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 (N°9) Allô Houston, vous me recevez ? [Libre] {Alejo & Vinny first}

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MessageSujet: Re: (N°9) Allô Houston, vous me recevez ? [Libre] {Alejo & Vinny first}   Sam 15 Juin 2013 - 1:12

Alejandro avait peur ; peur de tomber, peur de se faire mal, peur qu'un de ses amis se blesse – peur que Claris ne casse quelque chose à Heather, aussi, parce qu'il n'en était pas à souhaiter des os brisés à la jeune femme. Peur que cette opération kamikaze ne fasse plus de victimes que prévu, en somme, et il n'avait pas la plus petite idée de quoi faire pour éviter la catastrophe. C'était désastreux. Il avait l'impression d'être un de ces idiots qui partait faire un truc complètement stupide avec ses amis sans s'inquiéter des conséquences : en ce moment-même, des milliers de téléspectateurs devaient s'époumoner sur des « bien fait » ou autre « abrutis » devant leur piètre prestation. Ça avait été amusant jusqu'à ce que la police arrive, mais maintenant il était temps de se faufiler en coulisses avant de n'avoir plus de dégâts à déplorer que quelques bleus et un maquillage ruiné. C'était le moment où jamais de tirer sa révérence. Filer en douce. Faire quelque chose.
Ce que Claris avait pris un peu trop au pied de la lettre, à priori.
Le choc lui tira un cri étranglé ; immédiatement le son se répercuta sur sa droite, traçant des courbes écarlates avec lesquelles il put dessiner les contours du mur et de la porte. Le reste de la pièce était donc à gauche, Vinny également, les poires il-ne-savait-où et Heather – la main agrippée à lui, aussi fermement que des griffes acérées autour de leur proie. Impossible de s'enfuir. La peur revint à nouveau, plus présente, plus justifiée. Si la sorcière décidait de se venger sur lui, elle n'avait qu'un geste à faire pour le pousser dans le décor ; or un simple mouvement, une bête erreur, n'importe quoi pouvait vous rompre la nuque, quand vous vous inquiétiez autant qu'il le faisait. Une chaise. Ou un lit.
Même une poire, en fait – et vraiment, il n'aurait jamais cru pouvoir dire ça un jour.

« Espèces de sales petites – »

Instinctivement, il ferma les yeux et se crispa de bas en haut. En l'absence de vue pour anticiper, avec son ouïe et son toucher seuls pour l'aider, c'était à peu près la seule option qui s'offrait à lui pour se protéger. Visage ramené comme il le pouvait contre son épaule, il tenta en vain de se défaire de son étreinte. Aussi désagréable soit-elle, il n'avait pas envie de gifler ou frapper Heather plus qu'il ne l'avait déjà fait : ce n'était pas le meilleur moyen pour se dépêtrer de ce guêpier. Claris et Vinny étaient suffisamment petits pour pouvoir se permettre de lui foncer dessus sans s'inquiéter, mais lui se sentait suffisamment brute comme ça d'avoir donné un coup de pied à une fille qu'il connaissait à peine – surtout une fille de sa carrure. Il se l'imaginait fine comme une baguette.
La voix de Vinny résonna sur des mots qu'il jugea plus mature que le précédent « Taïauuuut » de leur amie ; qui, quoi qu'elle fasse en ce moment, s'arrêta de glapir. Peut-être pour l'écouter, peut-être parce que l'ogresse avait cessé de lui faire mal – il n'en avait pas la plus petite idée et, curieusement, il doute que poser la question lui amène ne serait-ce que l'ombre d'une réponse.
A défaut de savoir quoi faire, il arrêta d'essayer de s'écarter. Mieux valait se concentrer sur leur survie. Il n'avait jamais vraiment eu l'âme d'un soldat : il préférait de loin suivre.
C'était d'ailleurs comme ça qu'il s'était crée la plupart de ses ennuis, d'ailleurs.

« C'est bon, c'est bon, s'exclama-t-il sans rouvrir les paupières, inquiet de ce qu'il aurait pu voir si quelqu'un avait allumé la lumière. On s'excuse, arrête ! »

D'accord, ce n'était que moyennement vrai et Claris protesterait probablement – mais c'était raisonnable et, en tant que membre le plus âgé de cette expédition, il se devait d'apporter un peu de réflexion à cette tornade confuse de cris et de projectiles. Vinny avait raison. Elle n'était pas obligée de leur faire mal, et s'ils se calmaient tous, peut-être que...
Qu'ils s'en sortiraient à juste devoir nettoyer leurs saletés ? Si la petite blonde voulait organiser une rébellion des esclaves à ce moment-là, grand bien lui en fasse. En attendant la priorité était à leur survie.



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« Sueño cuando era pequeño sin preocupación en el corazón.
Sigo viendo aquel momento - se desvaneció, desapareció.
Ya no te creo, ya no te deseo ; solo te dejo, solo te deseo.

Mira, Sofia ; sin tu mirada, sigo, sin tu mirada, sigo.
Dime Sofia : cómo te mira, dime cómo te mira, dime -
Sé que no, sé que no. Sé que solo, sé que ya no soy oy oy oy -

Mira, Sofia. »

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MessageSujet: Re: (N°9) Allô Houston, vous me recevez ? [Libre] {Alejo & Vinny first}   Dim 18 Aoû 2013 - 1:25

Heather pouvait presque sentir un bleu se former là où la douleur, aigüe, élançait toujours : la petite tache étendrait son voile violacé sous le doré de sa peau au bronzage parfait. Cette idée fit grincer ses dents à l’émail parfait, se serrer ses phalanges serties d’ongles à l’arrondi parfait, se froncer ses sourcils à la courbure parfaite, saillir une veine à hauteur de sa gorge et geler sur place les derniers représentants de La Bonté Humaine chez elle. Espèce en voie de disparition, plus particulièrement encore lorsque des petites teignes sales, geignardes au possible tentaient tant bien que mal de tirer leur marron du feu en faisant de ses affaires un joyeux ramdam de poudre magique. Pas de poudre d’escampette, bande de petites merdes rachitique, gloussa presque l’ogresse. Les sales gosses lui en avaient fait voir de toutes les couleurs –et c’en était une véritable qui ceignait les murs et le sol d’un diadème arc-en-ciel. A trop prendre les choses au pied de la lettre, ils se retrouvaient au pied du mur, faits comme des rats. La poigne de la blonde ne se relâcha pas en dépit des glapissements insupportables de sa prisonnière. Si l’assommer n’avait pas risqué d’entamer un peu trop son efficacité en matière de rangement, l’affaire eût été pliée en deux temps trois mouvements. Au lieu de cela, la fashionista devait rester plantée dans l’embrasure de la porte, ses yeux polaires lançant des éclairs, à jouer la Méduse.

Elle avait connu mieux, comme journée. Scalper ces petites pestes rampantes, leur faire lécher le sol et les renvoyer dans les jupes de leur mère. Maystood ne se donna pas la peine de chercher ailleurs tant elle y voyait un bon moyen de la baigner de soleil. Ses prunelles de fer blanc se fixèrent sur la silhouette mal dégrossie du prêtre en couche-culotte : à nous deux, gamin de mes deux. Elle ne cilla pas lorsqu’il se sentit pousser une âme de chevalier. Avec sa carrure ridicule, les tremblements qui agitaient sa voix en un vibrato désespéré, il lui évoquait plutôt un mauvais méchant de bande-dessinée. Ou un petit animal acculé qui n’osait même pas montrer ses minuscules dents de lait :

« Tu n'as pas besoin de leur faire du mal ! »

Le besoin était une notion toute relative et au fond, se servir de leur tête vide comme d’un gong était vital à sa bonne humeur. Il n’eût plus manqué qu’elle les laissât filer comme ils étaient venus, chantants et la fleur au fusil ! Ses fards à joue n’avaient pas commis le moindre crime –encore que sur d’autres, concéda la grande arrogante, il insultât le sens de l’esthétique, toujours à en mettre trop ou n’en mettre pas assez, en user, en abuser et encore fallait-il s’estimer heureux lorsque ces greluches utilisaient la bonne teinte. Heather Maystood ne prêtait pas ses affaires. Ces affreux petits paquets de guano faisaient moins les malins à présents, et jetaient en pâture à sa colère toute justifiée de beaux et hauts principes : ça aurait presque fonctionné, s’amusait-elle, s’ils ne les avaient pas foulés aux pieds en pillant le contenu de son armoire, soudards d’une soldatesque morveuse mal placée pour invoquer la Convention de Genève. Les corps mutilés de leurs vertueuses victimes gisaient encore à leurs pieds. C’était tellement culotté que c’en devenait admirable.

Après tout, elle pouvait faire ce qu’elle voulait. Que Kélian ou Antoine se chargent de récupérer les morceaux à la petite cuiller ; faire des puzzles avec des enfants, ce n’était drôle que si ces derniers faisaient office de pièces. Très sincèrement, elle n’était pas loin de le penser. Une moue dubitative répondit aux excuses crachées par l’handicapé mexicain. Le ménage, il devait connaître. C’était pas plus mal.

« C’est pas comme si vous aviez le choix de vous excuser ou pas, crétin, siffla-t-elle, plus énervée qu’elle ne l’avait voulu. Vous n’aviez pas besoin de tout foutre en l’air ici, et vous l’avez fait. Alors les conseils, tu les remballes, moine à deux balles. »

Les bases posées, elle pouvait reprendre :

« Toi, tu te calmes si tu tiens à la paille qui te sert de cheveux. Clair ? Le premier qui sort, il va regretter d’être né. Et les autres (hésitation aussi naturelle que la teinte pêche de ses ongles), non, en fait les autres aussi. Juste peut-être… Un petit peu moins. Je veux rien entendre, et je vous rappelle qu'au besoin je cours plus vite que vous. Au.boulot. »

D'un geste sec, elle relâcha le pauvre petit aveugle et le poussa vers son ami. Pas Claris, qu'elle devait détester encore un peu plus les autres. Une seconde plus tard, elle se résigna pourtant à déplier ses serres et la gamine connut le même sort que son comparse. Leur coller le lumbago de leur vie était le moins qu'elle pouvait faire. En bon contremaître, elle ne comptait pas lever le camp ni se passer de coups de fouet. Ils avaient le revers de leur médaille de la Bravoure.

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MessageSujet: Re: (N°9) Allô Houston, vous me recevez ? [Libre] {Alejo & Vinny first}   Ven 13 Sep 2013 - 21:57

...

Vinny esquissa une grimace qui se voulait un sourire quand Claris leva le pouce dans sa direction, laquelle se résorba bien vite sur des traits tendus comme un élastique. Oui, ils courraient à la catastrophe, et non, son intervention ne pouvait pas servir à leur salut ; Heather avait l'ait assez furieuse pour renverser toute une armée, sans compter que les poudres, la peinture et les coups de stylo ne partiraient pas d'eux-mêmes. Ils n'avaient rien de braves soldats en armure, déterminés à vaincre un quelconque ennemi. Le garçon se sentait ridiculement petit face à l'ogresse, fluet et important comme une sauterelle. Le genre de personne qu'on écrase du plat de la main, sans efforts et sans y prêter grande attention. C'était drôle comme il pouvait se lancer dans une expédition perdue d'avance, quand bien même le cœur n'y était pas ! Allez, il avait posé le pied dans le château avec l'insouciance de Jack, et il n'était pas rusé comme lui. Il allait se faire dévorer.
Vinny aurait pu s'invectiver longtemps, lui et sa détermination sujette à la lèpre dès qu'on le suppliait un peu trop. C'était son plus grand chagrin, celui qui allait aussi mener à sa perte. Claris continuait de s'agiter, et Alejandro avait l'air de s'être calmé : en un sens, il les admirait. Si Heather l'avait saisi par le col puis secoué comme un prunier, il aurait été certain de s'évanouir sur le champ.

Il y avait plus glorieux.

« C'est bon, c'est bon. On s'excuse, arrête ! »

Vinny retint son souffle, risquant l'asphyxie pour détailler Heather du regard, espérant de tout son petit cœur pétri de bonnes intentions qu'elle allait accepter les excuses et laisser partir ses deux amis. Un souffle tremblant finit par passer le cap de ses lèvres pour lui sommer de ne pas négliger un mécanisme aussi vital. L'attente le stressait tant qu'il faillit se sentir mal et tomber face contre terre. Bien heureusement, la voix de la harpie l'arracha à ses considérations et le fit sursauter.
Qu'est-ce qu'aurait fait Nick à sa place ?

« C’est pas comme si vous aviez le choix de vous excuser ou pas, crétin. Vous n’aviez pas besoin de tout foutre en l’air ici, et vous l’avez fait. Alors les conseils, tu les remballes, moine à deux balles. »

Vinny fronça les sourcils au qualificatif peu aimable dont elle venait de l'affubler, sans juger nécessaire de protester à voix haute. Jeter de l'huile sur le feu, c'était courir le risque de traverser la fenêtre ou il ne savait trop quelle punition exemplaire elle pouvait décider de leur donner. Son imagination, sur ce point, était plus que fertile.
Claris pensait qu'écraser son rouge à lèvres et vider son verni sur le sol était primordial : si ça l'était pour la blonde, ça l'était quelque part. Au fond, Vinny aussi aurait aimé qu'elle se repente des mauvais traitements qu'elle leur avait infligé, ils auraient simplement pu s'y prendre... d'une autre manière. Il lorgna les taches aux murs et au sol, découragé à l'avance.

« Toi, tu te calmes si tu tiens à la paille qui te sert de cheveux. Clair ? Le premier qui sort, il va regretter d’être né. Et les autres... non, en fait les autres aussi. Juste peut-être… Un petit peu moins. Je veux rien entendre, et je vous rappelle qu'au besoin je cours plus vite que vous. Au.boulot. »

Vinny poussa une exclamation aigüe, n'attendant pas pour se précipiter vers Alejandro. Claris rejoignit bientôt le groupe des gamins martyrisés, soulageant doublement le garçon aux cheveux blancs. Lui qui avait tôt fait de faire toute un drame d'une simple affaire, il avait cru ne jamais les revoir. Elle aurait pu les emmener au sous-sol, ou... Il préférait ne pas y penser, et s'empressa plutôt de s'enquérir de leur état.

« Vous allez bien ? »

Il aurait pu parler sur le même ton à des nomades ayant fait la traversé du désert à pieds et avec une simple gourde d'eau pour toutes ressources. Il aurait d'ailleurs trouvé que la comparaison tenait la route, s'il avait pu la faire. Son œil violet passa au dessus des têtes de ses amis, figé dans la direction de la porte et d'Heather. Et maintenant quoi ?
Il ne pouvait pas tout nettoyer avec leurs vêtements et leurs cheveux, c'était inimaginable.
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MessageSujet: Re: (N°9) Allô Houston, vous me recevez ? [Libre] {Alejo & Vinny first}   Ven 20 Sep 2013 - 20:12

    La situation était critique de chez critique. Claris pensait même qu'il n'y en avait jamais d'aussi critique depuis la dernière fois où elle avait dû choisir entre une brioche au chocolat et à la confiture : la différence étant ici qu'elle n'avait pas le choix, et que ce qui allait lui arriver serait de toute façon la pire des hypothèse possibles. Le grade de la fillette changea automatiquement dans sa petite tête, du sergent-major en chef bardé de médailles au glorieux martyr sacrifié sur l'autel de la cruauté. Pourtant c'étaient les sorcières qui étaient censées brûler sur les autels, à ce qu'elle savait. Franchement, monde à l'envers ! Et puis elle avait vraiment mal au cheveux, là. La fillette tenta à nouveau de se débattre et, à nouveau, renonça en lâchant quelques larmes de douleur.
    Elle décida que cette débâcle était décidément à élever au sommet de l'échelle existante.
    S'il y avait en elle un quelconque super-pouvoir ou une entité magique - type demi-dieu de préférence - endormie depuis des centaines d'années, il aurait été de bon ton de se réveiller maintenant. Maintenant, maintenant. Parce que si elle n'était pas investie par des super-pouvoirs dans les deux minutes qui allaient suivre, dusse-t-elle remplir une mission divine dangereuse et mortelle plus tard, alors elle n'aurait l'occasion de rien du tout parce que sa vie trop courte allait s'arrêter là tout de suite.
    Mais évidemment, Claris eut beau prier tandis que la harpie crachait des mots dont elle se contrefichait royalement, aucune force supérieure ne vint à son secours.
    Avec un optimisme navrant, la fillette décida d'en conclure que la signification sous-jacente de ce mutisme était qu'elle avait en elle la puissance nécessaire pour s'en sortir seule et la tête haute.
    Voilà qui était plutôt rassurant. Aide-toi le ciel t'aidera.
    Bon, à part ça, les autres occupants de la pièce ne semblaient pas partager sa foi en matière de solution miracle. Peut-être que si elle avait brandi le livre de Vinny, ça serait mieux passé.

      « C'est bon, c'est bon, » S'écria soudain Alejo en ignorant complètement l'expression scandalisée (enfin, c'était compréhensible) ainsi que le cri de protestation de Claris (on pouvait éventuellement arguer que ce dernier s'était perdu dans ses couinements de détresse) « On s'excuse, arrête ! »

    Un bref instant assez terrifiant, Claris crut avec beaucoup de sincérité que le but des serres cruelles qui lui agrippaient les cheveux était réellement de lui arracher la peau du crâne. Elle avait l'impression que ces membres crochus et osseux eux-mêmes exprimaient leur désaccord envers les mots de l'espagnol. Désaccord que partageait Claris, dans une certaine mesure, et elle trouvait singulièrement injuste d'avoir à perdre des poignées de cheveux à cause de ça. Un peu de cran, soldat ! Criait par une vaine télépathie le général qui piaillait de douleur entre les mains de l'ennemi.

      « Toi, tu te calmes si tu tiens à la paille qui te sert de cheveux. Clair ? » Une sorte de râle de chiot s'extirpa de la gorge de Claris qui rendit les armes et faillit se laisser tomber sur les pieds de la sorcière. Cela dit le fait qu'elle tienne à ses cheveux l'en empêcha singulièrement. « Le premier qui sort, il va regretter d’être né. Et les autres, non, en fait les autres aussi. Juste peut-être… Un petit peu moins. Je veux rien entendre, et je vous rappelle qu'au besoin je cours plus vite que vous. Au.boulot. »

    Pour la seconde fois en très peu de temps, la blonde fillette atterrit à plat ventre sur le parquet. Avec un peu moins d'élégance, et un peu moins de préméditation, certes, que la dernière fois. Sonnée, elle lâcha un grognement de douleur. Il lui fallut un moment pour recouvrer la faculté de penser, d'autant plus que la voix aiguë du garçonnet qui demandait si les troupes étaient en bon état l'empêchait de se concentrer.
    Sa première pensée cohérente fut donc que lancer le livre de prières de Vinny dans la tête d'Heather aurait peut-être eu la vertu de la décapiter sur le coup. Elle aurait dû essayer, plutôt que le plaquage ou le tacle, tout héroïques que soient ces deux techniques.
    Claris tenta un modeste rétablissement vertical à l'aide des paumes de ses mains et émit un croassement incompréhensible. Mécontente du résultat, elle toussota avant de s'asseoir, dos à la porte et face à ses amis éperdus, croiser les bras et opposer un ferme - et stupide :

      « Nan. »

    Qu'elle ait répondu à Vinny ou à Heather, eh bien... visiblement, mademoiselle n'avait pas l'intention de satisfaire les désirs de son ennemi.
    Aide-toi, le ciel t'aidera. Ou pas.
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MessageSujet: Re: (N°9) Allô Houston, vous me recevez ? [Libre] {Alejo & Vinny first}   Sam 5 Oct 2013 - 2:24

Alejandro, aussi tendu qu'un ressort, accueillit la réponse que lui cracha aimablement Heather par une grimace agacée. Elle aurait pu le remercier de préférer jouer aux hommes-crêpes plutôt qu'au catch, aussi. Éventuellement. Ça aurait été plus poli que ses histoires de crétins qui foutent tout en l'air, tant qu'à faire – et puis mince, pourquoi avait-il fallu qu'il s'excuse ? Il aurait mieux fait de lui mettre un coup de coude, tiens ! Ou de lui renvoyer ses reproches à la figure. Ça l'aurait calmée, la harpie de service. Ils auraient peut-être même eu le temps de s'enfuir. Sait-on jamais.
Dommage que le courage, chez lui, ne se pointait qu'une fois le fossé franchi.
Conscient malgré tout que faire preuve de hardiesse juste après avoir agité bien fort le drapeau blanc n'était pas exactement la meilleure chose à faire, il décida de fulminer en silence. En bon mauvais perdant bien buté, il détestait qu'on lui rappelle ne serait-ce qu'une fois ses défaites ; or là, c'était un peu l'impression qu'il avait. D'avoir perdu un jeu, une guerre, un pari, peu importe – dans tout les cas, Heather les avait battu et ils allaient devoir payer de sacrés pénalités. L'entendre répéter qu'ils avaient soit-disant tout démolis comme les pires des délinquants ne fit que le renfrogner un peu plus. Aussi vexé qu'un enfant dont on a critiqué le merveilleux dessin tracé avec application sur une tapisserie franchement plus laide, il serra les lèvres et grommela des insultes en infra-sons. Quand il se sentait pris en faute, il finissait toujours par faire ça. Grogner et donner des coups de pieds dans les cailloux. S'il avait été innocent, il aurait au moins eu sa conscience pour lui : manque de chance, elle était aux abonnés absents. Sûrement perdue quelque part entre les vernis et les feutres. Dans ce coin-là.

« Je veux rien entendre, et je vous rappelle qu'au besoin je cours plus vite que vous. Au.boulot. »

Le trébuchement hésitant de ses pieds lui fit bien vite oublier son envie de la défier à la course ; par chance, il ne tomba pas. Lorsqu'il retrouva son équilibre, main gauche tout juste appuyée contre l'épaule de Vinny (s'il y avait plus de tissu que de bras, c'était forcément lui), son cerveau mit un moment à assimiler qui était où comment quoi et pourquoi. Il esquissa un mouvement de tête hésitant pour répondre au garçon, puis un bruit mat lui indiqua que Claris avait dû embrasser le sol – mais ce fut tout. Les événements s’enchaînaient de façon trop rapide et désordonnée ; ses oreilles n'étaient pas bien loin de vouloir déposer leur démission définitive.
C'est que ça bourdonnait sacrément, là-dedans.

« Nan. »

Oh, génial. Sans s'en rendre compte, l'espagnol roula des yeux agacés en direction de Vinny – qui n'avait pourtant rien fait, le pauvre. Comme Claris était dos à lui, difficile de lui faire comprendre grâce à son terrifiant regard de braise qu'il n'avait ni envie de rester faire grève toute la nuit, ni envie de devoir nettoyer les murs à l'aveuglette avec rien d'autre qu'une brosse à dent. D'ailleurs, il n'avait pas tellement envie non plus de la retrouver dans une poubelle en sortant de la chambre. Ce qui ne manquerait pas d'arriver si elle continuait, il aurait pu en jurer.
Globalement, Alejandro suivait sans broncher le groupe le plus influent : or présentement, sans hésiter, il s'agissait d'Heather. Il se dégageait d'elle une sacré autorité, maintenant qu'elle était en colère – et aussi vrai qu'il n'aurait pas été se faire réprimander deux fois de suite par le même professeur, il ne tenait pas à la faire crier de nouveau. Ça irait comme ça, merci. Il tenait à son bras. Et à son épaule. Même à ses cheveux et ses dents, en fait.
Raison pour laquelle, pardon mon Général, il effectua un repli stratégique vers l'avant. S'il faisait mine de s'y mettre, peut-être...

« De toute façon on a rien pour nettoyer... » grommela-t-il pour lui-même.

Penché, il tâtonna sur un drap pour chercher où il avait bien pu mettre les armes du crime ; d'un mouvement un peu maladroit, il tira la couverture et tendit l'oreille en espérant saisir un bruit de chute encourageant.
A défaut de bombes de peinture, ce fut l’élevage de cafard qui chuta joliment contre le plancher. Le son peu familier le fit tiquer.

« Oh ? »

Oh, oui.



• • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • •


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Ya no te creo, ya no te deseo ; solo te dejo, solo te deseo.

Mira, Sofia ; sin tu mirada, sigo, sin tu mirada, sigo.
Dime Sofia : cómo te mira, dime cómo te mira, dime -
Sé que no, sé que no. Sé que solo, sé que ya no soy oy oy oy -

Mira, Sofia. »

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MessageSujet: Re: (N°9) Allô Houston, vous me recevez ? [Libre] {Alejo & Vinny first}   Jeu 26 Déc 2013 - 0:29

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MessageSujet: Re: (N°9) Allô Houston, vous me recevez ? [Libre] {Alejo & Vinny first}   

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