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 [ RUDY ] Bless the Spawn of Hell [ PV : Mahaut ] 5/5

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Bless the Spawn of Hell | Mahaut de Clairlac.
Pourquoi un corbeau ressemble à un bureau ? | Alea Miller.
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MessageSujet: [ RUDY ] Bless the Spawn of Hell [ PV : Mahaut ] 5/5   Jeu 29 Sep 2011 - 22:31

Bless the Spawn of Hell.
“ The shadows looming ahead are far from kind. Be prepared. ”


La dernière chose qu’il aperçoit est une paire d’yeux cernés, une peau ravagée, une grimace de rage atrocement grotesque et une chevelure rouillée. En gros un close-up non-désiré de Miss je-dégueule-dans-les-toilettes.

Puis, le monde plonge dans la noirceur la plus totale. William regrette presque d’avoir osé mentionner sa drogue perdue à l’hystérique. L’hystérique dont il devra demander le nom à Toya dès qu’il en aura l’occasion. Pour prévenir une seconde rencontre et préciser à Holly et Alexander de l’éviter comme la peste.

Saleté de blatte.

Elle a pété un câble, la rescapée de l’asile, l’a littéralement tiré par son col suinté de vomi et l’a projeté avec hargne dans le réfrigérateur. Criant et geignant tout au long de son acte, telle une entité porcine, telle une lépreuse agonisante. William se rappelle parfaitement s’être cogné le dos avec force contre les tablettes de l’électroménager, sa colonne protestant faiblement, avant de basculer dans le vide.

En effet, pouf ! Recracher par le frigo. Sans cérémonie. Mais pas de la même manière que l’autre dégénérée. Non, lui s’est vu épargné les insultes et la cuisine. En une seconde les tablettes se sont volatilisées et un sol de pierres froides l’a accueilli à bras ouverts. Enfin, William suppose qu’il s’agit de roches, n’étant pas en mesure de voir le bout de son nez, il ne peut rien confirmer. Il remonte lentement, prudemment ses lunettes sur l’arche étroite de son fin pif. Consterné.

Il y a quelque chose de singulièrement déstabilisant dans le fait de se retrouver, par le biais de douteuses méthodes occultes, aux fin fonds d’abysses sans couleurs. On l’arrache à ses sens, le sépare de sa carte mentale des lieux. Étourdissant.

Mary ne peut dire où il se trouve. L’odeur de sa gerbe lui emplis les narines, accompagnée de la fraicheur qui règne en maitresse dans le lieu inconnu. Il tâtonne à l’aveuglette autour de lui, sens le parquet rugueux malmener ses doigts, mais rien d’autre ne se manifeste. Il essaye d’allonger les bras le plus possible, histoire de déceler un meuble ou un mur, mais sa tentative s’avère infructueuse.

Il se glisse sur ses genoux, à quatre pattes, ignorant la petite voix qui lui susurre qu’il va abîmer ses vêtements. Ils sont déjà délabrer par la faute de son épisode fulgurant dans la cuisine. Son nœud papillon pend lamentablement, il sent le poids du tissu se tendre vers le bas.

Jugeant plus judicieux de progresser dans l’endroit inhospitalier sur ses quatre membres, de sorte à éviter les obstacles qui pourrait le heurter et le blesser. ( Il se rappelle la jambe de Holly, dégoulinante de sang. ) Son bras mordu par un des poulpes ayant cacophoniquement envahi sa chambre, est encore relativement sensible. Mieux vaut ne pas pousser le bouchon trop loin en s’attirant de nouvelles lésions. Il a la vague impression d’être une idiot à se trimballer ainsi, mais ce n’est pas comme si âme qui vive rodait dans les alentours.

Personne ne peut le voir. Il fait si noir.

Et . . . et . . . s’il était enfermé ?

Son sang se glace, il se fige, une main de marbre suspendue dans les airs. Nonononon ! Il lui faut garder son sang froid. Il respire lentement, puis expire. Tremblant, comme un petit chaton égaré au beau milieu d’une tempête de neige. Il sent son contrôle l’abandonner à nouveau, la colère ressentie envers Chelsea remplacée par la peur que lui transmet sa plus terrifiante phobie.

Son salut se manifeste sous la forme d’un sombre ballant clignotant. Une ampoule située à une dizaine de mètre de lui qui viens sagement de prendre vie. Comment l’objet a-t-il pu s’allumer si soudainement. Il cligne des yeux, ses paupières peinant à se fermer.

« Qui est là ? Est-ce qu’il y a quelqu’un ? Montrez-vous ! »
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MessageSujet: Re: [ RUDY ] Bless the Spawn of Hell [ PV : Mahaut ] 5/5   Mer 5 Oct 2011 - 22:20

    Il existe des jours où l'on souhaite être un peu seul, ne pas dîner avec une bande d'amis et des éclats de rire, éteindre son téléphone quelques heures. Mahaut a besoin de prendre du recul sur la situation. Au bout de longues années, elle a fini par s'habituer au pensionnat, et maintenant la donne change. De nouvelles questions se posent, d'autres persistent, des doutes surgissent et des angoisses nouvelles naissent. Tout devient complexe, et la jeune femme a besoin de faire une pause, s'écarter des autres, rien que le temps d'une soirée, pour mettre aux points ce qui se passe autour d'elle et dans sa tête, défaire les cent nœuds qui s'emmêlent chaque jour.
    Et la voilà donc qui se prépare un repas, une soupe de poisson en boîte qu'elle fait chauffer à la casserole. Durant des mois, elle aurait apprécié prendre la porte du pensionnat : elle n'étais pas attachée à grand monde, elle n'avait pas beaucoup changé -une réadaptation au monde extérieur aurait été relativement simple-, mais de toute façon, il n'y avait pas de façon de sortir. Alors Mahaut s'est progressivement attachée au monde du manoir. Elle s'est liée d'amitié avec ses camarades, elle a commencé une histoire avec Arnulf, elle a abandonné l'idée de sortir. Il est difficile d'admettre que le pensionnat sera son ultime demeure, mais elle commençait pourtant à s'y faire.
    Et voilà que des évènements récents changent toute la donne. Un verre de vin blanc irait bien avec son potage, y en a-t-il dans le réfrigérateur ? Elle en ouvre la porte blanche : il y a des légumes, des restes plus ou moins frais, quelques laitages, de longs cheveux roux, une sorte de bave verte sur les parois gelées, mais point de vin. Elle va devoir en chercher dans la cave. Elle retire la casserole de soupe du feu et reprend ses pensées en sortant de la cuisine.
    Et donc les évènements récents changent la donne. On a trouvé cette lettre de Rudy, qui vient s'immiscer dans l'esprit de tous en susurrant à l'oreille de chacun que oui, sortir est possible, oui, il faut chercher, chercher et encore chercher. Et l'on commence à trouver les notes de ce fameux Rudy. Pour l'instant, il n'y a rien de très particulier, mais quand tout son carnet sera réuni, on aura les clés du pensionnat. Et l'on sortira.
    Mais voilà : pourquoi sortir ? Mahaut commençait à être bien ici, et maintenant on lui explique qu'elle doit s'en aller ? Pour aller où ? Dehors, c'est une évidence, mais qu'y aura-t-il dehors ? La plupart des pensionnaires viennent de la même époque et du même univers, mais qu'en est-il de ceux qui viennent du passé, du futur, d'ailleurs ? Elle-même avait fait la rencontre de cette étrange demoiselle, Amelia, qui ne comprenait rien au monde moderne. Ces personnes-là seront-elles rejetées dans le monde d'où elles venaient ou se retrouveront-elles débarquées au même endroit que tous les autres ? D'ailleurs seront-ils ramenés chez eux ? La fourbe magie du pensionnat pourrait les amener, à leur sortie, sur une exoplanète totalement inconnue. C'est tellement risqué...
    Mahaut pousse la porte, elle met du temps à trouver l'interrupteur qui active la lumière de la cave ; elle finit, à force de tâtonnements, par le localiser, elle appuie. Tandis que les ampoules s'allument les unes après les autres, elle descend les escaliers. Oui, c'est risqué. Une marche, une deuxième. Et même si elle revenait chez elle, que serait sa vie ? Trois autres marches. Elle y va lentement, elle a toujours peur de voir l'une des lattes de l'escalier se casser. Que sera sa vie de retour chez elle ? Malgré ses entraînements, elle n'a plus les capacités physiques d'auparavant ni la routine de travail ; une nouvelle marche ; elle ne sera jamais de nouveau une patineuse artistique ; encore une autre. Et les gens la prendront pour une folle. Séquestrée, victime de sortilèges de tortionnaires introuvables, qui la croira. Et on croira qu'elle a été violée, torturée, on pensera qu'elle sera tombée dans la folie ou dans l'inconscience. Plus que deux marches. Enfin bref : cas pour psychologues. Plus qu'une marche, un bruit de fissure, merde. Mahaut fait un petit bond : la dernière latte a bel et bien finit par craquer. Espérons que personne ne dévale en courant l'escalier menant à la cave et ne remarque pas ce petit souci, il se ferait mal.
    Mais partons maintenant en quête du vin. Et, oh, une voix vient troubler sa recherche. La jeune fille relève la tête des étagères dans lesquelles elle était plongée et découvre dans un recoin une petite silhouette recroquevillée.


    "Oh, je te connais. Tu es..."

    Elle l'a déjà rencontré, elle en est certaine. C'est un nouveau, qui doit être arrivé il y a un mois ou deux, pas plus. Elle l'a croisé quelques fois au Glossy Gloomy Lovyou, Toya semble avoir une sorte de petit béguin pour lui, elle lui file des muffins en quantités excessives. Et il finit par avoir tous ceux aux pépites de chocolat. Les favoris de Mahaut. Le fourbe.
    Mais le pauvre gamin - qui est peut-être plus âgé qu'elle, elle n'en sait trop rien, il est tout petit- semble assez mal, donc notre chère amie va éviter de lui arracher les yeux pour monopolisation des meilleurs gâteaux du café.


    "Tu es Will, c'est ça ? Le chouchou de Toya ?"

    Elle s'approche gentiment, elle lui sourit. Il a vraiment l'air mal. Il a sans doute le blues de l'extérieur ? Avec un peu de chance, il pourra sortir rapidement... et facilement, lui.

    "Je suis Mahaut. Tu veux de l'aide ?"

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MessageSujet: Re: [ RUDY ] Bless the Spawn of Hell [ PV : Mahaut ] 5/5   Jeu 13 Oct 2011 - 22:16

"Tu es Will, c'est ça ? Le chouchou de Toya ?"

Il sursaute, se recule, tente vaguement de se relever sur une paire de jambes chevrotantes, avant de se voir de nouveau projeté à la case départ. Sur le plancher de dalles froides, à quatre pattes tels un animal, devant une demoiselle aux intonations charmantes. Quelle honte. Il est couvert de vomissures nauséabondes de surcroit, enseveli par une panique trépignante. Il entrevoit de longues canes de chair surmontées de vêtements. Quelqu’un, une humaine à priori. Étrangement, après la furieuse rencontre qu’il vient de faire, la perspective ne l’enchante guère. La droguée et ses toilettes ont suffis à le répugner de la race humaine pour le reste de l’éternité. Bon voilà une exagération prononcée qui vise seulement à couvrir la peur ardente que l’inconnu lui impose. Oui, il est curieux. Oui, il aime voir de nouvelles choses. Mais, certainement pas au prix de sa propre vie.

« C-c-coincé. J-je. . . .Est-ce que . . . Est-ce . . . je s-suis . . . coin . . . cé ? »

Il s’étouffe quelque peu. Sa langue semble ne plus répondre à l’appel de son corps, il bégaie, secoué de spasmes douteux. Il n’enregistre qu’à moitié les paroles de la nouvelle venue. Le nom de Toya adoucit quelques peu sa crainte, car la petite restauratrice a vite su s’attirer la confiance de William. Après tout, elle ne l’a toujours pas empoisonné avec ses pâtisseries. Elle s’est même donnée la peine de le guider de façon rudimentaire jusqu’aux dortoirs, la première fois.

Donc, c’est avec la certitude que la dame tout juste arrivée, debout contrairement à lui, a déjà rôdée dans les alentours du Glossy Gloomy Lovyou qu’il se redresse sur ses genoux, retrouvant l’usage de ses mains abîmées par la rudeur de la pierre. Son cœur bat la chamade, ses sens lui hurlent de se terrer comme un rat. Pourtant, s’il disparait, nul doute que la jeune femme en fera de même. Il refuse de laisser son égo entraver la possibilité d’aide en provenance d’une âme clémente. Bien qu’il soit complètement stupide d’accorder sa connaissance à des inconnus rencontrés dans des lieux sombres et inhospitaliers. Il hoche furtivement la tête, le mouvement brouillé par la clarté des yeux, par ses cheveux malmenés se tiraillant dans tous les sens. Il n’ose pas regarde l’inconnue, Mahaut apparemment, brulant de honte, d’inconvenance et de crainte. Crainte qu’il s’efforce de ravaler avec mépris.

« Je. . . La cuisine. . . J’étais dans la cuisine. »

Il tente de s’expliquer, gravement, ses mots s’entrechoquant tellement la situation le laisse perplexe, tellement la possibilité d’être enfermé le chavire. Qui sait depuis combien de temps cette fille croupit dans les ombres de ce lieu humide et non-identifié. Lentement, mais sûrement, Mary se hisse sur ses deux jambes, prenant bien soin de ne pas rechuter vers le sol rocheux et austère. Il n’arrête pas son monologue, les mots le réconfortent, le rassure.

« Cette. . . Une Blatte m’a enfermé dans le réfrigérateur . . . ». Il tente de calmer sa respiration saccadée, levant ses yeux améthyste pour pouvoir observer Mahaut. Ainsi vautrée dans les ombres, elle lui évoque un sonnet, doux et magnifique. Quoique, le jeune homme ne peut être certain de la beauté de la jeune femme dans un tel décorum et suite à une escapade grotesque avec un troll des bas-fonds de Londres. Tsk.

« , puis j’ai atterri ici. . . Savez-vous où j’ai le ma-malheur de me trouver ? »

Il étouffe un hoquet craintif, peinant sous le poids des plaies présentement infligées à sa fierté. Lorsqu’il sortira de cet endroit malsain, il se chargera de revêtir ses vraies couleurs pour corriger l’impression dévastatrice que Mahaut doit se faire de lui à l’instant. Pour le moment, la peur, l’instinct de survie, prônent sur le reste, l’éloignant de ses manières de nobles habituelles. Manières qu’il semble avoir malencontreusement délaissées lors de son altercations avec la junkie.

Il est vraiment tombé bas aujourd’hui, songe-t-il distraitement en damnant la cuisine. Ça fait ‘Boum, boum’ à tout allure dans ses tempes, dans sa poitrine. Jusqu’aux extrémités de ses doigts.

« Pouvons-nous sortir d’i. . . .Sortir d’ici ? »

S’il vous plaît. Faites que la réponse soit positive.


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MessageSujet: Re: [ RUDY ] Bless the Spawn of Hell [ PV : Mahaut ] 5/5   Ven 28 Oct 2011 - 9:52

    William se relève, il tombe, il gémit. Mahaut remarque sur ses élégants vêtements d'ignobles tâches de ce qui semble être du vomi. Le pauvre semble avoir traversé une très mauvaise passe ; il balbutie des mots qui n'ont pas vraiment de rapport. Il parle d'une blatte qui l'aurait enfermé dans un réfrigérateur, d'être coincé dans une pièce obscure, de la cuisine... La jeune femme peine à comprendre ce qui lui est arrivé d'après ces morceaux éparpillés de récit.

    "Calme-toi, calme-toi..."

    Il lui demande où il se trouve. D'accord : ça, c'est inquiétant. Que lui est-il arrivé pour qu'il se retrouve dans les sous-sols du pensionnat sans le savoir ? A-t-il été agressé par quelqu'un, qui l'aurait assommé et traîné ici ? Les bras de Mahaut voient leurs poils se hérisser ; elle a toujours été plutôt chanceuse, mais un certain nombre de personnes a eu le malheur de faire des rencontres malsaines ; ce William n'est pas un géant baraqué, il n'aurait pas pu se défendre.

    "Tu es dans la cave à vins du pensionnat. Et calme-toi."

    Maternelle, Mahaut s'avance vers lui et l'aide à se relever. Le gamin a des yeux étranges, d'un violet fascinant ; deux lacs améthyste dans une montagne couleur chair. On dirait un animal, un faon surréaliste qu'il faut protéger et aider. Alors la grande brune -ou plutôt la grande rose bonbons- va le protéger et l'aider, parce que même si elle ne supporte pas une grande partie des pensionnaires, elle ne veut pas laisser quelqu'un qui semble sympathique et de bon goût dans la merde.

    "On va sortir d'ici, mais calme-toi d'abord, et explique-moi ce qui t'es arrivé. Un insecte t'a enfermé ici ?"

    Pas d'ironie ou de moquerie dans ses paroles, Mahaut se veut être douce. Elle a assisté à des évènements étranges dans le pensionnat, et même si elle n'a jamais été séquestrée par un insecte, ce n'est pas tout à fait impossible ici, même si la scène semble totalement absurde.
    Il faudra aussi qu'elle aille chercher une bouteille de vin blanc avant de partir, mais mieux vaut ne pas inquiéter William avec des détails inutiles qui, vu son état de panique, ne pourraient que l'embrouiller encore plus. Le pauvre petit chou.
    C'est tout de même fort étrange, cette situation. Une blatte qui vous enferme dans un meuble d'électro-ménager et vous vous retrouvez dans les sous-terrains... Quand on n'est pas habitué aux facéties du manoir, il y a de quoi être choqué, c'est évident. Le petit chevelu semble être à deux doigts de faire un arrêt cardiaque, avec ses halètements, ses respirations saccadées.
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MessageSujet: Re: [ RUDY ] Bless the Spawn of Hell [ PV : Mahaut ] 5/5   Lun 14 Nov 2011 - 19:21

La cave à vin. Un poids s’arrache des épaules de William lorsqu’il ouïe ces mots tout simple. Son cœur s’arrête une fraction de seconde, le temps de procédé l’information salvatrice, puis redémarre à un rythme plus normal, plus posé, quoique toujours plus rapide que la normale.

La cave à vin ! Bon sang, il est hors de danger, il n’a pas atterri dans un de ces lieux atroces suintant de perversion, ne c’est pas vu laissé abandonner telle une proie dans l’endroit le plus inhospitalier du manoir et ses excès de sadisme. Ses tremblements s’amoindrissent, jusqu’à ne devenir que de vagues frémissements aléatoires. Il n’est pas coincé, pas enfermé. Sauf avec l’une des connaissances de Toya. Everything’s alright.

Il se saisi de la main que Mahaut lui présente, encore tout retourné par les événements incongrus ayant pris place dans l’enceinte de l’établissement. William aura tout vu. Des poulpes mangeurs d’hommes qui se manifestent en brisant des fenêtres, puis un réfrigérateur doué de parole et de capacité défiant les lois de la rationalité. Il laisse échapper une respiration chevrotante, tentant de lisser ses vêtements salis, piteusement. Quelle horreur, quelle honte. Il est éreinté par la peur et se fait materner par une presque totale inconnue. La grande brune, lui évoquant un mannequin, parait douce et gentille, mais les apparences sont drôlement trompeuses. Qui sait ce qu’elle cache. À chacun ses secrets. Pourtant, William, dans un élan de naïveté purement stupide, empli d’idiotie, se laisse dorloter par le ton doucereux de la jeune femme. Elle le somme de recouvrer son calme, et il s’efforce de se plier à sa demande. Lui qui est d’ordinaire si collecté, si tranquille, la panique l’assaillant lui parait grotesque. Non, elle ne le parait, elle l’est tout simplement. Évidemment.

Il prend quelques longues goulées d’air, qu’il conserve quelques interminables secondes à l’intérieur de ses poumons, avant d’expirer à l’aide lenteur exagérée. Se calmer, reprendre les esprits qu’il a égarés lors de sa chute à travers l’estomac de l’électroménager de la cuisine. Il ajuste ses lunettes, force un peu plus de poids sur ses jambes, avant de lâcher la bonne samaritaine qui l’a extirpé de sa catatonie paniquée. Encore une fois, quelqu’un le sauve de lui-même. . . C’est la deuxième fois. D’abord Holly, maintenant Mahaut. Il se devra de la remercier, aussitôt qu’il sera en lieu moins inquiétant.

« Non, je . . . »

Comment expliquer la situation présente sans passé pour un taré ou un rescapé de l’asile ? Il faut être témoin de tels événements pour les comprendre . . . Il ne se vante pas d’avoir défoncé des poulpes démoniaque pour cette raison précise. C’est impossible. Fou. Ce manoir défie la raison. Sa raison. S’élève plus haut que les mots, que la rationalité, détruit la contenance de ses pensionnaires.

« C’est une longue histoire . . . Plutôt loufoque. Je . . . je . . . »

Il espace ses mots, tente d’essayer de trouver les bons termes pour relater son aventure désenchantée. Il lui raconte sa venue dans la cuisine, lui raconte sa rencontre avec la junkie cuivrée, décris d’une petite voix incertaine les détails de leurs péripéties ; le lavabo, les hauts de cœur, l’épisode du burrito, pour en finir avec la grande finale.

« Puis, la harpie, elle . . . plongée dans l’hystérie, elle m’a littéralement saisi et projeté dans le frigo . . . Je suis tombé, sans vraiment comprendre. Et . . . lorsque j’ai ouvert les yeux, lorsque j’ai compris que je n’étais plus, là. . . là haut dans la cuisine . . . il n’y avait que la noirceur. Je . . . L’insecte, la blatte, c’est la paumée qui m’a infligé ce bordel . . . »

Il mordille sa lèvre, redoutant la réaction de la magnifique jeune femme. S’attend à des rires, à des minauderies désopilantes. Pourtant, l’action de relater les faits l’a aidé à retrouver son calme adoré, à mettre de l’ordre dans son esprit.

« Peut-on sortir, maintenant ? »

Il hait avoir l’impression d’être confiner. Une fois sorti d’ici une première fois, la cave cessera d’être source de crainte pour lui. Toutefois, tant qu’il n’aura pas eu la preuve physique qu’une sortie est indéniablement possible, il oscillera entre anxiété et honte.
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MessageSujet: Re: [ RUDY ] Bless the Spawn of Hell [ PV : Mahaut ] 5/5   Mer 16 Nov 2011 - 22:24

    Comme une biche de dessin animé destiné aux enfants de firme américaine qui repère un faon orphelin et lui vient spontanément en aide, Mother Mahaut se fond autour de Will pour essayer de l'aider. Un autre n'aurait sans doute pas bénéficié de cette attention, mais ce petit gars, si bien habillé, si bien coiffé, si bien maniéré, lui rappelle un peu cette jolie brune entrée dans le pensionnat quelques années plus tôt. Et puis ce regard perdu, ces angoisses, lui évoquent encore cette demoiselle paumée qui a été coupée de son monde, elle aussi. Ô Dieu, comme elle avait besoin d'aide à ce moment là. Pour Mahaut, on ne laisse pas son prochain dans le besoin, même si le nudiste en slip crucifié qui a dit ça a sans doute proféré beaucoup de mensonges.
    Alors elle place une main sur son épaule et écoute le petit William expliquer ses milliers de malheur. Maintenant qu'il se calme, tout commence à devenir un peu plus clair : une toxicomane avec qui il se serait disputé, elle l'aurait fichu dans un réfrigérateur. Là, c'est assez étrange. Et il s'est retrouvé ici. Rien de plus normal par ici. La blatte est donc juste un surnom collé par son esprit embrouillé sur une figure. Une rousse.
    Rousse, toxicomane, dangereuse. Mahaut ne voit pas qui c'est. Rousse et dangereuse, oui. Toxicomane et dangereuse, il y en a sûrement. Mais elle n'a pas eu l'occasion de croiser une créature réunissant ces trois caractéristiques. La jeune femme note dans son esprit l'existence de cette fille ; se méfier des tignasses oranges inconnues, désormais, risque de séquestration dans du mobilier de cuisine.


    "Ne t'inquiètes pas, elle n'est plus là. C'est fini."

    Des mots que l'on dit à un enfant. Ne t'inquiètes pas, il n'est plus là, le monstre, ton cauchemar est fini. Maman et Papa sont là, tu n'as plus rien à craindre. C'est fini, tout à fait fini. Maintenant, rendors-toi mon petit coeur, et tu iras dans le pays des fées et des princesses, où nul pensionnat malheureux ne séquestre le petit garçon et la petite fille. Des mots qu'on ne lui a pas dit, à elle, mais qui lui auraient tellement plu.

    "Oui, on va sortir d'ici. Suis-moi."

    Là voilà qui s'improvise guide, la bouteille de vin qu'elle compte ouvrir pour son déjeuner dans la main, à travers le dédale de pièces de la cave. Le problème, c'est que...


__ > Mahaut se perd.
[Argh, court et fade, je m'excuse mille fois. > < MAIS J'AI UNE BRONCHITE. ]
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MessageSujet: Re: [ RUDY ] Bless the Spawn of Hell [ PV : Mahaut ] 5/5   Mar 29 Nov 2011 - 22:43

.


Mahaut se perd, et trouve :

« Elle met du temps à retrouver son chemin, et saute un tour »


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MessageSujet: Re: [ RUDY ] Bless the Spawn of Hell [ PV : Mahaut ] 5/5   Sam 3 Déc 2011 - 20:13

La première réaction de William est de se rebiffer quelques peu au contact d’une main bénéfique sur son épaule. Il est si sale, le vomi le décorant, face à une si belle femme, le laissant honteux et encore plus terrifié. On lui a appris toute sa vie à craindre les représailles à l’adresse de son étiquette, de ses manières et, plus que tout, de son apparence. La paume chaude l’incite à se préoccuper de normes nobles qui n’ont que faire en ces lieux. Mahaut lui parait d’une classe sociale si élevée.

Il tente d’ignorer cela, se dit, entre deux tremblements issus à la fois de son traumatisme et de sa claustrophobie, que de telles trivialités ne devraient pas posséder la moindre importance dans un lieu tel que ce bâtiment atroce et sadique. Le manoir est vil, il damne la Blatte.

Mahaut tente de le rassurer, lui prodigue des paroles génériques sans grande profondeur. William consent tout de même à respecter la tentative de consolation qu’elle essai de lui insuffler. Il se rappelle très bien le sentiment, aider des inconnus n’est pas toujours aisé. Il se remémore la jeune Holly qu’il a descendu jusqu’à la blancheur relative de l’infirmerie il y à de ça deux maigres journées. Disons, pour faire court, que la situation avait été excessivement compliquée.

Mahaut lui assure qu’ils vont sortir de cette cave sombre et humide, qu’ils vont retourner en surface, en sécurité relative. Quoiqu’après s’être fait attaquer par des poulpes carnivores dans sa chambre et s’être fait avalé par un électroménager, William doute être en sécurité quelque part. Pourtant, il s’efforce de tout son être de croire en les paroles maternelles de la magnifique jeune femme.

Cette dernière entreprend d’avancer d’un pas décidée parmi les ombres, comme muée par une motivation soudaine. William remarque la bouteille serrée dans sa paume. Aurait-elle bu ? Serait-elle, en fait, une autre étrange barjo ? . . . Si ces rencontres stressantes persistent à se produire, le jeune noble est certain qu’il va rapidement finir atteint d’un infarctus ou d’une quelconque maladie cardiovasculaire. Il pousse cette consternation aux arrières de son crâne pour l’analyser plus tard. Entre les questions sans-réponses et les hypothèses déroutantes.

Il entend les pas de Mahaut claquer contre la pierre, élève un pied hésitant dans l’intention de la suivre, puis soudain, il ne la voit plus. Ses mèches roses n’apparaissent plus dans le champ de vision de William, mais ses enjambées résonnent toujours, vaguement inquiétantes. Il refuse d’être laissé derrière ! S’armant de courage qu’il ne croit pas posséder, le riche héritier s’élance à la poursuite de sa nouvelle connaissance. Il ne réussira pas à sortir des sous-sols sans son aide ! Il ignorait, jusqu’à maintenant, que le manoir était pourvu de souterrains.

« Hey ! Tu vas trop vite ! Attend-moi ! ».

Mahaut a disparue parmi les ombres, le laissant de nouveau à lui-même. Une ampoule clignote à sa droite, pourtant la lumière diffuse qu’elle projette aux alentours n’arrive pas à éclairer le chemin emprunté par sa jolie sauveuse.
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MessageSujet: Re: [ RUDY ] Bless the Spawn of Hell [ PV : Mahaut ] 5/5   Sam 3 Déc 2011 - 22:00

Où est-elle passée ? Le noble a beau porter son regard affolé partout autour de lui, il ne voit que de l’encre, qu’une éternelle étendue sombre. Il a délaissé la quiétude de l’ampoule et s’approche lentement d’un second point lumineux situé plus loin. Cette cave est exagérément large ! William avance à tâtons, côtoie un mur se situant à proximités de ses phalanges nerveusement, il en analyse la texture, se distrait avec des constats inutiles. S’il cède à la panique, il cessera de progresser dans son petit cheminement. Il ne peut s’y résoudre, donc occupe son esprit de la manière la plus efficace possible : par le biais des informations lambdas que lui transmettent ses sens.

Avec un peu de chance, peut-être arrivera-t-il à trouver la sortie sans aide. C’est improbable, mais ça vaut la peine d’essayer. La surface du mur est graineuse, salie très certainement l’intérieur des ongles du jeune homme, pourtant, malgré sa réticence à se retrouver dans un état encore plus lamentable qu’il ne l’est déjà, il s’accroche à la surface. Désespérément. Ce manoir se joue de lui, le tourmente inlassablement. Lui en fait voir de toutes les couleurs. S’il finit par réussir à sortir de cet endroit suintant de désastre, il se promet de s’octroyer des séances de yoga. Le traumatisme se fait déjà sentir.

Les pas de Mahaut ne résonnent plus, du moins, William ne les entend plus. Que faire, il n’a aucun moyen de se guider dans la bonne direction ! Il gruge l’étendue composant le mur de ses ongles, grince des dents et réprimant l’envie de pleurer d’angoisse, se met à hurler.

« M-Mahaut ! Mahaut ! Où êtes-vous !! F-Faites du bruit que je puisse vous rejoindre ! »

Sa voix craque, ses mains vont et viennent de plus en plus vite sur le mur, histoire d’absorber plus d’informations, de ressentir plus de friction. Il mordille sa lèvre, s’égosille et persiste à crier le nom de la jolie dame avec crainte. Où a-t-elle bien pu disparaitre à une telle vitesse ? Un fantôme ? Un démon ? William ne sait plus trop différencier le faux du vrai.

Ses doigts se heurtent à un métal froid et il n’arrive pas à réprimer un petit cri peu digne lorsqu’il sursaute, tétanisé par la surprise. Son estime descend davantage lorsqu’il constate que le métal congelé et effrayant, n’est rien d’autre qu’une simple poignée. Toutefois, l’espoir qui germe à la pensée d’avoir trouver la sortie l’empêche de se rembrunir.
Il la tourne, lentement, non sans hésitation, puis pousse la porte, tremblant, mais bien déterminer à sortir. La porte ne fait aucun bruit. Peut-être Mahaut a-t-elle suivi ce chemin, elle aussi.

Cela reste à voir . . . de toute manière, c’est nettement mieux que de faire le piquet en se laissant dévorer par la terreur.

William entre dans la seconde pièce.
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MessageSujet: Re: [ RUDY ] Bless the Spawn of Hell [ PV : Mahaut ] 5/5   Dim 4 Déc 2011 - 15:34





William fouille la 2nde pièce, et trouve :

« Rien du tout, il perd son temps. »


[ACTION 2/4]
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MessageSujet: Re: [ RUDY ] Bless the Spawn of Hell [ PV : Mahaut ] 5/5   Mar 13 Déc 2011 - 19:56

    "Tu vas voir, William, on sera sorti d'ici en un rien de temps. William ?"

    Mahaut se retourne vers le petit brun et... diantre, où est-il ? Et où est-elle, elle-même ? Normalement, quand on sort de la pièce où ils se trouvaient tous deux, il suffit de tourner une fois à droite, de suivre le couloir, de prendre la troisième porte sur la gauche, celle juste après le grand chandelier, on traverse une nouvelle salle, et là on arrive sur l'escalier... N'est-ce pas ? Il faut croire que non. Et William ne l'a pas suivi ; ou alors elle l'a semé.
    Elle était convaincue de bien connaître le chemin. Les murs se seraient-ils déplacés pour se jouer de la jeune fille ? Le pensionnat est si facétieux, un tel sortilège serait tout à fait concevable de la part d'une telle entité. Mahaut, désorientée, s'appuie à un mur de pierres mal taillées, chaudes. Pourquoi ont-elles cette étrange température ? Toutes les caves qu'elle a connues étaient fraîches, et même glaciales, comme celle du manoir familial où elle avait vécu jusqu'à son arrivée ici. Bouffée de nostalgie : bouffée de tension. Elle chasse immédiatement ces obscures pensées de son esprit. Et elle s'écarte du mur chaud, vivant, de cette demeure maudite.
    C'est sans doute une canalisation d'eau chaude, et non une manifestation du caractère vivant du pensionnat. Cet endroit est affreux... Mahaut croit parfois entendre la respiration rauque d'un monstre, la nuit, qui souffle à travers les volets des chambres et qui feule dans les cheminées ; c'est probablement juste le vent. Et parfois, sa main qui caresse le papier peint des couloirs sent une tache humide qui transperce la feuille colorée, à l'odeur nauséabonde, poisseuse, une sorte de sueur provoquée par l'effort que représente la séquestration des pensionnaires. Mais il s'agit peut-être simplement de l'humidité des pièces. On dit souvent que certaines maisons ont une âme ; espérons que celle-ci n'en possède guère d'autres que celles des hommes qu'elle enferme.
    Il faudrait parfois s'interdire de penser, car penser fait mal. Le mur chaud a fait ressurgir chez Mahaut ces éléments angoissants, ces étrangetés fantastiques qu'elle a repéré à plusieurs reprises ici. Et voilà qu'en jaillissent de sales pensées, encore plus angoissantes que la respiration rauque, la sueur et l'improbable chaleur. Le pensionnat est vivant, et il nous dévore. Il avale chaque semaine de nouvelles personnes et jamais il ne les vomit : il les digère, les couvre de sucs gastriques qui rendent fous et les assimile. Nous devenons la nourriture de la maison et de ses fondateurs. Et voilà, Mahaut a envie de pleurer, et de cogner la porte à coups de pied, et de cracher au visage de tout le monde. Elle aimerait tellement sortir de cette situation. Ou, au moins, arrêter de penser. Être entièrement digérée par la maison, en devenir un meuble, ne plus avoir conscience de quoi que ce soit. Arrêter de penser est même la meilleure solution : sortir d'ici est trop impossible, alors ne rêvons plus.
    Après s'être laissée tomber au sol durant une dizaine de minutes, Mahaut finit par se relever, un peu sonnée. Heureusement qu'elle n'a pas mis de mascara ce matin, sinon elle aurait eu les yeux auréolés de bave noirâtre. Déjà que ses cheveux doivent être mêlés à de la sale saleté du sol, on ne va pas en rajouter dans la laideur. Où se trouve William ? Il doit sûrement être perdu, lui aussi, ou alors, par chance, il a retrouvé la sortie. Le chanceux. ... Mais il n'a pas une tête de chanceux : plutôt celle d'un garçon incapable de gagner au poker, même si on recouvre intégralement son visage d'un masque et qu'on lui donne le jeu de ses adversaires. Il est sûrement terré dans un coin en attendant l'éventuel retour de sa sauveuse.


    « M-Mahaut ! Mahaut ! Où êtes-vous !! F-Faites du bruit que je puisse vous rejoindre ! »

    Diantre, quand on parle de l'agneau. Sa voix est très étouffée par l'épaisseur des murs qui les séparent, mais il est par là, à quelques pièces de là... Et Mahaut n'est plus seule, perdue, isolée, dans les entrailles du monstre-maison, un autre morceau de nourriture rôde dans les boyaux.

    "William, je t'entends ! Continue de parler, j'arrive."

    Mais elle n'entend plus le son de sa voix. Alors elle tape, tape, de toutes ses forces, contre les murs, dans l'espoir qu'il l'entende.

    "William !" crie-t-elle.
    Elle aimerait dire "Ne me laisse pas toute seule". A la place, elle dit :


    "Tu n'es pas seul, j'arrive."

    Car Mahaut aussi aurait besoin d'un sauveur.
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MessageSujet: Re: [ RUDY ] Bless the Spawn of Hell [ PV : Mahaut ] 5/5   Ven 30 Déc 2011 - 23:52

Damnation. Ténèbres. Mirage oisif changeant le décor en plaine obscur. L’encre, noir, domine l’horizon, il n’y a rien dans cette pièce, pas même une ampoule, l’éclaire brille de son absence ironique. William sent la porte qu’il vient d’ouvrir se refermer derrière lui en un claquement trop intense. Il sursaute, se crispe, son cœur bondit, soubresauts après soubresauts, avide et apeuré, dans sa poitrine. Il déglutit, s’efforce physiquement de rester calme, ramenant un de ses bras menus contre son torse en une sorte d’étreinte vacillante, vaguement rassurante. Son sang est glacé, ses sens sonnent l’alerte rouge. L’autre membre, main tendue vers l’avant, vulnérable, tâtonne dans l’opacité nébuleuse des lieux, cherchant capricieusement une paroi, un quelconque appui. Une issue, un corps, une présence.

« Mahaut ! Mahaut ! »

Le supplice de sa voix qui ricoche contre la pierre, un écho moqueur qui assujetti sa volonté. Il distingue vaguement la pierre qui plane, presque dangereuse, au-dessus de sa tête. Le plafond de cette salle est bas, même pour quelqu’un d’aussi minuscule que le jeune Hufflestring ; une cave à vin ? William songe, éclair de lucidité dans l’oppressante panique, a tenté de dénicher une bouteille de vin qui pourrait lui servir d’arme. Le verre tranche, découpe la chair. Il se rappelle si bien la mort du poulpe qui avait cru bon de s’harnacher à son bras, solidement, lourdement, un morceau de vitre meurtrier enfoncé dans son corps poisseux. Un violent tremblement déchire la silhouette frêle de Mary et il s’accorde un instant de dépression, se laisse ensevelir par le désarroi. Une seconde, juste une seconde, car il est si normal de ressentir de la peur, presque banal. Si sa chambre, porte numéro 16, lui avait dévoilé un trio de créatures marines carnivores, qu’est-ce qu’une cave, noire et humide, pourrait-elle bien caché. Les possibilités sont nombreuses et l’imagination fertile du jeune dramaturge se laisse aller à des illusions relevant des pires films d’horreur.

Un sanglot, court et éploré fend sa gorge avec intensité, il resserre son étreinte chaotique sur lui-même, se chuchote quelques braves paroles insensées, réconfortantes. Malheureusement pour lui, sa voix continue un long moment d’être l’unique son lui répondant. Que peut-il faire, désorienté, perdu, incapable d’intelliger la série d’événement venant de lui tomber dessus. L’ange s’étant donné pour mission de le secourir, bravement, avec la douceur d’une mère, a disparu entre les ombres, avalée par l’obscurité. Si quelqu’un le voyait . . . ainsi replié sur lui-même, pleurant pathétiquement, couvert de vomissures rendues humides par l’air atroce de la cave, que penserait-il ? William serre les poings mû par une frustration désemparée. Qu’a-t-il fait pour mériter cela ? S’est-t-il condamné en tentant de fuir ses responsabilités, s’est-il lui-même détruit en négligeant de rebrousser le chemin. L’instinct est un hypocrite, plonge les gens vers le chemin du nom retour en se foutant littéralement des conséquences. L’instinct, la conscience de Mary est plus vile encore, lui susurrant des bêtises à l’oreille, lui rappelant ses faiblesses, l’immergeant dans une ironie perverse.

You are naught, the simple doppelganger of a woman so much greater.

La voix le connaît mieux qu’il ne se connait lui-même, se manifestant uniquement dans de léthargiques moments d’introspection ou de désespoir, de terreur. Elle lui révèle des secrets qu’il ne peut comprendre, chuchotement serpentin à son oreille pure. Plus pour longtemps. Il doit comprendre les raisons de sa venue ici. La famille I. doit forcément choisir les pensionnaires en se basant sur de quelconque critère, il doit trouver, doit comprendre. Le point commun qui les uni tous, fous et saints.

Un écho brisé lui parvient, étouffé, démantibulé. Il n’arrive pas à saisir l’émotion derrière le bruit, ni même les mots prononcés, mais il sait, s’amourache de la conviction que ce sont des paroles. De Mahaut ou de quelqu’un d’autre, qu’importe. La solitude lui pèse, la panique le ronge. Des percussions à même la pierre résonne et embaume les lieux d’une musique toute aussi rassurante que terrifiante.

« Criez plus fort ! Allez ! », hurle-t-il, recouvrant un brin de sa motivation, coupant le fils de ses pensées macabres à coup de dents voraces. Puis il entend son nom, gueuler à point, puissant et intense. Il le saisi et sent une nouvelle énergie, plus puissante que l’adrénaline, l’envahir. Une sorte de courage brutal qui ne tiendra certainement pas le coup longtemps. William en profite, s’élance dans la direction qu’il croit être celle de la porte, tapageant le plus qu’il peut pour révéler sa position. Pourvu qu’il ne fasse pas attaquer, pourvu que tout aille pour le mieux.

« Mahaut ! Ici, Mahaut ! »

Il déniche un mur, tente de retourner sur ses pas pour revisiter la pièce de départ, tape ce dernier de toutes ses forces, tait la panique. Il doit sortir. Ils doivent sortir. C’est impératif.

« M’entendez –vous !? Dites-moi comment vous rejoindre ! ».

Sa gorge, s’ils s’en sortent, se verra très certainement irritée pour un long moment.
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MessageSujet: Re: [ RUDY ] Bless the Spawn of Hell [ PV : Mahaut ] 5/5   Dim 26 Fév 2012 - 18:29

    Elle court désespérément dans les couloirs, la respiration haletante. Ha-ha-ha, mais ce n'est pas du rire, c'est la Peur qui saisit les poumons ; elle angoisse, elle crève d'angoisse, et William souffre probablement lui aussi de l'étroitesse de la cave. Mahaut s'y sent si compressée... Elle n'y voit point la lueur du jour, qui peine à transpercer l'épaisse couche de poussière qui couvre les quelques lucarnes que l'on voit sur certains murs, ni la chaleur humaine qui, même dans les lieux les plus infernaux, rassure un peu, apaise. "On est peut-être cloîtré dans un manoir maudit, mais au moins on n'est pas seuls dans cette galère."
    Oh, ils sont des rats, Mahaut et William, dans le labyrinthe de cette cave. Et ils sont des rats, tous les pensionnaires dans le dédale de portes du château - aucune d'entre elle ne mène vers la sortie. Y a-t-il une porte qui permet de sortir de la cave ? La jeune fille commence à en douter. Et si... et si elle était piégée dans un nouvel espace indépendant du reste, au sein du pensionnat, lui-même indépendant de l'univers entier. Une seconde boîte dans la première, encore plus petite et horrible. Ou alors tout est un cauchemar, un affreux cauchemar qui peine à s'arrêter : elle a simplement rêvé qu'elle se faisait séquestrer dans le pensionnat, puis séquestrer dans la cave, et un jour elle se réveillera. Ah, cette belle illusion qu'entretiennent bon nombre des habitants : on va se réveiller, tout ira mieux, on oubliera peu à peu notre rêve. Malheureusement, les sensations y sont trop fortes pour que la jeune femme s'y trompe longtemps : tous les rêves sont faux, y compris celui de vivre un rêve. L'enfermement, lui, est bien réel.
    Mais tout de même... Quand elle était petite et qu'elle faisait un cauchemar, son père lui permettait de garder la lumière allumée pour dormir. "La lumière écarte les monstres qui vivent sous le lit" disait-il avec un sourire bienveillant. Très peu de lampes sont activées actuellement. Là, dans ces pièces plongées dans la pénombre, elle pourrait peut-être essayer d'éclairer son chemin, repousser les monstres de son esprit hors de ces murs, retrouver William, dont les hurlements deviennent de plus en plus étouffés, de moins en moins audibles - s'en écarte-t-elle ? - puis trouver un moyen de sortir.


    "William ! William !" crie-t-elle dans l'espoir d'être entendue. Mais les "Mahaut-Mao-Miaow" de moins en moins compréhensibles du garçon s'éteignent encore plus. Alors allons allumer les lumières.



__ > Mahaut examine les ampoules et les chandeliers.

Et je suis ultra désolée pour la brièveté, je me remets progressivement au RP, c'est honteux.
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MessageSujet: Re: [ RUDY ] Bless the Spawn of Hell [ PV : Mahaut ] 5/5   Dim 26 Fév 2012 - 18:45





Mahaut examine les ampoules et les chandeliers, et trouve :

« Une bonne brûlure. »


[ACTION 3/4]
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MessageSujet: Re: [ RUDY ] Bless the Spawn of Hell [ PV : Mahaut ] 5/5   Jeu 8 Mar 2012 - 18:57

Et le dédale se poursuit, les ténèbres perdurent dans leur immensité ravageuse. L’humidité étouffe et le monde se rétrécit pour ne se résumer qu’à que ce petit faisceau d’adrénaline poreuse qui crée une étincelle de lumière, d’espoir. Car il ne faut pas sombrer dans la dépression qu’engendre l’espace clos dans lequel il se voit coincé, qu’amène le manoir et ses déboires. William s’écorche légèrement les paumes contre le mur, puissance empreinte de folie animant chaque coup de main porté contre le mur. Il sait qu’elle se trouve quelque part dans les profondeurs de la cave, sait qu’elle ne l’a pas abandonné. Il l’a entendu crier son nom, l’a entendu tapager, d’une manière certainement similaire à celle qu’il utilise, contre les délimitations des couloirs et des pièces, murs mouvants, espions silencieux du pensionnat. S’il l’a entendu il y a peine quelques minutes, maintenant, il ne perçoit plus le moindre son, les vibrations laissées par ce qu’il suppose être les actions terrifiées de Mahaut ne résonnent plus. Seule sa voix, seule sa rage transperce l’épaisseur de la noirceur de leur tranchant éploré, paniqué. Son ton se fait de plus en plus aigu et rauque, ses poumons peinent à filtrer l’air.

Car qu’il le veuille ou non, son inconscient se charge de le lui rappeler, il est coincé, enfermé. Maintenant et à jamais. Et cette réalité qu’il s’efforce d’étouffer derrière la vivacité momentanée de son élan de motivation déterminée est plus tangible que la cloison qu’il violente. Sa détermination s’efface lentement, les échos de Mahaut, princesse maternelle, ne viennent plus le réconforter.

Il s’abandonne à l’hystérie et délaisse sa cacophonie corporelle, se contentant d’user de ses cordes vocales pour crier, crier jusqu’à ce qu’il en étouffe. Ses phalanges explorent le mur à tâtons, désirant trouver la poignée qui l’a menée à l’intérieur de cette sordide pièce, mais ses tremblements sont tels qu’il a du mal à en discerner la texture. Il la saisi, protubérance emplie d’un miracle certain, d’une poigne inébranlable, si heureux dans son instabilité paniquée d’avoir dénichée sa première issue que les larmes lui montent à nouveau aux yeux. C’est en laissant déferler la cascade claire hors de ses globes oculaires que le jeune noble s’extirpe de la pièce qui l’avait confiné, se replongeant dans les ombres de la pièce principale, selon ce qu’il en sait du moins, de la cave. La lumière vacillante qui émane de l’ampoule la plus près lui arrache, répit dans le dédale de ses hurlements, un soupir soulagé, presque béat.

Une seconde, deux secondes, puis il se remet à crier, car il ne sait comment remonter au rez-de-chaussée et il ne peut abandonner Mahaut. Ce ne serait pas convenable et, par-dessus tout, ce ne serait pas humain. Et malgré tout ce qu’on pourra en dire, malgré la froideur et la contenance, William Mary Hufflestring est parfaitement humain.

Jusqu’à preuve du contraire. Isn’t that right, darling shadow ?

« MAHAUT ! MAHAUT ! »

Et délaissant la quiétude chaleureuse et semi-fonctionelle de l’ampoule, il esquisse un pas dans les ténèbres. S’ils s’en sortent . . . William se réconforte avec la pensée d’un bon bain mousseux et bouillant, surmonté d’un roman fantastique, qui lui permettrait de retirer les couches de crasse et de honte qui le couvrent, qui lui permettrait de s’échapper un instant, par le biais des pages sources de fantasmes, de la discorde du Pensionnat Interdit. Il crit. Il hurle. Et ça continue. Il faut continuer, ne pas s’arrêter. Il faut sortir, car si on ne trouve pas la sortie, toutes ses questions vides de réponses n’en obtiendront jamais et tous ces beaux détails de l’existence se verront réduit à néant.
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MessageSujet: Re: [ RUDY ] Bless the Spawn of Hell [ PV : Mahaut ] 5/5   Mer 25 Juil 2012 - 22:45

Ah putain sa mère, ça fait mal. Mahaut porte sa paume brûlée à ses lèvres. Alors qu'elle cherchait un interrupteur pour allumer l'une des ampoules, celle-ci s'est rallumée brusquement, intensément, et a brûlé la peau qui se trouvait à proximité. Ca fait mal. La brûlure n'a pas l'air profonde, mais le choc, la surprise de voir cette lumière apparaître sans raison, associée à la douleur de la blessure, n'a rien d'agréable. Maudite baraque. Jamais rien ne se passe comme prévu, il y a toujours un emmerdement de plus. Qu'elle soit maudite, cette création diabolique, cette progéniture de l'enfer.
Mahaut applique un peu de salive, faute d'eau fraîche, sur sa main. Dès qu'elle sortira d'ici, elle cherchera de la biafine. Ce serait dommage pour son élégance naturelle d'avoir une cicatrice toute moche. Et ça pourrait s'infecter. Il n'y a pas de médecin ici. L'autre jour, elle a chopé une bronchite : personne pour l'aider. Elle a dû se shooter aux médocs, piochés au hasard à l'infirmerie. Elle aurait pu mourir comme une merde, d'une simple bronchite.
Au moins, les lumières sont allumées maintenant. Finie l'abominable pénombre, où seuls quelques rais de lumière filtraient par des soupiraux encrassés. Là, elle pourra retrouver son chemin. Le pauvre William hurle encore son nom, elle l'entend, malgré les mètres de murs qui les séparent.
Les "Mahaut" étouffés de William deviennent comme des miaulements. C'est un chaton perdu, qui a perdu sa mère, écrasée sur le bord de la route, un 4x4 qui passait trop vite, qui n'a pas vu la petite femelle faible qui venait d'accoucher, rampant à travers l'autoroute pour chercher à manger pour son enfant, le seul qui avait survécu, les autres ayant été croqué par un renard. Bref, un destin tragique, digne d'une pièce de théâtre grecque. Un petit chat sacrifié sur l'autel à Dionysos, au milieu de l'orchestra, pour être vu par des centaines de spectateurs, par ces I.
On est dans un zoo, dans un cirque où l'on amuse par nos crises de folie les propriétaires. Si Mahaut cède à la panique, elle le sait, elle fera plaisir à ceux qui la séquestrent. Il ne faut pas leur faire plaisir. Elle prend une grande inspiration, retient son souffle quelques secondes puis expire. Elle recommence à trois reprises. Elle ferme les yeux, les rouvre. Pour sortir d'un labyrinthe, il faut toujours suivre le même mur ; c'est la seule solution qui s'offre à vous si Ariane ne vous a point passé de fil. Mahaut pose donc sa main intacte sur la pierre à sa droite et avance en suivant les plans de l'architecte. Pourvu qu'elle ne tombe pas sur le Minotaure.


"William, ne bouge plus." hurle-t-elle.

Tout va bien se passer, elle va arriver, ta sauve, petit chat perdu. Orphée vient te sauver des Enfers, Eurydice, elle va te tirer de là et vous sortirez de la cave bien vivants, tous les deux. On arrive à ton secours. Mais la liberté prend du temps. Voilà un quart d'heure qu'elle longe toujours le même mur, qu'elle tourne quand il tourne, qu'elle file droit quand il file droit, lui obéissant à la baguette. Paradoxe.
Et finalement, enfin, Mahaut voit une forme dans un coin.


"William ?"
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MessageSujet: Re: [ RUDY ] Bless the Spawn of Hell [ PV : Mahaut ] 5/5   Jeu 23 Aoû 2012 - 2:10

Combien de temps s’est-il écoulé depuis qu’il a perdu Mahaut dans la pénombre de la cave, tentant piètrement de suivre le chemin indéfini que tracent les volées d’ampoules flanquées dans le plafond ? William ne pourrait évaluer le temps avec certitude, créature désorienté qu’il est. On ne peut lui en vouloir, vraiment. Combien connaissez-vous d’individus s’étant vu projeté et avalé par un réfrigérateur ? Hm ? La violence des péripéties endurées le laisse flageolant, stressé et totalement vulnérable. Il veut sortir de ce sous-sol inhospitalier et se réfugier dans son bain ou dans la bibliothèque. Avec tous ces jolis livres qui ne lui feront jamais de mal. Pourtant, malgré tous ses pas exécuté vers l’avant, tout ce temps incalculé passé à voguer d’ampoule en ampoule, le jeune homme n’a toujours rien trouvé. Peu importe l’agglutinement de minutes l’ayant vu beuglé, geindre et paniqué dans cette cave froide, le fait reste qu’il commence réellement à perdre espoir. Il sait très bien que se lâcher dans les bras ouverts et tendus de l’abandon ne servira strictement à rien, mais c’est plus fort que lui. Toutes ces horreurs ne cessent de se succéder et il est fatigué, il en a assez. Il ne souhaite plus tourner en rond sous l’éclairage évasif de la cave, ne souhaite plus faire de mauvaises rencontres dans l’enceinte de ce lieu pourri jusqu’à la moelle, il désire pouvoir ouvrir la porte du hall et sortir. Sortir et courir dehors jusqu’à ce qu’on lui assure qu’il est bien de retour parmi les gens réels, parmi ceux qui ne sont pas prisonniers des I. Ou quelques chose comme ça. Sûrement . . . en quelques sortes. Un sanglot étouffé naît dans sa gorge et il scande le nom de Mahaut de plus bel pour le tuer. Elle doit être tout près, impossible que la cave soit grande au point de complètement se perdre . . . L’envie de se laisser aller remonte dans ses entrailles.

Il s’appuie contre un mur, vacillant dans les chœurs perturbant de son désespoir. Il respire durement, cherche en vain des solutions à cette situation effroyable. Ses ongles entretenus grattent la pierre dans un mouvement nerveux.

Puis, alors qu’il pleure contre un pan de roche, dans les vapes de sa matière grise, on prononce son nom. La même voix douce et féminine l’ayant précédemment découvert dans la cave, sa chevalière en armure scintillante. Mahaut. Il se retourne vivement et se précipite vers elle, belle comme une princesse, solide comme un guerrier. Trop soulagé pour s’attarder sur les convenances animant généralement son comportement ou pour se rappeler les fluides le souillant, il se jette sur la dame. Il l’étreint avec intensité, larmes ruisselant sur ses joues se perdant dans le tissu du vêtement de Mahaut. Elle est là, sa salvatrice, tangible et réelle. Ils se sont retrouvés.

« Mahaut ! », scande-t-il piteusement, visage enfoncé dans le haut de la jolie dame.

Ses doigts s’accrochent à elle, un enfant démuni ayant retrouvé sa tutrice et il ne compte pas lâcher avant d’être un tantinet rassuré. Même les poulpes carnassiers ne l’avaient pas autant traumatisés que toute cette histoire sordide. Il sanglote contre Mahaut, se débarrassant du poids pesant lourdement sur ses épaules depuis des jours. Et en même temps, il nourrit sa panique de ses pleurs.

Tout va si mal depuis qu’on l’a enfermé, mais . . .

« Je veux sortir, je veux sortir. Je vous en prie. »

Au moins il n’est plus seul. Et il remercie le monde entier pour cela. Seul, il ne trouvera pas d'issue.

Seul, il perdrait la raison.

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MessageSujet: Re: [ RUDY ] Bless the Spawn of Hell [ PV : Mahaut ] 5/5   Mer 29 Aoû 2012 - 14:43

    "Ca va aller, mon chat, ça va aller." chuchote Mahaut à l'oreille du garçon tandis qu'il s'accroche à elle, un bigorneau sur son rocher durant la tempête. Elle lui caresse le crâne comme le ferait une mère aimante en lui soufflant de belles paroles pour apaiser ses sanglots. "Je t'ai retrouvé, alors maintenant tout va bien se passer, d'accord ? On va sortir d'ici."
    Elle a totalement oublié son vin, son potage dans la cuisine qui a dû déborder de la casserole depuis longtemps. Tant pis pour son dîner, elle a mieux à faire. William, ce petit individu, cet enfant en pleurs, a besoin d'elle ; elle ne peut pas le laisser tomber. A travers cette cavalcade dans les couloirs de la cave, elle s'est sentie investie d'une nouvelle mission, on lui a donné un but à accomplir au sein de ce pensionnat maudit : ce garçon, elle doit l'aider. Elle continue de le serrer fort contre elle, pour s'assurer que c'est bien lui. Elle caresse son crâne, serre son torse de l'autre bras : ce n'est pas un spectre, une énième illusion du manoir ou quelque monstre inconnu. Tout va bien se passer. Puis, au bout de quelques minutes, elle desserre son étreinte pour essuyer les larmes du petit. Il n'est plus seul. Elle non plus, d'ailleurs.

    "On va sortir vite, William, c'est bien compris ?" commence-t-elle à expliquer. "Je connais le chemin, je ne devrais pas mettre trop de temps pour le retrouver, donc ça va aller." Elle ment, elle ne connaît absolument pas le trajet qu'elle doit parcourir pour retourner au rez-de-chaussée, en plus elle s'est déjà perdue une fois. Cependant, il lui faut faire croire en quelques mythes magiques, lui donner l'espoir d'une sortie imminente, sans quoi il craquerait. Et puis... elle aussi a besoin de cet espoir. Elle ne sait absolument pas où elle est, elle est au bord de la crise de nerf, tout l'énerve dans le pensionnat en ce moment, même - et surtout - ces exaltés qui clament qu'on va bientôt s'échapper de l'emprise des I.

    "Suis-moi, William."

    Mahaut prend la main de William et commence à marcher, en longeant systématiquement le mur qu'elle a suivi depuis tout à l'heure. Cette technique finira bien par l'amener vers l'entrée de la cave, non ? C'est évident. Reste à savoir combien de temps durera cet insupportable trajet.

    "Alors, William, tu viens d'où ?" dit-elle pour meubler la conversation.


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MessageSujet: Re: [ RUDY ] Bless the Spawn of Hell [ PV : Mahaut ] 5/5   Dim 18 Nov 2012 - 17:55

Petite sature fondue dans l’étreinte, doigts harnachés dans le tissu quelconque de vêtements sans grande importance, William se laisse aller dans le doux écrin des bras de Mahaut. Ses hoquets larmoyants résonnent bruyamment dans la cave et le petit aristocrate ne cherche même pas, pour le moment, à corriger les apparences. Elle est là, présente, tiède, port sensorielle qui l’aide à émerger de sa crise de nerfs et, cette fois, William ne la lâchera pas. Elle lui susurre des gentillesses à l’oreille, velours vocal renforçant l’impression réconfortante de stabilisation. Elle le câline comme une mère le ferait, doigts balayant son cuir chevelu avec un dévouement agréable. Là où de telles attentions rendraient habituellement le jeune homme amère, il se permet d’ignorer tous ses conditionnements passés pour ne se concentrer que sur la chaleur humaine, que sur l’espoir qu’anime la présence de sa salvatrice. À quoi bon se préoccuper du souvenir distinct de mèches de cheveux ternes, d’un regard, miroir du sien, alors qu’il se voit incapable de discerner la moindre couleur dans l’environnement qui l’entoure. Un paysage monochrome où l’absence de couleur règne en maître ne lui laisse pas la possibilité de se perdre dans son imaginaire, car ce dernier à davantage la motivation de créer ce que le noir renferme plutôt que les visions clémentes et réalistes du passé de son détenteur. La réalité, bien que peu enviable, demeure plus fortuites que des méandres chevrotantes de crainte. Mahaut est douce, Mahaut est plaisante et William profite de ces atouts.

« Merci. Vraiment, merci . . . », murmure-t-il contre la jeune femme à mesure que ses respirations se calment et que la tempête paniquée de ses émotions subside. Elle dit connaître ce chemin, ce faisant, il n’a rien à craindre, car ils retrouveront la luminosité diffuse du manoir en un rien de temps. William planifie déjà, après ce bain qu’il se promet depuis le début de leur excursion dans la pénombre, d’aller se terrer au Glossy Gloomy Lovyou et de profiter avec gourmandise de la gentillesse de Toya à son égard. Il imagine le goût sucré des pâtisseries sur sa langue, la fraise et la chantilly débutant un concert buccal et optimiste. Sugar to coat the wounds so you forget they were even there.

« Oui . . . Sortons. Je vous suis. »

Il empoigne fermement la main de la dame en armure métaphoriquement scintillante et la laisse le guider dans le labyrinthe noir. Ils semblent longer un mur, laissant le loisir à Mary de glisser sa paume sur la dites paroi, pores malmenés par la rudesse du mur pas totalement lisse. L’aristocrate se promet que s’il sort de là, il n’y remettra plus jamais les pieds. Pas dans un si terrible endroit.

Puis, d’entre les ombres, la voix de Mahaut s’élève de nouveau sous la forme d’une interrogation banale. Juste une petite question, certainement pour que le silence ne viennent pas habilement les envelopper. William considère la question avant d’y répondre, indécis, hésitant. Quoique accorder une réponse à sa salvatrice s’avère être la moindre des choses, n’est-ce pas ?

Il mordille sa lèvre inférieure et inspire.

« Je viens d’une petite conurbation quelconque en Angleterre. Mon géniteur aimait bien gérer ses affaires dans la tranquillité . . . »

Tranquilité dans lu but de dissimuler au monde son bout de femme aux origines irréalistes. William a encore du mal à y croire bien que cela expliquerait le rapport intime qu’elle entretenait avec les plantes. Elle, cette femme doucereuse et empreinte de perfection.

I love you, Mother.

Ses doigts viennent serrer ceux de Mahaut un tantinet plus fort, enduit dans l’incertitude que lui insufflent ses pensées déviantes et maternelles. Il s’en écarte maladroitement, renvoyant sa question à son accompagnatrice.

« Et vous ? Vous me semblez venir d’une civilisation plutôt moderne. Quoiqu’avec tous les étranges spécimens qui rôdent dans le manoir, cela est une présomption pouvant s’avérer terriblement arrogante de ma part. »

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MessageSujet: Re: [ RUDY ] Bless the Spawn of Hell [ PV : Mahaut ] 5/5   Jeu 27 Déc 2012 - 1:19

    Impossible de dire l'heure qu'il est dans la pénombre de la cave. Mahaut a bien une montre avec elle, mais elle n'arrive pas à déchiffrer la position des aiguilles sur le cadran. Combien de temps ont-ils pu passer ici ? Et ce William était là bien avant elle, non ? Tétanisé par la peur dans la cave, incapable de comprendre ce qu'il faisait là, il aurait pu passer des heures ainsi. Le pauvre. Il est chou, pourtant, il ne mérite pas ça. Personne ne mérite ça, le pensionnat, l'enfermement, tout ça. Trop de noir et d'injustice ici-bas. On essaie de l'oublier à l'extérieur, mais dans le sous-sol, c'est impossible. On est seul, perdu face au néant de l'existence. Jamais la jeune femme n'avait compris à quel point cet endroit pouvait être oppressant.
    Mais au moins, elle a retrouvé William. Il n'est plus seul, elle non plus. Tout va pouvoir s'arranger. Le garçonnet évoque brièvement sa vie, un petit Anglais de carte postale auquel on va essayer de répondre au mieux. Il est timide, mais la conversation ne doit pas mourir : le silence et la terreur reprendraient le dessus.


    "Je viens de la région parisienne. En France, au XXIe siècle." Sait-on jamais, c'est parfois utile de le préciser. "Ma mère restait au foyer tandis que mon père travaillait dans les finances, je n'ai jamais très bien compris ce qu'il faisait exactement mais ça allait l'air d'aller."

    Ils continuent de marcher. Ne meurs pas conversation, reste loin panique.

    "Je voulais devenir danseuse professionnelle ou patineuse artistique de renom. Mais... ça n'a pas marché."

    On va éviter de ressasser ce genre de souvenirs finalement. Des images de son accident reviennent à l'esprit de Mahaut. Un frisson parcourt ses bras. Elle n'aime pas ça, repenser à la glace, à la chute, au sang et... Bref. Elle a soudain très froid. Mal à l'aise. Elle frôle le malaise : elle trébuche violemment, éteignant au passage une flopée d'interrupteurs et de bougies par un malencontreux jeu du hasard. Et elle casse aussi les ampoules dans le même temps, la boloss.


__ > ACTION RUDY JE SUIS PRETE.
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MessageSujet: Re: [ RUDY ] Bless the Spawn of Hell [ PV : Mahaut ] 5/5   Jeu 27 Déc 2012 - 1:38





Mahaut éteint les chandeliers et casse les ampoules, et trouve :

« la haine de tous les autres qui se retrouvent plongés dans le noir : le rp continue mais il faudra maintenant obtenir un 6 au dé décisif pour rétablir la lumière et donc effectuer une autre action. »


[ACTION 4/5]

(Je vous accorde une dernière action parce que ce sera drôle de voir à quel point vous êtes chanceux ou non. /o/)
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MessageSujet: Re: [ RUDY ] Bless the Spawn of Hell [ PV : Mahaut ] 5/5   Jeu 27 Déc 2012 - 1:40

LE FEU CA BRUUUUUUUUUUUULE. Et l'eau ça mouiiiiiiiiiiiiiiille !

MIF PUE.


Mahaut, parfois, se dit qu'elle n'a vraiment pas de chance. Non seulement elle repense à des souvenirs tristes snif snif qui font pleurer, mais en plus elle trébuche tellement ses souvenirs y sont tristes, et après elle se fait mal pask'en tombant, elle a percuté des chandeliers qu'elle a renversé et des ampoules qu'elle a brisé : ses bras sont recouverts d'éclats de verre et de brûlures. En plus, maintenant, William il ne voudra peut-être plus être son ami, c'est trop triste snif snif. Heureusement, Mahaut a toujours un dé magique de la mort qui tue qui fait toujours "six" (ce qui se rapproche du terme "sex", terme qui n'a aucun rapport avec le sujet, si ce n'est qu'il peut permettre une digression rappelant la piètre qualité de la vie sexuelle de la demoiselle). Donc elle jette son dé et ôôôôô joiiiiiiiie ! SI J'ETAIS CHAUVE JE NE ME COIFFERAI JAMAIS LES CHEVEUX.


Dernière édition par Mahaut de Clairlac le Jeu 27 Déc 2012 - 2:02, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: [ RUDY ] Bless the Spawn of Hell [ PV : Mahaut ] 5/5   Jeu 27 Déc 2012 - 1:40

Le membre 'Mahaut de Clairlac' a effectué l'action suivante : Lancer de dés

'Dé Décisif' :


J'ai une chance de malade mental.


T'es une bombe.


Il faut faire un RP pour pouvoir lancer les dés. Celui-ci ne compte donc pas. 8D
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MessageSujet: Re: [ RUDY ] Bless the Spawn of Hell [ PV : Mahaut ] 5/5   Mar 8 Jan 2013 - 7:06

Il se l’imagine gracieuse, arborant une fine couche de mythril pour la protéger des assauts extérieurs, alors qu’elle danse tel un cygne sur la glace. Elle ne brandit aucune arme, mais rayonne comme le soleil, fière et forte, alors que des flocons scintillants viennent compléter le paysage, s’accrochant à ses cheveux. Diamants d’hiver. Le fils de PDG la scrute, tentant de percer la pénombre pour mieux arriver à définir sa silhouette, sans succès. Malgré toutes les jolies rêvasseries idéalisées du monde, rien ne changera le fait qu’ils errent tous deux bêtement dans une cave. Une cave de laquelle, comme deux girouettes sans sens de l’orientation, ils n’arrivent pas à s’échapper. Un sous-sol humide, froid et dans lequel les ampoules se dessinent comme des lumignons blafards, sans arriver à couvrir toute la surface. Le pensionnat semble presque les tenir en otage, savourant la panique qui s’amuse à gigoter au fond de leurs estomacs respectifs. Mahaut fait preuve de plus de maîtrise d’elle-même, au grand désarroi de l’orgueil de William, et ne s’effondre pas comme lui, au bout du rouleau pour déverser ses larmes. Il déteste être enfermé, il déteste le pensionnat et le tracer humide dont il reconnait l’écho sur ses joues ne fait qu’intensifier cette haine peinturlurée de honte.

Il se l’imagine gracieuse, pourvu d’un heaume de cristal lui conférant un air mystérieux, valsant dans les bois enchanté d’une contée féérique. Sa cotte d’écailles se marie avec goût au paysage, elle luit, elle brille.

Il se l’imagine gracieuse, pour oublier la pénombre.

Puis elle tombe.

Leur chute, puisqu’évidemment, considérant qu’il tient sa main avec une poigne de fer, elle l’entraîne avec lui, parait interminable aux yeux de William qui pressent la prochaine catastrophe jusque dans ses os. Onomatopées drastiques, on entend le verre qui casse, le grésillement inquiétant d’une ampoule qui brûle et le bruit mas de deux corps qui s’affalent sur le sol. William est sarcastiquement charmé, départagé entre son envie de se remettre à pleurer comme un bambin de trois ans ou celle de rire jusqu’aux larmes dans un élan de cynisme découlant de la terreur. Dans les deux cas, il semblerait qu’il soit destiné à se remettre à chialer comme une puritaine violée et la perspective ne lui plaît que très moyennement, voir pas du tout. Il se revoit avec un Alexander chancelant dans la chambre que les maîtres des lieux lui ont assigné, attaquant bravement des poulpes carnivores avec des bouts verres cassés. Où est dont passé cette force intérieure . . . où est dont passé son bon sens rationnel ? Ce pensionnat l’affaibli, ce lieu immonde tiraille son mental à coup de pincette sanguinolentes. Et le blesse, autant cognitivement que physiquement. Il se relève lentement, son bras lui brûle et un bout d’ampoule a certainement dû lui entailler l’épaule. Et autour de lui, plus aucun faisceau lumineux ne daigne brusquer l’obscurité. Tout est noir, noir, noir.

« M-Mahaut ? Êtes-vous blessée ? »

Le temps de cette phrase, prononcé avec un léger bégaiement, les ampoules encore en état se rallument toutes, ramenant l’endroit à son état initial. Bien que toujours terriblement glauque, on peut désormais y voir plus claire, assez bien pour que l’éclat d’une dizaine de bouteilles en viennent à attirer le regard névrosé de Mary. Il est prêt à jurer qu’elles ne se trouvaient pas la avant la panne de courant. Il s’approche des contenants familiers, après s’être assuré que Mahaut n’est pas en train de se vider de son sang, reconnaissant d’abord le rhum, puis ensuite le vin et le gin. De l’alcool. Il n’y a rien de bien étrange dans le fait de trouver ce genre de consommation en-dessous du niveau du sol, mais, mais . . .

Peut-être que ce n’est qu’une façade de normalité qui dissimule l’interrupteur qui pourra leur révéler la sortie. Il se penche au niveau du sol, prenant bien soin de s’assurer que Mahaut se trouve toujours tout près, et écarte certaines des bouteilles pour pouvoir tâtonner le sol.

William veut sortir. William est désespéré.

Et dire que sans cette chute, il lui aurait avoué avoir entretenu le rêve enfantin de devenir comédien.

♥ William fouille les alcools en espérant y trouver un levier, un bouton, n’importe quoi.

Spoiler:
 


Dernière édition par William Mary Hufflestring le Mer 23 Jan 2013 - 20:33, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: [ RUDY ] Bless the Spawn of Hell [ PV : Mahaut ] 5/5   Mar 8 Jan 2013 - 7:12





William fouille les alcools, et trouve :

« une gourmette appartenant à Petra Traümer. Ouuups. »


[ACTION 5/5]
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MessageSujet: Re: [ RUDY ] Bless the Spawn of Hell [ PV : Mahaut ] 5/5   

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[ RUDY ] Bless the Spawn of Hell [ PV : Mahaut ] 5/5

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