AccueilAccueil  FAQFAQ  RechercherRechercher  S'enregistrerS'enregistrer  MembresMembres  GroupesGroupes  ConnexionConnexion  

Partagez | 
 

 PAPADAKIS Nikoleta

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
AuteurMessage
« ITS NOT SAFE I TELL YOU »
avatar

+
Féminin Pseudo Hors-RP : Never
-
0 / 1000 / 100

• Age : 29
• Pouvoir : Tout ce que tu as laissé derrière toi tient dans une boule à neige.
• AEA : Un monstre qui se roule dans le boue et squatte votre lit pour se sécher.
• Petit(e) ami(e) : Aarne Kinnunen, le terrible Finlandais.

RP en cours : Nikoleta s'enferme dans les placards par là.


Messages : 142
Inscrit le : 24/05/2012

MessageSujet: PAPADAKIS Nikoleta   Ven 25 Mai 2012 - 19:05



* Nikoleta Papadakis


*nom – Papadakis
*prénom – Nikoleta
*age – 24 ans
*né(e) le – 11 Juillet 1980

Pouvoir
Grâce à sa boule à neige, Nikoleta peut montrer à un individu X une représentation miniature de sa maison ou de l'endroit qu'il a considéré comme une maison, ou bien d'une personne qui lui tenait à cœur et qu'il a laissé de l'autre côté de la porte (ou qui soit morte). Il lui suffit pour ça de secouer sa boule à neige, et quand la neige se sera dissipée et que l'individu X la regardera, il n'y verra plus la figurine d'origine mais sa maison ou sa personne chère. A noter que Nikoleta ne peut voir ce que l'autre personne voit. L'effet prend fin lorsque la jeune femme secoue de nouveau sa boule à neige.

Alter Ego Astral
Pallas, une chèvre noire et blanche au poil plus long que la norme. Elle aime manger tout ce qui lui passe sous le nez, commenter tout ce qui lui passe sous le nez, et qu'on démêle ses poils. Curieusement, elle dégage une douce fragrance de sel marin, et fait des bonds impressionnants quand elle est de bonne humeur.

Passions
Nikoleta n'a pas vraiment de passion à proprement parler. Elle aime bien réfléchir, marcher, et écrire à ses heures perdues, ainsi que lire. Elle aime aussi passer du temps avec des gens en qui elle a totalement confiance, plus particulièrement sa famille, et visiter des musées. Bien qu'elle n'en ait pas l'air, elle aime jouer au football et regardait les matchs à la TV. C'était d'ailleurs les rares moments où elle se permettait de jurer si le résultat ne lui plaisait pas. Elle aime les vêtement sobres et passer inaperçue, ainsi que se sentir en sécurité, et beaucoup d'animaux (sauf les oiseaux): les chèvres ont malgré tout sa petite préférence, sans qu'elle sache trop pourquoi. Elle aime aussi les bibelots et les collectionne.

N'aime pas / Phobies
Nikoleta déteste qu'on la regarde avec trop d'insistance, car cela lui donne l'impression qu'on se moque d'elle. Elle n'aime pas non plus les voitures, elles roulent à toute vitesse et sont promptes à écraser un ou deux piétons sans s'en soucier. De là, elle est terrifiée par n'importe quel véhicule roulant un peu trop vite. Mademoiselle a également peur de se baigner dans une étendue d'eau où elle n'aurait pas pied, du vide car elle pourrait y tomber, et de rester dans une pièce sans fenêtres, du regard des gens. Passant par des choses plus ordinaires, on peut noter que Nikoleta a un dégoût prononcé pour la viande rouge et n'aime pas les oiseaux. Pourquoi ? Ça se soulage n'importe où (mais surtout là où on ne veut pas), et elle leur a toujours trouvé une tête vicieuse. C'est comme ça.



« Elle panique, à l’idée d’en faire trop, de vieillir prématurément, elle panique, à l’idée d’être de trop, ou de s’ennuyer un instant. Elle a peur que tu t’en ailles, peur de tes représailles, elle a peur pour son p’tit frère, elle a peur pour son derrière »


Histoire


Athènes, 11 Juillet 1980.

Il fait très beau, aujourd'hui, et c'est le jour que j'ai choisis pour venir au monde. Peut-être que je veux voir le soleil de plus près, peut-être que j'ai envie d'entendre la voix de maman ailleurs que de son ventre, je ne sais pas. Il y a beaucoup de monde qui vient féliciter maman et papa, et se penche sur mon berceau. Des amis, mes grands-parents, mes oncles et mes tantes, quelques cousins... Mais ça bien sûr, je ne le sais pas encore. Je ne me préoccupe de rien sinon d'apprendre à respirer: Je viens de naître. Grand-père est déçu, il aurait préféré un petit garçon. Grand-mère est ravie, elle, je pense qu'ils ont du faire un pari sur mon sexe pendant la grossesse. Il y a des rires et des exclamations, avant que le silence ne revienne s'installer une fois tout le monde parti. A peine née, je commence à vivre. Personne ne peut me dire si ma vie sera heureuse ou s'il vaudrait mieux que je retourne immédiatement dans le ventre de ma mère. Je le verrai par moi-même dans quelques années, quand il sera trop tard pour faire demi-tour.

Heureusement, quand on vient de naître, on ne pense pas à ça. Ce serait bien déprimant, sinon. Je me contente donc de serrer les poings et glisser dans un sommeil aux contours flous; Le reste attendra. Je ne suis pas si pressée.

Athènes, 14 Août 1983

Hier, je suis devenue une grande sœur, mais je ne l'ai appris qu'aujourd'hui. C'est ma grand-mère et mon grand-père, les parents de maman, qui sont venus me garder le temps que maman était à l'hôpital et que papa travaillait. Ils m'ont racontés beaucoup d'histoires et m'ont rassurée tout le temps: Ils m'ont dit que tout allait bien se passer et que maman allait revenir avec le bébé à la maison dans quelques jours. Ils m'ont aussi dit que c'est un petit frère que j'ai eu, et qu'il allait falloir que je sois gentille avec lui. Moi je veux bien être gentille avec lui, mais seulement s'il ne crie pas toute la nuit. J'ai envie de dormir quand même. Je regarde des livres avec ma grand-mère qui parlent de bébés, et elle me dit que moi aussi j'en étais un, il y a trois ans. Je n'arrive pas à croire que j'ai pu en être un, et je pleure un peu. Je pense qu'elle me ment. Elle arrive à me calmer en me disant cette phrase magique: Tu comprendras quand tu seras plus grande.

C'est toujours ce qu'on dit aux enfants quand ils ne comprennent pas, tu comprendras quand tu seras plus grand. Mais moi je suis petite, alors je ne comprends pas. Tant pis, mes larmes sont vite oubliées: Il y a des gâteaux à la cuisine, et j'ai très faim. J'ai hâte que papa rentre ce soir, je veux lui dire à quel point le chocolat est délicieux.

Athènes, 20 Septembre 1984

Aujourd'hui, Elias a marché sans tomber, et tout le monde est très fier de lui. Lui aussi a l'air très fier de ce qu'il fait. Quand il tombe, il se relève et recommence, sans pleurer. Mon père dit qu'il sera fort plus tard. Ma mère dit qu'il sera peut-être champion Olympique, qui sait ? Tout le monde rit quand elle dit ça, même moi. Je ne sais pas trop pourquoi, mais je trouve ça amusant. Tout ce que dit ma maman est amusant. Curieusement, je ne suis pas jalouse de l'attention qu'on porte à mon petit frère, peut-être parce que je lui en porte autant que mes parents. Il s'accroche à moi pour se relever et c'est comme un jeu. Je suis heureuse. Toute la famille rit, et ça fait beaucoup de joie dans notre maison.

J'aime mon petit frère, j'aime mes parents. C'est une conviction vague à l'époque, mais que je ressens aussi sûrement que le baiser que pose ma maman sur ma joue. J'aime ma famille, je suis fière d'elle. Je ne veux jamais les voir disparaître et continuer de rire pour toujours.

Le Pirée, 2 Mai 1989

Aujourd'hui, on rend visite à ma tante Eleni, la grande soeur de papa. Je suis partagée entre l'envie de m'accrocher à mon lit pour ne pas y aller et l'envie de sauter dans la voiture pour m'y rendre le plus vite possible. J'aime bien voir la mer, mais en même temps, ça me rend toujours triste d'aller chez tante Eleni. Je n'ai jamais connu ma tante heureuse, à chaque fois qu'on va la voir, sa maison a des allures de tombeau, et elle n'arrive pas à sourire. Il y a plein de photos, sur les meubles et sur les murs, et mes parents lui parlent tout doucement. Je sais pourquoi ma tante est triste, moi, mon papa et ma maman me l'ont dit. Avant que je naisse, elle a perdu son mari et ses deux fils dans un accident de voiture. Elle n'était pas dans la voiture, et c'est pour ça qu'elle est encore en vie, m'a dit papa. Elle s'en veut et elle n'arrive pas à les oublier. Je n'ai jamais connu mes deux cousins, mais je sais à quoi ils ressemblent à cause des photos. Le premier ressemblait à sa maman et le deuxième ressemblait un peu à Elias. Ils sont tout petits, encore plus qu'Elias. Parfois, ma tante me prend sur ses genoux et me dit qu'Ambrose aurait du avoir quinze ans et Pieter treize ans. Elle me dit qu'il faut que je sois gentille avec papa et maman et que je ne leur fasse jamais de peine. Moi je suis d'accord, je n'ai pas envie de les rendre tristes. Je lui fais un bisou sur la joue et lui promets.

Parfois aussi, elle prend Elias sur ses genoux, mais ses mains tremblent. Je ne devine pas à l'époque qu'elles tremblent parce que ce petit garçon lui rappelle les siens qu'elle a perdu des années plus tôt. Ma tante est très belle, mais elle est aussi très triste. Elle ne vit plus, elle regarde constamment dans le passé à la recherche de réconfort. Et mon papa est triste, parce qu'il ne peut rien faire pour sa grande soeur. Mon oncle Georgios et mon oncle Anton, les grands frères de papa, sont tristes aussi. Mais eux non plus ne peuvent rien faire. Alors je me dis, même si je suis une toute petite fille, et sûrement différemment, avec d'autres mots, que je ne veux pas finir comme ça. Tout mais pas ça, je ne veux pas être triste.

Je ne veux pas être soudain privée de ma raison de vivre.

Athènes, ?? Juin 1991

Parfois j'ai peur, j'ai peur de tout. Peur de tomber, peur de perdre quelqu'un, peur d'échouer. C'est bête, non ? J'ai tout le temps peur. J'ai aussi l'impression que tout le monde me regarde, me fixe, se moque de moi. Mais je n'en parle à personne, j'ai trop peur de leur réaction. J'ai aussi peur de me noyer. Je ne vais jamais me baigner à la mer, ça me fait trop peur, je préfère la regarder de loin. Papa se moque gentiment de moi, et même si je sais qu'il ne pense pas à mal, ça me fait de la peine. Pourquoi est-ce que je me fais du soucis pour tout ? Je dois être bizarre. Il faudra que je demande à maman ce qu'elle en pense. Elias est trop petit, il ne comprendrait pas. Tant pis. Au fond, je devrais garder ça pour moi, plutôt, non ?

Athènes, 15 Septembre 1991

Aujourd'hui, une fille de ma classe m'a parlé. Elle s'appelle Maria et elle est très gentille, même si elle parle énormément. Elle m'a dit qu'elle est fille unique, que ses parents travaillent tous les deux très tard le soir, que c'est son oncle qui s'occupe d'elle et qu'elle est à moitié anglaise. Je ne sais pas pourquoi, mais tout ça m'a sincèrement intéressée. Elle m'a dit que comme on détestait toutes les deux nager, on pouvait devenir les meilleurs amies du monde. J'ai accepté, parce que quand elle parle, j'ai l'impression d'être embarquée dans une histoire passionnante. Elle m'a promis de m'inviter chez elle, et j'ai promis la même chose. J'ai hâte d'être demain.

Je ne le sais pas encore, mais Maria va devenir mon amie la plus chère jusqu'à la fin.

Rhodes, ?? Août 1993

On est partis en voyage à Rhodes avec toute la famille. Mon oncle Georgios et mes trois cousins nous ont accompagnés aussi. On a proposé à tante Eleni de se joindre à nous, mais elle a refusé, prétextant ne pas se sentir bien loin de chez elle. Moi je pense simplement que sa dépression s'aggrave. Elle aurait été bien mieux avec nous. Même moi qui suis d'humeur pensive ces derniers temps, j'ai adoré nos vacances. Il y avait tant de choses passionnantes à voir, et on a eu du soleil tout du long. Elias a tellement apprécié Rhodes qu'il a pleuré lorsqu'on a du revenir. Il a promis de revenir y habiter quand il sera plus grand, mais je sais bien qu'il aime trop Athènes pour partir un jour. Maria est partie à Londres, elle, pour rendre visite à la famille de son père. Je l'envie un peu, j'espère qu'elle ramènera un joli souvenir de son voyage.

Je ne me rappelle plus de la date exacte, c'est bête, ça a toujours été mon voyage préféré. Le seul, aussi. Je n'ai plus jamais quitté la Grèce après ça.

Athènes, 1 Septembre 1993

Maria m'a ramené une boule à neige de Londres ! Je suis super contente, elle est très belle. Je vais la chérir toute ma vie !

Quelle ironie.

Athènes, 6 Mars 1994

Tante Eleni est morte il y a trois jours. C'est son voisin qui, inquiété parce qu'elle ne répondait pas, à trouvé son corps. Mes oncles et papa sont effondrés, maman et moi aussi. On ne l'a pas encore dit à Elias, on a peur qu'il ne comprenne pas. Même si papa et maman ne me le disent pas, se bornant à répéter qu'elle est tombée dans les escaliers, je sais qu'elle s'est suicidée. Il y a trois jours, c'était la date de l'accident. Ça fait 16 ans que son mari et ses fils sont morts. C'est logique de penser qu'elle a choisis ce jour-là pour les rejoindre, non ? Ça me fait mal. Je culpabilise parce que je pense que j'aurais pu l'aider. Si j'avais insisté, ou... Ou n'importe quoi. Maintenant, on ne prendra plus jamais la voiture pour aller voir tante Eleni. C'est bizarre, non ? Ça fait bizarre. J'aimerais bien pouvoir la serrer dans mes bras, même si c'est trop tard.

Je me rends tout juste compte que parler de sa mort ne me rends plus triste. Ça me donne simplement un sentiment de plénitude. Retenir ma tante sur cette terre n'aurait été que pure cruauté, elle qui ne désirait que revoir l'homme qu'elle aimait et ses enfants. L'amour qu'elle nous portait l'a sûrement empêché de partir avant ce jour-là. J'espère qu'elle est heureuse là où elle est, maintenant. Mes larmes ont séchées.

Athènes, ?? Novembre 1995

J'essaye de me persuader que tout le monde ne m'en veut pas, mais c'est dur. En ce moment, il ne m'arrive que des malheurs, et j'ai de très mauvaises notes à l'école. Quand j'ai dis à Maria que c'est les professeurs qui ne m'aiment pas, elle m'a dit que c'est faux et que je me fais des idées. Ça m'a fait réfléchir. Est-ce que je me fais vraiment des idées ? Je ne sais pas. En attendant, je n'arrive pas à me sortir cette impression de la tête... Et ce n'est pas très agréable.

Athènes, 19 Juillet 1996

Elias est parti bouder dans sa chambre. Il ne veut pas voir l'ouverture des Jeux Olympiques d'Atlanta. Quand on a su que l'organisation des jeux allait être confiée à Atlanta, en 1990, il a crié et s'est roulé par terre. Il voulait que ce soit Athènes qui héberge le centenaire des jeux olympiques, comme à peu près tout le monde ici. Moi aussi, du haut de mes dix ans, j'avais été un peu déçue par cette décision, tout comme mes parents. C'était un peu comme un symbole pour la Grèce. Ça nous reste en travers de la gorge, mais pas assez pour qu'on boude les jeux. Ma mère est montée pour essayer de le calmer. Moi et mon père, on est restés assis dans le salon à les attendre. Finalement, Elias est descendu avec ma mère, toujours en faisant la tête, mais prêt à regarder les jeux. J'espère que la prochaine fois, ou encore après, ils pourront confier les jeux à Athènes. C'est quand même le berceau des Jeux Olympiques, ce serait bien de les voir en ville !

J'ai appris par la suite qu'une bombe avait explosée à Atlanta. Elle a fait 2 morts et 112 blessés. Ou 111, je ne sais plus trop, et je ne peux plus vérifier. Pendant les Jeux Olympiques, pour leur centenaire, j'ai vraiment trouvé ça triste.

Athènes, ?? Août 1997

Un oiseau s'est délicatement soulagé sur mon manteau préféré. Je déteste les oiseaux, toujours à larguer leurs besoins là où on ne le voudrait pas... Sur les voitures ou les manteaux, par exemple. Je suis sûre qu'ils ont sentis que je les détestais et se vengent de ma haine envers leur espèce. Charmant. Si je pouvais, je leur tirerai dessus. Maintenant, entre eux et moi, c'est une affaire personnelle.

C'est bête, mais j'étais vraiment énervée, c'était mon manteau préféré.

Athènes, 31 Décembre 1999

Maria dit qu'on va mourir ce soir. Papa dit qu'il va y avoir un bug informatique, et maman dit qu'il ne va rien y avoir du tout. Elias a prévu qu'on reste tous enfermés chez nous pour se protéger de la 'menace'. Je ne sais pas ce qu'il entend par la 'menace', mais j'ai un peu peur. Quand certains malins vous hurlent que c'est la fin du monde, vous finissez par y croire, ne serait-ce qu'un tout petit peu. Comme les parents de Maria sont très occupés, elle est venue chez nous. On se raconte des histoires de fantômes et de ras-de-marée géants, et à la fin, j'ai encore plus peur qu'avant. Mais tout le monde est là et on s'amuse bien, alors je ris quand même.

Au final, la fin du monde n'était pas pour l'an 2000. Je ne sais pas si je n'aurais pas préféré, en fait... Ça m'aurait évité des soucis. Des bonheurs aussi, mais je me demande souvent si ça valait le coup. Si tout le monde était mort, de toute façon, personne n'aurait rien regretté.

Athènes, 23 Novembre 2000

Aujourd'hui, Nikos, un garçon de mon université qui était dans le même lycée que moi et que je connais depuis un moment, m'a avoué qu'il m'aimait. Ça m'a un peu surprise, moi qui ne le considérait que comme un ami, mais j'ai malgré tout accepté de sortir avec lui. Pourquoi ? Pour voir, sans doute. Parce que si je développe un jour des sentiments pour lui, ce ne sera pas en le regardant de loin, c'est sûr. Il avait l'air heureux. On verra où ça nous mènera. Par contre, je suis un peu inquiète pour Elias, il est de mauvaise humeur en ce moment. Pensif. Lui qui est si vif d'ordinaire, je me demande ce qui ne va pas. Je lui demanderai demain. Maria m'a conseillé de le laisser tranquille, arguant qu'il pouvait simplement avoir besoin de solitude. Oui, mais c'est mon frère, et s'il va mal, je veux pouvoir l'aider. C'est le rôle d'une grande sœur.

Athènes, 19 Juin 2001

Je ne m'y attends pas. La révélation d'Elias me fait l'effet d'une douche froide. Je suis surprise, bouche-bée, il m'aurait dit qu'il avait été échangé à la naissance que le choc n'en aurait pas été moins violent. Je lis dans ses yeux qu'il a peur de ma réaction, et que c'est sans doute cette peur qui l'a poussé à ne rien me dire durant ces derniers mois. Je suis juste surprise, pas dégoûtée. J'aime mon frère et rien au monde ne pourra m'obliger à lui tourner le dos, surtout pas un détail pareil. Détail qui a son importance, mais au fond, pourquoi ça me chagrinerait de ne jamais avoir de neveux ou de belle-sœur ? Je lui souris et il n'a pas besoin de mots pour comprendre. J'espère que mes parents le prendront aussi bien.

Ils le prendront très bien, mais je ne le sais pas à ce moment-là. Tout va bien dans le meilleur des mondes.

Athènes, ?? Décembre 2001

Nikos a de plus en plus de mal à supporter ma 'constante méfiance'. Il ne cesse de me répéter que si je ne lui fais pas confiance, ce n'est plus la peine qu'on se revoit. Je ne comprends pas et m'accroche à lui comme un naufragé s'accroche à sa bouée. Je n'y peux rien si je vois le mal partout, je suis sans cesse persuadée qu'il me trompe, qu'il... Je suis bizarre. Insupportable. Je ne veux pas qu'on se quitte comme ça, sur une dispute, je le refuse. Je m'excuse, je lui promets que je ne recommencerai plus. Il accepte mes excuses, et on se réconcilie, c'est aussi bête que ça. Il doit vraiment m'aimer pour me supporter.

Quand j'y repense, ça me fait presque pleurer. C'était vraiment un homme bien. Je lui dois beaucoup.

Athènes, 30 Juin 2002

Le Brésil a gagné la coupe du monde de football. Elias s'en fiche, vu que ce n'est pas la Grèce, ce qui n'a l'a pas empêché de regarder le match avec un intérêt non dissimulé. Il est admiratif de cette équipe qui a remporté cinq fois la coupe du monde. Moi aussi, je dois l'avouer. Nikos se moque de nous car il n'aime pas le foot; Elias ne manque pas de lui rétorquer que c'est parce qu'il n'arrive pas à manier le ballon. Défi lancé, demain, ils s' affronteront pour déterminer qui d'eux deux est le meilleur joueur. Une petite coupe du monde, ça mérite aussi d'être regardée, non ? Pas besoin de joueurs célèbres ou de toute une équipe pour s'amuser. Je crois bien que je vais y participer, tiens. Je suis sûre que je peux les battre tous les deux, même si je ne fais qu'un mètre cinquante-neuf.

Pari gagné.

Sparte, 16/17 Mars 2003

Maria nous a emmenés, moi et Elias, à Sparte, visiter la ville fantôme de Mistra. On a eu un peu de pluie, mais globalement, c'était magique. J'ai toujours aimé les musées et les sites abandonnés, il se dégage des ruines un sentiment que je ne peux exprimer par de simples mots. De la tranquillité, de la sagesse, des cris et des rires... On marche sur un sol que des pieds, vieux de centaine d'années, ont déjà foulés avant nous. On pose le regard sur ce qui était autrefois la fierté de tout un peuple. J'aimerais tant voir les choses comme elles l'étaient à leur commencement. Je me dis aussi, quand je marche dans les rues d'Athènes, qu'un jour peut-être cette immense ville ne sera plus qu'une immense ruine. Qui la visitera à ce moment là ? Ces personnes auront-elle les mêmes pensées que moi, alors que je regarde ces maisons abandonnées, rongées par le temps et les intempéries ? Elias a faillit tomber plusieurs fois, et je me suis blessée au genoux, mais on est rentrés heureux. Quand je raconte tout ça à maman et papa, ils ouvrent de grands yeux. Au contraire de certains, ils n'ont pas perdus leur faculté à imaginer et s'émerveiller.

Athènes, 15 Mai 2003

Les choses ne vont pas bien entre Nikos et moi. Ou plutôt, c'est moi qui ne vais pas bien. Je commence à croire que j'ai vraiment un problème, et que je devrais aller consulter un psychologue. Nikos me parle de grands projets, sous-entend le mariage. Moi, je n'ai pas envie de m'engager, j'ai trop peur. Je revois ma tante Eleni, assise sur sa chaise, le regard perdu dans le vide, dénué de toute envie de vivre. Ma tante si belle et pourtant si triste. Ma tante qui a été heureuse, a épousé un homme qu'elle aime, a mit au monde deux enfants, pour finir par les perdre tous les trois en même temps. C'est stupide, mais quand j'essaye de m'imaginer mariée à Nikos, je me vois assis devant sa tombe, triste comme ma tante. J'ai peur d'avoir une raison de vivre et de la perdre. Je peux perdre ma famille à n'importe quel instant, et ça je n'y peux rien. Le mariage, une deuxième famille, ça j'y peux quelque chose. Nikos veut une vie banale; Moi j'ai peur d'avoir une vie, une autre que celle que j'ai maintenant. Nos silence sont de plus en plus longs. S'il ne finit pas par le dire, c'est moi qui le dirai, et tant pis si ça me brise le cœur.

La radio grésille. On dirait qu'elle est désemparée.

Athènes, 22 Août 2003

Nikos et moi avons rompus. Hier, en début d'après-midi, chez lui. On a longuement parlé, et c'est la conclusion à laquelle nous sommes parvenus. Je n'ai pas été triste, simplement soulagée, à la fois pour lui et pour moi. Soulagée de nous être quittés avant de nous détester. Avant de nous empoisonner mutuellement la vie. C'est ça qu'il y a de compliqué dans une relation, savoir quand se séparer avant qu'un fossé ne nous sépare. Nous sommes toujours en bons termes, nous sommes toujours amis. Ou du moins, je me plais à le croire. J'aime le fait qu'on se soit dit au revoir sur une étreinte, comme dans une vieille chanson d'amour. Le soir-même, la radio qui grésille a passé une chanson sur une femme qui quitte un homme, mais pense que c'est pour le meilleur, et qu'il pourra mener une vie heureuse sans elle. Cette femme a du comprendre que continuer une relation qui n'aboutirait à rien de bien pour l'homme était égoïste. Si dans quelques années je peux assister au mariage de Nikos et voir jouer ses enfants, ce sera ma plus belle récompense.

Je fredonne encore cette chanson, de temps à autre. Elle me détend. Elle me fait me sentir bien.

Athènes, 11 Juillet 2004

Bon anniversaire, Nikoleta. Tu as vingt-quatre ans aujourd'hui. Maria me taquine en disant que je vais finir vieille fille. Je lui renvoi sa boutade, elle n'est pas mieux partie. Papa et maman m'étreignent comme si j'étais encore une enfant, et Elias me met une grande tape dans le dos. J'ai peur de l'avenir, je ravale ma peur. Il ne faut pas gâcher un tel moment. Dehors, le soleil brille très fort, comme le jour de ma naissance. Dans un moi, le jour de l'anniversaire de mon petit frère, commenceront les jeux Olympiques d'Été 2004, ici, à Athènes.

Athènes, ?? Juillet 2004

Quand on prend le repas, à table, j'intercepte parfois le regard de ma mère, posé sur moi et mon frère. Elle sourit, elle a l'air satisfaite et apaisée. Je ne sais pas à quoi elle peut penser en nous regardant; Aux enfants que nous étions, il y a des années de cela ? A ce que nous allons devenir ? Est-elle fière de sa fille et de son fils, se dit-elle qu'elle est une mère comblée ? J'imagine mille propositions, les passe et les repasse en revue dans ma tête. Maman a quarante-neuf ans. Elle voit probablement des choses que je ne peux pas voir. Je passe toujours à côté de la réponse.

Maman, papa, je donnerai n'importe quoi pour vous rassurer. Je ne suis pas morte. Je suis juste là. Si seulement vous pouviez m'entendre...

Athènes, 13 Août 2004

Elias est excité comme une puce. A croire que les Jeux Olympiques ont été organisés spécialement pour lui. Il a vingt et un ans aujourd'hui, et pour l'occasion, maman a ressorti toutes ses vieilles photos sous l'œil hilare de Maria, qui une fois de plus est venue honorer notre salon de sa présence. Le petit garçon qui s'accrochait à ma robe à bien grandit; Il marche sans aide, à présent, même si je lui tiens toujours le bras, par habitude, au cas où. Je suis toujours là pour lui. Je suis sa grande sœur. Et je me fiche bien qu'il fasse vingt centimètres de plus que moi, ce n'est pas important. Ce soir, nous irons à l'ouverture des Jeux, mais pour l'heure, nous avons un anniversaire à fêter. Comme mon père, tête en l'air, à oublié quelques bricoles, c'est moi qui m'en charge. Je sors de la maison, et comme je ne suis pas à l'aise dans la foule, je me dépêche. La porte de l'épicier, je la pousse, j'entre, elle se referme trop vite. Bien trop vite.

Et je me retrouve seule dans cet immense hall d'entrée. Tout s'est enchainé aussi rapidement que je l'ai écris, et j'ai mis plusieurs minutes à comprendre ce qui m'arrivait. Et toute une éternité pour accepter mon sort, ce ne sera pas de trop. Est-ce ma faute si le monde m'en veut ? Si on s'acharne sur moi ? Qu'est-ce que j'ai pu faire pour mériter pareil destin ? Je veux sortir. Laissez moi sortir.

**************

« Laissez moi sortir. » Un murmure inaudible, alors que la jeune femme cessait de faire courir son crayon sur les pages de son cahier. Il n'y avait que la nuit qu'elle se sentait bien, qu'elle n'avait pas l'impression qu'on l'épiait et parlait dans son dos. La lune brillait, semblable à celle qu'elle avait maintes fois observée depuis la fenêtre de sa chambre. Elle la contempla, comme absente, un long moment. Cela allait faire trois jours qu'elle était entrée ici. Ses mots, pourtant, étaient lourds et emplit de nostalgie. Elle traça un trait, puis un autre, sans but, simplement pour se prouver qu'elle sentait encore.

Elle ignorait si quelqu'un l'entendait. Mais elle continuerait à supplier, plainte vaine et douloureuse d'un cœur qui saigne. Je veux sortir, par pitié. Laissez moi sortir.


Caractère

Angoissée, sans cesse sur ses gardes, paniquée à la moindre contrariété et nerveuse. Nikoleta a l'impression que le monde lui en veut, qu'on parle sans cesse dans son dos, et fait rarement confiance aux autres. Hormis ses amis proches et sa famille, elle n'ose pas se confier de peur que ses secrets et ses inquiétudes soient répétées à tout va. Nikoleta est une personne renfermée et discrète, voir effacée, qui garde en général ses soucis pour elle, s'appliquant à ne pas les laisser transparaître. C'est qu'elle en a, des soucis, la demoiselle ! Mais le plus souvent des soucis futiles. Elle s'inquiète d'un rien, et tout est bon à la faire angoisser. Il n'est pas rare de la voir soupirer ou afficher une expression mélancolique, il est plus rare en vérité de la voir sourire. Elle est sans cesse préoccupée, et elle ne peut s'en empêcher. Cet air ennuyé ne lui donne, il faut l'avouer, pas un extérieur avenant et sympathique. Nikoleta paraît être en permanence en plein deuil.

Ce n'est pas qu'elle est si timide, mais plutôt facilement impressionnable. Elle n'ose pas élever la voix, et se tait le plus souvent. Elle ressasse et ressasse ses ennuis sans chercher à s'en débarrasser. Il est rare que Nikoleta prenne une décision d'elle-même, mais lorsqu'elle le fait, c'est que cette décision lui tient à cœur et elle va jusqu'au bout. Calme et posée, elle aime malgré tout se dépenser de temps à autre. Il se peut aussi, pour une raison X ou Y, qu'elle vous prenne en grippe et se méfie de vous plus encore que des autres; A ce moment-là, elle peut devenir désagréable et agressive envers vous. Ce comportement reste toutefois assez peu courant chez la demoiselle, qui préfère éviter ceux qu'elle n'aime pas sans leur parler.

Avec des personnes de confiance, Nikoleta est plus ouverte, souriante et bavarde. Oh, elle ne vous fera pas de longs discours, mais saura ne pas faire couler la conversation. Elle est une amie fidèle qui vous aidera si cela est son pouvoir, et vous conseillera de son mieux. Néanmoins, il faut retenir que l'entourage proche de Nikoleta est sa plus grande faiblesse; Elle se montre inquiète et protectrice envers ses amis, et peut transformer un petit problème en toute une tragédie. Ce qui peut être agaçant, nous en convenons.

Physique

Nikoleta est une jeune femme que rien ne distingue des autres. Petite, fine, discrète, sa garde robe est aussi sobre que le reste de sa personne, et ne la démarque pas de la foule compacte qu'on croise dans les rues. Une jeune femme banale que sitôt croisée vous oublierez. Est-ce que ça la dérange ? Bien sûr que non, ça lui va même très bien. Sinon, elle aurait déjà fait quelque chose pour remédier à ce problème depuis longtemps.

Du haut de son mètre cinquante-neuf, Nikoleta n'a jamais été complexée. Dieu sait pourtant que ça aurait été pratique, dans certaines situations, de faire quelques centimètres de plus. Excusez moi, monsieur, mais est-ce que vous pouvez m'aider à attraper cet article trop haut pour moi ? Avec ses quelques quarante-quatre kilos, on peut avoir peur qu'elle ne s'envole lors d'une tempête, mais rassurez vous, ça ne lui ai jamais arrivé. La nature ne fait pas de miracles, Nikoleta a des formes en accord avec son poids plume, à savoir: pratiquement inexistantes. Peu de poitrine, peu de hanche, des bras et des jambes presque trop fins. Malgré tout, à 24 ans révolus, elle n'affiche plus un visage d'enfant ou d'adolescente, mais bien de femme. Un visage plutôt commun, sur lequel on ne se retourne pas. Sa peau, d'ordinaire claire, a tendance à prendre des couleurs sous le soleil, et même quelques rougeurs si elle ne prend pas garde. Ses yeux sont d'un joli vert clair, et c'est encore ce qu'elle préfère chez elle, avec ses cheveux. Longs, ils lui arrivent en bas du dos, et sont châtains clairs. Très fins, ils s'abîment facilement, et si quelques fois elle les laisse libres, Nikoleta les attache la plupart du temps en une queue de cheval haute, ou toute autre coiffure qu'elle se sent capable de réaliser sans aide.

Sa garde robe est à l'image de son caractère effacé. Des vêtements passe-partout, de préférence crèmes ou marrons, jamais vifs. Nikoleta porte des robes, comme des jupes et des pantalons. Elle n'est guère difficile. En tout cas, ne vous attendez pas à la voir porter des tenues extravagantes ou trop provocantes; Ce n'est clairement pas son style. Elle aime passer inaperçue.



Informations Hors-RP

Avez-vous bien lu les règles ? Oui, et j'ai même pris un peu de {vodka} pour m'aider ! - Nii'
Où avez vous trouvé ce forum ? Ah ah ah ah...
Est ce votre premier perso...
♦ ...Dans un forum RP ? Non.
♦ ...Dans ce forum ? Non. Mais vraiment, c'était à prévoir.


Dernière édition par Nikoleta Papadakis le Mar 14 Mai 2013 - 22:51, édité 2 fois
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Delicate Boy
avatar

+
Féminin Pseudo Hors-RP : Nii' / MPDT
-
0 / 1000 / 100

• Age : 24
• Pouvoir : Ressentir les émotions des autres.
• AEA : Bilboquet. L'escargot. Le meilleur. Le plus rose.
• Petit(e) ami(e) : Iwa coeur coeur love ♥ (Mais il n'oublie pas Soren.)

RP en cours : Dysphorie en Euphorie.

Messages : 870
Inscrit le : 24/05/2010

MessageSujet: Re: PAPADAKIS Nikoleta   Sam 26 Mai 2012 - 18:55

Bon eh bien, rien à dire ~ C'est nickel, tout est parfait. Ça aura été rapide et efficace, hein !

Comme il n'y a rien à redire, je te valide sans plus attendre. C'est un double compte, donc je ne te fais pas part de la marche à suivre ; demande de chambre, déclaration de pouvoir et premier RP dans le Hall, etc... Tu sais ce que tu as à faire.

Je vais te faire l'immense honneur d'enlever le {En cours} de ta fiche avant de te locker, pour que ça ne fasse pas stupide. ♥

Amuse toi bien sur le forum (pour la énième fois) ! \o/



• • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • •


« I'm in the basement, you're in the sky ;
I'm in the basement baby, drop on by.

Hold your breath and count to ten
And fall apart and start again -
Hold your breath and count to ten,
Start again, start again... »

Voilà mon cœur ; prudence en sortant :
 
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
 

PAPADAKIS Nikoleta

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
xX || Pensionnat Interdit || Xx :: .:: À lire avant tout ! ::. :: Registre :: Fiches en cours de réécriture-
Sauter vers: