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 ❝ EASTWOOD Nick ▬ « If I die young, bury me in satin. »

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(y a un bel écho ici)
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Masculin Pseudo Hors-RP : Sköll
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• Age : 19
• Pouvoir : Du jardinage musical.
• AEA : Levi. Un chat - un gros chat.
• Petit(e) ami(e) : Il est déjà marié mais personne le lui a encore dit.

RP en cours : The Walk of the Iron Knight.

Messages : 98
Inscrit le : 08/05/2011

MessageSujet: ❝ EASTWOOD Nick ▬ « If I die young, bury me in satin. »   Lun 24 Oct 2011 - 0:09



* Nick Eastwood


>nom – Eastwood
>prénom – Nick
>âge – 14 ans.
>né(e) le – 29ème jour de la première lunaison (An 3004)

Pouvoir
Flower power
Un pouvoir qui prend un malin plaisir à le tourmenter… il faut croire que la nature du Pensionnat peut se révéler particulièrement vicieuse de temps à autre. En effet, chaque fois que Nick est gêné, ou se trouve dans une situation embarrassante – ou encore dans un cas de figure délicat, où il ne doit faire aucun bruit, par exemple – des fleurs multicolore apparaissent dans le sol autour de lui – à une certaine distance tout de même – et se mettent à…. chanter. Des chansons peu solennelles, bien entendu. Ce qui a le don de l’énerver au plus au point – ou alors d’accroître son embarras, ce qui fait pousser… encore plus de fleurs !

Alter Ego Astral
Levi – Irvana

Dans le monde de Nick, l’Irvana faisait partie du glossaire des animaux que l’extinction du ciel avait fait disparaître. Pour les habitants d’Etaris en tout cas, il ne s’agissait plus que d’une légende à raconter aux enfants. Levi, tiré d’un de ces livres d’histoires de l’ancien temps par l’imagination d’un Nick bien plus jeune que maintenant, est un félin géant au corps musculeux. Sa peau claire est dissimulée sous une épaisse fourrure noire sur le dos et le haut de la tête, beige sur les pattes, bleue nuit sur le ventre et blanche sur la face. Il, ou elle car son genre est indéfini, a une longue queue noire terminée par une touffe de poils bleus, des coussinets à la fois épais et moelleux dont peuvent néanmoins surgir des griffes affûtées comme des rasoirs, incassables comme la plus dure des roches noires d’Etaris. Ses moustaches blanches sont exceptionnellement longues, ses oreilles noires fourrées et légèrement pointues, son museau plus long que celui d’un félin ordinaire, lui donnant un aspect ambiguë, entre félin et canin. Ses yeux sont larges, en amande, deux iris d’un bleu cristallin nageant dans une mer noire sans aucune trace de blanc, fendues par une pupille rétractile.
Qu’il s’agisse d’un mâle ou d’une femelle, Levi se montre très protecteur vis-à-vis de Nick, et prend soin de lui comme le ferait une mère. Il est certainement né de la passion du jeune garçon pour les chats, et prend son rôle de compagnon très à cœur.

Passions
Nick aime beaucoup les armes à feu, il prend d’ailleurs grand soin de la sienne. Il adore les deux roues malgré qu’il n’en ait jamais conduit de sa vie, ainsi que les chats, et toute la gente féline, il s’agit là d’une véritable passion. Et sinon il n’y a pas grand-chose qu’il aime particulièrement.

N'aime pas / Phobies
Les filles. Nick n’aime pas les filles. Enfin, ça, c’est lui qui le dit – en réalité ce qu’il ne supporte en aucun cas, c’est de les voir pleurer. Il n’aime pas beaucoup les chiens non plus. Sinon, il déteste les militaires, les meurtriers et les gens qui tuent pour le plaisir. Quant à son rapport à la lumière du soleil, il est un peu compliqué : autant il se trouve fasciné par cette clarté, autant il la hait furieusement – et souvent cela s’entend d’ailleurs – lorsqu’elle lui blesse les yeux, accoutumés à l’obscurité.



♪♫
« And then all the things you love are taken far away, when you can't preserve it from war... »


Histoire

Le garçon plongea derrière un rocher, une fraction de seconde avant que des tirs ennemis ne déchiquettent le flanc de l’abri précaire qu’il venait de quitter. Tapis derrière son rempart de fortune, le cœur battant à tout rompre comme un animal traqué, il s’efforça de reprendre son souffle. Dans la noirceur qui filtrait de la terre, il mit à profit un bref moment de clarté, tombée d’un astre perdu entre les nuages, pour recharger son arme. Une balle, deux balles, la poudre… Les balles adverses sifflèrent de nouveau. Un peu plus loin, Yann lui adressa un léger signe des deux doigts qui n’étaient pas sur la gâchette. Une seconde, deux seconde… Le temps que les autres s’abritent pour recharger à leur tour. Trois seconde, quatre…
Le garçon jaillit de derrière le rocher aux arêtes tranchantes, bondissant en pleine zone ennemie, et fit feu à trois reprises.
Une balle, deux balles, un cri…


Dans le monde où vivait Nick, la lumière naturelle n’existait pas. Ou plutôt, elle avait été bannie de 50% de la planète plusieurs décennies plus tôt, par une catastrophe qu’on avait qualifiée de nucléaire sans bien savoir le comment du pourquoi. Certains disaient que l’effet avait été si dévastateur qu’il en avait obscurci le ciel. Comment une telle chose était-elle possible ? Nul ne savait l’expliquer, mais les fait étaient là : la moitié de la planète était désormais plongée dans une obscurité permanente, qu’éclairait parfois à peine un unique astre perdu seul au milieu d’une mer d’encre. Mais de l’autre coté, elle existait, la lumière, celle qui permettait aux plantes de pousser et aux habitants de vivre longtemps. Elle avait été recréée par les scientifiques et coulait sous la terre en des rivières d’or qui l’éclairaient de l’intérieur. Alors qu’ici, c’était toujours la nuit, le froid, la maladie et la mort.
On appelait ce coté Etaris, tandis que l’autre avait été baptisé Solaria. Une totale opposition entre l’ombre et la lumière, la misère et la prospérité, la mort et la vie. Les deux cotés étaient en guerre.
Malheureusement, il n’y avait pas assez de place à Solaria pour accueillir la totalité de la population. Alors les Solariens avaient fait construire un mur entre l’ombre et la lumière, là où toutes deux se heurtaient pour s’annihiler mutuellement. Ils avaient peur. Peur de l’obscurité, peur de ce qui rôdait au-delà de leurs rivières dorées. Alors ils avaient enfermé le mal à l’extérieur, et laissé les Etariens se débrouiller avec la souffrance, la maladie, le danger et la mort. Car à Etaris, tout n’était fait que de ces mots : plongée dans l’obscurité, elle était devenue une terre froide et vide, inféconde, impropre à porter la moindre culture autre que certaines racines phosphorescentes qui s’y étaient développées après la « fission ». Certaines espèces de ces racines étaient comestibles, d’autres non. De nombreuses créatures adeptes de chair fraîche vivaient dans la nuit, s’attaquant au moindre être vivant passant à leur portée ; et toutes les viandes de ces bêtes n’étaient pas comestibles. Une erreur et la mort pouvait vous prendre, vous empoisonnant sans qu’un médecin qualifié puisse faire quoi que ce soit pour vous. Sans compter la folie qui prenait parfois les habitants. Et le froid. Et la peur.
Les Etariens s’étaient révoltés contre ce mur qui les enfermait dans la souffrance. Ils avaient mis à bas plusieurs portions et tenté de pénétrer à Solaria, où la lumière leur avait brûlé les yeux. Ils avaient été repoussés, chassés, mais étaient toujours plus nombreux à vouloir fuir l’horreur de leur propre pays. Alors les Solariens avaient décidé d’exterminer « le mal », à l’aide de forces spéciales d’inquisition chargées de chasser tous ceux qui tenteraient de pénétrer dans la lumière. Et puis cette doctrine avait évolué, devenant une règle cruelle d’extermination pure et simple de tous les Etariens vivant aux alentours de la frontière. Alors, seuls ceux qui vivaient retranchés dans les contrées les plus sombres furent à l’abri ; ceux qui avaient renoncé et vivaient dans le noir comme des insectes aveugles, en proie à leur propre folie.
Les Etariens n’en purent plus ; ce fut la guerre, ouverte, franche, sans pitié. Cruelle. Froide. sombre.
Elle se jouait toujours sur Etaris ; nul Etarien n’entra jamais plus en Solaria. Mais les Solariens n’avançaient pas plus sur les terres obscures, chaque camp repoussant l’autre à tour de l’autre. C’est ainsi que, de guérillas en guérillas sur toute la zone autour de la frontière, naquit une bande de terres en Etaris qui était toujours en guerre et où on ne pouvait mettre un pied sans tomber sur une mine ou une patrouille d’attaque. Et à chaque patrouille Solarienne en correspondant une Etarienne pour la contrer. Tout était figé ; RAS sur toute la zone. Pendant des années et des années.

Cet état des choses était déjà établi à la naissance de Nick, même bien avant celle-ci. Le jeune garçon n’avait jamais connu de lumière autre que les lanternes fatiguées qui éclairaient faiblement les rues, les flammes dans l’âtre qui occupait le centre du salon, la pâle clarté qui tombait parfois du ciel comme une étoile, et au loin, vers Solaria, le rayonnement jaune et effacé par le crépuscule qu’il ne pourrait jamais atteindre. Un petit village perdu à plusieurs kilomètres de la frontière, pas trop près, mais pas assez loin pour ne plus recevoir de lumière et ne pas être inquiété, un village déserté par les hommes allant mourir dans le no man’s land, peuplé de femmes et d’enfants et des créatures galeuses ayant jadis fait partie du genre canin qui erraient dans les rues à la recherche de la moindre parcelle de chair à mordre avidement. C’était là que Nick avait « vu le jour » et il s’agissait, avec les landes rocailleuses avoisinantes, de son seul univers.
Tous les habitants vivaient, bien entendu, dans une extrême pauvreté. Et dès leur plus jeune âge, les enfants devaient apprendre à manière l’arme à feu pour aller guerroyer par-dessus les collines ; en effet, les Solariens envoyaient régulièrement des patrouilles au-delà du no man’s land, des patrouilles assez discrètes pour se faufiler, des patrouilles qui n’étaient pas arrêtées par les hommes. Des patrouilles d’enfants.
C’était ainsi que sur les terres plongées dans l’obscurité, les enfants du jour et ceux de la nuit se livraient leur propre guerre acharnée, plusieurs fois par cycle de 5 jours, bondissant entre les roches des landes mortes pour se tirer mutuellement dessus. Et s’entretuer.
Il n’y avait pas de place pour le questionnement ou la compassion dans le monde où vivait Nick. Il en avait toujours été ainsi, et en aurait sans doute toujours été de même. La nuit qui les poursuivait tous était trop angoissante et ils ressentaient tous trop le besoin impérieux de lui échapper pour réfléchir. La peur amène à beaucoup d’extrémités auxquelles on ne serait pas confronté en période de sérénité.
Nick ne voyait que très peu sa mère. Il avait des frères et sœurs, mais ceux-ci n’étaient pas de son sang ; en effet, tous les enfants du village passaient la majeure partie de leur vie ensemble, que ce soit à l’abri des foyers ou sur les champs de bataille. Ils étaient plus souvent réunis entre eux qu’avec les adultes qui les avaient fait naître, et se connaissaient bien mieux. Parmi les jeunes de son village, quatre en particulier constituaient la véritable famille de Nick. Il y avait Flint, plus jeune que lui d’une lunaison, moqueur et imbu de lui-même, avec lequel il se disputait presque constamment, mais son grand cœur aidait à passer sur ses cotés grande gueule. Il y avait Lizzie et Ania, les jumelles aux cheveux et aux yeux clairs, la première douce comme une sucrerie et la seconde piquante comme des baies sauvages, dont l’âge avoisinait celui de Flint. Et enfin, Michael, plus vieux que Nick de deux ans, son grand frère, son héros, son modèle. Michael représentait tout ce que le garçon rêvait de devenir ; il était grand, fort, sérieux, mature, loyal, courageux et tout ce qui suit. Pour lui comme pour ses frères et sœurs, il était leur aîné et leur héros, celui qu’ils auraient suivi jusqu’en enfer les yeux bandés s’il le leur avait demandé. Ce que, bien entendu, Michael n’aurait jamais fait ; il tenait autant à eux qu’eux à lui, et estimait que la responsabilité de veiller sur eux quatre, au moins, lui incombait. Cependant, le jeune homme rencontrait souvent des difficultés à garder Nick et Ania, surtout, à l’abri du danger, tant les têtes brûlées qui lui servaient de cadets rêvaient d’imiter ses « exploits » et les égaler. Michael était déjà allé au plus près de la frontière, mais il ne voulait pas en parler malgré les questions pressantes des enfants. Michael était hanté par quelque chose que Nick ne comprenait pas encore à l’époque.
Par la guerre.
Mais ça, l’adolescent ne le comprendrait que plus tard, bien plus tard.
Ainsi, la vie passait pour Nick au coté de ces quatre enfants jetés dans le monde des adultes par le conflit ancestral entre le jour et la nuit. Le garçon savait parfaitement se servir d’une arme, automatique ou non, dès 10 ans. Et avec ses frères et sœurs, ils formaient la patrouille est, qui se battait sur le front enfantin depuis des années. Mais aucun d’entre eux, Michael excepté, n’avait jamais ressenti la peur de mourir ; enfant, on ne se rend pas compte. Mourir ? Comment serait-ce possible, puisqu’ils étaient les gentils dans cette histoire ? Puisqu’à coté de Michael, ils ne risquaient rien, ni les balles, ni les lames, ni les pierres éclatées ? Malgré la guerre la vie était douce, malgré le danger tous les cinq partaient au combat le sourire aux lèvres, et tous avaient toujours chaud au cœur tant qu’ils étaient ensemble. Et ils étaient toujours ensemble. Comment aurait-il pu en être autrement ?

Nick était seul. Assis sur son lit, ses doigts engourdis à force de l’avoir serrée toujours crispés sur la crosse glacée de son revolver. L’arme automatique de Michael.
Ce n’était pas une balle qui avait tué Lizzie, c’était un coup de couteau. Rapide, mortel – l’assaillant n’était pas plus âge que Nick. Il y avait eu du sang sur les cheveux couleur de miel de la fillette, Nick n’en avait jamais vu, jamais. Jamais, car les morts tombaient toujours de l’autre coté de la lande, hors de vue. Jamais, car il n’avait jamais cru qu’elle puisse être si proche, la mort – il avait senti son souffle emporter sa sœur. Sa sœur.
Ania avait hurlé, et il se souvenait encore de ce cri. C’était pire que des larmes, bien pire. Plus long, plus douloureux. Elles n’avaient coulé que lorsque Michael avait logé une balle entre les deux yeux du garçon ennemi, Michael et son air froid, Michael blême de désespoir, et Ania sur le corps de sa jumelle. Froide, si froide.
Nick les avait senties, les larmes, mais Michael ne pleurait pas, alors elles n’avaient pas coulé. Mais jamais la nuit ne lui avait plus sombre, plus froide et plus oppressante. Comme si toutes les lumières du monde, naturelles ou artificielles, s’étaient éteintes d’un coup. Comme s’il respirait pour la première fois l’air vicié d’un monde impitoyable. Un monde cruel, si cruel, qu’il ne savait pas comment il avait pu ignorer sa cruauté jusqu’à ce jour.
Ania avait voulu venger sa sœur ; bien sûr. Fonceuse, casse-cou, Ania avait toujours tout donné, tout le temps, et dans tout ce qu’elle faisait – et Lizzie avait toujours été comme une seconde moitié d’elle. Flint avait tenté de la retenir, mais Nick n’avait pas su quoi dire. Michael n’était pas là. Ania était partie, Flint lui avait couru après, tous deux disparaissant dans l’obscurité, et Nick n’avait pas su quoi faire, quoi dire. Il était pitoyable. Nul. Lâche. Ce n’était qu’après plusieurs minutes qu’il était parti à la recherché de son frère aîné, puis que tous deux avaient couru jusqu’à la bande de combat la plus proche du village. La lande était froide et morte, comme toujours. La nuit était noire et omniprésente, comme toujours. Et comme toujours, Flint et Ania couraient devant, comme impatients de donner l’assaut et de briller aux yeux de leurs frères. Son frère et sa sœur cadets, sa famille… Nick n’arrivait plus à ordonner ses pensées. Ce qui glissait sur le canon du revolver, était-ce la sueur qui rendait ses mains moites après sa course effrénée, ce jour-là, ou n’étaient-ce que les larmes qui débordaient de son cœur, des jours et des jours après, et qu’il ne pouvait plus retenir ? Il avait l’impression que le temps était allé se noyer dans la nuit de son propre chef. Comment était-il possible qu’il ne s’en soit pas rendu compte avant ? Il avait lu quelque part, un jour, qu’on ne se rendait compte de la valeur des choses que quand on les perdait. Il était trop tard, trop tard.
Il avait vu Ania s’effondrer sans comprendre, comme si en flash-back Lizzie mourrait une deuxième fois. Il avait vu Flint courir vers le coupable, et puis il n’avait plus rien vu. Avec Michael, il avait plongé derrière un rocher, un rempart de fortune, comme ils l’avaient fait de si nombreuses fois. Mais ce n’était plus un jeu. Les balles qui sifflaient. La pierre qui éclatait, entaillant chaque centimètre carré de sa peau à nu. Mais ce n’était rien, rien, comparé à la douleur qu’il ressentait. C’en était presque irréel. Il avait tiré, une fois, deux fois, rechargé, balles, poudre, tiré à nouveau. Entendu un cri, de l’autre coté. Tiré encore, comme si chaque balle pouvait lui arracher un morceau de son cœur pour qu’il aille venger ses sœurs, venger Flint, et extraire cette atroce souffrance de son corps. Et puis soudain, il n’y eut plus un bruit. La plaine s’apaisa, le vent sembla se taire et retenir son souffle. Adossé au rocher, écoutant avec angoisse sa respiration haletante, Nick regardait Michael, et Michael lui rendait son regard, calme, presque transparent, alors que la même douleur s’y lisait. Pour la première fois, le garçon put y voir toute la lassitude que ressentait son frère aîné ; et il se demanda, sans savoir pourquoi, comment ce dernier réussissait à vivre ainsi. Et puis tous deux avaient entendu un cri, la voix de Flint. Un seul regard, et ils avaient bondi hors de leur cachette pour fondre sur les ennemis restants. En réalité, il était seul à l’avant, pendant que ses compagnons s’enfuyaient. Nick n’avait jamais vu un Solarien d’aussi près ; son visage était en tous points semblables à celui d’un Etarien, mise à part la teinte de sa peau. Et Nick avait vu l’éclat de son regard, la peur dans ses yeux, son teint blême, ses doigts malhabiles sur la crosse de son arme. Son doigt avait glissé sur la gâchette, sa balle avait manqué sa cible. Et la détonation de l’arme de Michael ne vint pas. Pourquoi ne venait-elle pas ?
Nick avait mal aux doigts à force de serrer la crosse du flingue de son frère. Pourquoi ?
Michael avait hésité, et la balle du Solarien était partie en premier. Il avait eu le temps de lui tirer dessus en retour avant de s’écrouler. Son grand frère. Son héros, son modèle.
Le garçon observa le métal brillant de l’arme automatique. Les larmes avaient séché sur ses joues claires. Ils n’étaient plus là. Ils avaient subi le même sort que la plupart des patrouilles enfantines. Michael avait succombé à ses blessures deux jours plus tard ; le corps de Flint était introuvable. Quand à Ania, elle était enterrée à coté de sa sœur dans l’étreinte de la terre glacée par un éternel hiver. Le jeu était terminé. Quel intérêt de continuer à jouer seul ?

Si Nick n’avait pas mis fin à ses jours, c’était parce qu’un nouveau sentiment avait germé dans sa poitrine. Une flamme brûlante qui se nourrissait de sa douleur et de sa haine. Depuis ce jour, il avait participé à toutes les batailles possibles. Il avait doublé son taux de réussite. Et ça ne lui suffisait pas.
La vengeance ne mène à rien, on lui avait jadis dit ça, quand il était petit, peut-être l’avait-il même lu dans un conte pour enfant. Ridicule. Inutile. Que restait-il sinon la haine, lorsque tout le reste a disparu ? Et comment assumer cette haine sans chercher à en faire quelque chose de nouveau ? Nick n’avait pas pu la supporter. Elle était là, présente comme la douleur qui tentait de l’empêcher de se lever chaque jour, de l’empêcher de marcher, de courir, de vivre tout simplement. Alors il avait laissé la place à la vengeance. Mais qui haïr quand la responsable n’est qu’haïr quand le responsable n’est qu’un concept ? Contre qui diriger sa rancœur, matériellement, dans l’espoir d’être soulagé ? Nick les haïssait tous. Les Solariens. Qui haïr d’autre ?
Il avait compris que la guerre était un cercle de haine infernal, au centre duquel il n’y avait rien, rien d’autre que les larmes et la douleur. Elle s’accrochait à leur peau et les vidait de tout ce qui pouvait leur apporter un peu de chaleur. Elle était froide comme la nuit et cruelle comme la mort. Mais comment s’opposer à elle ? Nick était jeune. Il n’avait pas la réponse – alors il jouait son jeu sans pouvoir s’extraire de cette spirale sans fin. La guerre lui prenait tout. Non, elle lui avait déjà tout pris.
Cela faisait plusieurs années, maintenant. L’envie de vengeance ne décroissait pas. Son existence allait toujours dans le mur. C’était triste, mais c’était comme si son cœur s’était engourdi à force de froid et de mort. Lorsqu’il pensait à eux, c’était comme s’il ne pouvait plus se rappeler de leurs visages. C’était peut-être ça, le pire, l’oubli. Mais lui vivait toujours.

C’était un jour parfaitement comme les autres. Nick s’apprêtait à sortir pour rejoindre les autres patrouilles. Il attrapa son sac et posa une main sur la poignée, qu’il tourna en lançant sans se retourner un mot d’adieu sa mère. La porte s’ouvrit et il la franchit sans un regard en arrière. Et elle claqua dans son dos avec un bruit lugubre, et un écho inhabituel.


Caractère

Nick Eastwood a toujours été un garçon très responsable. Sérieux, adulte, très terre-à-terre et conscient de tous les dangers qu’abrite son monde, il a toujours tenté d’imiter son frère aîné pour pouvoir guider et protéger les plus jeunes membres de sa fratrie. En un sens, il a réussi : Nick est quelqu’un sur qui on peut compter en cas de problème, quelqu’un de fiable qui sait mettre ses intérêts personnels de coté et tout donner pour ses proches, et qui aime à donner l’exemple et aider ces derniers. Cependant, malgré cette apparente sagesse, Nick a un gros défaut : même s’il essaie à tout prix de se donner des airs d’adulte et de gros dur, il laisse souvent – trop souvent – transparaître la puérilité qui se cache derrière cela, celle d’un enfant jeté trop vite dans le monde des adultes. Ainsi, il peut sans prévenir réagir comme un gamin, ou se retrouver gêné par des choses qui ne choqueraient pas une grande personne. Par exemple, dès qu’on lui fait une remarque taquine, gênante, ou qu’on le bouscule un peu. A ce moment-là, il craque et s’énerve. L’adolescent n’a pas un très gros potentiel de self-control, à vrai dire. Non, en réalité, Nick passe sa vie à s’énerver contre tout et n’importe quoi. Un mot ou un regard de travers, un rire déplacé, une plaisanterie, et vous vous retrouvez avec un petit brun enragé qui vous tire à la figure à tout bout de champ. Il a d’ailleurs acquis une formidable capacité pulmonaire, à force de hurler sur tout le monde, le jeune homme. En outre, son expression faciale est toujours renfrognée, râleuse, grondante ou quoi que ce soit de ce genre. Nick passe la moitié de sa journée à grogner, l’autre à se comporter en adolescent « responsable ».
A part cela, son coté enfantin se manifeste également par son extrême maladresse envers les personnes qui l’entourent. Il est vrai qu’à première vue, pour quelqu’un qui n’aurait aperçu que ses expressions agacées et entendu uniquement ses éclats de voix, Nick pourrait passer pour quelqu’un d’asocial, un peu ours, voir antipathique si ses coups de colère n’étaient pas tempérées par un coté peu sérieux qui les allège pour leur donner des airs de gaminerie. Ce serait se tromper sur toute la ligne : le plus important pour Nick, c’est ses proches. Cependant, peu aidé par son tempérament impatient et abrupt, il a beaucoup de mal dans sa relation aux autres, réussissant difficilement à faire autre chose que leur grogner dessus. La moitié du temps, du moins, l’autre il essaie de se rattraper. Mais ça lui est difficile ; Ainsi, même s’il déteste faire de la peine aux autres, il ne pourra s’empêcher de leur lancer un « Quoi ?! » agressif s’ils viennent le déranger alors qu’il est enfoncé dans des pensées grincheuses. Ou de leur crier dessus pour rien, même, parfois, même s’il est tourmenté par mille remords après cela, et ne sait alors pas comment se faire pardonner. Très maladroit, il reste un enfant au fond de lui, alors même qu’il tente de prouver qu’il n’a besoin de l’aide de personne – ce qui d’un coté n’est pas tout à fait faux.
Sa relation aux filles est un peu particulière. Sans qu’on sache trop pourquoi, Nick « n’aime pas les filles » selon ses propres dires. Toujours selon ses mots, elles ne servent à rien et ne savent que pleurnicher. La vérité est qu’il déteste faire pleurer les filles ; malgré tout, comme pour la plupart de ses interactions avec les êtres humains, il ne sait pas faire autre chose que leur parler agressivement, voir méchamment. Mais rien ne l’embarrasse plus que de faire de la peine à une demoiselle, même s’il préfèrerait se jeter du troisième étage plutôt que de l’avouer.
Nick a également un amour-propre très développé, ne supportant pas la moindre remarque ; il est aussi très franc et loyal, et tient toujours ses promesses, quelles qu’elles soient.


Physique

Nick est de taille parfaitement normale pour son jeune âge. Ne vous avisez surtout pas de faire un commentaire sur la potentialité qu’il soit un peu petit, si vous ne voulez pas vous prendre son flingue dans la figure. En réalité, Nick est vraiment de taille normale ; ce qui fait généralement croire aux autres que celle-ci est inférieure à ce qu’elle devrait être est la maturité lisible sur son visage, qui le fait paraître nettement plus vieux qu’il ne l’est réellement. En regardant son visage, on lui donnerait presque seize ans. En regardant seulement son visage. Et lorsqu’il est sérieux, car lorsqu’il s’énerve, Nick a tendance à perdre le contrôle de lui-même de manière, avouons-le, assez comique au final. Dans ces cas-là, il est plus attendrissant que mature aux yeux des autres ; mais il faut bien que certains traits de son caractère compensent l’expression grave de son visage, toujours renfrogné, ou ce serait vraiment triste à voir.
L’adolescent est donc de taille normale, ni trop maigre ni trop épais, des muscles durcis par la vie au grand air sans exagération, une peau rendue blafarde par l’absence de soleil, un peu abîmée malgré son jeune âge par les vents balayant les plaines avec violence. Ses cheveux sont courts, ébouriffés, mal coupés et jamais coiffés, d’une teinte sombre entre le brun chocolat et le noir d’encre. Nick a un visage d’adulte émergeant de l’enfance : ses traits sont plus anguleux que doux désormais, mais son minois reste fin, adapté aux expressions boudeuses qui l’animent souvent, un peu moins aux airs insupportés ou impatients qui conduisent rapidement à des explosions de colère. Ces tendances de caractère se reflètent sur ses traits ; Nick étant toujours en train de faire la moue ou de râler, il a un air singulièrement grognon. Mais ses yeux bleu foncé conservent malgré tout l’éclat propre à la franchise et la générosité de son cœur, qu’il tente bien infructueusement de cacher derrière ses airs de gros dur irascible.
Malgré l’attitude qu’il tente d’afficher, Nick reste un garçon singulièrement remuant. Dès qu’il s’énerve – car c’est toujours dans ces moments-là qu’on se rend compte de sa « véritable nature » - il gigote dans tous les sens, faisant de grands gestes et balançant son revolver sous le nez des gens. Il est de plus remarquablement bruyant et sa voix porte… aussi loin que ses balles.
Coté vêtements, Nick a un peu de mal à s’habituer aux tendances modernes. Il en reste aux chemises et pantalons, ça lui suffit. Par contre, il ne fait jamais un pas sans son holster à la ceinture et l’arme automatique dedans. Chercher à l’en séparer, c’est chercher à se prendre une balle.



Informations Hors-RP

Avez-vous bien lu les règles ? Gimme a Cours toujours, droguée ♥ ~Code Bon! {Nii'}
Où avez vous trouvé ce forum ? Mais sérieux vous croyez que je m'en souviens ? xD
Est ce votre premier perso...
♦ ...Dans un forum RP ? *Ah ! *rire*
♦ ...Dans ce forum ? Je suiiis de retouuur 8D Il aura mis du temps à venir, le sale gosse, mais le voilà ! o/
Pour ceux qui voient pas qui c'est, c'est à cause de méchantes admines, on peut plus me reconnaître à la mise en forme de ma pres' maintenant qu'il y a la belle mise en forme html x) *o*


Dernière édition par Nick Eastwood le Mar 22 Déc 2015 - 22:31, édité 2 fois
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Delicate Boy
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• AEA : Bilboquet. L'escargot. Le meilleur. Le plus rose.
• Petit(e) ami(e) : Iwa coeur coeur love ♥ (Mais il n'oublie pas Soren.)

RP en cours : Dysphorie en Euphorie.

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MessageSujet: Re: ❝ EASTWOOD Nick ▬ « If I die young, bury me in satin. »   Mer 26 Oct 2011 - 19:37

Grillée, Sköll. Bon écoute, c’est vraiment pas possible. Le physique est beaucoup trop court, le mental c'est uniquement des répétitions qui ne servent à rien truffées de fautes, et je ne te parle même pas de l'histoire! Incohérente, remplie d'anachronismes, de lignes qui ne servent à rien... Le pouvoir est déjà pris, les phobies et passions sont illogiques, et ton AEA n'est pas conforme. Bonne chance pour tout refaire, t'as du boulot. o/

...

...

...

Bon, plus sérieusement. Évidemment ta fiche est conforme, et je n'ai rien à redire à quoi que ce soit ; elle est très complète et tout est en ordre, mais venant d'une habituée le contraire aurait été étonnant. Donc tout est Nickel (désolée, c'était trop tentant), et tu as la permission officielle d'aller Rplayer. Tu peux aussi demander un rang et une chambre pour ton personnage, sans oublier de faire ton entrée dans le Hall pour commencer!

Bon jeu!~



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« I'm in the basement, you're in the sky ;
I'm in the basement baby, drop on by.

Hold your breath and count to ten
And fall apart and start again -
Hold your breath and count to ten,
Start again, start again... »

Voilà mon cœur ; prudence en sortant :
 
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❝ EASTWOOD Nick ▬ « If I die young, bury me in satin. »

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