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 Pourquoi un corbeau ressemble à un bureau ? [William Mary Hufflestring]

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MessageSujet: Pourquoi un corbeau ressemble à un bureau ? [William Mary Hufflestring]   Ven 16 Sep 2011 - 3:17

14 jours. Ça faisait 14 jours depuis ma première fois... Waah ! Qu'aller vous vous imaginez ! Depuis ma première expérience de sorcellerie, bon ! D'abord je m'étais sentie horriblement faible mais jour après jour, je me sentais regagner des forces ; c'était difficile à expliquer, je n'étais pas tout à fait faible, plus comme vide, un vide qui semblait se remplir un peu plus tous les jours. Encore hier, bien que presqu'en pleine force, je me sentais un peu incomplète, aujourd'hui par contre...J'avais la pèche !

J'avais bien étudié mon grimoire, celui trouvé à la bibliothèque, je savais que les sorcières était soumise à des cycles pour effectuer leur rituels. Etait-se cela ? Es-ce que mon soudain regain d'énergie me signifiait que j'entrais dans un nouveau cycle magique ? Peut-être, j'espère. Voilà pourquoi j'étais présentement en train de marcher dans les bois, en direction du petit endroit dégagé où j'avais performé mon premier rituel, deux semaines plus tôt, armée d'un simple sac remplie de chandelles, d'allumettes et d'une bague, le nouvel artefact que j'avais choisi ; je devais absolument stocker mes sorts dans des objets, pour m'en servir, je devais de préférence garder cet objet sur moi.

Dans mon grimoire, la mère Sorcière (ainsi nommé puisqu'elle est la mère anonyme de la jeune sorcière, elle aussi anonyme, qui a écrit le grimoire) garde tous ces sortilèges dans les perles d'un chapelet, pour ma part, j'ai décidé de les conserver dans des bijoux variés, j'avais déjà au cou un pendentif en forme d'étoile sertis d'une pierre violette qui contenait mon premier sortilège, le bouclier ardant, celui que j'avais fais sans vraie volontée propre et dans l'unique but de pouvoir me protéger en cas de besoin (règles de sorcellerie : Une sorcière doit toujours avoir sur elle au moins un sort capable de la proteger, son premier sort doit naturellement en être un ) J'y suis. Je prends une grande inspiration, réprime un long frison avant de jeter mon sac à terre et de commencer à en sortir les diverses bougies que j'installe ça et là autour du périmètre.

Cette fois j'espérais être en mesure de choisir qu'elle allait être mon sort, pas comme la dernière fois où j'avais fait le rituel sans conscience et sans pouvoir de décision. Cette fois je voulais faire un sort Blanc, un sort qui guérit...Pourquoi ? Et bien pour pouvoir le tester ! Oui oui ! Oh ! Je savais bien que mes sorts étaient réels, l'étoile à mon cou en était la preuve ; je la voyais et la ressentais floue (difficile à expliquer mais ça me faisait le même effet que le collier maudit que la petite Holly où le point étrange dans la forêt, point que j'allais un jour avoir le courage d'aller explorer.) . Mais comme il s'agissait d'une défense, je ne voulais risquer de la gaspiller (1) ou de blesser quelqu'un (2). Tester une guérison par contre, ne pouvais faire mal à qui que se soit, je crois...j'espère. Je voulais à tout prix voir de quoi j'étais capable, de pouvoir affirmer m'être déjà servie de mon pouvoir, m'enfin.... Je regarde autour de moi, les bougies sont toutes allumées, c'est l'heure ! Je m' approche de mon sac et commence à me dévêtir....Bon, pas au complet, je ne suis pas encore prête à ça ! Lors du premier rituel, j'avais porté une camisole blanche et un mini short-culotte de la même couleur, histoire de garder l'aspect du pure et tout. J'allais y aller progressivement, celle fois je porterai encore une camisole mais une simple culotte blanche plutôt qu'un short. Je fourre mes vêtements dans mon sac que je place sur la branche basse d'un arbre hors du périmètre.

Je vais m'installer à genou au centre du cercle de chandelles, ma bague serrée au creux d'une main...C'était une jolie bague, très simple, elle n'était qu'un mince annaux d'acier fumé sans pierres précieuses ni niellures quelconques ; c'est comme ça que j'aime mes bijoux : Simple ! Bon...Je dois y aller...J'inspire, j'expire, j'inspire....Aahhh....Shhhhh...Aaaahhh.... Je ferme les yeux en continuant ma longue et profonde respiration. Ma tête commence à tourner, malgré que mes yeux soient bien fermés et moi bien assise. Je sens mes épaules se cabrer vers l'avant, ma tête basculer du même sens. Shhhhh....Ahhhhhhh. J'allonge mes bras devant moi, doucement, gracieusement. Je me redresse doucement puis balance la tête vers l'arrière, je sens mes longs cheveux claquer dans mon dos. Et je sens que ça commence ; je débute peu à peu à me perdre dans ma propre respiration et dans les battements de mon coeur qui résonnaient dans mes tempes. J'entends ce bourdonnement dans ma tête, des voix par dizaines qui murmurent des mots et des paroles, rien d'effrayant, c'est même plutôt sympathique comme voix.

Je sens mon corps qui bouge, qui..Danse ? Hum, un espèce de drôle de danse assise mais bon, je suis rendue à un niveau bien supérieur au corps. La première fois, c'était juste avant ce moment que j'avais en quelques sortes perdu conscience, cette fois, je voyais plus clair, j'étais comme....je ne sais comment dire...Dans un genre de vide ? Que dois-je faire désormais ?

Je veux pouvoir guérir quelqu'un...Hum... Sanationem...solacium... Guérison et...bien ? Confort ? Parfait. Je répète les mots, encore, encore. Pourtant je m'entends parler, enfin, j'entends parler mon corps et il dit...autre choses...Pas vraiment des mots (du moins pas des mots d'une langue que je connaisse). Enfin, des sons variés, des sons harmonieux, pas un chant mais presque.

Je continue de répéter les mêmes mots, peu à peu, je me sens revider de mes forces, déjà... Et.....C'est fini, je reprends contrôle de mon corps dans une grande expiration lente. Je suis levée sur mes genoux, le dos arqué, la poitrine vers le haut...la tête basculée vers l'arrière, les bras levés vers le ciel. Dans ma main gauche, je sens la bague nouvellement ensorcelée, devenue ardente. Je descends les bras tout en ramenant mes bras vers mon corps, j'ouvre ma main, regarde la bague...Elle est devenue floue comme le pendentif mais elle dégageait quelque chose de plus doux, de moin cru.

Je me lève après m'être un peu dégourdie le cou. Je commence à éteindre les chandelles, les plus petites étaient presque entièrement fondues, les plus grosses avaient le centre noyé de cire chaude...Elles avaient longuement brulées, combien de temps ma transe avait-elle duré ? Oullala !

Peut-être devrais-je laisser mes chandelles ici ? Hum...sais pas, le super Gardien pourrait ne pas aimer...

J'allais au moins devoir attendre qu'elles soient redevenues froides. Bon...

Que faire....? Je commence par mettre la bague.

Ensuite ?



Dernière édition par Alea Miller le Mar 16 Juil 2013 - 15:19, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Pourquoi un corbeau ressemble à un bureau ? [William Mary Hufflestring]   Sam 17 Sep 2011 - 23:50

Pourquoi un corbeau ressemble à un bureau ?
« Le balais des lucioles est si sordide, éclairons un tortueux chemin pour y mourir. »


Ouvrir mon Cœur à la réalité signifierait le laisser proie à la mesquine déception. Il me faudrait fermer les yeux, basculer les paupières vers l’avant. Éviter l’incompréhension, la douleur et la catastrophe. Pourtant . . . les fleurs sauvages emplissant ma vue, les cheveux lilas embaumant l’air de leur grâce et les yeux améthystes si familier plongés dans les miens me subjuguent, m’empêchent d’ignorer quoique ce soit.

La lune est haute, la nuit est fraîche. Le veston de soie que j’ai déniché au fond de mon placard ne présente qu’une bien modique protection contre la brise glaciale. Les arbres dansent et parlent au gré des lamentations du ciel étoilé. Ma reine illusoire m’implore du regard, je ne suis qu’un hybride impuissant gisant à ses pieds. Prend-moi, brise-moi, ô douce souveraine de mon cœur. Sans toi, je ne suis qu’une ombre et je ne deviendrai jamais plus que poussière. Mon cœur vacille, mon esprit pleure.

L’extérieur se plaint avec moi, je me perds en lui tel le vent s’égarant dans l’atmosphère. J’aimerais oublier qui je suis, pourtant, pourtant, un simple regard dans la glace suffit à me rappeler ma suzeraine. Un court regard dans l’eau trouble du lac.

J’ai mal. Mama.

La forêt le bordant est désenchantée, austère et froide. Indifférente à la beauté nacrée qu’est ma dirigeante. Bordel ! Pourquoi aies-je daigné poser mes prunelles enragées sur les parchemins renferment la vérité, détenant une possible fuite ? Son visage me manque tant. Je n’ai rien vu d’autre que ses douces lèvres, ses iris mystifiant. Puis, mon âme s’est brisé, j’ai échappé la tasse que la petite patronne du GGL m’avait proposée pour fuir. Parce qu’elle ne pouvait pas avoir arpenté ces couloirs, ne pouvait pas avoir piétiné cette herbe. Elle n’en avait pas le droit. Mon épée de Damoclès. . .

Ma vie ne possédait-elle donc pas d’autres conclusions que celle qui m’est présentement imposée ? Mon chemin était-il une incontournable prédiction tracé dans le marbre depuis ma naissance ? Ô Mama, pourquoi m’as-tu quitter ?

Je m’enfonce parmi les feuilles mortes, craquements sonores et onomatopées drastiques me poursuivant inlassablement. Je veux recevoir des explications, comprendre la présence passée de ma dame féérique dans de manoir délabré. J’ai besoin de savoir.

Pourquoi ? Pourquoi moi ? Pourquoi elle ? Sommes-nous tous inévitablement damnés ? Suis-je le seul à s’être vu affligé une histoire si grotesque ?

Qui suis-je ? Que suis-je ?

J’atteins une clairière, bordée de tons de gris, de broussailles et d’arbres chétifs. L’espace est minuscule, séclu et à l’abri de la brise glaciale. J’ai la tête qui tourne, j’ai couru. Peut-être. Certainement. Le monde se voile une fraction de seconde, basculant dans une dimension floue et dépourvue de détails. Je halète sans réellement m’en rendre compte, je ne procède point les sensations corporelles m’entourant. Je n’ai yeux que pour ma douce tortionnaire décédée, irréelle. Reviens-moi, Mama.

Une voix s’élève dans brousse, coincé entre rêve et réalité je n’arrive nullement à la différencier de celle de ma Belle. Le chant est sauvage, singulier, puissant et envoutant, mes genoux percutent l’herbe indomptée et terreuse. Je suis à bout de souffle, mais mes sens apprécient les sons résonnant. J’imagine ma Reine virevolter parmi les lucioles, paisible et enchantée.

Pourtant la véritable image transmise à ma matière grise ne s’apparente nullement à celle de ma mère. Pâle, enfoncée dans une danse endiablée. Je la fixe intrigué, l’image de ma mère gambadant de ma mère ne s’estompant pas immédiatement. Je vois double, mais la fille à la crinière noire rendue sauvage par sa cérémonie effrénée est indiscutablement plus réelle.

Je pourrais la saisir, la toucher. Une dizaine de mètre tout au plus nous séparent.

Des bougies colorée et fondantes, larmoyantes de cire entourent l’hérétique tel un grand cercle officiel. Un rond que je ne me dois de respecter, que je ne peux me permettre de franchir. Je me surprends à comparer la scène se déroulant devant moi avec les rituels wiccans des filles de la magie apparaissant souvent dans mes lectures. De passionnantes pages emplies de légendes et de secrets.

Elle ondule tribalement, projetant une image particulière la signification égarée dans les mouvements à la fois sensuels et déroutants.

Entre réalité et rêve, perdu parmi les lucioles et les pétales sauvages, cette jeune femme m’apparait, blanche comme neige dans la forêt recouverte de pénombre, tel un leurre pour les curieux. Serait-elle le gardien redoutable mentionné par les feuilles recouvrant le babillard du hall ? J’ai mentionné à Alexander, lors de notre rencontre fort mouvementée, mon désir d’explorer cette intrigante forêt. Je n’aurais jamais cru me retrouver spectateur d’un décorum si enivrant. Si je superpose les traits et caractéristiques de ma Reine aux siens, elle dépasse la perfection et brille tel la Grande Ours dans la voilacté.

Charmé, je suis par ce spectacle mystique.

Mes yeux sont hagards, ma bouche entrouverte. Que vois-je ?

Sa petite tenue ne couvre que les parts intimes de son anatomie, car elle est courbée vers l’arrière de façons à ce que son estomac me soit entièrement découvert. Elle suinte de magie artistique, en aurais-je la force que j’immortaliserais cet instant avec de la pierre et des diamants, sculptant adroitement ses proportions.

Damné, je suis. Les intonations paradisiaques s’éteignent, me laissant sur une faim insurmontable. Mama. Mama. Je veux observer plus longuement ce théâtre artistique, cette exposition singulière et fascinante. Je me redresse, forçant mes pieds à supporter mon poids, négligeant d’enlever la terre sèche de mes genoux. Je marche jusqu’à elle. Mes os sont raides, depuis combien de temps je me tenais là, immobile, perdu dans ma contemplation hallucinatoire ?

L’inconnue se préoccupe des chandelles, ne remarque par ma présence. Comment le ferait-elle, la discrétion d’une ombre n’a d’égal que le soupir de la mort. J’avance lentement, mes chaussures malmenées ne dépassant pas ce que je juge être les délimitations du curieux cercles et je la fixe longuement. Je ne vois plus vraiment ma mère, le bourdonnement de sa voix, l’améthyste de ses yeux trop flous pour m’écarter de la réalité. Le plus gros du choc peut-être passé, mais je suis toujours fragile, brusqué.

Devrais-je la remercier ou fuir comme un voleur avant qu’elle ne me remarquer officiellement ? Même si elle perçoit mon départ, elle ne saura jamais que j’étais celui qui l’espionnait lors de sa communion personnelle. Suis-je un couard ?

Pendant un long moment j’ai aperçu ma mère en elle. Je ne me soustrairai jamais à quoi que ce soit qui puisse me rappeler ma Suzeraine. Je fais un pas dans le cercle et sans commentaire l’aide à éteindre les chandelles intelligemment disposées. Rien ne s’apparentant à ma Reine ne peut représenter la fatalité.
Si je me trompe que mort me prenne et me tire dans les limbes.

« À quoi sert ce décorum, mademoiselle ? Est-ce une sorte de rite religieux m’étant obscure ? Je dois avouer que ce genre de cercle me rappelle les sorcières wiccans, mais ne portez pas attention aux élucubrations d’un rat de bibliothèque. »


Dernière édition par William Mary Hufflestring le Mer 28 Sep 2011 - 0:19, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Pourquoi un corbeau ressemble à un bureau ? [William Mary Hufflestring]   Jeu 22 Sep 2011 - 21:17

J'étais dans les vapes, sérieusement, juste d'éteindre mes bougies me semblaient être une corvée d'une complexité mystérieuse incroyable.

« À quoi sert ce décorum, mademoiselle ? Est-ce une sorte de rite religieux m'étant obscure ? Je dois avouer que ce genre de cercle me rappelle les sorcières Wiccan, mais ne portez pas attention aux élucubrations d'un rat de bibliothèque. »

J'ai figé en plein mouvement, carrément. Les jambes droites, le dos penché vers le bas, une main suspendu en l'air, au dessus d'une chandelle, l'autre près de ma tête puisque je venais de placer quelques mèches de cheveux gênantes derrière mon oreille ; mèches qui retombèrent presque aussitôt.

Je déglutie longuement avant de lentement commencer à me redresser et me tourner vers la voix.

C'était un jeune homme d'environ mon âge, à peine plus grand que moi (ce qui n'est franchement pas vraiment grand) il avait d'épais cheveux noirs, il était élégamment habillé mais d'une mode qui me semblait un peu étrange.

Oh...Oui...Je dois lui répondre. « hhaahhh » ce gémissement étouffé fut à peu près ce qui sortit de ma bouche. Je reste longuement sur ma position, les yeux round, la gorge nouée. Je fermis les yeux, pris une grande inspiration...expira...

Moi qui avais décidé, après avoir complètement compris mes capacités) que personne n'allait être au courant de ma vraie nature (à moins d'être un ami très, très proche, or je n'avais pas encore d'ami correspondant au très, très proche.). Au moins il ne semblait pas trop juger...ou du moins ne semblait pas être sur le point de m'ériger un joli bucher.

-Cercle Wiccan...Hum...Oui...C'est-à-dire que...C'est semblable. Dis-je, parce que en se basant sur le grimoire de la sorcière anonyme, c'est ainsi qu'elles (elle, sa famille et les autres sorcières de leur tranche) se fessaient appeler, à une certaine époque.

-Vous....êtes là depuis longtemps ? Demandais-je avec une voix légèrement tremblante. Je ne doutais pas de la réponse, il avait surement tout vu, mon « secret » était mis à jour. Certaine de mes rencontre savait que j'étais une « sorcière » mais aucune ne savais que ça impliquait des rituels...

De mes deux mains, je replace mes cheveux derrière mes oreilles en m'approchant du jeune homme qui s'afférait à éteindre mes chandelles.

-Vous avez tout regardé, si ... Dis-je ....

Bon, alors, que faire de lui ? Simplement lui demander de ne rien dire et m'enfuir était impensable. De le mettre sous silence....serait extrême et je doute en être capable, de toute façon... Faire ami-amie ? Histoire que crée un semblait de complicité qui l'inciterait à garder mon secret, secret.

Meilleure solution.

Une fois près de lui, je le regarde dans les yeux et lui accord mon faux sourire joviale et sympathique, lui semblait d'un naturel gentil, lorsqu'il m'avait interpelée, le ton de sa voix avait été doux et gentil, curieux surtout. Peut-être suis-je tombée sur un autre fan des choses occultes ? Dans ce cas, il ne pourrait pas vraiment me faire de mal, s'il était un temps soit peu comme moi, il garderait mon secret que pour le plaisir de mieux pouvoir m'étudiez. Ou il pourrait partager avec tout le monde...Oulala !

Et ma tête qui ne cesse de tourner. Et comment n'ai-je pu me rendre de son arrivée ? Je devais déjà être en transe...Je dois être plus prévoyante à l'avenir, peut-être me trouver un nouvel endroit ? Plus profond dans la forêt peut-être...Ou peut-être la cave, de ce que je sais, peu de gens s'y rendent ...Mais encore...Il faudrait que je me trouve un endroit où je serai certaine que personne ne me surprendrait ; pas juste pour mon secret...Il semble que je sois particulièrement vulnérable lors de mes transes et Dieu sait qu'il y a des gens et des choses étranges ici. Juste cette autre fois, à la bibliothèque où moi et cet autre jeune homme muet avions été attaqué par je ne sais quelle bestiole agressive.

Et de toute façon, j'avais été avertie que la forêt était hors limites pendant les saisons hivernales...Donc...La cave ?...le grenier ? Peut-être ma chambre si l'occasion se présente...Arrrrh !

-Donc....hum.... Il a les yeux d'un violet profond, comme Emile, mais les siens sont beaucoup plus doux, moins colériques, moins envoutant par la même occasion mais...Passons.


Dernière édition par Alea Miller le Mar 28 Jan 2014 - 5:31, édité 2 fois
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MessageSujet: Re: Pourquoi un corbeau ressemble à un bureau ? [William Mary Hufflestring]   Mer 28 Sep 2011 - 2:53

- Vous....êtes là depuis longtemps ?

Ses yeux me rappellent les améthystes m’enivrant, des émeraudes mesmérisantes bordées de buissons sombres. Je lui souris, interloqué, charmé. La couleur lilas lui siérait si bien, s’agencerait avec sa figure luminescente telle la grâce du lac accompagnant le cygne. Elle symboliserait l’héroïne d’un fantaisique conte de fée, bravant les dangers des ses dons uniques. Que faire, que dire, alors que je ne suis qu’une simple créature sans race, que le simple William Hufflestring, agenouillé devant cette éblouissante illusion ?

L’hérétique, tirée de sa transe bestiale, me parait inquiète telle ma Suzeraine lors des soirs orageux. Ma présence l’importune-t-elle ? Crois-t-elle que je compte l’injurier, lui porter affront ? Ma question était-elle si indiscrète. Je n’oserais jamais porter un œil désapprobateur sur le balai des lucioles, sur un vestige de ma Reine. For she is everything; past, present and future. For she rules my world as an empress dressed as life.

Les lèvres blafardes, les joues rougies par la course m’ayant conduit en ces lieux, ainsi que par l’embarras, je hoche lentement de la tête, puis la secoue. Interdit, malgré mes yeux prisonniers de sa magique apparition. Esclave de l’art, de la beauté, dompté par la magie des couleurs, je suis. Douce Wiccan aux yeux empreint de nature, laisse-moi t’offrir une réponse plus claire. Mes mouvements contradictoires n’ont certainement pas jetés lumière sur ton interrogation.

« J’ignore depuis combien de temps votre envoutante voix m’a attiré en cette clairière, chère adepte des arts occultes. »

J’incline mon menton en guise de salutation formelle, mes joues frôlant les rebords asymétriques de mon haut col ouvert, puis approche cette nymphe, la possible gardienne de la forêt, curieux, possédé par l’image de ma Déesse qui se reflète tel un miroir en elle. Ma conscience me susurre de dissocier les deux images, qu’elles se rejettent telles les pôles identiques de deux aimants différents. Je fais taire ma logique, l’émoi dictant mes gestes. La page du manuscrit, trop réelle, trop tangible. Il me faut éviter de réfléchir, de m’immerger dans la réalité. Ma Reine ne s’y trouve plus, alors à quoi bon ?

Suis-je aliéné ? Mama ?

Shh.

La sorcière imite mon approche, deux animaux s’apprivoisant dans un tango mystifié par les bougies, certaines encore vacillante, par les hauts bouleaux rabougris qui entourent la clairière. Bercé par la brise, guidé par les étoiles, trompé par mon âme, je tente de l’analyser, essais de l’associer davantage à ma Suzeraine. Si je creuse assez profondément, je dénicherai ce filon de ressemblance. Je trouverai un sens, que je saisirai entre mes doigts, que j’agripperai à pleine dents s’il le faut. Je n’hésiterai pas à me saisir de ma Reine, je ne suis qu’esclave de son souvenir, après tout.

« Semblable, vous dites ? Me serais-je trompé ? N’ayez crainte, je ne prendrai pas offense à être ramené à l’ordre. »

Son corps me parait frêle, mes yeux s’adoucissent, cette jeune femme me semble épuisée, faible. Sa vulnérabilité m’ensorcèle davantage, comme un coup de baguette magique porté sur mon corps. Vêtue de minces par-dessus diaphanes qui dévoilent sa figure au monde entier— pas que cette forêt soit très populeuse, j’en conviens— je ne peux empêcher mon regard de l’explorer, de la scruter avec attention, avec minutie. La perversion s’y fait absente, je me considère au-dessus de telles bestialités dégradantes, mais ma curiosité implose, mon esprit bouillonne. Noir sur Lilas, Émeraude sur Améthyste. Danse avec moi.

Je ne pense pas. J’agis, de paroles veloutées s’extirpant des confins de ma gorge avec dextérité. La planète bascule, mes actions spontanées défiant ma contenance habituelle. Me suis-je égaré dans un jeu d’acteur . . . ? Non, la flûte de Piper m’a envouté, je me laisse entraîner à la suite des autres rats transits. Impuissamment. Dénaturé.

« Vos ôdes m’ont profondément touchées, pourriez vos me gratifiez d’une seconde mélodie en m’expliquant ou je me suis égaré dans la présomption que vous étiez une wiccan ? »

Je me saisi de ses mains, rendues moites par l’effort que sa pratique lui a nécessité et la rapproche de moi davantage. Je n’ai nullement partagé mon nom, je n’en ressens pas le besoin. Au diable, les convenances, car il, si je m’y proscris cette nuit, je n’entrainerais jamais cette jeune demoiselle magique dans ma valse. Je distingue l’état de sa peau, chacun de ses cils, la texture de ses cheveux, entrouvre les lèvres, presque séduit. Je cherche une ressemblance, mais ne décèle rien, pourtant je le sens, ce point commun, il picote mes entrailles.

« Vous remarquez que mes précédents propos sont teints d’une vilaine incohérence, je m’en voit embarrassé. Expliquez-moi, et je jouerai la musique. Je ne suis pas particulièrement doué dans ce domaine, mais même le plus maigre paysan peut fredonner sans peine, qu’en pensez-vous ? »

Un sourire simple, galant et plein de chaleur, un sourire à peine contrôlé, domine mon visage. Je dispose les paumes de ma partenaire, de cette hérétique intrigante, de cette possible fée, aux endroits adéquats et lui susurre d’un souffle suave :

« À moins que vous préféreriez me gratifier de votre chant . . . Évidemment. »
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MessageSujet: Re: Pourquoi un corbeau ressemble à un bureau ? [William Mary Hufflestring]   Lun 17 Oct 2011 - 6:45

-Semblable oui...Hum...Je ne pratiquais pas un rite...hum...religieux quelconque, juste...un...bha...un rituel...

C'est....Awkward ? Oui, c'est bien le mot, Awkward, Je ne savais pas trop quoi lui répondre et j'étais mal à l'aise, j'avais envie d'être ailleurs....

Il se mit à enfiler les phrases, parlant de chants, de moi qui chante, de vouloir me réentendre chanter ; alors qu'il parle, mon village affiche un air totalement perdu, J'aurais eu deux points d'interrogations à la place des yeux que ce n'aurait pu être plus clair : ce qu'il me disait ne faisait pas le sens dans ma tête.

Je...Je n'étais pas certaine de comprendre. Il voulait que je chante ? Moi ? Que je chante ? Mais...

POURQUOI ? C'est qu'il est complètement ciglé le pauvre chou ! Ce qui m'intriguaient était qu'il sous entendait m'avoir déjà entendu chanter... Mais...

..

Et tiens, pourquoi il me tient les mains ? Mais..

..

Il me semble bien m'être entendu prononcer des paroles, peut-être bien chanter aussi...Oulala ! Je ne me rappelle même plus ce que j'avais chanté et comment j'avais chanté. Lui, en tous les cas, semblait avoir apprécié le spectacle. Je n'étais pas l'une de ces filles qui passe ses soirées à chanter, toute seule dans leur chambre, à travailler leurs voix, jours après jours. Moi je chante sous ma douche, je chante parfois lorsque je cuisine et dans les deux cas c'est par simple réflexe, sans vraiment que je ne m'en rende compte et surtout, sans que j'analyse la moindre fausse note ni ne les corriges ; j'ai une jolie voix...Douce, mélodieuse et tout...Mais je ne suis pas une diva, jamais je n'aurais un jour pensé que quelqu'un me demanderais de lui faire un concert privé avec tant d'insistance.

Le pire c'est qu'il semblait sincèrement charmé, comme s'il venait d'entendre la plus belle voix du monde. Il me regardait avec les yeux tout brillants, gardant quand même un air de gentlemen calme, s'entend. Il me tenait toujours par les mains, son regard me détaillait, fouillait chaque millimètres de mon être ; il semblait fasciné.

C'est...flatteur mais un brin inquiétant. Et moi qui ne sais comment réagir ! Je ne sais pas quoi lui dire ni comment réagir à ses propos.

-Bha...Hum...Je ne suis pas Wiccan...Pas exactement...Je crois...Je ne sais pas... dis-je. Mais que pouvais-je lui dire ?''Enfin...C'est-à-dire que ...C'est, en fait c'est juste la manière dont j'utilise mon pouvoir...Vous savez, les pouvoirs qu'on acquiert en arrivant au pensionnat...Je crois bien que c'est...inspiré des Wiccans mais... Je ne sais pas trop...C'est le manoir qui a decidé, pas moi.... ''

Ouais bon, dire la vérité c'est toujours simple, bien qu'un peu cliché... Mais bon, de toute façon, s'il a vu l'intégralité de mon rituel, je ne m'en sortirai pas en inventant un truc du genre : « Ah ? Nah ! C'est une forme de danse que je pratique ! Pfff ! Magie ? Nah ! »

-Et bah...Chanter...hum...ça viens naturellement avec le "rituel" donc...En fait, je ne savais pas que je chantais et donc...rechanter....Je sais pas....

Mouais...J'ai jamais été très douée pour parler avec les gens, surtout de trucs qui me gênent ou qui me sont obscure : et mon pouvoir m'est définitivement obscure ! Je ne le connais pas complètement, je ne connais point ces limites, je ne suis même pas certaine des effets qu'aurons les sorts que j'ai conçus jusqu'à lors.

-Alors ....Je doute pouvoir accéder à votre demande...de...de chanter.

Et pourquoi je dis ça d'un air à vouloir m'en excuser ?! Je ne vais pas bien, quelqu'un de normal aurait plutôt eu une réaction du genre : AHH ! Il est étrange ! Nous sommes profondément enfoncés dans les bois...La nuit...Tard... Sauve qui peut ! Mais bon, j'ai remarqué que depuis mon arrivée, j'ai tendance a fuir les gentils garçons normaux, en plein jour et à rester en compagnie de probables psychopathes dans des endroits sombres et douteux. C'est que je dois être un peu douteuse moi-même... Pas psychopathe...pas encore.

J'essaye de gentiment le faire me lâcher les mains, mais il les tient bien fermement, malgré son air tout gentil et tout doux.

Je l'observe, incertaine.


Oulala ! Vraiment...VRAIMENT pardon pour mon retard TT .TT, Je t'aime Clumsy.


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MessageSujet: Re: Pourquoi un corbeau ressemble à un bureau ? [William Mary Hufflestring]   Mer 2 Nov 2011 - 19:44

La lune perle entre le feuillage des arbres, autant rabougris qu’imposant bordant la clairière tel des remparts sauvages et indomptables. Je me délecte les propos de cette harmonieuse hérétique, scrutant le moindre pore, le moindre tic. Je sens vaguement son inconfort, un écho disgracieux trop lointain pour que je ne m’en préoccupe. Si d’un toucher, âcre et froid, distant et perplexe, je pouvais lui faire comprendre. Ma suzeraine flotte aux abords de mon esprit, je vacille. Pourquoi ? Bariolé d’encre noir le visage de ma Reine, je refuse d’intelliger sa présence ici, dans cet endroit interdit.

Mes paumes fermement pressées contre celle de la sorcière féérique, de l’illusion de mon Monde, de ma Raison ailée, j’écoute ses réponses incertaines avec attention. Mes prunelles, profondes persistant à détailler le moindre détail de sa figure, je dénote les plis dans ses loques claires, m’attarde sur le cil coincé de travers. Malgré mon regard baladeur, se promenant, scrutateur, je concentre la moindre parcelle de mes capacités auditives sur ses paroles quasi-balbutiées. Nerveuse nymphes seule au beau milieu de la forêt. Se sentirait-elle indisposée par ma présence ? Confondu par l’effluve lilas qu’elle dégage, perdu entre réalité et rêve, mes genoux percutent fictivement la boue. Je n’hésiterais pas à me prosterner devant une similitude de ma Reine. Mon cœur est bien trop faible, tel le capitaine qui refuse de couler avec son navire comme l’étiquette le stipule si durement, comme l’honneur l’énonce rudement.

La tribale performance n’avait été que le fruit des damnations de ce lieu perfide, ce lieu que je me risquerais presque à surnommer ‘maison’. À contre cœur, une bile amère rampant le long de ma trachée à la simple pensée trop véridique à mon goût. Maison. Non !

Mama . . .

À vrai dire, cette jeune femme diaphane représente mon premier contact réel avec l’une des aptitudes singulières propres aux pensionnaires prisonniers. Un pouvoir que chacun possède, singulier, généralement flamboyant. J’ai largement subit les machinations de la bâtisse elle-même depuis mon arrivée, m’étant vu violenté par des poulpes et avaler par un réfrigérateur, mais les pensionnaires restent, encore, en grande partie, le mystère le plus contraignant auquel je me vois confronter chaque jours. Je trouvais asile dans le restaurant de la petite Toya, jusqu’à ce que . . . jusqu’à ce que cette page jaunie, vieillie, mais toujours bien visible vienne chambouler tout mon univers. Je secoue la tête, mèches chocolatés obscurcissant mon visage le temps d’une moue consternée. Le chant des berceuses, de somptueux iris iridescents, puis l’image vague se superposant à celle de mon interlocutrice à l’aspect sauvage et incertain.

« Je me vois désolé de m’être laissé emporter par mes folies fictives en vous cataloguant telle une wiccan, soyez assurée que je ne referai plus cette erreur indigne de mon status. Mille excuses, mademoiselle . . . ».

Mes excuses détachées, propose une certaine quiétude, je ne cherche pas à incommoder cette mystique impératrice de la forêt plus que je ne parais déjà le faire. Toutefois, mes mains demeurent distraitement agrippées au siennes, je n’en ai plus conscience, l’envie de danser heurtant toujours l’arrière de ma conscience avec véhémence. Cette scène de la Belle et la Bête me hante obscurément, s’immisçant dans ce rêve où tous les souvenirs comportant ma Déesse me reviennent tels des éclairs illuminant un ciel d’onyx. Bien qu’il n’y ait pas de Belle à proprement parler, car la figure céleste de ma Suzeraine surpasse mille fois celle d’une simple princesse, ni de Bête à priori. Quoique, les apparences sont trompeuses. . .

Dance with me, sway to the fireflies’ motions.

« Et bien que je possède les notions basiques en ce qui concerne les pouvoirs nous étant attribués lors de notre regrettable arrivée en ces lieux, je dois avouer vous êtes la première personne que je vois utiliser de telles aptitudes. »

J’ignore tout de la mienne, n’arrive pas le moins du monde à envisager le fléau que ce pensionnant décadent, cet endroit putride et sale, aurait pu décider de m’infliger. L’hypothèse des poulpes plane vaguement dans mon esprit, contraignante, perturbante. Puis, plus rien, des mèches lilas recouvrent à nouveau la totalité de ma vision. . . J’ai la curieuse impression d’être un drogué en manque, un alcoolique sans alcool, un prêtre sans religion . . . L’odeur de bois humide, de plantes diverses atteint mes narines. Mes yeux quittent l’imitation sans ressemblances à la fois grotesque et parfait de ma Reine pour se poser sur le cercle ayant défini les limites du rituel transcendant que j’avais eu la chance de saisir de mes iris violacés.

Je peine sous la curiosité, sous la fascination, sous une masse d’émotions distinctes s’entrechoquant brusquement. Pourquoi se cache-t-elle pour utiliser son don ? Pourquoi est-ce que ma Reine apparaissait sur l’une des pages du curieux manuscrit de Rudy ? Pourquoi mon destin me dictait-il de suivre ses pas à la lettres, de terminer dans le même pénitencier qu’elle ? Pourquoi ? Comment ? Why ? Mon crane tourne, humain sans but, homme sans appartenance. J’aurai l’éternité pour questionner cette hérétique aux intonations délicieuses. Ce pensionnat, malgré la recherche, malgré le manuscrit, a bien l’intention de nous tourmenter tels de la vulgaire vermine encore et encore jusqu’à la fin des temps.

Mon interlocutrice décline ma requête légèrement douteuse. Réentendrais-je ces chants sauvages un jour ? Si relaxants, si supérieurs . . . une réplique distante de lointaines comptines et berceuses. Je ne me laisse point abattre, si elle ne désire pas chanter, si sa mémoire lui fait défaut, rien ne l’empêche d’user de ses jambes presque entièrement dénudées. A-t-elle froid ?

« Alors, ma chère, contentons-nous de danser. Sans musique, sans sonorité autre que le silence. Ne me regardez pas ainsi, y’a-t-il un quelconque mal à valser hasardeusement dans une clairière oublié de tous sauf la Lune ? »

Je fais fis de son confort, bien que je scande ma répugnance à l’incommoder entre les parois de mon crâne depuis notre rencontre. Rencontre fort unique. J’esquisse un sourire. Lilas. Améthystes. Noirs. Émeraudes. Raffermissant mon étreinte sur des mains, guidant doucement ses bras dans la position adéquate, je l’implore silencieusement du regard. Un miroir se brise une fraction de seconde, dévoilant mon désarroi. Je me voile la face rapidement, d’un hâle mauve pale, d’un hale de déchéance souveraine.

Mama . . .

« Juste quelques minutes . . . »

Spoiler:
 

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MessageSujet: Re: Pourquoi un corbeau ressemble à un bureau ? [William Mary Hufflestring]   Jeu 3 Nov 2011 - 17:23

« Et bien que je possède les notions basiques en ce qui concerne les pouvoirs nous étant attribués lors de notre regrettable arrivée en ces lieux, je dois avouer vous êtes la première personne que je vois utiliser de telles aptitudes. »

Ah ?

-Oh...C`est possible… J`ai bien vu ce garçon jongler avec des boules de feux dans les escaliers et….


Bon, pas la peine de continuer, je doute aussi qu`un autre doit venir dans les bois et pratiquer un long rituel. Les pouvoirs sont quand même étranges… Certain on des pouvoirs élémentaires puissants, d`autre, comme moi, on des pouvoirs complexes tendis que d`autre possèdent des dons carrément inutiles, voir embêtants…Comme ce mec que j`avais rencontré dans les cuisines et dont le pouvoir était une censure permanente ! Franchement, ce n’est pas un pouvoir, c`est une vraie malédiction ! Un malus … Ce doit être le sens du l`humour des fondateurs. Ou peut-être que caque pouvoir est un élément de notre personnalité ou de notre passé qui ressort…. (Auquel cas, certains ont visiblement eu des vies plus intéressantes que d`autres)

C`était vraiment le type le plus étrange que j`ai vu jusqu`à présent ! Être les grands psychopathes attachants, les pots de colle trop bavards, les muets empoissonnés et les gamines perdues, jamais de curieux personnages ne m`avais invité à danser sur un air que j`avais refusé de lui chanter.

Il tenait mes mains dans les siennes, jamais au paravent je n`avais tenu les mains d`un garçon…Ça avait quelque chose de spécial, lui était spécial. Il y avait un quelque chose dans ses grands yeux tristes et implorants, dans la manière dont il me tenait les mains qui me donnait envie de simplement valser avec lui, sous la lune.

Mais d`un autre coté il avait cette manie de…je ne sais pas trop…de, d`avoir l`air de s`imaginez que lui et moi avions un quelconque lien, il me parle comme si nous nous étions déjà rencontrés auparavant, comme si j`aurais dû répondre à son invitation, le sourire aux lèvres, sans trouver la situation étrange et inquiétante.

Nos regards se croisent et je plonge dans son regard violet. Ses yeux me rappellent légèrement ceux du jeune muet, celui dont les yeux coléreux me font un effet monstre. Les siens de sont pas aussi hypnotisant...Mais… Il y à un petit quelque chose d`attachant dans ses yeux suppliants, il semblait tellement…je ne sais pas….Désiré? Comme si que je lui accorde une danse allait changer sa vie…

Encore j`avais presque envie de le faire, mais encore je trouvais la situation louche, les individus du manoir sont tous bien étrange et doté de dons, ma présence dans le boisé nocturne en était d`ailleurs une preuve; alors qui sait ce que ce jeune homme pouvait faire d`une danse.

« Juste quelques minutes . . . » Suppliât-il. J`étais déchirée entre raison et envie, et pour une fois je ne me cache pas pour le laisser paraître sur mon vissage, je devine que mes yeux doivent d’emblé exprimer mon trouble.

Je détourne les yeux, les fais glisser vers le sol, vers mes pieds nus. Oh oui, danser nus pieds…c`est pas super, surtout dans les bois, là où il y a nombres de débris, de roches, de feuilles et de petites branches…Et j`avais froid, j`avais hâte de me revêtir, d`aller prendre une bonne douche très chaude et de m`emmitoufler dans mon lit, sans pour autant dormir, juste pour garder les yeux fermés, peut-être écouter de la musique , tout ça juste pour reprendre quelques forces après ce fatiguant rituel.

Mais il ne me lâchait pas, même, il resserrait son étreinte, se préparant déjà à me faire danser.
Pendant un moment, nous nous regardions, il avait l`air si… implorant et troublé… Une grande gorgé d`air de réprime dans ma gorge et forme une pression, j`arrête de respirer, après quelques secondes, j`expire et baisse encore les yeux, résignés.

Ainsi nous allions danser.

Mes mains se décrispent lentement, ma position devient plus fluide. Je n`avais pas souvent dansé auparavant…Mais comme pour tous les domaines, j`apprendrai très rapidement.

Je fais un pas vers lui, rapprochant nos corps, gageant un peu de chaleur, car je me fais de plus en plus froide, ainsi vêtue seulement de quelques morceaux de tissus.

Je m`approche d`autant plus encore lorsqu`il glisse une main sous mon épaule, rapprochant ma poitrine de ton torse. Il n`était pas bien grand, je pourrais facilement reposer ma tête sur son épaule, mais j`hésite, c`était beaucoup de contactes physique, quand même.

Mais je suis épuisée, alors je fini par le faire puis fermer les yeux et laisser à me pieds le loisir de le suivre dans sa valse.

-juste quelques minutes...Accordais-je d`une voix faible mais qui soudainement démontrait plus d`aise.



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MessageSujet: Re: Pourquoi un corbeau ressemble à un bureau ? [William Mary Hufflestring]   Sam 3 Déc 2011 - 19:27

Ma prison, mon échappatoire, je n’aurais jamais cru me retrouver en proie à de telles incongruités. Ce manoir et ses composantes échappent aux règles de l’entendement. La contradiction déjà puissante se voit renforcée, pourquoi ne suis-je qu’une marionnette de chair destiné à être le jouet d’une famille d’occultes timbrés ? Je veux sortir, mais je veux rester. Encore plus maintenant que ma Légitime Fée s’est joint au bal. Mes doigts ne demandent rien d’autre que le droit de l’effleurer, que le pouvoir de la posséder.

Mais, les vivants ne peuvent régir les morts, ne peuvent remédier à leur state de non-vie.

Lilas. Noir. Lilas. Noir. Les colorations explosent devant mes yeux, taisent mes pensées, les remanient à leur guise. J’oserais presque me demander qui je suis, malgré le fais que je sais très bien qui est William Mary Hufflestring. Mieux que quiconque, car à qui d’autre que ma Chère avais-je laissé entrevoir les parcelles de ma personnes les plus absurdes ? Une ombre secrète dévoile rarement les particules qui la composent. La situation présentée à mon esprit me semble si irréelle, la tête me tourne, ma Suzeraine me sourit de par-dessus l’épaule de la mystique féérique. Je réprime un rire jaune, un éclat de voix ironique qui reflèterait ma déchéance.

Nous valsons dans la clairière, portés par les rudiments classiques de la valse. L’herbe et les feuilles craquent sous mes pieds dans une série de gémissements addictifs qui me poussent à continuer la danse. Je ressens le besoin de me lâcher, de me défaire de la pression qui pèse sur mes épaules, qui engendre la présence convoitée de ma défunte Reine. Les pas de la valse me sont familiers et je les manipule avec aise. Combien de fois aie-je pris part aux ridicules réceptions

Je vois les lèvres rosées de ma Suzeraine qui forment des mots, je sens la folie qui perce mon armure de marbre. Je perds la carte, me perd dans le monde des méandres, des sophismes et des désirs qu’il vaut mieux garder secret. Je supplie silencieusement l’hérétique au pouvoir me rappelant les wiccan d’ouvrir la bouche, de dire n’importe quoi. Les mots me donneraient une distraction, me permettraient de m’attacher à la réalité. L’illusion de ma Reine est si puissante, gonfle mon cœur de regrets et de désarroi, de bonheur et de respect.

Les quelques minutes de répit que cette demoiselle fascinante et inconnue consent à m’accorder sont salvatrices et révérées. Ma reconnaissance est sans borne, cette fée me sidère, l’émeraude de ses iris s’octroyant des tons momentanément violacés. Je me noie.

Mes doigts se crispent légèrement sur sa hanche. J’étouffe une plainte sourde. Pourquoi fallait-il que je tombe sur la seule femme qui arriverait à m’évoquer ma Fée ? Ouvre la bouche, prouve-moi que tu n’es qu’une simple bourgeoise, qu’une simple hérétique qui vaquait à ses occupations douteuses. Empêche-moi de voir un signe en ta présence sur mon chemin éploré. La représentation graphique de ma Reine se jette de nouveau au front de mon esprit. Je tourne en rond, coincé dans cette déchéance que m’imposent les faits, la réalité. Je suis contrains de croire en l’impossible . . . Mes prunelles tracent les contours du rêves m’imposant mon désir, ma Suzeraine. Je valse distraitement, les respirations de ma partenaire se relaxant graduellement. Je souhaiterais tellement posséder le pouvoir de contrôler ce qui m’arrive, de taire l’aliénation, de redevenir le simple William taciturne que j’ai toujours été. Je n’aurais jamais dû poser les yeux sur les feuille du manuscrit . . . La curiosité tue le chat et détruit l’homme.

Ma voix s’élève sans que je n’arrive à la stopper, sans que je n’intellige les mots fusant hors de ma bouche. Claire, mes intonations neutres m’ont toujours semblées contenir bien plus d’innocence que le reste de mon être. Mes propos sont presque vils, le tabou de mes paroles me glaçant les veines. Les mèches d’encre de la jeune femme frottent, fraîche et humide, contre ma joue. Elle doit avoir si froid. . .

Je stoppe nos mouvements fluides tout en parlant.

« Vous allez attrapez froid si nous restons ici trop longtemps. Mettez ceci. . . Je doute que cet exécrable endroit ait de quoi sauver les malades atteint d’une trop lourde pneumonie. »

Je me dévêtis de mon veston, l’action me laissant ma chemise blanche pour seule protection contre l’air de la nuit, et le lui tend avec consternation, une gentillesse sans borne illuminant mon visage. Tout pour le confort de cette imitation mutée de ma Reine, de mon Monde. Je la fixe, insiste pour qu’elle se vêtisse de mon épaisse veste. Le tissu renforcé ne protégera pas ses jambes et ses pieds, mais, améliorera déjà son sort d’un brin. J’ai conscience qu’en m’armant de bonté, je me suis nier le plaisir d’une valse plus longue. . .

« J’imagine que la totalité de mes quelques minutes de valse se sont malencontreusement écoulées . . . ».

Je la fixe de mon air d’animal blessé, puis j’attends, car son pouvoir sur ma personne est tel que j’obéirai à n’importe laquelle de ses requêtes. Je souhaite simplement comprendre les raisons de l’ironie m’ayant menée ici, mais je doute que cette hérétique tombée du ciel puisse me les fournir. Sans présence est à la fois un baume et une damnation. Rassurant, mais décadent. . .

Oh. Mama.
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MessageSujet: Re: Pourquoi un corbeau ressemble à un bureau ? [William Mary Hufflestring]   Mar 24 Jan 2012 - 7:20

« Vous allez attraper froid si nous restons ici trop longtemps. Mettez ceci. . . »

Et à qui la faute? Parce que moi, personnellement, s’il ne serait pas sorti de nul pars, j’aurais simplement fini mon rituel, je ne me serais pas mise à valser toute seule ; je serais directement rentrée à mon dortoir prendre une belle douche chaude et puis je serais allé me coucher pour les deux ou trois prochains jours.

« Je doute que cet exécrable endroit ait de quoi sauver les malades atteints d’une trop lourde pneumonie. »

-Oh, ils ont…les armoires de l’infirmerie sont généralement très coopérative…

Lançais-je d’un ton las, sans trop réfléchir ; c’est que j’avais eu quelques rencontres avec l’infirmerie, la fois avec Émile le muet…Enfin, cette fois-là elle ne devait pas être d’humeur…Ou bien son sens de l’humour avait baigné dans quelques choses de noir et en était sorti tout tacher et ratatiné ; deux empoisonnés et elle nous donne un seul antidote, la salope, enfin bon…

Et oui, je parle des pièces du manoir comme de personne…. C’est que j’ai l’intime conviction qu’elles ont bien des consciences propres, surtout l’infirmerie ! Surtout après le ci-haut cité empoisonnement où j’étais délirante et où j’hallucinais des yeux partout… mais je ne suis plus si certaine de les avoir halluciné et non pas simplement vu. Parce qu’ici l’expression : les murs ont des oreilles semble prendre tout son sens, je suis d’ailleurs surprise de ne pas en avoir vu, d’oreille (prochain empoisonnement, peut-être?).

L’étrange jeune homme m’avait tendu son veston…c’était, comment dire …troublant ! Nah, ce qui était troublant était l’ensemble de la situation ; le geste de me donner son veston pour me protéger du froid était totalement mignon. Je tends la main ers celui-ci, j’hésite puis, finalement, en lui accordant un léger sourire attendri, j’enfile le veston sur mes épaules(en laissant les manches ballantes de chaque côté).

Ce garçon n’est ni bien grand ni bien large ; son veston ne me va même pas à mi-cuisses. Dans l’image romantique que je me faisais de la scène du galant gentleman donnant son veston, il me semble que je « flottais » légèrement plus dans ledit veston…Mais bon, reste que ça a réussis à m’attendrir…

Je croise mes bras à l’intérieur du veston, en ramenant les deux rebords ensemble pour un brin plus de chaleur.
« J’imagine que la totalité de mes quelques minutes de valse se sont malencontreusement écoulée . . . ».

Il semble si triste et consterné…c’est, Hum…Vais-je le dire? Accablant, oui, accablant, car même si la situation, au départ, m’a un peu troublée et dérangée, je commençais lentement à trouver son curieux comportement attachant et de le voir ainsi me regarder avec ses airs d’épagneul dépressif me faisait un pincement au cœur.

J’ouvre la bouche pour dire quelques choses… rétracte, pince les lèvres.

-Peut-être….Peut-être aurait-elle pu être plus longue dans un endroit plus propice?

Je dis n’importe quoi ; je ne sais pas quoi dire. Jusqu’à présent je le regardais, je détourne les yeux et regarde nerveusement autour de moi afin de trouver une échappatoire. Il y a bien mes chandelles qui jonchent encore le sol, mais à quoi bon les ramasser alors que je vais certainement être ici d’ici peu pour pratiquer un nouveau rituel. Sinon…J’avais des vêtements avant d’arriver : je ne serais pas sortie de mon dortoir en sous-vêtement, quand même, mais je n’arrivais pas à les voir. Il me semble pourtant les avoir laissés juste à côté de mon cercle…Bof, ce n’est pas trop grave, c’était des vêtements trouvé dans la super armoire et il y a risques pour que je les y retrouve d’ ici quelques jours ; j’espère simplement que le « gardien de la forêt » ne le prendra pas comme une quelconque forme de pollution et ne viendra pas se venger sur moi en me tuant dans mon sommeil….

Revenons-en au présent…Je me mords légèrement une lèvre d’un air pensif…Quoi faire? Et je suis si fatiguée! Et j’ai vraiment froid, mais c’est …La fatigue ! Ouff que c’est horrible, j’aurais bien envie d’aller me coucher et mourir ! Je dois vraiment me trouver un mec pour tenter leurs trucs de magie de je-ne-sais-pas-quoi qui donne plus de force avec la sexualité et…hum…

Je pose à nouveau les yeux sur l’étrange garçon….NAHHH, quand même, je viens de le rencontrer et…bha...il est petit (quand même un bon 2cm de plus que moi, mais…)

Je rougis, c’est inévitable, ça et la légère euphorie qui envahit mon corps à l’idée de découvrir l’ autre sexe …je l’observe ; bon il est petit, mais il un très beau visage…et des manières impeccables malgré ses agissements étranges ! Et moi, j’aime les garçons qui maitrisent les règles de bienséance…Et il est galant, preuve en est que je me sers dans son veston… Mais bon, je me fais des idées! Qu’est-ce que j’ai, moi, dernièrement, à l’émouvoir devant tous les membres de la gante masculine? Sale vieux grimoire latin qui ne me propose que des choses louches !! Même si…en ce moment, sort pas sort, je commençais à avoir tellement froid que l’idée de me coller contre un corps chaud devenait de plus en plus envisageable.

-Il commence vraiment à faire froid…Monsieur aurait-il la gentillesse de m’escorter jusqu’ au manoir? Ou…du moins, dans un endroit moins froid…

Dis-je en me recroquevillant davantage dans le peu de vêtements que j’avais sur le dos.


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MessageSujet: Re: Pourquoi un corbeau ressemble à un bureau ? [William Mary Hufflestring]   Jeu 8 Mar 2012 - 19:02

Entre ciel et terre, protégé par le couvert fortuit d’arbres certainement tout aussi dérisoires que le pensionnat lui-même, je porte compagnie à une transcendante hérétique à la peau de verre. Sa complexion laiteuse n’aide en rien le ballant onirique qui domine ma cognition, me plongeant et m’extirpant à intervalles sporadiques d’un doucereux rêve éveillé, chaleur et fraîcheur se côtoyant au sein de mon cœur, de mes organes respiratoires avec une candeur déplorable. Car je la vois Elle, entre les branchages sombres aux feuilles malmenées. Ma Reine, mon Plus Grand Amour. La forêt, tout autour de nous, semble gémir de dévolu, scandant la haine qu’elle éprouve certainement pour le monde. Car si nous, humains, hybrides et créatures diverses sommes enfermés contre notre gré, il me parait très probable que ses poussent ne puissent pas franchir la délimitation décrite par la Famille I., elles non plus. Je compatis avec la verdure grisonnante, m’adonnant mentalement à une crise existentielle, jetant toute mon incompréhension sur la jeune femme envoutante, écho presqu’idéal de ma Suzeraine, que j’ai découvert lors de ma course effrénée vers un semblant de raison, vers une ébauche de vérité. Une vérité que ces émeraudes scintillantes de fatigue et d’émotions de peuvent me fournir. Quelqu’un le pourra-t-il ? L’herbe craque sous mes pieds, ainsi que quelques brindilles éparpillées sur le sol et, c’est maintenant, dévêtu de mon couvre-corps chaud et confortable, que j’intellige finalement la température qui règne tout autour. Le froid s’infiltre au travers du tissu léger et opalin de ma chemise, me laissant frissonner modiquement, scrutant les arrière-fonds des bois, y observant la valse éthéré des longues ondulations lilas de ma Suzeraine. Lèvres entrouvertes, iris pétillants d’audace, nulle ne sera jamais plus belle . . .

Et danser m’avait prodigué la distraction nécessaire pour me dissocier de cette beauté tout aussi fulgurante que perçante, car même dans la mort, personne ne rivalise à ma Reine. Impitoyable dans ses mouvements, sait-elle qu’elle me pousse dans les bras du péché, sait-elle qu’elle anime le souffle de mes rêves les plus impies ? Très certainement, car j’ai la conviction que lorsque la mort lacère un corps de ses ongles congelés, ce dernier se voit accorder l’omniscience, la connaissance absolue. Alors de son savoir infini elle me torture, moi qui ne suis qu’une simple poupée de chiffon à l’intérieur de ses paumes maternelles. À jamais, toujours. À genoux devant sa splendeur et sa beauté. Par delà de la mort et de toutes les sornettes de la réalité.

Réalité. Celle qui ronge, celle qui griffe, celle qui m’observe d’au travers une fenêtre verte entouré d’un rideau filasse et noir. Le paysage se contorsionne, se change pour adopter un aspect plus saint, moins digne de la folie qui croît lentement en moi, parcourant l’entièreté des synapses de mon cerveau à une vitesse inquiétante. Et c’est sur elle que se concentre de nouveau l’améthyste de mes iris de manière tremblante, incertaine. Suis-je en train d’abuser de l’impact que mes mimiques éplorées semblent exercer sur cette dame piètrement vêtue ?

Certainement, car le visage qui se superpose au sien est si exquis que j’oserais lui offrir la Lune en guise de remerciement pour une telle ressemblance. Si magistrale, je m’inclinerais presque si je ne craignais pas qu’un tel acte engendre la peur et la contraigne de m’abandonner dans les bois où fument encore quelques bougies. Je ne souhaite point que cette dame ne me laisse à moi-même par crainte de ma déchéance cognitive. Là où les lignes entre chimères et réels se brouillent, il me reste suffisamment de présence d’esprit, de contrôle sur ma personne pour demeurer convenable. Sans cela, je me verrais dénaturé, traîner dans la boue de mon amertume, une simple coquille irréparable.

-Peut-être….Peut-être aurait-elle pu être plus longue dans un endroit plus propice?

« Vous croyez cela . . . ? »

J’esquisse quelques pas vers les chandelles fondues, ma crinière de chocolat sombre dissimulant mes yeux alors que je me penche pour saisir l’une des cierges. Cylindrique, je la roule posément entre mes paumes avant de faire nouveau face à la saisissante demoiselle, laissant mes genoux craquer inaudiblement, alors que je me relève. Je viens de rompre le cercle de l’usage de son pouvoir . . .

« Pourtant, les faits sont tels que dans un endroit plus propice, il ait été très peu probable que je vous aborde, très chère . . . »

D’ordinaire, je doute fort m’être approcher d’une jeune femme si éblouissante sous de différentes conditions, trop réservé dans ma contenance hautaine pour réellement désirer proposer une danse à qui que ce soit qui ne me l’aurait pas demandé. Le froid rougis ma peau et je m’attarde brièvement sur la condition de la dame. Retrouver ses vêtements prouverait être une solution intelligente à son problème de congélation lente. Je n’ai pas particulièrement envie de rentrer au manoir . . .

Le manoir. Le château. Le pensionnat. Les pages du manuscrit rédigé par Rudy. Les photos. Tout cela.

Un tremblement qui n’a rien avoir avec la température me traverse le corps et entre beauté et laideur, je me désintègre sous le poids de son horreur. Torpeur vénéneuse qui blesse et soumet et laisse les même questions tourner dans la sphère nauséabonde d’un douloureux cercle vicieux. La bougie glisse hors de l’étreinte de mes doigts et retourne s’étendre parmi l’herbe terreuse. Mes paupières vont se closent l’instant de retenir les larmes tièdes qui menacent de défiler le long de mes joues, car il est si difficile d’intelliger la totalité de ce qui se produit ici chaque jour. Cette dimension dépasse l’entendement, murmure des odes de déflation mentale à mon oreille. Parfois, je préférerais presque mourir immédiatement plutôt que d’endurer davantage de tourments. Je cherche à tâtons, comme lorsque j’arpentais les ténèbres de la cave avec Mahaut, une lumière vacillante pour me guider vers le droit chemin. Une lumière maintenant éteinte, inexistante. Ma respiration vacille et mes prunelles contemplent de nouveau la jeune femme.

Mon veston lui irait certainement à ravir si nous avions la possibilité de la vêtir entièrement.

« Je . . . Le manoir est un lieu effrayant, je ne souhaite pas particulièrement y retourner si tôt. Auriez-vous l’amabilité de me faire part d’un autre lieu où nous pourrions nous abritez du froid ? Si vous en connaissez un, évidemment, cela va sans dire. »

Je plonge mon regard dans le sien avec insistance, un effroi presque palpable me traversant l’échine. Je ne désire pas rentrer au château, je préfère geler ici. L’idée d’affronter les membranes oniriques poisseuses qui grandissent dans ce lieux damné m’effraye, la perspective d’accepter la distorsion complète de ma réalité d’antan m’anéanti. Pourtant c’est moi qui, il y a à peine quelques maigres minutes, lui ai proposé de s’extirper du froid de peur qu’elle ne se trouve infectée par un quelconque virus.

« M’enfin, je suppose qu’il est plutôt puéril de ma part de chercher à éviter cet endroit fantasque . . . Je . . . Je dois vous avouer en être profondément effrayé. »
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MessageSujet: Re: Pourquoi un corbeau ressemble à un bureau ? [William Mary Hufflestring]   Mer 17 Oct 2012 - 2:42



Charmant, tout bonnement charmant. Il est donc, à ne plus en douter, un amateur de bizarreries et de choses étranges et je n’étais que l’une desdites bizarreries, en chair et en os, palpable, atteignable, une pièce de collection : la métaphore d’un papillon dont on épingle les ailes au fond d’une petite boite et qu’on accroche à un mur. Ou pas. Non pas, c’est exagéré, quand même. Mais c’est l’impression que ce petit jeune homme m’avait donnée, lorsque ça voix avait raisonnée : « pourtant, les faits sont tels que dans un endroit plus propice, il ait été très peu probable que je vous aborde, très chère . . . » Si ce n’avait été de cet intime rituel que sa présence avait violé, je n’aurais été qu’une simple fille, normale, banale, indigne de son étrange intérêt.

Les hommes sont des idiots, peu importe leurs critères, ce sont, simplement, purement, des idiots. Ne sont-ils pas charmants ? S’il existe un dieu, je le maudis de m’avoir faite susceptible a leurs charmes, s’il n’en existe point, je verrai à me trouver une petite amie, un jour, juste pour voir si les filles, elles, ne sont pas moins charmantes.‘’ Je . . . Le manoir est un lieu effrayant , […] ‘’ Idiots et incompréhensibles. S’il avait peur du manoir, pourquoi n’avait-il point peur de moi? N’étais-je pas une bizarrerie ? Un monstre au même titre que les autres qui rodent au manoir? Je le contemplai en silence alors qu’il m’avouait son effraie, avouant lui-même que c’était idiot.

-Le manoir n’a rien d’effrayant… Commençais-je, mais me ravissant alors que ses immenses yeux violacés et mélancoliques sondaient les miens avec intensité : Il me semblait alors entendre toutes les supplications du monde, tous les gémissements de peur, voir tous les regards apitoyant.

Quel étrange garçon.

-Il y a une crypte dans le cimetière… Suffisamment confortable pour que quelqu’un puisse y dormir, semblerait-il, car j’avais, seulement quelques jours plus tôt, croisé un ami qui sortait de ladite crypte alors que je me morfondais sur le banc juste à côté, il avait, pour ainsi dire, éclairé ma sombre nuit…Jusqu'à ce qu’il me plante en plein milieu des bois, sans raison, comme ça : Pouf ! Après s’être proposé pour m’accompagner… Il s’est simplement volatilisé, ce qui m’a pour le moins déprimée et qui me fait me sentir comme une…je ne sais pas quoi, comme quelque chose en tout cas, depuis. Je me questionne, j’ai envie de le revoir, Mahaut dit que je l’aime, je crois qu’elle a peut-être raison, je crois qu’elle a tort, j’ai envie de vomir. C’est magnifique, juste magnifique, et encore une fois, avec beaucoup de sarcasme : les hommes sont charmants. ‘’ Ou sinon, je crois qu’il y a un temple quelque part dans les bois. ‘’

‘’Je suppose qu’il est plutôt puéril de ma part de chercher à éviter cet endroit fantasque . . . Je . . . Je dois vous avouer en être profondément effrayé.’’…Ce n’est pas moi qui l’ai dit ! ‘’ J’imagine que c’est le comportement normal…Enfin…puisque la grande majorité essaye, j’imagine que c’est normal, même si je ne comprends pas pourquoi. ‘’ Parce que la créature étrange que je suis adore le manoir, les monstres, la magie, les couloirs labyrinthiques, les livres qui attaquent les bibliotouristes un peu trop bruyants et surtout les hommes mystérieux, venant de mondes étrangers qui vous plantent en plein milieu d’un bois hanté - oui, j’ai ça sur le cœur- sincèrement Fuck my life. Ne sachant plus trop quoi ajouter, dire, faire, je lui accorde un sourire maladroit en me comprimant sous sa veste, serrant les genoux alors qu’une brise particulièrement froide vint faire danser les feuilles et emmêler mes cheveux. Après un court, mais violent choc au creux mes tempes, mes dents se mirent à claquer ensemble d’une façon incontrôlable et peu élégante et je dus les serrer ensemble, forçant ma mâchoire inconfortablement, de sorte que j'en ressente l’effort jusqu’aux creux de mes oreilles.

Charmant. Oui.



Après 7 mois....Ahaha ♥ Je t'aime ♥


Dernière édition par Alea Miller le Mar 28 Jan 2014 - 5:27, édité 6 fois
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MessageSujet: Re: Pourquoi un corbeau ressemble à un bureau ? [William Mary Hufflestring]   Mer 23 Jan 2013 - 2:31

Je ne trouve rien à redire, continuant de sonder son regard d’émeraude un moment avant de me raviser à la manière d’un enfant qu’on aurait réprimandé, lentement, avec toute l’incertitude et l’hésitation du monde. La plaie béante et ouverte de mon mental continue de tournoyer à l’air libre, absorbant avec une nostalgie maladive l’idée idéaliste d’une présence floral non-loin, celle de ma Céleste Dulcinée, celle de mon Amour Éthéré. L’odeur des arbres m’enivre, doucereuse, chaotique, et je tressaille en contemplant la terre qui salie mes chaussures, en attrapant du regard le cierge que j’ai échappé à la pensée . . .

À la pensée toute simple que ma Reine ait souffert des intempéries poisseuses du manoir. Mes mains, paumes et doigts délicats, aristocratiques, viennent se tendre dans un mouvement d’impuissance et l’atmosphère de la forêt use à nouveau de son charme. De la poussière illusoire rampe dans l’air, inhibe mon jugement et le juste cours de mes émotions. Je ne vois qu’un miroir oculaire, qu’une quantité familière de lilas. Je ne sens qu’une odeur convoitée, n’entend qu’un timbre de voix idyllique. Entre ciel et terre, entre échappatoire lunaire et déclin solitaire, je divague, je me retrouve, je me perds. Paradoxe qui s’excite dans l’avenue d’une contraction cognitive, qui se prélasse dans la chaleur fiévreuse de mon ressenti anormal.

Dame d’émeraudes, d’onyx et d’opales, enchanteresse des bois démoniaques, a signifié que le pensionnat ne représente pas un lieu digne de ma frayer. Écho de ses mots se métamorphosant dans le vent en un bruissement d’aile féérique qui me fait tourner les yeux. Les courbes de mon veston dissimulent les siennes, lui attribuant un style agréable qui n’est peut-être pas sien, et je l’écoute, coincé dans une inertie infortunée, alors qu’elle répond à ma question. Lointaine est la simplicité de la valse, les portes de la torpeur inédite et vilaine se profilent sous mon regard, dantesques.

La même indisposition rampante se poursuit, l’intrigante sibylle s’évapore dans une distinction de la normalité. Ce qui est banal, ce qui est commun, ce qui est humain. Elle me lance un sourire gauche, une mite grossière dans l’environnement paisible de la forêt et je réprime un nouveau tremblement. Normal; ce terme n’a jamais auparavant posséder une quelconque importance pour moi, reflétant davantage un jugement niais qu’une réalité convoitée ou rejetée, mais maintenant, alors que mes prunelles arpentent les souvenirs de pétales collés à même une peau de satin, l’impression distincte d’une pluie d’aiguilles venues percer mes croyances se fait sentir. Que suis-je ? Et, advenant que la porte du hall s’ouvre un bon matin et nous permette à tous de sortir, que deviendrais-je une fois de retour à l’extérieur ?

Oh Mama . . .

Je contiens un soupir et lisse les pans de ma chemise claire d’un revers de paume balançant entre la névrose et l’inquiétude, réfutant l’illusion vénérée pour m’exprimer correctement à l’adresse de l’hérétique aux chants transcendants. Malgré sa différence, je ne peux m’empêcher de voir en elle la silhouette de ma Suzeraine et, ce faisant, l’idée de l’incommoder d’une quelconque façon me rend terriblement mal à l’aise. Désir mal-placé de lui faire plaisir, je lui tends le bras avant d’entamer une marche au rythme posé entre les arbres.

« La crypte est le lieu situé le plus près de notre destination présente, n’est-ce pas ? Si ce genre d’endroit ne vous pose pas problèmes, nous pourrions nous y rendre. Cela vous donnerait l’opportunité de vous réchauffer. »

Et me donnerait une raison concrète d’éviter les remparts dévastateurs du pensionnat. Mon cœur bat la chamade à la simple pensée d’y retourner. Comme je crains cet endroit, comme je crains ce manuscrit et toutes ces photos, ces vérités . . .

– Les lucioles s’en sont allées et le chemin n’est plus éclairé, pourtant la froideur du cadavre, toujours, enivre. –


La pierre est dure sous mes semelles et je l’imagine très bien écorcher les pieds nus de la belle. Celle-ci s’accroche à mon bras, grelottante et presque frêle me rappelant à la fois la faiblesse Holly et la tendresse de ma Fée. Je la manie avec douceur, l’aidant à entrer dans cet endroit où la pierre est froide, mais le vent ne mord pas. L’obscurité prédomine et, ainsi drapée dans les ombres, dans cette atmosphère où la couleur n’a point lieu d’être, le lilas de mèches ondulés se terni pour devenir noir. Quasi-symétrie qui vient perturber ma candeur hagarde de picotements frauduleux. Ma conscience me crie la vérité et dissocie les deux femmes qui peinent à se superposer dans mon esprit, mais mon cœur cherche à savourer un court moment de plénitude. Dans la mort, je ne peux l’atteindre, je ne peux l’humeur, sa chaleur n’est qu’un distant souvenir brouillé de larmes. À quoi bon espérer le réel quand celui-ci a quitté le monde pour rejoindre l’au-delà et quand une forme de remplacement adéquat se présente dans l’avènement de chants tout aussi intenses que vivants.

Alive. Why are you not alive, with me, anymore ?

Mes phalanges viennent balayer quelques mèches d’encre hors du front de l’enchanteresse, alors que je l’entraîne plus profondément dans la noirceur de la crypte, allant de reculons jusqu’à me heurter contre une paroi. Froide. Il fait froid et nos respirations sont des échos qui rebondissent sur les murs définissant les limites de cet endroit exigu agissant comme une bande sonore immersive. Mon index descend le long de sa joue pour venir tracer ses lèvres d’un toucher se voulant aussi léger, aussi évasif et fuyard, que celui d’une plume. Je l’observe sans réellement la voir, prenant note du corps qui n’est pas celui que je convoite réellement, alors que je le presse avec délicatesse, un peu gauchement contre le mien. Les courbes qui frôle mes contours n’ont rien avoir avec celles que j’ai toujours imaginé explorer, pourtant, il faut bien me rendre à l’évidence. Ce que je veux n’existe plus et un simple écho, aussi minime soit-il arrivera à étancher un dixième de cette soif empoisonné qui m’assèche l’âme. Le damné qui n’obtiendra jamais de véritable pitance saura toujours se contenter des miettes qu’on lui jette. Je réduis l’espace qui sépare mon visage du sien dans un élan trop rapide pour être agréable, touche la flanelle de ses lèvres, accrochant d’abord un coin avant de me réorienter vers leur centre, et effleure sa mâchoire sans réellement comprendre ce qui contrôle mes actions. Je ne goûte rien, rien de réel du moins, laissant libre court à mon imagination, égayant cette pratique maladroite, raidie par l’appréhension consciencieuse de ma personnalité, d’images vivifiantes du solarium, des hortensias et du sourire divin de ma Dame. Puis la lucidité, pire ennemie des mes envies charnelles pointe le bout de son nez, en un éclair violacé qui me matraque d’horreur. Elle va, elle vient, mais un instant suffit à me faire reculer, lèvres trop humides, regard trop vague.

Déception. Honte. Et cette voix qui me susurre, venimeuse, réaliste, qu’elle m’avait prévenu. J’aurais voulu continuer, me complaisant dans ce monde de faux-semblants qui se dessinait derrière mes paupières. Tout fut trop bref et je bredouille, avec moins de grâce qu’un vulgaire lépreux, des excuses, des supplications.

« Je . . . Ne partez pas. Je vous demande pardon, une telle inconvenance n’aurait pas dû se produire. »

Mes paupières papillonnent dans une réflexion, alors que je tente de choisir si ce soir, rien que ce soir, il m’est vraiment utile de m’en faire avec la raison. Tiraillant l’extrémité de quelque section de cheveux virevoltant près de mon cou, je décide que non, que pour une fois dans mon existence je me laisser porter par la féérie fabriqué d’un moment. Les chants, la danse, les mots, l’illusion . . .

« Vous. . . Vous me rappelez ma mère, voyez-vous. »

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MessageSujet: Re: Pourquoi un corbeau ressemble à un bureau ? [William Mary Hufflestring]   Mar 28 Jan 2014 - 5:27



Mes pensées s’égaraient outre part malgré l’omniprésence de celle me rappelant que j’étais lentement en train d’être dirigée vers une crypte, par un lunatique. Il se faisait galant, il me soutenait et je me resserrais contre son étreinte avec nervosité ; je m’accrochais à mon bras avec force, j’étais un peu alarmée par les possibles éventualités poches, mais je me consolais contre mon ravisseur. Petit homme surprenant, tu sembles inoffensif, pourtant te voilà qui m’engouffres dans la noirceur d’un obscur bâtiment bisé par un ciel plus sombre encore. J’aurais dû être terrifiée en survolant la situation, je crois, pourtant je ne l’étais pas vraiment : des scénarios s’enchainaient dans mon esprit, se superposaient de façons impossibles. J’étais nerveuse oui, mais pas effrayée, plutôt curieuse qu’autre chose. William n’avait pas une carrure très provocante, il restait néanmoins doté d’épaules dures et anguleuses qui sont caractéristique des êtres masculins et j’y étais mollement crispée, comme une enfant, avec les bras bien enroulés autour du sien. Déjà j’avais terriblement hâte d’être – plus - au chaud : mes pieds étaient désormais des pelotes d’aiguilles et même si je discernais vaguement des formes aiguës qui se pressaient contre ma peau glacée, la seule sensation vraiment perceptible se résumait par des centaines et centaines de petites pointes glacées qui mimaient en disharmonie d’entrer et de sortir de mes appendices à chaque pas qui leurs rappelaient qu’il ne fallait pas qu’ils se laissent congeler.

Il me semble que je devrais avoir peur - plus nous nous approchons de la crypte, plus je m’en convainquais, mais rien n’y fait, c’est n’est pas d’effraie que battait mon cœur. J’avais notamment hâte de voir ce que le changement de lieu aurait fait au comportement de mon exigu voyeur – mais je ne sais pas, peut-être s’avèrerait-il qu’il était plus charmant et plus sain que ce que son comportement sous-entend pouvoir cacher.

La valse reprend. William est devant moi, les mains jointes, il m’entraine dans la noirceur et nous tournoyons. Et puis la danse se resserre, les mouvements et les courbes deviennent locaux plutôt que rependus dans l’environnant.

Il transpirait l’aura d’un convive nerveux qui n’osait s’inviter à table : il me regardait avec appétit, ses yeux imploraient pitance, mais comme s’il souffrant d’une anorexie mentale sensorielle, il n’osait goûter que du bout de ses doigts humides - ils léchaient ma joue, ils savourent, mais sans que lui ne consomme. J’étais un vivre qu’il se risquait à apprécier, pour pousser la métaphore au corps entier, sa tentation se sentait dans ses mouvements, dans ses caresses qu’il forçait contre moi, comme lorsqu’entre les dents on serre une douceur qu’on se serait promis de laisser fondre.

Finalement, il croque, mais tout de suite il revient à l’ordre - c’est que soudainement, il découvre que le parfum n’est pas celui auquel il s’attendait. De mon côté, j’ai le cœur qui débat et l’esprit qui roule, mais les jambes molles et les mains engourdies. William a brisé le bonbon en deux, mais il a éloignés les deux moitiés de ses dents, ils sont désormais seulement sur sa langue et il promet de ne plus s’écarter, pourtant son air n’a point changé, la tension entre nous est restée la même depuis son écart : son corps, son regard gravitent incontrôlablement autour de moi dans l’attente de quelque chose de plus. Moi je suis figée, je ne sais pas quoi ou comment faire. Je ne sais même pas où je me situe dans la situation. Je ne suis pas offusquée, ce qui est déjà un début et si William n’est pas mon idéal masculin, il n’est quand même pas laid et . . . Qui sait quand une occasion de contact avec le sexe opposé se représentera.

. . . Je. . . Lui rappelle sa mère. C’était à la fois perturbant et étrangement flatteur – bien que quelque chose me chuchotait que je n’aurais pas dû me sentir ainsi –. Je ne savais pas comment le ré-approcher, mais déjà, j’aurais plutôt aimé qu’il l’eût fait lui-même. Je le contemplais, aussi timide et mal à l’aise, mais quelque chose en moi insistait toujours pour continuer. . . Juste pour que ce soit fait, juste pour avoir quelque chose à recompter à Mahaut, juste, peut-être, parce qu’on est ici, dans cette crypte - cette crypte sombre et effrayante, poussiéreuse et encombrée de toiles d’araignée qui me rappelle un autre homme d’ombre.

« C’est, je veux dire . . . Vous pouvez, hrrr. . . Nous pouvons ehh . . . » L’enfant naïve que j’étais alors ne se doutait pas encore que je me remémorais cette scène avec à la fois de la honte et de l’amusement. Parce que ce n’est pas avec une innocente hâte que mon moi futur aurait attendu la suite, j’aurais plutôt agi de sorte à nourrir la faim vorace d’aventure que le dénouement prochain n’aurait certes pas apaisé. Sur une entente mutuelle, nous avons maladroitement partagé ce premier contact, la règle non écrite qui nous empêcha de ne jamais reparler de cette rencontre fait qu’encore aujourd’hui je n’ai aucune idée de comment William a pu se sentir pendant et après, pour ma part j’avais seulement sustentée ma curiosité, rien d’autre, mais je fus bien heureuse, plus tard, de ne pas être totalement étrangère au monde physique.

Quelques baisés, quelques caresses plus tard, nous marchions silencieusement vers le manoir. Il faisait encore froid et mon état était à peine meilleur que lorsque nous nous étions dirigés vers le cimetière, mais je crois que nous avions le même empressement de laisser l’aventure dernière nous. La gorge pleine de mots silencieux, j’ai manqué lui dire n’importe quoi à plusieurs reprises pendant le chemin du retour et je crois me souvenir qu’il était dans la même situation, mais même sans embellir toute l’interaction, mon imagination vient peut-être modifier ma mémoire. Enfin arrivés, il m’avait poliment ouvert la porte. La dernière chose que je vu de lui fut la salutation silencieuse alors que j’entrais au manoir, parce qu’il avait déjà disparu lorsque je me fus retournée. Au final, je n’en ai jamais parlé à Mahaut, ni à personne d’autre et cette possibilité se verrouilla à jamais du moment que j’aperçus William auprès de Chess. Comme ce dernier ne ma taquina jamais sur cet embarrassant chapitre de mon développement, j’en conclu que William n’eut jamais mentionné notre échange, probablement pour la même raison.

Après tout, ce ne fut glorieux pour personne.



La date de ce Rp. . . Dude. RP FINI O/
OH ET ENCORE JOYEUX ANNIVERAISE !!
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MessageSujet: Re: Pourquoi un corbeau ressemble à un bureau ? [William Mary Hufflestring]   

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Pourquoi un corbeau ressemble à un bureau ? [William Mary Hufflestring]

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