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 (N°9) Allô Houston, vous me recevez ? [Libre] {Alejo & Vinny first}

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MessageSujet: (N°9) Allô Houston, vous me recevez ? [Libre] {Alejo & Vinny first}   Mer 20 Juin 2012 - 22:19

Allô Houston, vous me recevez ?
Libre
    Claris était en embuscade. Oui, parfaitement, en embuscade derrière une commode surmontée d’un vase lequel dressait fièrement vers le plafond une grappe de fleurs desséchées. L’adolescente, accroupie derrière le meuble, glissa un regard vers la portion de couloir qui s’étendait au-delà. Car c’était à cet endroit que se trouvait sa cible. Croyant surprendre un mouvement – très certainement le fruit de son imagination néanmoins – du côté de la porte qu’elle observait attentivement depuis une poignée de minutes, Claris se jeta brusquement en arrière, et s’adossa au mur tandis que ses genoux nus râpaient sur l’épaisse moquette rouge.
    Dépliant l’antenne d’un talkie-walkie imaginaire, elle murmura au creux de son poing, assez fort pour que, depuis la porte de sa chambre plusieurs mètres derrière elle, Alejandro puisse l’entendre. Manière élégante de dire qu’elle cria avec toute la discrétion dont elle savait faire montre :

    « Une deux, une deux, Œil de lynx à la base, vous me recevez ?! »
    La raison de sa présence était en elle-même assez simple. Non, dans l’esprit de Claris, si petit soit-il, il ne s’agissait pas d’un jeu, mais bel et bien d’une véritable opération commando. En effet, la demoiselle avait décidé qu’il était temps de mettre fin à la tyrannie dont elle était victime depuis trop longtemps. A savoir, la série de persécutions que son bourreau, Heather Maystood, s’amusait à lui faire subir depuis son arrivée au pensionnat. Claris avait tout essayé pour se soustraire à ses mauvaises plaisanteries : elle avait fui en courant – mais cette mégère avec de grandes jambes, et était capable de courir sur des talons de 30 centimètres !, s’était plainte à T.J qui avait pris cela comme une blague, et s’était réfugiée chez Kélian qui l’avait vendue sans le moindre scrupule. Après avoir boudé les deux jeunes hommes pendant une semaine, elle en était arrivée à se cacher dans les jupes de Marie-Colombe qui prenait toujours sa défense – même si elle avait une dent contre Kélian, Claris ne savait pas pourquoi.
    Il faut dire que dans l’entourage de la petite blonde, il n’y avait pas grand-monde pour lui porter secours. A part les trois individus précédemment cités… Déjà, Soren semblait redouter Heather – Claris n’en avait pas cru ses oreilles – et Alejandro n’était pas le type même du protecteur musclé. Quant à Kyle, il l’avait plutôt à la bonne. Et Vinny en avait une trouille bleue, quand bien même il aurait accepté d’aider son amie – oui, son amie, parfaitement – à lui échapper. Donc elle n’était entourée que de trouillards incapables, voilà. Même les AEA ne pouvaient lutter contre la monstruosité qui servait d’amie à Heather. Claris avait bien envisagé d’envoyer Mirror se faire dévorer mais son refus avait été catégorique.
    Il n’y avait donc plus qu’une solution.
    Combattre !
    En soi, Alejandro et Vinny avaient dû être très… surpris, lorsqu’ils avaient été tirés de leurs activités matinales par une tornade blonde hystérique. Après avoir laissé échapper quelques mots comme « guerre », « invasion », « vengeance » et autres – Claris était tombée sur Layne ce matin-là dans la cuisine, ce qui l’avait littéralement terrorisée – l’adolescente les avaient embarqués – et traîné de force, dans le cas d’un Vinny peu coopératif – dans sa folle aventure.
    Qui prenait place ici, dans ce couloir, à trois pas de la chambre de la veuve noire.
    Claris avait planifié son attaque à l’heure où Heather prenait son petit déjeuner. Elle portait sur le dos un sac rempli de feutres indélébiles, de peinture et d’une boîte contenant un élevage de cafards qu’elle avait constitué elle-même. Elle s’était même renseignée sur l’endroit où dormait son ennemie, puisque cette dernière n’avait pas la bonté de loger dans le dortoir des filles comme tout le monde. Elle ignorait qui étaient ses colocataires, mais tant pis. Ils pâtiraient de leur relation, quelle qu’elle soit, avec le monstre.
    En attendant, elle devait être certaine que son coéquipier était prêt avant de lancer l’assaut. Et que Vinny ne s’était pas enfui quand elle avait le dos tourné, aussi.

    « CENTRALE, vous me recevez ?! » Cria-t-elle donc à nouveau au cas où l’aveugle serait également devenu sourd entre-temps.



Bon, un doute subsiste concernant la chambre, mais au pire, Nii, tu m'aimes pas vrai ? Tu déplaceras ? ♥
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MessageSujet: Re: (N°9) Allô Houston, vous me recevez ? [Libre] {Alejo & Vinny first}   Mar 3 Juil 2012 - 19:29

« Une deux, une deux, Œil de lynx à la base, vous me recevez ?! »

Elle n'aurait pas pu faire plus discret.
Malgré l'inutilité du geste, Alejandro leva les yeux au ciel. Ou au plafond, plutôt. Peut-être que s'il ne lui répondait pas elle oublierait sa présence, tiens. Comme ça il pourrait retourner à ses activités, beaucoup plus tranquilles et sûres que ce dans quoi la blonde avait décidé de l’entraîner.
La seconde d'après, il retint un soupir et perça lui-même sa bulle : aucune chance. Claris n'était pas du genre à lâcher prise quand elle avait une idée en tête et, là, elle lui semblait être plus motivée que jamais. Un peu trop même. Il aurait préféré être n'importe où plutôt qu'en embuscade dans le dortoir des garçons mais maintenant il était un peu tard pour reculer. Il se voyait mal partir discrètement dans le sens inverse. Surtout que laisser Vinny et la petite blonde seuls ne lui disait trop rien. Il s'efforça donc de reléguer ses craintes au second plan pour se concentrer sur sa 'mission' : infiltrer la chambre d'Heather. Ça n'avait rien de sorcier. Ça pouvait s'apparenter à une blague de mauvais goût. Rien qui puisse leur valoir la peine de mort, en tout cas. Alors pourquoi s'en faisait-il ?
Eh bien parce que leur victime n'était pas n'importe qui, pour commencer. Heather avait la voix des filles assurées, populaires et superficielles. Il lui paraissait évident qu'elle avait beaucoup d'amis, qu'elle avait un minimum d'influence. S'attaquer à elle était risqué. S'ils se faisaient prendre ils allaient au devant de sacrés ennuis, et il pesait ses mots.
Voilà pourquoi seul, il n'aurait jamais pensé à faire quoi que ce soit contre elle. Il ne l'appréciait pas, loin de là, mais il était aussi très loin d'avoir la spontanéité et l'entêtement de Claris : il préférait laisser couler. C'était plus simple et beaucoup moins prise de tête.
Mais le temps où il pouvait se laisser marcher sur les pieds était officiellement fini. Maintenant, ils contre-attaquaient. Ou quelque chose comme ça.
Attentif aux bruits alentours et malgré ce qu'il pouvait en dire, Alejandro s'était bel et bien pris au jeu. Il sentait que ce plan courait au désastre et que ça allait finir en n'importe quoi généralisé – voire en sauve qui peut – mais comme tout bon soldat il s'arrangea pour se concentrer sur ce qu'ils avaient à gagner et non à perdre. Aucun d'eux n'aimait Heather. Et elle n'aimerait certainement pas qu'ils s'introduisent dans sa chambre pour y faire Dieu sait quoi. Peut-être même qu'elle piquerait une crise. Et qu'elle ferait de leur vie un enfer. Même si à en croire Claris ça ne pouvait pas être pire, il était suffisamment bien placé pour savoir que ça pouvait toujours être pire. Mais peu importe la vengeance que la jeune femme pourrait mettre en place, ça n'enlèverait rien à leur victoire. Rien du tout. Ils auraient gagné.
S'il ne réussissait pas à s'en persuader, il allait vraiment finir par faire demi-tour. Heureusement que Vinny n'était pas aussi positif et déterminé que leur amie parce que, sinon, il se serait vraiment senti stupide.


« CENTRALE, vous me recevez ?! »

Pourquoi se sentait-elle toujours obligée de crier comme ça, hein ? Le jeune homme observa une seconde de silence pour vérifier que Vinny n'avait pas entre temps filé avec l'agilité d'un chat (parce qu'il aurait au moins fallu ça pour qu'il lui passe devant le nez sans qu'il l'entende) avant de mimer un téléphone avec sa main. Il se sentait à la fois complètement stupide, excité et inquiet. Tant que l'un ne prenait pas le pas sur l'autre, ça devrait aller.

« On te reçoit dix sur cinq, répondit-il en tentant un compromis entre trop et pas assez fort. On est, euh... Parés pour la mission ? »

Quitte à jouer les agents secrets qui entrent sans permission dans une pièce pour y voler des choses ou prendre des otages, ils auraient au moins pu avoir les tenues et armes qui allaient avec. Ça lui aurait sûrement paru plus légitime.

« On attend tes ordres. Œil de Lynx. »

Il aurait pu questionner le pourquoi du comment de Œil de Lynx mais comme d'eux trois elle était sans conteste celle qui avait la meilleure vue, pourquoi pas.
Et puis Vinny, sur qui il reporta son attention, n'était pas du genre à instaurer une opération commando pour terrasser un ennemi quelconque. Ou alors il cachait drôlement bien son jeu.


« Ça va ? »

Histoire de. Au cas où il soit au bord de l'apoplexie sans qu'il puisse s'en rendre compte.

{ Nop', c'est bon o/ Tu as posté au bon endroit, brave bête. ♥ }



• • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • •


« Sueño cuando era pequeño sin preocupación en el corazón.
Sigo viendo aquel momento - se desvaneció, desapareció.
Ya no te creo, ya no te deseo ; solo te dejo, solo te deseo.

Mira, Sofia ; sin tu mirada, sigo, sin tu mirada, sigo.
Dime Sofia : cómo te mira, dime cómo te mira, dime -
Sé que no, sé que no. Sé que solo, sé que ya no soy oy oy oy -

Mira, Sofia. »

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MessageSujet: Re: (N°9) Allô Houston, vous me recevez ? [Libre] {Alejo & Vinny first}   Mer 4 Juil 2012 - 13:02

Présentement, Vinny s'appliquait à réciter à voix basse toutes les prières que son esprit avait été en mesure d'enregistrer du temps de sa vie à Rozkeler. Il en récitait par conséquent deux en boucle, les mains crispées sur la lanière de son sac, priant ardemment pour que tout ceci ne soit qu'un mauvais rêve dont il allait bientôt s'éveiller. Il se réveillerait à l'abri relatif des murs de sa chambre, et pourrait se rassurer en allant secouer Kélian pour lui dire qu'il avait fait un cauchemar atroce.
Oui, Vinny était bien naïf de penser pouvoir s'échapper de cette situation rien qu'en fermant les yeux pour les rouvrir. Son unique œil violet fit face à une réalité trop dure, et il le tourna vers Alejandro, se demandant si le jeune aveugle trouvait cette situation plaisante. Lui ne voyait pas comment elle pouvait l'être, quel que soit l'angle par laquelle il la prenait; Certes, il n'aimait pas Heather. C'était une femme -comme la bonne moitié du pensionnat-, et une méchante femme en plus de ça. Elle semblait prendre un malin plaisir à tourmenter les autres, et Vinny ne faisait malheureusement pas exception à la règle. Cependant, il ne pensait pas que faire ce que Claris voulait faire, peu importe la teneur exacte des actes qu'elle planifiait, allait arranger les choses. Pour un jeune garçon élevé dans le pardon et la miséricorde, Vinny penchait plutôt pour tenter de sauver l'âme damnée d'Heather par des prières à répétition. Rien ne servait d'exciter encore plus l'animosité qu'elle leur portait ! Il suffisait d'être compréhensifs, gentils, lui sourire et prier pour elle. Tout rentrerait dans l'ordre en agissant ainsi.

Et si un doute persistait en Vinny au regard de cette méthode, quand bien même c'était la sienne, il ne le laissa pas s'insinuer plus profondément. Le garçon aux cheveux blancs désirait simplement rentrer dans sa chambre pour lire des passages du livre sacré, ou bien aller dans la bibliothèque pour recopier les dits passages (quelle diversité). En bref, tout, mais pas être en embuscade près de la chambre d'Heather pour la saccager.

« Une deux, une deux, Œil de lynx à la base, vous me recevez ?! »

Vinny frissonna en entendant Claris faire preuve d'autant de discrétion qu'un énorme animal. Lui qui pensait que le but était de ne pas se faire repérer ! N'importe qui passant dans le couloir se serait retourné vers eux tant ils étaient transparents. Vinny n'eut pas même le temps de s'amuser de son potentiel jeu de mots que la blonde recommençait à leur crier dessus. Vinny fit la grimace, laissant à Alejandro le bon soin de répondre à 'Œil de Lynx' qu'ils la recevaient parfaitement et que tout allait bien.
Même si, dans son cas, rien n'allait.


« On te reçoit dix sur cinq. On est, euh... Parés pour la mission ? »

Pas moi, songea le petit religieux, qui décida de garder pour lui ce commentaire. Si elle l'avait entendu, Claris n'aurait pas manqué de le traiter de trouillard. Qu'y pouvait-il s'il n'était pas courageux ! De plus, quand il s'agissait d'Heather, la mission prenait immédiatement un tournant suicidaire pour lui. Elle allait les tuer, les tuer, et... Qu'est-ce qu'Alejandro mimait avec sa main, exactement ? Trop occupé à essayer de deviner à quoi pouvait correspondre ce geste -ça avait le mérite de l'occuper et faire taire son inquiétude pour quelques instants-, Vinny sursauta largement quand le jeune homme aux yeux marrons se tourna vers lui, lui demandant s'il allait bien. Le concerné aurait pu continuer d'agiter la tête s'il ne s'était pas souvenu de l'infirmité de son ami. Ah. Une réponse orale s'imposait.

« Oui, je vais parfaitement bien, ne t'en fais pas ! » Répondit-il d'une voix qui trahissait jusqu'à la moindre intonation la peur qui lui tenait le cœur en otage. Mais, mince, il ne pouvait pas et parler et faire semblant de penser ce qu'il disait. C'était au dessus de ses maigres forces.

Il hésita un court instant, avant de demander précipitamment à Alejandro, du ton le plus bas qu'il pouvait adopter:

« Mais, euh, si Heather revient et qu'elle nous voit, qu'est-ce qui va nous arriver ? »

Rien de bien, lui répondit une petite voix dans sa tête, qu'il ignora. Ça tombait sous le sens. Tout le monde n'avait pas son penchant pour la passivité extrême et le pardon religieux. Rien que de penser aux tortures qu'elle pouvait leur infliger le glaçait sur place. Les mains serrées à s'en faire mal sur la lanière de son sac, il se demanda si réciter une ou deux prières encore ne s'imposait pas.
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MessageSujet: Re: (N°9) Allô Houston, vous me recevez ? [Libre] {Alejo & Vinny first}   Dim 8 Juil 2012 - 1:40

    La cible se trouvait toujours hors de vue. Jetant de brefs coups d’œil en tous sens depuis la commode derrière laquelle elle se dissimulait, Claris s’assura une énième fois qu’aucun des prétendants ou amis d’Heather ne traînait dans les parages. Dans le cas contraire, elle avait prévu quelques subterfuges afin de les éloigner de la chambre 9, tels qu’une bombe de peinture rose vif et une bouteille d’huile. Elle avait essayé de capturer Mask ou Guy mais ceux-ci lui avaient facilement filé entre les doigts – en même temps, essayez de fourrer un ver de terre de 10 mètres dans un sac à dos. Elle avait également récupérer un des paquets de cigarettes qui traînait chez T.J – lequel devait très certainement les avoir volées à Hans Hackermann – parce qu’elle n’avait pas eu la témérité d’essayer de prendre les siennes à Kélian et que si celui-ci venait à passer dans le coin elle voulait pouvoir l’attirer ailleurs avec un quelconque paquet accroché à une ficelle pour qu’il ne risque pas de faire tomber son plan à l’eau.
    On peut toujours rêver.
    Quoiqu’il en soit, le couloir était désert. Les seuls êtres vivants présents étaient la petite blonde, Alejo quelques mètres derrière, Mirror qui philosophait à mi-voix en tournant près du plafond et enfin, Vinny que la fillette avait presque l’impression d’entendre claquer des dents de sa propre position.
    Claris était tellement concentrée sur son observation de la porte n°9 – on aurait dit qu’elle tentait d’y creuser un trou par la seule force de son regard – que la voix de l’espagnol la fit brusquement sursauter lorsqu’elle s’éleva pour répondre :

    « On te reçoit dix sur cinq. On est, euh... Parés pour la mission ? On attend tes ordres. Œil de Lynx. »
    Claris nota avec satisfaction qu’il avait fidèlement suivi son exemple en s’adressant à elle avec une grande discrétion. Peut-être ferait-il un soldat digne de ce nom, finalement.
    Elle jeta un regard en arrière, puis se concentra à nouveau sur son objectif. Impossible de savoir si la chambre était actuellement occupée ou non. En outre elle ignorait qui logeait avec la diablesse, il était donc parfaitement envisageable que quelqu’un soit embusqué à l’intérieur pour contrarier leurs plans.
    La fillette n’hésita néanmoins qu’un instant. Attendre n’était pas sa spécialité : quand faut y aller, faut y aller !
    Sans remarquer les conciliabules discrets des deux garçons derrière elle, Claris abaissa une visière invisible sur ses yeux et leva un bras, leur jetant un rapide coup d’œil.

    « A mon signal on fonce ! » Lança-t-elle dans un réel chuchotement, cette fois.
    Elle compta mentalement jusqu’à trois, puis abaissa brutalement le bras et surgit de sa cachette en criant :

    « Go, go, go ! »
    Elle ne savait pas bien de quoi il s’agissait en vérité, ni même l’utilité d’une telle exclamation, mais elle avait vu ça dans un film, à un moment ou un autre de sa courte vie.
    Claris se précipita donc vers la porte, pliée en deux comme si cela pouvait servir à quelque chose dans ce couloir désert, et se jeta contre le battant dans un substitut de tentative pour enfoncer la porte. En réalité, sachant pertinemment qu’elle n’en avait pas la force pour avoir déjà fait l’essai sur cette même porte – et avoir subi les foudres de Layne en conséquence – la blondinette ne fit que sauter dessus en appuyant sur la poignée. L’effet restait tout de même important, peu importaient les détails.
    C’est à cet instant que Claris se rappela que l’abomination qui servait d’AEA à son ennemie pouvait très bien se trouver dans cette chambre. En l’occurrence, elle s’en rappela trop tard pour reculer.
    Elle se contenta donc de trébucher en entrant, freinée dans son élan par cette pensée, et transforma sa chute en une roulade sur le tapis, serrant contre elle une arme imaginaire, avant de s’étaler sur le ventre pour viser un ennemi invisible.
    Evidemment, la chambre était vide.
    Claris se releva prudemment, balayant les lieux d’un regard suspicieux. La bête pouvait très bien s’être dissimulée sous un lit. Elle préférait tout de même attendre l’arrivée de ses comparses avant de s’aventurer plus avant.

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MessageSujet: Re: (N°9) Allô Houston, vous me recevez ? [Libre] {Alejo & Vinny first}   Jeu 19 Juil 2012 - 4:17

Alejandro commença à vraiment se demander si Vinny était toujours là en se rendant compte que les murmures de son ami avaient cessés. Il lui semblait que c'étaient des sortes de prières. Mais quoi qu'il en soit, ça avait cessé. Et il n'arrivait même pas à savoir depuis quand. Quel abruti, mais quel abruti... S'il n'était même pas capable de se concentrer suffisamment pour savoir un truc aussi simple, il n'allait jamais réussir à faire quoi que ce soit. Encore moins une opération d'infiltration à hauts risques.
Heureusement pour lui et sa paranoïa naissante, un mouvement d'air devant son visage coupa court à ses doutes. Vinny n'avait pas bougé. Mine de rien, ça le soulagea. Maintenant, il ne lui restait plus qu'à espérer avoir une réponse verbale. Distinguer un hochement de tête d'une négation juste à l'ouïe était largement au-dessus de ses capacités.


« Oui, je vais parfaitement bien, ne t'en fais pas ! »

Alejandro acquiesça tranquillement en guise de réponse. Bien. Au ton de sa voix il devait être complètement terrorisé, mais s'il avait suffisamment de courage pour affirmer le contraire il ne devait pas aller si mal que ça. D'un autre côté, distinguer courage et dévotion chez Vinny était un peu... Compliqué. Il pouvait très bien dire ça uniquement pour le rassurer. C'était sûrement ça, d'ailleurs.
Comme il ne pouvait pas faire grand chose contre la détresse évidente du jeune garçon, il s'appliqua à tendre l'oreille. Pas question de rater un message quelconque de Claris. Même si, vu sa discrétion, il aurait fallu qu'il soit devenu sourd pour ne pas l'entendre. On est jamais trop prudent. Surtout en cas de danger potentiellement mortel. Ce qui serait leur cas si leur victime revenait dans sa chambre avant qu'ils n'en soient sortis.
Vinny leva prudemment la voix, faisant écho à ses propres craintes :


« Mais, euh, si Heather revient et qu'elle nous voit, qu'est-ce qui va nous arriver ? »

Si elle les voyait ? Alejandro garda son visage légèrement détourné, de sorte que son malaise ou ses craintes ne soient pas visibles de son ami. Il pensa 'elle va nous tuer', 'elle va nous scalper et se servir de nos cheveux pour se faire de nouvelles perruques', 'elle va faire de nous ses esclaves pour l'éternité'. 'Elle va nous faire des piercings maison avec ses talons aiguilles'.
Un sourire forcé étira ses lèvres.


« Rien du tout. Elle va pas nous attraper, t'as pas à t'en faire. Et puis j'imagine qu'on a un plan B au cas où. »

En fait il était presque sûr que non. Ça tenait de l'utopie. Entre lui qui n'y voyait rien, Claris qui avait parfois autant de délicatesse qu'un bulldozer et Vinny qu'il pouvait presque imaginer trembler et prier... Si Heather rentrait, ce serait la panique.
A peine eut-il fini de parler que la petite blonde prenait le relais, avec une discrétion presque étonnante vu ses cris de tout à l'heure. Alejandro s'ajusta brièvement à ce changement. Ça rendait les choses presque plus stressantes et officielles, qu'elle décide enfin de ne pas faire de bruit.
Mais quel signal au juste ? Un bruit, un truc, quoi ?
Sa brusque inquiétude dut se lire autant dans son air égaré que dans la bref hésitation qui fit trembler sa voix tandis qu'il lâchait un presque inaudible 'mais'.
Sa protestation fut ensevelie sous la brusque exclamation qui résonna à ses oreilles.


« Go, go, go ! »

D'accord. Ça sonnait bien comme un signal.
Après un bref mouvement d'épaule vers Vinny, il s'élança sans plus y penser vers la porte n°9. Sans trop de précipitation pour éviter d'être déconcentré et de se prendre un mur ou – pire – de rentrer dans la mauvaise chambre, le jeune homme combla en quelques souples enjambées la distance qui le séparait de sa cible. Au premier bruit, il comprit sans mal que Claris avait ouvert la porte ; le deuxième, en revanche, fut plus difficile à interpréter. Le son mat lui donnait l'impression que quelque chose avait, d'une façon ou d'une autre, heurté le sol. Peut-être une blonde, par exemple. Elle avait pu se jeter à terre pour empêcher quelque chose de tomber. Ou n'importe quoi, vraiment.
Il y pensa de justesse quand il entra dans la chambre, se dégageant rapidement de l'entrée pour permettre à Vinny de faire de même. A moins qu'Heather et ses colocataires ne se soient amusés à changer la disposition des meubles, ce devait être à peu près pareil que dans sa propre chambre. Il s'appliqua donc à en faire un plan mental tandis que, le long de sa nuque, un frisson lui rappela qu'il risquait de regretter cet accès de témérité dans quelques minutes.
Pour l'instant, il se sentait très bien dos contre le mur.


« Claris ? Le champ est libre ? »

Il n'aurait su le dire. Tout ce qui lui importait pour l'instant était que personne ne les ait vu, que personne ne renverse la salade d'Heather sur son chemisier préféré pour éviter qu'elle revienne se changer, que Vinny ferme la porte derrière eux et que Claris, par pitié, n'ait pas aperçu un monstre ou un colocataire après avoir poussé la porte.



• • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • •


« Sueño cuando era pequeño sin preocupación en el corazón.
Sigo viendo aquel momento - se desvaneció, desapareció.
Ya no te creo, ya no te deseo ; solo te dejo, solo te deseo.

Mira, Sofia ; sin tu mirada, sigo, sin tu mirada, sigo.
Dime Sofia : cómo te mira, dime cómo te mira, dime -
Sé que no, sé que no. Sé que solo, sé que ya no soy oy oy oy -

Mira, Sofia. »

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MessageSujet: Re: (N°9) Allô Houston, vous me recevez ? [Libre] {Alejo & Vinny first}   Ven 20 Juil 2012 - 16:02

« Rien du tout. Elle va pas nous attraper, t'as pas à t'en faire. Et puis j'imagine qu'on a un plan B au cas où. »

Il imaginait ? Vinny ferma de nouveau les yeux le temps d'une prière rapide. Ciel, il était certain qu'ils allaient se faire repérer ! Qu'Heather allait revenir, les découvrir dans sa chambre et leur ouvrir l'estomac avant de les exposer au soleil et leur renverser des fourmis dans leurs plaies. Il avait lu ça, un jour; C'était une des punitions que l'on faisait prétendument subir aux pécheurs tout en bas, sous la terre, là où les cris et la douleur sont éternels. Ils allaient devoir endurer bien pire pour avoir osé pénétrer dans un lieu privé et avoir nourrit la haine d'un démon envers eux ! Après avoir... Il ne savait pas exactement quoi, mais détruit l'endroit où Heather passait ses nuits, et s'être faits attraper.
Pas que Vinny n'avait aucune confiance en ses amis; Pas qu'il doutait que leur plan soit infaillible; Pas qu'il pensait que quoi que Claris faisait, sa discrétion finissait par tout gâcher; C'était en lui qu'il n'avait pas confiance. C'était à cause de lui qu'il était persuadé que tout allait mal finir. Vinny se connaissait assez bien pour savoir que si la démone déboulait durant les réjouissances, il allait rester prostré à prier que Dieu lui pardonne ses fautes et l'envoi tout de même au jardin d'Éden rejoindre ses amis. Difficile dans ces conditions de ne pas avoir peur à en claquer des dents.


« A mon signal on fonce ! »

On fonce ? De quel signal parlait-elle exactement ? Vinny poussa un petit soupir et rajusta pour la énième fois son sac sur son épaule, prêt à se redresser à défaut de s'élancer vers la cible de leur 'mission'. Il n'avait pas pensé à laisser son sac dans sa chambre, tout persuadé qu'il était que de toute façon, ils n'allaient pas s'en sortir. Quitte à passer un mauvais moment, il préférait avoir le livre sacré et ses textes rassurants sous la main. Pessimisme, quand tu nous tiens.

« Go, go, go ! »

Les sourcils de Vinny se froncèrent en une moue confuse quand le cri de Claris retentit à travers le couloir. Le temps qu'il se demande si c'était le signal dont elle avait parlé quelques secondes auparavant, Alejandro se dirigeait à la suite de la blonde vers la porte de la chambre n°9. Avec un dernier signe de prière, Vinny suivit son compagnon aveugle, jetant de fréquents regards derrière lui. On ne savait jamais, Heather aurait pu les observer durant tout ce temps, prête à fondre sur eux au moment où ils passeraient le pas de la porte !

Bien heureusement, il n'y avait pas de trace de la grande fille à l'horizon. Il entendit la porte s'ouvrir, le bruit d'une chute. Respirant profondément pour ne pas céder à une crise d'angoisse qui n'aurait pas été commode pour la suite des opérations, il se faufila discrètement dans la chambre et referma avec tout autant de douceur la porte derrière lui. Une fois que ce fut chose faite, il s'autorisa un regard dans la pièce de toutes les convoitises.
Il n'y avait ni Heather, ni aucun de ses colocataires. Après, il ne savait pas à quoi ressemblait l'AEA de la sorcière que Claris semblait craindre. Il espérait simplement qu'il n'était pas dissimulé quelque part, à l'abri des coups d'œil indiscrets.


« Claris ? Le champ est libre ? »

A priori, songea Vinny en inspectant de nouveau le sol et les murs, tout allait bien. Claris pouvait cependant avoir repéré quelque chose qui lui avait échappé. Le garçon aux cheveux blancs entreprit donc de martyriser ses mains avec application; Il était toujours mort de peur. Et ne pas savoir ce que Claris comptait faire ne l'aidait pas à se rassurer.


Il restait persuadé que tout ceci était une très très mauvais idée et qu'ils allaient payer le prix de leur audace.
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MessageSujet: Re: (N°9) Allô Houston, vous me recevez ? [Libre] {Alejo & Vinny first}   Ven 27 Juil 2012 - 20:11

    Le sol n’était pas très confortable. Cette remarque, quoi que remarquablement peu pertinente dans le contexte présent, fut la première à venir à l’esprit de Claris une fois son excitation retombée. A plat ventre par terre, braquant un fusil invisible en direction d’un des pieds du lit le plus proche de la porte, la fillette avait mal aux genoux et au coude droit, durement appuyé contre les lattes de parquet. C’était vraiment douloureux, la vie de soldat, songea-t-elle.
    Puis, elle entendit les pas pressés d’Alejandro qui pénétrait dans la chambre à sa suite, suivis, rapidement par ceux de Vinny, frottant contre le plancher.

    « Claris ? Le champ est libre ? »
    Tout en écoutant le bruit de la porte refermée avec soin sur ses deux compères, Claris, toujours étalée par terre, se fit à nouveau deux réflexions : Déjà, elle était pleinement satisfaite de l’obligeance de Vinny, qui avait eu le courage de s’aventurer jusqu’à l’antre de la sorcière. Depuis qu’elle l’avait tiré de ses prières matinales, la fillette n’avait eu de cesse de lui jeter des coups d’œil attentifs, persuadée qu’il profiterait de la moindre ouverture pour prendre ses jambes à son cou. Mais il semblait que la présence d’Alejandro l’avait rendu raisonnable. Même si pour le moment, il semblait surtout avoir avalé sa langue.
    En parlant d’Alejo, Claris se demandait comment il faisait pour courir sans rien voir autour de lui, sans se blesser. Elle avait essayé plusieurs fois, avant d’entrer au pensionnat, de courir les yeux fermés – pour comprendre une de ses camarades du dortoir 2 – mais elle finissait inévitablement par trébucher ou se prendre un mur en pleine figure.
    Elle lui demanderait sa technique, un jour.
    En attendant, la chambre ne semblait pas renfermer de danger pour le moment ; Pour le moment, parce que la vipère n’allait pas tarder à remonter de son petit déjeuner. Il fallait faire vite. Silencieuse, Claris hocha la tête avec résolution, puis, se rappelant qu’Alejo ne pouvait pas la voir, émit un rapide « hmm » d’acquiescement.
    Puis elle sauta sur ses pieds, s’accroupit et ouvrit son sac, déballant ses armes.
    Sans plus de cérémonie, elle fourra deux bombes de peinture, marron et orange, dans les mains d’Alejo.

    « C’est de la peinture. Pour redécorer les murs. » Elle ajouta avec le plus grand sérieux : « Surtout, pense à dessiner des canards à côté de la fenêtre. »
    Et sur ces paroles énigmatiques, elle se dirigea vers Vinny et lui tendit des feutres indélébiles.

    « Pour écrire sur les meubles et les vitres. » Lui indiqua-t-elle, toujours aussi déterminée.
    Sans songer un instant que le garçon puisse refuser, toutefois. Histoire de ne pas perdre de temps, elle le força quasiment à prendre les « armes », puis sortit sa boîte à cafard de son sac avant d’aller la poser sur un lit, toujours fermée. Elle avait dans l’idée de les libérer plus tard.
    Bon. La fillette se tourna, très raide, vers ses deux amis, et s’écria d’un ton martial :

    « Je déclare l’opération « Destruction de l’envahisseur » lancée ! Faites de votre mieux, soldats ! »
    Claris tint la pose trois secondes. Puis elle se rua joyeusement vers la salle de bain :

    « Je m’occupe de son maquillaaaage ! »
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MessageSujet: Re: (N°9) Allô Houston, vous me recevez ? [Libre] {Alejo & Vinny first}   Mer 15 Aoû 2012 - 20:45

Alejandro caressa des doigts le mur derrière lui. Avoir des repères le rassurait et un mur, c'était un très bon point de départ. De là il pouvait s'imaginer les lits, la fenêtre. Une chambre semblable à la sienne, qui était d'ailleurs à un couloir seulement de là. Bien. Il était en terrain connu, au moins. Ce n'était pas suffisamment grand pour qu'il s'y perde et à part de possibles affaires par terre, il ne devait pas y avoir de meubles posés n'importe où. Se disant qu'il aurait tout le temps de vérifier dans quelques minutes, il abandonna le mur pour plutôt se concentrer sur Claris et Vinny.
Il n'entendait pas le plus petit des deux mais ça n'avait rien de particulièrement étrange. Il devait être mort de peur, le connaissant. Puisque la porte avait été refermée, il était entré ; ça lui suffisait pour l'instant.
Une réponse succincte de Claris lui confirma que, oui, la voie était libre. Du moins l'interpréta-t-il de cette façon. Il aurait bien aimé pouvoir vérifier par lui-même mais comme c'était tout simplement impossible, il allait devoir se fier à ses deux amis. Vu la façon dont la jeune fille semblait prendre cette mission, il s'imaginait bien qu'elle avait du procéder à une observation minutieuse avant de lui répondre. C'était assez drôle à imaginer ; sûrement cela l'était-il aussi à voir.
En attendant, elle avait raison de prendre toute cette histoire au sérieux. Heather en colère, ce n'était pas un ennemi à prendre à la légère. Dans son imaginaire l'étasunienne était aussi impressionnante que charismatique, mais il n'avait jamais osé demander à un de ses amis si son impression était correcte. Trop subjectifs. Il voyait mal Claris ou Vinny, par exemple, lui répondre sincèrement quelque chose de gentil à son sujet. Sorcière, d'accord, mais...
Le contact de ses mains avec une surface froide et rigide lui tira un frisson ; il dut même s'y reprendre à deux fois pour correctement saisir les deux objets qu'on lui tendait. Une fois qu'il fut sûr de sa prise, il en cala un contre lui pour mieux observer l'autre. Ni la texture, ni la forme ne lui étaient familiers. L'explication de Claris vint l'éclairer à point nommé.


« C’est de la peinture. Pour redécorer les murs. »

Oh. A la lumière de cette information, il recommença son manège. En effet, maintenant qu'elle le disait... Il repéra la partie supérieure des bombes de peinture et se fit la remarque de bien vérifier qu'il les tournait vers sa cible et non vers lui quand il aspergerait les murs.
La partie sur les canards en revanche le laissa perplexe. Suffisamment pour qu'il tente de lancer un regard interloqué à la jeune fille – sans se rendre compte qu'elle avait bougé et que c'était donc vers un lit qu'il dirigeait son incompréhension. Si elle voulait qu'il fasse des canards, elle allait vite déchanter. Même avec ses deux yeux il peinait en dessin, alors peindre des bestioles en aveugle tenait de l'impossible.
Et puis pourquoi près de la fenêtre ? C'était tellement précis qu'il ne pouvait s'empêcher de chercher une logique là-dedans. Maux de tête garantis.

Lorsque la voix d’œil de Lynx résonna de nouveau à côté de lui, il corrigea machinalement la direction de son regard. Il ne savait pas vraiment ce qu'ils trouvaient le plus dérangeant ; être fixés par quelqu'un qui ne les voit pas ou s'adresser à quelqu'un qui a l'air de regarder à l'opposé ? Il faudrait qu'il le leur demande, la prochaine fois.
Bruits de pas, bruit très léger de tissu. Nouveau bruit de pas, rapide, puis plus rien.


« Je déclare l’opération « Destruction de l’envahisseur » lancée ! Faites de votre mieux, soldats ! »

Histoire de faire bonne mesure et de correctement jouer son rôle de soldat, Alejandro exécuta un bref salut militaire de la main droite.

« Je m’occupe de son maquillaaaage ! »

Ouch. Il ne put qu'esquisser une grimace à l'idée de ce qu'elle allait pouvoir faire à ce pauvre maquillage. Puis, soucieux de ne pas perdre du temps, il fit quelques pas en avant et suivit la bordure d'un lit des doigts. Il aurait pu demander à Vinny de l'amener près de la fenêtre, mais on a sa fierté – celle du jeune homme ne cessait d'ailleurs de lui compliquer la vie. Quelques pas hésitants plus tard, il atteint le mur d'en face et posa une des bombe de peinture sur un meuble non-identifié près de lui.

« Mais pourquoi des canards ? »

Sa question se noya dans un soupir amusé. Une main sur le mur et l'autre sur le cylindre, il se mit au travail. Ce qui dans son cas se résuma à 'tenter de faire un truc sans trop savoir quoi'. Et ce n'était pas la drôle de tâche sur le mur qui allait le contredire.
Mais lui, il ne pouvait qu'imaginer.


« Vinny ? Elle est de quelle couleur la peinture, au juste ? »

Ça pouvait se révéler un minimum utile. Juste à titre informatif.



• • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • •


« Sueño cuando era pequeño sin preocupación en el corazón.
Sigo viendo aquel momento - se desvaneció, desapareció.
Ya no te creo, ya no te deseo ; solo te dejo, solo te deseo.

Mira, Sofia ; sin tu mirada, sigo, sin tu mirada, sigo.
Dime Sofia : cómo te mira, dime cómo te mira, dime -
Sé que no, sé que no. Sé que solo, sé que ya no soy oy oy oy -

Mira, Sofia. »

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MessageSujet: Re: (N°9) Allô Houston, vous me recevez ? [Libre] {Alejo & Vinny first}   Lun 20 Aoû 2012 - 1:27

Vinny regardait Claris sortir ses affaires du sac avec intérêt; Mine de rien, il avait cru comprendre que c'était avec son contenu qu'ils allaient faire regretter à Heather de les avoir pris pour cibles de ses méchantes moqueries. Mieux valait aviser de suite ce qu'ils allaient utiliser pour ce faire. L'œil violet du garçon suivit les deux objets lisses qu'elle posa dans les mains d'Alejandro, avec un air qui vous faisait penser qu'elle venait de lui confier là sa vie. Ou une partie tout du moins. Vinny, pour sa part, était intrigué par tant de sérieux. Non pas car il ne trouvait pas la situation digne d'une telle cérémonie, mais plutôt car il pensait qu'ils auraient du craindre pour leur vie. Était-il le seul à jeter des coups d'œil à droite et à gauche, à la recherche d'un potentiel danger qui pouvait leur tomber dessus ? De toute évidence, oui. Le jeune garçon aurait aimé penser qu'il en faisait trop, mais il n'arrivait pas à s'empêcher de songer que c'était ses deux amis qui prenaient la chose trop à la légère malgré l'organisation impeccable de Claris.
Si Heather revenait, ils allaient mourir. Ce fut sur cette pensée que la blonde l'intrigua avec une indication bizarre à l'adresse d'Alejandro.

« C’est de la peinture. Pour redécorer les murs. Surtout, pense à dessiner des canards à côté de la fenêtre. »

Vinny pencha sa tête sur le côté. S'il avait observé alors l'aveugle, il se serait aperçu qu'il n'avait pas l'air de comprendre plus que lui cette histoire de canards et de fenêtres. Pourquoi aurait-il du dessiner des canards près de la fenêtre ? Plus embêtant, Vinny ne se souvenait que très vaguement de ce qu'était un canard. Pire encore, il confondait sans s'en rendre compte l'animal en question avec un cygne. Si Alejo devait lui demander si ses œuvres d'art étaient réussies, la réponse n'allait pas être la bonne.

Mais chacun son tour; Claris lui poussa de force dans les bras des feutres. Vinny ne réagit à cette pseudo agression qu'avec une petite exclamation surprise et un regard paniqué envers les dits feutres. Comme s'ils l'avaient menacer de mort s'il osait les toucher.

« Pour écrire sur les meubles et les vitres. »


Aussi bête que cela puisse paraître, la première pensée du religieux fut: Mais pour écrire quoi ? Il palpa les crayons avec une extrême perplexité, et se dit finalement que s'il fallait qu'il écrive quelque chose sur les meubles et les vitres, il y écrirait les écritures du livre sacré. Quitte à redécorer la chambre, autant la redécorer utilement. Comme il avait bien fait de prendre son sac avec lui ! Certains passages convenaient très bien pour Heather, mais il ne les avait pas appris par cœur.

« Je déclare l’opération « Destruction de l’envahisseur » lancée ! Faites de votre mieux, soldats ! »

Vinny imita maladroitement Alejandro et esquissa une parodie du geste militaire que ce dernier avait fait. Suite à quoi Claris s'en fut avec un cri ravi vers la salle de bain, où le maquillage de la Démone n'allait pas faire long feu. Vinny resta là à regarder ses deux 'coéquipiers' se mettre à leur tâche, hésitant à suivre le mouvement. La porte reçut de lui un regard implorant qu'il s'empressa de détourner. Il ne pouvait pas s'enfuir et les laisser seuls; Il allait s'en vouloir s'il le faisait. Il se connaissait. Avec un soupir, il posa son sac et les crayons à terre. Il se saisit d'un feutre violet, enleva le bouchon, et son inspection fut interrompue par Alejandro, qui avait quant à lui entrepris de décorer un des murs.

« Vinny ? Elle est de quelle couleur la peinture, au juste ? »

La peinture ? Le garçon aux cheveux blancs se pencha pour mieux voir la marque qui s'étalait, grossière, sur la surface polie. Si sa vision ne lui jouait pas des tours, la peinture était...

« Orange, répondit-il de sa voix aigüe, s'agenouillant dans le même mouvement pour feuilleter l'immense ouvrage, tu crois qu'Heather aime les canards ? »

Ah, trouvé. Les lèvres de Vinny s'étirèrent en un petit sourire; Il avisa la fenêtre, en face de lui. Le livre dans les bras et le crayon serré dans son poing, il s'installa plus confortablement près de sa cible. De son écriture calligraphiée, il s'appliqua à recopier mot pour mot un verset du passage sur les femmes, qui expliquait la façon dont elles avaient été chassées de la surface de la terre pour avoir apporté le malheur aux hommes. Comme ça, quand Heather voudrait regarder le paysage, elle se rappellerait de sa condition et saurait qu'elle devait bien se comporter. Ça ne rattraperait jamais ses péchés, mais essayer faisait toujours plaisir à Celui qui veillait sur eux de là-haut.

Vinny se fit la remarque que vu le temps qu'elle passait dans la salle de bain, il aurait aussi du l'écrire sur le miroir.
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MessageSujet: Re: (N°9) Allô Houston, vous me recevez ? [Libre] {Alejo & Vinny first}   Sam 25 Aoû 2012 - 15:19

    Claris attendit à peine le temps qu’il fallut à ses deux compères pour esquisser le salut règlementaire, avant de bondir en direction de la porte qui menait à la salle de bain avec un enthousiasme qui, chez n’importe qui d’autre, aurait pu sembler machiavélique. Mais il faut dire que Claris n’avait rien de très effrayant, et que même son inébranlable résolution de faire de la vie – ou, à défaut, de la chambre – de son ennemie un enfer, dès lors que l’opération était dirigée par une fillette haute comme trois pommes aux références cinématographiques douteuses et aux stratagèmes enfantins, ressemblait plus à une gigantesque partie de coloriage de murs – du genre de celles qui rendent la vie des parents impossible dans le plus jeune âge. Sauf qu’en l’occurrence, si leur entreprise venait à être découverte, ce ne seraient pas des parents fâchés qui risquaient de leur tomber dessus ; et alors, le jeu deviendrait nettement moins innocent.
    Cette certitude, pourtant bien présente dans la tête d’au moins un des membres du groupe, ne semblait pas perturber la fillette le moins du monde ; aurait-elle volé en rase-motte au-dessus de sa tête blonde que le résultat n’aurait pas été différent. Non pas qu’elle sous-estimât la cruauté et la rancune d’Heather, non ; elle avait suffisamment dégusté de ses perfidies pour être parfaitement consciente des humeurs de son ennemie. Simplement, Claris était relativement monotâche. Une fois qu’une idée s’était frayé un chemin dans sa petite tête, en l’occurrence, prendre sa revanche de la manière la plus perfide qui soit – du moins, dans l’étendue de ses possibilités – aucune autre ne pouvait l’en déloger. Pas même la crainte d’un contrecoup qui risquait bel et bien d’être atroce.
    Et en fait de vengeance, Claris était malgré tout très loin d’imaginer le danger de cette éventualité.
    C’est en somme pourquoi la fillette se jeta sans crainte sur le matériel incroyablement fourni de grimage de la sorcière, tout émoustillée à l’idée de la priver de ce qu’elle estimait être son graal.
    Pour commencer, elle s’empara d’un poudrier qu’elle s’empressa de renverser sur le tapis entre le lavabo et la baignoire, raclant consciencieusement le fond de la boîte grâce au pinceau. Ensuite, faisant main basse sur toute la collection de poudres colorées destinées à parer tous les endroits du corps imaginables, elle en versa une bonne partie dans la baignoire et dans l’évier, s’aidant d’une lime à ongle pour gratter le fond, et créant une cascade arc-en-ciel en y ouvrant l’eau. Elle éparpilla le reste au sol, puis, toussant à cause de la poussière qui en profitait pour s’insinuer perfidement dans sa gorge, enfonça les boîtes vides dans la poubelle. Elle s’en prit alors au robinet du lavabo, le tartinant méticuleusement d’une épaisse couche de mascara noir comme l’encre. Elle s’amusa d’ailleurs à former quelques effets de couleur avec la poudre restante et les différents pinceaux à encre supplémentaires qu’elle découvrit après coup. Après avoir enfoncé les crayons, aux mines préalablement écrasées dans le siphon en métal, Claris s’attaqua alors au miroir lui-même, trônant au-dessus de la faïence comme une statue grecque sur son piédestal. Dégainant toute une palette de rouges à lèvre, du cramoisi au beige pâle, en passant par toutes les couleurs de l’arc-en-ciel, la fillette entreprit de dessiner des smileys moqueurs et des pâtés informes censés représenter tous les animaux de la basse-cour sur la surface réfléchissante. En équilibre sur la pointe d’un pied et sur son bras tendu appuyé au bord du lavabo du fait de sa petite taille, Claris offrait un spectacle assez comique, concentrée avec un sérieux incroyable sur son œuvre, la langue coincée entre ses lèvres serrées. Elle écrasa du rouge grenat dans les coins et un violet tendre sur le mur tout autour, dessinant des éclairs faute d’idées lumineuses. Pour finir, quelques provocations telles que « Sorcière ! » « Au bûcher ! » ou « La révolution vaincra ! » fleurirent entre les dessins, et Claris jeta les tubes mutilés dans la baignoire, car la poubelle était remplie de leurs confrères sacrifiés.
    Ceci fait, la jeune fille se tourna vers la ribambelle de vernis à ongle d’Heather. Là, elle marqua une pause contemplative. Puis, y plongeant la main comme si une idée soudaine venait de la saisir, elle prit un petit flacon bleu ciel, qu’elle ouvrit afin d’en recouvrir les ongles de ses deux mains.
    Après tout, pas de raid chez l’ennemi sans prise de butin, non ?
    En attendant que la couche collante sèche, la fillette souffla sur ses doigts en traçant des sillons dans la couche de poudre qui recouvrait le sol, du bout de ses tennis.

    Lorsqu’elle ressortit de la salle de bain, Claris avait les bras plein de ces petits flacons multicolores auxquels elle avait décidé de faire un sort. S’arrêtant un instant, elle observa le travail de ses deux compagnons en hochant la tête d’un air approbateur. Puis elle lâcha son fardeau sur le sol, où éclatèrent un flacon vert grenouille et deux bouteilles violettes, avant de s’agenouiller sur le plancher sans se soucier de salir ses habits ; de toute façon, ils étaient déjà barbouillés de maquillage mouillé en plusieurs endroits. Dans cette position, elle observa très attentivement le sol, commençant à réfléchir à ce qu’elle allait bien pouvoir faire de ces nouveaux instruments, tout en débouchant précautionneusement un flacon rempli d’un liquide orange.
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MessageSujet: Re: (N°9) Allô Houston, vous me recevez ? [Libre] {Alejo & Vinny first}   Mar 4 Sep 2012 - 23:28

Dans sa tête, le canard commençait à prendre forme. Plutôt petit, un peu rondouillard ; un bec orange, les plumes brunes ou beiges. Et la tête... verte ? Les pattes, oranges aussi. Des petits yeux. Des ailes. Il pouvait le voir, se le figurer à mesure qu'il bougeait le poignet devant lui, étalant la peinture de couleur indéterminée sur le mur.
Dans les faits, ce n'était guère plus qu'une tâche un peu extravagante.
Une sorte d'ovale, imposant, semblait tendre le cou vers la fenêtre ; à droite, totalement détaché du reste, se trouvait un cercle censé représenter la queue de l'animal. Pour lui, c'était le début prometteur d'un canard en bonne et due forme : et même s'il se doutait qu'un large fossé s'étendait entre son imagination et la réalité, ça n'avait pas grande importance. Le but était juste de salir, rien de plus. Si Claris voyait un message caché ou insultant dans les canards, lui n'en trouvait aucun.
Alors si ses canards ne ressemblaient pas à des canards, eh bien... Ils pourraient se plaindre auprès de son absence totale de talent.
Sa cécité n'aurait pu servir que de prétexte à sa médiocrité, cette fois. Et encore.

« Orange. »

Mince. Une grimace étira ses traits, mais il décida finalement de continuer sur sa lancée. Il ferait le bec et les pattes de l'autre couleur, tant pis. Elle n'avait jamais dit que son dessin devait être tout à fait réaliste ; le sien serait donc orange. Et une autre couleur, si la jeune fille ne lui avait pas remis deux bombes de peinture identiques.
Son visage reprit une expression sérieuse quand, plus loin, le bruit de feuilles que l'on tourne attira son attention.

« Tu crois qu'Heather aime les canards ? »

Le jeune homme poussa un soupir dubitatif, concentré sur son travail. La deuxième couleur fut bientôt mélangée à la première et, insidieusement, doucement, l'avantage de sa cécité dans une telle situation réussit à lui arracher un sourire. Ce n'était pas lui qui aurait à admirer cette horreur, au moins : son champ de vision imaginaire était sans nul doute bien plus beau que toutes les choses que devaient observer Vinny et Claris en ce moment.
Mais ça ne dura qu'un instant.
Son sourire, fragile, fana aussitôt.

« Non. Je pense qu'elle aime aucun animal. A part en fourrure, sur ses vêtements. »

Oui. Ça devait s'arrêter là. Trop sophistiquée pour aimer avoir une petite bête dans ses vêtements ou sur son lit. « Ça met des poils partout » ; c'était bien un argument de princesse trop gâtée, ça.
Cette remarque sonna la fin de son insouciance. Comme une bulle qui éclate, toute ses inquiétudes et ses angoisses remontèrent brutalement à la surface. Elle allait bientôt revenir, ils devaient se dépêcher, ne pas faire trop de bruit, n'alerter personne et surtout, surtout ne pas se faire prendre la main dans le sac. Si elle les voyait peinturlurer ses murs, gribouiller ses meubles et faire il n'osait imaginer quoi à son maquillage, ils ne sortiraient pas d'ici vivant. Ou pas tous. Il y aurait un mort, peut-être deux. Ou même trois, si personne n'avait l'intelligence de fuir en abandonnant le reste de la troupe.
La peinture marron – qu'il imaginait bleue – dégoulina quelque peu sur le mur. Son œuvre d'art, digne des pus grands Picasso, ne l'intéressait subitement plus. Comme les ombres qui suivaient jour et nuits les paranoïaques endurcis, l'impression d'entendre des bruits de pas dans le couloir ne le quittait plus. Un coup d’œil paniqué vers la porte lui aurait assuré que, non, la poignée ne bougeait pas ; c'est ce que n'importe qui d'autre aurait fait. Vérifier. Mais lui, il ne pouvait se reposer que sur un seul des ses sens.
Rien ne lui permettait de savoir si, oui ou non, son ouïe lui jouait des tours.
Demander à Vinny semblait être la solution la plus appropriée. Il s'y était résolu – à demander de l'aide – quand un bruit sourd résonna dans la pièce, le coupant avant même qu'il ait pu élever la voix. Des objets qui tombent, qui se cassent contre le plancher.
Tout à son inquiétude, il n'avait pas entendu Claris sortir de la salle de bain ; Vinny était encore à côté de lui, il en était persuadé.
Alors qui, quoi ?
La panique fut brève mais intense. Suffisamment pour que toute son attention soit immédiatement mise à son profit. Suffisamment pour que, en voulant pivoter vers la gauche, il ne se prenne les pieds dans un tissu, un drap, un pull, un tapis.
C'est fou à quel vitesse on peut perdre l'équilibre ; une seconde d’inattention, un mouvement trop brusque et bam – happé par la gravité. La bombe de peinture dans une main et les yeux ronds, Alejandro se sentit basculer en arrière aussi rapidement que son pied suivit le mouvement du tissu sur le parquet. Le temps d'un réflexe et, déjà, des signaux de douleurs remontaient de son coxys à sa nuque. Ses omoplates également le firent souffrir quand, dans un grognement inintelligible censé prouver qu'il était vivant, il se rendit compte qu'elles avaient violemment heurté le rebord d'un lit.
Lit qui, dans une vaine tentative pour éviter la chute, s'était retrouvé dépossédé de son drap et de tout ce qui reposait dessus.
Le rebord sur lequel il avait tiré, serré dans sa main gauche, lui semblait maintenant bien inutile.



• • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • •


« Sueño cuando era pequeño sin preocupación en el corazón.
Sigo viendo aquel momento - se desvaneció, desapareció.
Ya no te creo, ya no te deseo ; solo te dejo, solo te deseo.

Mira, Sofia ; sin tu mirada, sigo, sin tu mirada, sigo.
Dime Sofia : cómo te mira, dime cómo te mira, dime -
Sé que no, sé que no. Sé que solo, sé que ya no soy oy oy oy -

Mira, Sofia. »

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MessageSujet: Re: (N°9) Allô Houston, vous me recevez ? [Libre] {Alejo & Vinny first}   Dim 16 Sep 2012 - 14:53

« Non. Je pense qu'elle aime aucun animal. A part en fourrure, sur ses vêtements. »

Uh. Vinny en rata la boucle de son 'l' tant la pensée d'arracher les fourrures des animaux pour les mettre sur des vêtements lui semblait cruelle. A Rozkeler, ils n'avaient jamais eu le droit de garder un animal dans leur chambre, mais il avait eu l'occasion de voir passer les oiseaux au printemps dans le jardin, ainsi que des écureuils et des taupes. Quand le directeur les emmenaient marcher à travers la campagne, il avait parfois pu apercevoir un daim se hâtant de retrouver l'abri sûr des vertes feuilles de la forêt. Puis à la mer, il y avait tout un tas de poissons amusants; Mais comme ils n'avaient pas de fourrure, Vinny ne s'inquiétait pas pour eux. Comme il fallait être sans cœur pour vouloir faire du mal à des bêtes aussi charmantes ! Il y avait assez de méchants animaux dont se débarrasser pour en plus s'en prendre à ceux qui ne faisaient aucun mal au commun des mortels. Comme l'AEA d'Alejandro: Il semblait à Vinny qu'il s'agissait d'une sorte de petit cochon, tout noir, et très discret. Il l'aimait bien. Celui de Claris était trop étrange pour qu'il impose sur lui un avis. Il ne parlait jamais et s'il ne l'avait pas vu voleter au dessus d'elle quelques fois, il n'aurait pas même été conscient de son existence.

Le jeune garçon jeta un regard inquiet autour de lui, vérifiant que Calixte ne s'était pas invité à leur opération sabotage; Heureusement, il n'y avait pas l'ombre d'une queue noire à l'horizon, et Vinny se remit avec application au travail. Il ne pensait plus aux murs et à la fenêtre qu'il était en train de dégrader: Plongé dans l'écriture des Saints mots, il observait un comportement calme et respectueux. Attitude qui fut brisée quelques instants plus tard par une Claris chargée tout droit venue de la salle de bain.
Vinny lança un regard interloqué à tous les flacons qu'elle tenait, son crayon dans la main. Il n'eut pas le temps de lui demander de quoi il s'agissait et ce qu'elle comptait en faire, car la blonde demoiselle lâcha brusquement son fardeau sur le sol de la chambre. Le religieux sursauta, retenant un cri de surprise: Qui s'échappa de sa gorge quand Alejandro trébucha en voulant se retourner, visiblement effrayé par tout ce remue-ménage.
BAM.

Il ferma les yeux et les rouvrit pour découvrir l'aveugle à terre, avec dans sa main le drap du lit près duquel il était tombé. Immédiatement, Vinny abandonna sa précédente activité pour se pencher vers Alejandro, inquiet. Il n'était pas mort, il le voyait bien, mais il avait du se faire très mal ! Le garçon se souvenait avoir perdu l'équilibre dans un escalier de l'orphelinat, il y avait peut-être trois ans de ça; Quand il avait voulu se relever, rassurant ses compagnons, il avait remarqué qu'il s'était tordu la cheville. Il n'aurait plus manqué qu'Alejandro se soit brisé ou foulé quelque chose.
Ah, il savait que venir provoquer Heather était une mauvaise idée; Le ciel leur envoyait maintenant des tas de signaux pour leur signifier que la retraite se devait d'être imminente. Regard au joli texte qui bariolait la fenêtre, aux flacons à terre, aux taches colorées sur le mur. N'en avaient-ils pas assez fait ? N'était-il pas temps de tout ranger et de rentrer ?

Vinny avait beau être d'une naïveté déplorable, cette fois-ci, il savait que rien ne se passerait comme il l'espérait.

« Ça va ? Demanda-t-il à l'Espagnol, tu ne t'es pas fait trop mal ? »

Le ton de sa voix était exagérément inquiet pour la situation. Vinny n'en avait cure. Heather pouvait revenir d'une minute à l'autre, ils avaient saccagé sa chambre et Alejandro était tombé. Le garçon aux cheveux blancs estimait avoir toutes les raisons du monde pour être à ce point nerveux.
Il n'était pas habitué à tant d'agitation. Lui qui préférait passer ses journées au dehors ou dans la bibliothèque, avec ses amis ou des livres ! Voilà qu'il s'était retrouvé embarqué dans une aventure qui le dépassait et allait lui valoir sa vie. De ça, il en était persuadé, pas la peine d'en discuter.
Les femmes sont bien des entités malignes, songea-t-il glissant un coup d'œil discret à Claris. Surtout Claris. Chaque fois qu'il se trouvait près d'elle, il était certain qu'il allait lui arriver des ennuis. La jeune fille les attirait comme le beurre attirait les mouches. Elle les recherchait aussi. Oh oui, il n'y avait pas plus bizarre et maléfique qu'une femme. C'était sûr.
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MessageSujet: Re: (N°9) Allô Houston, vous me recevez ? [Libre] {Alejo & Vinny first}   Sam 29 Sep 2012 - 18:08

    Faire du bruit, c’était un peu sa vie, à Claris. Dans son cas, on estimait que le silence était plus inquiétant que les cris ; et la discrétion nettement plus effrayante que le vacarme. Claris n’était jamais calme. Claris ne faisait jamais attention à ne pas renverser ce qui se trouvait sur son passage, fonçant droit devant elle comme un bulldozer téléguidé. Et en plus, Claris était étourdie.
    Etourdie au point d’en oublier que pour un aveugle, qui n’avait que l’ouïe pour percevoir le monde, le moindre choc sonore pouvait se montrer affolant.
    Alors que deux flacons de verre éclataient au sol avec grand bruit, la fillette entièrement tourné vers son objectif en avait déjà un autre entre les mains, prête même à le déboucher. Tout alla bien trop vite pour qu’elle comprenne immédiatement ; elle entendit un grand bruit, et le temps qu’elle relève les yeux, Alejandro était déjà à terre. Même alors, elle resta un instant figée, les yeux écarquillés comme si elle n’arrivait pas à faire le point sur la situation. Alors que Vinny se précipitait vers leur ami ; pendant qu’il s’enquérait de son état. Enfin, Claris sembla se réveiller, et ses jambes retrouvèrent leur utilité première : courir. Le flacon orangé qu’elle tenait entre les mains atterrit derechef sur le plancher, où il eut la chance de rester intact, tandis qu’elle s’élançait vers ses deux amis.
    En l’occurrence, elle n’eut pas à aller bien loin, puisqu’à peine son sprint entamé, la fillette dut freiner pour éviter de s’étaler sur eux et rajouter une couche de casse à la scène déjà assez sens dessus-dessous. Tout ce vacarme n’allait pas tarder à attirer les curieux ; peut-être même Heather elle-même. La pensée traversa l’esprit de Claris alors qu’elle freinait des deux pieds, s’arrêtant juste à côté de son ami aux cheveux blancs en manquant le bousculer, pour se pencher sur le jeune homme aux yeux fixes.

    « Alejo, ça va ?! Tu t’es pas fait trop mal ?! » S’exclama-t-elle sans se préoccuper de répéter les paroles de son camarade, ou même de percer les tympans de celui qui était peut-être mal en point. « Tu t’es cassé quelque chose ? Tu t’es cogné ? Tu as mal où ? »
    La moindre des chose aurait naturellement été de baisser le volume, histoire d’éviter au moins le mal de crâne, mais visiblement cela ne vint pas à l’esprit de la petite blonde qui se montrait, en vérité, plus étouffante qu’autre chose. Cependant, cette excitation qui pouvait paraître agaçante traduisait néanmoins une inquiétude des plus sincères : Claris n’avait vu que peu de gens blessés. Chez elle, personne ne se faisait jamais vraiment mal ; bien entendu, un lieu rempli d’enfants ne pouvait être exempt de chutes et de larmes, seulement rien de grave n’était jamais arrivé dans l’entourage de la petite blonde. Alors elle craignait que l’un de ses amis ne se blesse, confusément, sans envisager clairement la gravité d’une telle situation. Relativiser une blessure sérieuse lui aurait été difficile.
    Cela dit, cette crainte ne l’empêchait visiblement pas de traîner ses camarades dans l’antre du fauve, au risque de se faire écorcher vifs par une harpie en colère. Et elle ne culpabilisait même pas, cette sale gosse.
    Mais tout de même, elle espérait qu’Alejo ne s’était pas blessé. Elle pouvait donner son élevage de mantes religieuses, sa boîte de stylos à encre arc-en-ciel, son sachet de caramel, et même abandonner l’idée de dessiner des lamas sur le parquet de la chambre d’Heather. Mais elle n’aurait pas su quoi faire si son ami s’était fait mal.
    D’autant que, au fond, c’était quand même sa faute à elle.
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MessageSujet: Re: (N°9) Allô Houston, vous me recevez ? [Libre] {Alejo & Vinny first}   Lun 29 Oct 2012 - 15:52

{ ENJOY mes Rps de remise en route. Ca va être beau. 8DD }

A cligner des yeux comme le plus parfait des imbéciles, Alejandro ne devait pas avoir l'air d'aller parfaitement bien ; s'il n'avait été qu'un pantin, l'on aurait pu croire que la chute l'avait cassé. Et il l'était, dans un sens – juste pour quelques secondes. Le temps de se rappeler que le noir était normal, que battre des paupières ne servait à rien. Un, deux, trois.
C'est normal ; tout va bien.
A mesure que la panique le quittait, son ouïe se remit à fonctionner normalement. Les sons devinrent brusquement plus nets, son positionnement s'imprima dans sa tête encore un peu secouée. Il était par terre, et les voix qu'il entendait venaient de -
Là. Un peu au-dessus, sur le côté.
Rassuré d'avoir retrouvé ses repères, il s'autorisa un soupir.

« Ça va ? Tu ne t'es pas fait trop mal ? »

Surpris par la sincère inquiétude dans la voix de Vinny, ce furent la culpabilité puis la gêne qui les premières réussirent à s'imposer à lui. Ce n'était pas de sa faute, d'accord – mais ce n'était pas plus celle de ses amis. Il avait juste été victime d'une seconde d'inattention, de son propre stress. En un mot, de la situation : ce n'était la faute de personne. Du moins pas vraiment. Alors il balbutia une réponse sans grand sens – quelque chose de l'ordre du « oui oui, ça va » en version murmurée et non-articulée – avant de se redresser quelque peu. Juste assez pour que son coxys, douloureux, ne supporte plus le poids de son corps contre le plancher.
Il allait bien ; parfaitement bien. Inutile de s'en faire. Il n'avait rien contre la sollicitude, mais... C'était usant, à la longue. Quand on a quatorze, quinze, seize ans, on est habitué à entendre les autres rire quand on se mange le bitume. On aimerait même, parfois, qu'ils soient un peu plus concernés quand on a le genou tâché de sang. Lui, dès qu'il tombait, c'était la panique. Il le supportait bien mieux maintenant qu'au début, mais... quand même.

« Alejo, ça va ?! Tu t’es pas fait trop mal ?! » Le jeune homme grimaça, trop poli pour oser se boucher les oreilles ou lui dire de baisser d'un ton. « Tu t’es cassé quelque chose ? Tu t’es cogné ? Tu as mal où ? »

Noyé sous les questions, il ne réussit qu'à ouvrir la bouche sur un silence. Il ne pensait pas s'être cassé quelque chose mais, ne serait-ce que pour rassurer tout le monde et pouvoir se redresser sans qu'on cherche à le soutenir, il jugea plus prudent de l'affirmer.

« Ça va, je vais bien. Rien de cassé, je crois... »

S'appuyant sur le rebord du lit, Alejandro se releva prudemment. Il n'aurait plus manqué qu'une nouvelle chute ; ils avaient fait suffisamment de bruit comme ça.
Histoire d'appuyer son 'je crois' peu convaincant, il imprima un léger mouvement à chacune de ses chevilles, puis à ses poignets. Rien ne craqua, rien ne le fit grimacer de douleur et à priori rien ne semblait déboîté. Parfait. Satisfait de son examen et soucieux de détendre l'atmosphère qu'il avait alourdie, il leva les mains à hauteur de son torse et plia les doigts. A l'envers, bien sûr – sinon ça n'aurait pas eu grand intérêt.
Et avec le sourire, s'il vous plaît.

« Vous voyez, ça va. J'ai juste trébuché. » Puis, une pointe d'inquiétude dans la voix : « Pas d'Heather à l'horizon, hein ? »

Il ne savait même pas où il avait mis cette fichue bombe de peinture. Il la tenait quand il était tombé, ça il s'en souvenait parfaitement. Peut-être avait-elle roulé quelque part, ou...
Ou n'importe quoi, en fait.



• • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • •


« Sueño cuando era pequeño sin preocupación en el corazón.
Sigo viendo aquel momento - se desvaneció, desapareció.
Ya no te creo, ya no te deseo ; solo te dejo, solo te deseo.

Mira, Sofia ; sin tu mirada, sigo, sin tu mirada, sigo.
Dime Sofia : cómo te mira, dime cómo te mira, dime -
Sé que no, sé que no. Sé que solo, sé que ya no soy oy oy oy -

Mira, Sofia. »

Me olvidaras :
 

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MessageSujet: Re: (N°9) Allô Houston, vous me recevez ? [Libre] {Alejo & Vinny first}   Lun 29 Oct 2012 - 17:40

Je me suis sentie comme invitée là. Je sais pas pourquoi, mais c'est comme ça. DIES IRAAAAAAAAAAAE, VOUS SUBIREZ LE COURROUX DE L'AFFREUSE MÉGÈRE !XD


Consigné à la maison, Layne ne sortait guère beaucoup de la chambre numéro neuf. Il ne passait pas une journée où son heureuse propriétaire ne se félicitât pas d’avoir créé une petite bête aussi obéissante et calme, glorifiant son propre génie un sourire hautain recouvert de Guerlain. Il savait se rendre utile à ses heures, jamais il ne la dérangeait. Fidèle cerbère, il montait la garde durant son sommeil et détendait ses pattes translucides au plus grand dam des noctambules insomniaques du pensionnat. Non, vraiment : Heather, contrairement à d’autres, n’avait pas à se plaindre du retour de son ancien ami, et c’était à contrecœur qu’elle lui imposait des contraintes aussi strictes. Sa prudence l’avait sauvée plus d’une fois de périls imprévus, trop souvent à la vérité pour qu’elle l’abandonnât au gré d’un simple caprice –et le monstre la comprenait, s’exécutait sans rechigner. Passer sa journée sous un lit poussiéreux ne devait rien avoir d’amusant, mais il mettait une certaine fierté à rester plus immobile qu’une statue de cire, comme s’il eût pu en tirer quelque gloire et préserver par-là l’amour de sa maîtresse. Elle le lui rendait bien, dans la mesure de ses possibilités, et lui n’en demandait pas plus.

Alors, il allait sans dire qu’aviser le bout d’une antenne jaunâtre teintée de veines violacées au détour d’un couloir désert lui avait flanqué l’un des pires mauvais pressentiments de sa courte vie. Sans en avoir l’air, elle avait suivi l’animal furtif le long des corridors à grandes foulées altières, regrettant amèrement de ne pas l’avoir fait plus bavard. Effrayant avec ses larges mandibules, il n’aurait pas hésité à chasser de potentiels intrus –mais alors que faisait-il là ? se demanda-t-elle avec un froncement de ses beaux sourcils. Pas de talons ce jour-là, pas de maquillage outrancier et pas de perruque : son visage en lame de couteau était peint d’une invisible couche de fond de teint, de fard kaki et violet, de blush « bonne mine », d’un rouge-à-lèvres rose mat, ses épaules cachées par un gilet ajusté, son cou par un foulard en cachemire sans imprimés pêche, sur ses jambes un jean taille basse particulièrement moulant, des bottines élégantes et très chic. Pas de quoi marcher bien vite, mais pas de quoi ralentir sa démarche –le sort était de son côté. Par peur de ruiner sa manucure, elle ne porta pas l’ongle de son pouce à ses lèvres mais l’intention était là ; qu’importait, Layne se dépêchait, Layne était sorti et ce n’était pas dans ses habitudes pourtant réglées comme un papier à musique. La pimbêche, focalisée sur l’incongruité de la visite qui venait de lui être faite, ne se perdit pas en conjectures hasardeuses.
Elle repoussa d’un mouvement agacé une mèche blonde à sa place dans son impeccable brushing sans cesser de martyriser l’intérieur de ses joues. Son malaise ne fit que croître lorsqu’elle reconnut le chemin qu’ils empruntaient –la bête qui se faufilait dans l’ombre des plinthes et elle dont le pas cadencé battait la mesure. Les portes se succédaient, des noms qu’elle reconnut ou ne reconnut pas et ne prit pas la peine de vraiment regarder placardé sous un numéro en lettres capitales. Elle savait pertinemment qu’elle n’y trouverait pas le sien : les chambres des garçons, où elle avait de son propre chef élu domicile.

A quelques mètres de la sienne –la numéro neuf, près de laquelle s’arrêta l’horrifique créature– un bruit sourd se fit entendre. Nul besoin de dresser l’oreille ou d’être mélomane pour reconnaitre en cette douce mélodie une chute qui promettait d’être douloureuse. Clarence, son colocataire et petit ami en devenir, n’était pas du genre à tomber –eh quoi, un laisser-aller pareil, ce n’était pas concevable pour quelqu’un d’aussi agile. La bête rampante ne serait pas venue la chercher pour si peu de choses, vraiment, que la venue d’un de ses colocataires. L’Américaine ne perdit pas une seule seconde et s’avança vers l’ouverture, un sourire de mauvais augure déchirant son visage lorsque des bribes de voix inquiètes et criardes amochèrent ses pauvres oreilles. Comme elle aurait aimé ne pas les reconnaitre !

Les marmots de Kélian, qui entendrait d’ailleurs parler d’elle : la petite blonde infâme infichue de se débrouiller toute seule, et le gamin qui découpait ses fringues dans sacs à pomme-de-terre beaucoup trop grands pour lui. La troisième ne lui revint pas aussitôt, mais sitôt fut-elle dans l’entrebâillement de la porte, ses doutes s’envolèrent : le petit aveugle d’Antoine. Le brun ne serait donc pas le seul à souffrir. Elle avait toujours su qu’être amie avec des directeurs de jardins d’enfants ne lui apporterait que des ennuis et visiblement, elle ne s’était pas trompée.

« Pas d'Heather à l'horizon, hein ? »

Elle passa le seuil de la porte, qu’elle flanqua d’un grand coup de pied derrière elle avant de se poster devant, la semelle toujours négligemment appuyée dessus, les bras croisés sous sa poitrine, une bombe de peinture orange serrée dans le poing. Ses yeux lançaient des éclairs de glace.

Ce n’est qu’à ce moment que ses yeux fins rencontrèrent le carnage au milieu de la pièce, sur les murs, partout, s’arrondissant comme des billes : ses pots de vernis, des trainées de poudre colorées qui ne lui dirent rien qui vaille. Ses phalanges se crispèrent, blanches, et seul son maquillage lui permit de conserver cette belle coloration sur ses pommettes.

« Mon pauvre chéri, t’as perdu quelque chose ? »

La grande silhouette ne bougea pas d’un iota, et c’est d’une voix atone qu’elle reprit, chaque syllabe clairement détachée de la précédente :

« Qu’est-ce que vous foutez dans ma chambre, les mioches ? »

Comme elle n’était pas du genre à laisser à ses interlocuteurs le temps de s’expliquer, elle attrapa le plus proche et ce qu’elle supposait être le moins teigneux des trois par le col.

« Je veux une réponse. Maintenant. »
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MessageSujet: Re: (N°9) Allô Houston, vous me recevez ? [Libre] {Alejo & Vinny first}   Jeu 8 Nov 2012 - 11:53

« Alejo, ça va ?! Tu t’es pas fait trop mal ?! Tu t’es cassé quelque chose ? Tu t’es cogné ? Tu as mal où ? »

Après avoir effectué un pas de côté pour leur éviter, à lui et Claris, une jolie chute de dominos, Vinny reporta son attention sur Alejandro, toujours préoccupé de savoir s'il allait mal ou non. Le garçon aux yeux bruns ne semblait pas blessé, sinon superficiellement, mais Vinny n'arrivait pas à déloger de son cœur cette inquiétude qui lui paraissait maintenant quelque peu exagérée. S'il était tombé dans les escaliers, ou la tête la première, il aurait eu le droit de laisser libre cours à ses craintes; Il le savait. Mais même avec une chute aussi banale que celle-ci, il aurait été prêt à aller chercher de l'aide si Alejandro n'avait pas répondu ou avait grimacé un peu trop à son goût.
Mieux vaut prévenir que guérir, se disait-il souvent. Il voulait y croire, oui, que ce proverbe pouvait sauver des vies.

« Ça va, je vais bien. Rien de cassé, je crois... »

Je crois. L'espagnol avait la pleine et entière attention du petit jeune homme aux cheveux blancs, qui le regarda se relever et vérifier chevilles et poignets sans le moindre commentaire, juste avec cet air soucieux sur le visage. Son expression en disait toutefois plus long que des mots. Mais comme le maladroit n'avait pas hurlé de douleur et n'avait pas flanché, il ne devait effectivement rien s'être tordu ou cassé. Vinny en soupira de soulagement. Rassuré sur le sort d'Alejandro, il en oublia momentanément Heather et ce qu'ils faisaient ici. Les flacons sur le sol de la chambre, la peinture sur les murs, sortirent de son esprit, et même les doigt tordus dans un angle improbable de l'aveugle le firent sourire.
Tout alla bien dans le meilleur des mondes pour quelques secondes. Avant que de cruelles paroles ne l'obligent à reposer les pieds à terre et de nouveau considérer leur situation comme un cauchemar.

« Vous voyez, ça va. J'ai juste trébuché. Pas d'Heather à l'horizon, hein ? »

La simple évocation de son nom donna à Vinny des frissons; Il se tourna vers la porte pour vérifier, par acquis de conscience, s'il n'y avait personne en vue.
Il ravala un hoquet de terreur tandis qu'un bruit de porte qu'on claque résonnait dans la pièce tel le glas au premier jour de la guerre. Quand on parle du loup, on en voit la queue; Debout devant la porte, Heather les fixait avec tant de dureté qu'il en recula d'un pas.
C'est pas vrai, c'est pas vrai, c'est pas vrai...

« Mon pauvre chéri, t’as perdu quelque chose ? (sa voix avait toujours eu le don d'effrayer Vinny, mais c'était encore pire en ce jour où il était persuadé de voir sa vie brusquement s'écourter) Qu’est-ce que vous foutez dans ma chambre, les mioches ? »

Vinny ouvrit inutilement la bouche: A la fois parce qu'il n'avait pas la moindre idée de quoi dire, et aussi parce qu'à peine après avoir prononcé ces mots, Heather se saisit d'Alejandro par le col, leur intimant, menaçante, de lui répondre sur le champ.

Le religieux était muet de stupeur. Il savait depuis le début qu'ils allaient se faire attraper, c'était inévitable considérant la discrétion dont ils avaient fait preuve ! Mais face aux faits, la terreur était mille fois plus grande qu'il se l'était imaginé. Ils allaient mourir là, Heather allait les tuer tous les trois, et ça n'aura pas été faute de répéter à Claris que c'était une très mauvaise idée de vouloir se venger de ce monstre. Pour Vinny, il n'y avait pas la moindre alternative qui puisse leur permette de survivre, et cela se voyait à sa mine terrifiée et le fait qu'il avait reculé jusqu'à caler son dos contre le mur.

Silencieusement, il se mit à réciter toutes les prières qu'il connaissait, comme en début d'opération, à la différence que son sac gisait au milieu de la pièce, et son livre sacré sur une commode non loin de lui. Il ne pouvait même pas en lire certains passages qu'il savait apaisants pour se rassurer.

Donc oui, ils allaient mourir là; Et c'était triste pour Claris qui n'avait pas encore essayé de rattraper les péchés dont l'affublait automatiquement la nature.

{J'ai RP hier au lieu de faire mon Russe. /mur/}
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MessageSujet: Re: (N°9) Allô Houston, vous me recevez ? [Libre] {Alejo & Vinny first}   Lun 3 Déc 2012 - 1:26

    Claris soupira de soulagement en voyant Alejandro se redresser, inconsciente de la gêne que son inquiétude occasionnait chez le jeune homme. Elle avait beau extrapoler et faire une tragédie – ou du moins un cataclysme – de tout, ce n’était pas pour autant qu’elle allait se rendre compte que non, les gens ne mourraient pas en tombant de trente centimètres parce qu’elle les avait poussés. Que non, elle n’avait pas un pouvoir de destruction si grand que ça. Elle avait une petite tête assez hermétique, la Claris.
    L'espagnol assura que tout allait bien et Claris étouffa un cri dégoûté lorsqu'il retourna ses phalanges comme le lui permettait si facilement son pouvoir. La première fois qu'elle l'avait vu faire, elle avait failli tourner de l'oeil, malgré tout son entrain et tout son courage. La fillette frissonna : elle avait beau savoir que cela ne lui faisait pas mal du tout, cela n'en restait pas moins... effrayant. Vraiment.
    Apparemment, pour les deux garçons, ça ne l'était pas autant que la perspective de voir Heather débarquer dans la chambre d'un instant à l'autre. Lorsque l'adolescent posa la question avec inquiétude, Claris, toujours occupée à chasser de son esprit l'image de ses doigts retournés, faillit les traiter de poules mouillées. Elle pivota face à la fenêtre du bout des pieds, observant d'un oeil critique la grosse flaque de vernis que la chute de son chargement avait provoqué par terre. Ca faisait presque un arc-en-ciel. C'était assez joli, en fait ; ceci dit, elle aurait mieux fait de barbouiller un peu tout ça. Après tout, elle n'était pas là pour décorer la chambre de la sorcière, mais bien pour lui ruiner s...
    Un claquement brutal dans son dos lui fit faire un magnifique bond sur place, et une voix digne du moment critique d'un film d'horreur couvrit de justesse son glapissement effrayé.

    « Mon pauvre chéri, t’as perdu quelque chose ? »
    Et oui, malgré toute sa détermination, Claris ne put s'empêcher de rester figée sur place par l'horreur ; elle sentit illico son estomac tomber dans ses talons comme un bloc de glace.
    Puis elle tourna la tête, les épaule d'un tiers, trrrès lentement.
    Commandant, nous sommes pris au piège.

    « Qu’est-ce que vous foutez dans ma chambre, les mioches ? Je veux une réponse. Maintenant. »
    Bizarrement, alors qu'elle attrapait Alejo par le col sans ménagement, ce qui aurait tout de même dû lui arracher une quelconque réaction, le premier réflexe de la fillette fut de chercher Layne des yeux. Elle faillit paniquer à la simple idée de sa présence, ce qui était loin d'être digne du capitaine des troupes. Mais à sa décharge, il fallait dire qu'elle avait déjà fait plusieurs cauchemars dans lesquels elle se faisait dévorer toute crue par cette expèce de monstruosité chitineuse ; en plus elle détestait les insectes. Elle crut donc voir trois fois l'ombre derrière la porte bouger avant de comprendre que ce n'était en rien l'AEA de l'américaine, et pouvoir se raccrocher à la situation.
    La courageuse demoiselle fit donc volte-face, le doigt tendu vers Heather et les pieds bien calés au sol, lui criant :

    « Lâche-le tout de suite, sorcière ! »
    Ce qui en l'état actuel des choses n'était peut-être pas la meilleure des répliques à faire. Claris sembla s'en rendre compte un très bref instant plus tard et son joli minois pâlit alors sensiblement, tandis que son bras tendu semblait afficher une nette tendance à redescendre vers le sol. C'est bien le sol, hein, aussi. Hein ?
    Et maintenant ?
    Euh... on va mourir ?


Dernière édition par Claris Linden le Dim 3 Mar 2013 - 19:16, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: (N°9) Allô Houston, vous me recevez ? [Libre] {Alejo & Vinny first}   Dim 9 Déc 2012 - 21:32

Il aurait dû s'en douter. Vraiment. Parce qu'au fond, son « pas d'Heather à l'horizon ? » devait correspondre à peu de choses près au traditionnel « je crois qu'on l'a semé ». Or, rappelons-le, c'est toujours ce moment que choisissent les momies ou les mafieux pour refaire surface comme par magie. Seulement ce qui lui paraissait si évident lorsqu'il était assis sur un canapé l'était beaucoup moins une fois en situation, comme il put brillamment le remarquer en entendant le bruit d'une porte qu'on claque. Ce fut net, précis, brutal ; et honnêtement, un tout petit peu flippant.
Mais c'était uniquement parce que Claris avait très bien réussi à instaurer le décors de leur chasse à la sorcière, bien entendu. Il n'avait aucune vraie raison d'avoir peur de cette femme. Aucune. Après tout, ce n'était pas comme si elle pouvait vraiment les tuer.
...Elle ne pouvait pas, hein ?
Quelle question stupide ! Bien sûr que n-

« Mon pauvre chéri, t’as perdu quelque chose ? »

Et qui elle appelait chéri, là ? Incapable de se rappeler où Vinny et Claris se trouvaient exactement, Heather fut la seule qu'il fut capable de situer avec exactitude. Impossible de savoir à qui elle parlait – impossible donc de se sentir concerné. Prudence étant mère de sûreté, il entama tout de même un léger repli vers l'arrière.

« Qu’est-ce que vous foutez dans ma chambre, les mioches ? »

Bon, soyons clair – mon chéri, passe, mais les mioches, franchement, c'était trop. Il avait passé l'âge de se faire traiter comme un gamin, et qu'il soit le seul des trois à être dans ce cas ne le préoccupait que peu. Outré au possible, il fronça les sourcils ; voulut lancer une réplique cinglante, de celles qui vous font taire et prouve au monde que votre sens de la répartie pourrait presque tuer un homme.
Il n'en eu pas le temps. Et dans un sens, heureusement pour lui.

« Je veux une réponse. Maintenant. »

Son « cours toujours » s'envola en même temps que le peu de courage que son indignation avait réussi à rassembler : au lieu de ça, il ferma violemment les paupières et agrippa son propre col pour empêcher l'autre pimbêche de déformer son t-shirt ou de l'étrangler avec. Balbutia un « lâche moi » peu convaincant, aussi clairement paniqué qu'il en avait l'air. Plutôt que de se débattre il avait préféré suivre le mouvement que cette poigne ferme lui imposait, le visage crispé comme s'il s'attendait à ce qu'elle l'éborgne à tout instant.
Comme quoi, entendre deux personnes clamer que cette fille était une sorcière et un monstre sans cœur ni âme avait eu un minimum d'impact sur son système nerveux.

« Lâche-le tout de suite, sorcière ! »

Ah ; la cavalerie à la rescousse. Cette intervention ne le rassura que très moyennement, mais elle eut au moins le mérite de le réveiller. De peur ou de courage – mais sûrement plus de peur – Alejandro tenta d'envoyer un coup de pied là où il se représentait le tibia de la jeune femme. Et vu leur longueur, hein, sa marge d'erreur était drastiquement réduite.
Quoi que. Niveau largeur, ç'avait plutôt l'air d'être le contraire.
Mais peu importe – qu'elle retourne manger sa laitue 0% et qu'elle les laisse vivre en paix ! Puisqu'elle avait mérité de voir sa chambre être saccagée, elle aurait techniquement du les laisser partir tranquillement le temps qu'elle pleure sur ses affaires en désordre.
Techniquement.



• • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • •


« Sueño cuando era pequeño sin preocupación en el corazón.
Sigo viendo aquel momento - se desvaneció, desapareció.
Ya no te creo, ya no te deseo ; solo te dejo, solo te deseo.

Mira, Sofia ; sin tu mirada, sigo, sin tu mirada, sigo.
Dime Sofia : cómo te mira, dime cómo te mira, dime -
Sé que no, sé que no. Sé que solo, sé que ya no soy oy oy oy -

Mira, Sofia. »

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MessageSujet: Re: (N°9) Allô Houston, vous me recevez ? [Libre] {Alejo & Vinny first}   Dim 13 Jan 2013 - 15:59

J'ai toujours rêvé d'utiliser le pouvoir de ma petite chérie. Et vos bébés vont souffrir. Na. Z'aviez qu'à pas l'embêter ! What a Face


Heather ne détestait pas le pensionnat –après tout, il regorgeait d’occasions de montrer ce qu’elle valait au monde, grouillait de beaux garçons, lavait ses sacs-à-main Prada à la bonne température, remplissait de loin en loin les bouteilles de sa cave de millésimes d’enfer et la laissait paresser toute la sainte journée sans rien exiger d’elle en retour, ni études contraignantes, ni travail chronophage, ni vaines justifications. Non, ce n’était pas vers la vieille bâtisse qu’était dirigée sa juste colère, mais vers ses habitants ridicules. Ses imbéciles de gamins arriérés, ces attardés bons pour les instituts spécialisés, ces rejetons qui braillaient la morve au nez, jouaient à la balle quand ils ne se couraient pas après dans les couloirs, lançaient des livres et faisaient un tapage au beau milieu de la nuit dans le but inavoué de briser son sommeil réparateur –un cauchemar n’étant aux yeux intransigeants de l’ogresse pas une excuse suffisante. Elle les haïssait, eux et le manque d’intimité qui faisait parfois saigner les adultes, leurs geignements et la promiscuité digne des plus miteuses universités qu’expiraient chaque plinthes décollées du manoir. Tout, jusqu’au dernier dessous de tapis, était occupé de jour comme de nuit par quelque âme en quête d’elle-ne-savait-trop-quoi.
Le dernier bastion qu’il restât à Maystood, son sanctuaire inviolé que la présence tranquille de Clarence ne parvenait à déranger, c’était sa chambre. Sa chambre où personne n’entrait, où reposaient ses poudres, ses crèmes et ses vernis, où il lui arrivait encore de déambuler pieds-nus, vêtue d’un long T-shirt et d’un short trop large. Sa chambre. Ce qu’elle affectionnait le plus dans ce terme était la douce consonance de ce magnifique possessif : « sa ». Sa, chambre.

Ses prunelles lançaient des éclairs. S’ils pensaient s’en sortir en courant, libre à eux d’essayer. Son otage en tout cas ne semblait pas en mener bien large, pas plus que le moinillon en pseudo-robe de bure. Le microbe aux cheveux blonds restait de loin le plus vindicatif et lui cracha au visage un ordre que la sorcière balaya du plat de la main.
Parce qu’Heather, ce n’était pas une chaumière de paille, ce n’était pas un chalet de bois, ce n’était pas un peu de ciment et deux trois briques qui auraient suffi à la souffler. C’était le grand méchant loup, et il était très en colère ; prêt à souffler Katerina sur la Nouvelle-Orléans. On pourrait la traiter de mangeuse d’enfants autant que l’on voudrait, ceux-là l’avaient bien cherché. Le doigt accusateur de la gamine retomba doucement au sol, son courage parti en déconfiture face à l’ennemi en chair et en os. Game over, conclut Heather. Elle en tenait un ; qu’il fut seul ou accompagné, il se débrouillerait pour laver ce massacre.

Ce fut à peu près le moment que choisit la larve aveugle pour se tortiller et envoyer un coup de pied dans son tibia. Heather étouffa un cri et jura, avant de resserrer brusquement sa prise sur son coup. Elle la relâcha aussi sec ; des ondes de douleur se diffusaient depuis son mollet jusqu’à sa cuisse et une grimace étira son beau visage peinturluré. Le plus imbécile des sales cabots lui aurait fait des yeux de cocker, la queue entre les jambes, prêt à lui ramener le journal par vents et grêle pour ne pas finir fissa à la fourrière après avoir mis la misère à ses affaires de la sorte. D’Antoine ou de Kélian, elle se demanda lequel avait le plus foiré l’éducation de ses larbins et en conclut qu’ils méritaient l’un comme l’autre qu’elle leur colle les services sociaux sur le dos.
Mais après mûre réflexion, elle décida de se charger elle-même de leur faire ravaler leurs mômes à la con.

« Le premier qui essaie de sortir finira par se barrer les pieds devant, ça je peux vous le garantir, siffla-t-elle avec humeur en désignant la chambre avec dépit. Je sais pas ce qui vous a pris de faire… Ça, mais ce que je sais, c’est que je peux vous faire regretter d’être nés. »

La blonde n’osa pas s’avancer et resta campée là, à l’embrasure de la porte. Consciente sans vraiment l’être que la vision d’un tel désordre aurait pu être fatale à trois petits handicapés –personne mieux qu’elle n’aurait pu savoir à quel point cette expression était à prendre au pied de la lettre. Un sourire cruel étira ses lèvres : au pied de la lettre ?

« Vous allez commencer par vous excuser. Sinon, je vous jure que vous allez avaler des poires d’angoisse. »
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MessageSujet: Re: (N°9) Allô Houston, vous me recevez ? [Libre] {Alejo & Vinny first}   Mer 30 Jan 2013 - 10:19

Les prières n'allaient pas les sauver, songea brusquement Vinny, réveillé par la voix de Claris. Plus rien ne pouvait les sauver du courroux d'Heather, sinon un miracle qu'il n'espérait plus; en saccageant sa chambre, ils avaient mal agis. Qu'elle soit une femme n'y changeait rien, Vinny et ses deux amis n'auraient jamais dû se laisser habiter par l'esprit de la vengeance et oublier si facilement leur conscience. Dieu allait maintenant les punir pour qu'ils puissent se rendre compte de leur sottise, et la punition en question les fixait de ses yeux bleus glacés.
Le garçon arrêta de murmurer ses incessants pardons et tenta – en vain – de considérer calmement et objectivement la situation. Rien à faire, la sirène d'alarme qui couvrait les battements effrénés de son cœur refusait de se taire ne serait-ce qu'un seul instant. Tout ce qu'il voyait, dans un futur proche, c'était lui, Claris et Alejandro, six pied sous terre ou esclaves de la diablesse qu'ils avaient voulu piéger. Aucune de ces perspectives ne plaisait à Vinny, qui se demanda en désespoir de cause si sauter par la fenêtre ne serait pas une mort plus rapide et moins douloureuse.

Heureusement, il ne songea pas longtemps à se défenestrer. Le suicide n'était ni honorable ni courageux et surtout, Alejandro venait d'envoyer un coup de pied dans la jambe d'Heather. Ses lèvres formèrent un cri muet et terrifié et il dut empêcher ses propres jambes de bouger pour porter secours à son ami. Est-ce qu'il allait bien ? Son unique œil violet se reposa sur Heather, qui grimaçait douloureusement. Elle, en tout cas, n'allait pas bien. Mais Vinny était trop conditionné pour lui souhaiter du mal, aussi ne pensa-t-il pas ce 'bien fait' qui aurait pourtant été de mise.
Lui ne voyait que leur bêtise et la légitime colère du monstre maquillé. Et bientôt, il en était certain, il ne verrait plus rien du tout.
Parce qu'il serait mort.
Parce qu'ils seraient tous morts.

« Le premier qui essaie de sortir finira par se barrer les pieds devant, ça je peux vous le garantir. Je sais pas ce qui vous a pris de faire… Ça, mais ce que je sais, c’est que je peux vous faire regretter d’être nés. »

Ça, Vinny n'en doutait pas. Son œil fit rapidement le tour de la pièce, à la recherche d'une porte de secours par laquelle ils auraient pu se précipiter pour se protéger de la tempête qui les menaçait. Le garçon aux cheveux blancs avait déjà eu peur des punitions qu'on distribuait aux enfants les plus désobéissants de l'orphelinat – quoi que Dimitri ait pu en dire pour le rassurer, mais jamais il n'avait craint de ne pas s'en relever. Il jeta un dernier coup d'œil, désespéré, à la porte. Hors d'atteinte et gardée par Heather. Il était vite paniqué et exagérait souvent, Vinny.

Mais ça n'empêchait pas la peur, morbide, de l'étouffer aussi douloureusement que s'il s'était retrouvé avec un pied dans le vide d'un ravin. Seigneur, aie pitié de mon âme, elle ne demande que ton salut.

« Vous allez commencer par vous excuser. (Vinny acquiesça bêtement car ça lui semblait là la meilleure des attitudes à adopter; il ne put néanmoins pas joindre le geste à la parole, puisque la sorcière continua, un méchant sourire sur ses lèvres rouges) Sinon, je vous jure que vous allez avaler des poires d’angoisse. »

Déjà, l'expression n'était pas agréable à l'oreille. Au pied de la lettre, elle l'était encore moins, Vinny en fit l'expérience sur la seconde. Avec un murmure surpris et étouffé, il retira de sa bouche une poire qui y était apparue comme par magie. Il la regarda de travers, juste avant qu'un hurlement perçant ne lui vrille les tympans.
Panique. Peur, il ne savait, mais mince il avait une poire qui criait dans les mains et sans qu'il sache comment ou pourquoi, elle avait atterrie sur la tête d'Heather. Son obéissance soumise s'envola pour un court instant.

Là tout de suite, il comptait surtout sur la force de sa foi pour le sortir de ce mauvais pas.

« Je ne m'excuse pas devant les païens ! Reprends tes poires et fiche nous la paix ! »

A quoi on aurait pu conclure que le trio destructeur avait surtout une tendance à l'autodestruction. Mais ce n'était qu'un détail. D'ailleurs, Vinny regrettait déjà de ne pas s'être jeté à terre pour ramper sous le lit le plus proche.



{ Je comptais faire une conséquence sérieuse du pouvoir d'Heather, puis MCDM m'a parlé de poires qui crient. Je n'ai pas pu résister. JE SUIS TELLEMENT DÉSOLÉE. 8D Non, en fait je le suis pas du tout.
Et maintenant que Vinny a eu sa seconde courageuse et virile, il peut mourir tranquille. /mur/}

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MessageSujet: Re: (N°9) Allô Houston, vous me recevez ? [Libre] {Alejo & Vinny first}   Dim 3 Mar 2013 - 23:27

    Commandant, Commandant, c'est la déroute ! Tenez vos positions, soldat ! Soldat, écoutez-moi !
    Ohhh, le commandant a bien envie de détaler comme un lapin. Au secours, Etat-major, l'ennemi nous submerge. Mayde, Mayde ! Oups, y a personne à l'autre bout du fil.

    Bon, dommage. Game over.
    Claris contempla avec désespoir l'encadrement de la porte, leur seule voie de sortie, bloquée par la dragonne furibonde qui mettait un point d'honneur à leur interdire toute retraite. La mort était sur eux. C'était la fin ; la tache était bien trop importante pour leur petit commando.
    ... Au moins auraient-ils l'honneur de s'éclipser sur la ruine de la base ennemie, infligeant des dommages irréversibles à l'adversaire. Leur entreprise n'aurait pas été vaine.
    Enfin ceci dit, figée sur place par l'horreur, Claris aurait préféré trouver une porte de sortie magique en cet instant précis. La gloire ayant des bons côtés, mais la vie un peu plus quand même.

    « Le premier qui essaie de sortir finira par se barrer les pieds devant, ça je peux vous le garantir. Je sais pas ce qui vous a pris de faire… Ça, mais ce que je sais, c’est que je peux vous faire regretter d’être nés. »
    Claris la croyait sur parole, oh que oui. Même si elle ne savait pas à quoi correspondait "sortir les pieds devant". Bon nombre d'éventualités plus épouvantables les unes que les autres défilèrent dans l'esprit un peu trop imaginatif de la fillette, des idées de tortures insupportables.
    ... Se faire chatouiller jusqu'à ce que mort s'ensuive. Ça, ce serait terrible.

    « Vous allez commencer par vous excuser. Sinon, je vous jure que vous allez avaler des poires d’angoisse. »
    La gamine aux mèches blondes manqua de peu de secouer la tête avec affolement comme était justement en train de le faire Vinny à l'instant même. Un fond de fierté qui l'empêchait de ramper devant la sorcière.
    Ou presque. La brutale sensation d'obstruction causée par l'apparition d'un objet volumineux au fond de sa gorge la fit sursauter, puis tomber à genoux, les deux mains sur le cou comme pour l'extirper de cette façon. Un cri étranglé franchit la barrière de ses lèvres, qui se mua en gémissement aigu de détresse avant que la fillette ne recrache une poire entière entre ses mains en coupe.
    ... Une poire.
    Les yeux de Claris manquèrent de lui sortir de la tête lorsqu'elle dévisagea le fruit, bouche bée, en oubliant même l'horrible sensation de l'avoir tout entière dans la bouche. Mais c'était trop cool !
    ... Ou pas.
    Mais malgré cet accès de suprême stupidité, Claris n'était pas au bout de ses surprises. La visions d'une poire semblable à la sienne, mais criant elle ne savait par quel miracle, percutant la tête d'Heather, lui vida plus ou moins le cerveau. Sergent, je ne sais pas ce qu'il y avait dans la gourde mais c'était fort.

    « Je ne m'excuse pas devant les païens ! Reprends tes poires et fiche nous la paix ! »
    Si Claris avait été moins saisie par le fait que Vinny ose s'adresser à la sorcière autrement que par gémissements, elle aurait pu lui demander ce que voulait dire le mot "païen". C'était bizarre, comme terme. On aurait dit une histoire de boulangerie.
    ... Après réflexion, Claris referma la bouche.
    Et puis, entraînée par un espèce d'instinct grégaire bizarre proche du mouvement de foule - le concept de foule étant en l'occurrence rapportée à Vinny tout seul, elle bondit sur ses pieds et lança son propre projectile de toutes ses - maigres - forces, avant de foncer, tête en avant, vers la sortie en hurlant.

    « Taïauuuuut ! »
    Comme quoi la présence du danger rendait tout sauf intelligent. Il suffisait d'imaginer ce qui se produirait quand Claris percuterait sa Némésis de plein fouet dans l'estomac.
    Commandant, nous tentons une percée. Désolé soldat, RIP.



J'avoue, j'ai lollé. 8D
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MessageSujet: Re: (N°9) Allô Houston, vous me recevez ? [Libre] {Alejo & Vinny first}   Mer 13 Mar 2013 - 9:01

Il sentit la jambe vibrer au bout de sa basket ; cible touchée.
Bon. Ce n'était pas exactement la meilleure idée qu'il ait eu, mais...
A peine eut-il le temps de se remettre de son propre accès de violence – elle n'avait pas qu'à l'attraper par le col, cette idiote – que l'emprise sur son cou se resserrait. Il glapit, inquiet pour sa propre santé ; parce que si cette pimbêche n'était certainement pas une ogresse mangeuse d'enfants, elle pouvait très bien en revanche l'étrangler ou imprimer la marque d'ongles qu'il devinait vernis sur sa peau halée. Une femme en colère, il n'y avait rien de plus dangereux. Son père le lui avait dit sur le ton de la conspiration, une fois, quand tout les câbles de la télévision avaient mystérieusement disparus un soir de match.
Seulement Heather n'avait pas grand chose à voir avec sa mère et, à priori, faire le ménage ne la calmerait pas. Ça aurait été trop simple, pensez-vous.
Et, plus important, ils n'allaient quand même pas ranger un désordre qu'ils avaient volontairement mis. Leur rébellion aurait perdu tout son sens s'ils s'étaient pliés aux ordres de leur bourreau ; ça aurait complètement détruit le but de leur virée champêtre dans la chambre n°9. Au point où ils en étaient, autant camper sur leurs positions.
Alejo recula à pas hésitants, pressé de se mettre hors de portée, quand elle se décida enfin à lâcher le col de son t-shirt – distendu, maintenant, merci bien. C'était ça, de faire des opérations commandos avec Oeil de Lynx et Dieu Ayez Pitié de Nos Âmes. Une fichue mauvaise idée. Son talon se posa sur un objet quelconque sans qu'il puisse identifier quoi ; de toute façon, la sorcière reprenait déjà la parole.

« Le premier qui essaie de sortir finira par se barrer les pieds devant, ça je peux vous le garantir. Je sais pas ce qui vous a pris de faire… Ça, mais ce que je sais, c’est que je peux vous faire regretter d’être nés. »

Qu'elle parle, oui ; il ne demandait pas mieux. Tant que la jeune femme élevait la voix il ne pouvait pas perdre sa position : tant qu'elle parlait, elle ne pouvait pas vraiment le prendre par surprise. Le bruit de ses pas l'aurait alerté, sans doute, si seulement il n'y avait pas eu deux gamins aussi idiots et infichus d'être raisonnables à côté de lui. Avec autant de monde dans la pièce, impossible de dire avec certitude quel son appartenait à qui : c'était vraiment épuisant. D'autant plus qu'il était stressé, qu'Heather devait être à peu près devant la porte et qu'avec tout ce raffut, il craignait de ne finir sourd avant la fin de la journée.
Si elle ne les tuait pas avant en guise de punition, bien sûr. Puisque ressortir les pieds devant, c'était... Plus ou moins une menace de mort. Plus ou moins. Bon, complètement en fait – mais ce n'était pas comme s'il pouvait sérieusement envisager qu'elle le défenestre sans état d'âmes ni hésitation s'il tentait d'atteindre la sortie. Ils étaient trois contre un, elle aurait dû déclarer forfait !
Ou peut-être que c'était eux qui auraient dû, en fait. Peut-être.

« Vous allez commencer par vous excuser. Sinon, je vous jure que vous allez avaler des poires d’angoisse. »

S'excuser aurait été un compromis valable, s'il avait su qu'il allait bientôt cracher des poires angoissées au sens strict du terme.
Sauf qu'Alejandro n'y voyait rien ; et que, outre la terreur engendrée par la sensation d'un objet étranger qui venait d'apparaître comme par magie dans sa bouche, il n'avait absolument aucune idée de ce que pouvait être l'objet en question. Il le recracha avec difficulté dans ses mains tremblantes, les yeux écarquillés sur le noir complet dans lequel son imagination nourrissait ses peurs : paniqua. Il en oublia Heather, Vinny, Claris, la chambre saccagée – parce que, merde, il venait de cracher un truc complètement non identifié. De le cracher. Le... cracher.
On ne le répétera jamais assez.
Les cris finirent d'abîmer ses nerfs déjà fragiles, et c'est en poussant à son tour une exclamation affolée qu'il lâcha ce truc abominable qu'Heather – puisque c'était de sa faute, évidemment – avait mis on ne sait comment dans sa pauvre gorge. Les lèvres étirées sur une grimace à mi-chemin entre le dégoût et la peur, il tenta un nouveau pas en arrière.
La voix de Vinny apaisa vaguement ses craintes ; des poires, qu'il avait dit. Des poires. Rassuré à l'idée d'avoir craché un fruit plutôt que... Que quoi que ce soit d'autre de moins sain, il songea à s'excuser pour mettre un terme à cette situation abracadabrante.
Il ne vit pas les poires voler. Pas étonnant qu'elles crient, les pauvres.

La seconde d'après, il sentit Claris passer près de lui en poussant un cri de guerre. Dans la confusion, il se prit à espérer qu'elle n'était pas en train de se la jouer kamikaze.
A ce stade, il aurait été incapable de se diriger sans risquer de se manger un mur ou de marcher sur un fruit abandonné.

« Claris ?! Vinny, qu'est-ce que – »

Or il n'avait pas envie qu'on l'abandonne, non plus.



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« Sueño cuando era pequeño sin preocupación en el corazón.
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Ya no te creo, ya no te deseo ; solo te dejo, solo te deseo.

Mira, Sofia ; sin tu mirada, sigo, sin tu mirada, sigo.
Dime Sofia : cómo te mira, dime cómo te mira, dime -
Sé que no, sé que no. Sé que solo, sé que ya no soy oy oy oy -

Mira, Sofia. »

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MessageSujet: Re: (N°9) Allô Houston, vous me recevez ? [Libre] {Alejo & Vinny first}   Ven 3 Mai 2013 - 23:25

Leurs histoires de dieu à la con, leurs cris de guerre censés donner du cœur au ventre –tout ça, Heather jura solennellement de le leur faire bouffer en deux temps trois mouvements. Ces sales petits mioches n’avaient aucune notion de bonne manière, en bon mouflets dégoûtants qu’ils étaient. La douleur dans sa jambe s’atténuait sans que sa grimace contrariée daignât décamper de ses traits finement maquillés qui lui donnaient l’air de s’énerver plus froidement qu’un iceberg à la dérive. Elle se fût presque attendue à ce que le marmot de Kélian, dans un des élans de piété stupides qu’elle avait fini, bien malgré elle, par lui connaître, s’agenouillât pour sortir un chapelet de l’un des plis de ses vêtements trop grands et se mît à débiter des prières sans queue ni tête.

Ce qui était absolument certain, eût déclaré un observateur trop heureux de son invisibilité en jetant un coup d’œil à l’expression interloquée qui se peignit en couches successives sur le faciès de la jolie blonde, c’est qu’elle ne s’attendait pas à recevoir un projectile hurlant sur la tête. Le malheur de son pouvoir n’était pas de la faire doucement verser dans des discours livresques ou de l’intéresser à des articles people trop imagés ; les variables étaient simplement trop conséquentes. Les mots roulaient avec volupté sur sa langue dans une intention précise. Elle leur donnait la saveur toute particulière entre mille reconnaissable de la victoire –merde, elle l’avait largement méritée, ces morveux, quoi qu’on en dît, ne l’auraient pas volé. La série noire ne pouvait que se diriger vers sa fin et, pourtant, elle tira un grognement haineux à l’ogresse encore plantée devant la porte.

Ces cris stridents lui cassaient les oreilles, la vue de ses pauvres poudres, de ses splendides fards, de ses rouges à lèvres relégués à de vulgaires pastels usés jusqu’à la trame lui faisaient saigner les yeux ; l’identité des coupables, sans parler de la gratuité de leur odieux crime, lui faisait monter aux joues un rose trop foncé pour rien augurer de bon. L’incarnat des fleurs que j’irais écrabouiller sur vos tombes minuscules en bois pourri, bande de petites chiures arrogantes, siffla-t-elle en son for intérieur. Maystood n’avait jamais été en bons termes avec sa jeune sœur –pourquoi donc cette sale petite garce était-elle si obstinée ? En un sens la gamine grossière, une poire dans la bouche, ne valait guère mieux. Les beuglements insanes de ces fruits impies au goût douteux commençaient à lui taper sur le système et

-scrouich, fit la poire avant de rendre son dernier soupir. Heather n’avait jamais adoré ces choses vertes dont la couleur lui rappelait trop les salades fadasses de ses fréquents régimes, insipides, sans saveur, bonnes à réduire en clafoutis informe. Le talon de sa chaussure s’était abattu sur sa victime pour rendre une sentence sans appel. Les deux autres braillasses s’égosillaient toujours en arrière-plan ; si ce n’avait été pour le plaisir de voir les grimaces ahuries plaquées sur les faces rondes de ces marmots insolents, leur présence bruyantes lui eût semblée de trop dans cette affaire. Un rictus mauvais lui plissa les yeux et

-bam. Bordel, quelle sale petite merde, grinça la pimbêche en portant une main à sa hanche pour vérifier qu’elle était toujours là et bien entière –à la manière dont elles ressortaient sous ses vêtements serrés, ce n’était pas à porter à caution. La surprise avait balayé, intransigeante, toute trace d’équilibre et, le laideron blanc empêtré avec elle, l’aveugle déficient avec un peu de chance tout juste assez abîmé pour qu’Antoine ne vînt pas lui demander de comptes, elle tenta de se relever –entreprise semi-concluante. L’un, elle ne le lâcha pas ; l’autre, elle tira par la tignasse qui n’aurait sûrement pas dit non à un bon coup de laque et un brushing correct.

« Espèces de sales petites – », commença-t-elle, ses yeux arctiques partageant avec le pôle la couleur de leur iris mais aussi sa chaleur bienfaisante. Si le désaxé intégriste tentait une percée, elle jura de le désosser jusqu’à la dernière esquille. A crétin, crétin et demi ; c’était brillamment stupide, donc elle devait le considérer comme une possibilité.
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RP en cours : Vinny donne une messe par là.


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MessageSujet: Re: (N°9) Allô Houston, vous me recevez ? [Libre] {Alejo & Vinny first}   Sam 4 Mai 2013 - 17:07

...

Puisque ni les prières ni les paroles ne pouvaient les sauver, peut-être que la fuite restait finalement la meilleure option; et ce malgré leurs très maigres chance de débouler dans le couloir ensemble et en un seul morceau. Tandis qu'il essayait d'ignorer le hurlement strident des poires qui continuaient leur étrange concert, Vinny s'empêchait de respirer trop vite et cherchait une solution. Pas sous les lits, il pouvait y avoir son horrible AEA (il ne l'avait pas vu mais, selon Claris, c'était une horreur qui cavalait sur plusieurs pattes), pas par la fenêtre car ils étaient à l'étage, pas par la porte pour la simple mais bonne raison qu'Heather se tenait en travers...Pièce close avec trois idiots et un dragon enragé: leur sort semblait malheureusement scellé.
L'œil valide du petit garçon scrutait néanmoins les détails de la pièce, encore et toujours à la recherche de ce fameux échappatoire miraculeux. Parfois, Vinny se décourageait et se reprenait, repensant à ses cours et aux sermons des professeurs de l'orphelinat. Tant de conseils dispensés et jamais appliqués: il aurait dû en avoir honte ! Se redresser quand on tombait à genoux devant un obstacle était le premier pas vers le salut. Si la situation avait été autre (en l'occurrence moins désespérée), Vinny aurait récité une prière pour avoir négligé involontairement une notion si sage et avisée. Comme il n'avait pas son livre et ne voulait pas bredouiller bêtement à voix basse, il se contenta de se redresser et regarder droit devant lui. Tout allait bien, ils allaient pouvoir...

« Taïauuuuut ! »

… S'en sortir.
Le 'Claris' sonore qui s'échappa des lèvres de Vinny se mêla à la question d'Alejandro; la main qui s'élança en avant pour retenir la jeune fille rencontra le vide. Pas franchement utile, se dit Vinny avec une pointe de désespoir qu'il ne parvint pas à refouler entièrement. Ils auraient vraiment dû faire profil bas et obéir, s'excuser aussi. Ça n'aurait pas arrangé les choses, ça n'aurait pas réparer les pots de vernis brisés ou les vitres et les murs souillés, mais ça aurait pu atténuer la colère de la vipère qui fulminait sur le pas de la porte. Au moins un peu. Là encore, élever la voix pour sermonner Claris aurait été déplacé de sa part. Qu'avait-il fait quelques secondes plus tôt, lui ? Il lui avait balancé sa poire à la tête avec un refus catégorique de s'excuser. Bien, pour quelqu'un qui était censé se maîtriser. Mais, pensa Vinny avec un tremblement, j'ai eu peur.
Et quand on a peur, on est stupide. Voilà. Claris venait appuyer cette thèse en entrant de sa propre initiative en collision avec la pimbêche trop maquillée. Le choc promettait d'être violent et guère agréable – à la fois pour Claris ET Heather.

« Espèces de sales petites – »

Et maintenant, c'était le moment de faire quoi ? L'œil grand ouvert comme une soucoupe, Vinny paniqua comme il savait si bien le faire et ouvrit la bouche deux ou trois fois sans qu'aucun son suffisamment articulé ne daigne en sortir pour former une phrase. Avec leur bêtises, ils étaient bien dans les ennuis ! Ce n'étaient pas ses poignets frêles qui allaient pouvoir séparer ses amis de la l'étreinte de fer de leur ennemie, aussi mince que pouvaient êtres les siens, à elle. Si encore il avait été plus fort, mais là... Il se voyait mal lui réciter des prières à vitesse grand V pour l'étourdir et leur laisser le temps de fuir. Sans trop savoir pourquoi, il savait que ça n'aurait pas eu l'effet escompté.
Il aurait réussi à se rendre ridicule, tout au plus. Garder sa dignité, ou tout du moins l'idée qu'il en avait, avait beau ne pas être dans ses priorités du moment, il préférait éviter de s'humilier encore plus. Il n'était déjà pas utile...

« Tu n'as pas besoin de leur faire du mal ! » S'écria-t-il sans savoir pourquoi, juste pour placer une phrase alors qu'il aurait été dans son intérêt de se faire oublier. Foncer dans le tas pour tenter quoi que ce soit, ce n'était pas son genre. Lancer la poire avait déjà été un geste exceptionnel en soi pour le garçon aux cheveux blancs qui détestait se faire remarquer et sortir du moule.

Une note plus déterminée se lut malgré tout dans ses yeux. On ne touchait pas à ses amis.
C'était bien la seule raison pour laquelle il aurait pu jouer son intégrité sans s'en soucier.
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RP en cours : Ça risque d'être un peu mouvementé.

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MessageSujet: Re: (N°9) Allô Houston, vous me recevez ? [Libre] {Alejo & Vinny first}   Jeu 6 Juin 2013 - 23:46

    Le choc fut rude. Cela dit, vu la proportion de viande entrant dans la composition de cette silhouette famélique qu'elle venait de charger en hurlant, le contraire eût été étonnant. C'était un peu comme s'attaquer à un enchevêtrement de clôtures barbelées : en sautant sur Heather, Claris courait le risque imminent de s'empaler sur un os. Que ce soient les coudes ou les genoux de cette harpie furibonde, ils saillaient sous sa peau comme si, réunis en formation de défense toutes lances levées, ils n'attendaient au côté de ses ongles effilés que l'occasion de déchiqueter l'intruse. 
    Claris percuta de plein choc ce squelette maquillé, et l'une comme l'autre émirent un glapissement de douleur en recevant les échos du contact. Malheureusement, si Heather vacilla sérieusement sous le poids de la demi-portion qui s'était si résolument jetée dans ses jambes, elle n'en resta pas moins debout - au grand désespoir de cette dernière. À peine remise du coup qui avait failli la laisser assommée aux pieds de la sorcière, Claris sentit des doigts crochus aux ongles manucurés s'enfoncer dans son crâne et l'empoignade par les cheveux avec une force terrifiante. La fillette cria de douleur et se laissa tirer vers la sorcière sans oser se débattre, tentant de griffer les mains qui la tenaient en débitant de virulentes protestations. Peine perdue, évidemment. 
    Entre le brouillard des larmes que la douleur installait dans ses yeux, la fillette distingua ses amis sans trop savoir ce qui leur arrivait. Pour sa part, pauvre soldat capturé par l'ennemi, l'équation paraissait terriblement simple : désarmée, réduite à l'impuissance, elle sentait poindre le moment du cessez-le-feu. La retraite était un échec total. C'est la débâcle, mon commandant. 
    Elle ne songea évidemment pas au point auquel elle avait été stupide de les mettre tous dans cette situation : leur entreprise était pleinement justifiée et leur plan tenait la route - pensait-elle. L'échec qu'ils étaient prêts d'essuyer ne résultait que d'un malheureux concours de circonstances qui avaient amené leur ennemi à se retrouver sur le terrain alors qu'il s'agissait d'une opération secrète. Donc techniquement, elle n'avait rien à se reprocher et ses amis non plus : s'il fallait s'en prendre à quelqu'un, c'était au ciel et personne d'autre. Vinny aurait du faire ça, au lieu de prier pour leur salut à tous. Non pas qu'elle considérât ses marmottements comme inefficaces, mais en cet instant elle aurait donné son livre de prières entier pour une aide quelconque, surnaturelle ou non. Peut-être qu'elle aurait dû prier aussi, finalement. 
    Dommage qu'elle ne sache pas quel super-métal dieu trop fort invoquer. 
    Le train un peu trop bruyant des pensées de Claris fut brutalement interrompu - comme une bulle qui éclate - par la voix du petit garçon qui s'éleva en opposition à Heather :

    « Tu n'as pas besoin de leur faire du mal ! »
    Claris en resta bouche bée un bref instant. Ensuite, elle aurait bien applaudi son ami pour cette intervention qui, connaissant l'animal, tenait du miracle ; seulement, elle en était toujours à l'étape "conservation de ses cheveux" et par conséquence assez occupée. Tout ce dont elle fut capable fut de tendre un pouce approbateur dans sa direction, sorte de "bien joué !" sur fond de grimaces, avant de recommencer à se débattre et à tenter des attaques kamikazes dans les jambes d'Heather. Elle avait vraiment été idiote de foncer dans le tas comme ça. En fait, elle aurait du tenter un tacle plutôt qu'un plaquage. Elle avait toujours dit à son frère qu'ils auraient dû apprendre à jouer au foot. 
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MessageSujet: Re: (N°9) Allô Houston, vous me recevez ? [Libre] {Alejo & Vinny first}   

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(N°9) Allô Houston, vous me recevez ? [Libre] {Alejo & Vinny first}

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