur de Gauche (Jun Fukuyama) fait aussi à voix du personnage principal d'Onmyou Taisenki, Riku Tachibana (le « maitre » de Kogenta) c’est un curieux hasard quand même.

Si ça t’intéresse de jeter un œil je te passe un lien ^^ moi pero Letter Bee du peu que j'ai vu je trouve ca pas mal.

J'ai regroupé tes deux messages pour ne pas couper la fiche en deux ~


Merveilleux, fantastique, sublisime… comme toujours. La consécration pour la dernière fois. Je pense que pour les autres un résumé sera nécessaire pour ma part, je ne te frapperais pas, par ce que tu sais que j’aime tes histoires, en tout j’ai mis 1 h 30 à tout lire, alors quand tu dis « être obligé de tout lire » c’est loin d’être une corvée au contraire ^^

Sacré caractère la petite Solaine quand même. Par contre il y a une idée générale qui me chiffonne un peu, c’est que les loups n’attaquent pas l’homme en règle générale sauf en cas très rares. Ils s’en prennent généralement au bétail ce sont des animaux craintifs, et bizarrement l’homme en a pendant longtemps eu peur. Il le pensait lié au mal ou un truc comme ça un peu comme ce que tu dis dans ton histoire. Enfin bref je ne suis pas défenseur des loups je suis neutre sur la question (ça aurait été des tigres là par contre j’aurais réagi XD)

Je pense deviner que la drôle de bestiole que Solaine son père ont rencontré est une sorte de loup-garou non ? Enfin c’est l’impression que j’ai eue en lisant. J’ai l’impression qu’au pensionnat elle va faire la traque de tous les pensionnaires mi-humains mi-animaux, j’ai raison ou pas ? ^^
As-tu quelque chose d’autres a ajouté avant que je ne te valide ?

HS : c’est fou les coïncidences parfois XD enfin la il est loin de faire pervers avec un personnage comme Riku… un peu neuneu peu être XD enfin dis-moi ce que tu en penses si tu as eu le temps de regarder le lien que je t’ai passé.
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MessageSujet: Re: ROZAK Solaine {Over!}   Lun 30 Mai 2011 - 14:43

Merci merci! Ca me fait énormément plaisir que tu me dise que tout lire n'a pas été une corvée. Je m'attelerais à faire un court résumé bientôt, pour les allergiques de la lecture.~

Alors, hmmm. Pour les loups, je vais t'avouer que j'ai hésité avant de planter le décor. Je suis partie du principe dans l'histoire que les loups ne parviennent pas à trouver la nourriture nécessaire dans la forêt, et que par conséquent, ils s'en prennent au bétail et aux hommes isolés du village. Les personnes attaquées, je crois que je l'ai précisé, étaient principalement des bergers, et également un petit garçon (Baptiste) qui s'était éloigné de chez lui et était arrivé trop près de la forêt. Des personnes seules, en clair. Et comme j'ai fais un scénario inspiré de la 'Bête du Gévaudan', le monstre s'en prenait indistinctement aux hommes, qui qu'ils soient. Je ne cherche pas à diaboliser les loups, bien évidemment. Les habitants des villages mentionnés dans l'histoire sont partis au quart de tour aussi. Tu peux imaginer qu'il a fallut un seul mort pour qu'ils empoignent les armes et partent les chasser! Il n'y a pas eut tant que ça de morts, non plus.

En effet, j'avais l'idée d'un espèce de loup-garou en écrivant. Et disons que si Solaine croise un pensionnaire mi-humain mi-animal, elle risque de le prendre en grippe, oui. Sinon, rien à redire!XD

HS: Je te donnerais mon avis si je regarde. Comme c'est la deuxième fois que quelqu'un m'en parle, j'imagine que je vais faire un effort. Et je pense que mon avis de sa voix perverse vient de Grell Sutcliffe et Vincent Nightray. Comme sur Gauche, ça ne fait pas pervers non plus.XD~
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MessageSujet: Re: ROZAK Solaine {Over!}   Lun 30 Mai 2011 - 15:56

Est-ce que tu veux je laisse ta fiche ouverte le temps que tu fasses ton résumé ? Ou tu veux que je la verrouille ? Enfin dis-moi juste comment tu comptes t’y prendre et ce que tu veux que je fasse.
En tout cas je te déclare officiellement Validée !

Vu comme ça je comprends mieux le pourquoi du comment ^^ enfin bref ça reste excellent quand même.

Bon bah je n’ai pas intérêt à sortir Kogenta en sa présence XD ni le petit nouveau que je vais bientôt recenser. (Qui ne sera que mon 4e XD)

HS : je vais essayer de deviner qui t’en a parlé… c’est Ambre nan ? (ça ne m’étonnerait pas je l'ai converti à Onmyou Taisenki. Et comme il aime Letter Bee comme toi ça me lance sur cette piste XD) mais après je peux complètement me vautrer
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MessageSujet: Re: ROZAK Solaine {Over!}   Lun 30 Mai 2011 - 16:17


Résumé

Solaine Rozak est née en France en 1788, dans le petit village de Bairy souvent attaqué par des meutes de Loups sauvages. A sa naissance, un tremblement de terre a emporté son grand frère et sa sœur, et sa mère est morte elle aussi en lui donnant la vie. De ce fait, Solaine n’a put grandir qu’avec son père et son oncle, ainsi que la famille de ce dernier. Solaine est paraplégique depuis qu’elle est née, elle se déplace donc dans un fauteuil roulant conçu par son oncle. Solaine a toujours été fière de son père, qui est un des chasseurs de loup les plus doués du village. Aussi, elle s’entraîne souvent avec un fusil donné secrètement par son oncle à tirer sur des oiseaux. Néanmoins, un jour, le père de Solaine reviendra à la maison en sang et couvert de blessures. Il prétendait avoir affronté une bête mi homme mi loup. Solaine écouta la conversation en cachette, et prit alors la décision d’aider son père du mieux qu’elle le pouvait. Une nuit, alors que les chasseurs de loup avaient commencé une traque qui s’éternisait anormalement, Solaine prit la décision de partir à la recherche de son père. Elle emporta son fusil, croisa quelques loups qu’elle parvint à tuer avec fierté. Puis, elle fit face à un loup qui lui semblait avoir une silhouette humaine. C’est après avoir vu une dernière fois son père que Solaine sera finalement poussée sur une pente avec son fauteuil roulant. Elle finira par pousser une porte en bas de sa chute. Porte qui la conduite directement dans le pensionnat Interdit.



Merci à Aeon pour ce résumé.~^^
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MessageSujet: Re: ROZAK Solaine {Over!}   Mer 13 Juil 2011 - 15:51

C'est good. So, validée ^^

Enjoy !
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MessageSujet: Re: ROZAK Solaine {Over!}   

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