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 Chère amie [Solo/libre une personne]

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Pensionnaire
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Féminin Pseudo Hors-RP : Camembert, rebaptisée Bulbizarre
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MessageSujet: Chère amie [Solo/libre une personne]   Jeu 15 Déc 2011 - 6:40

Silhouette fantomatique se fondant dans l'obscurité ambiante, Alicia avance sans vraiment savoir où elle se rend, guidée par son Inconscient, incapable de s'arrêter, elle pourrait fermer les yeux que ça n'y changerait rien, elle ne marche même pas, on la conduit... Ombre de nuit, silencieuse, inexistante.

Encore une nuit où le sommeil refuse de s'offrir, une longue nuit en perspective où la jeune femme arpentera encore et encore le pensionnat qui lui apparaitra à la fois comme immense et ridiculement minuscule. Finalement, ce n'est pas si féérique que ça, c'est comme en bas, ça a le goût de sucre puis de cendres. Traitresse.

Elle s'arrête finalement devant l'une des tombes que le temps s'obstine à attaquer et qui, malgré les fissures qu'elle présente, lutte encore et toujours face à cet adversaire inépuisable et toujours vainqueur. Rien n'y résiste. Le corbeau redresse le bec vers le ciel, visage camouflé par ce masque d'oiseau qu'il a pris habitude de porter depuis son arrivée, sans raison apparente, sans réussir à le retirer bien longtemps.

Seule.

Quelque soit le lieu ou même le monde puisqu'il semble que ce pensionnat ne soit pas de son monde d'origine, le corbeau, toujours, vole seul. Que de croassements perdus dans les abimes, à quoi bon, au fond ? Un long soupir s'échappe du masque figé dans cette expression d'une neutralité meurtrière, criante.

"Encore une nuit entre toi et moi, vieille amie que tu es, il faut croire que tu me gardes jalousement pour toi. J'ai entendu dire que les pensionnaires avaient le droit à un animal pour les accompagner et les protéger, pourquoi n'en ai-je pas ? Pourquoi me prives-tu même de cela ? Suis-je à ce point importante à tes yeux pour que tu t'acharnes encore et encore à me garder, étouffée dans ton étreinte empoisonnée ?"

Elle baisse finalement son bec pour le laisser cogner contre la tombe dans un bruit qui résonne et brise le silence ambiant. Le masque frotte contre la pierre froide et morte dans un bruit amplifié par l'absence de toute autre source de son. Finalement, la jeune femme donne un léger coup de pied à la pierre tombale dans un grognement de frustration.

"Je ne suis pourtant pas si difficile... J'espérais quelque chose de différent, cette fois... Et que m'offres-tu ? L'enfer sous un glaçage délicieux... Pourquoi dois-je toujours contempler ce qu'il m'est impossible de posséder ? Comment ai-je pu te contrarier, moi, ta plus fidèle amie..."

Et sous le masque du corbeau, toujours aussi stoïque devant l'éternel, des sanglots se font entendre, le visage de bois tremble légèrement sous le coup de ces derniers. La main serrée autour de la pierre, les secondes s'écoulent, puis viennent les minutes et peut-être même les heures, qui s'en soucie ?

Le corbeau n'a qu'une amie, la plus cruelle de toute.


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MessageSujet: Re: Chère amie [Solo/libre une personne]   Sam 17 Déc 2011 - 8:33

L'obscurité. Le silence. Tout autour, pas un bruit, pas un murmure. Complet. L'air est froid, mais léger. Le vent ne soulève rien, les arbres sont calmes, le calme plat.

Courtesy lève les yeux au ciel. La nuit est pleine, sans lune. Néanmoins, on peut apercevoir une infinité d'étoiles lumineuses, blanches. Ne pouvant détacher ses yeux du firmament, le garçon avance, incertain. Le bruissement à peine audible de ses pas dans l'herbe rase vient renforcer sentiment de bien-être chez le jeune homme. Une impression rassurante, comme si quelque chose le poussait à se convaincre qu'il était bel et bien chez lui, lui qui s'était toujours senti décalé avant son arrivée. Il ferme les yeux, inspire à pleins poumons, humant les douces effluves de la terre fraîchement retournée.

Un souffle chaud fait danser les dentelles de l'enfant; les jolies boucles blondes virevoltent, les jupons et fantaisies de l'élégante robe bleue interprètent un ballet inconnu. Dans ce maigre corps humain, ce corps qu'il tente par tous les moyens de faire disparaître, Courtesy ne se sent pas à l'aise. Comme il aimerait devenir une poupée de porcelaine; fragile, blanche, pure. Ses frêles épaules frissonnent sous ses épaisses luxures.

Tout est différent en ce nouvel endroit. Il étend ses mains graciles vers le ciel étoilé, cherchant à atteindre ce qu'il est le seul à percevoir. Une poussière de fée dans un univers immatériel. Il déambule entre les pierres tombales et se sent bien; une ombre indélébile et infinie dans le coeur.

Alors que le garçon s'apprête à s'asseoir pour contempler délicieusement l'étendu sans fin qui s'offre à lui, son attention est captée par le croassement mélodieux d'un oiseau au plumage noir et luisant. Il semble être, sans contestation, l'hôte de l'endroit; amusé, Courtesy s'avance vers lui et s'incline bien bas devant l'imposante bête nocturne.

La profondeur du regard du Corbeau dans la nuit.

Alice, pauvre lapin, frissonne sans défense au creux du cou du jeune homme.

Et lorsque, l'instant d'un échange, le temps s'arrête...

- Je ne suis pourtant pas si difficile... J'espérais quelque chose de différent, cette fois... Et que m'offres-tu ? L'enfer sous un glaçage délicieux... Pourquoi dois-je toujours contempler ce qu'il m'est impossible de posséder ? Comment ai-je pu te contrarier, moi, ta plus fidèle amie...

Une voix. Seule. Unique dans l'abysse. Scintillante, brillante de milles feux. La première voix humaine qu'il entend depuis son arrivée. Et elle est magnifique. Quelques sanglots se font entendre, l'inconnue fond en larmes et à cet instant, Courtesy sait précisément pourquoi il est là.

Doit-il s'avancer, se présenter, la prendre dans ses bras ? Jamais elle ne se laissera toucher par un monstre tel que lui. Il aurait mieux fait de rester dans sa chambre, de continuer à vivre oisivement sa vie oisive. Mais il ne l'a pas fait. Et il est là, devant elle, créature majestueuse. Elle est pareille à cet oiseau, ce Maître de la mort.

Le temps passe, les secondes s'écoulent et les minutes s'égrainent. Il s'avance finalement, prudemment, se racle la gorge et se met à fredonner :

♪ Georgie Porgie, Puddin' and Pie
Georgie Porgie, pomme pommier
Kissed the girls and made them cry
Embrassait les filles et les faisaient pleurer
When the boys came out to play
Quand, pour jouer, les garçons sortaient
Georgie Porgie ran away ♪
Georgie Porgie détalait
- Il semblerait que Georgie Porgie ait déjà détalé, finit-il par dire simplement.

Il ne s'attend à rien, il n'a jamais parlé avec qui que ce soit ayant environ son âge. La jeune fille est triste, mais il ne sait trop que faire. Ainsi, jetant son regard vers la voûte céleste, il ajoute d'un ton qu'il aurait voulu détaché, mais qui trahi son excitation :

- Que diriez-vous d'une bonne tasse de thé ? Je vous assure que Georgie Porgie ne vous embêtera plus, vous pourrez retrouver votre magnifique sourire.

Un rire léger. Un sourire. L'espoir. L'appréhension. L'attente interminable.
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