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 [ RUDY ] Wonderland : ou La Conscience Sous Forme de Rose Décadente [ PV : Ella Russel + Augustin ]

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Wonderland's Obscene Psychopath
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• AEA : Une bestiole verte et visqueuse, vaguement inutile, quoique armée d'un poison fascinant !
• Petit(e) ami(e) : L'intemporalité stellaire. Cela te convient-il ?

RP en cours : Errances | Alicia Von Ludvig
L'être humain est bon, c'est la société qui le corrompt ? | Émile Watson
Rotten Depravation | Ekzael Ahnkïr
Lions des fils dorés. | Leia Sørensen
Tes croyances, j'en fais un autodafé | Antoine de Landerolt
Turn me up to fuck me right. | Aarne Kinnunen
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MessageSujet: [ RUDY ] Wonderland : ou La Conscience Sous Forme de Rose Décadente [ PV : Ella Russel + Augustin ]   Mar 4 Oct 2011 - 2:46

Wonderland : ou La Conscience Sous Forme de Rose Décadente
« Le fumet des plantes me parait plutôt exquis. Il rend le monde plus beau, d’où l’hilarité qui s’en suit ~ »




Qui m’a parlé de cet endroit ? Le chapelier fou hurlant des mots en M. Qui m’a dit tu trouveras de la couleur digne de ton intérêt là-bas ? Le lièvre de mars et la souris endormie, une bouffée d’opium je vous pris ? C’était sidérant, du pur n’importe quoi.

De bouche à oreille j’avais eu vent de la mission collective qui embrumait l’esprit des pensionnaires. Bien que l’idée de squatter ce château jusqu’à ce que la police se désintéresse du cas de Samuel Gontrand me paraisse une judicieuse idée, il me fallait admettre que l’idée de passer le reste de mes jours forcé à mater le même paysage inlassablement ne m’enchantait guère. Autant avaler un pot de formol en entier.

Ou manger une bouteille de vitre, comme dans le film Tamara. Au choix. Tant que ça mène au résultat escompté. M’enfin, je tenterai d’abord de dénicher un de ces fichus papyrus salvateurs. Il s’agissait, après tout, de l’alternative la moins douloureuse pour ma trachée. Surtout que, m’amuser avec mes nouveaux colocataire ne m’ennuyais pas encore. J’avais ma propre Aliss ! Dénaturée, obstinée, mais pas encore brisée. Avais-je enfin atteint la légèreté du dévoreur d’âme ?

La floraison éclatante emplissait ma vue tel un nuage arc-en-ciel issu d’une longue soirée passée à regarder Milk Man de Fat Pie sur repeat. Des lys cyans s’entrechoquaient tout au long d’une énorme baie vitrée, tandis que des rosiers décoraient un hamac baba-cool vaguement aberrant. Y’avait eu quelques hippies à un moment ou à un autre de l’histoire de ce manoir, car seul des gens complètement pétés auraient pu avoir le culot d’apprécier un truc aussi laid.

J’adorais déjà ce hamac. Il y a souvent des moments où on s’attache idiotement à des bidules aussi répugnants qu’insignifiants. Coup de foudre pour le hamac, je comptais adopter cette véranda. Les couleurs criardes me charmaient assez pour tout dire.

Toutefois, j’aurais tout mon temps pour roupiller dans Eloïs le hamac un autre jour. Pour l’instant, aussi incroyable cela pouvait-il paraitre considérant le fait que je suis généralement un illuminé de premier ordre, il me fallait m’armer de sérieux et commencer à fouiller cette douteuse véranda. Paaaapier, paapier, saute dans les mains de tonton Chess et rend lui son sourire carnassier ! Heheh.

Si au moins je pouvais rendre cette pénible corvée amusante. Cette pièce a tant de potentiel. Des fées ne pourraient-elles pas surgirent d’entre les buissons fleuries, des gnomes ne comptaient-ils pas bondirent hors du couvert que procuraient ces pensées écarlates surdimensionnées ?

Meh. Ça serait trop beau. Tien donc.

Mon regard arpentait les lieux, glissait sur les énormes vitres avec consternations. L’extérieur s’étendait à perte de vue, infini, source de mélancolie. Mes mèches en bataille suivaient le mouvement de mon crâne, alors que celui-ci me forçait à tourner sur moi-même de sorte à ce que je puisse terminer mon observation sommaire de lieux. Une banale table basse et deux chaises longues renforçant l’illusion qu’une bande de junkies étaient passés par-là. Rien de louche à priori dans cette pièce où tout paraissait sortir d’un film des années 60’.

Je posai mon postérieur, indécis et passablement dépourvu, sur la surface bariolée de la couche suspendue, accotant ma tête sur l’une des cordes le tenant au-dessus du sol. Les fleurs de l’amour bleuté serpentant autour des solides liens me perplexait. Elle me rappelait en quelque sorte Swan. Le seul truc sur lequel je refusais obstinément de m’attarder. J’en perdrais la raison. Raison déjà en congé maladie, mais soit.

Les fleurs aux teintes froides et claires dégageaient une odeur attrayante, un parfum que je ne me gênai pas pour respirer à plein poumons. Imaginez-vous le truc le plus sensationnel que vous avez eu la chance de humer, je me permets de vous jurer que le fumet qui se promenait à l’intérieur de mes narines sentait mille fois mieux.

Magique. EAT ME. DRINK ME. MACRO. MICRO.

Ça ne m’avançait pas plus dans mes recherches, mais, au moins, ça me distrayait. Lorsque l’illumination viendrait sonner à ma porte, je débuterais mes laborieuses fouilles parmi les trésors de ce jardin enchanté. Pour l’instant, j’empoignai les cordes de mes mains diaphanes et basculai la quasi-totalité de mon corps vers l’avant, puis vers l’arrière, puis de nouveau vers l’avant. Ainsi de suite, à un rythme de plus en plus effréné, jusqu’à ce qu’une sorte de ballant dangereux autant pour le plafond que pour l’éventuel curieux qui s’adonnerait à rentrer commence à se faire sentir. Avec un peu de chance, le possible vagabond se prendrait uniquement l’un de mes pieds en pleine poire. Ou les deux, si Lady Luck me souriait à moi.

Avant. Arrière. Avant. Arrière. Je désirais obtenir ma propre réserve de rose bleue cyan. Elles sentaient si bon. Carrément hypnotique.


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MessageSujet:    Mar 11 Oct 2011 - 21:31

La véranda était un endroit dont on parlait comme une pièce mystérieuse et envoutante. Bien que l’on cherchait encore les feuilles de ce journal, je ne pouvais m’empêcher d’interrompre mes recherches pour visiter la véranda. Tel Sherlock Holmes, j’avais suivi les indications qui étaient sur les murs comme on cherche des indices et avais finalement trouvé le grenier. Ce qu’il pouvait faire chaud là-dedans ! On s’aurait crut dans une cocotte-minute, et bien vite je dus déboutonner mon cardigan si je ne voulais pas trépasser à cause de l’air brûlante qui aurait consumé mes poumons. L’ambiance était particulière, la poussière semblait voler dans les rayons de soleil et tout était vieux. On ne se sentait définitivement pas chez soi dans ce genre d’endroit. On se serait crut dans les films que j’écoutais que j’étais enfant. Et alors j’allais ouvrir un coffre et allait s’en sortir une magnifique robe de princesse, un peu comme dans Casper le gentils fantôme. Trêve de rêverie.

Je vis finalement la porte après avoir longuement contempler le décor. Elle se fondait complètement dans le mur et je ne l’aurais jamais vu si elle n’avait pas été ouverte au trois quart. Se pouvait-il qu’il y ait quelqu’un à l’intérieur ? Maintenant que l’éventualité se présentait à moi et que je prenais deux secondes pour y penser sérieusement, un son répétitif venait de la fameuse véranda. Prise d’un petit frisson qui cessa aussitôt je me surprise à avoir envie de retourner en bas, dans le confort de la petite partie du pensionnat que je connaissais. Ce que je pouvais être trouillarde. Non, il n’était pas question. J’allais démystifier cette véranda ou sinon je ne trouverai jamais le courage d’explorer. Comme on dit, quand on tombe de cheval, il ne faut pas attendre pour remonter en selle. Sinon, on risque de ne jamais retomber en selle. Allez, c’est maintenant ou jamais.

J’ai avancé vers la porte du plus vite que je le pouvais, juste pour ne plus hésiter. Toujours avec cet empressement, j’ai ouvert la porte et foncer dans la véranda. Peu importe qui s’y trouvait et d’où venait ce bruit. Je découvris finalement ce qui me faisait tant peur. Et ce que je vis en premier de lui fut la semelle de ses souliers. Et je la vis de très près. Heurtée par ces dernières, je titubai vers l’arrière et finit par tomber sur les fesses. Mais seigneur c’était quoi ça, cette chose noir et si brutale qui m’avait frappée au moment d’entré. Cette véranda n’était pas juste mystérieuse, elle était surtout dangereuse ! J’ouvris péniblement les yeux et vit le coupable entre mes doigts qui tâtaient mon nez douloureux. C’était un homme plutôt maigre, mais c’est tout ce que je pus observer au travers de mes doigts. Peu importe de quoi il avait l’air, j’étais terriblement furieuse. La colère aveuglait mon jugement.

« Mais vous êtes débiles ! Vous êtes fous, malades ! P*tain ! »

Une de mes mains lâcha mon nez et le pointa alors que mes sourcils se rejoignaient au dessus de mon nez. J’avais atrocement mal et je me demandais si je saignais. Une courte vérification de ma main toujours posée sur mon nez m’apprit que non. J’aurais probablement un black eyes, mais peu m’importait de quoi j’aurais l’air pour l’instant je voulais juste massacrer cet homme.

[HRP : j'aime beaucoup ton idée ma chère Clumsy. développons cela ♥]
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MessageSujet: Re: [ RUDY ] Wonderland : ou La Conscience Sous Forme de Rose Décadente [ PV : Ella Russel + Augustin ]   Mar 11 Oct 2011 - 23:39

Augustin n’avait aucune raison de se rendre à la véranda ; et, selon lui, n’avait par ailleurs aucune raison de se rendre à aucun endroit sur cette planète (« je veux dire...la dernière fois que j’ai eu une idée de ce genre je suis arrivé ici » avait-il expliqué en secouant la tête d’un air accablé. Le type alors attablée avec lui avait confusément caressé son épaule en tâchant de le rassurer : « mais non, mec ! C’est faux» avant de finalement quitter la salle à manger, son assiette encore tiède et pleine et un air de pitié sur le visage) ; aussi, il ignorait totalement se trouver au dernier étage du pensionnat -aussi prévisible que cela puisse paraitre de la part d’un type qui passait ses journées à écouter de la pop sirupeuse en jouant à Pokémon, Augustin s’était perdu en quittant les dortoirs. Ne pas cesser de gravir les escaliers lui avait alors semblé logique, d’autant plus que l’album Butterfly passait pour la cinquième fois dans ses oreilles depuis le début de la journée (toutefois, il ne s’était pas encore résigné à maudire la fonction « aléatoire » de son mp3 défoncé -il redoutait une perfide apparition de « Merry Christmas» * depuis que l’appareil refusait de sélectionner les morceaux non-interprétés par Mariah Carrey) et troublait sa réflexion.

Sa capacité de concentration également ; à marcher dans ce nouveau couloir (il n’y avait plus aucun autre escalier, fait qu’il avait longuement considéré, les yeux perplexes, fixés sur le mur vierge. Un instant il avait songé à tout redescendre avant d’opter pour « l’aventure » en se remémorant douloureusement qu’il venait de (inutilement) passer 15 minutes à gravir des marches humides. Il avait déjà oublié l’intérêt et, à vrai dire, il n’y en avait surement pas) il avait glissé deux fois, déjà ; on lui avait déjà conseillé à plusieurs reprises de « regarder là où tu mets les pieds, abruti » mais c’est avec les mains enfoncées dans les poches de son jean slim et l’air vaguement hagard qu’il se déplaçait en général -aussi il se prenait tellement d’inconnus de plein fouet qu’il n’y avait pas un jour où de nouveaux hématomes ne mûrissent sur ses clavicules saillantes -autrefois, en tout cas ; les pensionnaires étaient plus prudents et franchement moins pressés que tous ces types qui tentaient hargneusement de s’extirper d’un métro et suffisamment virulents pour le persuader d’être attentif.

Mais le couloir était désert, à cet instant. En réalité tout l’étage lui semblait désert ; il n’entendait rien par-dessus la voix sirupeuse qui explosait dans ses tympans et ne voyait personne, ici. Ce fut donc avec une naïveté vaguement teintée de curiosité (il y avait seulement deux portes, ici. Il ne pensait pas avoir réellement le choix et, de toute manière, était persuadé que la vie allait systématiquement à l’encontre de sa volonté -un manoir verrouillé à jamais ! Même le pire des slasher n’aurait pas osé ça.) qu’il poussa la porte ; et tandis que cette dernière butait contre quelque chose** sur le sol, il sentit une odeur de caoutchouc, puis un gout de caoutchouc puis une douleur comme une brulure sur son visage alors que ses écouteurs tombaient de ses oreilles pour se balancer dans le vide en vociférant toujours aussi fort. Soigneusement pliées au col de son t-shirt blanc cassé, ses énormes montures orange ne subirent aucun dégât, à la différence de son visage. Avec lenteur, Augustin cligna les yeux d’un air abasourdi et particulièrement inerte.

« Euh...wow. »


*c’est l’album de reprise de chanson de Noël de Mariah Carrey. CE TRUC EXISTE VRAIMENT
**Ou bien peut-être que Ella s’est relevée ? Ceci dit, Bambi, si tu veux épargner ton personnage, on peut considérer que le quelque chose est un pot de fleurs ou quoi 8D.
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MessageSujet: Re: [ RUDY ] Wonderland : ou La Conscience Sous Forme de Rose Décadente [ PV : Ella Russel + Augustin ]   Dim 16 Oct 2011 - 23:47

En avant, en arrière, en avant, en arrière. Une jolie mélodie dépourvue d’arabesques. Sordide et continuelle, surtout considérant que je me trouvais dans une sorte de grande serre secrète, cachée dans un grenier étant lui-même dissimuler à l’intérieur d’une énorme baraque dirigée par des détraqués. Chouette topo, nah ? Haha. Surtout très amusant. Je me marrais, bien amarré à Eloïs le hamac criard, seul, tranquille, hilare, en compagnie d’une bonne centaine de fleurs de toutes sortes. Sidérantes, toutes ces couleurs contrastantes. Un peu comme la situation impossible dans laquelle je me trouvais. Je balançais, en avant, en arrière, incessamment, la sensation de l’altitude que je prenais à chacune de mes avancées résonnant dans le creux de mon estomac, m’évoquait une épique ascension qui n’avait pas grand-chose de péripétique après réflexion. J’appréciais me tourmenter d’idées loufoques, voir complètement idiotes.

Soit. Puis tout à coup. BA-DA-BOUM !

Ma précédente prédiction, celle ou je prévoyais assommer de potentiels curieux avec mes bottes, prit vie sous la forme d’une adolescente, brune à priori, rien de trop flash. Presque banale, quoique quelqu’un se voyant enfermé ici, pouvait-il réellement être banal ? Je me permis d’en douter, jubilant visiblement. Une exclamation joyeuse s’échappant des confins de ma gorge. Ding ! Ding ! Ding !

Je ne descendis pas de mon podium mouvant, n’esquissai pas le moindre mouvement pour venir en aide à la demoiselle que je venais de percuter. À ma grande joie. De la compagnie ! Une humaine à observer, quelqu’un à entrainer dans ma recherche ! Yeah~. De plus, elle ne devait pas être trop mal en point si la force de me hurler les obscénités ne l’avait pas abandonnée. Limite mon pied avait peut-être fracassé son petit nez de poupée, mais elle survivrait. Pauvre Barbie brunette. Pour l’instant, je me contentais de ricaner, un vil sourire illuminant mon visage, découvrant mes dents et teintant mes traits de danger. Ou simplement de débilisme profond. Au choix.

Un autre individu, plus grand celui-là, mèches sombres, montures pétantes, oranges, fit son entrée. Maladroitement, considérant qu’il trébucha sur la première chose ayant la décence de se foutre dans son chemin. Tiré de mes tirades cervicales par l’impact de mes pieds contre le corps svelte de la fillette, j’enregistrai plus aisément son arrivée dans la pièce, sa chute quasi-comique et la vitesse à laquelle mes semelles le heurtèrent. Quoique je n’eu pas réellement le temps de l’observer non-plus, j’allais et venais toujours sur mon hamac animé, après tout.

BAM ! Deux pour le prix d’un, en pleine poire, je me permis de glousser, ricaner, à gorge déployée ! Quel spectacle incongru. Teehee !

Alors que la femelle m’avait hurlé dessus telle une harpie hystérique, le mec me paraissait trop perplexe, totalement inapte à me gratifier d’une réaction pimentée, colorée. Je quittai mon, oui le miens, je ne voyais aucun autre nom inscrit sur son tissu, lit suspendu avec l’intention de a) observer plus exhaustivement le physique de mes cobayes du jours, b ) de causer une réaction potable chez le spécimen mâle et c) d’enflammer davantage le bout de porcelaine féminin. La colère m’amusera toujours. Comme la plupart des autres émotions humaines, d’ailleurs. J’attrapai, au passage, une dernière parcelle de l’odeur ennivrante des roses.

Puis, m’armant d’une moue atypique, les sourcils hauts perchés, le sourire désaxé, je laissai ma voix percer la lourde atmosphère déroutante qui régnait dans la ‘’véranda’’ fleurie. Je me mis, simplement, sans prévenir, à chanter. Une vieille comptine pour gamins que Swan m’avait apprise, insulté par mon manque de culture . . . Mon étirement de lèvres tressaillit vaguement, sans toutefois disparaitre.

« Un éléphant qui se balançait sur une toile, toile, toile d’araignée. . . »

Dominant mes nouvelles connaissances de toute ma hauteur, puisqu’ils avaient tous deux fait une vilaine rencontre avec le plancher carrelé, je leur laissais tout le loisir d’admirer ma légèreté, mon hilarité. Mes yeux félins, surmontés de lentilles bicolores, à la fois rouges et dorées, mon rictus moqueurs aux intonations inquiétantes, ainsi que mon pouvoir, indéniable. Je régnais sur leurs formes assujetties à mes actions, à ma force.

Du moins, c’est que j’adorais me répéter.

« C’était un jeu, tellement, tellement amusant que tout à coup . . . »

Je pesai les dernières syllabes, abatant bruyamment mon pied droit le plus près de leur corps qu’il était possible. Sans les touchés, sans les abîmer de nouveau.

« BA-DA-BOUM ! »

Welcome to distortion ~ Le fumet qui s'en dégage est si exquis.


Spoiler:
 



Dernière édition par Chess le Lun 5 Déc 2011 - 15:27, édité 1 fois
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MessageSujet:    Dim 30 Oct 2011 - 2:16

Ce drôle de personnage me donnait plus froid dans le dos que je n’osais l’admettre. Ses expressions faciales, ses regards et même sa façon de bouger me rendait mal à l’aise. Il semblait si sur de lui dans sa grande folie que je me sentait bien petite aux cotés d’un tel homme. La frustration continuait d’alimenter les battements de mon cœur lorsqu’on heurta mon dos, créant une onde de douleur qui vint disciper le voile de colère. Je jettai un regarde derrière moi, pas trop longtemps pour ne pas quitter l’étrange personnage des yeux, et constatai qu’une porte m’avait heurtée. Une porte, ça ne frappe pas de soi-même, et je dus me retourner à nouveau vers l’arrière pour apercevoir un autre homme, tout aussi bizarre à sa façon, regarder devant lui avec surprise. Il me prit un trop long moment pour comprendre ce qui s’était passé. Lui aussi avait été victime de l’attaque des semelles de Chess, et alors que mes pensées se dirigeaient vers d’autres que moi, j’en oubliais la douleur à mon nez qui, de toute façon, s’estompait d’elle-même. Je continuais d’insulter mon agresseur dans ma tête alors que mes yeux, j’en étais convaincue, lançaient des éclairs. Comment était-il possible de faire mal aux gens et de ne pas sentir coupable, de sourire même, et de chantonner comme si de rien était ?

Une minute, il chantonnait ? Je reconnus une comptine que mes parents me chantaient dans mon enfance et qui venait avec un jeux de main. Le moment n’était pas bien choisit, je sirais même très mal choisis, et ce à un point tel que ça en devenait de mauvais gout. Presque écoeurée par un manque aussi flagrant de manières, je ne pouvais m’empêcher de quitter Chess du regard. Il m’aspirait de la colère presque autant qu’il m’effrayait, mais cette dernière émotion, elle, se devait d’etre refoulée au plus profond de moi. C’est l’instinct de survie, j’imagine. Je ne m’occupais plus du tout de l’autre victime, bien trop obnubilée par l’homme qui me dominait de toute sa hauteur, chose que je détestais énormément.

Les pieds de Chess touchaient le sol si près de moi que mon esprit parcourrais toutes mes terminaisons nerveuses à la recherche de douleur. Je m’attendais à une brûlure due à un piétinement, quelque chose qui me réveillerait de ce reve absurde. Car absurde était bien le mot. Ce personnage était loufoque et j’aurais mis ma main au feu qu’il n’était pas réel. Il ne pouvait juste pas l’etre. Et pourtant…

Je gémis. De peur et d’une douleur malheureusement inventée. Je me repliai un peu plus sur moi-même, les sourcils froncés, en signe de désaccords. Il s’amusait avec nous, je le savais, je le comprenais, et au-delà de cet agacement et cette peur, je ne voulais pas l’amusé d’avantage. Je savais qu’à me fâcher je ne ferais qu’alimenter son comportement, et autrement aussi. Je me tournai vers l’autre victime, un peu perdue, en quête de soutiens, et tentai un début de conversation qui avait un certain sens.

« Ça va, pas trop blessé ? »

Je souris timidement et me défendit bien de me tourner vers Chess. Je sortis un mouchoir de mes poches et les tendis à l’autre homme.

« Vous pouvez essuyer vos lunettes si vous en avez envie.. »

[HRP : vaut mieux tard que jamais.. VRAIMENT désolée.. ): ]
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MessageSujet: Re: [ RUDY ] Wonderland : ou La Conscience Sous Forme de Rose Décadente [ PV : Ella Russel + Augustin ]   Sam 3 Déc 2011 - 22:10

Le type s’amusait mais ce n’était pas très drôle (tandis qu’il pensait ces derniers mots une moue boudeuse s’imprimait sur sa bouche que l’impact avait rendue rouge et gonflée et douloureuse) ; la proximité avec la semelle du type le fit se figer tandis qu’il sentait le corps de la fille se raidir brusquement à ses côtés ; et lui-même suivit le mouvement de Chess du regard avant de, semblait-il, relâcher sa respiration -soulagé. Il saignait du nez, déjà -il en prenait conscience tandis que la fille (la connaissait-il ? Sa vue était rendue floue par son étourdissement et par ses lunettes qu’il n’avait pas chaussé) lui parlait ; ses lèvres était brulante, humide et poisseuse. Maintenant il entendait également la voix de Mariah Carey déshumanisée à travers les grésillements des écouteurs renversés sur le sol (et bien. C’était quelque chose d’assez gênant) et tandis qu’il essuyait son menton d’un mouvement machinal de la paume de sa main, il hocha la tête encore étourdi en s'efforçant de se concentrer sur Ella ;

« C’est OK. » il ajouta dans une grimace lugubre : «Je suis habitué aux hasards douloureux de la vie . »

En dépit de cela elle lui tendit gentiment un mouchoir et le regard d’Augustin plongea vers ses lunettes ; greffées au col de son t-shirt blanc (lui-même plutôt esquinté en réalité) elles étaient tachées de sang collant ;

« oh...merci. C’est cool.» Après une vingtaine de seconde il précisa: «Le mouchoir, je veux dire.»

Le reste n’était vraiment pas cool. Son haut était bordé de taches rouges, quoique brunissantes, notamment (surtout) au col où le sang glissait de son menton en filets épais et chauds (ou bien se glissaient dans son cou et c’était vraiment quelque chose de désagréable). Il essuya les énormes verres après avoir jeté un regard prudent à Chess (et bien...il distinguait mal son visage à vrai dire. Sauf le sourire, lorsqu’il souriait, qui étirait son visage railleur) ; et les passa avant de presser le mouchoir sur son visage.

« Mec... » Sa voix était rendue nasillarde quoique sa plainte restait compréhensible alors qu’il levait la tête vers Chess (il craignait vaguement une nouvelle plaisanterie ) en se relevant maladroitement ;

« ...mec, ça craignait vraiment ton truc...» il n’avait pas adopté le ton fiévreux qui aurait convenu (ou aurait pu convenir), mais plutôt la résignation lasse et accablée que l’on destine à un vieil ami entêté :

« ...tu sais. »


Ces derniers mot s’adressaient tout aussi bien à lui qu’à Ella, vers laquelle les yeux d'Augustin étaient maintenant dirigés comme pour étayer son argument.

(ARGH, je m'excuse aussi ! Pardon pardon pardon.)
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MessageSujet: Re: [ RUDY ] Wonderland : ou La Conscience Sous Forme de Rose Décadente [ PV : Ella Russel + Augustin ]   Mar 20 Déc 2011 - 20:24

Un éléphant qui se balançait parmi les lianes verdâtres de plantes non-identifiée, lorsque tout à coup, il se planta vénérablement dans les orties. Badaboum ! Mes interlocuteurs, nouveaux venus dans cet antre sournoise que j’avais décidé de m’approprier ne semblaient pas apprécier les empreintes de chaussures qui leurs avaient si intimement souhaité la bienvenue.

Rires.

Petite poupée de porcelaine brune, grand réverbère aux montures douteuses. Un joli duo parfaitement convenable à mon amusement. Bien que la dame semblait prédisposée à m’ignorer, croyait-elle que j’étais ignorant aux regards enflammés qu’elle me lançait ? Quelle bonne blague, habilement agencé au décor, incroyable. L’autre me paraissait davantage résigné au quelconque destin que je comptais lui infliger. Ses répliques se faisait sobres, mornes, alors qu’il saisissait le mouchoir que la jeune femme avait sorti de nulle part et entreprenait d’essuyer ses lunettes bariolées de vermeil avec.

Là où mes semelles n’avait pas réellement endommagée la jeune femme, laissant seulement quelques stries enflammées sur la peau claire, marques qui disparaitraient bien assez vite, l’homme, quant à lui, avait subit de luxuriant dégâts. Je ricanai de plus belle en observant le sang qui ruisselait le long de son menton, poisseux, épais. Fascination morbide issue de mon nouveau rapport intime avec le liquide vital. L’envie d’y goûter me poignarda et qui étais-je pour me nier mes envies ? Quel bon cela propagerait-il sur ma personne . . . ?

De plus, il faut réagir pour m’amuser, sinon, je n’hésiterai pas à me mettre en rogne. Goûter au sang du jeune mâle inciterais très certainement les individus à afficher des visages plus poussés, plus complexes. Come out and play. ~

Je me penchai à leur niveau, tournant d’abord, d’un mouvement doux, presque romantique de la main, le visage de la poupée en ma direction, avant de m’attarder sur l’homme.

« Je crains ? Ce n’est pas moi qui ne regarde pas où je mets les pieds ! Et c’est si marrant de voir les gens se planter, non ? Vous n’êtes pas d’accord ? », Chantonnais-je, trop près de son visage, envahissant sa bulle personnelle, mes propos s’adressant autant à la dame qu’à lui. Pesant mes mots d’actes passablement louches, je glissai mon doigt sur le haut de son col, négligemment, récoltant une part de la poisse vermeil qui s’y trouvait. Bien que je me reculai, accordant un sourire vicieux à la demoiselle et ses yeux plein d’expressions, je ne me redressai pas entièrement, préférant rester à leur niveau inférieur. Je portai mes phalanges teintées à ma bouche, faisant un spectacle de cet acte simplet auquel tous et chacun s’adonnait au moins une fois dans leur vie.

Mes moqueries n’amusaient peut-être que moi, mais maintenant que ces cobayes impromptus avaient pénétré sur mon terrain de jeu, je comptais bien profiter de leur présence. J’en oubliais presque le but premier de ma présence à l’intérieur de la véranda fleurie. Les pages du manuscrit dissimulé partout, même dans cette floraison aux effluves enivrantes.

Le sang possédait un goût métallique, un brin différent du mien, plus salé, moins amer. Je me relevai, visage pensif, considérant les possibilités que ces deux personnages pouvaient me fournir. Je ne pouvais pas brûler cette salle secrète, après tout. Quoique je me demandais bien ce qui arriverai si l’un être osait répandre des flammes sauvages à l’intérieur du pensionnat. . .

Serions-nous libres ?

Gloussement strident, psychotique. Liberté, quel mot truqué.

Je me relevai tranquillement, incertain du prochain pion que j’avancerais pour inciter mes deux nouveaux copains à me dévoiler leurs plus jolies facettes. Teehee. Pourquoi ne pas repartir, momentanément, j’en conviens, sur de meilleures bases ? Je leur tournai le dos, l’instant de parcourir les roses serpentant près de mon hamac chéri, cyan, si jolies, à l’odeur si propice à la décadence. Leur en présenter une me vaudrait certainement de l’incrédulité.

Vérifions cela mon cher Chair.

>Chess fouille les roses avec la ferme intention d’en présenter une aux deux loubards.
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MessageSujet: Re: [ RUDY ] Wonderland : ou La Conscience Sous Forme de Rose Décadente [ PV : Ella Russel + Augustin ]   Mer 21 Déc 2011 - 1:59



Chess fouille les roses, et trouve :

« Vous vous faites piquez par les épines ! Vos mains triplent immédiatement de volume, deviennent bleues à pois jaunes et semblent... chantonner, et ce jusqu'à la fin de l'intrigue. »


[ACTION 1/4]

C'est beau. Je me sens vengée. ♥
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MessageSujet:    Mer 21 Déc 2011 - 3:47

J’essayais d’être sympathique avec ce jeune homme qui partageait en quelque sorte le même malheur que moi : être tombé sur ce type. Car, bien sur que la trace de pied et le nez cassé pouvaient faire mal, mais le pire dans tous cela n’était pas la douleur physique mais bien le caractère psychopathe du coupable. J’aurais volontiers accepté de rembarrer ma colère et ma mauvaise volonté, mais à voir son sourire satisfait et ses manières amusées. Mon agacement commençait à prendre des hauteurs jamais atteints. Toute ma vie j’avais toujours bien agit et respecter les gens. Les autres ne me parlaient pas et je faisais de même. Ainsi, je n’avais jamais été agacée par le comportement d’autrui, j’étais toujours seule et, il faut l’avouer, déterminer à quel on joue lorsqu’on est seule est toujours plus facile. Malgré tout, peut-être qu’un peu d’expériences dans le domaine des relations sociales m’auraient un peu aidé dans une telle situation..

L’homme étrange n’en avait pas fini avec nous, comme je le pensais, et je dus supporter le contact de ses doigts froids contre mon visage, qu’il manipulait avec soin, trop de soin, alors que je sentais mon cœur faire un soubresaut dans ma poitrine. Mes yeux trouvèrent les sien, que je fuis immédiatement, trop apeurée de ce que je pourrais y trouver. Cet homme ne devait pas avoir d’âme, et de voir ses yeux vides serait encore pire que d’y voir quelque chose. Alors que je retenais mes frissons de terreur, il me relâcha soudain et s’occupa de l’autre victime. J’en profitai pour retrouvai ma liberté de mouvement, m’apprêtant à me relevée. Je n’aimais pas être assise et ainsi me soumettre à l’homme qui nous dominait de toute sa hauteur. Non, je n’aimais vraiment pas ça.

À l’entendre parler, tous ceci était de notre faute. Il semblait si près du jeune homme que j’imaginais ce qu’il pouvait ressentir puisque j’avais ressenti ce malaise il y avait encore quelques secondes seulement. Je n’étais pas encore relevée lorsque je vis les mouvements étranges qu’effectuais le psychopathe. Ses doigts frôlaient le visage de la victime où il y avait du sang quelques temps auparavant. Je fus tout de même choquée lorsque je le vis se retourner en léchant son doigt plein de liquide rouge poisseux. J’eu un haut le cœur pour la deuxième fois. Mon expression devait être affreuse, alors que mon nez était retroussé et mes sourcils froncés au dessus de mes yeux qui trahissaient mon dégout.

Je vis que ma réaction amusait l’homme qui passa proche de moi et se pencha au dessus des roses cyans de la véranda. J’en profitais pour me relevai complètement cette fois. J’étais loin d’être aussi grande que cet homme, mais au moins j’avais réduit l’écart qui nous séparait. Je ne bougeais pas, gardant mon regard braqué dans le dos de l’homme qui me répugnait tant. Son dos se vouta un peu alors que l’homme semblait pris d’un malaise. Une curiosité malsaine suivit immédiatement par l’espoir de le voir souffrir me submergea. J’avançai d’un pas avant de me ravisée. Je n’eus pas le temps de voir ce qu’il se passait qu’une petite lumière attira mon regard sur ma droite. Je m’y rendis en prenant soin de garder mes distances face à l’homme. Le reflet de soleil, ou en tout cas la petite source lumineuse qui avait attiré mon attention, semblait provenir des buissons de fleurs jaunes et j’y fourrai mes petites mains. Je tâtais les fleurs, tiges et arrivai finalement à la terre.

- Ella fouille les buissons de fleurs jaunes !
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MessageSujet: Re: [ RUDY ] Wonderland : ou La Conscience Sous Forme de Rose Décadente [ PV : Ella Russel + Augustin ]   Ven 23 Déc 2011 - 20:44



Ella fouille les buissons de fleurs jaunes, et trouve :

« Les buissons essayent de vous manger ! COUREZ ! Bon, ils ont déjà grignoté un petit bout de pied, désolé. »


[ACTION 2/4]
Soit vous trouvez un moyen de les neutraliser, soit vous devez sortir de la véranda et arrêter là votre topic.
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MessageSujet: Re: [ RUDY ] Wonderland : ou La Conscience Sous Forme de Rose Décadente [ PV : Ella Russel + Augustin ]   Mer 28 Déc 2011 - 20:39

Il était vraiment près de son visage -de ses lèvres charnues et ses dents blanches et droites et ses cils épais et noirs sur ses prunelles rouges et dorées et tout ça en vraiment grand. Augustin le fixait lourdement, déconcerté -et Chess, dont le souffle fiévreux s'écrasait contre son visage, était un beau garçon mais à présent qu’il glissait un doigt vers son cou poisseux ce n’était vraiment pas le moment de le lui confier. Humide il le plongea dans sa bouche ; c’était quelque chose d’écœurant et Augustin retroussait ses lèvres luisantes de sang dans une moue de gamin répugné -un mélange de ça et de fascination morbide qui le forçait à planter son regard vers ce type sans même lui faire savoir que c’était quelque chose de vraiment dangeureux. En fait il ne répondit même pas à sa question (et ce n’était pas vraiment une question); Ella non plus et Augustin la sentit se redresser près de lui alors que le garçon se détournait vers les fleurs.

Etourdi-et puis le parfum des fleurs était lourd et épanoui comme un fruit trop mur, mêlé à celui du sang dont il était éclaboussé- il était le seul qui restait assis là à battre des paupières. Il se sentait un peu malade maintenant, dans l’air fruité et comme compact -et le sang s’écoulait toujours de son nez pour goutter mollement de son menton -brillant et brûlant. Machinalement il l’essuya d’un mouvement de la paume et y laissa une trainée pourpre.

Il eut un sursaut lorsqu’il entendit, perçant le silence, un chantonnement qui ne semblait pas émaner de Chess -ou au moins pas de sa bouche. Il n’eut pas le temps de vraiment se poser des questions parce qu’un brusque bruissement le fit tourner la tête vers les branches sur lesquelles Ella était penchée ; et elles étaient vivantes et effrayantes et (semblait-il alors) plutôt affamées. Il écarquilla les yeux, mais ce n’était pas franchement surprenant ici -un sushi géant avait tenté de le dévorer, lui et un autre type, le jour de son arrivé : aussi à l’instar de la première fois, l’ennemi exalté se figea sèchement dans ses saccades chaotiques, quoiqu’Augustin n’eut rien fait d’autre que de le fixer d’un air stupéfait tandis qu’il se relevait avec méfiance des dalles ivoires ses jambes instables et maladroites -et bien : il était un peu flippé.

Derrière lui, on fredonnait encore, et il se retourna machinalement vers Chess ; jusqu’à ce que son regard ne bute vers ses mains. Il les trouvait presque plus effrayante que les branchages figées dans leurs mouvements mais se contenta de jeter un regard prudent à Ella avant de commencer avec hésitation sur un sujet totalement opposé (« les mains de Chess » étaient pour l’instant un sujet trop délicat) quoiqu’il n’ait pas eut le réflexe d’en détourner le regard, captivé (il n’avait jamais vu ça dans aucune encyclopédie médicale quelconque. Et quand était-ce arrivé?).


« em...il faut les briser. Où, tu sais, elles vont recommencer. »
Il releva finalement ses yeux ahuris vers Ella: «...Je veux dire, les... branches. »
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MessageSujet: Re: [ RUDY ] Wonderland : ou La Conscience Sous Forme de Rose Décadente [ PV : Ella Russel + Augustin ]   Dim 8 Jan 2012 - 17:28

Non. Non ! Nononononononononon !

Un instant je planais voluptueusement vers les mœurs d’une hilarité légère, sourire bien large, digne de Chess, et l’autre je me fracassais l’âme contre une paire d’extrémité déformées, détruites. Mon hoquet de surprise, d’horreur aurait très bien pu être muet, je ne l’entendis point, figer dans une stupeur horrifiée que je ne n’avais pas ressentie depuis longtemps, si longtemps. Tuer est une chose, déformée en est une autre. J’ai souvent testé les limite de l’élasticité humaine par le passé, scarifier mon nom à même une chair trop pure, arracher des lambeaux pour le plaisir de la chasse, de l’expérience.

Cet endroit était vraiment mon pénitencier, mon purgatoire, au fond, me jetant toutes mes actions passées à la figure, se moquant de mes rêves et aspirations, tout en me conférant le don, la possibilité, d’étendre mes membres jusqu’à la personnalité suprême, jusqu’à Chess. La dernière épreuve à franchir avant de toucher mon but final des doigts, douleur et diffamations grandioses qui, pour l’instant, me dépassait toujours, car je les subissais encore trop pour réellement les comprendre. Un jour. Un jour. Je ne suis rien de ce que je subis. Rien. Rien du tout. Jamais.

Pourtant . . .

« Mes . . . »

Mes mains s’étaient métamorphosées, dès leur contact bref avec l’une des roses cyans qui se trouvaient maintenant au sol, suite à une violence floue de ma part, en d’innommables monstruosités. Violacées, bleues et couvertes de poids jaunes et pustuleux, elles avaient enflés au point où elles ressemblaient davantage à des saucisses malformées qu’elles ne s’apparentaient à des mains. Un son strident, constant, semblait, de surcroît, en émaner posément, se diffusant étrangement dans l’étendue de la salle. Une sorte de chantonnement indéfini, sans paroles ou mélodie distincte. La symphonie des voix combinées de tous ceux et celles que j’avais eu l’audace de tourmenter, de croiser. Fusionnée avec la voix beuglante s’échappant statiquement des écouteurs du dispositif musical gisant sur le sol, cela prouvait être insupportable. Mes yeux avaient adopté des proportions risibles, pupille perdues dans l’océan écarquillés de mes globes oculaires. Incrédulité marqué d’un effroi palpable à même mes paumes dévastées. Un geignement plaintif se glissa malencontreusement hors de ma gorge et, pendant l’instant d’une seconde plus longue qu’elle n’aurait dû l’être, je fus assailli par la peur, par la panique. Pris au dépourvu, ne sachant quoi faire. Je sentis les rouages de mon pouvoir s’activer à une vitesse alarmante, plongeant momentanément la pièce, ou du moins, tous ses occupants composés de sang, dans une atmosphère glacial. Évidemment, ça marchait dans les deux sens, le froid tout autant que la chaleur. Je n’avais, jusqu’à maintenant, qu’expérimenter la facette bouillante de mon don nouvellement acquis, la colère, l’emportement, nettement plus fréquent chez moi qu’une peur banale et dérangeante.

Je réprimai un tremblement, la situation s’immisçant enfin dans mon cortex de toute sa gravité déroutante, difficilement imaginable. Que faire ? Je n’en avais pas la moindre criss d’idée. Comment réagir ? Certainement pas comme je le faisais jusqu’à maintenant, m’apitoyant basiquement sur mon sort comme une victime au lieu de chercher à tourner la situation à mon avantage. Oui, ces trucs déments qui tentaient de passer pour mes mains n’étaient rien sauf strictement écœurants, dégoutants au possible, mais, mais. . . . ce n’était pas une raison valable ! Je devais me ressaisir, trouver une solution et m’adapter s’il n’y en avait pas. Irais-je jusqu’à charcuter mes propres doigts ? Très certainement.

J’inspirai lentement, m’armant d’un courage que je semblais toujours parvenir à tirer de nulle-part, de cette entité invisible qui résidait violemment en moi, et me retournai vers les deux autres. Je négligeai de tenter de ramasser la rose qui me valait cette mutation ignoble et me butai à une seconde surprise, qui, selon moi, s’avérait être beaucoup moins effrayante, destructrice que la première. Je n’esquissai pas le moindre sourire, je n’en avais plus vraiment l’envie à vrai dire, mais fut tout de même passablement ravi de sentir la chaleur remplacer la fraîcheur, la colère se superposer à la peur.

« What. The. Fuck ? »

Parmi la végétation sordide qui dévorait toute la place, de petits buissons jaunes avaient trouvé la force de se changer en arme de destructions massive. Je voyais le bout de chair qui pendait entre les espèces de dents acérées qui s’extirpaient des feuilles de l’un d’entre eux, tâches de sang supplémentaires sur les dalles de la véranda. On allait bientôt pouvoir la repeinturer à ce rythme. Je restai immobile, un instant, procédant mentalement le retournement de situation qui s’ajoutait à l’état lamentable de mes mains. Quelques mèches opalines se glissèrent devant mes iris, brouillant ainsi mon regard perçant, mais je n’osai pas les déplacer par dégoût à l’adresse de mes paumes.

Barbie et Mr.Sexy semblaient s’échanger quelques paroles juste en face de moi, me présentant une paires de dos bien vulnérables. J’aurais profité de la situation si ce n’avait été de ma mutation non-désirée. Je grognai, son étouffé par les lamentations troubles de mes mains et m’approchai du duo certainement mieux agencer que le trio que nous formions au final.

« Mais c’quoi c’te caliss de joke là ? »

Je m’imposai entre leurs deux figures, les jaugeant d’un regard grave, presque sévère. Non, plus du tout envie de rire. Saleté de bordel à la con. J’avais davantage envie de ravager la pièce, de trouver cette criss de page pour ce tabarnaque de manuscrit pour finir par décamper. Pour pouvoir m’enfuir dans le vaste monde extérieur et convaincre Swan de m’accompagner dans ma fuite. Quoique . . . c’était absurde de croire que cet ingénu matérialiste délaisserait sa monnaie sonnante pour me suivre. Je soupirai, tremblant d’un désarroi que je transformais en rage, une colère que je tentais vainement de contrôler dans le but de ne pas asphyxier les deux autres sous le poids de la chaleur. Je ne voulais pas les tuer, je voulais simplement rire un peu, m’amuser. Hm, changement de plan, on allait devoir faire équipe.

Pft. Mon ton se fit violent, vicieux, sans artifice pour masquer mon dérangement coutumier.

« Y’a un briquet dans ma poche arrière. Y’en a un qui le prend, l’autre m’aide à immobiliser ça. », je pointai le paquet de feuille se rapprochant certainement d’un geste dédaigneux, hargneux, du menton. Ma répartie m’étonnait moi-même, mais je n’avais strictement pas envie de finir bouffer par un monstre aussi simplet, ou bouffer tout court, vraiment. Alors, il nous fallait un plan et ce n’était pas en gardant la bouche ouvertes comme ces deux poissons brusqués qu’on allait se débarrasser de Piranha Plant Version Vraie. Mes yeux devinrent des fentes. Qu’ils osent me désobéir pour voir, je ferais d’eux le met du jour.

« Puis, on le brûle. Et on brûle toute la pièce tant qu’à y être, tout ce manoir et les hectares qui l’entourent. On brûle tout. »

Je m’avançai lentement, leur laissant le loisir de me destituer de mon briquet, puis m’accordai une joyeuse accolade psychique, me félicitant d’avoir choisi de chausser des bottes aux semelles aussi épaisses. Safe choice. Je tentai de fracassai mon pied sur la plante, sentant des minuscules dents tranchés le caoutchouc robuste. Pire que des rasoirs. Je ne m’arrêtai pas pour autant.

On brûle tout.



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MessageSujet:    Dim 8 Jan 2012 - 19:50

Mes mains n’avaient pas atteint la tige des fleurs jaunes que je ressentis une douleur violente à mon index droit. Je lâchai un tout petit gémissement de surprise et sortis immédiatement ma main du bosquet. Je saignais. Je voyais le sang s’échapper de a plaie, s’enfuir hors de mon corps et glisser le long de mon doigt. Je saignais relativement beaucoup et je portai le doigt à mes lèvres pour l’empêcher de se répandre ailleurs. La douleur était moindre, mais le pincement ressentit quelques instants plus tôt me semblait étrange ; je n’avais pas vu d’épines sur ces fleurs, sinon je n’y aurais pas mis les mains ainsi sans précautions. Je m’interrogeais sur ce mystère parmi tant d’autres qui habitaient la véranda lorsque j’entendis ce chant étrange pour la première fois. Mais qu’était-il ? Je ne l’avais pas entendu auparavant, et c’est curieuse mais aussi craintive que je me tournai vers mes deux nouveaux compagnons.

Je ne vis d’abord rien d’anormal, que mes deux compagnons qui me regardaient avec un air surpris. J’avais dut gémir plus fort que je le croyais et, le doigt toujours à la bouche, je rougis légèrement. Je n’aimais vraiment pas être observée ainsi. J’avais été actrice et modèle, alors le regard des autres ne me dérangeait pas, mais ces deux regards-là… Exprimaient quelque chose de beaucoup trop épeurant. Comme si j’étais devenue un dinosaure ! Pourtant, je me sentais toujours Ella, toujours femme, toujours humaine ! Que me voulaient-ils pour l’amour de Dieu ?! C’est alors que je vis la masse bleu royal aux cotés de l’homme cruel. Comme si ses mains avaient change de couleur… de volume… Sûrement même de texture ! Et c’était elles qui chantonnaient ! Je n’en revenais pas mes yeux, mes oreilles, tout mon corps devait me tromper ! J’étais disparue dans la contemplation Presque hypnotique de ces… bouts de chair… que je ne me rendis pas compte que l’expression des autres avait à nouveau changée.

Ce fut d’abord les paroles d’Augustin qui me ramenèrent un peu à la réalité. Du moins, juste assez pour que je sente une autre vive douleur à mon pied, ce qui eut pour effet d’achever totalement ma contemplation. Les mains de Chess quittèrent complètement mon esprit et je me penchai vers mon pied où je vis mon petit orteil droit ensanglanté. Il m’en manquait un bout assez gros et ma première réaction fut de crier. Longtemps. Aigüe. Je pris mon pied dans ma main et, sautillante sur l’autre pour trouver mon équilibre, je l’examinai. Et alors, je compris les précédentes paroles d’Augustin. Je me tournai enfin, juste à temps pour voir le buisson prendre un morceau de mon mollet. Cette fois-ci, je retins mon envie de crier et me précipitai loin des buissons.

Malheureusement, ces derniers ne voulaient pas laisser partir leur proie et, alors que je dirigeais vers l’autre bout de la véranda, il enroula ses branches autour de mes chevilles, me précipitant au sol. J’étais un peu sonnée, mais tout allait bien. Je me retournai vers les buissons, pris mes assaillants dans mes mains et me tournai vers Chess. Je fronçai les sourcils, bien décidée à rendre la monnaie de sa pièce à ces buissons. Toujours avec les tiges dans mes mains, je tirai de toutes mes forces pour les arrachées. Elles finirent par rester dans mes mains alors que je me relevais précipitamment et me jetais littéralement sur le prochain buisson, écrasant et empoignant tout ce que je pouvais.

« Je suis bien d’accord ! On va tout faire flamber ces fucking plantes. Je les tiens ! Vous, et je regardai Augustin droit dans les yeux, vous n’avez qu’à tout mettre ça en feu ! »

J’étais déchaînée, la peur avait cédé sa place à mon instinct de survie. Je me sentais vivre pour la première fois, sentait mon cœur se déchaîné dans ma poitrine, je cherchais mon air et me sentait toute brûlante. L’air m’était trop chaud et j’étouffais, mais je me disais que ce n’était que mon corps qui paniquait. Chess tentait de maîtriser le buisson lui aussi, et à deux nous y arrivions passablement bien, malgré que je sentais tous les recoins de ma peau brûler de morsures de plantes. Je grognais de frustration.

« Mais t’attends quoi, merde ?! » Augustin me semblait long, à moins que ce ne soit ma perception du temps à moi qui changeais ? La douleur rendait probablement les secondes aussi longues que des minutes pour moi. Tant pis si je lui avais crié dessus, tant pis s’il le prenait mal, j’avais mal et j’avais peur de mourir. Je n’avais jamais voulut mourir, mais je n’avais jamais non plus voulut vivre. C’était une première pour moi. Je voulais vivre.

[HRP : Meuuh non Clumsy, j'adooore ton post ! ♥]
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MessageSujet: Re: [ RUDY ] Wonderland : ou La Conscience Sous Forme de Rose Décadente [ PV : Ella Russel + Augustin ]   Sam 18 Fév 2012 - 14:43

wow -et bien ils s’étaient tous les deux enfiévrés et , irrités et fébriles ils plongeaient vers les branches qui, sifflantes, s’extirpaient violemment de leur paralysie, avec une passion qu’Augustin, amorphe et mollement redressé ( des feuilles intrépides venaient de mordiller ses tennis défoncées et s'écarter paraissait envisageable ; voir sagement recommandé), n’était pas certain de partager -vraiment pas. C’était plutôt louable (il supposait vaguement, méfiant et hésitant -Chess voulait vraiment faire bruler le pensionnat ? Etait-il le seul ici présent à réaliser que ce type était passablement fou ?) mais complètement dangeureux et Augustin n’aimait pas le danger ou l’action et encore moins les actions dangereuses ; aussi, soigneusement, subtilement (ou non) il prit soin de se tenir à distance, inutile et passablement nerveux, une moue écœurée et précieuse plissant son visage livide.
Il était hélas assez peu discret et les plantes vigoureuses -ça et Ella qui, excitée et irritée venait de sèchement cracher une remarque qu’il considéra mentalement, vaguement vexé. C’était inconscient de bruler tout ça et puis-

«OK, OK, très bien -mais c’est l’inhalation du monoxyde de carbone et le manque d’oxygène qui est le plus mortel dans un incendie, vous savez, les mecs ? » il grommela en extirpant de la poche de Chess son briquet, amer et morose .

Il posa par reflexe son regard sur les mains de ce dernier toutefois -afin de constater d’une évolution et par curiosité malsaine (aucun des livres médicaux du pensionnat ne parlait de ça! et pour peu qu’ils aient des images ou bien des descriptions précises et imagées, il les avait tous lus) mais rien ne semblait avoir changé -et c’était fascinant. Pourtant il du détourner les yeux et son attention (quoique ce n’était pas de bon cœur) se porta sur l’objet -bientôt la flamme grésillait entre ses doigts arachnéens et tendus.
A ce moment-là un rameau s’empêtra autour de son bras nu ; et (bien sûr) le briquet vacilla (et bien sûr il vacilla longtemps, durant ce laps de temps une pensée traversa l’esprit d’Augustin ; quelque chose comme elles l’ont fait exprès) avant de rebondir à ses pieds dans un bruit mat.

« oops. » il souffla, ahuri, sans même avoir le réflexe de se pencher.

Si le résultat était inespéré -des lierres qui, farouchement, s’éloignaient de leurs jambes, comme offensées- le feu ne manqua pas de se propager, à peine ralenti par l’humidité poisseuse de la véranda. Le sol carrelé était alors vraiment utile, quoiqu’Augustin l’ai considéré avec rancœur quelques instants auparavant -alors qu’il venait de violemment s’y affaler ; doucement il se réchauffait lui aussi, cependant -et Augustin, amèrement, songeait aux semelles en caoutchouc de ses converses -lacérées par des plantes carnivores et, prochainement, probablement, fondues.
A l’instar d’eux trois, en fait. Par un réflexe bizarre et stupide (ils étaient au pensionnat interdit -à quoi s’attendait-il ?) il balaya la pièce du regard à la recherche d’un extincteur ; souleva machinalement et alerte les lianes et la glacyne qui, énormes et écrasées contre le mur, pouvaient potentiellement dissimuler quelque chose (et bien...peut-être -le feu dévorait lentement la pièce et ils allaient avoir à affronter une mort atroce et lente par sa faute, de toute façon.)

> Augustin vérifie les lianes & la glycine
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MessageSujet: Re: [ RUDY ] Wonderland : ou La Conscience Sous Forme de Rose Décadente [ PV : Ella Russel + Augustin ]   Sam 18 Fév 2012 - 17:21



Augustin vérifie les lianes & la glycine, et trouve :

« Les lianes entraînent Augustin vers Ella, et les fait tomber fous amoureux l'un de l'autre ! - et ce jusqu'à la fin de l'intrigue -»


[ACTION 3/4]

HAHA. XD Ce topic va devenir les Feux de l'Amour /sors/


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MessageSujet: Re: [ RUDY ] Wonderland : ou La Conscience Sous Forme de Rose Décadente [ PV : Ella Russel + Augustin ]   Jeu 8 Mar 2012 - 19:30

Et ma cheville craquait de concert avec les branchages odieux des buissons, un mixte d’hilarité et de colère redondant animant l’entièreté du personnage excentrique que j’étais. Mon pied ne cessait de s’abattre avec une insistance inhumaine sur les feuilles, sur cette masse de jaune qui allait nous faire perdre la page du manuscrit de Rudy, de cette possible ébauche de savoir, de vérité, d’échappatoire. Vorace, je sentais plus que je ne discernais la plante, rampant le long de mes chevilles, s’infiltrant de part l’intermédiaire de sa dentition acérée au travers du cuir et du caoutchouc, allant jusqu’à fendre la peau. De nouvelles cicatrices à compter sur le canevas marbré que je représentais fièrement, des souvenirs de cette époque que j’apprendrais plus tard à identifier comme celle de la déchéance à l’état pur. Oh. . . si sucrée, si amer. Ces bestioles feuillues cherchaient-elles à se faire craindre, balançant leurs racines lancinantes de tous les côtés, fouettant tout ce qu’elle pouvait atteindre. Bien que j’aurais certainement survécu à leur attaque même en étant seul dans cette véranda horrifiante, l’aide de mes deux nouveaux cobayes me permettait de minimiser les dommages . . . Surtout avec de telles mains.

Barbie sembla, du moins en surface, probablement mue par l’intensité de son instinct de survie, partager ma motivation pour la destruction, m’arrachant un bref sourire carnassier qui retentit de concert avec les piaillements de mes paumes bleue et volumineuses. Se jetant littéralement sur les feuilles ensoleillées, ses mains agrippant et arrachant tout sur leur passage, elle présentait une résolution admirable et catastrophique de l’acharnement.

Violente, létale. Enfin, la petite poupée se montrait intéressante ! Quoique c’était compréhensible, moi-même je jetais tout mon dévolu, toute cette sensation de honte qui accompagnait les extrémités peu glorieuses qu’avait engendré la rose sur les feuillages affamés et dangereux. Se laisser dominer par le côté animal de sa constitution, par la sauvagerie des sens . . . Cela me semblait si normal, si exquis et pourtant si éloigné du but félin et rieur que je souhaitais atteindre. Trop humain, à la base de toute humanité. Et je voulais être Chess . . . Ne rien subir, être au-dessus de tout.

Affairé dans ma léthargie bestiale, je ne sentis qu’à moitié les doigts de Mr Sexy s’infiltrer dans ma poche arrière pour en extirper le briquet, n’entendis que sous forme d’échos lointains les vociférations de Barbie à son égard. On frappe, on démoli. Tout. Tout. Tout. Jusqu’à ce que seules d‘étouffantes volutes de poussière ne perdurent. Enfin débarrasser de mon lance flamme miniature, je me permis le loisir d’imiter ma partenaire au féminin en me jetant corporellement sur nos ennemis du moment. Là où mes mains semblaient avoir perdues leur finesse et leur agilité, elles compenseraient certainement en force brute. Enflées, filtrant moins bien la douleur qu’auparavant . . . Comme je les détestais déjà. Grognements, persifflements inhumains. Puis l’odeur âcre et coutumière de la fumée qui accompagnait les flammes se manifesta avec brutalité s’ajoutant à la chaleur nocive que répandait mon pouvoir. Je me laissai aller à un sourire, un instant, puis deux ou trois, avant qu’une sorte peur blanche et innommable ne me saisisse.

Damnation. La page.

La foutue page ! Je me relevai avec difficulté, ignorant les morsures parsemaient ma peau, jetant le plus loin possible de ma personne les plantes dans une tentative peu fructueuse. La page, la raison de mon apparition sordide dans cette véranda mystique qui accommodait bien vite le vermeil destructeur des flammes. Il ne fallait pas que le bout de papier brûle. Fichant des coups de pieds plus coléreux à l’adresse des encombrantes bestioles qui persistaient à attaquer, je m’approchai le plus possible de Barbie, me saisissant gauchement de son bras à l’aide de mes deux semblants de mains pour la relever, lui beuglant ma peur, résultat de mon plan possiblement foireux, au visage.

« La page bordel ! Faut trouver la page avant que la pièce ne crame, Barbie ! Laisse ces trucs là tranquilles et cherche ! Il faut la trouver ! C’t’impératif ! »

Mon visage flottait à moins de deux centimètres du sien, envahissant sa bulle intime et imposant ma présence mieux que mes simples plaintes enragées ne l’aurait fait. Et c’était très bien comme cela. Elle devait comprendre la gravité de la situation, elle se devait d’agir . . . Je n’avais pas l’intention d’accepter la réalité imposée par le pensionnat qui tentant de maintenir sa population croissante enfermée entre ses murs. Protestation risible qui se manifestait par l’intermédiaire de parchemin rédigé par un rescapé du manoir.

Au-dessus des I. Leur giclant au visage.

« T’veux sortir d’ici toi aussi, hein ? Bah pour ça, faut trouver la page ! »

Et alors que je m’apprêtais à la repousser pour porter mon attention impulsive sur Mr Sexy, je ne pus que ressentir le choc qui arracha le corps de ma partenaire momentanée à ma poigne. Des lianes rampaient le long du sol, ignorant les flammes et rapprochant les deux zozios qui me servaient de compagnons dans ce drôle de dédalle l’un de l’autre. Devant moi, sous le crépitement du feu qui grandissait, sous la mélopée agressante de mes paumes.
Sérieusement . . . What the fuck ?

Quel sens de l’humour étrange les I démontraient-ils.

Dans un juron vaporeux, un ‘criss’ parmi tant d’autres, je me jetai sur les lianes s’acharnant sur mes deux nouveaux cobayes. S’ils étaient coincés, ils ne pouvaient pas chercher et ça, c’était merdique comme alternative. Aller hop, avant que ça ne fasse ‘boom’ !
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MessageSujet:    Mer 25 Avr 2012 - 4:05

Augustin semblait très peu à l’aise avec l’idée de brûler toutes ces lianes et ces feuilles. Quant à moi, tous me paraissait plus agréable que la mort, même brûler la moitié du pensionnat. Tout, tant que je ne meurs pas. Je n’avais jamais pensé vraiment vouloir vivre avant d’entrer dans ce pensionnat. Même mon entrée ici avait été mouvementée, et alors que je me croyais perdue au fond du gouffre, j’aurais tout fait pour me sortir de ce pétrin. Quitte à tuer ceux qui me retiendraient, quitte à bafouer toutes mes valeurs et mes croyances - bien que je n’ai jamais eu conscience de vraiment en avoir. Et cette fois encore je me prouvais cette soif de vie, cette soif de sens et d’expériences. Alors, lorsqu’Augustin sembla s’interposer entre moi et la vie, j’eus une pulsion meurtrière à son égard. Moi qui n’avais jamais eu de pulsions et qui n’étais pas le type de personne à m’emporter, je fus saisie par le caractère de la violence qui m’animait. Je m’apprêtais à sauter sur l’homme pour lui prendre le briquet et au passage l’étrangler lorsqu’il se décida enfin à allumer le feu. Tant mieux pour lui.

… Ou pas. Parce qu’à ce moment précis les lianes –guerrières s’emparèrent de son bras et firent vaciller le briquet jusqu’à ce que celui-ci tombe aux pieds de mon compagnon d’infortune. Mon cœur s’arrêta de battre. Totalement, et ce pendant un temps interminable. De longues secondes. Et si notre seule chance de survie venait d’être gâchée ? Je voyais ma vie défiler devant mes yeux, comme lorsque l’on regard un film, à la troisième personne, me voyant jouer mon rôle de bonne petite figurante, actrice et modèle. Pourquoi est-ce que je voyais ma vie d’un point de vue tiers ? Je n’en ai aucune idée, et à ce moment-là je ne pris pas le temps de me poser la question. Les images se succédaient de plus en plus vite, obstruant mon champ de vision, à moins que ce ne soit les larmes ? Ces perles d’eau qui s’apprêtaient à mouiller mes joues écarlate de chaleur. Cette chaleur… D’où venait-elle ? Bien sûr, la température montait graduellement depuis un certain temps, mais elle me semblait maintenant trop élevée pour être normale. Le feu.

Mais je n’eus pas le temps d’admirer l’œuvre de notre cher Augustin qu’une main grossière et maladroite se saisit de mon bras. Je baissai mes yeux apeurés sur la main bleue à pois jaunes qui me maintenant prisonnière. Emplie d’un désir soudain de crier, je laissai échapper un petit cri qui j’étouffai immédiatement en me souvenant qu’elle appartenait désormais au personnage étrange et épeurant qui m’avait frappé quelques instants plus tôt. J’écoutai la fin de sa phrase alors que j’avais manqué la première partie, trop occupée à contempler ses mains hideuses. Qu’est-ce qu’il me demandait ? De chercher ? Mais chercher quoi ? La seule chose à laquelle mon cerveau acceptait de penser était que son visage était beaucoup trop près de mien. J’eus un haut le cœur.

Je fronçai les sourcils alors que je retenais mon expression de dégout. Et alors la lumière se créa un chemin jusqu’à l’évidence, la seule qui comptait maintenant. À quoi bon la vie si l’on reste coincé dans un endroit aussi moche ? Avec des gens aussi bizarres ? Au-delà de la vie, la liberté m’importait, et c’est pourquoi j’allais me mettre à la recherche de la page lorsqu’on me tira. Très, très fort. Je criai et me débattis, mais rien ne fit. Les lianes ne semblaient pas comprendre qu’elles devaient me lâcher si elles ne voulaient pas que je les coupe. Avec mes ongles, avec mes dents, j’aurais utilisé tous ce que j’avais pour les détruire. Puis mes yeux croisèrent les siens. Bien sur, ils les avaient croisés auparavant, mais pas de cette manière-là. Je sentis que quelque chose se propageaient entre lui et moi, comme un courant électrique qui passe et n’a jamais de fin. Mes mains lâchèrent les lianes et cherchèrent les siennes, au travers des feuilles carnivores qui me grignotaient toujours. Tant pis, je voulais le toucher.

Mes doigts effleurèrent les siens et je m’y accrochai come une bouée. Tous mes calvaires trouvaient maintenant une fin. Je soupirai de soulagement alors que je les serrai de toutes mes forces, tant pis pour sa circulation sanguine, tant pis pour les feuilles qui me dégustaient, tant pis pour le feu qui brûlait, tant pis pour la page qui allait se consumer, tant pis pour le pensionnat qui brûlerait, et tant pis pour ma vie. Rien n’importait plus que lui et moi. Mon regard dans le sien, mes doigts qui l’attirait doucement vers moi. Ah oui, et tant pis pour l’autre clown. Il allait devoir faire avec tous ce bordel seul, parce que moi j’en étais certaine je ne le serais plus jamais.

Puis une douleur plus violente attira mon attention quelques secondes. Mais que faisait l’autre pour me créer cette douleur ? Lorsque j’en aurais terminé avec le beau et séduisant Augustin, l’autre allait passer un mauvais quart d’heure. Je grognai en reportant mon attention sur l’amour de ma vie, appuyant mes lèvres sur les sienne – enfin ! j’en avais tant rêver. Mon besoin de le sentir près de moi se faisait plus pressant, et moi qui n’avais jamais ressentit l’amour, je me sentis flotter. Quelques centimètres au dessus du sol, mais je flottais tout de même. Tous ce qui n’était pas de nous avait pris fin quelques instants auparavant, tout comme ma vie insipide d’avant. J’étais maintenant la femme la plus comblée du monde.

[Pardon du retard !!]

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MessageSujet: Re: [ RUDY ] Wonderland : ou La Conscience Sous Forme de Rose Décadente [ PV : Ella Russel + Augustin ]   Mer 22 Aoû 2012 - 20:35

Un éléphant qui se balançait dans une dimension infernale de lianes tueuses.

Quand tout à coup . . .


Flammes. Lianes. Perdition d’une déchéance qui n’en finissait pas de croître. La créature jaune déchiquetait tout sur son passage, j’entendais presque ses mâchoires feuillues claquer d’appétit. Dangereuse, fascinante, mais je n’avais ni le temps, ni le loisir de m’attarder sur son cas, de l’enfermer dans un bocal de verre limpide. La chaleur léchait mon épiderme, me rappelant l’intensité de la situation, ne me laissant pas oublier le dantesque pétrin dans lequel nous fondions. Mes deux napalmés du cerveau se faisaient les yeux doux, joignant leurs mains, approchant leurs lèvres, alors que moi, samaritain interstellaire, je m’égosillais à séparer les laines de leurs formes menues, déchirais mes jointures mutantes contre ces lianes qui me repoussaient. Je tentais de leur sauver la peau et ils se perdaient dans une folle romance de regards brûlant et de touchés éplorés, m’ignorant complètement. Sérieusement, à ce rythme là, j’allais finir par les abandonnés à leur sort carbonisant, n’étant pas prêt à mettre mon corps sur le tapis pour eux. La page, c’était elle qui relevait d’une importance primordiale. Il nous fallait mettre les doigts sur cette satanée page du journal de l’ancien pensionnaire assez intelligent ou puissant pour s’échapper de la mégalomanie croissante d’un cortège de dingue. Absolument. Oui. Oui. Et ces deux là n’étaient que de petits amuse-gueules ayant croisés mon chemin, ayant fondus dans mes semelles. Je n’aimais pas particulièrement tuer mes cobayes, mais je pouvais faire une exception dans leur cas. Toujours mieux que me voir destitué de mes jambes par une plante ensorcelée ou de me faire cramer sur le bûcher des damnés. Sorcellerie.

« Criss, c’est quoi votre problème ! Y’A LE FEU ! ON VA SE FAIRE MANGER ! CALISSE, RÉVEILLEZ ! »

Les branchages croissants se resserraient sur leurs silhouettes, je pressentais avec une certaine excitation l’instant où j’entendrais leurs os craquer. Le buisson carnivore grimpait sur mes jambes, déchirant mes jeans, m’accablant d’une douleur vivifiante. Mes semelles bouillantes brûlaient la plante de mes pieds et mes foutues paumes mutantes ne cessaient pas de chanter. Chanter, chanter leur mélodie disloquée, l’hymne même de ce manoir infesté d’impossibilités nébuleuses. En mouvements, les cordes de bois entourant le duo d’humains, semblaient entrainer ces derniers vers une entité plus grande, une orchidée géante aux pétales d’un rouge profond. Alarme cramoisie, bouton vermeil, la fleur ne semblait pas perturbée par les flammes, approchant les deux zozios de son centre à un rythme grandissant. Danger. Danger !

J’attrapai l’avant bras de Barbie, plus accessible, en repliant le mien, tentant vainement d’utiliser mes mains difformes pour renforcir ma poigne. Mes pieds glissaient contre le sol infernal, l’affreux buisson flottant sur les lianes, s’approchant dangereusement de la boîte crânienne de Monsieur Sexy. Puis la suite des choses se fit encore plus effrénée, encore plus incroyable. La fumée m’étouffait, la verdure innocente dépérissait, quel horrible carnage. Fascinant ! Fascinant ! Ne rien subir dans un tel décorum emplissait mon cerveau d’une euphorie empoisonnée. Mon enveloppe corporelle allait y passer si je ne bougeais pas.

Lorsque que nous fûmes à proximité de la large plante, eux emprisonnés, moi entrainé, la manifestation florale géante sembla s’ouvrir sur elle-même, affichant un trou béant d’un noir infini. Je réprimai le hoquet de surprise qui explosa dans ma gorge, terrassé par la surprise. La poigne de leur contraignant liens de bois s’adoucit et je pus attirer la petite dame contre mon torse, la réceptionnant brusquement, la jetant presqu’au sol avant de tenter de me précipiter vers l’orifice béant qui avalait le chaud lapin. Kohaku Joshua le héro. Lawrence serait si fier de moi . . . Malgré ma tentative infructueuse, je touchai son épaule de mes paumes, mais n’arrivai pas à le saisir, le voyant littéralement me glisser entre les doigts, entrainant le dangereux buisson avec lui. Bordel. Monsieur Sexy venait de se faire avaler par une plate, sous nos yeux. Bon après, le réfrigérateur mangeait lui aussi des gens, mais . . . mais . . . Sourire disparu, colère remplacée par un sentiment de crainte froide, je me retournai vers Barbie, en vague état de choc. Encore une fois, cela ne durerait pas. Un ennemi de moins, il nous restait les flammes à assassiner.

« Barbie ! Réveille, on doit encore s’occuper de ça ! »

Un moulinet exagéré de mes bras désigna le feu qui valsait avec les murs et la verdure. Je la toisai, visage illuminé par l’enfer orangé qui menaçait de nous réduire en cendre. Il devait bien y avoir un moyen d’étouffer les flammes. . . Je refusais catégoriquement de fuir sans cette page.

« On trouvera M’sieur Sexy après ! Pour l’instant, CHERCHE LA TABARNAQUE DE PAGE. OU ÉTEINT MOI C’FEU ! »


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MessageSujet:    Lun 3 Sep 2012 - 22:00

Des papillons multicolores tournaient en rond, cherchant une sortie, une échappatoire. Leurs magnifiques ailes que je devinais être de toutes les couleurs de l’arc-en-ciel frôlaient les parois de mon estomac et me chatouillaient. C’est donc ça, l’amour ? Et cette chaleur.. Je sentais la sueur humidifier ma courte tignasse. C’est donc ça, les signes physiques de l’amour ? J’avais toujours rêvé de vivre cette expérience, de me donner entièrement à quelqu’un. Et aujourd’hui, perdue dans un univers rocambolesque, dans une véranda annexée à un grenier, prisonnière d’un manoir aux murailles aussi infranchissables qu’une prison, je le découvrais. Tous mes sens semblaient en alertes, bien qu’à la fois engourdis. Je sentais bien ces morsures qui zébraient ma peau du sang qui coule, l’odeur du brûlé qui s’insinuait dans mes narines et me faisait tourner la tête.. À moins que ce qui me donnait le vertige ne soit ce sentiment qui grandissait en moi, créant une vague qui déferlait sur mon corps, emprisonnant mon esprit dans la contemplation de ce bonheur si parfait. Même mon ouïe qui m’avertissait d’un bruit qui aurait dû attirer mon attention, d’une voix qui m’appelait, n’arrivait pas à se frayer un chemin jusqu’à ma conscience. Emprisonnée par mon inconscient ivre de toutes ces pulsions de vie, elle n’arrivait pas à redevenir maitresse de mon corps.

Cette utopie fut rapidement détruite, comme une oasis en plein désert qui disparait sous les yeux, alors qu’une force extérieure me tirait loin de mon Augustin, de mon amour, de mon destin. Mes yeux cherchaient à nouveau les siens, mes doigts se refermaient sur du vide au lieu des siens. La détresse m’envahit un peu comme l’avait fait l’instinct de survie un peu plus tôt. Je me débattais, petite poupée innocente entre ces géantes mains chantonnant. D’ailleurs, ce fut leur musique qui, sans trop comprendre pourquoi, me calma légèrement. Il parait que la musique adoucit les mœurs. On ne peut mieux dire, alors que ces instruments de torture qui aurait dû amplifier ma colère déversaient leur mélodie dans mes oreilles qui n’avait d’autre choix que d’endurer. Je regardai mon âme sœur mourir sur cette drôle de trame sonore, en ne ressentant rien si ce n’est que le dégout d’entendre ces os craqués, de voir sa tête s’ouvrir pour ensuite être totalement engloutit par cette plante. L’idée que ç’aurait pu être moi la victime ne m’effleura même pas. Mon compagnon de vie était mort, devant mes yeux qui, eux, n’en revenaient tout simplement pas. Je laissai couler une larme.

Chess avait essayé de le sauver, je le voyais maintenant. Je lui devais aussi la vie, d’ailleurs. Mais qu’est-ce que la vie sans l’être aimé ? Mon cœur venait d’être englouti lui aussi par cette géante plante carnivore, je la sentais bien vide ma poitrine. Elle commençait à se soulever par saccade, et j’attendais patiemment les sanglots qui devaient venir, et alors je compris que je manquais d’air. La chaleur rendait l’air difficilement respirable, presque douloureux à mes poumons. Les larmes coulaient maintenant abondamment et je n’arrivais pas à identifier la cause. Ma douloureuse poitrine l’était-elle par chagrin ?

Chess. Je voulais le tuer. Je le tuerais. Je ne voyais plus le raisonnable, ne sentais plus la réalité. J’allais le détruire comme il avait mis mon cœur en miette. Mes mains pourraient facilement venir à bout des siennes, déformées et maladroites, que je m’efforcerais de briser sans aucun remords. Je me levai péniblement, la vision troublée par toute cette eau, et fixai Chess. Je ne répondais pas à ses ordres – ou des supplications, son ton étant plutôt tremblotant, je dois l’admettre. D’un coup, je bondis comme une lionne, tout griffe dehors, m’attardant sur son cou que j’enserrais de mes deux petites mains. Sa peau était brûlante, plus que la mienne, et bien que cela me surpris, je ne relâchai pas on étreinte pour autant. Je l’adossai au mur de verre de la véranda, mettant tout mon poids sur lui, voulant le tuer comme il avait tué l’amour de ma vie. Mon expression devait faire peur, mais c’était le dernier de mes soucis alors que je grognais.

« Tu as tué mon Augustin »

Les larmes, maintenant plus de rage que de tristesse, se mêlaient à nos sueurs, s’éparpillant sur son visage si près du mien, mes cheveux, nos corps, et mes lèvres me semblaient goûter saler. Mon front appuyé contre le sien, mes mains serrant encore un peu plus fort son cou alors que je sentais son cœur battre. J’allais le tuer de mes propres mains, j’allais le démolir, le détruire et je l’offrirai en offrande à la plante carnivore. Qui sait, peut-être qu’en échange elle me rendrait mon amour et mon cœur.

« Crève »

J’avais perdu la raison.
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MessageSujet: Re: [ RUDY ] Wonderland : ou La Conscience Sous Forme de Rose Décadente [ PV : Ella Russel + Augustin ]   Mer 14 Nov 2012 - 21:31

It’s all burning; the world I can see is a mess of red and gold. Distorted flames; the spider’s web has snapped.

Elle déconnait, elle ne pouvait absolument pas, catégoriquement pas, être sérieuse. Visage contorsionné par une expression innommable, lèvres retroussées, regard enhardi par une rage malade, cheveux humectés de sueur et de fumée. On aurait dit un monstre. Elle ne pouvait pas être sérieuse. Ses petites paumes entourant ma gorge telle de fines lianes, semblables à celle de la créature jaune qui avait tenté de nous dévorer, pressaient contre ma pomme d’Adam, rapetissait mon œsophage. Elle voulait me tuer la connasse ! Et le monde se voilait de rouge, les larmes translucides viraient au vin. Trop de chaleur, devait me calmer, j’allais nous bouillir. J’allais me bouillir.

Criss. Aliss allait devoir me rafistoler une seconde fois.

Je profitai de la faiblesse que nous insufflait l’environnement pour arracher laborieusement ses mains de mon cou, alors que la mélodie de mes propres extrémités se chargeait d’intensifier le tournicoti vibrant au cœur de ma propre matière grise. Qu’aurait dit Swan, qu’aurait interprété Zakuro, qu’aurait pensé Yui ? M’aurait-on traité d’humain écervellé ? What the fuck is going on, m’spinning away in scalding warmth. La possibilité d’arracher ma peau rendue friable lambeaux par lambeaux me semblaient plausible, cloches de douleurs sanguinolentes apparaissant sur nos épidermes respectives. Brûlant, dangereux et cette alarme généralement absente à l’arrière de mon cerveau retentissait avec une force étourdissante. Pas assez, toutefois, pour m’éloigner de mon désir de trouver cette foutue page de manuscrit. Le passé de Rudy, l’éventualité d’une échappatoire, des explications. I needed all this, I wouldn’t let go. Propulsant Barbie-Gone-Wrong le plus loin possible de ma personne, m’élançant à contre courant des flammes, m’éloignant de la plante immobile qui dévorait l’atmosphère, je contrai le feu de ma voracité inhumaine. Réfutation de l’ambiance meurtrière, opposition à l’état même de l’air. J’allais m’en sortir et j’allais tenter de trouver cette foutue feuille jusqu’à ce que mon alarme mentale soit trop forte pour que je puisse y résister. Pourtant, alors que je venais tout juste de me débarrasser d’un contraignant obstacle, de nouveaux se manifestaient, redoublant de persistance, semant leur pestilence. Barbie n’abandonnait pas, elle persistait dans cette démence sortie de nulle part, s’échinait a essayer de séparer ma tête du reste de mon corps.

« Oh, fuck you ! »

Je perdis le pied, manquai de m’affaler sur le sol, attrapant un pot de plante au hasard dans l’intention de fracasser la tête de l’autre timbrée avec. Si elle refusait maintenant de coopérer, pour des raisons qui m’échappaient et dont, au moment, je n’avais absolument que rien à foutre, j’allais devoir me débarrasser d’elle. Toute bonne menace se fait envoyer à la casse. Et je ne pouvais pas tenter de sauver un bout de papier si cette idiote de banshee me poursuivrait en screechant des abominations. Me tuer ? Crève ? Pour qui se prenait-elle de défier mon immatérialité hilare de la sorte ? Saleté d’humaine . . .

Je me retournai, réceptionnant son arrivée dans ma bulle corporelle, ma vision rendue flou par le bouillonnement sanguin qui résonnait dans mes tempes ne me permettant plus de distinguer les détails. Le pot à fleur tenu maladroitement entre les deux béhémoths dégoutants qui me servaient de mains se vit fracassé sur le côté du visage de l’hystérique. Craquement sonore qui accompagna sa destruction. Si les détails avaient perdus leur précision, je distinguais tout de même l’essentiel. Un bout du vase éclata, l’une des particules coupantes venant m’entailler la peau, comme un odieux prétexte servant à ajouter un peu plus de vermeil à cette scène de film gore dans laquelle je naviguais.

« C’certainement pas moi qui va crever ici, salope. So, tu te calmes ou je t’achève. »

Les cloches d’eau sur mes bras brûlaient ardemment et je n’étais pas assez distancer de ma personne, cette fois, pas suffisamment perturbé, pour ne pas les sentir. Après cette altercation agressante, dès que j’aurai mis les pieds en dehors du manoir, j’entreprendrai de trainer ma carcasse jusqu’à Aliss, Alea, wathever her fucking name is. Larme d’hémoglobine, pulsation cervicale, j’étais tenté de frapper une nouvelle fois Barbie juste pour apprécier le moment où la douleur viendrait tordre davantage ses traits.

But there wasn’t time for that. Je la laissai là, avec le pot à plante brisé à ses pieds, retournant farfouiller parmi la végétation calcinée. Page magique, page magique, dévoiles-toi à moi.
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MessageSujet:    Mer 5 Déc 2012 - 1:06

Il faisait chaud, c’était étouffant, et j’aurais bien rapidement déguerpi si je ne m’étais pas donné une mission encore plus importante que ma vie. De toute façon, que je sois vivante ou non m’importait peu, vu qu’on avait tué mon âme sœur. Je serais de toutes mes maigres forces sur ce cou qui méritait de subir tous les maux. J’allais le tuer, puis le décapiter, et je le laisserais se consumer dans le feu qui me brûlait la peau. Son odeur allait se répandre au-delà de la véranda et chatouillerait le nez de tous les résidents. J’imaginais déjà à quel point il pouvait sentir bon, une fois brûlé, et mes narines bougeaient de bonheur à sentir cette odeur. Car oui, j’arrivais même à savoir ce que devait sentir tout son corps carbonisé. J’étais folle, bouillante, étourdie de chaleur, mais surtout de colère. Elle grondait en moi et me donnait la force de ne pas lâcher le cou de mon adversaire. Et même si l’instinct de survie me dictait encore et toujours de quitter l’endroit à toute vitesse, j’enterrais le bruit de l’alarme mentale qui me taraudait d'insultes à l’égard de Chess. Le connard, le chien sal.. Celui qui avait mis fin à mon bonheur retrouvé.. La plus grosse merde jamais créée.

La suite se déroula à toute vitesse. Mon adversaire desserra l’étreinte de mes doigts sur sa peau, alors que la musique de ses mains ne faisait qu’alimenter encore plus ma colère. Il voulait se dégager, et je l’en empêcherais de toutes mes forces. Tant pis si je meurs de ses mains ou du feu, tant que je l’emmenais dans la mort avec moi. Je ne le laisserais pas s’en sauver aussi facilement, alors je m’agrippai à lui alors qu’il essayait de m’échapper. Il marchait vers le fond de la salle, et je le retenais par ses vêtements en lambeaux, m’accrochant et criant comme une démone. Mes ongles déchiraient sa peau si facile à arracher. Je voulais atteindre son cœur comme il avait atteint le mien et le mettre en pièce, le piétiné et le détruire. C’est tout ce qu’il méritait. Je dessinais des zébrures aléatoires sur sa peau, dans son dos surtout, créant un dessins abstrait fait de peau et de sang.

Puis le sol, mon corps à moitié étendu sur celui de Chess. C’était ma chance. Tremblotante, je rampai sur lui pour atteindre son cou, mon but ultime. Je respirais difficilement et bruyamment, cherchant de l’oxygène avec une frénésie que je n’avais jamais expérimenté. Alors que je m’accrochais enfin au collet de son chandail pour me hisser au-dessus de lui, il se retourna et je pus pendant un instant croiser son regard. Il était fou, dément, féroce et atrocement épeurant. Je retins le gémissement qui voulait franchir mes lèvres et prit le pot de fleurs en plein sur ma tempe droite. Je criai. Peu longtemps, puisque je perdis conscience quelques minutes, m’affalant de tout mon long à moitié sur Chess.

Les couleurs se mélangeaient, un peu comme de la peinture. Le rouge était très présent, dominant, alors que le noir ne donnait pas sa place non plus. Je grognai. Puis, sorti de ma torpeur qui n’avait pas duré très longtemps, juste assez pour laisser à Chess le temps de se relever et de s’éloigner légèrement. La douleur était lancinante, insupportable. J’étais troublée et ne comprenait pas trop ce qui pouvait bien m’arriver. Ma tête tournait et je n’arrivais pas à la soulevée très longtemps. Des larmes coulaient le long de mes joues et venaient se mêler au sang qui tachait ma peau, mes habits et le plancher.

« Je t’en supplie.. » Je gémissais, essayant pourtant de crier.

Mes mains agrippaient le sol et cherchaient quelque chose auquel s’accrocher pour me soulever. Je devais sortir d’ici, mes pieds me semblaient si chauds qu’ils auraient pu être victimes de combustion spontanée. Mes yeux cherchaient Chess dans le brouillard autant réel que mental qui m’enveloppait. Il n’allait pas me laisser là tout de même, hein ? Il n’allait pas m’abandonner à mon sort, même si j’avais voulu sa mort. Il avait l’occasion de se reprendre après tout. Je ne voulais pas croire que j’allais finir ma vie ici, dans cette véranda, dans ce pensionnat maudit. Je devais vivre.. Autant pour Augustin que pour ma mère.. Et pour mon père.. Et pour moi aussi…

« REVIENS SALOPE, TU N’OSERAS PAS ME LAISSER ICI! »

Je criais de toutes mes forces, qui étaient maintenant presque épuisées. J’étais sale, couverte de sang et de larmes. Pleine de morsures de plantes, d’écorchures, de brûlures et d’une énorme blessure à la tempe droite. C’en était définitivement fini de moi. Quelle fin atroce. Je rampais très lentement vers la sortie, en arrachant très souvent les fleurs de leur pot en tentant de m’y accrocher. Mon ventre s’écorchait sur le plancher et devenait douloureux, mais en comparaison de mes autres douleurs c’était très peu. Ma vue était presque nulle, mais j’étais presque certaine que j’avançais vers la sortie. Des tulipes, des roses et des marguerites me restaient dans les mains. Je les envoyais balader, toujours de plus en plus frustrée, m’accrochant à tout ce que je pouvais pour avancer. Leurs pots ou autre, et quand je ne pouvais pas, je les tassais d’une férocité qui m’épatait moi-même.

/ARRACHER LES FLEURS DE LEURS POTS/
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MessageSujet: Re: [ RUDY ] Wonderland : ou La Conscience Sous Forme de Rose Décadente [ PV : Ella Russel + Augustin ]   Sam 8 Déc 2012 - 1:12



Ella arrache des plantes de leurs pots, et trouve :

« Les plantes s'animent toutes, grossissent et se rebellent ! Leurs racines s'allongent, elles vous fouettent, vous forçant à quitter la salle. »


[ACTION 4/4]
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MessageSujet: Re: [ RUDY ] Wonderland : ou La Conscience Sous Forme de Rose Décadente [ PV : Ella Russel + Augustin ]   Dim 23 Déc 2012 - 16:37

Elle geignait, elle hurlait, elle grognassait comme une gribiche à la con et si je pouvais lui échapper de corps, mes tympans, eux, ne pouvaient se soustraire à sa présence. Mes paumes surdimensionnées écartaient les fleurs malmenées par la crémation environnante brusquement, mais pas suffisamment violemment pour déchirer la page que je trouverais potentiellement dans les décombres. Je cherchais frénétiquement le joyau de papier avec la ferme intention de l’entreposer jalousement dans ma chambre, d’être le détenteur de la page manquante. Dans ma tête, il y avait Lawrence et les rayons de soleil qui lui servaient de cheveux. Dans ma tête il y avait des ciels bleus dans lesquels je pouvais m’envoler. Dans ma tête, beaucoup de choses dépendaient de la réunification de ce document. Il me fallait donc jouer dans la vitesse et l’efficacité, rapide et conséquent, car je savais pertinemment que je ne pourrais rester dans cet endroit indéfiniment. Mes membres perdaient déjà de leur sensation, laissant la douleur les anesthésier de sorte à ce que mon esprit ne se torde pas de manière incontrôlable.

J’accordai un regard en arrière, brouillé, brouillée, les détails m’échappaient, tentant d’évaluer la situation, cette pauvre loque à l’esprit malade allait-elle encore une fois essayer de me sauter dessus ? Je sentais encore la poigne décisive de ses doigts tentant de couper l’air qu’acheminait mes orifices faciaux jusqu’à mes poumons. Déjà qu’avec toute cette fumée, respirer n’était chose facile.

Elle gisait à plat ventre, portrait quasi-calqué de la demoiselle zombifiée me laissant la distincte impression d’être en train de regarder une série télévisée quelconque, genre Walking Dead. Elle rampait lentement, lentement, chaque mouvement semblant lui coûter cher en matière de force vitale, sa respiration paraissant laborieuse et des dizaines de plantes rencontrant leurs fins respectives par l’intermédiaire du fléau de ses paumes. Différent du mien, les siennes, plus emplies de dextérité avaient le luxe de pouvoir arracher de façon nette. En espérant que la page n’y passe pas avec . . . Ou que nous n’y passions pas avec, à mesure qu’elle écorchait la végétation de ses mains, celle-ci semblait prendre de l’ampleur, semblait désirer se refermer sur nous. Les lys qui frôlaient mes extrémités disgracieuses avaient doublé de volume en l’espace de quelques secondes et le processus ne semblait pas s’arrêter.

Dans ma tête, il y avait Lawrence et les rayons de soleil qui lui servaient de cheveux. Dans ma tête il y avait des ciels bleus dans lesquels je pouvais m’envoler. Dans ma tête, il y avait la certitude que mourir aujourd’hui n’était pas au planning.

Sans porter attention à Zombie-Barbie, je m’élançai vers la sortie, la dépassant et puisant dans l’adrénaline qui jaillissait en moi pour me mouvoir plus vite. Les plantes attaquaient, se rebellaient, leurs feuilles et racines livrant des lacérations supplémentaires sur nos peaux respectives. J’eu un brève arrière pensée, aurais-je dû la sauvé, avant d’opiner vers une réponse négative. Toutes les bourdes qui s’étaient produites relevaient en grande partie de sa faute. Qui avait farfouillé dans le buisson jaune ? Qui avait malmené les fleurs ? Exactement. Pas moi. Elle. Elle. Elle. Elle.

Je franchis le cadre de l’entrée menant à la véranda dans une exclamation victorieuse, avalant l’air qui se portait à mon visage avec zèle. Elle rampait toujours, s’accrochant à la vie et j’hésitai une seconde fois. Voir disparaitre des cognitions humaines, anéantir le jeu . . . Je la fixai, de mon point de mire sécuritaire, les démons de verdure ne cherchant plus à me nuire maintenant que j’étais hors de leur domaine. Je reprenais mon souffle, contemplant ce qui pourrait très bien être les derniers instants d’une vie avec une fascination terriblement morbide. Les gens, lorsqu’ils meurent, ont des réactions intéressantes.

Une, deux, elle s’approchait. Peut-être vivrait-elle, cette pauvre fille.

Qu’importe, qu’importe, la page m’avait échappé. Il me faudrait revenir plus tard. Pour l’instant, je trimballerait ma carcasse jusqu’à mon lit, tel un animal se retirant dans son terrier pour nettoyer ses plaies.

Je l’abandonne à son sort. Good luck, Zombie-Barbie.

BADABOUM.
AND SNAP GOES THE SPIDER’S WEB.


Fin.
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MessageSujet: Re: [ RUDY ] Wonderland : ou La Conscience Sous Forme de Rose Décadente [ PV : Ella Russel + Augustin ]   

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[ RUDY ] Wonderland : ou La Conscience Sous Forme de Rose Décadente [ PV : Ella Russel + Augustin ]

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