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 Comment haïr une personne, en trois leçons [Mahaut Vs Anna]

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MessageSujet: Comment haïr une personne, en trois leçons [Mahaut Vs Anna]   Jeu 4 Aoû 2011 - 21:13

    Leçon N°1

    Le cimetière est un endroit sombre, froid, lugubre, mais dans un sens très rassurant. Pour quelqu'un comme elle. Anna s'était dirigé vers lui dés qu'elle réussissait à faire un pas. Parce que, toujours faible depuis sa récente sortie du coma, la jeune fille ne faisait pas trois mètres avant d'être épuisée et être obligée de s'asseoir pour ne pas s'évanouir en pleine marche. Ce serait malin, quand même.
    Mais son attirance pour les lieux reeligieux ne dâtaient pas d'hier. Sainte Nitouche jusqu'au bout des ongles, Annabelle venait souvent dans ces lieux où avait le "passage" entre les deux mondes. Oui, vous avez bien compris, celui des vivants, et celui des morts. Que voulez-vous ? Mais Annabelle se sentit mal en entrant dans cet endroit pure. Elle avait déjà tué, elle n'avait normalement plus le droit de venir ici. Mais c'était plus fort qu'elle, alors elle continua de marcher tout droit, suivant le sentier, telle une somnambule. Elle avait cueillit des fleurs sauvages sur le bas-côté, tandis que le brouillard s'installait autour d'elle. Ce n'était pas sûre qu'elle puisse retrouver son chemin.
    Quelle importance, de toute façon ? Personne ne s'en rendrait compte, et c'était tant mieux. Elle n'avait besoin de personne.
    Personne.

    Annabelle leva ses fesses du rocher et se remit à déambuler. Elle était près du but, elle le savait, aussi, imperceptiblement, elle se pressa. Il sera bientôt vingt-deux heures, mais comme on était au début du mois d'août, le soleil n'était pas encore couché. La flore se fit rare et le silence s'installa. Une chouette hulula, un corbeau croassa, une brindille craqua. Ah, non, ce n'était pas une brindille...
    Annabelle se retient de vomir et passa au-dessus de l'ossement avant de se soucier exactement où elle mettait ses pieds. Et puis... La première tombe. Grise, glaciale. Maudite. Et plutôt dégoûtante. Néanmoins, Annabelle se laissa tomber à genou en grimaçant et joignit ses mains après avoir jeter le bouquet.

    " Parce que tu es peut-être resté sur Terre, sous une forme différente, et que ton corps est à mes pieds, j'honore ton nom et celui que tu étais... James. "
    Chuchota-t-elle les yeux fermés de moitier.

    Anna fit le signe de croix, embrassa son pendentif et tenta vainement de se relever. C'était comme avoir les rotules brisées. Impossible d'y arriver.
    Annabelle se retourna pour trouver une position assise sur la dalle avant de recommencer. Le résultat était le même. Légerment ennuyée par la situation, la jeune fille resta où elle était et sortie son briquet de sa poche. Depuis qu'elle remarchait, elle était directement entré dans un supermarché pour... -on va dire- emprunter cet objet. Qu'elle ne rendit cependant jamais.
    La jeune femme commença à se mutiler le bout des doigts. Même si la chaleur était insupportable, cette punition la purifiait et la relaxait. Elle se sentait beaucoup, beaucoup mieux.
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MessageSujet: Re: Comment haïr une personne, en trois leçons [Mahaut Vs Anna]   Ven 5 Aoû 2011 - 16:27

Il était vingt-et-une heures quand Mahaut avait eu envie de faire un footing. Toute la journée, il avait fait trop lourd, trop chaud ; elle n'avait rien pu faire durant des heures, étouffée par le temps orageux qui a régné sur le pensionnat. Des nuages noirs s'amoncelaient dans le ciel, l'oxygène manquait de plus en plus, il faisait moite, mais toujours pas une goutte de pluie ni le grondement de l'éclair. Puis, finalement, lors du dîner de la jeune fille, un miracle eu lieu : une zébrure blanche traversa le ciel.
Mahaut s'est collée à la fenêtre de la salle à manger, son assiette de salade et une fourchette dans les mains, et elle a regardé le parc du pensionnat se faire envahir par un déluge d'eau. Un miracle, oui. La jeune fille a fini son repas puis a ouvert en grand toutes les fenêtres qu'elle a croisé : la pluie commençait à cesser au bout d'une petite heure, et l'air à l'extérieur, bien lavé, était redevenu frais, pur. La température avait baissé assez subitement, pour atteindre environ les 20°C.
Alors on en profite, on file dans sa chambre pour enfiler une tenue de sport, des baskets, et on part courir. Une journée sans pouvoir courir convenablement, c'est une journée d'enfer pour la belle Mahaut ; elle aurait fait des cauchemars où elle serait devenue moche et grosse, et sans amis, sans Alan et tout ; tout se termine bien, grâce à l'orage.

Mahaut se retrouve donc ce soir dans le parc du pensionnat, en short court et en débardeur noirs, les cheveux attachés en une queue de cheval, courant. Il fait sombre. On est au mois d'août, la nuit commence à venir plus tôt qu'avant. ... Bon, ce n'est pas dramatique : il n'est pas encore vingt-deux heures, et elle ne traîne pas dans les endroits dangereux du pensionnat, là. Le parc, même tard le soir, reste un endroit paisible. Au pire, on croise des couples qui s'accouplent ou un ivrogne qui s'envenime. Rien de bien méchant.
C'est donc confiante que la belle jeune femme fait un tour dans le parc. Elle commence par longer le manoir, puis le lac, la forêt sans y entrer -cet endroit là, il est flippant la nuit. Le sol est un peu boueux, humidifié par la pluie, ce qui est guère pratique mais la brunette a vu pire. Pour entretenir son corps de déesse, elle a couru sous la pluie, sous la neige, sous la grêle, par des temps de grand vent, parfois par temps caniculaire ; et quand elle n'a pas pu pas faire son sport en extérieur durant plusieurs jours à cause des intempéries, elle l'a fait dans les caves du pensionnat, dans les couloirs et dans les combles.
Un corps comme celui de Mahaut, ça ne s'obtient pas en faisant deux-trois abdos une fois par semaine. Ce n'est pas de la terre humide qui va l'arrêter
Mais de la boue sur un rocher lisse, ça glisse, et ça, la sportive va l'apprendre à ses dépends dans quelques instants. Elle tombe sur ses genoux. Elle s'ouvre le droit.


"Merde."

Mahaut se relève doucement, regarde l'état de sa jambe. Ça saigne un peu et ça picote. Ça n'a pas l'air grave, mais cette chute n'a pas été sans douleur, et il faudrait vite rentrer pour nettoyer ça. Elle va devoir écourter son footing, putain. La jeune fille lève la tête et regarde autour d'elle pour trouver le chemin le plus court pour rentrer au pensionnat. Rien ne compte plus pour elle maintenant que vite retourner à sa chambre, se doucher et soigner cette putain de plaie.
Couper par le cimetière. Elle n'en a absolument pas envie, mais elle serait rentrée en à peine un quart d'heure, et hop, adieu la sueur le sang et la boue. ... Ce lieu, il est creepy, tout de même.
Mahaut n'y est jamais allée, à vrai dire. Elle n'aime pas les cimetières. Il lui est arrivé, quelques fois, à la Toussaint, de fleurir des tombes de membres de sa famille qu'elle n'a pas connu, avec sa grand-mère. Mais c'est tout. Elle n'aime pas les cimetières, vraiment pas.
Qui aime les cimetières, franchement ?
Elle avance, en traînant légèrement sa jambe droite, tout en se disant d'une voix basse et énervée :


"Putain mais t'es conne, Mahaut. Un footing foutu à l'eau. En plus, ton genou, il sera moche, maintenant. Si ça se trouve, t'auras une affreuse cicatrice. C'est trop nul, Mahaut. T'es pas douée, merde. Et temps de merde, aussi ! Il est censé faire beau, début août. Ça fait mal, en plus. Si ça se trouve, je vais choper une maladie de la peau. Bon, peut-être pas. J'espère que j'aurai pas de cicatrice, merde..."

Ca, en boucle, jusque dans le cimetière. Espérons qu'elle n'y croise personne.
...
Raté. Il y a une fille, là. Flippaaaaant. Les gens dans les cimetières, c'est peut-être pire que les cimetières eux-mêmes. Soit ce sont des endeuillés qui se lamentent en boucle sur un Roy décédé ou une Petra morte, et s'ils te voient, ils se jettent sur toi en vous hurlant "Pourquoooiiiiiiii il est mort ? Bouhouhou, pourquoiiiiiii ?". Ou alors ce sont des dingues tarés qui veulent se donner un genre -ou qui sont juste tarés- en disant : "Oui, alors on prend le petit déjeuner au Père Lachaise, niark niark niark."
On va essayer de passer derrière discrètement, sans se faire remarquer. Parce qu'en plus, la Mahaut a de la boue sur les jambes, ce n'est pas très seyant.
...
Mais elle fout quoi, avec son briquet ? La jeune fille n'a pas pu retenir, alors qu'elle passait trois rangées de tombes plus loin, de balancer, surprise, assez inquiète par ce qui se passe dans la tête de l'énergumène :


"Tu fais quoi à tes doigts, là ?"

Apparemment, c'est une dingue tarée.

[Désolée, c'est un peu bâclé, je ne suis pas très inspirée par le lieu, je ne savais pas comment y faire venir Mahaut à cette heure ; ) Ça ira mieux dans les prochains messages. ]
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MessageSujet: Re: Comment haïr une personne, en trois leçons [Mahaut Vs Anna]   Ven 5 Aoû 2011 - 20:13

    Leçon N°2

    Anna regarda le bout de ses doigts commencer à fondre. La couleur de ses mains commençaient à changer, ce qui ne la sortie pas de son espèce de transe. Ses ongles, noirs de vernis, ramollissaient et se courbaient à vue d'œil. Sa peau, déjà brulé à cet endroit, ne le fut que d'avantage. Jusqu'à ce qu'une voix ne lui fit cesser son petit manège, comme une gosse prise en train de faire une connerie.

    " Tu fais quoi à tes doigts, là ? "

    Le ton était féminin, mais aussi légèrement inquiet et fier. Anna ne savait pas de qui il pouvait bien s'agir, alors elle ne répondit pas. Ou du moins, pas tout de suite. Son jean mouillé lui collait à la peau, ses cheveux nacrés tombaient comme une masse sur ses épaules, lui donnant un air démoniaque. Ses yeux sombres et vides restaient vagues, comme si la conscience l'avait quitté. On aurait dit un automate.
    Annabelle fit marcher la roulette, produisant une étincelle qui se jeta sur son épiderme. Le sang commença à couler de son index droit -elle est gauchère-, tel un flot incessant. La jeune femme regarda l'hémoglobine atteindre son poignet, son avant-bras et enfin son coude. Puis, souffrant le martyre, elle approcha une dernière fois le feu follet, faisant cicatriser la blessure. Finalement, elle se retourna.
    L'adolescente devait avoir environ quinze ans. Elle était franchement plutôt jolie avec ses cheveux bruns et ses yeux sombres, elle avait l'air d'une fille qui aimait prendre soin d'elle. Anna haussa un sourcil -qui lui n'est pas épilé- et la toisa, plutôt amusée qu'il était possible de ressemblait à une image.

    " Je les punis, ça te va comme réponse ? "
    Répliqua-t-elle, amer.

    Annabelle se désintéressa rapidement de l'inconnue avant de retourner à sa préoccupation favorite. Pourquoi elle aimait condamner à la douleur ses membres ? Parce que ce qu'elle faisait n'était pas bien, et ses mains étaient complices des meurtres, alors il fallait aussi les sanctionner. Point.
    C'était aussi simple que cela.
    Son majeur droit se mit à son tour à s'ouvrir. Elle ne tarda pas à faire coaguler le liquide écarlate et continua son petit délire malsain. Vous ne savez pas à quel point cela pouvait faire mal. Ne pensiez-vous pas qu'elle a déjà énormément de cicatrices ? Sur sa joue gauche, ses bras, ses cuisses etc... Comme si elle n'était pas bien amochée... Mais bon, que voulez vous ? On ne peut pas chasser le naturel.
    Il revient beaucoup trop vite au galop.

    [HJ :Je trouve que tu débrouilles bien, pourtant :3 Post peu fameux, mais je ne pouvais pas faire réagir ton personnage]
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MessageSujet: Re: Comment haïr une personne, en trois leçons [Mahaut Vs Anna]   Sam 6 Aoû 2011 - 20:30

[Mahaut a dix-huit ans, maintenant, patate. ; D ]

Oui, c'est bien ses propres doigts que l'inconnue faisait flamber. Mahaut grimace de dégoût, détourne ses yeux. Quelle horreur ! L'image de cette peau et de ces ongles qui s'assombrissent sous la lumière du briquet reste imprimée dans la rétine. Il y a du sang qui coule, aussi. C'est juste monstrueux...
Lentement, sans un bruit, Mahaut s'avance entre les tombes, l'une de ses principales résolutions pour l'année 2011 en tête : aider autrui. Parce qu'avant, Mahaut se prenait sérieusement pour la Reine des Neiges. Et parce que cette fille, là, avec des traces de scarification partout, elle a visiblement besoin d'aide. La grande brune ne connaît pas son visage, c'est sans doute une nouvelle encore sous le choc de son arrivée, de la séquestration ; elle se réfugie donc logiquement dans l'auto-mutilation, telle une forme de drogue, et dans le macabre. C'est relativement courant ici.
Chacun a sa façon d'exprimer sa douleur dans ce lieu maudit. Mahaut, elle évacuait tout à travers le sport. D'autres tombent tout simplement dans un état d'apathie. Certains se découvrent une âme d'alcoolique ou de toxicomane. Une certaine catégorie de personnes tombent dans un état inverse, de joie et d'amusement permanent, pour oublier leur condition et ne pas finir comme les précédents. Il y en a même deux ou trois qui se sont suicidés et qui reposent maintenant ici.
A vrai dire, venir à son secours n'enchante pas la belle aristocrate, mais elle se sent le devoir de lui donner du soutien, de l'aider à se tirer au moins de cette intoxication grave à la douleur. La jeune femme, une fois assez proche de la folle, la prend par l'épaule et se met à lui dire d'une voix la plus posée possible, pleine d'assurance, en la regardant droit dans les yeux :


"Écoute, je ne sais pas qui tu es mais je sais que c'est très difficile à vivre, l'enfermement dans le pensionnat ; moi aussi j'ai souffert. Mais ce n'est pas une raison pour tomber dans la scarification ! Je sais que voilà, ça libère des endorphines qui font du bien, que ça provoque une sensation d'adrénaline qui peut se révéler apaisante, mais pense à ton pauvre corps et à ton avenir. Cette conduite peut mener à de très graves blessures ou même à la mort. Tu vas te reprendre en main, je te l'assure. Si tu veux de l'aide, je suis là."

Mahaut continue son discours qui se veut positif sans laisser à l'autre tarée la possibilité de répondre. Et au passage, elle arrache le briquet qu'elle tenait dans la main et le jette au loin parmi les croix.

"Il va falloir te conduire à l'infirmerie maintenant... Mais franchement, je t'assure qu'il ne faut pas se perdre là dedans."

Belle Mahaut ignore à qui elle a affaire.
Elle lui fait grand sourire et rajoute, pour être la plus accueillante possible, face à cette fille qui a l'air un peu trop ailleurs :


"Moi, c'est Mahaut. Je suis là depuis un peu plus de deux ans et demi. Et toi, tu es arrivée quand ?"
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MessageSujet: Re: Comment haïr une personne, en trois leçons [Mahaut Vs Anna]   Dim 7 Aoû 2011 - 14:07

    [Zoups xP]

    Leçon N°3

    Anna avait réussi à dégoûter l'inconnue. Pourtant, cela la laissait de marbre. Quelle importance, de toute façon. Pourquoi se soucier d'un fille qui n'avait aucunement besoin d'aide et, bien au contraire, qui savait très bien se prendre en charge ? Annabelle continua son rituel macabre jusqu'à ce que l'adolescente ne vienne poser ses mains sur ses épaules.
    D'abord trop choquée pour réagir, elle finit par ce dégager et lancer un regard noir à la jeune femme. Mais pour qui se prennait-elle ? La reine d'angleterre ? Heu.. elle n'était pas morte celle-là ? Aucune idée. Néanmoins, elle avait l'air d'être une haute gradée.
    La jeune fille arracha à Anna son briquet des mains et l'envoya valser plus loin. Annabelle ouvrit de grands yeux, non seulement surpris mais aussi scandalisés. Pourquoi elle avait fait ça ? Elle était folle ! L'infirmerie ? Mais oui, bien sûr, la jeune femme ignorait qu'elle avait devant elle une sado-maso qui détestait l'odeur de désinfectant.
    Inconsciemment, elle recula, essayant de s'enfoncer dans la pierre pour ne plus voir cette folle dingue aux airs de sainte nitouche.
    Mahaut. Un prénom ridicule pour une femme ridicule. Anna décida de ne pas répondre à celle qui ressemblait maintenant à une hôtesse de l'air. L'horreur. Bon, génial, maintenant qu'elle n'avait plus rien à faire contre ses mains, elle n'avait plus qu'à utiliser les moyens du bord.
    Elle se rapa le bout des doigts conte la pierre glaciale, rouvrant ses pâles blessures, tachant le tombant d'un sang frais. Tenir deux ans dans cet endroit plein de gens ?... Impossible ! Comment avait-elle bien pu faire. J'oubliais, c'est miss parfaite... Anna eut un rictus déplaisant.

    " N'essaye plus jamais de me toucher "
    Eructa-t-elle sombrement.
    " Tu ne me demandes pas pourquoi je fais ça ? "

    Anna grinça des dents, agacée par cette pot de colle.

    " J'ai tué et comme personne ne décide de me punir, je me débrouille. "
    Puis elle cracha, pour l'une des premières fois, elle fut haineuse :
    " Dégage ! "
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MessageSujet: Re: Comment haïr une personne, en trois leçons [Mahaut Vs Anna]   Lun 8 Aoû 2011 - 21:44

Mahaut n'est pas d'un naturel violent, mais quand elle se sent menacée, elle a des réflexes. Et un coup de genou dans l'estomac de la saleté en face d'elle, ça fait du bien. En une fraction de seconde, sa jambe s'est levée pour toucher l'inconnue aux dires si malsains.
Il est fort possible qu'elle baratine n'importe quoi à cause de la folie, mais bon, on n'est jamais trop sûr, et c'est un réflexe, quoi, la belle n'a pas vraiment pensé à ce qu'elle faisait. C'est venu comme ça en entendant le "j'ai tué". Mahaut ne s'est jamais retrouvée face à quelqu'un ayant tué, du moins réellement tué - il y en a un paquet ici qui prétendent avoir tué, par folie ou par mythomanie. A vrai dire, il est impossible pour elle de croire que cette fille là ai tué. Elle a l'air bien trop frappée. Les tueurs ont une tête, un cerveau qui dicte une façon de faire, une technique d'assassinat. Non, celle là semble trop toquée pour en être une, avec ses délires morbido-gothiques dans les cimetières - ou alors elle doit vraiment être TRES grave.
Le coup de genou, c'est juste une façon de lui remettre les choses en place.


"Ça y est, quelqu'un t'a puni. Maintenant, tu arrêtes de massacrer tes doigts ?"

Elle s'écarte doucement pour éviter les représailles. Mahaut n'a pas dû la faire énormément souffrir -Mahaut est fine et bien roulée, mais elle est bien loin d'avoir la force d'un héros de film d'action-, mais ce n'est jamais plaisant de recevoir un coup dans l'abdomen.
En plus, elle a un côté très antipathique, la miss. Elle lui crache presque au visage, elle la repousse, elle lui lance des regards ultra-noirs. Déjà, à l'extérieur, elle ne devait pas avoir beaucoup de potes. Elle se came peut-être. Ça a l'air possible vu son état mental...


"Tu veux qu'on parle de tes problèmes ? Je t'assure que ça fait du bien.

Elle en sait quelque chose, Mahaut. Durant des mois, elle n'a voulu parler de ses problèmes à personne, et là, finalement, en quelques mois elle a commencé à s'ouvrir, notamment en parlant de ses problèmes, et sa dépression a fini par s'évaporer.

"Si tu insistes, je peux dégager, mais sache que j'en ai franchement aucune envie vu l'état de détresse dans lequel tu es."

Parfois, il faut savoir lâcher le morceau, accepter de ne pas venir en secours à quelqu'un qui veut surtout être seule ; mais Mahaut est une fille dans le genre obstinée. Et quand elle se décide à prendre son courage à deux mains et à sauver une âme en détresse, elle peut devenir très chiante.
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MessageSujet: Re: Comment haïr une personne, en trois leçons [Mahaut Vs Anna]   Mar 9 Aoû 2011 - 21:12

    Le coup de pied la remetta à sa place. Pliée en deux, elle haleta un moment, puis essayant vainement de se calmer, elle réfléchit. Voilà pourquoi elle détestait le contact physique. Imaginez qu'elle ait une hémorragie interne ! Sa plus grande peur, en plus du contact, était sûrement les microbes. Et comme c'est par contact physique que l'on attrappe des microbes... Vous comprenez.
    De plus, la belle Mahaut se permettait de faire de l'humour. Anna la détestait. Elle commença à la fixer, et je peux vous dire que si un regad pouvait tué, la jeune femme aurait été fusillé sur place. Reprenant peu à peu son souffle, Anna resta courbée un instant. Elle voyait que celle qui l'avait frappé reculait. Tant mieux, cela lui évitera de la tuer. De toute façon, avec quoi elle pouvait le faire ? Elle pourrait peut-être l'assomer avec une pierre, non ?

    " Je n'ai aucun problème "
    A-t-elle riposté en se redressant.

    Anna était beaucoup trop fière pour accepter une chose pareille. La psychologue ne racontait que des conneries pour se rapporter un max de fric. Elle était absolument normale. Un tout petit peu trop chrétienne, c'était tout. Et quel mal avait-il a avoir des croyances, bon sang ?!
    Annabelle se mordit si fort la lèvre que celle-ci s'ouvrit. Pourquoi détestait-elle cette fille à ce point là. Moi je le savais.
    Anna est jalouse de Mahaut.
    Une grande jalouse. Dieu n'a pas était très généreux avec Annabelle, qui se trouvait laide avec ses cheveux et ses yeux noirs, ainsi que sa peau blâfarde. Les cicatrices, elle n'y pouvait pas grand chose, elle était "maladroite" lorsqu'elle était petite, elle l'était toujours, par ailleurs. C'est vrai, elle n'avait pas fait "exprès" de se brûler les doigts...
    Je sais ce que vous allez dore : Mais Anna, elle s'en fout, elle a pas d'ami, elle est autiste. Mais que légèrement. Elle a un minimum de conscience et n'est pas stupide. Si elle était plus belle, on l'aimerait. Ce n'était pas plus compliqué. Et elle veut être aimée, même si elle ne le montre pas.

    " Je ne suis pas en détresse "
    Dit-elle.
    " Laisse moi "

    Anna ne savait pas pleurer, mais elle aurait bien voulu laisser échapper quelques larmes de rages. Elle regarda le sol et vit un oiseau mort parmi les quelques touffes d'herbes. Ecoeurant ! Anna ne voulait pas savoir comment il était mort et ferma les yeux en joignant ses mains dégoulinantes de sang. En rouvrant ses paupières, elle toisa Mahaut.

    " Quoi ? S'il te plait ? "
    A-t-elle demander, sarcastique.
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MessageSujet: Re: Comment haïr une personne, en trois leçons [Mahaut Vs Anna]   Sam 13 Aoû 2011 - 22:45

"Je ne suis", "je n'ai pas". Que de négations. Cette fille est dans le déni complet. Ca crève les yeux qu'elle souffre à mort, qu'elle a besoin de soutien. Mais bon, si elle se refuse à toute main tendue... Mahaut n'est pas psychiatre, elle ne sait pas comment s'y prendre face à une personne aussi récalcitrante à toute forme de secours. Alors lui vient une idée : on va laisser cette fille se calmer tranquillement, finir de se bousiller les mains tranquillement, arrêter ces sarcasmes de merde mal éduquée. Et si on la recroise, on l'aide. Valà.
Si on la recroise... et si on a l'envie de lui ré-adresser la parole. Parce que là, franchement, c'est un moment très désagréable que Mahaut passe. Son footing foutu en l'air par la pluie l'avait déjà pas mal mis en rogne, mais là, se prendre des pierres à chaque fois qu'elle ouvre la bouche pour venir en aide de cette inconnue qui n'a même pas pensé à avoir la politesse de se présenter, c'est vraiment tout l'inverse d'aimable. Soirée de merde quoi, journée orageuse de merde. Et boue environnante de merde. C'était une très mauvaise idée de couper par le cimetière, et cette fille là en face, c'est une très mauvaise idée tout court. S'il existe vraiment un dieu créateur, alors il doit être toqué pour avoir conçu une telle chose.
En plus d'être désagréable, elle est moche - bon, peut-être pas, juste un peu trop banale. Mais ça, c'est vraiment trop méchant comme argument pour ne pas fréquenter quelqu'un, même si Mahaut a très souvent envie de l'utiliser. Les gens qui sont moches ne sont pas plaisants à côtoyer tout d'abord parce qu'ils font tâche dans un environnement plaisant. Et être moche sans faire d'efforts pour s'embellir est pratiquement une marque d'insolence : on se croit suffisamment intéressant et supérieur pour passer outre l'effort de ne pas nuire aux yeux des autres. Enfin bref, trouvons autre chose pour que Mahaut n'ait pas trop de remords sur la conscience : l'inconnue n'a pas l'air d'avoir grand chose en commun avec elle !
Oh, ça, c'est une bonne excuse pour se tirer maintenant : Mahaut, elle aime la finesse physique et d'esprit, discuter joyeusement de musique, de films, de sport... L'autre, là, euh... A part se couper les doigts, elle ne voit pas trop ce qui peut l'intéresser.
Alors bien sûr, se résigner fiche un coup à l'amour-propre, mais la situation devient vraiment pénible. Alors on va faire comme si de rien n'était, et on va prendre sa douche comme prévu. Alors, sèche, elle dit :


"Ouais, un s'il te plaît serait pas mal. Ça ne tue personne d'être un peu poli.."

Elle fixe la sauvageonne mal coiffée et continue :

"Bon, je me tire. Ciao.

Et elle se tire, ciao.
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MessageSujet: Re: Comment haïr une personne, en trois leçons [Mahaut Vs Anna]   

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