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 [TERMINÉ : EVENT RUDY] Enrôlement ~ [Kélian Ael] 4/4

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MessageSujet: [TERMINÉ : EVENT RUDY] Enrôlement ~ [Kélian Ael] 4/4   Lun 29 Aoû 2011 - 21:11


Enrôlement
Kélian Ael
    Après mûres réflexions, Selenda se rematérialisa de l’autre coté de la porte. Passant une main dans sa chevelure blanche, la jeune femme qui portait ce jour-là pour une raison inconnue une veste de cuir noire, une chemise et un jean – eh oui, apparemment ce matin elle s’était réveillée en ayant froid, ou quelque chose du genre – jeta autour d’elle un rapide regard gris pour examiner la pièce et vérifier qu’elle était vide, avant de se retourner vers la porte, obstacle majeur à sa tranquillité d’esprit qu’elle venait d’éviter par un saut dimensionnel opportun. Puis, sans réfléchir davantage – elle l’avait déjà assez fait coté couloir et ça n’avait pas dû contribuer à garder son partenaire de bonne humeur, l’elfe alla poser sa main sur la poignée pour ouvrir à Kélian avec un air angélique particulièrement déplacé. Sachant qu’en arrivant, elle était restée en réflexion 5 bonne minutes devant cette fichue porte pour déterminer si elle devait ou non faire comme à son habitude, la passer sans l’ouvrir, sachant qu’elle était aujourd’hui accompagnée et que ça n’était pas très poli de sa part. Réflexion qui ne s’était pas terminée sur la pensée que, si elle allait ouvrir immédiatement après, tout irait bien, vu que le fait d’ouvrir la porte était en totale contradiction avec la raison pour laquelle elle ne la franchissait pas elle-même normalement, c’est-à-dire ne pas laisser à l’objet le privilège de jouir de la supériorité liée à son existence essentielle pour entrer dans une pièce. En bref, ne pas laisser de supériorité à la porte.
    Cependant, le débat interne de Selenda s’était rapidement clos lorsqu’elle avait commencé à sentir le regard noir porté entre ses omoplates, ce qui avait directement conduit à son saut dimensionnel et donc à l’ouverture de la prote susnommée. La jeune femme dû retenir les mots de défi qu’elle s’apprêtait à adresser au battant de bois en s’écartant pour laisser entrer le Pensionnaire, consciente que ça n’aurait pas contribué à lui donner l’impression qu’elle était saine d’esprit. Ce qu’elle n’était peut-être pas, mais ce n’était pas une raison pour le révéler à tout le monde. En théorie. Après tout, qu’est-ce qu’elle en avait à faire de l’avis des humains qui vivaient autour d’elle ? Pas grand-chose, mis à part pour les quelques personnes qu’elle aimait bien, et pour lesquels elle faisait certaines de ses nombreuses entorses à ses règles personnelles. Selenda n’avait jamais aimé les règles.
    Mais elle s’égarait.

    L’elfe n’était pas du genre à participer aux réunions de crise du Pensionnat. Elle ne s’y voyait pas, tout simplement : déjà elle n’aimait pas les humains, qui composaient la majeure partie de la faune locale, et ensuite le blabla lui donnait mal à la tête. Troisièmement, la plupart des anciens Pensionnaires qui assistaient aux rassemblements ne lui étaient pas sympathiques, et quatrièmement… elle pouvait s’arranger pour avoir les comptes-rendus de ce qui s’y produisait grâce à quelques amis plus sociables qu’elle. Donc, pourquoi s’embêter ? Tout cela pour dire que l’histoire des feuillets du journal d’un certain « Rudy » éparpillés dans tout le Pensionnat était parvenue à ses oreilles pointues par l’intermédiaire de Kyle à qui elle avait été poser la question, tout simplement. Ceci fait, la jeune femme avait décidé de laisser tomber ses propres recherches sur le fonctionnement de la vieille bâtisse, comme elle l’appelait, pour se concentrer sur cette potentielle sortie de secours. C’est dans cet état d’esprit qu’elle s’était d’abord rendue à la bibliothèque, parce qu’il s’agissait tout de même de son lieu de prédilection. Cependant, après y avoir fait quelques pas il devint évident qu’elle n’avait pas eu cette idée la première, notamment lorsqu’elle entendit un bruit de chute puis un cri qui semblait être celui d’une adolescente terrienne tirée tout droit du 20ème siècle ; or il s’agissait précisément de la catégorie de personnes que Selenda évitait comme la peste, car en plus de lui causer des maux de têtes carabinés et de fortes envies de meurtre, elles engendraient souvent chez elle une intense lassitude confinant à une dépression à aller simple pour le suicide. La jeune femme s’apprêtait donc à tourner les talons pour déserter la pièce sur-le-champ, quitte à devoir affronter – voir même ouvrir – une porte pour cela, lorsqu’elle avait repéré un petit brun au teint fantomatique dont la vision l’avait stoppée net. En effet, Kélian s’adonnait à ce moment-là à un de ses passe-temps, la lecture ; ou plutôt dans le cas qui nous occupe, la recherche d’un livre – un point en moins pour lui, car s’il s’était trouvé en train de lire peut-être Selenda l’aurait-elle laissé tranquille. Quoi que, rien n’est moins sûr – parmi les centaines de rayonnages qui remplissaient les lieux. Donc le pauvre jeune homme au funeste destin eut droit de se faire sauter dessus par l’elfe. La vie est difficile quand on est apprécié par Selenda, vraiment. Et en l’occurrence, le fait que Kélian ne soit pas humain, qu’il ait plus ou moins un sale caractère et soit amusant à embêter faisait de lui une cible idéale. Ah, et le fait qu’il soit mignon d’un point de vue Selendien aussi, mais ceci est un fait secondaire dont la narration est inutile.
    Donc, il n’avait pas fallu plus de deux minutes pour que la jeune femme en soit à tirer son camarade par le bras en insistant pour qu’il la suive et aille chercher avec elle ailleurs. Après quelques grognements des deux cotés et une bonne dose de flegme mélangée à deux trois protestations et une traction magique très efficace, tous deux s’étaient retrouvés dans le couloir, Selenda marchant devant en racontant un peu tout ce qui lui passait par la tête, c’est-à-dire un peu n’importe quoi. C’était fou ce qu’elle était loquace, aujourd’hui. Après deux couloirs et quelques mètres, Kélian sur ses talons, l’elfe était arrivée devant la porte citée au début du récit, et la suite vous a déjà été racontée.

    Reprenons où nous avions laissé nos deux Pensionnaires : Après avoir ouvert la porte à son coéquipier enrôlé pas complètement de son plein gré quelques minutes plutôt, Selenda entreprit de faire le tour des lieux d’un pas flottant et irrégulier, comme à son habitude. La pièce était spacieuse, intensément blanche, et inondée d’une lumière rendue grisâtre par les nuages qui couvraient le ciel à l’extérieur. Une porte, au fond, était fermée et semblait donner directement sur le parc : l’elfe lui lança le coup d’œil agacé de rigueur avant de s’en détourner. Cet endroit, elle l’avait déjà visité une fois, avec Kogenta. Cela faisait longtemps, en termes de jours, de semaines, et même de mois. Même si pour elle, ce n’était pas grand-chose. Toujours aussi en forme, ce qui signifiait réveillée, ce qui signifiait profitez-en avant qu’elle ne retourne dormir, la jeune femme ne perdit pas de temps et se rapprocha du mur le plus proche pour donner quelques coups dessus, histoire de vérifier qu’il n’était pas creux.

    « A part ça, » - Supposons que le « à part » concerne une éventuelle conversation ou un éventuel monologue terminé peu avant son arrêt devant la porte - « tu as hâte de sortir d’ici ? »
    Dans le Pensionnat, il y avait deux ou trois classes de prisonniers : ceux qui maudissaient leur enfermement et cherchaient à tout prix à s’échapper, ceux qui préféraient cet endroit à celui qu’ils avaient quitté et ceux qui s’en moquaient ou s’accoutumaient très bien à leur vie ici tout en pensant sortir si une occasion se présentait. Concernant Kélian, Selenda n’avait aucune certitude. Après tout, ce n’était pas comme si elle le connaissait bien ; à vrai dire, elle n’était pas du genre à poser des questions aux autres sur leur vie privée ou leur passé. Entre autre parce qu’elle n’aimait pas qu’on lui en pose, à elle. Et aussi parce qu’elle préférait s’occuper de ce que les gens qu’elle appréciait étaient à l’heure actuelle, plutôt que ce qu’ils avaient jadis été. Seul le présent avait de l’importance.



Dooonc Selenda vérifie les murs si ce n'est pas assez clair ~♥


Dernière édition par Selenda le Mar 3 Avr 2012 - 22:16, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: [TERMINÉ : EVENT RUDY] Enrôlement ~ [Kélian Ael] 4/4   Mar 30 Aoû 2011 - 4:28





Selenda vérifie les murs, et trouve :

« des tableaux bizarres. »


[ACTION 1/4]
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MessageSujet: Re: [TERMINÉ : EVENT RUDY] Enrôlement ~ [Kélian Ael] 4/4   Mer 31 Aoû 2011 - 18:02

Si ça continue, songea Kélian en tapant du pied par terre, je vais finir avoir un problème avec les portes, moi aussi. Ou peut-être bien que, au contraire, il allait se prendre d'une affection sans borne pour ces panneaux de bois qui permettaient – quand on n'avait pas la chance de pouvoir se téléporter, n'est-ce pas – de passer d'une pièce à l'autre. Il faillit pousser un soupir de soulagement quand la jeune elfe disparut de son champ de vision, et secoua sa tête de gauche à droite. Il n'aimait pas attendre. Ou peut-être était-ce perdre du temps, qu'il n'aimait pas? Dans tous les cas, il n'appréciait pas particulièrement de devoir poireauter le temps que son accompagnatrice se décide ou non à passer une porte. Parce que, pour lui, la question ne s'était jamais posée et ne se poserait jamais. Chacun sa croix, hein. La porte s'ouvrit finalement devant lui, et il entra dans la pièce avec une mauvaise humeur évidente.
Ce n'était pas tant le fait d'être ici qui le mettait en colère (parce que ça lui était assez égal, en fait) mais plutôt d'avoir été trainé ici sans chance de protester. Enfin, si, il avait protesté ; bien sûr, qu'il avait protesté. Il ne manquait jamais une chance de faire valoir son point de vue. Mais c'était perdu d'avance, et ça il l'avait su dès le moment où Selenda avait décidé, pour il ne savait quelle raison, de l'entrainer 'ailleurs' pour 'chercher'. Et avec tout ça, il n'avait même pas pu trouver son livre. Il tenta de se souvenir s'il était à la recherche d'un ouvrage en particulier, mais ne parvint pas à remettre le doigt sur le titre du livre en question. Super. Peut-être qu'en retournant à la bibliothèque ça lui reviendrait. Sait-on jamais ; il avait toujours le droit de rêver. Ce qui était assez contradictoire, quand on savait à quel point il aimait dormir. Mais passons.

Le jeune homme passa une main dans ses cheveux en bataille, et fit le tour de la pièce des yeux. L'elfe avait entrepris pour sa part d'en faire physiquement le tour, et il jugea inutile d'en faire autant. Il ne savait même pas ce qu'ils cherchaient précisément, au juste. Des feuilles? Tout ce qu'il savait, et dont il était à peu près sûr, c'était que beaucoup de pensionnaires s'étaient mis à fouiller les lieux, sous prétexte qu'il y aurait 'peut-être', 'éventuellement', 'on ne sait jamais', un moyen de sortir de cet endroit. Que certains avaient trouvés des sortes de pages, et qu'il fallait toutes les ramener au GGL. Cet endroit si charmant, respirant la bonne humeur, dans lequel il ne mettait d'ailleurs que rarement les pieds. Il y avait trop de monde, dont bien des personnes qu'il n'appréciait pas, et il n'était pas du genre à se mêler à la foule quand il pouvait éviter de le faire. Parler avec ses amis, d'accord. Chercher les embrouilles de temps à autre avec ses ennemis, okay. Mais discuter avec un tas de personnes qu'il remettait à peine, non merci. Mais les rumeurs se propageaient vite, surtout dans un lieu clos comme celui-ci, et il n'avait pas pu ignorer cette histoire de possible sortie. Tout le monde devait en avoir entendu parler, de toute façon.

L'elfe aux yeux argentés semblait s'intéresser aux murs, et il décida pour sa part de marcher jusqu'au centre de la pièce – ce qui constituait déjà un effort non négligeable, franchement. Chercher. Chercher. Ouais, mais chercher où? Ils auraient l'air malin, quand ils auraient mis la pièce sans dessus dessous. Il en était là de ses réflexions hautement intéressantes, quand la voix de Selenda résonna dans la pièce :

« A part ça, tu as hâte de sortir d’ici ? »

Woh. Une question philosophique. Qui demandait donc un minimum de réflexion. Le jeune homme grimaça en voyant les tableaux, du côté de son interlocutrice. Ce qu'il pouvait détester l'art. Le dessin, la musique, la peinture..., ça n'avait aucune sorte d'intérêt. A dire vrai, ce genre de choses attiraient plus son mépris qu'autre chose, en règle générale. Il tolérait que ses amis aiment ce genre de choses, mais uniquement parce que ça ne faisait pas obligatoirement d'eux des personnes stupides et inintéressantes. Si ça n'avait tenu qu'à lui, il aurait brûlé ces saletés. Mais comme faire un feu de joie dans infirmerie n'était vraisemblablement pas le but de leur visite, il s'abstint. La pièce, entièrement blanche, avait de quoi donner des maux de tête. Et lui, habillé comme à son habitude entièrement de noir – à l'exception peut-être de ses boucles d'oreilles ou des fines rayures blanches qui striaient sa chemise – il avait l'impression d'être le loup dans la bergerie. Comparaison très valorisante qui lui arracha un sourire.

Il haussa les épaules en guise de réponse, et se détourna vers les étagères et les nombreux flacons qu'elles contenaient.

« Hmmmm. Pas vraiment. En fait, ajouta-t-il, comme si ça venait de le frapper, je m'en fous complètement. Ici ou ailleurs, c'est du pareil au même. Plus ou moins. »

Oui, c'était exactement ça. Il s'en fichait. Contrairement à d'autres, il n'avait pas été particulièrement ému à l'idée d'être enfermé. Il savait que certains préfèreraient leur chez eux, que d'autres voulaient retrouver leurs proches, que d'autres encore refusaient simplement l'idée de ne pas être libres. Mais lui, ça lui était profondément égal. Sa famille ne lui manquait pas tant que ça. Des amis, il en avait ici aussi bien que là-bas. Son monde n'était pas insupportable, il n'était pas parfait non plus. Il était fier, sans aucun doute, mais ça ne le révoltait pas qu'on l'ait amené et enfermé ici. Au contraire, il trouvait ça plutôt amusant. S'il devait sortir, ça ne l'attristerait pas. S'il devait y passer l'éternité, idem.

Ce n'était pas vraiment
sortir, qui l'intéressait. C'était plutôt comprendre.

« Pourquoi?
demanda-t-il avec un sourire cynique, se tournant un bref instant vers l'elfe tandis qu'il lui parlait. T'as hâte de sortir, toi? Les portes te manqueraient pas trop, non? »

Bien sûr que si. Elle ne pouvait pas vivre sans les portes, les portes étaient ses amies, elle adorait tellement les portes qu'elle restait en admiration cinq minutes devant elles avant de se décider à ne pas les ouvrir – pour ne pas les abimer, ça allait de soi. Mais ce n'était pas vraiment la question.

Décrétant que, décidément, rester planté là à rien faire ne lui allait pas (sans compter que s'il y mettait un peu de bonne volonté, peut-être qu'il pourrait retourner lire ensuite) il entreprit de bouger ce qu'il y avait dans les étagères avec plus ou moins de délicatesse.

Kélian : regarde dans les étagères.

Le jeune homme faillit faire tomber un flacon ou deux – parce qu'il est très délicat, donc – et allait lâcher une insulte tout à fait polie à l'égard de cette étagère inutile quand il sentit quelque chose sous ses doigts. Il haussa un sourcil pour manifester sa surprise, et tira sur la feuille coincée là. Sur le moment, il pensa à une vieille ordonnance, ou quelque chose de ce genre. Parce que c'est à ça que lui faisait penser une feuille dans une infirmerie, tout simplement. Mais à l'évidence, ce n'était pas ça. Il la parcourut rapidement des yeux, histoire de vérifier qu'il ne se trompait pas, et fit claquer sa langue sur son palais.

« Je crois que j'ai trouvé un truc, lança-t-il à l'adresse de Selenda. Ça parle de..., cours.»

Et de fête, constata-t-il en poursuivant sa lecture. Très intéressant. Maintenant ils savaient qu'ils avaient organisés un Bal. Ça allait beaucoup les aider pour sortir, ça, c'était sûr.



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« A green light, unkind ; nowhere to go on a one track mind. It's a break down at the wrong time - I'm catching up, but I'm still behind. We did it right, we did it right for some time ; but I looked up, and you were gone. We did it right, we did it right for some time - I couldn't give you what you want. Cause you just want to take a faster ride ; lower lows, higher highs. Get it, get it, go until you get it right - and I hope you find it. »

So welcome to the quiet before the storm hits :
 
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MessageSujet: Re: [TERMINÉ : EVENT RUDY] Enrôlement ~ [Kélian Ael] 4/4   Sam 3 Sep 2011 - 21:59





Kélian regarde dans les étagères, et trouve :

« Une feuille cachée derrière des flacons. »

11


A bien y réfléchir, je pense qu’ils ont peut-être peur que s’ils choisissent un « héritier » avec trop de caractère, il risquerait de se rebiffer contre eux. Mais je n’ai pas fait part de ce point à Nelly… Ni à personne d'autre. Oui, à mon avis, je ferai mieux de garder cette remarque pour moi.

En ce moment, je trouve que les cours, bien qu'intéressant, s'éternisent un peu. Quel intérêt à passer autant de temps sur un petit chapitre ? Je ne sais pas si mes camarades pensent de la même façon, peut-être en effet s'agit-il d'un rythme normal, mais que du à mon pouvoir j'arrive à emmagasiner les connaissances en fournissant moins d'efforts qu'eux... (voire aucun). En tout cas, j'ai commencé à me documenter et à m'entrainer en parallèle en dévorant des livres plus avancés dans la bibliothèque.

--------------------------


Le XX/YY,

Les professeurs ne savent toujours pas que je m'émancipe un peu de leurs cours, ils continuent à maintenir une atmosphère paisible dans le pensionnat. Comme je comprends ces gens qui se sentent si bien, ici ! Il y a comme… Je sais pas. Une sorte d'aura apaisante qui calme les mœurs et empêche de devenir fou, de faire du mal aux autres, de voler, de violer, toutes ces choses qui arriveraient normalement après tant de mois de reclusion à certaines personnes incapables de gérer leurs émotions… Mais ici, nous sommes heureux, quand même. D'ailleurs, les I ont parlé une fête, nous commençons à la préparer. Ce serait une petite fête de Noël, entre tous ceux résidant trop loin pour rentrer chez eux pendant les vacances (ou n'ayant nulle part où rentrer...). Certes, beaucoup n'ont rien à offrir, mais nous faisons des efforts pour que ce soit surtout une fête conviviale pour aider les quelques nouveau venus à mieux se sentir et puis pour se détendre de ces cours parfois très fatiguant intellectuellement, comme des vacances, quoi ! On se croirait revenu au lycée, c'est assez amusant. Bref, le comité de préparation de la fête dont je fais partie a voté pour que ce soit un bal, et que les belles robes et les élégants costumes soient de mise. Les armoires fournissant ce que l'imagination des pensionnaires leur indique, je peux garantir que ce sera certainement un ballet de couleurs...





[ACTION 2/4]

Vous pouvez choisir de poursuivre les recherches, ou de finir le topic pour rapporter la feuille au GGL.
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MessageSujet: Re: [TERMINÉ : EVENT RUDY] Enrôlement ~ [Kélian Ael] 4/4   Lun 5 Sep 2011 - 17:34

{ Here we are ~ }

    Selenda jeta un regard sceptique aux tableaux sur le mur qu’elle venait d’inspecter. C’était vieux et moche, de son point de vue en tout cas. Donc, suivant ce même point de vue, c’était très certainement une production humaine. Donc cela ne méritait pas son attention, d’autant plus que ça ne l’avançait pas outre mesure dans ses recherches. La jeune femme se contenta donc de reculer un peu en plongeant les mains dans les poches de son jean, jetant un regard peu amène aux stupides peintures qui lui avaient fait perdre son temps. Dans cette tenue, elle faisait bien plus « pro-adolescente du 20ème siècle » que dans les vêtements futuristes dans lesquels elle était arrivée dans le Pensionnat. En même temps, elle préférait les fringues décontractées, de toute façon. Et puis elle aimait bien le cuir.
    Se retournant, l’elfe jeta un regard gris à Kélian qui, s’étant avancé au milieu de la pièce d’un air au moins aussi avenant qu’elle, voir plus – à prendre dans le sens ironique bien entendu – faisait comme une tache d’encre d’un noir profond sur les murs d’un blanc immaculé qui l’entouraient. Alors qu’elle-même s’y serait sans doute fondue si elle avait daigné porter des vêtements clairs ; elle n’avait jamais vu le jeune homme porter autre chose que du noir, du noir et du noir. Mais elle n’avait là-dessus aucun avis négatif, ne partageant pas le stupide point de vue de certains humains modernes selon lesquels ne jamais porter de couleur était symptomatique d’une dépression ou d’un sale caractère, quand ce n’était pas une puérile envie de se rendre mystérieux. Quoi que, pour le sale caractère, elle ne se prononcerait pas sur le cas de Kélian. Mais elle doutait que lui faire porter du rose vif améliore sa tendance aux airs renfrognés et aux regards sombres – en fait il était absolument certain que cela aurait l’effet totalement inverse et propulserait très probablement le fautif vers d’autres sphères, après avoir traversé une des fenêtres du troisième étage. En tout cas, le noir allait bien au jeune homme, alors pourquoi s’en soucier. En l’occurrence, Selenda aimait bien le contraste formé par sa présence entre les murs clairs et avait quasiment oublié sa précédente question à cause dudit contraste lorsque son partenaire de recherches – contre son gré – répondit :

    « Hmmmm. Pas vraiment. En fait, je m'en fous complètement. Ici ou ailleurs, c'est du pareil au même. Plus ou moins. »
    L’elfe eut du mal à retenir un sourire amusé. C’était rare de s’entendre répondre ça quand on posait une telle question, dans le pensionnat. Il y avait ceux qui cherchaient à tout prix à s’échapper, ceux qui étaient très bien ici et n’auraient voulu ressortir pour rien au monde, pour diverses raisons qui n’intéressaient pas vraiment la jeune femme. Et puis il y avait la part, plus restreinte, de ceux qui se moquaient d’être dehors ou dedans. C’était plus rare, parce qu’en général les pensionnaires avaient soit des choses qui leur étaient précieuses dehors, soit des choses précieuses à l’intérieur, soit des choses dangereuses qui les guettaient à l’extérieur ou une profonde répugnance de l’endroit… ou qu’en savait-elle, ce qui était certain c’était que rares étaient ceux à rester indifférents à leur situation. Elle-même, à vrai dire, se moquait d’être dehors ou dedans sur le moment, mais elle préférait ne pas rester là pour l’éternité. L’éternité, c’est quelque chose de très long. Et en restant dans un endroit clos aussi longtemps, il était obligatoire qu’elle s’ennuie à un moment ou un autre, hors Selenda détestait s’ennuyer. Donc, ce n’était pas le fait que quelque chose lui manque à l’extérieur qui poussait la jeune femme à rechercher – avec beaucoup d’assiduité d’ailleurs, on a bien remarqué – mais simplement qu’elle préférait savoir qu’elle avait une porte de sortie pour quand elle en aurait marre. Et puis, ce Pensionnat, c’était un peu comme un défi lancé à ses talents, alors elle n’entendait pas se laisser faire. En réalité, elle n’aimait pas bien l’idée qu’une stupide bâtisse l’empêche d’aller où elle voulait, même si la plupart du temps elle ne s’en formalisait pas trop : étant d’un caractère relativement changeant, Selenda savait qu’il y aurait eu certaines périodes où elle aurait tellement détesté être enfermée qu’elle aurait certainement fait tout ce qui était en son pouvoir pour s’échapper ; et il y en avait d’autres, comme celle où elle était actuellement, où elle se contentait de prendre les choses comme elles venaient même si l’idée en elle-même lui déplaisait.
    En ce qui concernait Kélian, si sa réaction était intéressante, voir un tantinet amusante du point de vue de l’elfe, elle n’avait pas de quoi la comprendre ou la juger. Il était possible que ce qu’il avait dans son monde d’origine lui fût totalement indifférent, autant que ce qu’il possédait ici – c’est-à-dire pas grand-chose à part ses amis et ce qu’il avait sur le dos. Ou que ce soit dans son caractère, de se moquer de ce qui lui arrivait. Cela pouvait être dû à n’importe quoi, mais encore une fois Selenda n’avait pas l’intention de le harceler de questions jusqu’à ce que mort s’ensuive – et la mort duquel des deux, ça, c’était à voir.

    « Pourquoi ? » Rétorqua alors le jeune homme en lui jetant un regard teinté d’ironie. « T'as hâte de sortir, toi ? Les portes te manqueraient pas trop, non ? »
    Selenda haussa les épaules, un petit sourire aux nuances fatalistes toujours accroché aux lèvres, tandis que Kélian se dirigeait vers une étagère pleine de produits non identifiés dont elle préférait se méfier.

    « Je m’en fous… aussi » Répondit-elle avec l’impression gênante – et justifiée - de faire écho au brun. « Mais j’aime bien l’idée d’avoir une issue de secours quand j’en aurai marre d’être enfermée ici. Et puis, des portes y en a partout ~ »
    Ce qui était l’expression quasiment parfaite de l’aboutissement de sa réflexion précédente. D’habitude, elle n’exprimait pas ses pensées aussi clairement quand elle parlait avec quelqu’un d’autre – oui parce qu’elle parlait toute seule assez souvent, et que Fenrir et les portes n’entraient pas dans la catégorie interlocuteurs classiques – sans doute parce qu’en général les « quelqu’un d’autre » étaient du genre humain. Et que Kogenta ben… c’était surtout que dès qu’elle le voyait elle ne pouvait pas résister au plaisir de l’asticoter, et que du coup la partie réflexion passait irrémédiablement à la trappe.
    Pendant qu’elle songeait à tout cela, passionnant sujet d’étude il est vrai, Kélian continué de fouiller dans les étagères ; il la tira de ses pensées en lui lançant soudain :

    « Je crois que j'ai trouvé un truc. Ça parle de... cours.»
    Heinw ? De cours ? Qu’est-ce que des cours – enfin, des cours comme à l’école elle supposait – venaient faire dans les écrits d’un garçon qui avait autrefois vécu dans le Pensionnat ? Bon, forcément, cela impliquait qu’il y ait eu un enseignement de dispensé dans le lieu en question, autrefois… donc le nom Pensionnat aurait jadis eut une raison d’être. Parce qu’aujourd’hui, en fait de pensionnat… Coupant court à ses pensées, la jeune femme se rapprocha de Kélian qui finissait de parcourir la feuille qu’il avait tiré de derrière les fioles des yeux, et jeta un coup d’œil sur les lignes sombres, la lisant rapidement et presque en diagonale avec l’aisance confirmée par l’habitude, pour ne retenir que l’essentiel. L’elfe recula machinalement d’un pas, son regard gris se perdant autour d’elle pensivement. Les quelques points intéressants qu’elle avait retenu de discours de Rudy étaient : d’abord, qu’il mentionnait le fait que des cours étaient dispensés dans le Pensionnat – mais de leur nature il ne disait rien, ce fait étant sans doute évident pour lui – ensuite, il possédait un pouvoir, ce qui n’était pas sans lien avec la situation des pensionnaires actuels. Troisièmement, il semblait que lui et ses congénères étaient enfermés tout comme leurs homologues du futur, à la différence qu’ils semblaient avoir de fréquents contacts avec la famille I, vu qu’elle organisait un bal de Noël pour eux. Peut-être étaient-ce ses membres qui leur dispensaient les cours, qui sait… et si ce n’était pas le cas, alors quelle pouvait être l’identité des professeurs dont il parlait ? Le dernier point qui intriguait l’elfe était le terme « héritier » qui apparaissait dans le tout premier paragraphe. Mais là en revanche, il n’y avait strictement aucun indice pour préciser cette appellation dans la suite du texte, ce qui acheva d’aiguiser la curiosité de Selenda. Malheureusement, il n’y avait rien pour la satisfaire dans les lignes de caractères sombres.
    La jeune femme esquissa une sorte de pas de danse machinal pour faire demi-tour et revenir au centre de la salle.

    « Comme ça, ça ne nous aide pas trop… » Dit-elle sans parler à Kélian ou à elle-même en particulier, énonçant juste ses idées à voix haute sans y penser. « A part qu’on sait que les pensionnaires à ce moment-là avaient à peu près le même genre de vie que nous à part qu’ils suivaient des cours, donc qu’ils avaient des profs qui devaient avoir quelque chose à faire avec les I et qu’il y avait peut-être un but à leur présence… mais si ça se trouve il y en a également un à la nôtre… »
    En effet, si au premier abord il lui avait semblé avoir affaire à un simple piège dimensionnel créé par des êtres ridiculement vicieux, elle avait de plus en plus l’impression qu’il y avait peut-être un plan machiavélique ou psychotique, ou tout simplement fruit d’un esprit tordu particulièrement désœuvré, derrière tout ce bazar. Mettant un pied devant l’autre comme si elle avançait sur une corde raide, une main tendue sur le coté et l’autre dans sa poche, Selenda se dirigea lentement vers la porte, au rythme de ses élucubration, comme si marcher ainsi améliorait ses capacités cognitives.

    « A part ça, il y a juste cette histoire d’héritier qui est bizarre… je vois pas à quoi ça peut correspondre… »
    Mais en effet, ça ne les avançait pas à grand-chose. Pas pressée le moins du monde de rallier le GGL pour y déposer la feuille – après tout, les murs roses étaient sa plus grande terreur dans ce pensionnat – l’elfe s’arrêta devant la porte du fond en posant les mains sur ses hanches, tournant toujours le dos à la pièce. Bon, après ça, si Kélian avait envie de s’en aller de suite, elle n’allait pas le retenir non plus, hein. C’était quand même elle qui l’avait forcé à venir fouiller une pièce sans intérêt dans l’espoir d’y découvrir quelque chose qui pourraient aider à leur sortie, ce dont ils se fichaient plus ou moins tous les deux. Alors du coup, elle comprendrait s’il avait envie de se barrer maintenant que c’était chose faite… de son coté, elle avait envie de rester un peu. Comme ça, sans raison particulière - quoique, la volonté d'échapper au GGL était pas mal, comme motivation. Arrachant son regard de la porte qu’elle n’avait pas remarquée la toute première fois qu’elle était entrée dans cette pièce, l’elfe, fit de nouveau un petit demi-tour sur un pied pour poser ses yeux gris sur le jeune homme, sans rien ajouter.
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MessageSujet: Re: [TERMINÉ : EVENT RUDY] Enrôlement ~ [Kélian Ael] 4/4   Sam 24 Sep 2011 - 17:33

La réflexion – ou plutôt réponse – de Selenda concernant sa captivité arracha un vague sourire à Kélian. Au moins il n'aurait pas besoin d'argumenter pendant des heures, s'ils étaient plus ou moins d'accord. Essayer d'expliquer pourquoi il n'avait pas particulièrement envie de rentrer chez lui, de toute façon, c'était pas dans ses cordes. C'était comme ça, voilà tout. Et après tout, ce genre de choses étaient complètement personnelles. A part les quelques personnes qui racontaient leurs vies à qui voulaient l'entendre dès qu'ils en avaient l'occasion, la plupart des pensionnaires gardaient des choses pour eux. Exactement comme dans une ville lambda, remarque. On parle à ses amis, on raconte tout à ceux en qui on a vraiment confiance, et on parle à peine aux autres. Or Kélian, que ce soit ici ou dans la vie qu'il avait pu mener avant, n'avait jamais aimé parler de lui. S'il disait qu'il n'avait pas particulièrement envie de rester ou de sortir, il jugeait que c'était une réponse suffisante, sans avoir besoin d'approfondir. Voilà pourquoi il détestait fondamentalement ceux qui ne pouvaient pas s'empêcher d'insister, de creuser, de demander, de redemander, sans arrêt, comme si connaître la vie de tout le monde dans ses moindre détails allait servir à quoi que ce soit. Ce qui n'était absolument pas le cas. Lui n'avait pas besoin de connaître ses amis dans les moindres détails pour savoir s'il les appréciait ou non. La réciproque devait être valable.
En attendant, qu'il veuille ou non sortir et tienne ou non à expliquer pourquoi, il s'était retrouvé embarqué dans cette histoire de chasse aux trésors. Alors tant qu'à faire, autant que ça serve à quelque chose. Il sentit le regard de Selenda dans son dos, et finit de parcourir la feuille. Il la relut une deuxième fois, machinalement, pour vérifier qu'il n'avait rien raté lors de sa première lecture. Et, fatalement, il en sortit avec la même conclusion : à savoir qu'il n'avait pas l'impression d'apprendre grand chose avec ce bout de papier. Enfin, qu'est-ce qu'il croyait? Qu'il y allait avoir un plan clair et concis pour sortir d'ici marqué dessus, en toute lettres? Inutile de rêver. C'était un journal intime, et qui disait pages de journal intime disait pages plus ou moins utiles, plus ou moins claires et plus ou moins intéressantes. Certaines des choses que ce Rudy avait écrites n'avaient, pour lui, aucun sens. Ce qui avait dû lui paraître évident au moment où il l'avait écrit ne l'était plus du tout pour les pensionnaires actuels, il en avait bien peur. Le terme héritier ne lui disait absolument rien, et il n'était fait mention nulle part du genre de cours qu'ils dispensaient.

C'était comme avoir un vieux grimoire, mais pas de quoi le traduire. Il détestait ça. Cela dit, peut-être que cela aurait plus de sens une fois que toutes les pages auraient été mises bout-à-bout.

« Comme ça, ça ne nous aide pas trop… A part qu’on sait que les pensionnaires à ce moment-là avaient à peu près le même genre de vie que nous à part qu’ils suivaient des cours, donc qu’ils avaient des profs qui devaient avoir quelque chose à faire avec les I et qu’il y avait peut-être un but à leur présence… mais si ça se trouve il y en a également un à la nôtre… »

Kélian observa le manège de Selenda, plus intrigué pour l'instant par sa façon de marcher que par ce qu'elle disait. En effet, ça ne les aidait pas trop. Le jeune homme était peu patient de nature ; c'était peut-être pour ça, aussi, qu'il trouvait cette constatation franchement énervante. Les I, des cours, un but à leurs présences... Tout ça ne lui donnaient qu'une vague idée de la manière dont ils pouvaient vivre, 'avant'. Mais en tout cas, ça avait l'air plus encadré. Plus..., comment dire, plus net? A l'heure actuelle ils ressemblaient plus à des jeunes abandonnés dans une grande baraque qu'à des élèves qui suivent des cours et savent pourquoi ils sont là. Oui, voilà. Ils étaient tout seul, livrés à eux-même. Alors qu'avant, apparemment, ce n'était pas le cas.

Pourquoi ça avait changé, en revanche..., mystère.

Plongé dans ses pensées, Kélian écouta d'une oreille distraite ce qu'ajouta l'elfe. L'héritier, hein. Aucun moyen de savoir ce que ça voulait dire. A part qu'un héritier était une sorte de successeur, quelqu'un qui héritait de quelque chose, une sorte de descendant désigné à une famille, par exemple, il ne savait rien à ce propos. Mais en tout cas, 'ils' – les I? - cherchaient apparemment un héritier, et ce n'était pas aussi simple que ça.
La seule chose qui l'intéressait vraiment, dans cette feuille, était la mention d'un pouvoir. Ce qui voulait dire, en clair, que Rudy avait, tout comme eux, un pouvoir qui lui était propre. Lequel, aucune importance. Ce qu'il aurait aimé savoir, en revanche, était à quoi rimaient ces capacités qu'ils avaient acquises en arrivant ici. Soit c'était lié au lieu – du genre 'quiconque entre ici se retrouve affublé d'un pouvoir plus ou moins utile' ou bien aux personnes – ce qui était, déjà, beaucoup plus inquiétant. Il n'avait toujours pas compris pourquoi eux avaient été amenés ici, quand d'autres continuaient de vivre paisiblement leur vie dans leurs mondes respectifs. On ne lui ferait pas croire que c'était fait au hasard, ça non. Et il ne disait pas ça parce qu'il se considérait comme un être d'exception, bien entendu. Mais le Pensionnat était rempli de personnes des deux sexes, de toutes les tailles et origines, et quoi que la fourchette d'âge semblait limitée, il ne pensait pas que ce soit un critère suffisant. Ils devaient bien avoir quelque chose en commun, tous. Mais alors quoi... Parce qu'il était à présent clair pour lui que cet endroit n'était pas doté d'une raison propre. Il y avait des personnes, derrière tout ça.

Quand il releva les yeux de la feuille, qu'il tenait précautionneusement dans sa main gauche, il croisa le regard argenté de son amie aux longues oreilles. Hm? Oui? Il se demanda un court instant si elle se taisait pour ne pas perturber sa réflexion, puis décréta qu'en fait elle attendait peut-être tout simplement une réaction de sa part. Oui, Kélian, bieeen. Dans une conversation, quelqu'un parle et quelqu'un répond. Sinon, ça s'appelle soit un monologue, soit le silence. Et c'est beaucoup moins instructif.

Il se tourna tout à fait vers elle, et remarqua dans un haussement de sourcil qu'elle était arrivée près de la porte du fond, pendant qu'il était occupé à fixer cette maudite feuille.

« Maintenant on peut se réjouir de ne pas avoir à suivre de cours, ouais, répondit-il avec un haussement d'épaule. Je sais pas ce qu'ils pouvaient enseigner, mais pour que des personnes aussi variées les suivent, ça devait pas être de l'histoire ou de la géographie. »

Évidemment. Ça aurait été stupide, vu qu'ils venaient d'époques, de pays voire de mondes différents. Il parcourut la pièce des yeux, pensif. Il fallait les ramener où, les feuilles, déjà? Ah, au GGL. Le merveilleux GGL, empli de couleurs gaies et chatoyantes, de petits cœurs et de personnes plus ou moins agréables. Et par là il entendait que la plupart des pipelettes et des personnes 'in' du Pensionnat se retrouvaient là-bas, ce qui en faisait un lieu qu'il appréciait plus ou moins – mais venant de quelqu'un qui adorait le silence de la bibliothèque, ça n'avait rien d'étonnant. Question bruit il pensait avoir largement sa dose tous les jours, et questions ragots, il n'y aurait plus droit quand il aurait trouvé comment faire taire Heather. Ce qui était loin d'être gagné.
Il songea un instant à la garder et à en faire des confettis, mais ça n'aurait pas été très apprécié, à priori. Restait à espérer que des personnes moins bien intentionnées ne tomberaient pas sur le bouts de papiers, hein.

Mais booon... Il n'était pas obligé d'aller la rendre tout de suite, non? Il fit quelques pas en direction des lits, posa la feuille sur l'un d'eux et se laissa tomber à ses côtés. Assis, bien sûr. Il comptait pas s'allonger sur ces saletés.

« En attendant, ajouta-t-il en direction de Selenda avec un sourire espiègle, c'est un à zéro pour moi. Mais t'y peux rien, si je réussis tout ce que j'entreprends. C'était perdu d'avance. » Il secoua sa tête de gauche à droite, fataliste. « Sinon je me demande combien il peut y avoir de feuilles, en tout. Ils devraient donner une récompense à ceux qui en trouvent. »



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MessageSujet: Re: [TERMINÉ : EVENT RUDY] Enrôlement ~ [Kélian Ael] 4/4   Dim 2 Oct 2011 - 23:31

{ It’s a door problem’, yay, a door door door probleeeem’ ~ }

    Le brun releva les yeux, croisa le regard, tout aussi dépourvu de couleur que le sien, de Selenda, et resta un moment silencieux, tandis que cette dernière patientait sans même prendre garde à l’étendue presque inhabituelle du silence. Le conventionnel n’a jamais passionné Selenda ; Selenda se moque des règles et des lois, et parfois ça lui retombe même sur le coin de la figure. On ne peut pas réussir tout ce qu’on entreprend, surtout quand c’est quelque chose de pas très intelligent. Mais je m’égare.
    L’elfe était en train de replonger sur des pensées de plus en plus moroses concernant un retour prochain au GGL, perspective peu réjouissante dont l’échéance se rapprochait de manière inexorable, lorsque – oh joie ! – Kélian décida de dire quelque chose pour rompre le silence et ainsi repousser d’un laps de temps assez long pour être soulageant la menace précédemment citée. C’était génial. Même si c’était prononcé d’un ton blasé au possible – au moins il avait fait un effort, et puis la semi-albinos n’était pas très stricte sur l’intonation employée de toute façon.

    « Maintenant on peut se réjouir de ne pas avoir à suivre de cours, ouais. Je sais pas ce qu'ils pouvaient enseigner, mais pour que des personnes aussi variées les suivent, ça devait pas être de l'histoire ou de la géographie. »
    Ah, pas faux. N’ayant pas grand-chose d’autre à ajouter par rapport à cette constatation – qui soit dit en passant ne les avançait pas beaucoup, mis à part si se trouver soulager d’échapper à la menace école constituait à avancer – Selenda se contenta de suivre Kélian des yeux lorsqu’il se laissa tomber sur un lit – celui-là même qu’avait occupé Kogenta quelques mois plus tôt, si elle ne se fourvoyait pas – et la feuille retrouvée avec, négligemment, comme s’il n’avait pas vraiment envie de la tenir entre ses mains. La jeune femme regarda le morceau de papier. Bien des tracas et des recherches pour quelque chose d’au final assez futile. A quoi cela rimait-il ? Pourquoi ceux qui les gardaient prisonniers ici, s’ils avaient tout pouvoir sur la grande bâtisse, laissaient-ils ressortir au grand jour des éléments qui pouvaient permettre à leurs captifs de s’évader ? Et pourquoi maintenant ?
    Une soudaine question lui traversa brusquement l’esprit : Pourquoi les I. jouaient-ils avec leurs pensionnaires de cette façon ?
    La voix aux accents amicalement provocateurs de Kélian la chassa de la tête de l’elfe avec la force d’une bourrasque imprévue. La jeune femme arracha son regard gris du parchemin laissé à l’abandon et le releva vers son ami :

    « En attendant, c'est un à zéro pour moi. Mais t'y peux rien, si je réussis tout ce que j'entreprends. C'était perdu d'avance. »
    Un sourire moqueur, oh combien connu, jaillit sur les lèvres de Selenda, lesquelles le retinrent avec peine - plus que d'habitude, d'ailleurs - en un demi-étirement facial traduisant malgré tout son amusement. Ahhh, il voulait jouer à ça, le petit brun ?

    « Sinon je me demande combien il peut y avoir de feuilles, en tout. Ils devraient donner une récompense à ceux qui en trouvent. »
    L’elfe esquissa de nouveau un pas de danse circulaire. D'habitude, elle évitait ce genre de facéties en public, tout simplement parce qu'elle savait qu'agir bizarrement pouvait mettre les autres sur leurs gardes. Mais bizarrement, elle n'avait pas envie de faire semblant, même si elle ne s'en rendait que très vaguement compte. C'était sans doute la flemme habituelle. Ou l'ambiance ? Non, sans doute pas, les seuls personnes avec lesquelles elle se lâchait totalement étaient ses meilleurs amis, ce que n'était pas - malheureusement ou non, sans doute n'était-ce pas très important - Kélian. Alors elle ne savait pas, et n'avait pas envie de réfléchir. Alors il allait devoir supporter Selenda non réfrénée. D'une certaine manière, le jeune homme avait de la chance qu'elle soit dans une période calme, s'il ne voulait pas avoir un concentré de folie et d'illogisme pur sur le dos.

    « Tu l’as dit. Je n’aime pas jouer les limiers, ce serait plus drôle de commander la bande d’andouilles qui sévit dans le GGL, et de les laisser faire le travail. Mais malheureusement, on n’est jamais mieux servi que par soi-même. »
    Qu’ils restent entre leurs murs roses, ceux-là. Non, vraiment, elle n’avait pas envie d’y retourner… Même pour mettre en commun ces saletés de feuilles. Pourquoi ne pas passer la trouvaille de Kélian sous la porte dans ce cas ? Ou par la fenêtre ? Moins l’elfe avait de contact avec le café et ceux qui y résidaient, mieux c’était.
    Chassant ces sombres pensées de sa tête, vu qu’elles n’étaient pas encore d’actualité, Selenda se retourna de trois quarts vers la porte devant laquelle elle se tenait, plongeant deux mains dans les poches de sa vestes tout en lançant un coup d’œil joueur à Kélian :

    « Bon, il va falloir que j’essaie d’égaliser le score, apparemment, Mister Perfection ~ A ton avis, mon feeling avec les portes peut rivaliser avec ta complicité avec les armoires à pharmacie aujourd’hui ? »
    Vu le dernier épisode mettant en scène Selenda et une porte, sans doute pas. Mais il aurait été ridicule de penser que cela aurait pu dissuader l’elfe de choisir d’inspecter l’autre porte pour tenter de trouver quelque chose. En effet, Selenda et une porte, ça faisait un effet aimant. S’il y avait une solution qui impliquait une porte, c’était celle que la jeune femme choisirait, c’était l’ordre du monde, et ce n’était pas discutable.
    Tout cela pour dire que, que son feeling soit convenable ou pas, Selenda sortit une main de sa poche pour la poser sur la poignée, jeta un bref coup d’œil derrière elle, puis la tourna. Et advienne que pourra, même si son pressentiment n’était pas forcément positif. Si ça se trouve, la porte ne l’aimait pas, tout simplement.
    Si ça se trouve.



Selenda ouuuuvre la poooorte ~
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MessageSujet: Re: [TERMINÉ : EVENT RUDY] Enrôlement ~ [Kélian Ael] 4/4   Lun 3 Oct 2011 - 0:10





Selenda ouvre la porte, et trouve :

« Un esprit frappeur débarque, et met la pièce sens dessus dessous. Vous avez une action en moins : dur de chercher dans le bordel. »


[ACTION 4/4]
Les recherches se terminent pour aujourd'hui !
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MessageSujet: Re: [TERMINÉ : EVENT RUDY] Enrôlement ~ [Kélian Ael] 4/4   Jeu 27 Oct 2011 - 18:58

{Moi,en retard? Pensez vous, jamaaaais...°°'}

Kélian observa Selenda esquisser un pas de danse, mais ne fit aucun commentaire. Bon, si elle se sentait d'humeur à danser, c'était son problème. Tant qu'elle ne le forçait pas à faire de même, elle pouvait bien se mettre à chanter qu'il n'aurait rien trouvé à y redire – sauf si elle chantait mal, parce qu'il tenait à ses oreilles, merci. Habitué à vivre entouré d'une fratrie composée de personnes aussi différentes que possible, supporter les caractères de chacun était presque devenu systématique chez lui. Preuve en était que même ici, il était proche de personnes distantes et silencieuses mais aussi de personnes vives et bavardes. Chose dont il se serait parfois passé, merci bien. De toute façon s'il continue de vous parler alors que vous êtes agaçant au possible, alors il vous apprécie. Même s'il menace de vous défenestrer, par exemple. Il n'aurait jamais lâché un de ses amis dans le vide, au contraire des personnes qu'il détestait – Ambre, tiens, pour ne pas la citer. Or défenestrer Selenda, même si elle s'était mise à chanter comme une casserole, aurait été assez compliqué. Voire impossible. Il préférait encore supporter que passer pour un imbécile, surtout qu'il n'avait pas particulièrement envie de la faire passer de vie à trépas. Et puis il était sûr que ça ne l'aurait pas tué ; à se demander ce qui pouvait venir à bout la jeune femme, s'il existait seulement un moyen. Hmmm. A méditer.

Ses mains posées de chaque côté de son bassin, il observa l'elfe du coin de l'œil. La feuille était toujours bien tranquillement posée à côté de lui, comme si elle avait attendu qu'ils se décident à la ramener chez elle. C'est à dire le GGL.
Eh bien tu vas attendre ma grande, j'ai pas envie d'aller en enfer avant l'heure. Ce n'était pas comme si elle risquait de s'envoler, non plus. Qui a déjà vu du vent dans une infirmerie? Pas lui, en tout cas. Et il ne croyait que ce qu'il voyait – ou presque, les exceptions portaient bien leur nom.

« Tu l’as dit. Je n’aime pas jouer les limiers, ce serait plus drôle de commander la bande d’andouilles qui sévit dans le GGL, et de les laisser faire le travail. Mais malheureusement, on n’est jamais mieux servi que par soi-même. »

Kélian haussa les épaules, un sourire en coin aux lèvres. Ça, pour sûr : ça aurait été beaucoup plus drôle de commander que de chercher. Il avait toujours rêvé de s'installer dans un grand fauteuil et de demander à machin d'aller faire ça, à truc de faire ceci et à bidule de rester debout les bras croisés au-dessus de sa tête, parce que sa tête ne lui revenait pas. Un brin mégalomane, peut-être? Nooon, pensez vous. Simplement comme toute personne censée, il n'aurait pas craché sur un peu de pouvoir. Quoi qu'être le maitre incontesté de la 'bande d'andouilles qui sévit dans le GGL' n'était définitivement pas un titre qui lui plaisait. Tant pis.
Pas comme si cette histoire de feuilles l'obnubilait, de toute façon. Il s'était retrouvé à en chercher parce qu'on lui avait forcé (sans rire?) et ça n'avait éveillé en lui aucune passion cachée. Petit déjà il haïssait les chasses aux trésors. Et ça n'avait rien à voir avec le fait qu'il ne trouvait jamais rien, bien entendu. Courir était une activité qu'il avait en horreur, alors courir après quelque chose d'aussi abstrait que des feuilles de journal possiblement utiles... Très peu pour lui.

« Bon, il va falloir que j’essaie d’égaliser le score, apparemment, Mister Perfection ~ A ton avis, mon feeling avec les portes peut rivaliser avec ta complicité avec les armoires à pharmacie aujourd’hui ? » [/font]

Hm? Mister Perfection n'était pas sûr d'avoir une complicité quelconque avec les armoires à pharmacie, mais il doutait que Selenda en ait plus avec les portes. Enfin, si elle tenait à vérifier, hein. Il se contenta donc de la regarder avec un sourire moqueur, bougeant légèrement de façon à être installé plus confortablement au bord du lit. Et il n'était ab-so-lu-ment pas inquiet, quand elle jeta un dernier coup d'œil en arrière avant d'ouvrir la porte. Oui, bon, ils étaient pas dans un vieux film. Sinon il aurait pressenti quelque chose, et aurait crié un 'noooon' à rallonge avant que – et bien, que.

Que quoi, d'ailleurs? Ce fut bref et rapide, comme un vent violent qui se serait introduit dans la pièce. Par réflexe, le jeune homme posa sa main droite sur la page de journal pour l'empêcher de s'envoler, et protégea machinalement son visage avec l'autre. En fait, ce fut comme si une petite chose teigneuse était entrée par la porte ouverte pour tout mettre sans dessus-dessous, et repartir aussi vite qu'elle était arrivée. Paf. Comme ça.
Enfin, le 'sens dessus-dessous', Kélian ne s'en rendit compte que quand la courte tempête fut passée et qu'il posa des yeux effarés sur la pièce. Oookay. Bon nombre de choses – pour ne pas dire tout – avait atterri par terre, sans compter certains draps, des flacons restés intacts par miracle...
...Ils allaient pas devoir ranger, hein?

« Putaaain, jura-t-il avec toute la politesse dont il était capable – donc on ne se plaint pas, ça aurait pu être pire. C'était quoi, ce truc? »

Il se releva, abandonnant à nouveau la feuille à son triste sort sur le lit, et jeta un coup d'œil circulaire au capharnaüm. Passa une main derrière sa nuque, se retourna vers Selenda. Et s'il avait eu quelques années en moins, honnêtement, il n'aurait pas été loin de dire soit 'aha t'as perduuu', soit 'c'est ta faute, c'est toi qui range'.

« Tu vois, ajouta-t-il très calmement, ses yeux gris fixement posés sur l'elfe, ta complicité avec les portes est de : zéro. Catastrophique. Elles t'aiment pas. Remarque maintenant on risque plus de trouver quoi que ce soit, vu le bordel. »

A moins qu'une éventuelle feuille ne leur tombe sur la tête, en effet, peu de chances.



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MessageSujet: Re: [TERMINÉ : EVENT RUDY] Enrôlement ~ [Kélian Ael] 4/4   Sam 5 Nov 2011 - 23:16

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    La porte ne l’aimait pas, c’était définitif. Il était même possible qu’elle ne l’aimât pas du tout. Vraiment, Selenda ne voyait pas pourquoi ces idiots s’acharnaient contre elle – parce que l’elfe, bien sûr, ne leur faisait jamais rien, aux portes. D’abord celle qui l’avait balancée ici, puis toutes celles qui l’empêchaient de passer en la défiant alors même qu’elle essayait d’instaurer une relation de respect mutuel entre elles – non, détrompez-vous il n’y a rien d’anormal dans cette tentative… - et maintenant ça. Il y avait vraiment de l’abus.
    Sur le coup, elle n’avait pas réellement cru que quoi que ce soit allait lui exploser à la figure à l’instant même où elle ouvrirait la porte. Non parce qu’après tout, il n’y a que dans les livres, films, ou fictions que ça arrive, le coup du méchant qui surgit de derrière la seule porte que le gentil décide d’ouvrir comme l’imbécile qu’il est – en même temps, comment il aurait pu savoir, le pauvre ? Ou alors, ce genre de sale aventure n’arrive qu’aux autres. Elle était stupide, irrémédiablement irrécupérable. Comme si elle n’était pas sensée être de ceux qui savent le mieux que chaque instant qui passe s’inscrit dans une histoire, et que si les écrivains agrémentent leur récit de péripéties pour faire trembler leur lecteur, la vie fait exactement de même. Elle le savait, pourtant. Et encore une fois elle passait à coté. Comme pour ce fichu monde, cette fichue porte, voir même le Pensionnat en lui-même. C’était compliqué et elle n’aimait pas réfléchir… ou peut-être que la portée de tout cela l’effrayait lorsqu’elle le regardait avec les yeux de celle qui a déjà vécu de nombreuses vies différentes ? Elle ne se savait pas si couarde.
    A l’instant même ou Selenda ressentit l’infime appel d’air provoqué par l’ouverture du battant, et par la même occasion la soudaine force irrépressible qui s’appliqua immédiatement à le lui arracher des mains, elle se maudit copieusement. Surgit du néant comme une tornade, quelque chose que l’elfe identifia vaguement comme un esprit malfaisant – parce que s’il n’avait pas été mal intentionné ça n’aurait pas été drôle, d’un, et ensuite il ne lui aurait pas balancé la porte dans la figure comme ça – s’engouffra dans la pièce à toute vitesse. Comme sous l’effet d’une bourrasque, la jeune femme s’écarta par réflexe pour se coller au mur, sa main rejoignant automatiquement la poignée de l’unique lame à sa ceinture ; mais elle n’eut pas l’occasion de s’en servir, car après avoir fait un triomphal tour de l’infirmerie comme une furieuse tempête, tout balancé par terre et émis quelques bruits moqueurs passablement énervants, l’esprit frappeur repartit par où il était venu, refermant derrière lui la porte coupable qui claqua comme sous l’effet d’un simple courant d’air. Bon sang de saleté de porte.
    Selenda resta immobile un instant, comme sous le choc de ce qui venait de se passer, alors qu’elle remettait simplement ses pensées un peu éparpillées par la vitesse de l’action en place. Elle finit par secouer légèrement la tête, se décoller du mur et soupirer en passant une main dans ses cheveux en désordre. C’est alors qu’elle entendit la voix de Kélian – tiens, il était vivant ? C’aurait été drôle qu’il se prenne un truc sur la tête, au moins n’aurait-elle pas eu à encaisser de réplique sarcastique – lancer un très élégant :

    « Putaaain. C'était quoi, ce truc ? »
    Un sourire presque invisible effleura les lèvres de Selenda, qui secoua de nouveau la tête en haussant les épaules, comme momentanément muette. Quoi qu’il aurait fallu beaucoup pour la faire taire, à l’heure actuelle. Le jeune homme se releva, abandonnant sur le lit aux draps blancs la feuille précédemment découverte – tiens elle était encore là, elle ? – pour ajouter d’un air que l’elfe jugea curieusement détaché :

    « Tu vois, ta complicité avec les portes est de : zéro. Catastrophique. Elles t'aiment pas. Remarque maintenant on risque plus de trouver quoi que ce soit, vu le bordel. »
    Un éclair d’amusement traversa l’expression de la jeune femme, qui croisa les bras en s’efforçant de réprimer son sourire. Puis redressant le menton, elle afficha une moue boudeuse :

    « Bah. J’aurai qu’à mettre le feu à toutes celles que je croiserai dorénavant pour me venger. »
    Ce que, bien entendu, elle ne ferait pas. Selenda parcourut le bazar qui les entourait du regard, les bras toujours croisés, d’un air pensif :

    « J’avoue que maintenant l’entreprise me semble un peu compromise. Enfin… » Aussi sec, son visage prit un air narquois teinté d’une fictive hauteur : « Ca veut dire que j’ai bien fait de t’emmener avec moi, vu que tu en as trouvé une. Tu fais un bond chien de chasse, je m’en souviendrai si j’en ai besoin à l’avenir ♥ »
    Les yeux brillants, la jeune fille se mordit à nouveau les lèvres pour retenir un sourire, un rire, quoi que ce soit de « disproportionné ». C’était plus difficile que d’habitude, ou était-ce normal ? Bah, aucune importance. Décroisant les bras, pour les joindre dans son dos, Selenda soupira, passant aussi facilement d’une expression faciale à l’autre qu’un clown aux masques multiples. Et maintenant ? Si ce qu’ils avaient à faire était terminé ici, ils feraient mieux d’aller déposer leur découverte… au GGL…
    Argh. Le mot – ou plutôt les initiales de ce nom atroce – ne passait toujours pas. Analysant froidement les réactions de ses synapses malmenées par le rose des murs qui n’arrivait pas à s’effacer de sa mémoire, Selenda en conclut que non, elle n’était toujours pas prête à y retourner. Et ne le serait d’ailleurs peut-être jamais ; trop dur pour ses nerfs. Efforçons-nous de gagner du temps.

    « … Je sais pas pour toi, mais je ne me sens pas le courage d’aller au GGL tout de suite, là. » Marmonna-t-elle en regardant ailleurs, un sourire crispé aux lèvres traduisant clairement son manque d’enthousiasme.
    Un nouveau soupir, puis la jeune femme esquissa un pas léger, suivi de deux ou trois autres, pour dépasser Kélian et se laisser tomber sur le lit qu’il venait de quitter, mais sur le dos pour sa part, croisant les bras sous sa nuque.

    « J’vais peut-être charger Fenrir de la commission, en fait. » Songea-t-elle à voix haute, les yeux fixés sur le plafond uniformément blanc.
    Elle laissa passer un silence, immobile, sans penser à rien. Elle aimait le silence, ce qui n’était pas toujours le cas de ses interlocuteurs. Quand elle en avait des interlocuteurs, parce que souvent ça n’était pas le cas et alors il arrivait souvent qu’elle parle toute seule ; après tout, le silence est propice à la réflexion, et un monologue n’est ni plus ni moins dans son cas qu’une réflexion à voix haute, alors pourquoi se taire ? Les humains trouvaient les monologues gênants, elle avait fini par l’apprendre… tout comme la majorité considérait une volonté de rester seul ou de chercher l’absence de conversation anormale. De plus en plus avec les siècles. Pourquoi ? Encore une des choses qu’elle n’avait jamais compris ou chercher à appréhender.
    Enfin… d’un autre coté, lorsqu’on est en compagnie, ce n’est pas pour se taire en général. Donc démonstration inutile. Donc pensées inutiles. Donc arrête de penser pour rien, alors que tu n’aimes pas te casser la tête.
    Selenda cessa de lorgner le plafond pour baisser les yeux vers son interlocuteur.

    « Tiens, simple curiosité » Lança-t-elle soudain d’un air intéressé malgré que la question vienne visiblement de se présenter à elle – ça se voyait sur son visage : « ça correspond à quelque chose en particulier, ce que tu as sur le visage ? »
    Tirant sa main gauche de sous sa nuque en s’inclinant légèrement de coté pour mieux regarder le brun, elle posa un doigt sur sa joue correspondante, indiquant l’endroit où Kélian avait cette marque noire qui l’intriguait. Elle avait déjà convenu qu’elle n’avait pas l’intention de l’interroger plus que ça sur lui-même et le reste et ne comptait pas y déroger, mais la question, en s’imposant à son esprit, avait juste éveillé sa curiosité. Et elle n’aimait pas laisser les interrogations sans réponse… même si elle n’allait pas pour autant insister pour en obtenir une. En outre, pour garder à distance la perspective du café démoniaque encore un moment, n’importe quel sujet de conversation lui était bon à prendre.



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MessageSujet: Re: [TERMINÉ : EVENT RUDY] Enrôlement ~ [Kélian Ael] 4/4   Ven 25 Nov 2011 - 16:19

« Bah. J’aurai qu’à mettre le feu à toutes celles que je croiserai dorénavant pour me venger. »

Oh, quelle merveilleuse idée! Sauf que ça n'allait pas améliorer sa relation avec les portes, ça. Peu de risque qu'elle décide d'appliquer cela dit, donc aucune raison de s'inquiéter. Et si après avoir définitivement perdu la tête Selenda décidait de vraiment mettre le feu à toutes les portes qu'elle croisait, il y aurait bien une âme charitable pour aller enfermer la pyromane dans la cave. Remarque... Dans la mesure où leurs vêtements s'étaient installés d'eux-même dans leurs armoires et que les chambres leurs étaient attribuées comme par magie, est-ce que les portes se seraient remises en place après avoir été défoncées? Ça méritait réflexion. L'entreprise présentait trop peu d'intérêt pour qu'il aille sur le champ mettre un bon coup de pied dans une porte innocente, mais tout de même ; ça méritait réflexion.
D'un autre côté, si le Pensionnat cramait pour de bon, il ne voulait pas être celui qui aurait forcé tout le monde à camper dans les bois. Raison suffisante pour rester bien sagement dans l'infirmerie.

« J’avoue que maintenant l’entreprise me semble un peu compromise. Enfin… Ça veut dire que j’ai bien fait de t’emmener avec moi, vu que tu en as trouvé une. Tu fais un bon chien de chasse, je m’en souviendrai si j’en ai besoin à l’avenir ♥ »

Urgh. Kélian grimaça, bras croisés. C'est ça, chien de chasse elle-même. Si elle avait besoin de quelqu'un pour l'aider dans un futur plus ou moins proche, elle n'aurait qu'à demander à quelqu'un de plus disposé que lui à jouer à la chasse au trésor. Ça devait bien se trouver, vu le nombre de personnes qui vivaient dans le coin. Pas sûr que les personnes en questions soient les meilleurs amis de l'elfe – quoi que, on sait jamais – mais ça c'était son problème. Il avait suffisamment de personnes potentiellement agaçantes sur le dos comme ça, merci bien. Pas que ce soit nouveau ; il avait toujours été équipé d'un aimant à emmerdeurs/enfants/décérébrés complets, aussi loin qu'il s'en souvienne. Peut-être qu'ils étaient masochistes. Peut-être. Ça, ou bien il n'était pas assez ferme quand il disait 'non' ou 'fous moi la paix'.
Il haussa un sourcil, intrigué, quand la jeune fille murmura quelque chose à propos du GGL. Instantanément, comme si l'on venait de presser un bouton, son visage se décrispa et un sourire amusé étira ses lèvres. Aha, le café de l'horreur. Toute plaisanterie mise à part, cet endroit n'avait absolument rien de charmant – à part peut-être pour les gamines souriantes et les idiots en tout genre dont il évitait généralement la compagnie. C'était rose, rempli de gloussements, de fleurs et de personnes populaires. Inutile de dire qu'il évitait de s'y rendre. Il ne parvenait pas à s'imaginer, en fait, qu'une personne censée puisse décider d'aller prendre un café là-bas sans y avoir été trainé de force.
Le jeune homme suivit Selenda des yeux quand elle esquissa quelques pas en direction du lit, et s'il ne cilla pas en la voyant s'allonger il ne put réprimer un bref tic nerveux. Il resta la regarder fixement quelques secondes, prêtant à peine attention à ce qu'elle disait, comme s'il s'attendait à ce qu'elle se fasse avaler par le lit. Mais rien ne se passa. Évidemment. Elle semblait même on ne peut plus tranquille, les yeux rivés sur le plafond immaculé, les bras croisés derrière sa nuque. Si elle avait fermé les yeux, là, et cessé de bouger, elle aurait tout aussi bien pu être morte. Il ne voyait pas la différence.
Un soupir passa la barrière de ses lèvres. Inutile de lui demander de se relever ; si elle le faisait, elle lui demanderait pourquoi. Si elle le faisait. Et il n'avait aucune envie de répondre à cette question, quoi qu'il en soit.

Kélian eut une pensée pour ce pauvre Fenrir, maltraité par sa maitresse, le regard à présent perdu à travers les carreaux de la fenêtre. Ce fut finalement la voix de Selenda qui le tira de sa rêverie silencieuse, l'obligeant à se tourner une nouvelle fois vers elle.


« Tiens, simple curiosité. Ça correspond à quelque chose en particulier, ce que tu as sur le visage? »

Hm? Il appuya son index contre sa joue gauche, en miroir du geste de l'elfe, perplexe. De toute façon, il n'y avait pas trente six mille trucs sur son visage qui puisse l'intriguer.

« Ça? »

Évidemment, ça. Il recroisa ses bras, inexpressif. Que dire? C'était tellement évident pour lui que, durant une seconde, il ne sut que répondre. Allez expliquer ce qu'est une fleur ou le ciel, vous. On apprend rarement la définition des choses les plus simples.

« C'est... Une tâche de naissance, répondit-il évasivement. J'ai la même que mon père, ma mère a la même que son père. Tout le monde en a une, là d'où je viens. Ça sert de nom de famille. C'est pour ça que j'utilise Ael qu'à l'écrit, hm. »

Est-ce qu'il lui avait seulement donné son nom avant ça? Rien n'était moins sûr. L'espace d'une seconde, une ombre passa sur son visage et son ton se fit involontairement plus dur.

« Comme ça on peut repérer les bâtards. Curiosité satisfaite? »

Parler de 'là d'où il venait' lui rappela, brusquement, que cela faisait longtemps qu'il n'avait pas vu ses amis, sa famille. Il n'avait jamais été un garçon très affectueux ou ouvert, et en cela il ne regrettait pas spécialement les personnes qu'il avait apprécié là-bas. Quant-à sa famille... A éviter. Il détestait parler de lui ; pas assez cela dit pour envoyer paitre quiconque lui posait une question. Quel dilemme.
Ses yeux détaillèrent son interlocutrice, comme en quête de quelque chose, n'importe quoi. Son regard s'arrêta finalement sur ses oreilles. D'accord. Quitte à attendre qu'elle se décide à aller ramener cette fichue feuille dans ce fichu café...


« Okay. Toi. Qu'est-ce que t'as contre les humains? »

Hormis ses oreilles pointues, il ne lui voyait en effet pas tant de différences avec les humains en question. Il lui paraissait évident qu'elle ne venait pas du même endroit que Heather, Clarence ou même Claris ; mais eux-même ne semblaient pas venir du même endroit que les autres. Ils avaient juste l'air d'être de la même..., race, pour ainsi dire. Contrairement à lui, par exemple, dont la peau trop claire ou les dents plus pointues le différenciait sans ambiguïté.
Pour autant, il ne détestait pas les humains. Il ne pourrait pas la blâmer de garder le silence ou d'éluder ; au moins serait-il fixé. Kélian ne pensait pas qu'elle aurait insisté des heures durant s'il lui avait dit que ça ne la regardait pas, et il ne le ferait pas plus. S'il y avait bien une leçon qu'il ne risquait pas d'oublier, c'était bien celle-là. Infliger quelque chose aux autres revenaient à les inviter à faire de même. Mieux vaut rester prudent.



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MessageSujet: Re: [TERMINÉ : EVENT RUDY] Enrôlement ~ [Kélian Ael] 4/4   Mer 7 Déc 2011 - 21:40

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    Son regard argenté dont l’éclat métallique différait aisément - lorsqu'on s'y attardait franchement - des ternes iris animales et humaines posé sur la peau non mois atypique du jeune homme, Selenda le regarda effectuer le même geste en miroir, avec un faible sourire ni joyeux ni moqueur, un sourire seulement. Comme quoi, toutes les expressions faciales n’ont pas pour but d’exprimer un sentiment ; ce sourire, il était là, point barre. Il n’y avait rien à en tirer. L’elfe laissa retomber sa main sur les draps dont la pâleur avoisinait celle du teint de Kélian qui croisait désormais les bras, comme un geste de refus ; un instant, elle se demanda s’il n’allait pas refuser de répondre et l’envoyer paître. Ca ne l’atteindrait sans doute pas ; elle n’en serait sans doute pas blessée. A force d’être en marge de tout, en marge de chacun, à force d’observer sans agir ou même exister dans des réalités qui n’étaient pas les siennes, elle avait fini par ne plus toujours ressentir directement ce qui pourtant était sensé s’adresser à elle. Le rejet, la tristesse, la colère, la peur, la haine des autres et même leur amour, c’était comme si elle les percevait de derrière une vitre teintée. A force d’habitude, l’habitude d’une existence qui ne la concernait pas. Alors sans doute jouait-elle la comédie. De son point de vue, ce n’était pas bien grave.

    « C'est... Une tâche de naissance. J'ai la même que mon père, ma mère a la même que son père. Tout le monde en a une, là d'où je viens. Ça sert de nom de famille. C'est pour ça que j'utilise Ael qu'à l'écrit, hm. » Répondit tout de même le jeune homme après un instant de silence.
    Ael ? Ah, son nom de famille. C’est vrai que Selenda ne s’était jamais demandé s’il en avait un ; cela tenait sans doute du fait qu’elle-même n’en avait pas, et qu’elle ne connaissait pas les us et coutumes de l’endroit d’où il venait. Eh bien maintenant elle était fixée.

    « Comme ça on peut repérer les bâtards. Curiosité satisfaite ? »
    Satisfaite n’était pas le mot juste. Oui, elle était curieuse. C’était comme ça qu’elle était faite, elle n’avait plus ou moins pas le choix – surtout lorsque le manque de motivation pour faire la part des choses entre ce que ses origines la poussaient à faire et ce que lui ordonnaient ses traits de caractère. Mais d’un autre coté, cette envie de creuser en profondeur, pour tout apprendre, tout savoir, comme elle était sensée le faire, lui semblait malsaine. Elle voulait savoir, mais ne voulait pas vouloir. Si elle y avait songé plus longuement, sans doute se serait-elle dégoûtée elle-même.
    Pour le moment, elle se contenta de ne pas relever l’accent mis par Kélian sur le mot « bâtard », sous-entendant soit qu’il avait de mauvais souvenirs liés à cela, soit qu’il s’agissait d’une honte ou d’une faute très grave dans sa société. Selenda ne connaissait pas le monde d’où venait le jeune homme ; dans le cas contraire, sa simple apparence physique l’aurait fait s’en souvenir. Comme chaque fois, elle aurait bien voulu connaître le fonctionnement de ce monde-là, dont elle ne connaissait pas le nom et qui n’en avait peut-être même pas. Mais elle se contint, très certainement influencée par la sécheresse de la réponse qui, si elle ne l’offusqua ni ne la blessa, lui fit comprendre que Kélian n’avait pas vraiment envie de s’étendre sur le sujet. Comme quoi, quand on ne sait rien de quelqu’un, il est facile de toucher un point potentiellement sensible sans le vouloir. Damn. Elle ne regrettait pas vraiment la question, mais ce n’avait peut-être pas été très habile de sa part.
    La jeune femme avait détourné les yeux de son interlocuteur depuis quelques secondes, lorsque la voix de ce dernier la rappela à l’ordre.

    « Okay. Toi. Qu'est-ce que t'as contre les humains ? »
    Les longues oreilles pointues de l’elfe se redressèrent légèrement tandis que l’attention de leur détentrice se focalisait de nouveau sur Kélian – ce pour quoi celle-ci lui fut reconnaissante. Il voulait jouer à poser des questions ? Vu que c’était elle qui n’avait pas envie de bouger ses fesses de là, elle n’avait pas vraiment à se rebuter, d’autant plus que celle qu’il avait soulevée ne posait pas de réel problème… non ? Rien ne pose de problème, en surface, c’est au fond des choses que ça bouge plus. Mais pour Selenda, répondre n’était pas difficile, tant qu’elle conservait ce point de vue objectif et distant qu’elle avait l’habitude d’adopter, même face à ce qu’elle-même ressentait. Quand on n’aime pas admettre ses faiblesses, quand on ne veut même pas les voir, on se ment à soi-même ; qu’on soit humain ou pas, et cela, c’était quelque chose qu’elle n’était toujours pas prête à accepter.
    Bon, allez, affiche l’air renfrogné et méprisant de circonstance. Et n’oublie pas la grimace.
    Cela se fit sans trop de difficultés.

    « Un tas de trucs. C’est la seule race que j’ai jamais rencontrée à être si collectivement, profondément pourrie. Ils se multiplient à une vitesse affolante, se répandent partout comme la peste ; ils corrompent tout ce qu’ils touchent, ils détruisent tout ce qu’ils voient. Ils accumulent les erreurs et les répètent sans arrêt sans en tenir compte, et au fond rien d’autre ne compte pour eux que leur propre satisfaction. Et ils ne rejettent même pas toute cette laideur, au fond des choses ils en sont fiers. »
    Au fil du temps, ce « ils » était devenu comme un seul être à haïr pour l’elfe. Mais si la haine pouvait l’aveugler sur ce sujet, ses propos et ses arguments n’en avaient pas moins été longuement pensés, et elle estimait qu’ils étaient pertinents. Elle avait vécu assez de vies humaines additionnées pour savoir de quoi elle parlait. Elle les avait vu souiller assez de choses qui sans eux auraient été magnifiques. Elle les avait trop exécrés, elle en était lasse. Mais la haine n’est pas quelque chose qui s’étouffe aussi aisément que son opposé. Au bout d’un moment, elle s’installe dans la tête, y fait son nid et n’en bouge plus, même lorsque son origine a été oubliée.
    Selenda pianota des doigts sur les draps. Finalement, elle n’avait pas envie de s’étendre sur le sujet ou, plus certainement – vu qu’elle doutait que Kélian ait la motivation de la cuisiner pour en apprendre plus – de rester sur de telles paroles. Bon.
    L’elfe posa son visage pointu sur une de ses mains, le coude en appui sur ses genoux.

    « Et toi, t’en avais jamais rencontré avant de te retrouver ici ? »



Oyaaah, j'ai trop de mal à la jouer en ce moment, elle >>"
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MessageSujet: Re: [TERMINÉ : EVENT RUDY] Enrôlement ~ [Kélian Ael] 4/4   Ven 23 Déc 2011 - 16:18

{Si t'as du mal à la jouer je peux t'en débarrasser... 8D}

Ses yeux suivirent vaguement le mouvement des oreilles de Selenda quand elle reposa les siens sur lui, sourcils haussés, dans l'expectative. Elle faisait partie de ces personnes qui, peu importe combien de temps vous passez en leur compagnie, demeurent des mystères complets. Et s'il n'était pas resté des heures entières à discuter avec elle, il avait l'intime conviction que ça n'y aurait rien changé. Elle était incompréhensible, point barre. Et s'il y avait une sorte de logique interne à son comportement, il ne saisissait pas. Pas qu'il fasse beaucoup d'efforts non plus – décrypter le mode de pensées des autres était trop agaçant et compliqué pour lui, et puis il n'y voyait pas d'intérêt – mais, là encore, il était sûr que ça n'y aurait rien changé. Venant d'elle, il s'attendait à tout. Qu'elle réponde, qu'elle ne réponde pas, qu'elle se renfrogne ou esquisse un sourire sarcastique, qu'elle se volatilise pour réapparaitre dans un autre coin de la pièce... Ça l'aurait autant étonné que voir Vinny se mettre à réciter une prière. A savoir, pas du tout. Pensez-vous : s'il avait su comment elle fonctionnait, il aurait trouvé quelque chose à dire ou à faire pour l'empêcher de le trainer derrière elle comme un 'bon chien de chasse'. Ça lui aurait évité de faire connaissance avec un esprit frappeur, pour commencer. Et de devoir mettre les pieds au GGL, ensuite. En clair, ça aurait pu être pratique. Tant pis. Comme pour bien des choses, il faisait avec.
Ça ne le dérangeait pas particulièrement, de toute façon. S'il appréciait untel ou untel, il n'allait pas chercher pourquoi ; il les appréciait, point. Ça se suffisait à soi-même, comme constat. La mine de Selenda, elle, s'était faite renfrognée. Peut-être que sa question ne lui plaisait pas – ou peut-être que c'était le sujet en lui-même qui l'agaçait, il n'en avait aucune idée. Quoi qu'il en soit, il ne comptait pas retirer sa question. En connaître la réponse ne lui était pas vital, mais ça ne voulait pas dire qu'elle ,ne l'intéressait pas pour autant. Il ne l'aurait pas posée, sinon. Quelle logique.

La voix de la jeune femme brisa finalement le silence, coupant court à ses interrogations.

« Un tas de trucs. C’est la seule race que j’ai jamais rencontrée à être si collectivement, profondément pourrie. Ils se multiplient à une vitesse affolante, se répandent partout comme la peste ; ils corrompent tout ce qu’ils touchent, ils détruisent tout ce qu’ils voient. Ils accumulent les erreurs et les répètent sans arrêt sans en tenir compte, et au fond rien d’autre ne compte pour eux que leur propre satisfaction. Et ils ne rejettent même pas toute cette laideur, au fond des choses ils en sont fiers. »

Ah. Pour le coup, aucune remarque sarcastique ou hautement intelligente ne vint à l'esprit de Kélian. Il se contenta donc d'écouter. Sans ricaner, interrompre ou détourner le regard – ce qui était suffisamment rare pour être noté. Il n'avait ni les connaissances, ni le vécu de l'elfe concernant les humains. Tout ce qu'il savait d'eux était, dans les grandes lignes, ce qu'il avait pu en apprendre par ses connaissances ou dans certains livres qu'il avait subtilisé à la bibliothèque. A quoi bon se renseigner plus? Il n'irait jamais là-bas. Il avait déjà eu du mal à s'habituer au mode de vie du Pensionnat, alors le mode de vie humain... Non merci. Peut-être exagérait-elle, mais rien ne lui prouvait que ce soit le cas. Peut-être n'était-elle pas tout à fait objective, et d'un autre côté il n'avait aucun moyen d'en être sûr. Mais peu importe son degré d'implication ou de sincérité, le discours de la jeune femme restait dur. Il n'aurait pas aimé que quelqu'un tienne ce genre de paroles à son propos. Et vu le nombre d'humains qui se promenaient dans le bâtiment, pas étonnant qu'elle réussisse à s'en mettre certains à dos. Ou le contraire.
Se fier aux jugements des autres était un vrai casse-tête. Pour bien faire, il aurait aimé pouvoir jeter un coup d'œil à la race en question dans leur état naturel ; le fait que ce soit impossible allait vite devenir frustrant. Bah, peu importe. De toute façon, il ne voulait pas d'un monde où on fait la taille d'un arbre et où on est obligé de se bouger pour attraper un truc posé sur la table d'à côté. Rien que pour ça, il voulait bien croire que cette race était détestable. Pas étonnant qu'ils soient de mauvais poil s'ils devaient faire autant d'exercice.

« Et toi, t’en avais jamais rencontré avant de te retrouver ici ? »

Avant? Cette question, au moins, ne demanderait pas trop de réflexion. Il garda les bras croisés, le visage droit, sans quitter celui de Selenda des yeux.

« Non. Figure toi qu'avant de me retrouver ici, je savais même pas que des filles pouvaient faire ta taille. »

Il était d'ailleurs à peu près sûr que toutes les grandes perches qui peuplaient les lieux – et la plupart de ses connaissances féminines en faisaient parti, quelle chance – auraient pu faire carrière dans un cirque. On les aurait dévisagé au passage, en tout cas. Il était déjà grand pour un homme, et l'idée qu'une fille le dépasse un jour ne lui était jamais passé par la tête. Il allait devoir remercier le pensionnat pour lui avoir ouvert de nouveaux horizons.
Le jeune homme resta un instant sans rien dire, comme plongé dans une réflexion quelconque. Cette conversation entrecoupée de silence aurait pu paraître étrange pour certains, mais ça ne le dérangeait pas. Au fond, il n'était bavard que quand il s'agissait de se moquer ou de critiquer. Le reste du temps, se taire était une activité à laquelle il aimait tout particulièrement s'adonner. Faut dire que les livres n'étaient pas très loquaces, ici.

« Remarque, y'a presque que des humains dans le coin. En fait je crois bien que j'ai pas croisé une seule personne comme moi, jusque là. » Il esquissa un sourire cynique, décroisant lentement ses bras. « On est en voie d'extinction, quoi. Tu ferais mieux de garder tes réflexions pour toi si tu veux pas servir de sacrifice à un taré. Tu te rends compte? Je m'en remettrais jaaaamais. »

Il sortit machinalement une cigarette de sa poche et la coinça entre ses lèvres, sans manifester l'intention de l'allumer. Les humains devaient être beaucoup plus nombreux ou malchanceux, quelque chose comme ça. Il ne voyait pas d'autre raison à cette écrasante majorité.



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MessageSujet: Re: [TERMINÉ : EVENT RUDY] Enrôlement ~ [Kélian Ael] 4/4   Jeu 12 Jan 2012 - 21:58

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    Ah tiens. Finalement, ce sujet lui tenait encore à cœur ; après toutes ces années – l’unité de temps aurait dû être nettement supérieur à l’année simple, d’ailleurs – Selenda croyait pouvoir aborder le sujet de l’espèce humaine avec un simple dégoût distant, voir quasiment objectif. Eh ben même pas. Bien raté, pour ce coup-là. La preuve formelle étant que, sa diatribe lâché comme on crache un breuvage trop acide, elle se renfrogna visiblement pendant quelques secondes, durant lesquelles elle ne prit même pas la peine de vérifier les expressions de Kélian en réaction à ses paroles. Sans doute parce qu’au fond d’elle, ce que pensaient les autres de son avis, elle n’en avait rien à faire. C’était sans doute l’un des seuls sujets sur lesquels elle était encore aussi butée… mauvais, ça, très mauvais. Et pourtant elle n’arrivait pas à se corriger. Rien à faire, elle était irrécupérable sur ce point.
    Heureusement, une bonne dose d’objectivité – puisque sagesse et maturité font mal aux doigts lorsqu’on tente de les employer pour la décrire – la ramena sur terre, ainsi qu’assez de présence d’esprit pour sortir de l’atmosphère morose qu’avaient provoqué ses véhémentes accusations grâce à une question rapidement improvisée. A laquelle Kélian répondit tout aussi rapidement, sans une once d’hésitation :

    « Non. Figure toi qu'avant de me retrouver ici, je savais même pas que des filles pouvaient faire ta taille. »
    Ah, tout de même. Tranquillement, Selenda sourit en soutenant le regard sombre du jeune homme qui était effectivement bien plus petit qu’elle. D’après ce qu’elle avait pu comprendre, bien qu’humanoïde, la race de Kélian était inférieure en taille aux humains, globalement. Pour le reste des caractéristiques qui le différenciaient, elle n’avait que de vagues idées des choses – à part la peau blanche comme neige et la marque de naissance. Sans trop savoir pourquoi, l’elfe ne fit aucune réplique sarcastique ; pourtant, dieu – hem – sait qu’elle aurait pu en trouver. Sur les caractéristiques physiques, ce n’était pas bien compliqué, pourtant. Mais apparemment, son esprit avait décidé de faire une brève pause et de se concentrer sur autre chose un court instant. Ou peut-être n’était-ce que le regard de Kélian qui l’avait incitée à se taire, et alors elle ne savait vraiment pas pourquoi parce qu’elle n’était tout de même pas du genre impressionnable. Un silence passa ainsi, sans même qu’elle le note, jusqu’à ce que le jeune homme – dont elle ne connaissait même pas le nom du peuple, finalement – reprenne la parole :

    « Remarque, y'a presque que des humains dans le coin. En fait je crois bien que j'ai pas croisé une seule personne comme moi, jusque-là. » A son tour, il sourit, mais avec une belle dose de cynisme – Selenda avait remarqué que c’était souvent comme ça qu’il accompagnait ses rares étirements faciaux. « On est en voie d'extinction, quoi. Tu ferais mieux de garder tes réflexions pour toi si tu veux pas servir de sacrifice à un taré. Tu te rends compte ? Je m'en remettrais jaaaamais. »
    La jeune femme laissa échapper un bref éclat de rire qui, pour une raison ou une autre, sonna un peu comme un aboiement, ou en tout cas un son trahissant clairement son manque d’humanité. Les humains n’émettent que des sons humains – trop occupés à se placer au-dessus des animaux, notamment.

    « Oui, c’est un problème récurrent dans l’univers. Mais ne t’en fais pas, je ne risque pas de te briser le cœur - Fit-elle avec un air délicieusement ironique - Puisque je ne laisserai jamais un humain me tuer. » Elle grimaça. « J’aurais trop honte. »
    Il était même probable qu’il s’agisse de la plus grande honte possible, pour elle. Son esprit reviendrait très certainement hanter les vivants après ça. Voilà qui serait bien divertissant, tiens. Un léger sourire flottant sur ses lèvres pâles, Selenda observa le jeune homme glisser une cigarette entre ses lèvres. Est-ce qu’elle aurait dû avoir des à priori sur lui en le rencontrant, constatant son aspect humanoïde ? Heureusement qu’elle n’en était plus à s’arrêter aux apparences… car si elle devait exécrer chaque être vivant bipède capable de se servir de ses mains pour allumer une cigarette dans l’univers, elle n’était pas sortie de l’auberge. Même si la majorité était sans doute humaine, en effet. Comme l’avait si justement fait remarquer Kélian, leur prédominance numérique était… écrasante, étouffante, même. Selenda détestait ça. Et encore plus le fait qu’elle n’y pouvait strictement rien. Un petit génocide peut-être ? Non, quand même pas. Quoi que, la question n’avait pas encore été tranchée.
    Replongeant une nouvelle fois dans ce silence qu’elle affectionnait, l’elfe se mordilla un ongle, le regard dans le vague, notant à peine que le brun n’avait pas l’air de vouloir allumer sa cigarette. Elle se demanda brièvement pourquoi : coutumes différentes, simple habitude, assez intelligent pour ne pas fumer dans un espace fermé, ou bien est-ce qu’elle envisageait trop de possibilités pour rien ? La différence entre cultures était parfois assez difficile à assimiler, même pour elle qui pourtant en avait l’habitude.
    Finalement, la jeune fille n’ajouta rien, ne jugeant pas utile de briser le silence qui s’était installé, tout simplement parce qu’elle n’avait rien à dire. Et parler pour rien, quand il n’y avait pas de plan astucieux planqué derrière, était de son point de vue particulièrement sans intérêt. En outre, ce n’était pas Kélian que cette attitude allait déranger. Sans doute pour ça qu’il faisait partie des gens avec qui elle aimait bien discuter. Parce qu’il ne parlait pas pour rien et parce que, vu qu’il ne parlait pas tant que ça, elle avait tout le loisir de dire n’importe quoi quand l’envie lui prenait. Et parce qu’une conversation pas si conventionnelle que ça ne le dérangeait pas, aussi – à condition que ce ne soit pas la conversation qui le dérange tout court – ce qui n’était pas le cas de tout le monde.



Hnnnnn j'en serais ravie maiiiis sans façon 8D Elle peut encore m'être utile, celle-là x) J'te donne Claris si tu veux ♥
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MessageSujet: Re: [TERMINÉ : EVENT RUDY] Enrôlement ~ [Kélian Ael] 4/4   Sam 11 Fév 2012 - 19:30

{Aaaaw, dommage. Mais je retiens ta proposition, elle pourrait me servir un jour 8D}

Fumer, ne pas fumer, fumer, ne pas fumer... Kélian continua de peser le pour et le contre d'un air absent, nullement gêné par le rire de Selenda. C'était une question importante ; toute décision hâtive pourrait sûrement entraîner de terribles répercussions. Qui sait, hein ? Aucune envie de prendre des risques inutiles. Car après tout, même s'il lui arrivait de crier et qu'il ne cessait de lancer des piques à tout va, le jeune homme restait quelqu'un de plutôt passif. Se creuser les méninges, courir ou chercher les ennuis n'étaient pas ses activités favorites. Loin de là. Sa franchise et son manque de sang-froid l'amenaient souvent à hausser le ton et à se montrer brusque mais, honnêtement, il s'en serait bien passé. A croire que même ne rien faire le mettait dans des situations pas possibles. Trier ses amis et ses connaissances serait peut-être un bonne idée, finalement : il faudrait qu'il y réfléchisse.
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« Oui, c’est un problème récurrent dans l’univers. Mais ne t’en fais pas, je ne risque pas de te briser le cœur puisque je ne laisserai jamais un humain me tuer. »

Une grimace apparut sur le visage de l'elfe, qui conclut que mourir de la main d'un humain serait bien trop honteux pour que cela lui arrive un jour – ou pour qu'elle laisse une telle chose lui arriver, plutôt. Les lèvres de Kélian s'étirèrent en un sourire cynique, pas plus agréable que d'habitude. De toute façon, essayer de la tuer aurait été une perte de temps. De un, elle n'avait rien d'une petite chose inoffensive. De deux, attraper quelqu'un qui peut passer d'un endroit à un autre sans passer par la case 'porte', c'était sacrément compliqué. Or les personnes qu'il avait croisé ici (à quelques exceptions près) étaient plutôt du genre inutiles en ce qui concernait la violence. A part donner des coups de poings et de pieds ils ne servaient pas à grand chose. Lui-même n'était pas un tueur ou il ne savait quel genre de mutant : qu'il ait plus de force, c'était juste un sacré coup de chance. Et pas hyper pratique, d'ailleurs. Alors venir à bout de Selenda... S'ils s'y mettaient à plusieurs, peut-être. Et encore. Des meurtres, il devait pas y en avoir souvent.
Remarque, il y avait bien des tombes dans le cimetière. Jusqu'à preuve du contraire, ceux-là n'avaient pas toujours dû servir de nourriture aux asticots. Normal. Parmi la centaine d'adolescents qui traînaient entre ces murs, il devait bien y avoir quelques cas spéciaux. Voire des cas psychiatrique. Pas que ça l'inquiète vraiment ; Il suffisait de se tenir un peu à l'écart des tarés pour ne pas avoir d'ennuis.

Kélian imprima un vague mouvement de balancier à sa cigarette, trop occupé à se taire pour remarquer que l'elfe était elle aussi muette. Ses yeux gris tombèrent sur la feuille, sagement posée sur les draps blancs. Blanc, blanc, blanc... Pas étonnant que cette pièce lui file des migraines : tout était blanc, ici. Lui qui voyait bien mieux dans la semi-obscurité ne se serait jamais aventuré ici par un bel après-midi d'été, pas la peine de rêver. Aucune envie de se bousiller les rétines. Cette manie qu'avaient les Pensionnaires d'allumer des lampes pour un oui ou pour un non était sérieusement détestable – surtout quand ces saletés de plafonniers en dispensaient autant, de lumière. Un des nombreux désavantages de ne pas être humain, sans doute ; cet endroit devait être plus adapté à leurs besoins qu'aux siens ou même à ceux de Selenda. Tout réapprendre ? Quelle galère. Il aurait largement préféré rester bien tranquillement chez lui, avec ses bonnes vieilles habitudes et ses repères rassurants. Merci, vénérables Fondateurs.
Rester debout devenant usant au possible, le jeune homme fit un ou deux pas avant de ne pivoter sur son pied droit pour s’asseoir au bord du lit. Se laisser tomber serait d'ailleurs un terme plus exact ; ses gestes avaient beau être silencieux, ils étaient rarement doux et délicats. Ils allaient devoir ramener cette feuille à un moment ou à un autre, maintenant qu'il y repensait. Pas sûr que ça serve à quoi que ce soit mais au moins ce serait fait. Pour obtenir de vraies informations il aurait fallu mettre la main sur toutes les feuilles. Et ça, ce n'était pas prêt d'arriver. Entre les traumatisés qui ne voulaient plus toucher à rien, ceux qui s'en fichaient et ceux qui revenaient bredouille, les recherches promettaient d'être longues et fastidieuses.
L'idée d'allumer sa cigarette le titilla de nouveau mais, sans briquet, la tâche se serait avérée compliquée. Sans compter qu'après cette histoire de poltergeist, ouvrir les fenêtres lui semblait presque dangereux. Il se contenta donc d'une moue ennuyée. Histoire de ne pas être tenté, il reprit sa cigarette entre le majeur et l'index de sa main gauche.

« Tu serais pas bipolaire, par hasard ? »

Oui, parce qu'après tout, pourquoi chercher un cheminement logique ? Cette conversation n'en avait clairement pas. S'il se posait la question, il la formulait à voix haute. Se prendre la tête n'était pas dans ses projets du moment. Il avait Clarence pour parler tranquillement et sans encombrants détails, avait Heather pour les dialogues inutile et les moqueries, avait Vinny pour les sermons et Claris pour les rires et les cris. Vu comme ça, il avait Selenda pour les discussions à contenu variables et généralement décousus. C'était pas plus mal, la diversité. Il avait l'impression de se recréer un entourage semblable à celui qu'il avait quitté en arrivant ici – et quoi qu'il en dise, ça ne lui était pas égal.



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MessageSujet: Re: [TERMINÉ : EVENT RUDY] Enrôlement ~ [Kélian Ael] 4/4   Mer 15 Fév 2012 - 22:00

{ … Towards a lonely rainbow - I paint it in black and white }

    Le silence, c’est pas dérangeant, ça, Selenda en avait déjà convenu. Mais c’est tout de même facteur d’une certaine inactivité mentale lorsque tous les sujets ont été épuisés. C’était à peu près à cela que pensait l’elfe en s’apercevant que, la joue appuyée contre son poing droit, elle laissait errer son regard dans le vide depuis quelques minutes. Elle avait tendance à trop réfléchir, quand il y avait de quoi nourrir son cerveau niveau questions et spéculations en tous genres ; en revanche, quand il ne se passait plus rien, elle se contentait de ne plus penser qu’à quelque chose qu’on pourrait aisément assimiler à du vide. Bien longtemps auparavant, les réflexions se bousculaient dans sa tête jusqu’à la migraine et ceci, quelle que soit la situation. Maintenant, elle était fatiguée de toujours s’interroger.
    … Fichtre. A parler ainsi, elle se sentait vraiment vieille.
    Bon, d’accord, si on prenait son âge au pied de la lettre, elle n’avait pas beaucoup d’arguments en sa faveur ; mais question physique, ça passait, tout de même ! Oh, et puis on s’en fout de toute façon.
    Bon, il l’allume, il l’allume pas, sa cigarette ?
    Seul sujet sur lequel l’esprit esseulé de la jeune femme avait réussi à la ramener. D’un côté, c’était stupide de se poser la question, vu que de ce qu’elle en savait, Kélian n’avait pas de feu sur lui. Peut-être un briquet quelque part dans ses vêtements, mais elle ne savait pas pourquoi, elle en doutait un peu. Elle n’avait pas cru déceler en lui un fumeur régulier, ou alors c’était simplement qu’elle n’était pas très observatrice. Ce qui était également possible.
    Le brun finit par se laisser tomber, avec une absence de délicatesse remarquable, sur le lit de camp qu’elle occupait déjà – interrompant fort heureusement ses élucubrations naissantes. Comme quoi, n’importe quel sujet pouvait la relancer. Fatiguant.
    Selenda se laissa tomber en arrière, un bras en travers des hanches, et étouffa un bâillement d’un revers de main. C’est que ça la fatiguait, toute cette monochromie. Parce que oui, le côté blanc/noir de la scène, elle le trouvait soporifique. Les murs, blancs, ses cheveux, blancs, et puis ses fringues noires et Kélian comme le mouton noir dans la bergerie remplie de brebis immaculées. Avec ça, pas beaucoup de couleurs pour égayer le décor. Non pas que cela la dérangeait, mais après tant d’années, la monochromie avait fini par lui donner envie de fermer les yeux, sans doute pour ne plus la voir.
    A l’entendre, tout revenait à cette notion de temps trop long. Il fallait vraiment qu’elle arrête ou elle allait vraiment finir à jouer les vieilles.
    Hmm… ça serait marrant, d’un autre point de vue.
    Derrière les doigts posés sur ses lèvres, Selenda réprima un rire, puis décala sa main pour la garder retournée sur le front, les yeux rivés au plafond. Elle aurait bien éteint la lumière.

    « Tu serais pas bipolaire, par hasard ? »
    Heinw ? La tête de l’elfe effectua une rotation de 90 degrés sur son cou pour lancer à Kélian un regard vide – avec un point d’interrogation dedans. Une, deux. Réfléchis un moment. Puis la lumière se fit :
    “Trouble bipolaire” : diagnostic psychiatrique décrivant une catégorie de troubles de l’humeur définie par la fluctuation anormale de l’humeur, oscillant de périodes d’excitation marquée (manie) pouvant aller jusqu’à des périodes de mélancolie (dépression).
    Ah. Une instabilité psychologique, en gros, non ? Le reste du corps de Selenda suivit l’orientation de son regard pour se tourner vers son interlocuteur, mais inutile de préciser qu’elle n’alla pas jusqu’à se redresser. Elle le voyait très bien de là où elle était, après tout.

    « Ah... ? »
    La lumière de compréhension revint peu à peu dans ses yeux tandis que la jeune femme analysait les paroles du brun. Inutile de rappeler qu’elle avait, en effet, tendance à changer rapidement d’humeur, au gré des évènements ou de ce qui pouvait lui passer par la tête. Si on lui avait posé la question, elle aurait répondu qu’elle ne savait pas pourquoi, mais est-on sensé connaître les causes de l’intégralité de ses réactions ? Autant qu’elle puisse s’en rappeler, elle n’avait pas toujours été ainsi.
    … La raison la plus probable de ce caractère de girouette était sans doute l’obligation de s’adapter souvent et immédiatement à toutes formes de situations, contextes, personnages, histoires. Voilà, ça devait être ça. Elle aurait ajouté qu’il y avait certainement un facteur « temporalité » là-dedans si elle ne s’était pas précédemment auto-sermonnée à propos de ses manies de vieille. Toute une histoire.

    « Va savoir ~ Qu’est-ce qui te fait dire ça ? »
    Ce n’était pas vraiment – pas totalement – un moyen de contourner la question. En fait, Selenda était vraiment curieuse de savoir ce qui avait bien pu passer par la tête de son ami pour qu’il lui sorte une question pareille – excepté bien entendu les questions-réponses précédentes, et également le manque flagrant de cohérence dans leur conversation.
    Tiens, au fait, il faisait beau dehors, non ?
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MessageSujet: Re: [TERMINÉ : EVENT RUDY] Enrôlement ~ [Kélian Ael] 4/4   Mer 7 Mar 2012 - 0:36

Aussitôt la question posée, Selenda détourna la tête vers lui. Au moins, il pourrait se féliciter de l'avoir empêchée de s'endormir – et sur le moment, c'était bien la dernière des choses qu'il souhaitait la voir faire. Dormir. De un, parce qu'il n'aurait jamais osé ramener cette feuille au GGL seul (il savait à quel point elle avait envie d'y aller et ne comptait pas lui ôter ce plaisir) ; de deux parce qu'il n'aimait pas voir qui que ce soit dormir. Si elle avait pu se relever, tant qu'à faire, ça l'aurait arrangé. A croire que voir un lit donnait envie de s'étaler. A cette simple constatation il fronça les sourcils tandis que son humeur, fluctuante, passait du gris au noir à la manière d'un balancier. Je m'en fiche, ça m'énerve, je m'en fiche, ça m'énerve...
Il décida que ça l'énervait en voyant Selenda se tourner vers lui et déporta son regard sur le sol, sous ses pieds. Blanc. Et pourquoi pas vert, bleu, rose ? Il ne pensait pas trouver un pot de peinture dans cette maudite bâtisse, mais il jurait que s'il en trouvait un il reviendrait le verser ici. Ça ne servirait à rien, ce serait complètement stupide et la pièce serait certainement impeccable le jour suivant, mais au moins ça l'aurait occupé. Il n'y avait pas idée de mettre autant de blanc dans un même endroit. Ça lui rappelait les lieux de culte, les tombes, la mort peut-être, l'administration de manière générale...
Pas étonnant que ça l'agace, en fait.


« Ah... ? »

Ah, oui. Déconnexion momentanée, peut-être ? Le silence pouvait avoir cet effet-là. C'était relaxant. Raison pour laquelle, en général, il aimait lire en silence – et c'est ce qu'il aurait été en train de faire si on ne l'avait pas traîné manu militari dans une pièce stupide pour chercher des feuilles pire que stupides. Mais passons. Tant qu'elle ne restait pas bloqué à l'état de légume vert, lui, ça lui allait. Il ne comptait pas aller creuser sa tombe quand tous ses neurones auraient fondus, non merci. Il n'avait pas spécialement envie qu'elle les ménage trop non plus... Si peu d'activité mentale garantissait une vie longue et saine, il en connaissait qui n'étaient pas prêt de passer l'arme à gauche. Et pas les meilleurs, évidemment.
Mais l'elfe semblait avoir compris sa question, donc pas de légume ni de neurones fondus en perspective. Quel dommage. Son indicateur de sarcasme remontait ; sa colère devait être passée. Plus ou moins. Elle était toujours allongée et, à tout jamais jusqu'à sa propre mort, la station couchée continuerait de le mettre mal à l'aise. Est-ce que la fixer méchamment lui donnerait envie de se redresser, tiens ?


« Va savoir ~ Qu’est-ce qui te fait dire ça ? »

Ça, c'était pas une réponse. Il haussa les épaules, abandonnant le sol pour fixer le plafond d'un air inspiré. Elle ne lui ferait pas avaler qu'elle n'avait pas une toute petite idée du comment et du pourquoi. Kélian aimait répondre à une question par une autre question – c'était pratique dans bien des cas – mais trouvait cela prodigieusement agaçant quand ça venait de quelqu'un d'autre. Sans rire. Elle aurait pu dire oui ou non, aussi, sans chercher compliqué. Quoi qu'à bien y réfléchir, ça aurait presque semblé trop simple. A croire que faire compliqué était une mode.

« Je voulais t'empêcher de t'endormir,grommela-t-il sans quitter le plafond des yeux. T'avais l'air sur le point de tomber dans le coma. »

Et il était trop aimable, bienveillant et généreux pour laisser une telle chose arriver. Il déplaça son regard devant lui, selon une ligne invisible tracée en travers du plafond.

« Et je me demandais si tu faisais exprès d'être incompréhensible ou si c'était juste dans ta nature, reprit-il en pianotant sur le lit. Tu comptes me répondre, maintenant, ou c'était juste pour m'emmerder ? »

Il lui jeta un coup d’œil en biais, sans s'attarder pour autant. Au pire, il pourrait toujours lui faire manger un oreiller, un flacon ou n'importe quel objet à portée de main. Il n'était pas persuadé que ce serait une bonne idée, mais ça restait tentant. Ne serait-ce que pour se venger d'avoir été traîné ici – ce qu'il n'avait toujours pas fait. Mais il ne s'en faisait pas ; il trouverait quelque chose.



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MessageSujet: Re: [TERMINÉ : EVENT RUDY] Enrôlement ~ [Kélian Ael] 4/4   Mer 21 Mar 2012 - 22:10

{ Right now, without being thrown into disorder, I just want to keep my eyes closed. }

    Elle avait un côté très fuyard, Selenda. La personne qui se serait fait cette réflexion aurait certainement songé en premier lieu à cette agaçante manie qu’elle avait de se faire la belle dès qu’une situation lui déplaisait, plutôt que rester sur place et affronter les potentielles complications qui ne manquaient pas de se produire. Ce n’était pas le seul facteur à prendre en compte. Elle ne l’avouait pas, jamais, mais l’elfe n’aimait pas répondre aux questions sur elle-même. Au début, elle n’en avait pas eu conscience elle-même, alors qu’elle commençait à dévier sans y réfléchir la moindre question personnelle par une blague ou une contre-attaque astucieuse. Elle n’aimait pas qu’on en apprenne sur elle. Elle n’aimait pas que les autres en sachent plus que ce qu’elle était là, à l’instant précis. Parce que ce n’était pas toujours beau à voir. Parce que parfois, elle avait honte. Parce qu’elle avait peur. Parce qu’elle se méfiait de tout. La liste des hypothèses relative à la cause de ces rebuffades était immense, et il n’était pas certain que la jeune femme connaisse elle-même la réponse.
    De ce mur qu’elle avait dressé autour d’elle, Selenda n’avait pris conscience que bien tard. Trop tard peut-être, en admettant que cet état de fait lui déplaise. Ce qui n’était pas forcément le cas ; il était là, ce mur, et c’était comme ça. De toute manière, elle ne restait pas assez longtemps au même endroit pour que les gens qu’elle rencontrait aient le temps de s’en préoccuper.
    Sinon ça aurait certainement provoqué une de ces situations où éviter toute question devenait malaisé, ce qui était le cas de figure caractéristique dans lequel l’elfe avait envie de s’enfuir. Les palabres l’ennuyaient ; les problèmes compliqués la fatiguaient. Et pourtant, elle continuait d’esquiver et jouer les équilibristes, entretenant cette chaîne qui la conduisait toujours à la nécessité de s’expliquer. Refuser toute restriction et fuir les conséquences lorsqu’elles débarquaient, voilà quelque chose qui lui seyait bien dans ce cas précis. Elle n’aimait plus se compliquer la vie, dusse-t-elle tomber encore plus dans la contradiction.

    C’est sans doute cette raison, plus forte que la volonté basique de le laisser agir à sa guise en ne lui renvoyant que de l’indifférence, qui la fit réagir au regard noir et aux grondements de Kélian. Ce qui se traduisit très austèrement par le fait qu’elle soutint son regard sans chercher à éviter l’agacement dont elle ignorait encore la cause, ses prunelles grises dépourvues malgré tout de tout semblant de défi.
    Clairement, Selenda n’aimait pas les conflits quand ils différaient de la franchise d’un coup de poing ou d’une épée dans le ventre. C’était en partie lié à ces complications qu’elle exécrait, et en partie au fait qu’un regard – franchement - courroucé de la part d’un ami lui laissait toujours un goût désagréable dans la bouche. Elle-même de se disputait presque jamais avec personne, excepté ses ennemis. Au fil du temps, elle avait fini par penser que ce genre de perte de temps n’était qu’inutile et destructrice. Mais évidemment, ce n’était pas le genre de point de vue qu’elle partageait avec tout le monde.
    En l’occurrence, le plus ennuyeux était qu’elle n’avait pas idée de la raison pour laquelle l’humeur de Kélian semblait avoir tourné comme par l’effet d’un brusque coup de vent. Curieux, ça. Et c’était elle la bipolaire après ça ? Il était marrant, lui.

    « Je voulais t'empêcher de t'endormir. » Grogna le jeune homme, fixant le plafond avec obstination. « T'avais l'air sur le point de tomber dans le coma. »
    Au moins n’avait-elle pas gardé les yeux accrochés à une surface plâtreuse désespérément immaculée en lui parlant, elle. L’air songeur, Selenda scruta son camarade du regard, ne l’écoutant que d’une oreille, plus intriguée par son changement d’attitude que par ses amicales paroles.

    « Et je me demandais si tu faisais exprès d'être incompréhensible ou si c'était juste dans ta nature – il avait l’air agacé. Tu comptes me répondre, maintenant, ou c'était juste pour m'emmerder ? »
    D’un côté, Selenda aurait adoré lui répondre qu’elle prenait beaucoup de plaisir à l’emmerder – après tout, cela n’aurait été que justice, parce qu’elle avait beau le taquiner trop souvent pour sa santé, lui ne lui épargnait pas non plus ses propres sarcasmes. Mais d’un autre, l’ambiance ne l’incitait pas à cette réponse.
    L’elfe resta silencieuse un bref instant, à se mordiller la lèvre inférieure sans bouger de sa position horizontale, puis fit ce qu’elle faisait de mieux : disparaître.
    Parce qu’il faut l’avouer, faire l’effort de se redresser pour se remettre sur ses pieds, c’est tellement difficile.
    A nouveau en position verticale, Selenda décida d’ignorer pour le moment le brusque renfrognement du brun malgré sa curiosité, mue par cette habituelle volonté d’éviter le conflit et le compliqué. Ouvrant donc très naturellement les mains, paumes vers le plafond, elle déclama avec un air à la fois suffisant et ironique qui lui était fort coutumier :

    « Les grands esprits sont toujours incompris par le commun des mortels, je ne t’en veux pas pour ça. D’un autre côté, je ne sais pas si on peut parler de nature quand on sait que je passe ma vie à osciller d’une attitude à l’autre pour ne pas m’ennuyer ; parce que vois-tu, la monotonie, c’est l’ennui assuré, et moi – prenant un air plus pensif, l’index contre la joue, Selenda leva à son tour les yeux vers le plafond – je déteste m’ennuyer. Et quand l’existence est longue, on a le temps de s’ennuyer. Et de là, de faire des conneries ou commettre des génocides, ça dépend du niveau auquel on se place. Ce que je dis n’a aucun sens. » Affirma-t-elle en fronçant les sourcils, avant de se tourner soudainement vers Kélian pour se pencher vers lui d’un air nuancé, entre le sarcasme et l’indifférence, tendant un index peu vigoureux dans sa direction : « Ceci dit si je n’étais pas ainsi tout serait différent. Ça te suffit comme réponse ? Ah, et puis tu peux parler de bipolarité, mister râleux. L’idée que je puisse m’endormir en t’écoutant parler te dérange ? J’te croyais moins lunatique que ça, tiens. »
    L’elfe était sur le point de rajouter un ou deux sarcasmes par-dessus la sous-couche lorsqu’elle s’interrompit brusquement. Son regard se figea tout comme le reste de son corps. Qu’est-ce qu’elle venait de dire, là ? En un éclair, chacun des mots prononcés lui traversa l’esprit. Ce n’était pas ce qu’elle avait eu l’intention de déblatérer, pas du tout. Inconsciemment, elle avait voulu éviter encore une fois une réponse véridique, tout comme elle avait au préalable décidé de ne pas revenir sur cette histoire d’humeur. Et voilà qu’elle venait de faire tout le contraire, même si dans l’ensemble son discours n’avait pas été très clair. Ça sonnait dérangé, cette histoire ; repliant ses doigts, l’elfe les porta à ses lèvres en réalisant que cette façon de parler, assez normale en apparence mais chargé de sous-entendus qu’elle était parfois seule à comprendre, c’était une porte ouverte vers celle qu’elle ne montrait pas parce qu’une fois poussée, elle aurait suffi à la classer dans la case « folle à lier ». Les seules fois où elle ne pouvait retenir des paroles de ce genre, c’était quand elle pétait les plombs.
    Mais bref. La seule chose importante dans cette histoire était que ce qu’elle venait de déballer provenait tout droit de ce qu’elle n’aurait jamais dit ou montré à personne, quand bien même il s’agirait de mots sibyllins lâchés d’un ton si désinvolte. Une brèche dans un mur. Elle n’avait pas voulu s’exprimer ainsi et pourtant elle n’avait pu se retenir de le faire. Ce n’était pas normal.
    Une brève aspiration d’air, et l’elfe se retrouva à plusieurs pas de Kélian, lâchant un soupir qui ne révélait rien de ce débat interne. Elle passa une main dans ses cheveux et, secouant la tête comme si elle venait simplement de proférer un contre-sens ennuyeux dans une argumentation bien construite, corrigea après avoir jeté un regard désabusé au mur opposé :

    « Je dis n’importe quoi. Rha, oublie. »
    La main de la jeune femme glissa sur son front et ramena ses cheveux en arrière tandis qu’elle levait brièvement le visage vers l’ampoule nue, avant de baisser les yeux vers son camarade et plonger ses deux mains dans ses poches, impassible. Conséquence, impossibilité à mentir, ou presque. Cause ? Il fallait encore qu’elle y réfléchisse.

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MessageSujet: Re: [TERMINÉ : EVENT RUDY] Enrôlement ~ [Kélian Ael] 4/4   Jeu 29 Mar 2012 - 16:15

Allez, Kélian. Tourne la tête, baisse les yeux et expire tranquillement. Ce n'était pas comme si Selenda avait fait quoi que ce soit de mal – à part s'allonger, soit entendu, mais s'il avait fusillé du regard tous ceux qui le faisaient il aurait passé ses journées à ça ; il n'avait aucune raison de lui en vouloir. Pourtant il lui en voulait. C'était un fait, net et irréfutable. Son expression butée et sa mâchoire crispée ne laissaient de toute façon aucune place au doute. Jouer la comédie n'était ni dans son répertoire ni dans ses cordes, il ne s'en était jamais caché. Pour l'instant il dirigeait sa colère sur le plafond. Ce n'était pas plus mal. C'était en tout cas mieux que passer sa colère sur son amie – et il ne pensait pas qu'elle l'aurait contredit sur ce point. Son agacement le concernait lui, uniquement lui ; elle avait simplement le malheur d'avoir fait la mauvaise chose au mauvais moment. Pas qu'il comptait la plaindre non plus, elle n'avait qu'à s'abstenir. Ou se taire. Il ne savait pas trop et, franchement, quelle importance ? Il était énervé, en connaître les raisons exactes n'y changerait rien. Restait à attendre que ça passe.
En admettant que ça passe, évidemment. Un court silence plus tard, Selenda s'était très judicieusement relevée sur ses deux jambes (si on pouvait parler de se relever dans ce cas précis, et il était loin d'en être sûr). Kélian lui accorda un regard ennuyé avant de reposer ses yeux gris sur le plafond. Dans la mesure où il serait définitivement plus intéressant que l'elfe pour les quinze prochaines minutes, il avait tout intérêt à y trouver quelque chose de grandiose. Un message caché, une tâche, un passage secret. Quelque chose, n'importe quoi. Et puis quoi qu'il fasse il voyait Selenda. La regarder ne lui apporterait rien de plus, il ne la regardait pas, fin de l'histoire.


« Les grands esprits sont toujours incompris par le commun des mortels, je ne t’en veux pas pour ça. »

Quelle générosité. Ce fut la seule pensée cohérente qui traversa son esprit sur le coup : qu'elle était pire que généreuse de ne pas lui en vouloir – parce que quoi ? lui il lui en voulait, après tout, et le motif n'était pas plus valable. Il ne savait pas s'il aurait été la qualifier de ''Grand Esprit'', avec les majuscule et les guillemets qui vont avec, mais elle n'était pas idiote pour autant. Soit. Admettons.

« D’un autre côté, je ne sais pas si on peut parler de nature quand on sait que je passe ma vie à osciller d’une attitude à l’autre pour ne pas m’ennuyer ; parce que vois-tu, la monotonie, c’est l’ennui assuré, et moi je déteste m’ennuyer. Et quand l’existence est longue, on a le temps de s’ennuyer. Et de là, de faire des conneries ou commettre des génocides, ça dépend du niveau auquel on se place. Ce que je dis n’a aucun sens. »

Il aurait pu lui dire que si, c'était plein de sens. Mais il ne savait pas jouer la comédie, n'aimait pas mentir et, quoi qu'il ne se pensait pas stupide, il devait admettre que ses paroles le dépassaient complètement. Acquiescer n'était pas plus en option, cela dit. Ses yeux translatèrent du plafond au visage de la jeune fille. Les paroles de Selenda n'avaient rien d'un discours décousu et insensé. Quoi que décousu, ça se discutait – mais il lui arrivait de coller des phrases les unes aux autres sans chercher à les relier, lui aussi, et il ne tenait pas à se remettre en question. Argument invalide, donc. Est-ce que ça avait un sens ou non, par contre... C'était une toute autre question. L'ennui était une notion très relative. De son point de vue ça ne valait pas moins qu'autre chose. C'était tranquille, reposant. Apaisant. Quoi que c'était sûrement usant, à long terme. Réfléchir aussi. Vivre aussi. Ça n'empêchait personne de le faire et, mauvaise nouvelle, éviter l'ennui revenait à bouger sans arrêt pour ne pas se faire rattraper. Ce qui était aussi, jusqu'à nouvel ordre, usant.
Mais soit, il lui accordait ça. Ce qu'elle disait n'avait aucun sens et si elle réfléchissait trop, son cerveau allait vraiment finir par fondre.
Il suivit la jeune femme des yeux quand elle se pencha vers lui, sourcils froncés. Il ne savait pas si c'était dû à l'agacement, la réflexion ou simplement son geste du doigt, mais sa main se crispa machinalement sur les draps.


« Ceci dit si je n’étais pas ainsi tout serait différent. Ça te suffit comme réponse ? Ah, et puis tu peux parler de bipolarité, mister râleux. L’idée que je puisse m’endormir en t’écoutant parler te dérange ? J’te croyais moins lunatique que ça, tiens. »

Un éclair traversa les yeux de Kélian. Qu'ils soient tous les deux bipolaires ne changeait rien au fait qu'elle l'était elle, et il ne comptait pas aborder ses propres changement d'humeur. Qu'elle l'ait mentionné, sans qu'il puisse en donner la raison, lui fit l'effet d'une douche glaciale. Eh bien, apparemment elle croyait mal. Et puis ce n'était pas elle qui venait de dire que ses paroles n'avaient aucun sens ? Il aurait pu le lui dire, ça et tout ce qui lui serait passé par la tête sur le moment, qu'il aurait lâché sans y penser et aurait regretté dix minutes plus tard. Il le lui aurait même sûrement dit si son attention n'avait pas été détournée par ce brusque changement d'attitude. Son air pensif, statique. Le jeune homme plissa bêtement les yeux dans sa direction, comme si ça allait l'aider d'une quelconque façon à lire ses pensées, décrypter ses gestes ou améliorer sa capacité d'observation. Raté.
C'en était presque frustrant. Il avait la désagréable impression qu'elle allait ajouter quelque chose et s'était interrompue en plein milieu. Et quoi que ce soupir précédait, il était persuadé que ça n'allait pas le satisfaire. Du tout.


« Je dis n’importe quoi. Rha, oublie. »

C'est ça, cours toujours. Si Kélian avait gardé quelque chose de l'adolescence, il aurait sûrement pointé du doigt sa capacité à contredire tout et n'importe quoi dès qu'il s'énervait. Ça avait ses avantages. Beaucoup d'inconvénients, aussi, mais il ne comptait pas pleurer toute sa vie durant sur quelque chose qu'il ne pouvait pas changer. Pas sans beaucoup de volonté, en tout cas – et il en manquait cruellement en ce moment. Pas de chance.
La colère était toujours nettement visible sur son visage mais, après ces quelques mots désinvoltes, ce fut la perplexité qui prit le relais. Il n'aimait pas réfléchir quand il pouvait éviter de le faire. Mais ne pas comprendre, ça, c'était insupportable.


« Oh, désolé mais ma mémoire marche pas sur commande. Je vais avoir du mal. Et j'ai pas envie de le faire, d'ailleurs. » Il ne quitta pas l'elfe du regard tandis qu'il parlait ; on ne sait jamais, quelque chose allait peut-être lui sauter aux yeux. « Mais si ça peut te rassurer, ce sera pas la première fois que tu dis n'importe quoi. »

Et ce ne serait sûrement pas la dernière, d'ailleurs. Il haussa les épaules dans un geste fataliste.

« En fait je dirais même que c'est ta spécialité. Mais les grands esprits sont toujours incompris par le commun des mortels, c'est ça ? Ça doit être, comment on dit ? L'enfer. »

Lui-même n'aurait su dire s'il était ironique ou sérieux. L'un dans l'autre, les deux solutions lui convenaient. La raison pour laquelle Selenda passait de réponses aussi évasives qu'imprécises à d'insaisissables tirades lui échappait peut-être, mais il doutait que ce soit uniquement pour le plaisir de l'embrouiller. Si c'était le cas malgré tout, bravo – il l'était, embrouillé. A quoi bon dévier une question pour y répondre comme elle l'avait fait la seconde d'après ? Mystère.
Mais pour l'instant, le contenu l'intéressait plus que le contenant.


« Et oui, ça me dérange. Dis-toi que mon existence est longue et ennuyeuse et que si tu t'endors, tu seras la première victime du premier génocide dans ce putain d'endroit. »

Sûrement la dernière, aussi, s'il ne trouvait pas d'autres elfes dans les parages. Son ton, froid, laissa néanmoins filtrer un vague malaise. Fixer le plafond blanc avait dû lui bousiller les rétines ; s'il avait une migraine, au moins, il saurait pourquoi.



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« A green light, unkind ; nowhere to go on a one track mind. It's a break down at the wrong time - I'm catching up, but I'm still behind. We did it right, we did it right for some time ; but I looked up, and you were gone. We did it right, we did it right for some time - I couldn't give you what you want. Cause you just want to take a faster ride ; lower lows, higher highs. Get it, get it, go until you get it right - and I hope you find it. »

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MessageSujet: Re: [TERMINÉ : EVENT RUDY] Enrôlement ~ [Kélian Ael] 4/4   Mar 3 Avr 2012 - 23:06

{ My life gets kinda boring - Need something that I can confess }

    Ça fait quoi, deux lunatiques ensemble ? Sans le contexte, Selenda aurait sans doute donné une réponse comme « Une belle complémentarité » ou « Un beau bordel ». Avec le contexte… « des emmerdes » était ce qui lui venait le plus naturellement à l’esprit en cet instant précis. Et ici, emmerdes ayant le sens de : « questions gênantes amenant des explications compliquées et inopportunes ». Ou quoi que ce soit d’approchant. Pour le coup, la jeune femme maudit copieusement cette foutue inconscience qui l’avait menée à déblatérer tout un laïus qui, non content d’être inutilement développé et pseudo-révélateur, n’allait pas manquer de provoquer une réaction chez son interlocuteur. Et la réaction en question aurait très bien pu être de la simple indifférence, mais bizarrement, Selenda n’y croyait pas. Croire que Kélian allait gentiment passer sur ce qu’elle venait de dire juste parce qu’elle le lui demandait était vraiment idéaliste. D’une, elle le lui avait demandé après l’avoir plus ou moins provoqué, ce qui ne l’engageait sûrement pas à accéder à sa demande ; de deux, il était clair que ça allait l’ennuyer ; de trois… ç’aurait tout simplement été trop simple. Beaucoup trop simple.

    « Oh, désolé mais ma mémoire marche pas sur commande. Je vais avoir du mal. Et j'ai pas envie de le faire, d'ailleurs. »
    Et voilà. Merci beaucoup. L’elfe s’auto-insulta mentalement pour la cent quarante septième fois très exactement en trente secondes et demi et réprima un grognement, tout en reprenant ses réflexions sur le pourquoi du comment.

    « Mais si ça peut te rassurer, ce sera pas la première fois que tu dis n'importe quoi. » Selenda jeta un regard entre deux mèches blanches à son ami, juste à temps pour le voir hausser les épaules. « En fait je dirais même que c'est ta spécialité. Mais les grands esprits sont toujours incompris par le commun des mortels, c'est ça ? Ça doit être, comment on dit ? L'enfer. »
    D’un air désabusé, l’elfe croisa les bras et leva les yeux au plafond.

    « Merci. Je fais beaucoup d’efforts quotidiens pour maintenir mon degré de cohérence à un niveau proche de zéro. »
    En réalité, elle n’avait pas besoin de se forcer beaucoup. Elle avait bien plus de mal à tenir un discours construit et logique que décousu et sans queue ni tête. Pour quelle raison, difficile à dire ; peut-être qu’il s’agissait tout simplement de sa manière personnelle de raisonner. Après tout, ses pensées étaient souvent encore plus décousues que ses paroles. Est-ce que c’était le fait d’un facteur génétique ? Sans doute pas, non.
    Elle était tout de même étonnée de la réponse de Kélian. Le dévisageant avec brièveté, l’elfe se demanda s’il était toujours de mauvais poil ou si en bonne girouette il avait retrouvé son attitude sarcastique et détachée coutumière. Normalement sa tirade n’aurait pas dû contribuer à améliorer son humeur ; d’ailleurs elle était quasiment certaine qu’il n’avait pas tout apprécié. Et pourtant, Selenda avait l’impression que son taux d’agressivité avait brusquement chuté. De quoi lui faire faire des nœuds aux synapses.
    Le problème quand on est lunatique, c’est d’évaluer le degré de bipolarité d’un autre lunatique.
    Très drôle.

    « Et oui, ça me dérange. » Reprit soudain le brun, la tirant fort heureusement de ses élucubrations. « Dis-toi que mon existence est longue et ennuyeuse et que si tu t'endors, tu seras la première victime du premier génocide dans ce putain d'endroit. »
    Secouant la tête, la jeune femme cala une main sur sa hanche d’un air contrarié – et un peu absent, avouons-le :

    « My. Tu as un problème avec le sommeil ? »
    Il ne s’agissait que d’une idée qui lui était passée par la tête sans raison tangible, si on s’y attardait un peu. Kélian aurait tout simplement pu, comme la plupart des gens, ne pas aimer qu’on s’endorme pendant qu’il parlait. Mais apparemment, cette notion était trop simpliste pour le cerveau de l’elfe, qui s’attachait à trouver des éventualités plus intéressantes, quand bien même elles seraient totalement erronées. Elle aurait pu développer l’idée. Par exemple, embrayer sur une histoire d'insomnie. Ou encore bavasser éternellement sur toutes les raisons possibles et imaginables de l'irritation du jeune homme. D’ailleurs elle s’apprêtait à le faire avec beaucoup d’entrain, mais se mordit la lèvre au dernier moment, empêchant les mots de sortir.
    Le regard de nouveau perdu dans le vide, elle analysa encore une fois la situation. Décidément, elle ne savait pas ce qui lui prenait ce jour-là, mais ses mots avaient une fâcheuse tendance à dépasser sa pensée. Etait-ce dû au lieu ? A priori, elle s’était déjà rendue à l’infirmerie sans que rien de ce genre ne lui arrive. A elle-même ? Elle ne voyait pas ce qui aurait pu provoquer une soudaine crise de franchise. Restait la compagnie, ou alors une facétie supplémentaire du Pensionnat. Ou encore un sale coup de l’esprit frappeur de l’épisode précédent. Il s’en fallut de peu pour qu’elle lance à Kélian un regard suspicieux. Voyons, un peu de tenue.
    Il était presque gênant pour elle de se rendre compte à quel point la franchise spontanée la dérangeait. Elle n’était pas une menteuse exercée, tout de même… Cela lui trottait dans la tête, cette histoire, vraiment.
    Se mordillant la lèvre inférieure, Selenda remit une de ses mains dans sa poche, hésitant comme si elle n’osait plus bien ouvrir la bouche, ou alors s’efforçait de choisir ses mots avec le plus grand soin. Ce qui, l’un dans l’autre, était à peu près le cas. Sauf qu’à force de se tourmenter les méninges et de s’empêcher elle-même de s’exprimer, elle en venait à ne plus savoir ce qu’elle avait l’intention de dire à la base.



Kélian a réussi à faire taire Selenda ! \o/ Respect.
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MessageSujet: Re: [TERMINÉ : EVENT RUDY] Enrôlement ~ [Kélian Ael] 4/4   Sam 5 Mai 2012 - 17:51

{ Il est aussi fier de lui que je suis en retard. 8D }

Degré de cohérence proche de zéro ou non, Selenda ne pouvait pas être, comment dire – complètement barge. Admettre que quelqu'un puisse dire n'importe quoi sans chercher un ordre logique, sans chercher à simplifier, sans se demander si ça avait seulement un sens, aucun problème. Kélian pensait, savait que c'était possible. Pour ça, il suffisait finalement d'effacer la fine barrière entre les paroles et les pensées ; ne pas re-penser, ne pas organiser, juste mettre des mots sur des idées passagères. Ça ne pouvait que donner un résultat un peu bizarre. Mais être totalement incohérent, dire des choses sans savoir pourquoi, sans comprendre pourquoi, ça non. Il n'avait pas la plus petite idée de la façon dont un cerveau pouvait marcher – et encore moins celui de l'elfe – mais il devait forcément y avoir une sorte de vague logique là-dedans. Des lignes, tordues ou non.
Alors évidemment que l'attitude de a jeune femme attirait son attention. Il voulait les voir, ces saletés de lignes. Le soucis était que, quoi qu'il fasse, il n'en voyait pas. Pourquoi dévier, discourir et se taire ? C'était complètement illogique. Pour ne pas dire stupide. Si elle voulait qu'il oublie, il aurait fallu commencer par se taire. Peut-être que c'était sorti tout seul. Peut-être que, sans le vouloir, elle avait laissé s'échapper un truc qu'elle aurait préféré garder pour elle. Quelque chose qui lui aurait échappé à lui aussi.

Voilà pourquoi il détestait réfléchir. C'était usant. Juste usant. Rien d'autre qu'un mauvais réflexe.


« My. Tu as un problème avec le sommeil ? »

Et son visage se ferma de nouveau. Le soucis, avec l'honnêteté, c'était d'en discerner les limites. Alors quand nier revenait à mentir et acquiescer à admettre, il préférait se taire. L'interprétation d'un silence revenait à celui qui l'écoutait, pas à lui. C'était bien plus simple comme ça. Il ne mentait pas, il ne s'ouvrait pas ; il se taisait. Ou bien partait. Évitait. En un mot : fuyait. Encore une fois, c'était plus simple comme ça. Il avait connus suffisamment de mensonges destructeurs et de vérités douloureuses pour avoir appris à leur préférer le silence.
Malheureusement, ce n'était pas le cas de tout le monde. Et s'il était presque impossible de mettre Selenda dans une case fixe, il n'en restait pas moins certain qu'elle ne faisait pas partie des personnes bienséantes et tranquilles qui laisse les autres vivre leur vie sans les ennuyer. Il s'attendait donc à ce que ce qu'elle fasse ou dise ne lui plaise, quoi qu'il en soit, pas. Est-ce qu'elle allait approfondir, se taire, s'en aller, dire autre chose, se déplacer dans la pièce... Ça, il n'en avait aucune idée. Mais ses yeux gris, dont l'éclat reflétait de nouveau une colère froide, ne la lâchèrent pas un seul instant. Allez, fais quelque chose. Dis quelque chose. Qu'il puisse les voir à la fin, ces foutues lignes.

La jeune femme se mordit la lèvre, une de ses mains plongées dans sa poche. Perplexe, hésitante ? Kélian plissa une fois de plus les yeux, sans plus de résultat qu'avant. Quelque chose l'ennuyait, peut-être ? Il n'en savait rien. Ce qui était ennuyeux, avec quelqu'un qui changeait aussi vite d'attitude que l'elfe, c'était de discerner les réactions anormales des autres. C'était la même histoire que pour ces personnes qui ne cessaient de sourire et dont, au final, on ne savait pas discerner ce qui les rendait vraiment heureux du reste. Même combat. Mais pour l'heure, il était à peu près sûr que quelque chose n'allait pas. Elle agissait bizarrement – enfin, dans son cas, différemment aurait été plus juste. Peut-être qu'à force de se téléporter elle avait oublié des bouts de cerveau de-ci de-là. Saleté de pouvoir, hein.

Oh. A moins que.

En bon lunatique qui se respecte, un sourire amusé remplaça l'agacement sur son visage.


« Ooooh. » Son sourire s'agrandit, comme s'il venait de comprendre quelque chose – et quelque chose de plaisant, à priori. « Je vois. T'as avalé ta langue, c'est ça ? Toi qui étais si loquace y'a une minute, pourtant. Pourquoi tu t'arrêtes en si bon chemin, hm ? Un problème ? »

Il releva sa jambe gauche, son pied posé sur le rebord du lit (et peu importe s'il salissait les draps, ils seraient impeccable une heure plus tard), pour appuyer négligemment son avant-bras sur son genou.

« Ça m'intéressait teeellement de t'entendre déblatérer, répondit-il d'une voix à mi-chemin entre l'ironie et le sérieux. Je t'entends pas penser, je te signale. Et on s'ennuie ferme ici. »

Sans rire. Et même s'il avait pu le faire, ça n'aurait rien changé concernant son cas. Les pensées étaient un domaine extrêmement personnel auquel il n'aurait jamais touché, qu'il en ait la possibilité ou non. Allez fouiner chez des personnes qu'il détestait, sans problème. Pas les autres. Sans compter qu'il n'était pas certain de revenir indemne d'un voyage dans la tête de l'elfe. Il n'en avait quoi qu'il en soit pas la possibilité, ce qui réglait le problème.
A défaut de pouvoir passer le temps en sondant les pensées des abrutis qui lui gâchaient la vie, il comptait donc se rabattre sur 'ennuyer Selenda'. Ce qui, à défaut d'être simple, avait le mérite de l'occuper. Parce que du temps, ici, ils en avaient à ne plus savoir qu'en faire.



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MessageSujet: Re: [TERMINÉ : EVENT RUDY] Enrôlement ~ [Kélian Ael] 4/4   Mar 8 Mai 2012 - 0:51

{ Is this something that was planned up above? }

    Non, Selenda n’était pas une menteuse. Le temps et la relativité avait fini par altérer sa vision du monde qui l’entourait, inversant parfois blanc et noir, étirant l’espace et la raison comme un chewing-gum effiloché. Comprendre et restituer, distinguer le vrai du faux, tout s’était mêlé dans sa tête dans une vaine tentative pour échapper à l’immuabilité et ne pas se dissoudre dans l’étendue des rôles qu’elle avait à jouer. Elle n’avait certes pas perdu contact avec la réalité, la base tangible sur laquelle vivaient la plupart des gens ; son intelligence lui avait recréé une façon de penser à partir de cette base qui lui était rapidement devenue obsolète, peut-être dans l’espoir de lui créer quelque chose de propre et d’inimitable. Elle pensait ce qu’elle voulait ou le contraire ; elle raisonnait et défaisait ses raisonnements tour à tour ; trouvait du sens à ce qui n’en avait pas, et vice-versa. Ce mode de raisonnement, il était personnel, il était caché. Parce que la majorité des gens ne comprenaient pas, et qu’il aurait été ridicule de se couper de toute conversation normale juste à cause de cela. Cette idée avait germé et poussé dans son esprit, elle était indestructible, mais pas incontournable.
    L’un dans l’autre, il n’y avait pas de problème.
    Enfin, tant qu’un foutu facteur externe inconnu ne la forçait pas à dire tout ce qui lui passait par la tête, il n’y avait pas de problème. A l’heure actuelle, la main sur la bouche et l’air pas du tout enchantée, Selenda était franchement contrariée. Parce que la forcer à réfléchir à ce qu’elle allait dire avant de prononcer chaque mot, c’était vraiment cruel. Elle qui détestait réfléchir à quoi que ce soit. Maintenant, du coup, elle ne disait plus rien.
    Et, oui, ce facteur ne pouvait être qu’externe. Tout simplement parce qu’elle ne se serait pas bloquée elle-même, ainsi, cela aurait été, sinon stupide, tout bonnement ridicule. Donc quelque chose d’externe. Et elle avait une vague idée sur la question, songea-t-elle en jetant un regard sombre à Kélian.

    Kélian quiiii… faisait de nouveau la tête. Selenda faillit écarquiller les yeux jusqu’à se retrouver affublée d’un strabisme permanent en rencontrant le regard noir du jeune homme. Bah tiens, qu’est-ce qu’elle avait dit encore ? Ah, oui, elle avait marmonné quelque chose – déjà refoulé au fond de sa mémoire – à propos du sommeil, lui semblait-il. Elle n’avait pas fait attention, mais visiblement cela n’avait pas plu à son ami.
    La main toujours sur la bouche, Selenda couvrit ce dernier du regard, se demandant exactement au même moment que lui ce qu’elle allait faire de cela. Parce qu’elle lui avait techniquement posé une question et qu’au lieu de répondre, il se renfrognait, ce qui signifiait qu’il y avait là matière à exploiter.
    Mais, spontanément, elle ne réagit pas. Pour éviter la dispute, sans doute, car comme déjà précisé, elle n’aimait pas les disputes. En outre, Kélian était effrayant avec ce regard – moui, plus ou moins. En tout cas elle n’aimait pas voir ses yeux gris s’assombrir ainsi. Et puis elle n’était pas si dépourvue de tact que cela. Alors elle avait décidé de le laisser tranquille.
    … Pour le moment.
    Après tout, il l’avait bien « taquinée » jusqu’à maintenant, hein.
    Mais bon, pas besoin d’aller très loin pour trouver quelque chose à creuser : sommeil, allongé… la vengeance est un plat qui…

    « Ooooh. Je vois. T'as avalé ta langue, c'est ça ? Toi qui étais si loquace y'a une minute, pourtant. Pourquoi tu t'arrêtes en si bon chemin, hm ? Un problème ? »
    … Eh ? Il se fichait d’elle, maintenant ? L’elfe observa le sourire narquois du brun d’un air stupéfait. Puis une pensée lui vint : c’était à ça qu’avaient droit ses amis tous les jours, quand elle changeait d’humeur toutes les deux secondes ? Bon sang, c’était énervant ! Affichant une moue boudeuse, la jeune femme croisa les bras et tira la langue à Kélian pour lui prouver qu’elle était encore bien en place. Elle avait bien envie de lui grogner dessus un bon coup, voir de lui donner un coup de crocs pour la forme, mais elle n’était toujours pas sûre de pouvoir ouvrir la bouche sans risque. Elle se contenta de le fusiller du regard pendant qu’il mettait ses chaussures potentiellement sales sur les draps blancs du lit. C’est là qu’on remercie les ménagères du Pensionnat.

    « Ça m'intéressait teeellement de t'entendre déblatérer. Je t'entends pas penser, je te signale. Et on s'ennuie ferme ici. »
    Selenda laissa échapper une exclamation presque dédaigneuse et ouvrit les bras d’un air entendu, comme si ses précédentes réflexions n’avaient jamais existé.

    « Evidemment. Je dis toujours des choses intéressantes. » L’elfe fit un quart de tour sur elle-même et se pencha pour récupérer un rouleau de sparadrap qui traînait dans le capharnaüm laissé par l’esprit frappeur. « Non, sérieusement, » reprit-elle en le faisant sauter entre ses mains, « tu sais que tu ne m’as pas répondu à l’instant et que tu réclames que je me remette à déblatérer ? Je te trouve très exigeant ~ » Elle lui adressa un sourire goguenard. Pour l’instant, ça allait. « Je ne dis rien ; je n’ai rien à dire. Ce n’est pas le but de la question. » Ne jamais se réjouir trop tôt.
    Selenda résista une seconde à une forte envie d’aller s’éclater la tête contre un mur, respira à fond, puis enchaîna avec un sourire angélique comme si de rien n’était. Plus ou moins logique, plus ou moins terre-à-terre, toujours caractéristique. C'était ça, et c'était pas cool.

    « Faudra que tu me parles de ton pouvoir un jour ~ » Se retournant avec légèreté, elle lança l’objet qu’elle tenait entre ses doigts dans sa direction. « On fait un action vérité ? »
    Détournement de conversation tellement grossier qu’elle aurait aussi bien pu sortir un panneau « Parlons d’autre chose » de sa poche. Bien sûr, quoi qu’elle n’ait aucun rapport avec la situation actuelle, la proposition n’en était pas moins sérieuse ; voir même un tantinet intéressée.
    Après tout, il venait de dire qu’il s’ennuyait, non ? Après tout, elle détestait s’ennuyer, non ? Et par-dessus tout, ils avaient tout le temps de s’ennuyer et de remédier à cet ennui dans cette bâtisse, pas vrai ? Et voilà, comment on trouve des liens entre les faits dans tous les sens imaginables.



Disons que j'accepte tous tes retard pour les 30 prochaines années à raison d'une boîte de chocolats par an 8D
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MessageSujet: Re: [TERMINÉ : EVENT RUDY] Enrôlement ~ [Kélian Ael] 4/4   Mer 16 Mai 2012 - 1:25

C'est ça, qu'elle tire la langue tant qu'elle en avait encore une. La violence d'une telle pensée ne sauta pas aux yeux de Kélian, qui avait de toute façon trop d'envies de meurtre par jour pour encore s'ennuyer à appliquer. Trop long, trop pénible. Sans compter que s'il tuait chaque personne qui l'agaçait, il n'aurait tout simplement plus personne à qui parler. Et ça, hors de question. Si l'éternité s'apparentait déjà à une véritable torture, il n'osait même pas imaginer ce qu'il en aurait été de vivre éternellement – mais seul. Ou entouré de gens véritablement insupportables. Quoi que, parfois, juste de temps à autre, un peu de tranquillité semblait bien valoir ce sacrifice.
Heureusement pour sa réputation et la survie de certaines personnes, il n'avait pas encore décidé de se mettre sérieusement à commettre des génocides.
Ennuyer des elfes, par contre, c'était tout à fait dans ses cordes. Surtout quand l'elfe en question s’appelait Selenda (pas qu'il ait croisé d'autres oreilles pointues, remarque) et que pour une fois elle était ne serait-ce qu'un peu déstabilisée. Avoir une longueur d'avance lui plaisait bien. Et puis elle l'avait suffisamment ennuyé avec son pouvoir comme ça ; s'il pouvait faire la même chose, volontairement ou non, eh bien tant mieux. Il n'avait pas la plus petite idée de la manière dont ça fonctionnait, de toute façon. Même s'il avait voulu le désactiver, ce n'était pas aussi simple qu'appuyer sur un bouton ou dire le mot magique : ça demandait une maîtrise que lui, sans conteste, n'avait pas. Et se fichait bien d'avoir. Le seul problème étant que si c'était amusant sur Selenda, dans ce contexte précis, il arrivait que ce soit juste insupportable. Ou frustrant. Ou juste colossalement embêtant. Au choix.

Mais pour l'instant, c'était amusant.


« Évidemment. Je dis toujours des choses intéressantes. »

Ça, il n'en doutait pas. Mais après avoir acheté la paix sociale en écoutant Heather parler de ses dix mille conquêtes et de ses trente-six vernis à ongle pendant dix minutes, tout lui semblait intéressant. Elle n'avait pas beaucoup de crédit concernant ce sujet, donc.

« Non, sérieusement, tu sais que tu ne m’as pas répondu à l’instant et que tu réclames que je me remette à déblatérer ? Je te trouve très exigeant ~ »

Il répondit à son sourire par un autre sourire, toujours aussi agréable et innocent. Oui, parfaitement. Il était exigeant et, en plus de ça, insupportable. L'ami parfait, non ? Comme Selenda était elle-même pas mal dans son genre, il ne se sentait pas particulièrement en tort. Surtout que, niveau contradictions, ils n'étaient plus à ça près. Rediriger les questions vers l'autre était plus simple qu'y répondre soi-même. Ça rendait aussi la conversation plus difficile à suivre mais, her, on a rien sans rien ; prendre des risques faisait parti du jeu, tout autant qu'éviter de se prendre les risques en question dans la figure.

« Je ne dis rien ; je n’ai rien à dire. Ce n’est pas le but de la question. »

Et comme l'elfe avait un désavantage évident, autant en profiter. Lui ne pouvait pas sortir de la pièce en un claquement de doigt – aucune raison pour qu'il n'y ait pas des plus et des moins des deux côtés. En l'occurrence, qu'elle sourit ou non n'y changeait rien. A moins qu'elle n'ait ramassé le rouleau de sparadrap dans le but de se bâillonner, elle ne pourrait pas plus agir sur son pouvoir que lui pouvait agir sur le sien. Qu'elle s'estime heureuse qu'il n'ait pas la capacité de la faire taire à volonté. Ça aurait été vraiment sympa, comme pouvoir. Nul doute qu'il en aurait usé et abusé sans se soucier des conséquences.

« Faudra que tu me parles de ton pouvoir un jour ~ »

Kélian attrapa l'objet dans sa main droite, un sourire sarcastique aux lèvres. C'est ça, un jour, s'il y pensait. Et trouvait comment expliquer. Et voulait expliquer.

« On fait un action vérité ? »

La proposition arracha un haussement de sourcil intrigué au jeune homme. Un action vérité, uh ? Ça faisait bien mille ans qu'il n'avait pas joué à ce genre de choses. Il fallait dire que ces dernières années n'avaient pas été très... comment dire ? Tranquilles. Ça et aussi le fait que ce jeu, face aux mauvaises personnes, était tout bonnement insupportable. Et il parlait d’expérience – lui-même n'était pas de ceux qui obéissent aux règle sans protester. Action, vérité, oui, non ? Il pesa le pour et le contre en silence, le rouleau de sparadrap coincé entre ses doigts. Rester assis là à ne rien faire pour le reste de la journée était hors de question. Il s'ennuyait. Personne n'avait besoin de lui. Ou bien les personne en question ne criaient pas assez fort, et tant pis pour eux. Ça pouvait être une bonne comme une très mauvaise idée ; à priori, il ne le saurait pas avant d'avoir essayé.

Il porta l'objet rond au niveau de son œil droit et ferma l'autre pour observer Selenda à travers l'ouverture au centre.

« T'as pas peur que je te demande de te jeter par la fenêtre ? » Il reprit le rouleau dans sa main et lui lança un regard égal. « J'ai des idées tordues, des fois. »

Ou simplement un sens de l'humour et de l'amusement différent de la norme. Tout était question de savoir où commençait le bizarre et où se terminait l'acceptable.
Il ne lui fallut pas longtemps pour renvoyer l'objet à son interlocutrice, persuadé que ce truc lui serait plus utile à elle qu'à lui. Puisque jusqu'à preuve du contraire, lui parvenait parfaitement à décider de ce qu'il disait ou non.

« Okay, adjugea-t-il en parcourant la pièce, sens dessus dessous, du regard. Mais uniquement parce je m'ennuie. Et je te préviens, je perds jamais à aucun jeu. »

Que gagner soit possible ou non, il s'en moquait complètement. Il détestait perdre, tout simplement. Vu comme ça, pas étonnant qu'il aime lire.



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MessageSujet: Re: [TERMINÉ : EVENT RUDY] Enrôlement ~ [Kélian Ael] 4/4   Dim 20 Mai 2012 - 14:28

{ One step, and another step, whenever I get farther }

    Et il souriait, cet idiot. Selenda avait récemment remarqué que, question sourires narquois et paroles sarcastiques, Kélian la valait bien, et même n’était pas loin de la surpasser. Ce n’était pas que l’elfe n’ait jamais rencontré des personnes de ce genre, bien sûr ; elle savait d’expérience que ses relations avec cette classe de caractère étaient toujours légèrement inhabituelles. Etait-ce la conséquence d’une trop grande ressemblance ? Quand elle parlait à Kélian, un coup tout semblait limpide, puis complètement embrouillé. Et dans tous les cas, les piques fusaient. D’un côté, une relation sans faux-semblants avait du bon ; de l’autre, elle n’aimait pas être prise au dépourvu. Et malheureusement, elle avait plus de mal à appréhender les personnes comme le brun que les autres.
    Sans doute la raison pour laquelle il réussissait si bien à la mettre en difficulté
    Comme maintenant par exemple. Ce sourire moqueur qu’il arborait depuis qu’elle avait commencé à s’emmêler avec ses mots témoignait clairement de la tournure que prenait la situation. Et si Selenda détestait bien quelque chose, c’était de ne pas réussir à reprendre un avantage qui lui avait été volé.
    Elle allait lui enlever, son sourire, tiens.

    Le jeune homme rattrapa, sans grande surprise, le rouleau de sparadrap avec adresse, et Selenda eut la satisfaction de voir qu’il ne s’était pas attendu à la proposition. En même temps, le rapport éventuel qu’elle pouvait avoir avec leur « conversation » était tout sauf évident.
    Elle eut également celle de l’observer réfléchir un moment avant de répondre. Tentera, tentera pas ? A priori Selenda n’avait pas d’excellente raison de proposer ce jeu – qui selon elle d’ailleurs n’était pas spécialement intelligent. Mis à part celle de détourner la conversation sur une autre voie ; et puis, qui sait, puisque ni l’un ni l’autre n’acceptait de répondre aux questions posées, peut-être cette technique serait-elle plus efficace ? L’elfe était curieuse et respectait les secrets des autres… tant que lesdits autres ne s’amusaient pas à essayer d’excaver les siens. Maintenant, elle n’allait pas faire de cadeau à Kélian après qu’il ait commencé à la cuisiner comme il l’avait fait. Parfois il y a des conséquences, eh.
    Bien entendu, son idée pouvait aussi se retourner contre elle. Ce ne serait pas la première fois, d’ailleurs.

    « T'as pas peur que je te demande de te jeter par la fenêtre ? » Argua finalement Kélian en l’observant à travers l’ouverture pratiquée dans le rouleau. Selenda lui adressa un joli sourire, évident reflet du sien. « J'ai des idées tordues, des fois. »
    Des fois ou plus, certes. Mais que ce soit téméraire ou raisonnable, l’elfe ne craignait rien de ce que pourrait lui imposer son ami. Peut-être aurait-elle dû.
    Mais en l’occurrence, lui demander de sauter par la fenêtre ne lui aurait fait ni chaud ni froid. Après tout, il n’avait pas précisé qu’elle devait rencontrer le sol après cela.

    « Okay. » Finit-il par accepter. « Mais uniquement parce je m'ennuie. Et je te préviens, je perds jamais à aucun jeu. »
    Rattrapant l’objet qui lui avait été réexpédié, Selenda fit mine de s’en coller une bande sur la bouche.

    « M’embête pas ou je dis plus rien. » Sourit-elle. « De toute manière je suis increvable, je te rappelle ~ »
    Puis, vu que ces phrases n’avaient pas plus intérêt que ça dans le cas présent, elle poursuivit :

    « Très bien. Dans ce cas je commence, mais comme je suis sympa, je te laisse choisir l’alternative que tu préfères. »
    Toujours souriante, l’elfe fit sauter le rouleau entre ses mains, puis le fit tourner autour de son index.

    « Donc ; vérité, c’est quoi ton problème avec le sommeil, les lits, les gens qui dorment, la position allongée ou que sais-je encore ? » Quel ange. Bien sûr qu’elle n’allait pas abandonner si facilement la question à laquelle il avait refusé de répondre.
    D’autre part, une parole en étant une :

    « Action… » La jeune femme fixa le plafond deux secondes en continuant de faire tournoyer son nouveau jouet, puis décida sous l’emprise d’une soudaine inspiration : « Action, tu vas donner ça à cette chère Toya au GGL en lui racontant de looong en large à quel point tu es heureuuuux de lui faire plaisir et que tu es même prêt à lui en ramener d’autres si elle en a envie ~ »
    Un rapide téléport l’amena à côté du jeune homme, la feuille en question se balançant entre deux doigts. Elle lui adressa un sourire effronté plein de canines brillantes. Rigole, maintenant, petit malin.
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MessageSujet: Re: [TERMINÉ : EVENT RUDY] Enrôlement ~ [Kélian Ael] 4/4   Jeu 24 Mai 2012 - 5:48

{ Tun tun tun tutun, chihuahua~ }

Kélian n'était pas du genre à regretter, donc il ne regretta pas. S'il reculait dès qu'une contrariété pouvait éventuellement pointer le bout de son nez, il n'arriverait à rien ; et puis il n'avait pas peur. Tout simplement. Il affronterait les conséquences, que ce soit quelque chose de complètement stupide ou un truc plus difficilement supportable. L'avantage, avec ce jeu, était qu'il allait constamment d'un sens à l'autre. Si ses propositions – pardon, ordres – ne lui plaisaient pas, qu'elle s'attende à subir le retour de flamme. Comme il l'avait dit, il ne perdait jamais à aucun jeu. Si perdant il devait y avoir, ce ne serait pas lui.
Il ne se défilerait pas. C'était certain. Il ne pensait pas qu'elle puisse lui poser une question suffisamment précise pour qu'il ait à refuser d'y répondre purement et simplement. Elle ne connaissait pas assez sa vie privée pour ça. Quant-aux actions... Bah, peu importe. Aussi imaginative soit l'elfe, il ne reculait pas devant grand chose. Au mieux, ce serait un jeu d'enfant. Au pire, le ridicule ne tue pas.En théorie, en tout cas.


« M’embête pas ou je dis plus rien. De toute manière je suis increvable, je te rappelle ~ »

Oui, bonne idée, rappelle le. On sait jamais ; savoir qu'elle était increvable le dissuaderait peut-être de vouloir la balancer par la fenêtre. Jeter un vase contre un mur n'avait plus grand intérêt si le vase en question rebondissait dessus sans se briser – ou, pire encore, s'il vous rebondissait à la figure. Et aucun doute, Selenda était de ce genre de vases. Peu importe que ça ait un sens ou non.

« Très bien. Dans ce cas je commence, mais comme je suis sympa, je te laisse choisir l’alternative que tu préfères. »

Oooooh non. On ne convainc pas un sceptique de sa bonne foi simplement en disant 'je suis sympa'. Il n'y croyait pas une seule seconde. C'était exactement comme dire 'tu peux me faire confiance' :ça donnait envie de croire le contraire. Il s'attendait déjà à ce qu'elle sorte quelque chose de déplaisant, et maintenant il devait s'attendre à ce qu'elle trouve deux choses déplaisantes. Est-ce qu'il gagnait au change ? A priori pas. Sans compter que ça allait le forcer à chercher laquelle des deux options était la plus acceptable, ce qu'il n'avait pas envie de faire. Mais, soit ; il lui accordait le bénéfice du doute. Laisser le choix était plus diplomatique qu'imposer. En théorie.
Et comme d'habitude, dès que la pratique pointait le bout de son nez, tout s'écroulait.


« Donc ; vérité, c’est quoi ton problème avec le sommeil, les lits, les gens qui dorment, la position allongée ou que sais-je encore ? »

Si l'expression de Kélian avait pu se traduire en quelques mots, ç'aurait été ceux là : Proposition rejetée.
Et il n'aurait pas pu avoir l'air plus décidé à ne pas répondre. Pour un peu, il aurait pu directement accepter la seconde proposition, quelle qu'elle soit ; ça ne pouvait vraiment être pire. Pas que ce soit honteux. Ni qu'il ne fasse pas suffisamment confiance à son amie, d'une certaine manière, pour lui parler de ce genre de choses. C'était juste un rejet. Un refus net et catégorique qui ne datait pas d'hier. Il n'aimait pas parler de ça. Il ne voulait pas parler de ça. Ça l'ennuyait suffisamment au quotidien pour qu'il ait envie de le partager avec qui que ce soit.


« Action… »

Mais, Selenda étant Selenda, il eut de la chance d'avoir gardé les lèvres closes.

« Action, tu vas donner ça à cette chère Toya au GGL en lui racontant de looong en large à quel point tu es heureuuuux de lui faire plaisir et que tu es même prêt à lui en ramener d’autres si elle en a envie ~ »

Vu ce qu'elle venait de proposer, difficile de ne pas grimacer.

Mais c'est ça, qu'elle sourit ; ça ne durerait pas. S'il n'avait pas une imagination extraordinaire, il n'avait jamais manqué d'idée pour se venger. Il trouverait. Dès qu'il aurait réussi à choisir. Puisque, non, il ne comptait pas se défiler – question d'honneur. Dans un sens, la première solution serait moins traumatisante. Définitivement moins. Dans un autre, la deuxième serait temporaire, aussitôt executée aussitôt oubliée. Quoi qu'il risquait d'en faire des cauchemars. Et qu'il n'était pas sûr de s'en sortir si cette 'chère Toya' le prenait au sérieux et – dans le pire des cas – voulait même lui offrir un truc pour le remercier. Le GGL, moins il y mettait les pieds, mieux il se portait.
En même temps...

Choix cornélien, donc. Qui se traduisit par un agacement évident et une sérieuse envie de faire manger cette feuille à Selenda, quitte à se faire incendier après pour avoir perdu un truc aussi important.

Allez, on se calme. Il pouvait faire mieux. Il ne comptait pas lui donner la satisfaction de... De rien du tout. Il ne savait ni ce qu'elle aurait préféré ni à quoi il s'attendait, mais peu importe. Il allait choisir et poursuivre le jeu. Ça aurait été trop bête de l'arrêter avant même d'avoir vraiment commencé. Quitte à jeter un truc par terre et s'en aller en grommelant, il voulait au moins avoir réussi à ennuyer la jeune femme avant.
Enfin ça, il le ferait dans... Deux minutes.

Kélian se redressa, calmement, l'air aussi aimable qu'un tueur en série. Ce qu'il allait peut-être devenir sous peu, au final. Il ignora superbement la feuille, fit un pas en avant. Se tourna vers Selenda.


« Tu sais quoi ? J'ai envie de... » Réfléchis, réfléchis. C'est bien le moment de réfléchir, tiens. « Marcher, lâcha-t-il finalement, l'air aussi détaché que possible. Mais je t'oblige à rien, hein. Si tu veux rester là et ranger, ce serait parfait. »

Allez hop, demi tour et on sort. Il y a suffisamment de couloirs dans cet endroit pour réussir à la perdre. Appuie sur la clenche, ouvre la porte.
Mais voilà la fierté qui refait surface. Piqué au vif par une remarque que pourtant personne ne lui avait fait, il se sentit obligé de reposer ses yeux gris sur Selenda. Et aimablement, s'il vous plaît.


« Et je vais choisir. » Il lui réserva le sourire le plus hypocrite qu'il puisse trouver avant d'ouvrir la porte. « Mais à ta place, je m’inquiéterais. Sinon en plus d'être la nouvelle mascotte du GGL, je te prêterais aussi à Heather pendant une heure. Je suis sûr qu'elle aurait pleins de robes à te faire essayer. »

Il passa la porte d'un pas souple et, avant de la fermer, adressa un sourire narquois à l'elfe.

« Allez, ramène toi. Je te tiens pas la porte, hm ? »

Comme si elle allait l'ouvrir. Vu le cirque qu'elle avait fait en arrivant, elle avait plutôt pas intérêt.



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MessageSujet: Re: [TERMINÉ : EVENT RUDY] Enrôlement ~ [Kélian Ael] 4/4   

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[TERMINÉ : EVENT RUDY] Enrôlement ~ [Kélian Ael] 4/4

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