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 Alone until someone comes. [PV : T.J Henskens + Hugo Launay]

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Closet Case
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MessageSujet: Re: Alone until someone comes. [PV : T.J Henskens + Hugo Launay]   Mar 14 Mai 2013 - 0:57

T.J ne se sentit pas plus bête après avoir prononcé ces mots à voix haute qu'il ne l'avait été en les pensant : ça lui paraissait tout à fait intéressant et valable, comme alternative. Un livre illisible servait autant qu'une chemise en lambeaux, de toute façon – personne ne leur en voudrait d'avoir mis le tout à la poubelle ou de s'en être servi comme serpillière. A moins bien sûr que ce bouquin n'ait une valeur sentimentale pour qui que ce soit, ce dont il doutait franchement. C'était juste un vieux livre bizarre et impossible à déchiffrer. Pas un trésor.
Que personne ne rit ou ne lui écrase quelque chose sur la tête pour lui faire comprendre que c'était hors de question, par contre, l'étonna. Il s'était habitué à être l'abruti de service ; pour un peu, il aurait même été jusqu'à dire que ce rôle lui convenait. Alors qu'Hugo semble réfléchir à sa proposition... Voulait sûrement dire que c'était parfaitement intelligent, conclut-il sans remettre en cause un seul instant le jugement de son ami. Droit sur sa chaise, ses yeux verts plantés sur le jeune homme près de lui dans l'attente d'une réponse, il avait l'air parfaitement sérieux. Ou aussi sérieux qu'il puisse avoir l'air sans s'énerver, du moins. Ce n'était pas évident.
Les premières paroles d'Hugo furent balayées aussi sec ; savoir ce qu'il y avait dedans, lui, ça ne l'intéressait pas du tout. C'était un vieux livre avec des petites écritures bizarres dont ils ne connaîtraient jamais le contenu, point. Ce n’était pas ça qui allait l'empêcher de dormir la nuit. L'australien avait beau être de nature curieuse, comme un peu tout le monde, sa capacité d'attention limitée avait le mérite de l'empêcher de faire des obsessions sur ce genre de sujets : pour qu'il s'y intéresse plus de dix minutes, il fallait vraiment que ça lui plaise. Ce n'était que trop rarement le cas de la lecture.
La suite, en revanche, n'eut aucun mal à se frayer un chemin jusqu'à ses neurones.

« On dit qu'il y a un esprit frappeur qui punit ceux qui détruisent les livres dans la bibliothèque. »

Le jeune homme cligna des yeux. Un tic, presque imperceptible, fit trembler son sourire ; un esprit frappeur. Les fantômes et lui n'étaient pas exactement en bon terme. Le paranormal n'était pas son sujet de conversation préféré. Ce n'était même pas un sujet de conversation tout court. Mains légèrement crispées, il expira un rire un peu forcé. Peut-être qu'on était encore en train de se moquer de lui, peut-être pas – mais quitte à devoir prendre le risque, ce facteur venait de sacrément freiner son envie de mettre le feu partout. S'il y avait bel et bien un esprit frappeur qui punissait quiconque faisait du mal aux livres disposés dans la bibliothèque, c'était tout de suite beaucoup moins drôle.
Les pouvoirs et les animaux ne lui faisaient pas peur, pourtant : mais les portes qui s'ouvraient toutes seules et les bougies soufflées par un courant d'air froid...

« On aura qu’à dire que c’était son idée. D’ailleurs ça l’est. »

Hein ? Le visage de T.J se décomposa sur une indignation sincère. Bon, d'accord, l'idée venait peut-être de lui – peut-être – mais ce n'était pas une raison pour lui mettre tout les esprits en colère sur le dos ! Il n'était pas prêt à mourir pour avoir offensé le fantôme ayant élu domicile dans ce bouquin précisément.
Seulement la flamme fragile dansait au bout du briquet, aussi fascinante que les paroles de l'allemand lui firent horreur. Ce n'étaient pas deux ou trois spectres ni en chair ni en os qui allaient lui gâcher la vie. S'ils étaient assez matériels pour leur faire du mal, ils seraient suffisamment humain pour ne pas être effrayants. Ça lui allait comme ça.

« Chinchilla – chin-chil-la, répéta-t-il rapidement en tendant les bras pour attraper Lily et la mettre en sécurité sur ses genoux. Et on la sacrifie pas ! On court, tac, et ils resteront pleurer sur leurs bouquins bizarres, voilà. »

Histoire de complètement chasser le malaise, il tapa impatiemment du plat de la main contre la table.

« Ben allez, cramez-le. Puisque c'est mon idée, je protègerai les faibles femmes que vous êtes des dangereuses maledictioooons ~ »

Sourire colgate en prime.
Tout bien pesé, il ne serait tout à fait tranquille qu'une fois ce truc réduit en cendres, maintenant. Un tas de cendres ne pouvait pas faire de mal à qui que ce soit. Des formules maléfiques, si. Enfin peut-être, possiblement – mais pas un tas de cendre, alors que ce briquet aille embraser les feuilles jaunies et on n'en parle plus.



• • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • •


« Des chansons, des filles, beaucoup de verres et de nuits ;
Telles étaient nos heures, telles étaient nos vies.
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MessageSujet: Re: Alone until someone comes. [PV : T.J Henskens + Hugo Launay]   Jeu 30 Mai 2013 - 16:19

...

Satisfait du petit effet que sa remarque semblait avoir provoqué, Hugo glissa un sourire sur ses lèvres quand le blond toujours avachi dans son fauteuil proposa subtilement d'offrir T.J en sacrifice à la colère du spectre hypothétique; c'était pas bête, comme idée. Comme ça, le temps que l'apparition peut-être pas si vaporeuse que ça s'amuse avec l'Australien, ils auraient tout le temps de filer dans les règles de l'art. Comment on disait, déjà ? Ah oui, filer à l'anglaise. Sans se demander ce qui avait pu valoir à leurs amis d'Outre-Manche cette expression peu valorisante, Hugo fit passer le livre d'une main à l'autre, de nouveau songeur. Ses yeux mordorés ne quittèrent la vieille couverture que pour rencontrer la flamme orange d'un briquet après une réflexion du fumeur sur le met délicat pour zombies que faisaient les ragondins, et y restèrent vissés un instant. Un adolescent raisonnable lui aurait pris des mains ou lui aurait demandé de l'éteindre histoire de ne pas mettre accidentellement le feu à l'intégralité de la bibliothèque, mais Hugo n'était pas un adolescent raisonnable; il ne se qualifiait même pas comme tel lui-même. Puisqu'il était irresponsable, lâche et un tas d'autres adjectifs dépréciatifs, il pouvait bien le regarder faire sans rien dire et agiter le livre qu'il tenait en guise d'assentiment. Un peu plus ou un peu moins...
Et puis, bon, c'était vrai, il ne saurait probablement jamais de quoi ça parlait, même avec des nuits entières passées à l'inspecter à la loupe.

Dieu savait qu'il n'avait pas envie de passer des nuits entières perché sur un vieil ouvrage à éclater ce qu'il lui restait de sa vue. Il ne l'avait déjà pas fait pour le bon plaisir de ses professeurs, alors pour un tas de papier peut-être maudit...

« Chinchilla – chin-chil-la. Et on la sacrifie pas ! On court, tac, et ils resteront pleurer sur leurs bouquins bizarres, voilà. »

Hugo soupira, hésitant entre l'amusement et la consternation. C'était fou comme tout paraissait simple avec T.J ! On court, tac, et ont les laisse pleurer sur leurs livres. Yeux à présent fixés sur Lily, bien contente d'avoir été mise à l'abri des monstres par son plus grand admirateur, Hugo ne jugea pas utile de préciser que ces machins là allaient peut-être plus vite qu'eux. C'est à dire plus vite que deux fumeurs et qu'un maladroit chronique qui se prenait régulièrement les pieds dans ses propres jambes. Enfin, au pire, ils aviseraient en temps voulu. Quoiqu'il était sûrement inutile de préciser qu'au fond, le jeune homme aux cheveux blonds n'avait que très moyennement envie de slalomer entre les étagères, poursuivit par un mort-vivant amateur de cerveaux.

« Ben allez, cramez-le. Puisque c'est mon idée, je protègerai les faibles femmes que vous êtes des dangereuses maledictioooons ~ »

Hugo fit la grimace. La tête ou la main ? Allez, va pour la tête.
Il envoya un grand coup de livre dans le crâne de T.J, pas assez pour l'assommer mais assez pour qu'il le sente passer. Puis il balança l'ouvrage fautif sur la table, en direction de celui qui avait le briquet, et croisa les bras.

« Ben voyons, c'est toi qui va nous protéger ? En te cassant la gueule comme tu sais si bien le faire ? »

Quand on avait l'habitude de fréquenter T.J et de marcher à côté de lui, on se rendait vite compte qu'il se mangeait plus souvent que les autres la moquette rouge des couloirs. Lui, il avait appris à le voir disparaître de temps en temps quand ils parlaient tout en marchant. Pas embêtant mais bizarrement, ça lui donnait pas envie de rire comme ça aurait dû. Je manque d'humour, pensa-t-il avec désintérêt.
Avec un regard circulaire pour ce qui les entourait, les étagères qui croulaient sous le poids des livres et les fauteuils qui parsemaient de ci de là la pièce, Hugo ajouta, soucieux de ne pas partir en fumée avant d'avoir atteint ses dix-huit ans (c'était symbolique, mine de rien):

« Fais quand même attention en cramant ce truc. Parce que si tous les bouquins prennent feu, on sera dans la merde. »

La politesse, c'était en option. Mais c'était vrai, non ? Ils seraient pas dans les ennuis s'ils brûlaient la moitié du pensionnat en voulant jouer les apprentis sorciers.
Ils seraient vraiment dans la merde.
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MessageSujet: Re: Alone until someone comes. [PV : T.J Henskens + Hugo Launay]   Jeu 4 Juil 2013 - 22:25

Pauvres femmes, ben tiens, singea Hans en levant les yeux au ciel de bois et de plâtre. Qu’on énumérât tous ses défauts sans omettre le plus ridicule détail, il s’en fichait pas mal, certain que celui de s’énerver pour un oui ou pour un non n’y eût pas figuré. Se mettre les nerfs en boule tout seul pour une remarque à la con, peut-être –sans doute même ; le faire savoir avec force cris et coups de poing, beaucoup moins. Rien qui le retînt de soupirer bruyamment en gonflant les joues. Ce type avait le don de lui taper sur le système et son acolyte ne valait pas franchement mieux. A ne pas insister sur le nom du rat hawaïen, il marquait un sacré point et ça faisait la différence, mais c’était guère tout. En dépit des articulations et des tentatives désespérées de l’Amerlot, les syllabes détachées frappaient les oreilles du junkie sans faire grand sens ; il les laissait s’écraser à quelques centimètres de son cerveau qui, de toute évidence, n’était pas décidé à se mettre en marche tout seul ce jour-là. A sa décharge, il n’était pas plus zoologue qu’il n’était australien et quelques chiens, deux trois rats et une poignée de chats ou de lapins mis à part, ses connaissances en la matière le laissaient pour un néophyte désintéressé de la chose.

Sans s’y attarder, d’autant moins que ça semblait foutrement important pour l’autre guignol des plages, il nota pour plus tard d’éviter la bibliothèque et que, question malédictions, ils étaient déjà servis. Des elfes poilus qui se baladaient au plafond, c’était déjà suffisamment perturbant comme ça et ce n’étaient pas deux ou trois fantômes qui allaient changer la donne. Surtout le fantôme d’un binoclard de libraire amoureux de ses bouquins à la con, railla l’Allemand avec un semblant de sourire qu’il ne chercha même pas à ravaler lorsque McDonald se prit une belle volée à l’arrière du crâne. Dans le mille. Il aurait eu plus vite fait de l’assommer pour de bon au sens du Berlinois ; chacun son truc. Lui, voulait surtout faire un sort aux petits oignons au Nécronomicon. Et si d’aventure les zombies s’intéressaient aux têtes vides, eh bien, il n’allait pas s’en plaindre non plus –sans réfléchir un instant au point où la sienne était loin d’être pleine.

« Fais quand même attention en cramant ce truc. Parce que si tous les bouquins prennent feu, on sera dans la merde. »

Désinvolte, Hackermann haussa les épaules. C’était pas jouer les vandales qui allait leur valoir un aller tous frais payés à l’ombre, ici ; et quand bien même ç’eût été le cas, passer d’une prison dorée à une cage grisâtre ne lui faisait ni chaud ni froid. Jouer les apprentis pyromanes en cramant Alexandrie ? Pas plus. Rester planté là et se transformer en petit tas d’engrais en revanche l’enchantait déjà moins. Parmi tous les pensionnaires pourtant, son instinct lui soufflait qu’un incendie n’eût pas fait long feu –c’était le cas de le dire. Il défia Hugo du regard, fit derechef rouler la molette de son briquet et l’approcha du livre dont il rabattit sans ménagement la couverture.

Ni une ni deux, le coin inférieur droit de la page s’enflamma, dégageant une fumée grise et légère en comparaison de ce que l’Allemand avait l’habitude d’inhaler. Il plissa le nez et détourna la tête, l’air à la fois médusé et satisfait, tout en reculant brusquement son fauteuil de la table sans prendre la peine de se lever. Bordel, ça cramait mieux qu’il l’aurait cru, cette merde toute sèche.

« Hey, vous avez vu, il brûle bien, putain ! Peut-être que ça marcherait mieux en disant du latin en même temps. »
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MessageSujet: Re: Alone until someone comes. [PV : T.J Henskens + Hugo Launay]   Ven 5 Juil 2013 - 1:27



Alors que Hans exultait devant le spectacle pyrotechnique, une main invisible se plaqua contre son crâne qui heurta violemment la table. Des claquements de talons résonnèrent de colère, se rapprochant dangereusement des deux autres garçons dont les oreilles furent attrapées sans ménagement. Leurs deux têtes s’entrechoquèrent, attirées avec force par des bras inconnus.
La bibliothécaire disparue aussi vite qu’elle était apparue, emportant avec elle le pauvre livre victime de ces jeunes idiots. Afin de manifester encore plus le taux élevé de sa colère, le fantôme n’oublia bien entendu pas de retourner la table avec force.


Dernière édition par PnJ le Sam 23 Nov 2013 - 2:50, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Alone until someone comes. [PV : T.J Henskens + Hugo Launay]   Lun 15 Juil 2013 - 18:12

Mains sur sa tête, T.J laissa filtrer un « ohhhw » exagérément triste entre ses dents serrées. Ce qu'Hugo pouvait être violent, franchement ! Il ne pouvait quand même pas le frapper à chaque fois qu'il disait quelque chose de stupide, ce n'était pas un motif suffisant – et surtout, vu le nombre d'âneries que l'australien était capable de sortir à la minute, ils auraient passé le restant de leurs jours à ça. Ce serait vite devenu problématique.
Bien vite plus préoccupé par sa coiffure potentiellement dérangée que par la vague douleur qui irradiait de son crâne, le jeune homme hésita à répondre. La remarque de son ami n'était ni méchante ni fausse ; elle n'impliquait vraiment rien, ni sous-entendu ni reproches. A priori, en tout cas. La seule raison pour laquelle elle le mettait mal-à-l'aise, c'était qu'elle visait un peu trop juste – un peu trop vrai, trop au cœur d'un sujet sensible qu'il tenait à tout prix à éviter. Piégé dans l'éternel problème du « qu'est-ce qu'on innocent dirait ? », il décida finalement de garder le silence. Sa moue atterrée et sa grimace suffiraient sûrement à ne pas rendre ça suspect. Et c'était fou, tout de même, à quel point chaque détail comptait quand on tenait à cacher quelque chose. Comme si les autres risquaient de deviner au moindre haussement de sourcil.
Alors que, en fin de compte, c'était probablement faire tant attention à ses réactions qui finirait par lui causer des ennuis.
Toujours est-il que maladroit ou pas, il ne valait sûrement pas moins qu'eux niveau protection des femmes et des enfants en danger. Moralité, si un monstre, zombie ou autre revenant décidait de les manger, ils étaient cuits. Rassurant. Un peu tendu, comme toujours lorsqu'il s'agissait de paranormal – parce que ça lui faisait peur, tout simplement – T.J caressa distraitement le pelage doux de Lily. Cette petite bestiole était sans le moindre doute possible la chose la plus rassurante de toute cette bibliothèque. Difficile de concevoir qu'on puisse aimer passer sa vie dans ces rayons.

« Fais quand même attention en cramant ce truc. Parce que si tous les bouquins prennent feu, on sera dans la merde. »

Remis de l'horrible atteinte qu'on avait porté contre sa personne, l'australien acquiesça avec ferveur. Aucune envie d'être la raison d'un incendie, non merci ; d'autant plus qu'ils n'avaient pas de pompiers, dans les parages, et que même s'il connaissait les règles à observer dans ce genre de cas, il perdait bizarrement tout ses moyens une fois mis face aux faits. En clair, à part jeter plus de livres dans le brasier pour « ralentir le feu », il n'aurait pas servi à grand chose. Mieux valait éviter. Sérieusement.
Attentif aux regards qu'échangeaient les deux garçons, tapotant de l'index contre la table, Tyler ne put retenir l'ombre d'un frisson en voyant les pages s'embraser. Première chose, ça faisait de la fumée. Il n'avait pas pensé à ça. Peut-être vaudrait-il mieux ouvrir les fenêtres, non ? Histoire que d'autres personnes installées non loin ne hurlent pas au feu en sentant l'odeur caractéristique de papier brûlé. C'est bien connu, on pense toujours à ce genre de choses après.
Quoi qu'entre ça et une cigarette...

« Hey, vous avez vu, il brûle bien, putain ! Peut-être que ça marcherait mieux en disant du latin en même temps. »

Du latin ? Amusé malgré lui, T.J lâcha un « Amen » d'un sérieux à toute épreuve. C'était le seul mot qu'il puisse réciter sans massacrer la prononciation de ces pauvres romains, alors qu'on ne lui en demande pas pl –
Dans un « bam » sonore, le front de l'allemand vint frapper le rebord de la table.
Comme ça. Sans raison. Sans prévenir. Éberlué et parfaitement idiot, il ne pensa même pas à lui demander si ça allait – et n'en eut de toute façon pas le temps. A peine eut-il poussé un glapissement de protestation que sa tête avait violemment heurté celle d'Hugo ; yeux clos et dents serrées, il entendit la table se retourner plus qu'il ne la vit.

Tandis que ses lèvres s'ouvraient se fermaient sur des insultes muettes à l'égard d'il-ne-savait-quoi, main appuyée contre le côté de son pauvre crâne qui avait connu de bien meilleurs jours, il prit tout juste la peine de saisir Lily contre lui avant de se redresser de sa chaise dans un empressement qui faillit bien lui coûter son équilibre. Tout compte fait, d'ailleurs, mieux valait rester appuyé quelque part. Soucieux de ne pas finir par terre, le jeune homme agrippa le dossier de la chaise de sa main libre.

Et il n'avait pas la moindre idée de ce qui venait de se passer.
Ceci dit, ça lui évita de paniquer.

« Ahhh, on a été maudits... »

Pire : frappés. Ça faisait mal, mine de rien.

« Je crois que mon crâne est cassé. »



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MessageSujet: Re: Alone until someone comes. [PV : T.J Henskens + Hugo Launay]   Jeu 18 Juil 2013 - 0:19

...

La flamme s'approcha lentement du vieux livre et s'en empara sans demander son reste; les yeux vissés aux étincelles oranges qui crépitaient gaiement en avalant la poussière et l'encre, Hugo eut un mouvement de recul en même temps que l'autre, peu désireux de finir sa vie comme torche humaine. A son commentaire, il adressa une jolie grimace. Évidemment que ça brûlait bien, c'était coincé entre deux dictionnaires depuis des lustres ! Un tas de papier racorni et peut-être centenaire, ça devait être une véritables friandise pour ces trucs voraces. Autant mettre une fille au régime devant un gâteau au chocolat. En ce qui concernait le latin, monsieur avait toujours dédaigné l'option depuis le collège et tout ce qu'il savait de leurs cousins les Romains, c'était qu'ils avaient eu un dénommé César à leur tête quelque part dans leur vie. Lui demander d'en réciter, c'était trop d'efforts pour lui, à moins de se contenter de mots français auxquels des terminaisons comme -um ou -o se seraient collées tel des parasites amoureux. Vu le mot d'une platitude extrême que venait de lâcher T.J pour accompagner le brasier en devenir, il ne devait pas être mieux loti. Ça le rassura un peu: il ne pataugeait pas seul dans son ignorance, au moins.

Il aurait pu continuer à épiloguer sur leur souplesse intellectuelle si son colocataire n'avait pas choisi ce moment pour aller violemment perdre la moitié de ses neurones contre le bois de la table. Bouche ouverte et sourcils froncés, les pas résonnèrent bien trop tard à ses oreilles: une pression désagréable à son oreille précéda un choc qui fit virevolter mille et une petite cloches devant ses yeux. La table se retourna avec fracas et malgré le brouillard de son cerveau endommagé, Hugo vit bien qu'elle s'était retournée seule et sans aucune aide. Ou aucune aide visible, en tout cas. Il prit son crâne entre ses mains avec un long gémissement de douleur qui fit écho aux commentaires de T.J. Dents serrées, il faillit bien lui rétorquer avec la gentillesse d'un lama en colère qu'il pouvait aller se faire foutre avec ses malédictions et sa tête fissurée. La sienne n'était pas en meilleur état: il avait l'impression que sa tempe avait été arrachée et que sa matière grise s'en échappait à flots. Putain de... de fantôme !

Les gestes qu'il fit avec ses bras n'avaient de sens que pour lui, et heureusement. Dans l'idée, il essayait de maudire cent fois l'entité qui avait emporté leur livre et attenté à leur vie. Il avait dit ça pour déconner, merde ! C'était pas la peine de s'énerver pour quelques pages illisibles ! Il finit par serrer ses poings sur ses genoux au risque de se faire mal. Calme, calme.

Les quatre fers en l'air, la table lui renvoya un air goguenard. Il pouvait le jurer.

« Bha voilà, on l'a eu notre réponse, grommela-t-il sans la moindre trace d'humour, c'était vraiment le Necronomicon et le fantôme de Lovecraft est venu le récupérer. »

Ce qui n'aurait rien eu d'absurde, dans le doute. Il donna un coup dans la table au sol pour passer sa colère sur quelque chose qui ne soit ni humain ni chinchilla. Par pure bonté d'âme.

« BORDEL mais c'était QUOI ? »

Demanda celui qui avait évoqué un fantôme quelques secondes plus tôt. Il avait certes pensé que sa plaisanterie puisse être réelle à un certain degré, mais pas que le spectre en question vienne leur éclater la tête et leur reprendre l'ouvrage ! Il ne sentait plus le côté de son crâne. Merci pour l'anesthésie, grogna-t-il intérieurement, cherchant du regard quelque chose d'inhabituel entre les rangées de livres. Mais il n'y avait rien, juste eux et une table renversée pour témoigner de l'activité paranormale des lieux.

Dans un élan de frustration, Hugo se leva et fusilla le vide du regard. Si ce machin croyait qu'il allait se laisser faire, il se mettait dix fois le doigt dans l'œil. Si on l'agressait, il donnait la chasse.
Il était dans un mauvais jour, c'était pas de chance.
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MessageSujet: Re: Alone until someone comes. [PV : T.J Henskens + Hugo Launay]   Jeu 18 Juil 2013 - 23:00

Quelque chose avait échappé à Hans Hackermann ce jour-là dans la bibliothèque –et il n’entendait pas le grognement plaintif qui fila entre ses dents serrées. Un instant, il promena ses mains devant ses yeux : agitées de soubresauts, elles sucraient les fraises avec une efficacité mécanique qui fit un instant croire au gamin s’être mangé cinquante ans dans la tronche. Le réveil était difficile. Il les passa sur l’arrière de sa tête, trop heureux de sentir de la peau sous la botte de paille qu’étaient ses cheveux, réalité concrète et sensible mille fois préférable à la bouillie de chair et d’os mêlée de matière grise qu’il s’était presque attendu à trouver à la place de son crâne. Un bourdonnement sourd remplissait le vide entre ses deux oreilles et, derrière lui, le junkie distinguait un sifflement strident qui ne lui disait rien qui allât. Il fallait impérativement se calmer, mais c’était sans compter sur les rires goguenards qu’il jurait avoir entendu alors que la douleur irradiait depuis son nez vers sa gorge –bordel de merde, il les avait entendus et n’en eût démordu pour rien au monde, l’assurance de ne plus voir à supporter cette branleuse de musique mise à part sans doute. Ses doigts aux ongles allègrement rongés inspectèrent son cou et sa nuque ; verdict encourageant, rien de cassé.

Mais merde. Bordel, songea-t-il, trop reconnaissant à Dieu seul savait quel genre de divinité d’être encore capable de former dans son esprit secoué et enfumé le moindre mot pour aller en chercher d’autres, intelligents, plus loin. Intelligibles pour le coup, ça me suffit, maudit le Berlinois avec une petite pensée pour les avertissements ridicules du blond. Dans les films, ce genre de frappe tombait tout le temps –le flic intègre ou véreux qui écrasait la face de ce sale criminel contre la table d’interrogatoire, la clope au bec. Il devait reconnaître qu’une fois l’expérience vécue, leur attitude bravache ne lui paraissait plus si crédible.

Les deux autres abrutis, apparemment aussi sonnés que lui, trouvèrent le moyen de délirer leur langue. Pas Hans –les comprendre eût été un progrès significatif, autant qu’entendre l’intégralité de leur discours. Edifiant, bien sûr. Pas de mouron à se faire là-dessus, il ne devait pas louper grand-chose –eh quoi, Cheeseburger et Pétasse allaient encore se la jouer prophètes et leur ramener une armée de zombies cette fois ? Il avait de quoi se plaindre. Trop paumé pour élever la voix, pas assez rencardé sur ce qui venait de leur arriver pour vraiment le pouvoir non plus.

Plus préoccupé par l’état de son nez qu’autre chose, il gratifia tout de même la table retournée d’un regard médusé. Ces merdes étaient sacrément lourdes, c’était certain, et puis leur bouquin avait disparu. Qu’elle crame au diable, cette sombre merde, c’était pas lui qui allait la regretter. Ce ne pouvait être qu’elle, la fautive dans cette affaire. Les coïncidences avaient beau exister, c’était trop gros.

Et c’était sûrement pas un fantôme. Un putain de poltergeist infoutu de trouver un meilleur lieu à hanter ? Il n’y croyait pas, pas franchement, voire pas du tout. Ses pensées s’entrechoquaient en une joyeuse cacophonie qui l’encourageait surtout à n’en plus avoir du tout le temps que ce remue-ménage se tassât avait créé une sorte de vide cérébral impressionnant chez lui. Et les seuls mots qui s’y frayaient un chemin sûr étaient encore les mêmes : putain de bordel de merde. D’un geste toujours aussi peu assuré, il essuya un filet de sang maigrichon de son nez et balança un coup d’œil hagard à ses compagnons d’infortune, de toute évidence logés à la même enseigne. Ils avaient pas l’air content, les pauvres gus. Contrairement à l’Allemand qui, de son côté, se satisfaisait d’une hébétude un peu stupide qu’une vendeuse du télé-achat n’aurait pas eu à lui envier.

« C’est le livre qu’est tapé dans la table. Enfin, là, quoi… », balbutia Hans, incapable de se départir de l’impression d’être complètement défoncé et peu soucieux que sa phrase revêtît un quelconque sens aux yeux des deux types.

Il tourna la tête deux fois, la main toujours plaquée sur le bas de son visage, avant de reprendre dans toute la poésie qui le caractérisait si bien :

« Putain de bordel, mais quelle putain de merde, mais merde, ma clope, et ça. Une bonne journée, hein ? Je vous hais. Sérieusement. »

Et lui dans le lot : ç’avait été l’idée de l’Amerlot de faire un méchouis de papier, mais c’était lui qui avait fait rouler la molette. Pas envie de jouer à un « à qui la faute de quoi », il se contenta de prendre le meilleur air de tueur qu’il avait sous la main –rien de bien convainquant en l’état des choses, et de lancer à Hugo :

« Tu vas quoi, lui courir après ? »
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MessageSujet: Re: Alone until someone comes. [PV : T.J Henskens + Hugo Launay]   Jeu 25 Juil 2013 - 3:40

Un bras fermement serré autour du chinchilla gris, l'autre tendu jusqu'à la chaise dans un effort désespéré pour se maintenir debout, T.J n'en menait pas large. Sa tête lui faisait un mal de chien ; il était si sonné que voir des étoiles ou des chandelles ne l'aurait pas plus étonné que ça. Lui qui évitait avec une application remarquable de se faire frapper par plus fort que lui venait de recevoir une claque bien plus violente que ce à quoi il était habitué : son ego peinait autant à s'en remettre que son crâne. Foutue malédiction. Mâchoire crispée et sourcils froncé, le jeune homme se jura que si les cloches ne se taisaient pas bientôt il appellerait les ambulances. Ou roulerait par terre en se plaignant de la douleur atroce qui irradiait de sa tempe blessée, à défaut de mieux – l'important étant d'entendre quelqu'un lui dire que tout irait parfaitement bien et qu'il ne mourrait pas d'une rupture d'anévrisme dans la minute.
Comme pour rester droit sur ses deux pieds il se devait de garder les yeux ouverts, l'australien se contenta de gémir en serrant brièvement Lily contre sa joue. Il ne savait pas ce qui venait de se passer ; la douleur s'atténuait. Il n'avait rien compris, rien – et que ce soit la table retournée, les protestations d'Hugo ou le mince filet de sang qui coulait sur la main du colocataire, tout ressemblait à ses yeux à des pièces étrangères de puzzles n'ayant rien à faire ensemble. Sérieusement, quoi ? Quelque chose était arrivé ? Avait retourné la table et pris leur livre ? C'était ridicule ! Les esprits, les morts, les fantômes et les poltergeist... Rien de tout ça n'existait – c'était juste des histoires à faire peur que se récitaient des adolescents stupides au coin du feu. Ça n'existait pas. L'animal de son ami à présent serré contre son estomac, il souffla doutes et bizarreries le plus loin possible de sa personne. Ça n'existait pas, un point c'est tout.

Il aurait eu bien trop peur que ce soit le cas.

« BORDEL mais c'était QUOI ? »

Lovecraft. C'était Lovecraft.
Enfin, d'après ses propres dires en tout cas – parce que de son côté, T.J ne tenait pas tellement à le savoir. En fait, il aurait plutôt préféré faire demi-tour et aller discuter ailleurs comme si de rien n'était. Se battre n'était déjà pas son activité favorite, alors se battre contre un fantôme... Inutile de dire que l'idée ne lui plaisait mais alors pas du tout. S'il fallait s'excuser d'avoir brûlé un vieux bouquin il le ferait, s'ils devaient tout ranger il ne broncherait pas trop – mais pitié, plus jamais ça. Niveau coups sur la tête, il se débrouillait très bien tout seul. S’abîmer le nez était presque son activité préférée.
Un peu de répit n'aurait pas été de refus.
Plus inquiété par le regard meurtrier d'Hugo que par les remontrances de Monsieur Colocataire, le jeune homme s'infligea un dernier froncement de sourcil pour tout-à-fait se reprendre. Ce n'était pas son genre de se taire ou d'avoir peur : sourire et claquer des doigts lui allait nettement mieux, il n'y avait pas photo. Encore trop craintif pour oser critiquer le fauteur de trouble invisible cependant, il préféra garder le silence encore quelques secondes. Le temps pour le type au briquet de poser la question la plus pertinente de la création – et à lui de rouler des yeux aussi ronds que deux soucoupes vers son ami, affolé rien qu'à l'idée qu'il ait potentiellement pu vouloir penser à faire un truc aussi évidemment stupide.

Évidemment, il s'empressa de le lui communiquer.

« Who her, her, s'exclama-t-il sans daigner lâcher sa chaise, la mine inquiète. Personne va courir après ça ! Peut-être que ça a besoin d'un sacrifice humain, maintenant que ça a récupéré son bouquin ! »

Son sérieux le troubla lui-même. Comme il l'avait dit mainte et maintes fois, les fantôme et tout ces trucs n'existent pas. Or ce n'était pas l'attitude typique du sceptique de base, ça.
Histoire de se remettre en adéquation avec lui-même, T.J haussa les épaules et étira ses lèvres sur un sourire malgré tout mal assuré.

« Et puis on peut pas retrouver un truc invisible, hein ? A moins que ce soit quelqu'un qui peut... Se rendre invisible, quoi. »

Honnêtement, l'idée que ce soit un pensionnaire farceur et violent lui plaisait nettement mieux. Les humains, ce n'était rien de nouveau. Fous ou non.



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MessageSujet: Re: Alone until someone comes. [PV : T.J Henskens + Hugo Launay]   Jeu 25 Juil 2013 - 17:14

...

Énervé au possible et près à sortir le ouija pour coller l'esprit dans un putain de verre et le balancer par la fenêtre, Hugo ne prêta pas la moindre attention aux grognements de son colocataires ou à T.J et Lily, qui essayait de conforter celui-ci avec quelques caresses du museau et des pattes. Tout ce qu'il voulait, c'était saisir une forme évanescente entre les rayonnages pour lui donner la chasse et lui faire regretter de s'être attaqué à eux. Non mais sans blagues ! Quelle idée de manquer de les assommer pour un tas de papier vieillot et illisible ! Les poings serrés et la rage au ventre, il plissa les yeux et renvoya un regard tout sauf amical à T.J et l'autre, déterminé à ne pas rester debout plus de de deux minutes. Bien sûr qu'il allait lui courir après ! Et s'il lui fallait un sacrifice humain, il voulait bien remplir le rôle. Il aurait cramé l'intégralité de la bibliothèque avant qu'il puisse poser un seul de ses doigts rachitiques de fantôme sur son épaule, de toute façon. Sur le coup, il était trop agacé pour réfléchir correctement et se soucier du commun des mortels. Le manoir pouvait partir en cendres qu'il n'en avait rien à foutre à partir du moment où l'entité qui avait renversé la table périssait avec lui.

C'était une affaire personnelle, à partir de maintenant. Lui et le fantôme qui se cachait derrière les livres. Il allait voir s'il était plus fort que lui, ce truc immatériel et sans aucun doute mort depuis longtemps – quelle idée de pas rester au chaud dans sa tombe, aussi ! Au lieu de ça, il fallait qu'il vienne emmerder les bons vivants. Génial comme passe-temps.

« Et puis on peut pas retrouver un truc invisible, hein ? A moins que ce soit quelqu'un qui peut... Se rendre invisible, quoi. »

Hugo s'arrêta dans ses imprécations pour considérer l'idée de T.J. Il n'avait pas tort: si on pouvait lancer des boules de feu, on pouvait sûrement se rendre invisible. L'un dans l'autre, ça lui convenait et ça ne lui faisait pas peur. Quand à la question de l'invisibilité, il allait vite la régler. Suffisait d'attirer de nouveau le fantôme, et puisqu'ils avaient réussi à le mettre dans une colère noire en brûlant un des bouquins...
Il mit un pied devant l'autre pour démentir l'exclamation de TJ. Peu importait quels livres tant que c'étaient des livres, hein ? Le jeune homme s'engagea dans une allée au hasard. Il regarda un court instant les titres et les tranches, passa un doigt encore calme sur la poussière qui s'y était accumulé, puis entreprit de renverser les ouvrages un à un. Ils allèrent s'écraser bruyamment à ses pieds, qui ne se privèrent pas pour en écraser deux ou trois à l'occasion. Et si la provocation ne marchait pas, il arracherait les pages, en ferait une montagne au milieu de la pièce et y foutrait le feu sans le moindre remord. Un super autodafé qui ne plairait sûrement pas à leur ami qui trouvait trop drôle de se confondre avec l'air.

« Ben on va l'attirer, dans ce cas. Je vais vider toutes les étagères et si ça marche pas, je déchire tout et je crame tout. »

Comme quoi, l'ennuie mêlé à l'agacement menaçait de mettre un peu trop de piment dans sa nouvelle vie. Mais c'était pas sa faute, merde: ils auraient dû pouvoir immoler ce livre sans qu'on vienne leur tirer les oreilles comme à des gamins turbulents. Peu conscient que c'était l'exacte image qu'il était en train de donner de lui, il en rajouta une couche.

« A moins qu'il ait peur, c'est vraiment trouillard les fantômes. »

Juste au cas où il décide de se planquer dans un coin et d'attendre qu'il ait terminé pour en sortir. Il voulait une confrontation et il allait l'avoir, quitte à entrainer les deux garçons qui n'avaient rien demandé avec lui. Sa tempe n'oubliait pas et le lançait toujours.
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MessageSujet: Re: Alone until someone comes. [PV : T.J Henskens + Hugo Launay]   Dim 4 Aoû 2013 - 1:10

Hans opina du chef, légèrement inquiet de partager l’avis du branleur d’Honolulu : courir après ce genre de machin, quel que put bien être son genre d’ailleurs, c’était clairement pas l’idée du siècle. S’attirer les foudres de dieu savait quelle bestiole pouvait hanter les étagères poussiéreuses du coin pour deux trois pitreries bêtes et méchantes, c’était une chose. La provoquer sciemment, c’en était une autre, et pas de celles que le Berlinois tenait à expérimenter. Son nez, son front, son cerveau secoué, ses yeux encore un peu hagards posés sur la lourde table qui gisait là les quatre fers en l’air ; tout son être l’en dissuadait de la plus limpide et douloureuse des manières. Il doutait de la partie « sacrifice », mais le scénario « vengeance du fantôme mal léché » s’y substituait admirablement, assez en tout cas pour que les mises en garde de cet abruti conservassent tout leur brillant. La prudence n’était pas dans ses gènes ; grand bien lui en fît, car l’action non plus. Rester prostré sur ce fauteuil à attendre que le temps passât ne paraissait pas être un si mauvais plan.

Dommage, se dit le junkie, ça a pas trop l’air d’être celui de notre blondasse nationale. S’il était déterminé à déambuler en maugréant entre les étagères, prêt à encaisser à tout moment l’attaque furtive d’un ennemi qui se déroberait sans doute à sa vue à chaque coin de couloir, c’était son problème. Hackermann refusait catégoriquement d’être associé à un projet aussi bancal et à la teneur un peu trop suicidaire à son goût. C’était con à cet instant, et son petit doigt lui disait que ça risquait pas de l’être moins dans deux minutes ou deux heures, le temps qu’il faudrait aux os de son visage pour se remettre de leur rencontre cavalière avec le bois vernis du mobilier.

« Et puis on peut pas retrouver un truc invisible, hein ? A moins que ce soit quelqu'un qui peut... Se rendre invisible, quoi. »

Il devait encore y avoir deux neurones capables de se connecter dans cette tête que le soleil avait dû frapper un peu trop fort. Hans leva les yeux au plafond, soupira derrière sa main et décida, une nouvelle fois, de ne rien dire. Plus il l’ouvrait, plus de la merde avait la foutue putain de tendance à lui tomber dessus. Conclusion logique, mieux valait pour lui la fermer et se passer de toute espèce de commentaire, aussi pertinent eussent-ils pu être. Et c’était quoi qui leur avait foncé dessus, alors ? Quelqu’un ? L’Allemand ne se faisait pas à cette idée. On ne renversait pas une table en deux temps trois mouvements, on ne piquait pas de crise de nerfs pareille pour un vieux bouquin que personne n’avait jamais sûrement pris la peine d’ouvrir. Merde.
Enfin, rationnalisa-t-il, on ne se téléportait pas non plus, on ne portait pas de fringues à la Tron, on ne marchait pas de plafond en murs et de murs en lustres, on ne disait pas « bigre » quand une armoire vous écrasait le pied. De quoi exiger une sacrée remise en perspective. Le mec au cochon des îles n’avait peut-être pas complètement tort –mais ça restait tordu. Et partir à la chasse aux fantômes restait un foutu mauvais plan. Peter Venkman, s’excusa le gamin cachectique, ne t’en déplaise.

Hugo disparut derrière une montagne de livres en rangs serrés sur leur socle de bois vieux comme le monde. Sa voix leur parvint comme un oiseau de mauvais augure par-dessus le claquement des ouvrages dans leur chute :

« Ben on va l'attirer, dans ce cas. Je vais vider toutes les étagères et si ça marche pas, je déchire tout et je crame tout. »

Le temps d’un froncement de sourcil et d’un coup d’œil à Mister Malbouffe et Hackermann se leva, paumes offertes devant lui. C’était hors de question, ça ; l’associer à ce genre de conneries, non, il avait déjà donné. Déchirer du vieux papier devait avoir un côté foutument amusant, mais les bouffer dans la seconde qui suivait, très peu pour lui. Putain, se reprit-il, c’est même pas très peu, c’est carrément pas du tout. Une remarque de plus tomba, accompagnée d’un autre bouquin.

« Her ho, va peut-être falloir voir à se calmer là Peter, merde ! « On », comment ça, « on » ? Je fais rien du tout, moi ! Se faire mettre la misère par un fantôme, c’est ton trip, pas le mien, s'insurgea-t-il. Tu vas ramener cette merde dans notre putain de chambre, après, merde à la fin ! Evil escapes, ça te dit rien non plus, hein? Les livres sont hantés, on fout la paix aux livres.»

Hans laissa retomber ses bras, hésitant à donner la chasse à son colocataire ou partir immédiatement déménager ses affaires ailleurs.
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MessageSujet: Re: Alone until someone comes. [PV : T.J Henskens + Hugo Launay]   Dim 25 Aoû 2013 - 16:27

Ça commençait à sentir vraiment mauvais, cette histoire – et pas à cause de la vague odeur de papier brûlé qui persistait dans l'air. Ça lui apprendrait à proposer de faire des bûchers, tiens : maintenant, ils étaient dans un sacré foutu pétrin et pas moyen d'en sortir avant qu'Hugo n'ait décidé qu'il en avait assez de crier après le vide. Vu la tête qu'il tirait, ça avait l'air plutôt mal parti de ce côté-là. Le jeune homme semblait suffisamment remonté après l'apparition-pensionnaire-machinchose pour lui faire la chasse un bon moment. Et ça, ça craignait sérieusement. Quoi ou qui que ce soit, ils auraient été d'accord pour dire que c'était sacrément attaché à ses bouquins : tant qu'ils leur fichaient la paix, sûrement qu'eux aussi seraient tranquilles. Du coup, ils n'avaient qu'à rester à leur place comme de gentils garçons et rien ne viendrait plus les déranger. C'était précisément le type de raisonnement qu'il aurait aimé voir traverser l'esprit de son ami. Une lueur de pardon et de douceur. Quelque chose comme ça.
En le voyant s'éloigner dans les rangées, T.J se demanda s'il avait décidé de partir passer sa colère ailleurs ou s'il venait plutôt d'avoir une très, très mauvaise idée. Le français paraissait être sacrément borné dans son genre : le voir baisser les bras, sourire et reprendre la discussion là où ils l'avaient laissé lui aurait parut bizarre. Rassurant, mais bizarre. Remarquez, il préférait encore le bizarre au normal, pour le coup ; si un changement d'attitude d'Hugo pouvait leur empêcher de se faire pendre à la fenêtre, ce n'était pas lui qui irait s'en plaindre. Monsieur Colocataire non plus, apparemment. Sérieusement, comment pouvait-on vouloir provoquer une entité violente et possiblement démoniaque au possible ? C'était complètement stupide !

Le doux pelage de Lily ne fut pas suffisamment réconfortant pour l'empêcher d'ouvrir des yeux effarés au son des livres heurtant le sol. Il n'aurait su dire si l'attitude d'Hugo démontrait d'une volonté sans faille ou d'envies suicidaires camouflées et à vrai dire, il ne tenait pas plus que ça à rester là pour le découvrir. D'un autre côté, il se voyait mal partir en pas chassés jusqu'à la porte. Une part de lui restait curieuse, et une autre encore ne tenait pas à laisser les deux garçons seuls face à leur funeste destin ; ce n'était pas très cool de fuir en abandonnant les autres derrière. Résultat, il ne bougea pas.
A l'expression de son visage, nul doute pourtant qu'il en avait envie. Son ami aurait pu être en train de réciter une messe noire qu'il n'aurait pas eu l'air beaucoup plus inquiet. Trouillarde ou pas, une bestiole morte et en quête de vengeance ne pouvait pas être la cible idéale ; ça allait se retourner contre eux, et plus vite que ça. S'ils se faisaient brûler, on ne pourrait pas dire qu'ils n'avaient pas une part de responsabilité. Enfin surtout Hugo. Quand même, hein.

« Her ho, va peut-être falloir voir à se calmer là Peter, merde ! » Peter ? Fallait vraiment vouloir, quand même, pour confondre Hugo et Peter. « Tu vas ramener cette merde dans notre putain de chambre, après, merde à la fin ! Evil escapes, ça te dit rien non plus, hein ? Les livres sont hantés, on fout la paix aux livres.»

C'était tout sauf poli et poétique, mais ça avait le mérite d'être... Euh, clair. A peu près. La culture cinématographique de T.J s'étendant à quelques films soit très connus soit très obscurs des années quatre-vingt-dix, il n'était pas rare qu'il rate les références les plus simples. Enfin, à défaut de comprendre de quoi parlait le blond-brun, il avait capté l'essentiel de la tirade. On fout la paix aux livres.
Il n'aurait pas pu être plus d'accord. Soucieux malgré tout de la santé de son ami – qui risquait de dégringoler aussi vite que les livres tombaient de l'étagère – il posa Lily sur une chaise et vint prudemment appuyer sa main contre l'étagère qui se faisait cruellement agresser.

« Il a pas tort, Hugo, lâcha-t-il en observant les livres au sol. Ce truc avait pas l'air sympa du tout et en plus y'a des types qui aiment les livres aussi et s'ils te choppent en train de tout démolir tu sais pas ce qu'ils peuvent vouloir te faire, hein, alors... »

Il n'aurait jamais cru pouvoir parler de « brutes de bibliothèque » mais, si, ça existait. Et c'était sacrément dangereux.



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MessageSujet: Re: Alone until someone comes. [PV : T.J Henskens + Hugo Launay]   Sam 23 Nov 2013 - 0:01

...

Buté et ô combien persuadé d'être dans son bon droit (on avait quand même tenté de l'assommer, si ce n'était pas une provocation alors il ne savait pas ce que c'était), Hugo envoya voler toute une série de Mauriac sans le moindre état d'âme. Plus loin derrière lui, quelque part entre les livres poussiéreux qui ne demandaient qu'un gentil coup de briquet, T.J et môssieur colocataire s'égosillaient dans le vide à coups d'inquiétudes et de références foireuses. Ce n'était pas lui qui avait commencé, hein ; ou peut-être un peu, mais à peine. Si le livre avait été lisible, ils n'auraient pas pris la peine d'entamer un rite histoire de vérifier s'il était hanté ou non – et maintenant qu'ils savaient qu'il était hanté, il n'allait pas se priver pour attirer l'esprit frappeur. Le blond se consola de sa tempe douloureuse en se disant qu'il avait fait mieux que les types de GA en un quart de seconde : eh ouais, une rencontre du troisième type, indirecte avec le fantôme et directe avec la tête du spécimen australien. Maintenant, il suffisait de détruire quelques classiques bien pourris et démodés pour titiller la mauvaise humeur du spectre. Quelques livres plus loin, Hugo stoppa net son carnage et jeta un œil satisfait à la mer d'ouvrages qui suivait gentiment son sillage. Là tout de suite, il aurait trouvé ça cool d'avoir un baril d'essence sous la main. Splosh, splosh, un coup dans la pile, une allumette et tout flambe à la chaine. Digne d'un grand film d'action, ouais. Ça aurait ajouté un côté classe à la scène.
Il ramassa un bouquin à la couverture rouge, frappé de lettres dorés à priori latines. Il le feuilleta rapidement, l'air de rien, et le ferma d'un claquement sonore étrangement jubilatoire. Si c'était ça que ressentaient les pyromanes avant de mettre le feu à un bâtiment, il pouvait comprendre les incendiaires multi-récidivistes. Le jeune homme fouilla un bref instant dans sa poche et en sorti un briquet translucide dans lequel nageait encore un peu de liquide. D'un coup de pouce habitué, il fit danser la flamme sur l'embout gris. La rousse se tordait dans des nuances allant du rouge sombre au jaune éclatant, passant par mille nuances que l'homme aurait été bien en peine de toutes nommer. Hugo l'approcha de la tranche de la pauvre victime (qui, heureusement, ne se débattit pas), un grand sourire provocateur aux lèvres. Il haussa les sourcils en direction de T.J, de toute évidence très fier de ce qu'il s'apprêtait à accomplir.

Maintenant va falloir payer ta part des impôts, mon grand.

« Vous seriez pas un peu paranos et trouillards sur les bords, non ? Si le truc nous suit jusqu'aux chambres on lui fout un coup d'eau bénite ou de crucifix dans la gueule et voilà, affaire réglée. »

Clair et limpide ; il avait failli rajouter de l'ail à sa liste puis s'était souvenu que ça servait à éloigner les vampires, pas les fantômes et autres ectoplasmes chelous du même genre. Comme quoi sa culture à ce niveau n'était pas si mauvaise. Réciter la messe devant un pack de bouteilles Evian suffirait sûrement. Sans plus attendre, rassuré par ces bribes de solutions qu'il avait servi avec tant d'assurance à ses deux amis, il fit s'embrasser la flamme et le livre. Le feu lécha très vite les pages sèches, rongea avec volupté la poussière qui s'y était accumulée durant des années, obligeant Hugo à le lâcher précipitamment. Il continua sa rapide combustion au sol, le reflet de sa lente agonie dans les yeux mordorés de l'assassin.

Lequel, d'ailleurs, s'en félicita comme le dernier des psychopathes.

« Celui-là aussi il brûle bien, on sait quoi foutre dans la cheminée si on manque de bois cet hiver. »

Avec tous les livres qui se pressaient sur les étagères, il y avait de quoi tenir sans mal quelques années. Ça ferait de mal à personne d'aérer un peu cette pièce.
Alors petit fantôme, où te caches-tu ? Un nouveau livre en mains pour réitérer la menace s'il ne sortait pas de son trou du premier coup.
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MessageSujet: Re: Alone until someone comes. [PV : T.J Henskens + Hugo Launay]   Sam 23 Nov 2013 - 3:21



C’était qu’ils en redemandaient en plus. Alors que la bibliothécaire était partie mettre en sécurité la première victime des trois jeunes hommes, des bruits l’alertèrent que ses actions n’avaient pas réussi à refroidir leurs ardeurs. Justement. Elle sentit son cœur se serrer à la vue de ce bébé en feu. Même si l’on ne pouvait la voir, ses yeux fusillèrent ce blond au briquet, ne faisant plus attention à ses deux camarades.
Il devait être puni.
La bibliothécaire s’approcha le plus silencieusement possible et accorda à Hugo un majestueux coup de pied au niveau de sa fosse poplitée. Dans l’action, elle lui choura son briquet, fit apparaître une flamme qu’elle lança sans hésitation sur les vêtements du garçon avant de s'enfuir de nouveau.

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MessageSujet: Re: Alone until someone comes. [PV : T.J Henskens + Hugo Launay]   

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Alone until someone comes. [PV : T.J Henskens + Hugo Launay]

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