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 [RUDY] And so it begins... { PV RALPH}

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MessageSujet: [RUDY] And so it begins... { PV RALPH}   Lun 29 Aoû 2011 - 22:09


    Il ouvra lentement la lourde porte, grinçant sur ses gonds, la laissant juste assez entrebâillée pour y glisser sa tête curieuse. De grands yeux bleus balayèrent le regard de la pièce, avide de liberté. C'était un salon tout à fait banal, un peu pauvre au goût de Cahier. Le style était assez médiocre (à savoir : moyen et populaire) si ce n'était peut-être la cheminée très ouvragée, sûrement d'origine et le piano qui avait rapidement attiré l'oeil de Cahier. Son éducation l'avait toujours poussé vers la musique et l'art, et cela faisait bien longtemps qu'il n'avait pas entendu de jolies notes cristallines sortir de cet instrument. Déjà, de nombreuses mélodies enchanteresses montaient à sa tête. C'était certain il fallait qu'il en joue. Est-ce qu''il était encore en état au moins ? Le piano était très poussiéreux. Cependant, compte tenu de l'état des lieux, impossible de savoir si c'était dû au fait qu'il était resté inactif très longtemps ou si la poussière qu'avait relevé le pianiste précédent était simplement retombée dessus quelques heures après utilisation. Si ce que les autres racontaient était vrai, il y aurait donc possibilité de se barrer de là ! Un mois dans ce pensionnat ennuyeux et vulgaire, c'était déjà suffisamment long pour Cahier !

    "Hey Maître, les autres se sont organisés en groupe, est-ce que ce n'est pas un peu prétentieux de se lancer là dedans seul ?"


    Cahier se retint de répondre par des insultes et se contenta de soupire, agacé. Non seulement le temps semblait suffisamment long ici, mais il fallait en plus qu'il se coltine ce truc insupportable sur patte... Seth avait rapidement pris confiance (bien trop au goût de Cahier) et ne se souciait plus guère des humeurs de son maître, qui se contentait la plupart du temps de l'engueuler ou de lui donner de légers coups de pieds, faute d'objets tranchants disponibles aux environs. Cahier ne comprenait pas encore trop pourquoi, mais la bestiole ne semblait pas pouvoir trop s'éloigner de lui encore. Qu'est ce que c'était au juste ? En l'observant plus attentivement, Cahier en avait déduis que ce devait être une sorte de... Fennec. Il soupira encore une fois mais plus par dépit. Pourquoi ? Pourquoi ? Pourquoi pas un lynx un peu stylé comme celui de Ralph ? Pourquoi pas un grand renard blanc comme celui qu'il avait imaginé ?
    Le petit fennec réagit comme s'il avait lu dans les pensées de son propriétaire :

    "C'est toi qui m'a créé ainsi !"
    "Non. Non non. Tout le monde sait que ce qui est "grand" pour un enfant ne l'est plus quand il grandit ! Tu aurais dû le savoir et un peu soigner ton look."


    Seth ne prit pas la peine de répondre et trottina sur les talons de son maître qui s'était décidé à entrer franchement dans la pièce. Celui-ci s'arrêta au milieu et contempla la pièce les mains sur les hanches. "Bon... Si j'étais ce mec, je les planquerais où ces feuilles ?". La pièce n'était pas très garnie, mais déjà le nombre de possibilités se multipliait. C'était sûr, entreprendre cet expédition tout seul ne payait pas de mine. Cahier commençait à douter qu'il ne trouve quoi que ce soit. Si l'existence de ces feuilles n'étaient pas de simples rumeurs en plus... En y réfléchissant bien, il se dit qu'il aurait peut-être dû vérifier un peu mieux ses sources. Enfin ! Maintenant qu'il y était...
    Il tentait de focaliser son esprit sur la recherche, mais très rapidement, celui-ci revint vers le piano, au galop, répondant à l'appel des muses cachées dans ses cordes. Cahier s'en approcha, presque timidement. Il avait toujours trouvé que les piano avait une prestance particulière, une noblesse qui forçait au respect. Il effleura les touches du bout des doigts et les retira presque aussi tôt. Le plancher avait craqué, il y avait quelqu'un. Pour des raisons un peu floues, l'endroit lui faisait toujours peur et il ne faisait confiance à personne. Redoutant le visage du nouveau venu, il se retourna d'un geste rapide, crispé. Son expression se détendit un peu et tenta de reprendre un semblant de constance quand il reconnu l'arrivant.

    " Oh... C'est toi..."

    {HRP} Fiouuu ! J'ai perdu l'habitude ! XD {HRP}



Dernière édition par Cahier Pantomine le Jeu 1 Sep 2011 - 19:16, édité 3 fois
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MessageSujet: Re: [RUDY] And so it begins... { PV RALPH}   Mar 30 Aoû 2011 - 22:58

{ I don't know whenI got Mad, I don't know how I got Mad... }

    Allons bon. Encore perdu. C’était ce que songeait, en ouvrant une énième porte pour déboucher sur une pièce qui lui était inconnue, notre très cher Ralph en plein pérégrination grincheuse journalière. Sous le regard moqueur de son AEA, le jeune homme errant dans les couloirs comme une âme en peine – ou plutôt comme l’âme profondément désœuvrée qu’il était – avait convenu, une heure plutôt, qu’il s’était bel et bien perdu. Encore une fois. Il ne les comptait plus ; mais comment était-il possible qu’après des mois – qu’il ne comptait plus non plus – d’enfermement passés à tourner en rond dans cette maudite baraque, il en soit toujours à tomber sur des couloirs, des portes ou des pièces qu’il ne connaissait pas ? Cet endroit n’était pas si grand que ça, pourtant ! Certes, ses constructeurs devaient avoir le sens de la démesure, mais à l’heure d’aujourd’hui Ralph croyait bel et bien en avoir fait le tour complet et être passé dans toutes les pièces sans exception.
    Eh bien non, semblait lui ricaner au visage l’espèce de placard à balais plein de poussière et de toiles d’araignées sur lequel s’ouvrait la porte qu’il avait eu le malheur d’ouvrir. Enfin, songeait-il en jetant à ladite pièce un beau regard noir, il avait encore de la chance. Tomber sur une de ces pièces chausse-trappe dont raffolait l’entité de pierre aurait été moins séduisant encore que la perspective d’errer pendant des heures avant de retrouver un terrain connu. Ralph n’était pas très réactif, mais ne tenait pas, malgré tout, à se faire emmurer vivant, griller, démanteler, ou quoi que ce soit du genre par un piège sadique laissé par les constructeurs. C’est pourquoi, en plus du facteur flemme et manque d’intérêt qui l’empêchait de se lancer dans l’exploration de la salle, le jeune homme referma soigneusement la porte en reculant dans le couloir sans chercher à s’aventurer plus avant. Et de tourner les talons, ignorant le regard presque méprisant de Liam, parce que la bestiole se trouvait trop loin pour qu’un quelconque coup de pied puisse l’atteindre. Dommage, dommage.
    Les mains plongées dans les poches de son jean sombre, la chaîne brisée pendant de sa menotte se heurtant avec le métal de sa ceinture avec un cliquetis discret, Ralph continua son chemin à travers les couloirs à l’épaisse moquette rouge. Les pattes de Liam ne faisaient quasiment aucun bruit, étouffés par le tapis en question, ce que n’étaient pas les son produits par le pas de l’amnésique, qui comme d’habitude ne faisait pas attention à sa façon de se déplacer ce qui, allié à son caractère plutôt grognon et son manque de connivence avec l’extérieur, lui donnait une démarche plutôt lourde et agressive. Le fait qu’il ait l’impression de tourner en rond et en ait marre de déboucher sur des pièces vides ou inconnues ne contribuait pas à améliorer ce fait.

    Après une demi-heure passée en vaines errances, encore, Ralph s’autorisa une pause, qu’il mit à profit pour râler contre son AEA, lequel lui répondit comme bien souvent qu’il n’avait rien d’un GPS sur pattes, ce qui conduisit le blondinet à l’envoyer se faire voir, comme d’habitude. C’était fou la facilité avec laquelle la vie dans le Pensionnat était devenu son quotidien, sa monotonie. Des jours et des jours se succédant, durant lesquels il dormait, mangeait, se baladait dans l’immense bâtisse. Il ne voyait pas grand monde, personne pour le déranger, sauf quand Luna ou Courtney décidaient de le monopoliser, ou quand il croisait Lana ce qui amenait immanquablement à des roucoulements sur Liam et des duels de regards avec Léon… Le train-train quotidien, habituel, quoi. C’était bien. Tout cela ne le surprenait plus, ne le déstabilisait plus. Malgré cela, malgré qu’il soit désormais en terrain connu, malgré le fait que Liam ait réapparu après une assez longue période d’absence durant laquelle les nuits de Ralph avaient été plus tourmentées que d’habitude, le jeune homme continuait à ressentir les mêmes malaises. Les mêmes peurs, les mêmes envies brutales et incontrôlables. Il se sentait de plus en plus happé par l’obscurité, alors même qu’il la cherchait désespérément pour échapper à tout le blanc, sans aucune tâche, sans aucune irrégularité, qui hantait ses rêves. Même si extérieurement rien ne transparaissait.
    Il aurait voulu effacer ce blanc. Le peindre d’un noir de nuit. Comme s’il s’agissait d’un mur sur lequel il aurait lancé des pots de peinture pour qu’il y éclatent, des tubes de gouache, des palettes de couleur, et y aurait écrasé des cartouches d’encre entières, y aurait laissé des traces de doigts, des traces de boue, des traces de sang… Il aurait souillé l’immaculé de ce mur de noir et brun, et de rouge et jaune, et d’un bleu clair comme l’azur du ciel… Il l’aurait fait disparaître, ravagé, détruit. Mais tout s’effaçait. Perpétuellement, immanquablement, inlassablement. Comme sa mémoire, ses pensées, ce qu’il était, tout.
    Il l’aurait repeint en noir et rouge. En rouge et bleu. En bleu et noir.
    Sans s’en rendre compte, presque en somnambule, Ralph s’était remis en marche. Il n’en prit conscience, vaguement, que lorsqu’il se retrouva face à une porte, encore. C’était étrange, la façon dont laquelle le simple fait de penser à tout ce blanc qu’il aurait voulu faire disparaître l’avait fait ressurgir dans sa tête, comme une obsession. Comme si ce mur se dressait devant lui, réel, tangible. Où était la peinture ? Quelle peinture utiliser ?
    L’amnésique posa, presque comme dans un rêve, une main sur la porte qui s’ouvrit silencieusement. Et son pas à lui était silencieux, trop, comme celui de Liam, lorsqu’il s’avança dans la pièce. Où était Liam, d’ailleurs ? Et où était Ralph ? Il n’était pas seul, non, il y avait quelqu’un dans la pièce. Quelqu’un qui n’était pas sur ses gardes. Quelle peinture utiliser ? Ah, tu as bien une petite idée sur la question, non ? Hein, James. Matt. C’était comme si quelque chose de bizarre et étranger au fond de lui avait soudain étiré un sourire trop grand pour être réaliste, trop brillant, trop plein d’hypocrisie pour ne pas être effrayant. Bloody. Quelque part dans sa tête, il y avait ce mur. Insupportable. Et rien pour l’effacer, tout ce blanc, tout ce vide. Trop d’espace pour un être si minuscule. Et s’il faisait trois pas de plus, est-ce qu’il la trouverait, cette couleur ? Est-ce qu’il pourrait effacer ce blanc ?

    Le plancher craqua et soudain, ce fut comme si on retirait un verre trouble de devant ses yeux. Ralph se rendit compte qu’il était dans le salon. Comment était-il entré ? Le jeune homme lança un regard autour de lui : il était près du piano, et Liam n’était plus là. Par où était-il entré ?

    « Oh... C'est toi... »
    La voix était familière. Ralph leva les yeux sur le jeune garçon aux courts cheveux d’un blond pâle, qui lui faisait face et dont il venait seulement de remarquer la présence. D’un air perdu, le jeune homme passa une main sous ses mèches cendrées, l’appliquant sur son œil droit.
    Cahier. Cahier, voilà, le nom du gamin. Tu t’en souviens, hein, Ralph ? Dis quelque chose. Vite. Le temps est compté. Vraiment.
    La main de l’amnésique retomba, retrouva naturellement le chemin de sa poche, et toute trace d’incompréhension, de surprise ou de peur disparut de son visage comme de son attitude.

    « Ah… ouais. Ca fait longtemps, gamin. »
    En effet, ça faisait un bon moment qu’il ne l’avait pas croisé. Combien de temps, déjà ? Pourtant, il ne lui semblait pas si étranger que ça.
    Where the hell were Liam ?

    « Du neuf depuis ? »
    Parle, parle, même si tu n’aimes pas ça. Surtout, ne pense pas. Ne pense pas.



[T'en fais pas pour ça xD]
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MessageSujet: Re: [RUDY] And so it begins... { PV RALPH}   Mer 31 Aoû 2011 - 2:01

    C'était encore lui. Ce grand blond un peu étrange aux allures de junky. D'ailleurs, il ne doit pas avoir que les allures se dit Cahier. Le garçon en temps normal ne lui aurait rien inspiré de particulier. S'il l'avait croisé dans la rue en sortant de ses anciens quartiers bourgeois il n'y aurait même pas prêté attention, où seulement pour le prendre en pitié, comme il aimait bien le faire. Quelque part, mépriser la misère des autres repousse un peu nos propres ennuis personnels en se disant que finalement, on n'est pas si mal logé dans la vie. Cependant, maintenant qu'il était enfermé dans ce pensionnat tant maudit, Cahier ne réfléchissait plus exactement de la même façon. A vrai dire, le "junky" était même la personne qui lui avait fait le plus impression. Après tout, n'était-il pas son sauveur ? Généralement, le cliché aurait voulu que, alors que Cahier était coincé dans la pénombre d'une cave, le "héros" apparaisse avec la lumière tant recherchée. Mais.... Non. Il était sortit de l'ombre, ténèbre, parmis les ténèbres. D'ailleurs en y réfléchissant après coup, ça l'aurait d'autant plus énervé s'il se l'était joué grand sauveur, avec des stéréotypes dramatiques crevant de partout. Déjà que Cahier avait dû faire une croix sur son amour propre, le temps de sortir de là, c'était déjà bien assez cher payé sans avoir les clichés qui vont avec. Heureusement, la honte n'avait pas été longue, ils avaient rapidement été séparés par un des nombreux pièges que le pensionnat renfermait. Ils s'étaient bien reparlé une ou deux fois, mais rien de très poussé... De toute façon ils n'avaient rien à se dire.
    Mais malgré cela, pour des raisons inconnues, Cahier avait une sorte de pincement au coeur quand il le voyait parler avec d'autres personnes dans les couloirs, le voir avoir parfois un peu plus de points communs avec les autres qu'avec lui. Etait-ce dû à la différence d'âge...? Quand il revisionnait en tête leurs quelques rares échanges, Cahier se dit qu'il ne l'avait jamais réellement traité comme un gamin, mais il sentait qu'un fossé les séparait quand même. Cahier eut un sursaut interne quand il réalisa son cheminement de pensée autour du junky. N'importe quoi ! Il n'en avait rien à faire de ce pauvre type, pas plus que les autres pensionnaires. Il pouvait bien faire ce qu'il voulait, ça ne l'intéressait pas. C'était quoi cet accès de passion soudain... Heh...Heh ! C'est pas ce que vous croyez hein ! Rien à voir avec de l'amour ou quoi que ce soit d'autre. L'amitié, la compassion, tout ça c'est bon pour les idiots... En plus je suis pas gay continuait Cahier, qui ne s'en remettait pas. Cette fois, le dénommé Ralph était un peu différent que pendant les autres entrevues. Hmpf, il ressort sûrement d'un shoot ouais.
    Cahier se souvenait plus ou moins de la séquence qu'il avait vu sur Ralph lors de son premier contact. Il avait beau avoir un peu apprivoisé et compris son pouvoir, il ne saisissait toujours pas ce qu'il devait comprendre sur Ralph.

    « Ah… ouais. Ca fait longtemps, gamin. »

    Cahier serra les dents. "Gamin"... Il se retourna, faisant dos à l'arrivant, et fit mine d'être très concentré sur ses recherches. Plus question d'être sympathique avec lui. Il ne faut pas s'attacher aux gens. Jamais. Surtout pas à ce genre de type complètement instable et je-m'en-foutiste. Même si ce n'était pas par eux que l'on était déçu, les autres s'occupaient bien de se servir de ce genre d'attache pour faire du mal. Ankil...

    « Du neuf depuis ? »

    Le garçon avait reprit la parole, ce qui ne lui ressemblait guère. Cependant, Cahier se dit qu'il avait toujours fait un effort pour faire la conversation, même si son malaise transparaissait de manière évidente lors de ses discussions. Il se contenta de répondre rapidement, boudeur et contrarié pour des raisons que le pauvre Ralph ne pouvait pas comprendre de manière innée. Il faut dire que sous ses airs, Cahier était émotif et le moindre petit sentiment dans cet âme solitaire prenait des proportions démesurées et dramatiques, trop habitué aux drames qui accompagnent toujours l'attachement qu'on peut avoir aux autres.

    « Non, rien. J'veux me tirer. »

    Il se releva presque d'un bon et ayant enlevé toute trace de gène et de quelconque sentiments qui auraient pu le trahir, se retourna subitement vers lui, les mains sur les hanches, affichant un air faussement méprisant, la tête haute.

    « Et toi, qu'est ce que tu fous là ? »

    Son attitude était sensiblement différente des fois précédente, mais c'était nécessaire, et quelque part ça lui faisait même du bien de prendre de la distance entre lui et cet être étrange qui faisait subitement remonter des émotions enfouies depuis maintenant bien longtemps...
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MessageSujet: Re: [RUDY] And so it begins... { PV RALPH}   Mer 31 Aoû 2011 - 11:38

{ Perhaps, maybe, hey ? }

    En fait, alors que Ralph essayait désespérément de recoller les morceaux de son QI parti en fumée quelques instants plutôt, Cahier commença par lui tourner le dos dans un geste que, malgré son potentiel social relativement peu élevé, le jeune homme identifia clairement comme boudeur, voir vexé. Hm ? C’était le « gamin », qu’il n’avait pas apprécié ? C’est vrai que la première fois qu’ils s’étaient rencontrés, Ralph l’avait aussi appelé comme ça, ce qui avait donné lieu à un concert de protestations. Mais cette fois le garçon ne répliqua pas, se contentant de laisser tomber sur un ton qui sembla agacé à l’amnésique :

    « Non, rien. J'veux me tirer. »
    Ah, il n’avait pas l’air spécialement content de le voir. Non pas que ça l’étonnait. Quoi que… cela aurait-il dû le surprendre ? Le blesser, peut-être ? Ralph ne savait pas. Il ne faisait habituellement pas assez attention au monde qui l’entourait pour ça. Juste assez pour ne pas blesser les gens volontairement. Le reste dépendait du caractère des autres eux-mêmes : prêts à accepter les blancs, les regards dans le vide, les réponses déconnectées ? Ralph n’était pas du genre à bien savoir s’y prendre avec les autres humains. D’ailleurs, ses principaux contacts parmi les pensionnaires étaient des filles assez extraverties ou dérangées pour flasher sur lui – ce qu’il ne savait pas, en l’occurrence, le pauvre. Et Cahier. Le gosse blond qu’il avait ramassé dans la cave, un de ces jours où il s’était enfoncé dans les ténèbres. Les ténèbres autour, et dans jusque dans son cerveau ; et puis il y avait eu cette voix d’enfant qui tente vainement de se cacher derrière le masque d’adulte que l’obscurité a fait fondre. Et à part cette furieuse envie de serrer ses doigts autour de sa gorge blanche, qu’y avait-il eu ? La compassion ? L’envie d’aider, d’être utile, de ne pas être que cet animal coincé dans un corps humains et qui ne sait qu’en faire, une fois au moins… C’était peut-être ça, qui l’avait poussé à aider Cahier. Un sentiment purement égoïste, de vouloir devenir un bref moment la seule porte de sortie, la seule aide à laquelle le garçon pouvait se raccrocher. Vraiment ? Non, Ralph ne réfléchissait pas assez pour penser cela. Alors un instinct, peut-être. Peut-être qu’il n’était pas mauvais, après tout, même si tout le poussait à en douter. Peut-être qu’il s’agissait d’une réaction parfaitement normale, l’envie de venir en aide à un enfant perdu. Pourquoi réfléchir sur la question ? C’était fait, de toute manière.
    Cahier se retourna brusquement, toisant son interlocuteur avec une hauteur renouvelée, différente de son ancienne attitude.

    « Et toi, qu'est ce que tu fous là ? » Lança-t-il avec une bonne dose de mépris dans la voix.
    Le garçon avait de la chance d’avoir affaire à Ralph. Ralph se foutait de la manière dont on lui parlait. Tant qu’on ne l’agressait pas physiquement, et qu’on ne touchait pas à son cerveau ou ses secrets, sa réaction première serait toujours un haussement d’épaules indifférent. La manière dont les autres le considéraient, il s’en moquait, sinon pourquoi trainerait-il toujours seul ? Il ne recherchait pas la compagnie, c’était les autres qui venaient à lui, ou alors rien. Peut-être aurait-il mieux valu pour eux que ce soit rien. Mais Ralph ne pouvait, sans mentir, affirmer qu’il n’aimait pas leur compagnie, au fond. Elle le déstabilisait, le mettait dans des situations qu’il ne comprenait pas lui-même, l’entraînait sans qu’il puisse résister. Mais c’était agréable de se sentir emporté par d’autres ; ne pas être seul pour décider d’où diriger ses pas.
    Et Ralph aurait donc menti en disant qu’il n’appréciait pas la compagnie de Cahier. Malgré le fait qu’il ne l’ai vu que peu de fois, moins que Courtney et Luna. C’était peut-être dû au fait qu’il s’agisse d’un individu de sexe masculin alors que la plupart des membres de l’entourage de Ralph étaient des demoiselles – et pas mal d’ailleurs, retour du harem Ralphien 8D /mur/ - peut-être parce que c’était quelqu’un qu’il avait plus ou moins « sauvé » et que cela créait en lui une envie de continuer à le protéger… à sa manière un peu inconsciente. Peut-être aussi – ça commence à faire beaucoup de « peut-être » pour un post – parce que Cahier était un enfant, malgré tout, et que Ralph se sentait plus à l’aise avec lui, qu’il pouvait appréhender plus facilement parce que beaucoup de ses réactions étaient prévisibles, et que ça le rassurait. Mais enfin, il pouvait y avoir un bon million de possibilités, et l’amnésique n’y songeait pas. Parce qu’on commence à le savoir, mais Ralph ne réfléchit pas beaucoup, il agit. La cause de telle ou telle affection, il s’en tape. C’est tout.

    Bref, revenons au problème posé par la question lancée par le gosse. L’esprit de Ralph s’y arrêta quelque seconde, perdant un peu de l’éclat de son regard au passage.

    « … Rien. »
    Ce qui était parfaitement vrai. Il s’était perdu, s’était retrouvé, même s’il avait égaré son AEA au passage. En outre, l’amnésique étant l’ours que nous avons plusieurs fois pu constater, il n’était absolument pas au courant des évènements récents. En effet, il n’avait pas vu Courtney, Luna ou même Victor – son seul ami masculin à part le gosse blond - depuis un moment, il n’avait pas pu bénéficier des nouvelles fraîches qui tombait parfois dans son conduit auditif, au détour d’une conversation. Donc, les histoires Rudy-journal-moyen de sortir lui avaient complètement échappées, et il devait donc être l’un des seuls du Pensionnat à ne pas y penser ou rechercher activement les feuillets perdus. En réalité, en admettant qu’il ait été au courant, il n’était même pas certain qu’il aurait participé aux recherches de toute façon. Parce que pour lui, dehors, il n’y avait rien. Le vide. Comme tout ce blanc insupportable.
    Les mains enfoncées dans les poches, Ralph fixa la frêle silhouette de Cahier, de son regard jaune à la fois absent, indifférent, las, peut-être un peu inquiétant et peut-être un peu triste, aussi. Trop de vide et d’incertitude.

    « Tu cherches quelque chose ? » Hasarda-t-il, ayant tout de même remarqué un peu plus tôt l’affairement que tentait de mimer le jeune garçon auprès du piano.



[Mon Ralphy, un junky ? TwT]
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MessageSujet: Re: [RUDY] And so it begins... { PV RALPH}   Mer 31 Aoû 2011 - 23:32

    { Oui, un Junky ! xD }

    « … Rien. »

    Hmpf. ça je m'en doutais un peu pensa très fort Cahier. En effet, l'étrange personnage avait pour grande occupation, la première dira-t-on même, une sorte d'errance dans le pensionnat. Il déambulait sans véritable but, l'air fermé, à chaque seconde un peu plus perdu que la précédente. Ceci dit, il fallait reconnaître que le pensionnat était vaste et que même en en explorant les recoins, avec une disposition qui changeait sans arrêt, il était très difficile de retrouver une pièce que l'on avait visité la veille. Cahier pour l'instant avait repéré deux-trois pièces dans lesquelles il arrivait à se rendre sans trop se perdre et qui semblaient ne pas changer significativement de place. Enfin, encore fallait-il avoir un peu de tête. Ralph était plutôt du genre à avancer sans trop réfléchir à la suite, du moins de ce qu'avait pu en voir Cahier. Il serait grand temps qu'il se trouve une petite amie qui lui remette la tête sur les épaules ! La comtesse disait souvent que derrière chaque grand homme, il y avait une femme. La comtesse... ça c'était une femme, pour sûr. Le jeune garçon chassa ce souvenir douloureux de ses pensées.

    En fait, en y pensant, ça l'embêterait plutôt que Ralph se trouve une copine. Les gens sont toujours trois fois plus ennuyeux quand ils sont en couple, et trois fois plus stupides aussi. Sans compter les problème que ça engendre, la réduction de liberté, le manque de perspectives qui d'un coup, se retrouvent en comité restreint entre elles. On est jamais d'accord avec l'autre. Au début on fait des concession puisqu'on l'aime, puis on en fait de moins en moins, et ainsi jusqu'à ce que cela tourne au drame. Rien que pour cette partie là déjà, Cahier n'aimait pas les couples. Mais en plus de cela, en tant qu'ami (ou connaissance, il y en a vraiment qui se confient à n'importe qui) il fallait supporter les plaintes et les pleurs de l'ami(e) en souffrance qui venait d'avoir une dispute, ô combien inouïe avec l'être aimé et réagir positivement à cela. Critiquer l'autre si la personne la critiquait, trouver des excuses à l'âme en peine. Et puis alors quand ça pétait entre les deux, alors là... ! Cahier préférait ne même pas y penser !
    Hmm... Cependant je ne crois pas que Ralph puisse faire éclater une dispute sur quoi que ce soit... Il est plutôt du genre passif. La fille serait en froid avec lui, mais lui ne saurait même pas qu'il est en froid avec elle... D'ailleurs est-ce que sont les filles qui l'intéresse ?
    En effet, lorsque Cahier y pensait bien, il avait un tas de jolies filles qui lui couraient plus ou moins après, mais il n'est sorti avec aucune... Hmm... Ou il est juste trop paumée pour se rendre compte qu'il leur plait. Moui, c'est beaucoup plus probable comme ça d'ailleurs. ça lui collait bien. Soudain Cahier eut un éclair de génie. Et si Ralph était sorti avec une fille sans que cela se sache et que ce soit finit. Après tout, il avait toujours l'air tout triste et perdu, peut-être était-ce dû à une déception amoureuse ?! Muhehe... Cahier se sentait l'enfant le plus intelligent du monde. Il se dirigea d'un pas aérien vers le garçon en le regardant sous le nez, un léger sourire satisfait en coin.

    «Wuaa. Tu as l'air complètement déconnecté ! Il t'est arrivé quelque chose ? »

    Cahier approchait son visage du jeune homme pour mieux observer ses traits inexpressifs. Ses pupilles étaient ternes, et à vrai dire Cahier n'y voyait pas grand chose qui aurait pu l'aiguiller, si ce n'était son propre reflet dans l'iris triste et désintéressé du garçon. Quelque part, Cahier se dit que les yeux de son ami semblaient regarder bien trop loin devant lui... Ou beaucoup trop loin derrière. Il se contenta de soupirer et retournait vaquer à ses occupations, qui étaient, quelque part, bien plus importantes que de découvrir qui était Ralph. Cahier ne savait pas trop ce qu'il ficherait une fois dehors, peut-être re-rentrerait-il dans le pensionnat, mais en tout cas ce serait de sa propre initiative, parce qu'il l'aurait voulu. Son esprit de contradiction le poussait à se barrer de cet endroit qui n'était pourtant pas si mal, bien que manquant un peu de classe, même s'il savait pertinemment que rien ne l'attendait dehors et qu'il n'attendait rien non plus d'ailleurs.
    La voix grave de Ralph derrière lui le fit quelque peu sursauter dans son fort intérieur :

    « Tu cherches quelque chose ? »

    Cahier se retourna vers lui, l'air à la fois abasourdi et étonné. Oui, il était autant déconnecté du monde que ça.

    « Mais... T'es complètement à la masse ou quoi ? Si je cherche quelque chose ? Mais ces fichues feuilles voyons ! De Robin... Non, Rodin. Je ne sais plus très bien qui, mais elle vont m'aider à sortir enfin d'ici ! Adieu fauteuils et matelas mous, et marqueterie de mauvais goût ! ... Quoi tu n'étais pas au courant ?»
    Cahier se retourna vers le garçon pour voir sa réaction, fier d'une fierté enfantine de savoir quelque chose que lui ne savait pas.
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MessageSujet: Re: [RUDY] And so it begins... { PV RALPH}   Jeu 1 Sep 2011 - 1:55

{ And so what ? Sing me a lullaby… }

    Soudain, le gamin s’était rapproché de lui d’un air matois, avec une belle expression d’autosatisfaction collée sur le visage. Ralph songea brièvement, à travers sa surprise car il ne s’attendait pas à ce geste, qu’il aurait dû vouloir lui en mettre une à cause de cet air supérieur. Mais il ne ressentait pas cette envie ; à peine un faible agacement. Décidément, il était vraiment psychorigide.
    Non, c’était faux.

    «Wuaa. Tu as l'air complètement déconnecté ! Il t'est arrivé quelque chose ? »
    Quelque chose ? Si Ralph n’était pas aussi occupé par le regard impénétrable qu’il posait sur le jeune garçon, il aurait peut-être esquissé un sourire de pure ironie. Lequel aurait clairement indiqué, tout comme l’idée même de pouvoir l’afficher, que quelque chose clochait. Parce que Ralph n’était pas comme ça, et que tout ce qui sortait de la mollesse apparente et l’air blasé/indifférent habituel de Ralph était mauvais. Mauvais, et il ne fallait pas y toucher. Ca mordait. Fort. Et c’était douloureux.
    Le jeune homme était trop pris par ces pensées pour remarquer qu’il n’avait pas réagi au brusque rapprochement de Cahier. D’habitude, dès que quelqu’un entrait dans son périmètre d’espace vital, un quelconque réflexe agressif suivait l’intrusion, quelle qu’elle soit. Qu’il réussissait à réprimer, ou non. Ici, le garçon aux mèches claires avait approché son visage, d’un mouvement rapide mais pas trop, et pourtant il ne l’avait pas senti venir. Il était ailleurs. Et il ne l’avait pas repoussé, n’avait eu aucun réflexe destructeur. C’était anormal. Mais il ne s’en rendit pas compte. Depuis quand l’anormalité était-elle normale, et vis-versa ?
    Heureusement, Cahier s’était détourné sans insister pour aller fureter du coté du piano. Ralph le suivit des yeux, s’efforçant de ne pas chercher la réponse à la question qui lui avait été posée. Comme toujours, vider sa tête, ne pas réfléchir. Cela faisait si longtemps qu’il se comportait ainsi et se répétait les mêmes phrases de mise en garde, instinctives, qu’il commençait à se sentir effrayé à l’idée de transgresser lesdits avertissements. C’était de plus en plus comme s’il se retrouvait enfermé quelque part en lui-même, et que la clé lui glissait des doigts. Lentement.
    Alors pour changer de sujet, il lui posa la question. Ce qui amena immédiatement le garçon à se retourner en affichant un air effaré. Tiens.

    « Mais... T'es complètement à la masse ou quoi ? » D’exclama-t-il – ah, ouais, sans doute - avant de poursuivre d’un ton hautain : « Si je cherche quelque chose ? Mais ces fichues feuilles voyons ! De Robin... Non, Rodin. Je ne sais plus très bien qui, mais elles vont m'aider à sortir enfin d'ici ! Adieu fauteuils et matelas mous, et marqueterie de mauvais goût ! ... Quoi tu n'étais pas au courant ?»
    Ralph garda le silence quelques secondes, les mains plongées au fond de ses poches. Puis, il poussa un soupir. Pas de regret, non, ni d’agacement devait l’attitude de Cahier et l’air quasiment méprisant dont il le gratifiait. Non, juste de la lassitude devant le fait que les gens n’arrivent pas à comprendre que s’il ne faisait absolument pas attention au monde qui l’entourait, c’était parce qu’il n’en avait rien à cirer. Mais il n’avait pas l’intention de gaspiller sa salive pour expliquer ça en détail. Après tout, c’était sans importance. Donc les pensionnaires avides de liberté avaient découvert un moyen de se tirer d’ici. Grand bien leur fasse. Ce n’était pas comme si lui cherchait une sortie de toute manière. Qu’aurait-il été faire à l’extérieur, franchement ?
    Sans bien savoir ce qu’il faisait ni pourquoi il faisait, Ralph s’approcha du piano devant lequel était planté Cahier, s’arrêtant à coté de celui-ci, mais observant l’instrument de son oeil jaune. Ce truc attirait son regard chaque fois qu’il entrait dans cette pièce. Il avait envie d’en effleurer les touches et en même temps ne le voulait pas. Comme pour beaucoup de choses. Le jeune homme posa la main sur la surface noire, observant les touches dont la blancheur offrait un contraste violent. Blanc et noir. Encore.
    Bon, si Cahier cherchait l’issue de secours, pourquoi ne chercherait-il pas à l’aider un peu ? Après tout, ce n’était qu’un gamin, et il l’avait déjà fait, alors pourquoi ne pas recommencer ? Comme avant, avant que le blanc ne surgisse, les choses s’imposèrent très clairement à Ralph. Et puis de toute manière, ce n’était pas comme s’il était très occupé.

    « Donc t’es pressé de sortir ? Y a quelqu’un qui t’attend dehors, peut-être ? »
    La question ne contenait aucune malice, aucune méchanceté. Simplement une once de curiosité, et peut-être de nostalgie, camouflées sous un ton vague et distrait. Où pouvaient ce cacher ces foutues feuilles que tous les pensionnaires cherchaient, d’après Cahier, avec frénésie ? L’amnésique passa sa main menottée sur les touches claires impeccablement nettoyées, à la recherche d’une quelconque aspérité, et la chaîne cogna doucement contre le bois noir…



Ralph vérifie les touches du piano ~
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MessageSujet: Re: [RUDY] And so it begins... { PV RALPH}   Jeu 1 Sep 2011 - 17:52





Ralph vérifie les touches du piano, et trouve :

« Rien, elles résistent. Quelle perte de temps ! »


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MessageSujet: Re: [RUDY] And so it begins... { PV RALPH}   Jeu 1 Sep 2011 - 19:14

    Cahier entendit de petits bruits derrière lui et se retourna pour regarder ce que Ralph faisait. Il avait l'air de s'activer aussi sans trop savoir quoi chercher. Cahier haussa les épaules et se dit que ça valait mieux que rien. Et quelque part en lui, sans se l'avouer, il était plutôt soulagé que le garçon reste malgré son attitude déplaisante. Il aimait bien passer du temps avec lui, même s'il ne le montrait pas. Il jetait furtivement des regards en coin audit jeune homme, observant la moindre de ses réaction... Mais c'était peine perdue. Celui-ci restait complètement neutre et passif, cherchant maladroitement quelque chose sans savoir exactement quoi, mais il le cherchait. Enfin... Il bougeait les mains "comme si" quoi. Il prit subitement la parole :

    « Donc t’es pressé de sortir ? Y a quelqu’un qui t’attend dehors, peut-être ? »


    Cahier arrêta une seconde ses mains qui vérifiait les objets, avant de reprendre, impassible. Si quelque chose l'attendait ? ...Non pas vraiment. L'enterrement de la duchesse, le feu, les hommes, leur colère et leurs armes. Il sourit tristement, Ralph ne pouvant pas le voir. Tu parles d'un retour attendu... ça y'en avait du monde qui l'attendait dehors, mais pas pour les bonnes raisons. Il repondit rapidement, l'air de rien, répondant du ton léger qu'il avait toujours utilisé pour dissimuler ses malaises :

    « Non pas vraiment. Je suis plutôt du genre indépendant maintenant. Si je veux sortir, c'est surtout parce qu'on me force à rester, autrement je resterai. Si je trouve les feuilles, les autres pauvres pensionnaires prisonniers m'acclameront et je serai le plus aimé de toute la maisonnée ! Peut-être qu'une fois sorti je re-rentrerai...et je ressortirai ! Je ne sais pas... »
    Il eut un petit rire crispé mais qui passait bien pour naturel. Non ça, sortir, ce n'était pas vraiment son but. Personne ne l'attendait, lui ne souhaitait voir personne en particulier à l'exterieur. Enfin... Il lui restait bien son frère mais il n'avait aucune idée d'où il pouvait être. Il pouvait aussi bien être en Autriche qu'en Russie. Peut-être ne se souvienait-il même pas de lui. Après tout, cela faisait plutôt longtemps maintenant qu'ils s'étaient perdus l'un l'autre. Cahier avait toujours eu énormément d'affection pour son frère, et même aujourd'hui il éprouvait les mêmes sentiments, la même admiration. Mais Ankil n'avait jamais clairement exprimé son affection pour lui. Ils étaient toute une colonie à être élevés en même temps pour devenir de petits singes savants, il n'avait peut-être été qu'un gamin de plus dans la maison, frère ou pas. Un passe-temps. Peut-être même une plaie. Le talent de chanteur d'Ankil avait souvent été relégué au second plan à cause de lui, lui qui était plus jeune, plus mignon, plus innocent, à la voix plus claire et tellement plus originale de ce fait. Oui, il devait sûrement l'avoir détesté, les adieux ne furent pas déchirants pour Ankil, seulement pour lui. J'imagine qu'on ne peut vraiment compter sur personne... La vue de Cahier se brouilla et la paroi de ses yeux devint humide. Il toussota faiblement pour desserrer sa gorge et passa distraitement une main sur son visage, comme s'il se fut recoiffé. Inutile se dit-il, je pourrai bien pleurer devant cet idiot de Ralph, il ne comprendrai pas ce qu'il arrive et il serait même capable de me faire remarquer que de l'eau m'est tombée sur les joues. Hmm .... Non quand même, il doit pas être décalé à ce point. Mais presque.
    Lorsqu'il fût certain que toutes traces de sa mélancolie passée aient disparue, il se retourna vers Ralph pour l'observer. D'une certaine manière, malgré son air perdu et "à l'ouest", il gardait toujours une certaine classe dans ce qu'il faisait. Quelque part Cahier aurait aimé lui ressembler. Grand, mince, plutôt beau, assez pour être adulé des filles et apprécié des mecs, calme, "cool". Ses yeux suivaient ses mouvements, curieux et admiratifs. Lorsqu'il se rendit compte que son regard était insistant, Cahier fit mine qu'il avait juste cherché ses mots avant de parler :

    « Et toi ? Rien ne t'intéresse plus deho...! »
    Il aperçut soudain les mains de Ralph se reporter sur le piano et essayer de soulever les fines touches d'ivoire. Cahier attrapa son poignet par reflexe et rougit en se rendant compte que le geste était déplacé. Il n'en perdit cepent pas moins la face et bredouilla vaguement :

    « C'est...Je... Fragile. Tu vas le casser. Tu n'as jamais vu de piano ou quoi ? Tu sais combien ça coute ? »

    Cahier relâcha doucement le poignet de Ralph en reculant légèrement, en prévention d'un geste nerveux du garçon. Enfin.... Ralph...Nerveux... Hmpf. De toute façon, il était bien conscient que s'il avait tout de même voulu lui en coller une, il n'aurait certainement pas attendu qu'il le lâche, et n'aurait eu aucun mal à se défaire de l'emprise que Cahier exerçait, si toutefois il avait senti le contact de ses mains - trop menues au goût de Cahier pour un garçon - sur sa peau à travers son Tee-shirt. Ah... Le piano... Hey mais... ! Cahier réfléchissait. Tout à l'heure il n'avait pas pu en jouer car il n'aurait pas su quoi dire si quelqu'un l'avait surpris. Mais là il "montrait à Ralph comment jouer". Ouais ! De plus, ça faisait toujours un peu classe de savoir jouer du piano, peut-être que Ralph le considèrerait un peu mieux s'il lui montrait qu'il était à la hauteur. Cahier tira à lui le tabouret qui se trouvait un peu sous le clavier du piano, et s'y installa sans rien dire. il détendit ses bras en avant en retroussant ses manches et inspira. Il tourna rapidement son visage qui resplendissait à l'idée de jouer du piano, des étoiles dans les yeux :

    «Regarde Ankil ! Et dis moi si c'est pas classe, franchement !»

    Cahier ne se rendit pas compte de son erreur au sein de sa phrase, et cessant de plaisanter, pris un air très sérieux et ferma un peu les yeux avant d'entamer une chanson qu'il chantait normalement avec son frère. Cette fois, il ferait les deux parties...


    Ses doigts fins couraient sur la blanc d'ivoire des touches du piano, et son esprit sur les notes cristallines qu'elles produisaient. Rapidement, une voix claire, encore trop jeune pour avoir pris le moindre ton grave s'éleva. Cahier, qui possédait une voix un peu rauque à l'oral, perdait toute trace de "dureté" dedans pour qu'elle ne redevienne que celle d'un simple enfant. La chanson était en latin, comme la plupart de celles qu'il devait apprendre, mais il en connaissait la signification. Il s'agissait d'une femme qui perdait un homme cher à ses yeux, coupable et condamné à mort. On ne savait pas exactement qui, ce qu'il représentait pour elle, mais elle priait pour son pardon, sa grâce. Finalement l'homme était exécuté et elle priait le seigneur de sa miséricorde. Cahier avait toujours trouvé que les notes étaient justes, elles apportaient un espoir, malgré une tristesse qui ravageait les notes du piano accompagnant cet espoir, en arrière. Lorsque la chanson fut finie, Cahier s'arrêta et expira profondement . Il se retourna vers Ralph, l'air tout à coup moins renfermé, plus enfantin. Un Cahier qui n'essayerait pas d'impressionner et de jouer les adultes. Un peu comme avant en fait.

    « Bon... C'est sûr qu'avec une voix fluette comme la mienne, ça fait tout de suite moins classe. Mais tu devrais essayer toi qui a mué !»

    Cahier souriait innocemment lorsqu'il se rendit compte de son changement de comportement. Il se rattrapa rapidement, son visage s'assombrit, il reprit une mine renfrognée et un air renfermé.

    « Enfin, si ça ne te plaisait pas tu n'avais qu'à pas rester. En plus de toute façon, je suis sûr que tu chantes faux.»

    Cahier savait qu'il faisait aussi des fausses notes, mais plus de la moitié des sons tenaient au moins la bonne. Pourtant, malgré ses paroles crues et agressives, ce n'était pas du mécontentement qui se lisait dans ses yeux qui se perdaient à présent dans le vide, mais plutôt la tristesse et le sentiment d'être complètement perdu.


    {Cahier joue du piano}

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MessageSujet: Re: [RUDY] And so it begins... { PV RALPH}   Ven 2 Sep 2011 - 4:03





Cahier joue du piano, et trouve :

« Une action en moins autorisée dans le topic. Cahier joue si bien que Ralph est charmé et met moins d'ardeur aux recherches, préférant écouter. »


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MessageSujet: Re: [RUDY] And so it begins... { PV RALPH}   Lun 5 Sep 2011 - 13:58

{ I sing for you, you sing for me, in a deep place in the bottom of my heart ~ }

    Cahier lui tournait le dos lorsqu’il lui répondit. Sa voix était aiguë, celle d’un enfant, mais elle contenait aussi une consonance plus rauque qui y sonnait étrangement. Cela convenait sans doute bien à ce qu’il était : un gamin qui cherchait à vivre par lui-même sans dépendre des autres. Ca, bien que Ralph ne soit pas très à l’écoute des autres, bien que l’observation ne soit pas son point fort, il l’avait compris, enregistré, quelque part dans les choses qu’il ne formulait pas clairement dans son esprit mais ressentait malgré tout de manière très nette. Le garçonnet était l’un des rares êtres humains de son entourage à lui inspirer quelque chose comme de la confiance ; l’un des rares, en effet, qu’il arrivait à appréhender. Même si ça ne l’empêchait pas d’avoir parfois, comme les autres, comme toujours, l’envie soudaine de serrer ses mains imprévisibles autour de son cou pâle.

    « Non pas vraiment. Je suis plutôt du genre indépendant maintenant. Si je veux sortir, c'est surtout parce qu'on me force à rester, autrement je resterai. Si je trouve les feuilles, les autres pauvres pensionnaires prisonniers m'acclameront et je serai le plus aimé de toute la maisonnée ! Peut-être qu'une fois sorti je re-rentrerai...et je ressortirai ! Je ne sais pas... »
    L’ouïe du jeune homme, qui était en effet bien plus fine que semblait l’être sa capacité cérébrale au premier abord, capta une légère défaillance dans la voix du jeune garçon. Il la reconnut sans même chercher à l’identifier, comme une parente de l’angoisse qui avait fait trembler ses mots dans la cave, il y avait des années de cela, aurait-il dit si on lui avait posé la question. Mais Ralph ne fit pas de commentaire, comme s’il n’avait rien entendu, ni la voix ni les mots auxquels il n’accordait pas d’importance particulière, se contentant de continuer de passer ses doigts égarés sur les touches blanches. Blanches. Comme s’il espérait trouver quelque chose, lui, maintenant…
    Cahier se retourna au moment où les doigts de l’amnésique quittaient les touches, le fixant d’un regard gris inquisiteur. Ralph lui rendait son regard, un tantinet surpris, lorsque le garçon reprit :

    « Et toi ? Rien ne t'intéresse plus deho...! »
    A ce moment-là, le blond qui venait de reporter son attention sur le piano tout en écoutant son « partenaire » d’une seule oreille sentit les doigts frêles de celui-ci attraper vivement son poignet pour arrêter son geste sur les touches. Aussitôt et comme toujours, le jeune homme dut maîtriser l’envie que semblait avoir sa main d’envoyer balader celle du garçon. Bon sang, pourquoi les gens ne pouvaient-ils s’empêcher de toucher ? Déjà qu’il lui arrivait d’avoir envie de les encastrer dans les murs rien qu’en les voyant, mais comment était-il sensé s’en empêcher si tous persistaient à envahir sans cesse son espace vital, comme ça ? Non pas que le geste en lui-même le dérangeât lui particulièrement, mais ça pouvait être dangereux pour les autres.
    En l’occurrence, Cahier ne garda le contact très longtemps, retirant lentement sa main avec un air gêné, mais semblant tout de même tenir assez au piano pour s’assurer que son geste n’avait pas été inutile.

    « C'est... Je... Fragile. Tu vas le casser. Tu n'as jamais vu de piano ou quoi ? Tu sais combien ça coûte ? »
    Ca, non. D’ailleurs, pour être sincère, il s’en foutait un peu. Après tout, il ne pensait pas devoir faire attention aux objets appartenant à ceux qui les avaient enfermés ici, même s’il ne s’y déplaisait pas, mais enfin… si Cahier vénérait les pianos, c’était son problème. Et de toute manière, Ralph étant ce qu’il était, il n’avait pas l’intention de gaspiller sa salive à expliquer qu’il avait fait attention à ne pas abîmer la bête, précédemment.
    D’un coté, lui aussi aimait bien les pianos.
    Reprenant contenance avec rapidité, comme Ralph l’avait déjà vu faire, Cahier tira le tabouret et s’y assit, posant ses doigts clairs sur les touches tout aussi blanches sans se presser, comme s’il l’avait fait des millions de fois. Ce qui était peut-être le cas, qu’en savait-il ? Apparemment, il savait en jouer, sans doute plutôt bien sinon il n’aurait pas décidé de s’y mettre aussi soudainement. Toujours aussi loquace, Ralph s’appuya d’un coude contre la surface sombre et brillante, laissant de la place au garçon et l’observant sans intensité gênante, les expressions transparaissant dans son œil jaunâtre toujours aussi impossible à décrypter.

    « Regarde Ankil ! Et dis-moi si c'est pas classe, franchement ! » S’exclama soudain le garçon.
    Ralph l’observa avec une certaine surprise : c’était la première fois qu’il voyait une telle expression sur le minois d’habitude renfrogné ou boudeur de Cahier. Le garçon semblait transfiguré tant ses yeux brillaient. L’amnésique se demanda si c’était le fait du piano ou du nom qu’il avait par erreur laissé échapper, comme s’il était très loin, perdu dans des souvenirs que son ami ne connaissait pas. En même temps, ici, qui aurait pu les connaître ? De toute manière, Ralph était sans doute la personne la moins qualifiée pour cela. L’étonnement rallumant dans son propre regard l’étincelle de vie et d’intérêt qui y agonisait généralement, le blond observa son camarade avec plus d’intensité, se demandant qui était la personne qui portait le nom par lequel Cahier venait de l’appeler. Et également ce que cette erreur, signifiait, s’il pouvait y avoir une quelconque signification à cela.
    Cependant, toutes ses interrogations à ce sujet disparurent subitement, comme emportées, dès que Cahier commença à appuyer sur les touches claires et que la musique s’éleva. Ralph resta immobile, ce qui extérieurement ne différait pas vraiment de sa position précédente, mais en réalité c’était comme si quelque chose en lui s’était figé de même, pour mieux écouter. Comme pour mieux ressentir l’écho des notes sous ses coudes, jusque dans ses oreilles ; le jeune homme ne comprenait pas la langue dans laquelle la chanson de son ami était écrite, et n’avait pas entendu de piano depuis son arrivée au pensionnat – selon ses propres dires, cela aurait voulu dire qu’il n’en avait jamais entendu de sa vie. Cependant, il était bien obligé de s’avouer que le son de l’instrument ne lui était pas inconnu ; tout comme la musique qu’il était certain de n’avoir jamais écoutée, dont les doux accents mélancoliques et poignants semblaient éveiller un léger écho, très loin au fond de cette partie de lui qu’il ne connaissait pas. Les notes. La tristesse ; c’était ça que son esprit perdu reconnaissait, au fond. Et peut-être aussi la voix enfantine qui chantait sur ses notes comme une eau claire, qui sait. Tout lui était soudain familier, jusqu’au contact du piano sous ses bras, et tout était aussi terriblement lointain et hors d’atteinte. Et chose qu’il n’avait jamais éprouvée depuis son « réveil », Ralph sentit sa gorge se nouer et une émotion dont il ne retrouvait pas le nom s’installer dans sa poitrine. Comme un sentiment de douceur presque douloureux lové près de son cœur. C’était désagréable, c’était inhabituel, et en même temps il n’avait pas envie que ça s’arrête. Même si extérieurement, encore et toujours, il n’en montrait rien ; mais peut-être ses yeux étaient-ils un peu plus tristes qu’avant, un peu plus lointain, à cet instant précis. Comme s’il s’était perdu dans ses souvenirs, comme Cahier. A cela près que des souvenirs, il n’en avait plus ; alors dans quoi pouvait-il bien se perdre ?
    La musique prit fin peu à peu, et le joueur laissa échapper un soupir avant d’écarter ses doigts du piano, pour se tourner vers Ralph qui ne le fixait plus, le regard perdu dans le vague.

    « Bon... C'est sûr qu'avec une voix fluette comme la mienne, ça fait tout de suite moins classe. Mais tu devrais essayer toi qui as mué ! »
    A ces mots, les yeux du jeune homme revinrent sur Cahier, qui semblait toujours aussi différent des autres fois où il l’avait vu. Ce sourire et cet éclat dans les yeux, c’était ce qu’il cachait en temps normal pour ne pas laisser transparaître de faiblesse ; c’était ce que la musique révélait. Peut-être son camarade plus âgé aurait-il pu révéler une autre part de lui-même sous cette influence, mais il y croyait peu. Son mur protecteur à lu était bien plus épais, comme s’il se renforçait avec les années, ou que la mémoire le fragilisait. En outre, il n’était pas certain que changer d’attitude lui aurait plu.
    Le jeune pianiste sembla soudain réaliser le changement qui s’était opéré sur ses traits pendant ce court moment qui avait semblé si long à Ralph, bien que ce dernier ne lui ait fait aucun commentaire, et son visage redevint aussitôt renfermé, sa voix plus dure :

    « Enfin, si ça ne te plaisait pas tu n'avais qu'à pas rester. En plus de toute façon, je suis sûr que tu chantes faux. »
    Ce commentaire réussit l’exploit de tirer un sourire amusé à Ralph. Enfin, une esquisse de sourire d’un seul coté, c’était comme ça qu’il souriait, le blond. En coin. S’il chantait faux ? Bien entendu, aurait-il répondu. Il ne s’imaginait pas chanter. En fait, pour une raison inconnue, il n’arrivait pas à imaginer une autre voix ou une autre chanson que celle interprétée par Cahier quelques instants plus tôt.
    En fait, comme auparavant, le ton agressif du jeune garçon ne le gêna pas, enfin il serait plus exact de dire qu’il n’y prêta pas attention, parce qu’il savait qu’il s’agissait d’une façade. En fait, ce qu’il put lire dans les prunelles grises en y attardant son regard de fauve, était un peu comme le reflet de ce qu’il avait ressenti lui-même quelques secondes plus tôt. Une once de tristesse noyée dans l’incertitude, et le sentiment de ne pas bien savoir où il en était. C’est peut-être ça qui provoqua son geste, ou tout simplement était-il en accord avec son caractère et Ralph ne le savait pas encore, comme il ignorait toujours beaucoup de choses sur lui-même. Toujours accoudé au piano, faisant réapparaître son sourire en coin, le jeune homme passa sa main droite, celle sans menotte, dans les cheveux de Cahier d’un blond plus clair que le sien, pour les ébouriffer comme l’aurait sans doute fait un proche, un père ou un grand frère peut-être.

    « Ca, c’est même sûr. Et puis, cette chanson est mieux quand c’est toi qui la chantes, gamin. »
    Gamin. Il savait que Cahier n’appréciait pas cette appellation, mais il n’avait pas l’intention de la lâcher. Ce qui n’était qu’un terme basique et automatique dans sa bouche était devenu plus affectueux quand il s’adressait au jeune garçon. C’était un peu comme un lien qu’il n’aurait pas su tisser par des mots, lui qui se contentait des actes, à part par cette unique qualification. Si Cahier ne l’aimait pas, il pouvait continuer de protester ; d’une certaine manière, Ralph trouvait même cela amusant.
    Il mit un moment à réaliser que c’était quasiment la première fois qu’il touchait quelqu’un de son plein gré et de son propre chef. La première, même ? Il avait beau chercher dans sa mémoire toute fraîche, il ne retrouvait pas d’autre occasion lors de laquelle il avait spontanément engagé un contact physique – psychique aussi, me direz-vous mais ce n’est pas le sujet – avec quelqu’un. C’était sans doute le fait de son caractère plus que d’une réelle volonté d’éviter les autres, mais également la peur de ressentir à nouveau toutes les émotions désagréables qui le prenaient lorsqu’il se trouvait à proximité d’une potentielle « victime ». La peur ? Ralph n’avait jamais identifié ce qu’il ressentait comme tel. Mais c’était certainement cela.
    Retirant lentement sa main, presque étonné d’avoir touché Cahier sans le blesser volontairement ou non, Ralph la reposa sur le piano avant de reprendre d’un ton plus léger, le regard plus vif et peut-être plus doux, un peu comme s’il s’était réveillé d’un rêve de somnambule. Comme s’il passait sa vie en somnambule, ne recontactant la réalité que rarement et brièvement pour lui rappeler qu’il existait toujours.

    « Tu joues pas mal. Ca fait longtemps ? »
    Les doigts du jeune homme tapotèrent distraitement la surface brillante, tandis qu’il retenait une autre question qui lui brillait les lèvres : « Qui est Ankil ? ». Alors qu’il n’avait pas pour habitude de se renseigner sur les personnes de son entourage – par exemple, il ne savait toujours rien de la famille de Courtney et connaissait son monde uniquement par les bribes d’informations qu’elle avait livrées d’elle-même – la réponse à cette question l’aurait intéressée. Plus justement, il aurait aimé la connaître, même si elle n’avait rien d’exceptionnel.
    Le jeune homme baissa pensivement les yeux vers le clavier, et sentit que ses doigts mouraient d’envie de le parcourir à nouveau. Mais comme chaque fois qu’il se retrouvait dans cette pièce, il retint ce désir sans même savoir pourquoi. D’abord, c’était ce qu’il faisait toujours, d’instinct, et son instinct ne le trompait que rarement, et ensuite les notes jouée par Cahier résonnaient encore vaguement dans sa tête et il n’avait pas envie de les chasser tout de suite.



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