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 || RUDY || L'obscurité et le silence aussi. { Selenda } 4/4

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MessageSujet: || RUDY || L'obscurité et le silence aussi. { Selenda } 4/4   Dim 8 Juil 2012 - 20:20

Enrôlement ~

Il pouvait accidentellement faire tomber une allumette sur les décorations en papier. Un monstre pouvait arriver et manger tous les muffins. D'ailleurs, maintenant qu'il y pensait, ce ne serait pas si bizarre qu'un vandale vienne tout saccager. Vu l'endroit où ils étaient. Ou qu'un pouvoir mal contrôlé ne congèle tout par erreur. Si un reptile gris venait faire tomber toutes les chaises et les viennoiseries, ce ne serait pas de sa faute. Nooon. Pensez-vous.
Dents serrées, visage fermé, Kélian hésita presque à accélérer le pas. Ça allait faire quelques minutes qu'il avait quitté le café/bar/restaurant/enfer du Pensionnat et il ne décolérait pas. Ça risquait de durer encore un moment. N'en déplaise à Selenda ; après tout, c'était de sa faute s'il avait dû poser les pieds là-dedans. Enfin, pas exactement. Elle lui avait bien laissé le choix. Un esprit omniscient aurait pu acquiescer. Oui, il avait fait son choix lui-même et oui, il était le seul responsable de son propre malheur. Mais un monde où Kélian serait aimable et d'accord avec tout les autres étant bien trop ennuyeux, inutile de dire qu'il ne voyait pas les choses sous cet angle. Il haïssait donc momentanément l'elfe, cause de tous les problèmes qu'il avait pu avoir depuis sa naissance jusqu'à ce jour.
Le seul point positif de cette histoire était qu'il n'avait plus à trimbaler cette feuille stupide un peu partout. Toya, dans sa grande bonté, avait récupéré le bout de papier avec sa bonne humeur habituelle ; et ça aurait presque été une visite productive sans le passage forcé où il avait dû lui raconter de looong en large à quel point il était heureuuuux de lui faire plaisir et qu'il était même prêt à lui en ramener d’autres si elle en avait envie. Il s'était senti ridicule, stupide, schizophrène – jamais, jamais plus il ne mettrait les pieds là-dedans. Il allait se contenter d'oublier ce moment de sa vie et de réduire Selenda au silence. Son image lui importait peu – ou plutôt il se fichait bien de ce que des imbéciles pouvaient penser ou dire de lui en son absence – mais il n'avait aucune envie qu'elle lui rappelle, fut-ce dans deux secondes ou dans trois cent ans, que la personne envers laquelle il avait été le plus courtois jusque là était une pseudo-princesse amatrice de fleurs et de cœurs en carton.
Même si, rappelons le, ce n'était qu'un pari.
Ses pas, rapides, tapèrent avec plus d'insistance encore contre la moquette rouge et parfaitement entretenue. Il ne risqua pas un coup d’œil en arrière pour vérifier que son amie (même si pour l'instant il rêvait pour elle d'une torture très lente) le suivait ; après tout, il s'en moquait. Sans compter qu'à la base, c'était elle qui l'avait traîné jusqu'à l’infirmerie. Et dans la mesure où il n'avait toujours pas relancé le jeu, il le considérait comme en cours. Si elle lui faisait faux bond maintenant, il pourrait clamer haut et fort qu'elle était une lâche, une menteuse, une hypocrite – bref, ce qui lui passerait par la tête sur le moment. Et quoi que cette idée n'était pas déplaisante, loin de là, il préférait tout de même réussir à la prendre à son propre piège.
Tant qu'à faire, hein. Qu'elle regrette de l'avoir fait entrer dans ce... Truc. Et elle le regretterait ; le contraire n'était pas envisageable. Elle devait s'en douter.
Parce que Kélian tenait parole. Toujours ; une promesse est une promesse. Qu'elle soit agréable ou non.
Il poussa un peu brutalement la porte au bout du couloir et s'engouffra dans le Hall. Il avait dit – qu'il l'ait pensé ou non – qu'il se ferait une joie de trouver d'autres feuilles. Alors il allait chercher. Au moins deux minutes, sans trop se casser la tête, mais il allait chercher. Comme il lui semblait qu'une feuille avait déjà été retrouvée ici, il y avait peu de risques pour qu'il y en ait une autre ; avec un peu de chance, il ne trouverait rien et n'aurait pas à reposer les pieds au GGL. Même avec toute la mauvaise volonté du monde, tenir parole était plus important pour lui que ça ne l'était pour la norme humaine. Il avait dit qu'il jouerait ? Il jouerait. Il avait dit qu'il chercherait ; il cherchait.
Que personne ne soit en mesure de comprendre pourquoi il accordait tant d'importance à la vérité et au promesses lui était égal. Au contraire, ça l'arrangeait : il pouvait dire que c'était une bête différence de culture. Ce n'était pas faux, après tout. Les vraies raisons, tout le monde s'en fiche. On veut juste de quoi répondre à nos questions. De quoi se rassurer. De quoi combler les trous. Tout et n'importe quoi.
En attendant, il allait falloir qu'il trouve de quoi casser les pieds de Selenda. Ou, au moins, de quoi la tenir tranquille. Suivant l'inspiration.


« Tu sais quoi ? Je vais t'accorder le bénéfice du doute. » Il ne prit ni la peine de lui expliquer ce dont il parlait, ni de se retourner vers elle ; non, à la place, il alla plutôt donner un coup de pied dans la porte. «  Plutôt que de te tuer tout de suite, je vais d'abord faire de ta vie un enfer. Pour voir comment tu t'en sors. Ça me semble juste. »

Il poussa sur la poignée. Sans résultat. Ça aurait été amusant pourtant, non ? Que tout le monde essaie de tirer alors qu'il fallait juste pousser. A en mourir de rire. Malheureusement, la solution pour sortir d'ici ne se résumait visiblement pas à ça. Quel dommage.

« Parce que si je te tue je vais devoir m'expliquer avec Kyle, et j'en ai absolument pas envie, poursuivit-il comme pour lui-même, terriblement sérieux tandis qu'il fixait un détail sur la porte. C'est peut-être pour ça que je l'ai pas encore fait, tiens. »

Peut-être bien, oui. Voir Kyle le mettait dans une humeur noire, assez proche de ce qu'il ressentait quand il avait le malheur de croiser Aaaaambre. Ce qui aurait définitivement gâché toute la bonne humeur qui aurait découlé du meurtre de Selenda. Et quoi qu'il ne songeait pas sérieusement à assassiner froidement quelqu'un qu'il appréciait, là, tout de suite, le souvenir du GGL rendait cette alternative dangereusement tangible.

« Ça et le fait que tu disparaisse à tout bout de champ. » Il pivota sur lui-même et, dos à la porte, offrit son plus beau sourire à l'elfe. « Alors action, vérité ? Je pense qu'on devrait appeler ça 'choisis ta torture'. »

{ Moi, oublier ? Noon, nnnnon, c'est pas du tout mon genre. J'avais absolument pas oublié. *part se cacher* }



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« A green light, unkind ; nowhere to go on a one track mind. It's a break down at the wrong time - I'm catching up, but I'm still behind. We did it right, we did it right for some time ; but I looked up, and you were gone. We did it right, we did it right for some time - I couldn't give you what you want. Cause you just want to take a faster ride ; lower lows, higher highs. Get it, get it, go until you get it right - and I hope you find it. »

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MessageSujet: Re: || RUDY || L'obscurité et le silence aussi. { Selenda } 4/4   Mer 11 Juil 2012 - 23:39

    Qu’importait la décoration ? Qu’importaient le rose, les petits coeurs et cette ambiance mièvre et douceâtre, quand on avait ce que Selenda avait sous les yeux en cet instant ? Elle qui ne supportait pas le café, elle qui n’y aurait mis les pieds pour rien au monde, ne se trouvait même pas indisposée par le décor tant la scène qu’elle pouvait observer était impayable.
    Maintenant qu’elle y songeait, Selenda n’avait jamais passé plus de deux minutes chrono en main dans le GGL. Elle avait plusieurs fois déposé des nouveaux perdus – dont Kyle – sur le pas de la porte – ce qui n’était, tout bien réfléchi, certainement pas le meilleur service à leur rendre. Elle y avait été elle-même conduite pas un Faust désireux de répondre à une certaine demande concernant du chocolat. Mais pour tout le chocolat de l’univers, non, jamais. A rester là trop longtemps, elle avait l’impression que le rose du papier peint déteignait sur sa peau. Et pourtant.
    Et pourtant, le fait de voir Kélian confronté à Toya suffisait à effacer tous les côtés négatifs et les défauts qu’elle avait pu trouver au GGL jusque-là. C’était juste hilarant. Debout devant la porte, appuyée au battant pour ne pas en tomber par terre afin de rire plus librement, l’elfe avait pu admirer son ami, dont l’allure – noir, noir, noir – n’aurait pas pu trancher plus sur l’ambiance sucrée du café, rapporter la feuille qu’ils avaient trouvé à la tenancière. Et elle avait dû se retenir – très fort – pour ne pas s’étouffer de rire lorsqu’il avait dû lui raconter siiii gentiment combien il était enchanté de le faire, et combien il serait heureuuux de réitérer cet acte. Selenda avait cru mourir de rire. Au sens propre. Kélian gentil et serviable envers une princesse japonaise froufroutée haute comme trois pommes ; elle n’était pas loin de penser qu’ayant vu une chose pareille, elle pouvait désormais mourir tranquille.

    Enfin, dans le cas présent, elle n’aurait eu qu’à demander : Vu comment le jeune homme martyrisait la moquette qui ne lui avait rien fait en sortant du café, un seul mot de sa part aurait suffi à le décider à la carboniser sur place. L’elfe emboîta donc sagement le pas à son ami qui martelait rageusement le sol en étouffant un ou deux derniers gloussements, sautillant joyeusement dans son sillage. Pour l’instant, elle était de très bonne humeur.
    Selenda s’était découvert un nouveau passe-temps : embêter Kélian. Non pas qu’elle n’ait pas l’habitude de jouer avec les nerfs des gens, mais elle avait pu constater que Kélian était vraiment drôle à embêter. Ce qui n’était pas forcément une bonne nouvelle pour lui.
    Mais après tout, sans obstacles sur son chemin, impossible d’avancer réellement dans la vie.
    Donc, l’elfe était momentanément de fort bonne humeur. Ce qui risquait néanmoins de ne pas durer très longtemps : elle présageait la riposte comme… rapide et violente. Difficile à avaler. Le plus honnêtement du monde, Selenda était parfaitement consciente que Kélian allait désormais lui faire payer ce qu’elle venait de lui faire subir. Œil pour œil, dent pour dent ; soit, après tout, elle l’avait cherché. On pouvait même dire, d’un point de vue objectif, qu’elle l’avait choisi.
    Et pourtant, dieu – ou qui que ce soit d’ailleurs – sait qu’elle n’était pas du genre à se risquer dans ce genre de jeu. Selenda détestait qu’on la force. Selenda détestait ne pas pouvoir choisir.
    Le jeune homme poussa la porte du hall sans qu’un quelconque rafraîchissement de son humeur – massacrante à cet instant, il fallait bien l’avouer – ne se fasse sentir, et l’elfe se téléporta directement à l’intérieur. Parce qu’on n’oublie pas qu’une porte, c’est une porte. Enfin bref. Contrairement à son ami – d’accord il était un peu remonté contre elle à cet instant précis, mais bon cela ne changeait rien dans le fond, non ? – elle s’arrêta sur une des dernières marches de l’escalier pour l’observer se rapprocher de la porte et donner un coup de pied dedans. Un soupir agacé lui échappa. Un peu de respect, bon, sang !

    « Tu sais quoi ? » Gronda le jeune homme, et Selenda s’étonna qu’il soit encore capable d’articuler un mot correctement. Pourtant, le choc avait été rude. « Je vais t'accorder le bénéfice du doute. Plutôt que de te tuer tout de suite, je vais d'abord faire de ta vie un enfer. Pour voir comment tu t'en sors. Ça me semble juste. »
    Ahaha ~ Non, ce n’était pas drôle, parce qu’il était cruellement sérieux. Sauf qu’à l’heure actuelle, Selenda ne demandait qu’à prendre à la légère ce genre de menace. Dans le genre « essaie un peu pour voir ». Sauf qu’à force de titiller le fauve, on se fait mordre.

    « Parce que si je te tue je vais devoir m'expliquer avec Kyle, et j'en ai absolument pas envie. C'est peut-être pour ça que je l'ai pas encore fait, tiens. »
    Allons bon. Voilà qu’il trouvait moyen de gâcher sa bonne humeur subsistante. Selenda grimaça, puis se laissa tomber sur une marche en soupirant. Kyle, Kyle, Kyle. Elle aimait bien le jeune homme, mais depuis quelques temps elle le voyait moins. Et de fait, elle n’avait pas vraiment envie de le voir arriver dans la conversation. L’elfe fit la moue, puis son expression joyeuse disparut complètement, chassée par un air contrarié. Si c’était le but de la manœuvre, c’était réussi, tiens. Surtout qu’elle ne voyait pas pourquoi quiconque aurait dû se justifier devant qui que ce soit pour avoir fait quelque chose avec elle – même la tuer. A ce qu’elle savait, il n’y avait encore qu’elle seule qui était responsable de sa personne, non ?

    « Ça et le fait que tu disparaisse à tout bout de champ. »
    C’est ça, ouais. Grr.

    « Alors action, vérité ? Je pense qu'on devrait appeler ça 'choisis ta torture'. »
    Le visage entre les mains, Selenda le dévisagea un instant d’un air angélique, fidèle à ses variations d’attitude coutumières. Tranquillement, elle évalua la distance de sécurité qui la séparait du jeune homme avant de sourire avec ironie :

    « Eh là ~ Ça t’a vraiment fait souffrir on dirait, ce petit tour au GGL ~ » Impossible de rester sérieuse quand elle y repensait. Non, inenvisageable. L’elfe étira ses lèvres en un sourire de ses deux index : « Tu devrais essayer d’être aimable plus souvent, Kely ~ »
    Par mesure de sécurité, cette phrase fut suivie d’un petit coup de téléportation vers le haut de l’escalier, entre les deux volées de marches, où Selenda s’accouda à la rambarde. Prudence est mère de sûreté.
    En l’occurrence, il fallait également avouer qu’elle ne savait pas bien quoi répondre. D’un côté, elle détestait les gages. Il y avait beaucoup, beaucoup de choses, qu’elle aurait détesté qu’on la force à faire. Beaucoup de choses. Et plus elle y songeait, plus elle réussissait à en trouver de nouvelles. Cela n’avait rien de rassurant.
    Mais d’autre part, la vérité était difficile à sortir, souvent. Kélian en avait été le parfait exemple, précédemment, en préférant le GGL à une simple réponse. Ce qui du point de vue de Selenda restait tout de même assez extrême, mais bon.
    Alors, sur quoi préférait-elle prendre un risque ? Agir ou avouer, quel était le pire ?
    En une minute de réflexion, l’elfe grinça beaucoup des dents, se passa au moins trois fois la main dans les cheveux, changea deux fois de position et se mordilla les lèvres. C’était qui qui avait eu l’idée de ce jeu stupide, déjà ? Le pire étant qu’elle ne pouvait même pas filer sous peine de déshonneur. Dommage, ça lui aurait bien plu de prendre la poudre d’escampette ; mais en vase clos comme ici, impossible de s’échapper complètement, à moins de vivre sur le toit jusqu’à ce que Kélian meure infortunément d’une chute dans un escalier.
    Bon. Quitte à souffrir, elle préférait que les actes se tiennent de côté.

    « Je diraiiis… Vérité. Le GGL, c'est pas trop mon truc à moi. »
    Voilà, c’était dit, après…
    Selenda se mit à fixer la rambarde comme si elle n’avait jamais vu quelque chose d’aussi passionnant de sa vie. Puis elle se rappela qu’ils étaient tout de même sensés chercher une autre feuille. Gratta pensivement le métal sombre, jeta un coup d’œil en-dessous, puis descendit quelques marches en continuant de regarder.
    On ne sait jamais, comme s’il était impossible de cacher une feuille dans une rambarde d’escalier, hein.
    Ce n’était pas comme si elle faisait ça pour penser à autre chose. Puisque détourner l’attention de Kélian, vu ce qu’elle lui avait fait subir, était très certainement exclu.
    Quoi que.
    On aurait pu croire qu'elle avait simplement raté une marche. Elle-même aurait éventuellement pu y croire, vu qu'elle ne regardait pas ses pieds à cet instant précis ; elle aurait pu si elle n'avait pas eu le temps de sentir la pression dans son dos et d'amorcer une volte-face réflexe avant que son pied ne dérape sur du vide. Une poussée bien réelle sur ses omoplates.
    Du coup, elle n'y croyait plus trop.
    Heureusement pour sa fierté, Selenda possédait un instinct de conservation assez développé pour lui imposer le réflexe de se téléporter ailleurs. Salvateur pour son image, le réflexe, parce que le public auquel elle se trouvait confronté n'était à l'heure actuelle pas des plus compréhensifs.
    L'elfe réapparut sur le perron qu'elle venait de quitter, ou plutôt accroupie sur la rambarde, fixant d'un air suspicieux la volée de marches où elle se trouvait une seconde plus tôt. Et où il n'y avait strictement personne. Elle fronça les sourcils mais ne fit pas de remarque à voix haute ; de toute façon, Kélian était déjà habituée à la voir réagir bizarrement, alors une fois de plus ou de moins, il ne devrait pas se poser trop de questions. Tout au plus esquissa-t-elle un léger signe de la main pour balayer l'évènement.
    Néanmoins, elle nota en son for intérieur qu'elle n'avait jamais croisé autant de choses étranges dans la même journée au Pensionnat, que depuis qu'elle s'était mise à la recherche des feuillets de ce satané rouquin...




... C'était quoi déjà ?
"Déshonneur sur toi, déshonneur sur ta famille et déshonneur sur ta vache"
Je te renvoie la malédiction 8D
Yep, je sors


Dernière édition par Selenda le Jeu 30 Aoû 2012 - 12:11, édité 3 fois
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MessageSujet: Re: || RUDY || L'obscurité et le silence aussi. { Selenda } 4/4   Jeu 12 Juil 2012 - 5:44





Selenda inspecte les rampes d'escalier, et trouve :

« Selenda se fait pousser par quelque chose d'invisible »


[ACTION 1/4]

Oh vengeance, douce vengeance. Kélian approuve grave. Like
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MessageSujet: Re: || RUDY || L'obscurité et le silence aussi. { Selenda } 4/4   Dim 22 Juil 2012 - 16:11

Selenda avait soupiré après sa remarque sur Kyle ; ça ou son ouïe lui avait joué un tour. Elle souriait, maintenant, mais il aurait pu jurer que plus d'une émotion avait dû passer sur son visage pendant qu'il avait le dos tourné. Est-ce que ça l’ennuyait de ne pas l'avoir vu de ses propres yeux ? Difficile à dire. Kélian n'avait jamais été particulièrement curieux. Il n'aimait pas se mêler des affaires des autres. Ça ne faisait que lui apporter des ennuis – ennuis que sa logique le poussait à éviter. Quoi de plus normal ? Quand on sait que les siens prenaient déjà la forme d'une pile branlante en équilibre précaire au-dessus de sa tête, difficile de contester un tel choix.
Malgré tout il ne put s'empêcher de dévisager sa vis-à-vis avec une certaine minutie, la colère encore largement perceptible dans ses yeux gris. Sa maturité baissait d'un cran ou deux dès qu'il était en colère ; serrer les poings aidait rarement à réfléchir. Dans son cas, chercher tout sujet susceptible d'ennuyer l'elfe devenait une option dix fois plus intéressante s'il était énervé contre elle. Et aucun doute là-dessus, il était énervé contre elle. Il se demanda un instant si répéter Kyle à tout bout de champ pourrait l'agacer, et n'abandonna l'idée qu'en se rendant compte que ça l'aurait mis sur les nerfs lui aussi. Inutile de s'imposer ce genre d'images sans y être obligé.
Il fut tenté de reconsidérer son idée en voyant Selenda, sagement assise sur une marche, le regarder le plus innocemment du monde. S'il s'approchait, mine de rien, peut-être serait-il assez près d'elle pour lui tordre le cou au moment où elle prendrait la parole. Le jeune homme haussa un sourcil puis retint un soupir, dépité. Aucune chance que ça arrive. Aucune chance pour qu'elle se taise non plus.


« Eh là ~ Ça t’a vraiment fait souffrir on dirait, ce petit tour au GGL ~ »

Évidemment.
La seule mention du café et de ses décorations pastels lui tira une grimace involontaire. Il détestait cet endroit. Il le détestait fondamentalement, du plus profond de son être. Et ce n'était que partiellement dû à son aventure précédente – il n'avait jamais été très friand de l'ambiance, de la nourriture ou même des clients. Mais maintenant, il le détestait réellement. Cet endroit allait être le lieu à éviter pour le reste de son très long séjour ici.
Et si Selenda continuait à sourire comme une abrutie, son ego ne s'en remettrait probablement jamais.


« Tu devrais essayer d’être aimable plus souvent, Kely ~ »

'Kely' grimaça de plus bel, exaspéré, et songea sérieusement à arracher la poignée derrière lui pour la jeter sur le crâne de son amie. Ce fut l'idée, brève mais frappante, que cette poignée devait être sacrément solidement attachée à la porte qui le fit reconsidérer son envie de meurtre. Il n'avait pas envie d'avoir l'air plus stupide qu'il ne l'avait déjà été. Non merci. Le jeune homme se contenta donc de croiser les bras, adossé à la lourde porte qui scellait l'entrée, ses yeux argentés posés avec une froide colère sur Selenda. Il ne tiqua pas en la voyant disparaître, ne le fit pas plus en apercevant sa silhouette plus haut sur les marches. On s'habitue à tout.
Mais, habitué ou non, ça ne changeait rien à son agacement. Il n'était même pas très sûr de savoir ce qui l'énervait le plus dans cette situation : s'être rendu ridicule à ses yeux, aux yeux de Selenda, aux yeux des potentielles personnes l'ayant reconnu dans le café, s'être montré hypocrite, avoir partiellement menti ? Ou avoir préféré tout ça à une simple explication sur un problème qui, finalement, n'avait rien de vraiment gênant ?
Quoi qu'il en soit, si c'était à refaire il l'aurait refait. Le souvenir de son passage au GGL ne s'effacerait pas mais, bientôt, il deviendrait plus flou et moins ennuyeux. Son évocation cesserait de l'énerver. Les confidences, elles, auraient plus de mal à être oubliées. Il n'était même pas sûr que Selenda soit programmée pour oublier, tiens.

Il profita du bref laps de temps que lui laissa la réflexion de la jeune (?) femme en face de lui pour décroiser ses bras et avancer au centre de la pièce. Levant la tête vers le plafond, son regard se posa sur le large lustre accroché au-dessus de sa tête. Quelle perte de temps.


« Je diraiiis… Vérité. Le GGL, c'est pas trop mon truc à moi. »

Le regard de Kélian se porta instinctivement vers la voix venue troubler le silence. Il plissa les yeux, comme pour vérifier qu'elle était sérieuse, puis ses lèvres s'étirèrent en un sourire. Plus cynique qu'aimable, mais sachant que le sarcasme était sa façon de l'être c'était déjà un pas en avant. Sa colère fut momentanément remplacée par sa compétitivité – tout à fait mal placé vu le jeu et les enjeux, mais perdre ne faisait tout simplement pas parti de son vocabulaire. Mauvais joueur à tous les niveaux.
Il prit donc le temps d'observer autour de lui, comme en quête d'inspiration. Il ne prêta qu'une vague attention au manège de Selenda, trop préoccupé par la question qu'il allait devoir poser. Les feuilles pouvaient bien attendre. Et puis il regardait, là ; ses yeux ne cessaient de passer d'un tableau à un autre, du tapis à la tapisserie richement et finement décorée. Si un feuillet se cachait dans le coin, peut-être le verrait-il ainsi. Qui sait ?
En tout cas, son imagination n'allait pas l'aider sur ce coup là. Égale à zéro d'habitude, elle avait la fâcheuse tendance de descendre dans le négatif quand il avait besoin d'elle. Malgré tout, il ne s'en inquiéta pas. Vérité ; n'importe quoi ferait l'affaire. Parler l'avait ennuyée, tout à l'heure. Et de mémoire, jamais elle ne lui avait réellement dit quoi que ce soit de personnel sur elle. Les plus simples des questions pouvaient sembler complexes quand il s'agissait d'elle. N'importe quoi, hmm.
Sa réflexion fut interrompue par les mouvements de Selenda sur sa gauche, un peu trop erratiques à son goût. Quand il planta ses yeux sur elle ce fut pour la voir, accroupie, darder un regard suspicieux sur les marches. Ce qui lui valut un regard également suspicieux de la part du jeune homme.
Il décida néanmoins de ne pas poser de questions en la voyant esquisser un bref signe de la main. De toute façon, ce n'était pas comme si 'incompréhensible' et 'Selenda' étaient des mots très éloignés l'un de l'autre.


« Donc. Vérité. »

Kélian tapota sur la rampe à sa gauche, le visage toujours fermé mais sensiblement moins énervé. Il fixait avec perplexité un large tableau représentant un paysage aux couleurs chatoyantes. Ce qu'il pouvait détester l'art... Il était incapable de savoir si c'était censé être beau ou non, réussi ou raté. Pour lui, les traits étaient tous pareils. Dénués de sens. Stupides.
Faux, peut-être.


« Hmm. » Il se tourna vers elle, signe qu'il avait son idée. « Quelque chose te fait particulièrement peur ? Selly. »

Parce que garder les scores à égalité est important, il jugea nécessaire de lui attribuer ce surnom avec le sourire. Énervé ou non, ce qui comptait vraiment restait de retrouver un équilibre dans la conversation. Et dans la mesure où aucun d'eux ne semblait aimer laisser l'autre avoir l'avantage, il y avait sans cesse une balance à remettre en place. Pas que ça le gêne. Plus vite il parlerait, plus vite il oublierait cette histoire de GGL et de café et de politesse et de – bref. Plus vite il oublierait cet obscure passage de son existence.
Cette fois il ne quitta pas l'elfe des yeux, bien décidé à l'étudier avec la même précision que celle avec laquelle il avait observé ce tableau.


{ Hmmm-pfff. J'assumerais le déshonneur et la malédiction avec force et courage ! o/ }



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MessageSujet: Re: || RUDY || L'obscurité et le silence aussi. { Selenda } 4/4   Mar 7 Aoû 2012 - 18:42

    Selenda continuait de dévisager les marches d’un air soupçonneux. Seul le fait qu’elle ne soit pas seule à ce moment-là l’empêchait de descendre à leur hauteur pour les examiner sous toutes les coutures. Il y avait une limite à la bizarrerie, et elle ne tenait pas à expliquer à un Kélian perplexe qu’elle avait cru être précipitée dans l’escalier par une entité invisible. Autant se balader avec une pancarte « Paie-toi ma tête » et la lui accrocher sous le nez. Elle n’avait pas l’intention de lui faire ce plaisir ; d’autant plus qu’elle pressentait qu’il n’allait pas tarder à se l’accorder, de toute façon.
    Raison pour laquelle elle poursuivit son observation du tapis rouge qui ruisselait sur l’escalier de marbre d’un air profondément absorbé. Qui sait, il finirait peut-être par être déstabilisé, si elle ne lui prêtait aucune attention. Non ?

    « Donc. Vérité. »
    Un bref coup d’œil vers Kélian apprit à Selenda que non, il n’allait pas lâcher le morceau. En même temps, elle s’en était doutée. Il n’y aurait eu aucune justice si elle avait pu lui faire exécuter impunément des tâches ingrates – le mot était faible – sans rien risquer en retour.
    Enfin, dans un cas comme celui-ci, cette absence l’aurait plutôt arrangée. Vive le despotisme.
    D’un deuxième coup d’œil, la jeune femme le vit réfléchir. Elle baissa les yeux pour fixer les chaussures de son ami, moyen comme un autre de tenter de se soustraire à la situation présente. Non, elle ne voulait pas l’entendre, sa fichue question. Vraiment. Ça lui ressemblait bien, de se défiler au dernier moment.
    Sauf que là, physiquement, ça allait être difficile. A moins, encore une fois, de se planquer dans la forêt pour le restant de son séjour. Ce qui n’allait pas être franchement pratique pour chercher une sortie, au passage.

    « Hmm. Quelque chose te fait particulièrement peur ? Selly. »
    Et paf, on égalise le score. A nouveau particulièrement intéressée par l’escalier, la demoiselle si joliment nommée s’efforça de ne rien laisser transparaître sur ses traits, tout en s’accroupissant comme pour examiner une marche de plus près. Un exercice dans lequel elle se montrait, loué soit le ciel, particulièrement douée. Heureusement, parce qu’elle pouvait sentir les yeux gris de son interlocuteur qui ne la lâchaient plus. Néanmoins, elle ne put empêcher ses lèvres de former, machinalement, la correction « Sally ». C’est moche, Selly. Elle l’avait déjà dit plein de fois, à croire que personne ne l’écoutait, tiens.
    Bien, ceci dit, ne réfléchis pas trop longtemps.
    Elle préférait, en effet, donner une réponse rapide, histoire de montrer que non, avoir des peurs comme tout le monde n’était pas du tout quelque chose qui la gênait. En plus, réfléchir risquait de lui donner de mauvaises idées. Du type, le mensonge par omission.
    D’un regard, Selenda s’avisa que son ami se trouvait désormais au bas des escaliers – apparemment, le jeu était plus intéressant que la porte. Vaguement, elle nota qu’elle avait plutôt eu tendance à redescendre, dans sa passionnante enquête sur les marches piégées.
    Tout cela pour ne pas se poser les questions intéressantes, hein ?
    En soi, la question n’avait rien d’extraordinaire. L’elfe faillit même ironiser sur le manque d’imagination de Kélian, mais se ravisa en comprenant qu’il ne s’agissait que d’une énième tentative pour gagner du temps. Réfléchis vite, hein ? T’en as de bonnes, toi. Le fait était qu’elle aurait été rigoureusement incapable de répondre à la question sans se la poser elle-même avant. Selenda s’interdit de se casser la tête. Parce que cela n’allait réussir qu’à l’embrouiller.
    L’elfe se remit sur pieds, un sourire aux lèvres, apparemment parfaitement à l’aise. La distance devait être suffisante, apparemment. Elle ouvrit les mains et son sourire se fit amusé, teinté de cynisme, comme bien souvent lorsqu’elle devait toucher à quelque chose un minimum personnel.

    « Particulièrement ? A part le GGL, tu veux dire ? »
    La jeune femme se mit à arpenter la marche sur laquelle elle se trouvait en parlant, le regard errant sur le décor. Elle avait tendance à parler avec les mains, aussi. Elle ne s’en était jamais rendue compte, tiens – on en remarque des choses, quand on ne réfléchit pas.

    « Rien d’exceptionnel, franchement, j’espère que tu n’espères pas trop. Vois-tu, je suis une pauvre demoiselle avec des craintes futiles, comme tout le monde. Voyons… J’ai peur des reptiles, des insectes, des fantômes, des gens louches, des miroirs… »
    Faisant mine de compter sur ses doigts, l’elfe aurait aussi bien pu se moquer ouvertement de son ami. Cependant, à cette allure, une vérité n’allait certainement pas tarder à se glisser dans le tas. Elle avait dit qu’elle jouerait, alors elle jouait. Et si Kélian n’appréciait pas son humour – appelons cela comme ça – tant pis pour lui.
    D’un autre côté, il n’était pas certain qu’elle aurait réussi à dire quelque chose sans cette façade. C’était puéril, sans doute. Elle en aurait presque eu honte, pour le coup.

    « … Des eaux profondes, du temps, des orages, des cimetières, des bruits de pas, du sexe, des requins … »
    C’est ça, descends une marche, ça t’aidera peut-être.
    En soi, elle ne mentait pas, elle noyait seulement l’information dans un flot de moquerie. Est-ce que c’était éliminatoire ?
    Les doigts de Selenda cessèrent de remuer, ses deux index s’arrêtant l’un contre l’autre. Ça va, tu en as déjà balancées au moins deux, tu peux bien terminer. Non, ça ne lui donnait pas envie de rire, finalement, c’est sûrement pour ça qu’elle arrêta de sourire. L’amour charnel, les dents de la mer ? Du dégoût, un mauvais souvenir ? Ce n’est pas ce qui te fait le plus peur, ça, même si ça se situe au plus haut de l’échelle. Cachottière va, dis-le. Tu n’es pas invincible, non. C’est dur de l’admettre, pas vrai ?

    « … Du vide… »
    L’absence, le rien dans lequel elle se sentait toujours aspirée. Pour un peu, elle en aurait ri. Se moquer d’elle-même, elle en avait vraiment envie, histoire de chasser tout dramatisme. Se moquer de la peur et de son incapacité à admettre qu’elle n’était pas exempte de faiblesses. Comme si elle avait jamais pu croire une chose pareille.Un temps de silence. Bien, maintenant, tu fais quoi ? En plus de ne pas le regarder, Kélian, tu vas le fuir pendant des mois, des années peut-être, à cause de trois mots que tu balances sur un ton aussi léger ? En plus, ce jeu, c’est toi qui l’as proposé. Tu es une idiote.
    La jeune femme sembla se balancer un instant sur ses jambes, comme hésitant à descendre ou remonter, puis, fait prévisible, elle disparut. Pour chasser toute émotion possible, peut-être. Peut-être.
    Elle réapparut à côté de Kélian, plus proche que l’élémentaire prudence lui aurait conseillé, de l’autre côté de la rampe. De toute façon, ce n’était pas comme s’il allait la frapper maintenant, non ? Les bras croisés sur la barre de métal froid, elle sourit :

    « Action ou vérité ? »
    Passons à autre chose, merci bien.



Yeah I'm still alive
RELECTURE : Damn. Ne me juge pas sur la qualité de ce post, pitié.
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MessageSujet: Re: || RUDY || L'obscurité et le silence aussi. { Selenda } 4/4   Jeu 16 Aoû 2012 - 21:26

{ Je sais plus écrire. URGH }

A voir Selenda examiner les marches avec autant d'intérêt, Kélian en serait presque venu à croire qu'elles l'étaient vraiment. Dignes d'intérêt. Il en fallait cela dit bien plus que ça pour piquer sa curiosité ; il ne daigna donc pas aller voir par lui-même. Qui plus est monter les escaliers ne lui disait rien, comme tout ce qui impliquait de prendre de la hauteur. Le sol lui convenait parfaitement, merci bien. De là il pouvait observer la quasi-totalité du Hall et, plus important pour le moment, Selenda. Qu'il ne comptait pas quitter des yeux. Fixer ne le dérangeait pas, au contraire de la réciproque – et le vieil adage qui dit de ne pas faire à son prochain ce qu'on ne veut pas subir soi-même lui était une fois encore passé loin, très loin au-dessus de la tête.
Mais après tout ce n'était pas de ça dont il était question. Regarder quelqu'un à qui on parle, il n'y a rien de plus normal. Il la regardait donc. Le tableau ne risquait pas de lui répondre, lui, et sa réponse aurait été bien moins intéressante. Il se fichait bien de savoir pourquoi ; le fait était là. Chercher à se comprendre ne lui donnait que d'inutiles migraines. C'était un combat qu'il avait abandonné des années de ça en arrière. Quand on cesse de réfléchir sur soi, on a vite fait de s'oublier.
C'était peut-être le but, qsui sait.
L'elfe était de nouveau sur pieds, le sourire aux lèvres ; lui se contenta d'attendre, la main gauche posée sur la rampe. Elle avait son attention pleine et entière, un public composé d'une seule et unique personne devant lequel s'exprimer. Et une question à laquelle répondre, surtout. C'était bien là tout l'intérêt du spectacle.

« Particulièrement ? A part le GGL, tu veux dire ? »

Il leva les yeux au plafond. A part le GGL, bien sûr ; cet endroit devait sortir d'un univers cauchemardesque commun. L'enfer du Pensionnat. Quelque chose de cet ordre-là.
Cela dit, ça ne répondait pas à sa question.

« Rien d’exceptionnel, franchement, j’espère que tu n’espères pas trop. Vois-tu, je suis une pauvre demoiselle avec des craintes futiles, comme tout le monde. Voyons… J’ai peur des reptiles, des insectes, des fantômes, des gens louches, des miroirs… »

Ah ; évidemment.
Il dut faire un effort visible pour garder le silence et ne pas lui décocher un regard noir. Ça n'aurait servi à rien. Selenda était Selenda et Selenda jouait avec ses propres règles. Tant qu'elle répondait, il ne pouvait rien y faire ; rien y redire non plus. Ses yeux malgré tout quittèrent un instant la silhouette de l'elfe quand elle commença à énumérer. Ni par désintérêt ni par irrespect – toute son attention restait focalisée sur ses paroles. Ce n'était pas tant elle qu'il soustrayait à son regard que le contraire. Son regard dirigé vers le vide, elle aurait plus de mal à interpréter ses réactions si l'envie lui en prenait.
Il devait bien y avoir quelque chose, là-dedans, qui avait plus de sens que le reste. Le forcer à démêler les informations rendait juste la tâche plus difficile. Elle ne pouvait pas mentir à ce jeu ; il ne le concevait pas. Alors là, quelque part, quelque chose finirait forcément par retenir son attention.
Restait à savoir quoi.

« … Des eaux profondes, du temps, des orages, des cimetières, des bruits de pas, du sexe, des requins … »

Si Kélian fut surpris, il le masqua au mieux. Il n'en laissa paraître que ce très léger mouvement des yeux en direction de la jeune femme, comme désarçonné peut-être l'espace d'un instant. Le temps, les orages, les bruits de pas, le sexe ? Si tout ce qu'elle s'était amusé à citer lui faisait particulièrement peur, elle devait passer des journée bien agitées.
Venant de quelqu'un d'autre, il aurait pu s'en moquer. Dans d'autres circonstances il l'aurait fait. Si un de ses amis avait dit être terrorisé par une chose si simple ou si complexe qu'il ne pouvait s'imaginer en avoir peur, il n'aurait pas même été capable de le croire. Peut-être en aurait-il rit ou s'en serait-il moqué – en tout cas, il ne l'aurait pas pris au sérieux. Mais ici, le doute l'en empêchait. Si quelque chose devait être jugé très sérieusement dans cette liste, il risquait de prendre à la dérision un détail important.
Mieux valait se taire.

« … Du vide… »

Et sur ce, on s'arrête ? Elle semblait avoir terminé, ou en tout cas n'avait pas l'air prête à ajouter quoi que ce soit. Le silence le fit reposer ses yeux gris sur sa partenaire de jeux, juste à temps pour la voir disparaître. Est-ce que ça ne pouvait pas devenir une mauvaise habitude, ça ? Sûrement que si. C'était peut-être déjà le cas, tiens.
La voir réapparaître près de lui ne l'inquiéta pas plus que sa disparition ne l'avait étonné. Malgré tout, elle avait du cran pour oser s'approcher de lui ; si ses précédentes réponses ne l'avaient pas suffisamment préoccupées, la gêne et l'agacement seraient restés prioritaires. Ce qui n'aurait définitivement pas été de bon augure pour l'elfe.

« Action ou vérité ? »

La question sembla le surprendre – ou le réveiller, vu la façon dont il cligna des yeux. Comme répondant à un signal invisible, ses sourcils se froncèrent et il envoya à Selenda un regard noir en guise de réponse. Ce jeu n'était amusant qu'une fois sur deux, littéralement. Cela revenait plus ou moins à avaler un breuvage désagréable pour avoir le droit à une sucrerie ensuite. Sauf qu'il n'aimait pas le sucre et préférait généralement les privations à la souffrance.
Disons qu'il faisait une exception.
Il fut tenté de répondre « rien » mais ravala bien vite son agacement. S'il prenait le jeu pour ce qu'il était – un jeu simple et stupide – tout se passerait nettement mieux. S'énerver ne le desservirait pas.
Il esquissa donc un sourire à l'elfe avant d’exécuter un pas en arrière. Action, vérité ? L'un aurait dû être proscrit et l'autre lui laissait un mauvais souvenir.
Dans tous les cas, son choix serait le mauvais. Il y était résolu.

« Vérité. » Vu sa grimace, il aurait tout aussi bien pu préciser qu'elle l'avait foncièrement dégoûté des actions. « Et à ta place je resterais pas aussi près. On sait jamais, hm ? »

Ceci étant dit, il tourna les talons pour, à son tour, tenter de trouver un feuillet. Il avait eu de la chance dans l'infirmerie, rien de plus. Il n'avait pas la plus petite idée des endroits où chercher.
Et puis si cette feuille était dissimulée entre les flacons depuis si longtemps, comment était-il possible que personne ne les ait trouvés avant ? Peut-être que certains pensionnaires étaient tombés dessus sans s'en rendre compte. Peut-être que certaines avaient été détruites par mégarde. Peut-être que certains les cherchaient uniquement pour les garder. Peut-être, peut-être pas. Ça lui était complètement égal.
Kélian ne faisait pas parti de ceux qui clamaient haut et fort vouloir sortir dès que possible, loin de là. Chercher n'était même pas dans ses priorités.
Il s'arrêta devant le panneau d'affichage, aussi beau et en accord avec le décors qu'à son arrivée. Les vieilles photographies, les mots des plus anciens pensionnaires... Mais à première vue, pas de feuille épinglée dans les parages.

« Je sais même pas pourquoi je cherche. »

Son grommellement agacé s'évanouit dans l'air comme un soupir. Il ne savait pas non plus pourquoi il avait accepté de jouer, remarque.
Je vous souhaite de rester en vie et de toujours garder espoir.
Ses yeux se perdirent sur les lignes, suivirent sans y réfléchir les courbes des lettres tracées dans une langue qu'il comprenait mais ne reconnaissait pas. Il s'y perdit une seconde, deux, peut-être plus. C'était une des premières choses qu'il avait vu de cet endroit. Le premier signe de vie qu'il avait croisé à l’intérieur de ce Manoir, même si ce n'étaient que des photographies usées et des lettres bêtement alignées les unes à côté des autres.
Refus, colère, négociation, dépression, acceptation ; indifférence. Cet endroit était pire qu'une tombe. Tout ceux qui restaient plantés là sans comprendre, ceux qui tapaient contre la porte à s'en briser les poignets, ceux qui tentaient par tous les moyens de trouver une sortie, ceux qui ne quittaient plus leur chambre et enfin ceux qui finissaient par accepter leur enfermement - tous en mourraient. Sans exception.
Insidieusement, sans un bruit, des souvenirs lui revinrent en mémoire. Il ne les verrait plus ; il s'en fichait. Il ne leur parlerait plus ; ça lui était égal. Il ne saurait jamais s'ils allaient bien. Ce qu'ils faisaient. Les conséquences de son absence.

Il se détourna du tableau d'un geste brusque, et le talon de ses chaussures claquèrent contre le sol carrelé.
C'était vraiment tout sauf le moment pour se sentir mal.
Allez, reprends-toi ; t'es plus impassible que ça.



• • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • •


« A green light, unkind ; nowhere to go on a one track mind. It's a break down at the wrong time - I'm catching up, but I'm still behind. We did it right, we did it right for some time ; but I looked up, and you were gone. We did it right, we did it right for some time - I couldn't give you what you want. Cause you just want to take a faster ride ; lower lows, higher highs. Get it, get it, go until you get it right - and I hope you find it. »

So welcome to the quiet before the storm hits :
 


Dernière édition par Kélian Ael le Lun 27 Aoû 2012 - 4:35, édité 2 fois
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MessageSujet: Re: || RUDY || L'obscurité et le silence aussi. { Selenda } 4/4   Dim 26 Aoû 2012 - 15:14





Kélian inspecte le panneau des pensionnaires, et trouve :

« Une nostalgie profonde »

[ACTION 2/4]
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MessageSujet: Re: || RUDY || L'obscurité et le silence aussi. { Selenda } 4/4   Mer 29 Aoû 2012 - 23:30

    L’elfe reçut un regard sombre suivi d’un sourire, tandis qu’elle observait tranquillement son vis-à-vis, accoudée à la rambarde de l’escalier. En bon spécialiste du cynisme, Kélian n’avait aucun problème à enchaîner plusieurs expressions d’affilée, les détournant au service de son ironie ; un peu comme elle, en fait.

    « Vérité. Et à ta place je resterais pas aussi près. On sait jamais, hm ? »
    Ce qui était bien aussi, songea la jeune femme en le voyant s’éloigner, c’était sa remarquable absence de curiosité ; ne pas chercher plus loin que ce qu’on lui donnait sur un plateau, c’était bien son genre, ça. Cet état d’esprit, en revanche, Selenda ne parvenait pas à le comprendre, elle qui avait toujours cette vilaine volonté de tout découvrir et tout connaître. La curiosité est un vilain défaut, hein ? Dommage, parce qu’elle n’arrivait pas à s’en débarrasser.
    Et puisqu’elle n’était pas du genre empathique, non, inutile de chercher à comprendre. Se mettre à la place des autres, c’était bien simple dans la théorie ; elle était censée pouvoir le faire parfaitement, à présent. Mais aussi curieux que cela puisse paraître, endosser un masque et comprendre ceux des autres… non, ce n’était pas la même chose. Parce qu’au final, il n’y avait qu’elle-même qu’elle était en mesure d’essayer de comprendre ; et encore – il y avait longtemps qu’elle avait abandonné toute tentative dans ce sens.
    Tandis que son camarade se dirigeait vers le panneau d’affichage dans une tentative – du moins Selenda le supposait-elle – pour trouver une feuille planquée derrière les messages des anciens pensionnaires, que personne n’aurait jamais vue, l’elfe resta pendue à sa rampe d’escalier, silencieuse. « On sait jamais, hm ? ». Hin hin. Non, en fait elle ne savait pas trop comment le prendre, ce commentaire… d’où le silence.
    La jeune femme se rapprocha de la rampe ; non, en fait, ce n’était sûrement qu’une plaisanterie cynique sur le fait lui-même. Elle cogitait trop, encore et toujours.

    « Je sais même pas pourquoi je cherche. »
    Elle non plus, tiens. Surtout à cet endroit-là. Mine de rien, Selenda observa quand même le jeune homme examiner le panneau un petit moment ; pendant ce temps, elle remettait ses neurones à contribution. Et s’il trouvait quelque chose, elle lui ficherait la paix pendant une semaine au moins ; il l’aurait mérité, disons.
    Vérité, d’accord. Visiblement, le GGL allait laisser des séquelles ineffaçables dans le subconscient de Kélian. Le pauvre ; elle ressentait une immense culpabilité à cette simple idée. Cela allait certainement lui ôter le sommeil, d’ailleurs. Relâchant la barre de métal à laquelle elle s’accrochait, l’elfe fit quelques pas vers le milieu de la salle, plongée dans une réflexion sur la teneur du prochain set. D’un côté, elle avait bien envie de se venger pour le dernier coup, de l’autre, il fallait avouer que c’était tout de même le jeu. C’est ça ; un jeu. Pas la peine d’en faire tout un cirque. Pas la peine de s’attarder dessus non plus ; c’était même plus sage. Elle s’était déjà promis d’arrêter de trop penser ; finalement, rester à distance n’avait pas d’importance, tant qu’elle s’astreignait à ne pas accorder trop d’importance à ses propres paroles. Cela n’avait rien de dramatique ; de fait, dans l’autre sens, cela devrait pouvoir marcher aussi. Tant qu’elle étouffait dans l’œuf cette fichue « curiosité », si le mot était juste pour une irrépressible envie de savoir tout ce qui pouvait l’être.
    La jeune femme leva la tête vers le plafond : elle se trouvait juste en-dessous du lustre, ce lustre qui lui avait si gentiment appris qu’elle avait perdu sa maîtrise des flux d’énergie, à son entrée. Par un clair refus de s’allumer, d’ailleurs. Selenda resta ainsi à l’observer une à deux minutes, puis elle capta du bout d’une oreille pointu le bruit d’un mouvement du côté de son ami. Ce n’est pas pour autant qu’elle baissa les yeux.

    « … Tu crois qu’on pourrait le faire tomber, ce lustre ? »
    Question hors-sujet, certes, mais maintenant l’habitude vient. Et puis, il l’énervait ce lustre, sincèrement.
    L’elfe disparut, à peine sa phrase terminée, et provoqua un tintement de cristal en réapparaissant au plafond, accrochée à la robuste chaîne qui attachait l’objet à un anneau au plafond.

    « Vérité… » Lança sa voix depuis le sommet du hall, « Le pire truc qui te soit arrivé jusqu’ici, à part le coup du GGL. »
    La jeune femme batailla un moment avec la chaîne, tentant sans succès de la décrocher de son attache ; mais c’était peine perdue, tant le métal était solide. Que n’aurait-elle donné pour le faire fondre, ou le casser d’un simple coup. Finalement, elle resta immobile accrochée à la chaîne, l’observant, songeuse.

    « Ou le plus humiliant, comme tu veux. »
    A l’heure actuelle, son esprit était monopolisé par l’idée de faire tomber le lustre. Comme ça. Parce qu’elle était monotâche, aussi.
    Après quelques secondes de battement, Selenda réapparut à la place qu’elle venait de quitter, fixant le lustre d’un air sombre. Elle émit un claquement de langue agacé, tapa du pied avec impatience. Elle trouvait l’attitude hautaine, presque méprisante, de ce luminaire, insultante pour son honneur. Un peu comme devant la stoïcité des portes à son égard. Bouge, au moins, saleté. Rien à faire, il ne l’écoutait pas et ne l’écouterait jamais.
    En même temps, un lustre n’a théoriquement pas la capacité d’entendre quoi que ce soit.
    Dans un mouvement impulsif, la jeune femme se téléporta un mètre au-dessus de sa position sur le plancher des vaches et se laissa retomber sur ses pieds, avant de recommencer ce manège une nouvelle fois. Ou sauter sur le parquet, mais pas normalement. Bouge, crétin de lustre !
    Et le lustre bougea.
    Enfin... Disons plutôt qu'il finit un petit aller-retour sans enthousiasme, faisant dégringoler une cascade de poussière, mêlée à une multitude de coquilles de chitine vides qui devaient bien pourrir là depuis quelques bons siècles. Selenda bondit en arrière en retenant un glapissement, de surprise ou de rage, mais en tout cas assez peu glorieux ; elle évita tout juste de se prendre le tout sur la tête. Mais manqua tout de même s'étouffer à cause de l'épais nuage un instant dégagé par la chute de deux litres de saleté accumulée par d'innombrables années d'inaction. L'elfe laissa échapper un ou deux jurons en toussant, une main sur la bouche, et recula de quelques pas avant de fusiller derechef le lustre du regard. Il lui sembla que le luminaire lui lançait un regard goguenard, se balançant au-bout de sa chaîne non loin du plafond ; mais en même temps, il lui arrivait régulièrement de personnifier les objets de la sorte.

    « Je ne voudrais pas être l'employeur de la femme de ménage. » Remarqua-t-elle néanmoins d'une voix posée, une fois qu'elle eut chassé la poussière de ses poumons.




Celle-là, elle était pour moi 8D


Dernière édition par Selenda le Mar 11 Sep 2012 - 22:42, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: || RUDY || L'obscurité et le silence aussi. { Selenda } 4/4   Dim 9 Sep 2012 - 14:15





Selenda tente de secouer le lustre en sautant sur le plancher, et trouve :

« Le lustre bouge un peu mais rien n'en tombe - sauf beaucoup de poussière et d'insectes morts »

[ACTION 3/4]
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MessageSujet: Re: || RUDY || L'obscurité et le silence aussi. { Selenda } 4/4   Dim 16 Sep 2012 - 21:20

Ce fut bref mais, un instant, Kélian eut la certitude que les battements de son cœur étaient encore plus lents et erratiques que d'ordinaire.
Cette impression ne l'inquiéta pas plus que ça : à être constamment entouré d'humains, il avait appris à considérer son rythme cardiaque comme lent. Mais ce léger pincement au creux de sa poitrine – puisque c'était de ça qu'il s'agissait – n'avait rien, absolument rien à faire là. Cette douleur n'avait aucune raison d'être : il se sentait parfaitement bien, ici. Il s'était adapté à la situation, avait fait preuve de maturité. Il n'allait quand même pas passer ses journées à crier qu'il voulait rentrer chez lui, non ? Ça n'aurait servi à rien.
Et puis il n'en avait aucune envie. La seule chose qu'il ressentait à l'égard de son enfermement était un profond détachement ; rien d'autre. Fin de l'histoire.

« … Tu crois qu’on pourrait le faire tomber, ce lustre ? »

En voulant détourner son regard vers Selenda, il ne rencontra que le vide. Il fallut qu'il lève les yeux, dents serrés, pour enfin discerner sa silhouette.
Parce que quand Selenda ne s'allonge pas, Selenda se perche ; et volontairement ou pas, elle avait réussi en quelques minutes à rappeler au jeune homme deux choses fondamentales. Un, qu'il ne dépasserait jamais sa phobie. Deux, que les hauteurs lui donnaient toujours autant le vertige.
Malgré tout, cette angoisse lui sembla plus justifiée que la précédente. C'était solide, habituel : combien de fois avait-il refusé de grimper à une échelle ? C'était quelque chose qu'il pouvait gérer, au contraire de ce malaise diffus qui l'avait envahi en regardant le panneau. C'est donc sans se faire prier qu'il passa de l'un à l'autre. Tout était question de s'occuper l'esprit, après tout. Lui qui était si habitué au silence avait appris à faire taire les voix qu'il ne voulait pas entendre. Après tant de temps )passé à les ignorer, il parvenait à peine à les discerner.
Parfois, pourtant, il devait quand même se boucher les oreilles.

« Vérité… » Et s'il lui jetait un truc dessus ? « Le pire truc qui te soit arrivé jusqu’ici, à part le coup du GGL. »

D'accord. Devant le sérieux de l'elfe, il décida de la laisser faire son truc bien tranquillement. Qu'elle tente de... - qu'est-ce qu'elle essayait de faire, au juste ? Décrocher le lustre ? Bref – de faire ce qu'elle voulait faire et lui, de son côté, allait réfléchir bien sagement à sa réponse.
Et parce que l'entreprise de Selenda lui semblait au moins un tantinet risquée, il s'appliqua à ne pas passer sous le lustre quand il décida, mains dans les poches, de partir de l'autre côté du Hall. Ce truc avait l'air trop solide pour être brisé ; s'il était si vieux et abîmé que ça, le simple poids de la jeune femme aurait dû le faire grincer sérieusement. Or, même s'il évitait consciencieusement de se rappeler à quelle hauteur elle s'était perchée, il ne lui avait pas semblé entendre de bruit atroce annonciateur d'une chute prochaine.
Malgré tout, il préférait ne pas se trouver en-dessous. Simple mesure de précaution.

« Ou le plus humiliant, comme tu veux. »

Ah, oui. La question.
Le bruit régulier de ses pas fut interrompu par celui, plus sec, de Selenda qui reposait les pieds au sol. Le pire, le plus humiliant ; pourquoi pas les deux en même temps, tant qu'elle y était ? Cette question avait cela dit le mérite, non-négligeable vu les circonstances, de le forcer à réfléchir. Ça lui changerait les idées.
Quoi que non. Attendez. Se souvenir, ce n'était absolument pas le meilleur moyen de penser à autre chose. Bien au contraire.
Et de toujours garder espoir.
Il fut presque surpris de se trouver face à un mur. Il le voyait plus grand, ce Hall ; où était-ce lui qui avait accéléré ?

Selenda, en tout cas, avait l'air sacrément occupée. Et s'il ne l'avait pas suffisamment connue pour ne plus s'en inquiéter, il l'aurait sûrement regardée de travers. A se laisser tomber et 'remonter' de la sorte, elle aurait pu être très vite catégorisée comme « folle à lier ». Comme la folie restait une notion très relative, il s'abstint de tout commentaire concernant son comportement.
Tiens ; quand elle disait « jusqu'ici », parlait-elle de sa vie dans son intégralité ou de son séjour au Pensionnat ?
Le son qui parvint à ses oreilles le poussa, quoi que sans enthousiasme, à quitter son observation de la tapisserie. Nuage de poussière, elfe qui s'étouffe ; la supériorité de la bâtisse sur les pensionnaires. Il avait bien fait de bouger, tiens. Même si à la base il s'agissait surtout de s'éloigner du panneau.

« Je ne voudrais pas être l'employeur de la femme de ménage. »

Oh, vraiment ? Un sourire cynique se dessina sur ses lèvres à cette idée – et il ne manqua pas de le faire partager à son amie. Les moqueries, comme beaucoup de choses, gagnaient à être partagées.

« Les employeurs sont plutôt bien placés, pourtant. » Il exécuta un mouvement circulaire avec l'index de sa main gauche, désignant le plafond. « C'est pas eux qui se prennent la poussière. Ils t'entendent peut-être même pas te plaindre. »

Il ponctua sa réponse d'un 'quelle chance' empli d'une gentillesse sans borne, avant de ne se retourner à demi vers le mur. Si Selenda était ennuyée par le lustre, lui commençait à être agacé par les chandeliers. Chacun son truc.

« Le pire truc qui me soit arrivé jusqu'ici, hein. Depuis le pensionnat, ce serait... »

La réflexion avait la fâcheuse tendance de le mener au mensonge ou au blocage pur et simple. Il s'abstint donc de préméditer.

« Être entré. Avant le pensionnat... »

… Trop tard.
Allez, trouve une issue. La pire chose qui me soit arrivé, c'est... Fais simple. Sans détails, n'importe quelle réponse serait vague – et personne ne lui demandait de préciser. Juste de ne pas mentir.
Ah. Bien sûr. La pire chose qui me soit arrivé, c'est d'-

« Avoir menti. » Il esquissa un sourire sans réel sens. « Rien d'intéressant, navré. Et le GGL reste dans les premiers sur la liste. Action ou vérité ? »

Et sur ce, comme si c'était la plus naturelle des choses à faire, il leva le bras pour arracher de son emplacement un des chandeliers. Enfin, il dut se mettre sur la pointe des pieds et sérieusement tendre le bras pour y arriver – mais passons. Avoir plus de force que nécessaire était drôlement utile parfois.
Ce qu'il allait faire du chandelier, par contre, restait à voir. Il avait trois bougies et un support en métal qu'il observait, dubitatif : de quoi faire un millier de choses, s'il en est.



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MessageSujet: Re: || RUDY || L'obscurité et le silence aussi. { Selenda } 4/4   Dim 30 Sep 2012 - 22:52

    Mister black and white ne se fit pas prier pour répondre d’un air joliment sarcastique :

    « Les employeurs sont plutôt bien placés, pourtant. C'est pas eux qui se prennent la poussière. Ils t'entendent peut-être même pas te plaindre. »
    Machinalement, Selenda suivit des yeux le mouvement d’index de son camarade, en direction du plafond où ses yeux restèrent derechef accrochés. Après avoir dédaigné cette saleté de lustre qui ne lui avait même pas fait la faveur d’un tremblement inquiet. Si même le mobilier se met à résister, dans quel monde va-t-on ? Certainement pas une dimension qui plairait franchement à l’albinos aux longues oreilles, en tout cas. De la même façon, un monde dirigé par des inconnus qui trouvaient fort divertissant d’enfermer les gens dans un vieux manoir poussiéreux rempli de meubles dont la docilité laissait à désirer ne l’enchantait pas vraiment ; signe s’il en fallait que le moment de s’en sortir était proche.
    Enfin c’était bien beau de s’en rendre compte, mais il fallait trouver le bon moyen, déjà. Et la solution Rudy n’en finissait pas d’exacerber le scepticisme de l’elfe. Parce que pour l’instant, il ne s’agissait rien de moins que d’une chasse au trésor peu commune, mais qui pouvait très vite tourner au cauchemar. Elle en avait déjà vu, des jeux cruels de ce genre. Et comme la majorité des gens, elle n’aimait pas en être victime – et si en temps normal, elle n’aurait eu aucune inquiétude pour sa peau, la certitude de sa propre faiblesse suintait de plus en plus entre les planches. Foutu lustre. Elle n’avait pas besoin d’inquiétude supplémentaire…
    Levant les yeux au ciel – plus, si c’était possible – Selenda convint qu’à l’heure actuelle, elle n’était pas vraiment la plus angoissée des créatures du monde. Mais tout de même, il n’était jamais agréable de constater, quand on avait l’habitude de traverser les murs, que l’on n’était désormais plus capable que de taper dessus inutilement.
    Kélian avait mis à profit ces intéressantes réflexions pour se tourner vers les chandeliers ; apparemment, l’elfe n’était pas la seule à se soucier du mobilier. Ou du moins, d’être plus ou moins tourmentée par lui.
    Saleté de lustre. Selenda fixa son ami du regard ; pas trop inquisitrice, mais sans réel désintérêt – ses pensées mettaient à moment à s’estomper. Ces deux mots allaient certainement devenir son nouveau juron favori.

    « Le pire truc qui me soit arrivé jusqu'ici, hein. Depuis le pensionnat, ce serait... »
    Of course. Elle aurait peut-être dû préciser sa question ; mais d’un autre côté, puisqu’elle n’hésitait pas à camoufler ses réponses, il pouvait bien s’accorder le droit de détourner les siennes. Non ?

    « Être entré. Avant le pensionnat... »
    Tiens. L’espace d’un instant, Selenda envisagea l’idée que le jeune homme ne soit pas si intelligent que ça.
    Mais non, elle savait bien que c’était faux. Kélian n’était pas idiot, juste incroyablement franc. Enfin, elle le pensait. Parce que souvent, il maniait les réponses succinctes et le sarcasme à outrance, et que de fait elle avait du mal à le cerner.
    Non, elle avait du mal à cerner tout le monde de toute façon.

    « Avoir menti. » Répondit Kélian en souriant – et évidemment, elle ne sut pas interpréter cette expression. « Rien d'intéressant, navré. Et le GGL reste dans les premiers sur la liste. Action ou vérité ? »
    Et puis monsieur leva le bras pour récupérer une des chandelles, celles qui visiblement donnaient un air aussi aimable qu’une porte de prison – ou qu’un lama contrarié – à son visage.
    Plongeant ses deux mains dans ses poches, Selenda effectua un pas, puis deux, et s’arrêta à quelques mètres du jeune homme. Distance de sécurité. Ces trois mots pouvaient prendre deux sens très différents dans la situation présente – elle n’aimait pas trop ça. Enfin, elle n’aimait pas trop le lustre non plus. Et puis, elle ne savait pas quoi décider.
    Est-ce que c’est pour cela qu’elle envoya paître la distance et se rapprocha, fait notable, en marchant ? Allez savoir. Quoi qu’il en soit, la jeune femme se retrouva bien vite non loin de son ami, et croisa les mains dans son dos.

    « Remarque : je ne pose pas de questions. Je suis adorable, non ? Pourtant je suis sûre qu’il y a quelque chose là-dessous. »
    Allons bon, tais-toi. Histoire d’écouter la voix de la raison, l’elfe se pencha légèrement pour éteindre d’un souffle la flamme la plus proche d’elle. Kélian avait vraiment de la force, pour arracher un truc en métal d’un mur aussi facilement qu’il tirait les livres des rayonnages de la bibliothèque. En un sens, c’était impressionnant. Après, tant qu’il ne se servait pas du chandelier pour l’assommer, elle… il pouvait faire ce qu’il voulait. A la réflexion, elle allait faire attention à ce qu’elle disait. Faire attention…

    « Action. »
    Bravo. Si elle avait sérieusement suivi la voix de la raison, elle l’aurait conservée, cette fichue distance. Mais ce n’était tout simplement pas agréable de parler à quelqu’un de cette manière ; enfin, il y avait bien certaines personnes dont elle n’aurait pas rechigné à s’éloigner un peu certes. Par exemple Antoine, qu’elle n’aurait bien aperçu qu’à quelques kilomètres quand elle n’avait pas envie de lui trancher la tête d’un coup d’épée, ou Heather qu’elle aurait adoré ne jamais avoir sous le yeux. Tiens, d’ailleurs, il l’aimait bien Heather, Kélian, non ? A se demander pourquoi. Elle pourrait lui demander, d’ailleurs. Est-ce que c’était vraiment une bonne idée ? Selenda jaugea le chandelier du regard. Dans un combat singulier, est-ce qu’elle aurait une chance ? La question méritait d’être posée.

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MessageSujet: Re: || RUDY || L'obscurité et le silence aussi. { Selenda } 4/4   Mar 13 Nov 2012 - 12:30

Maintenant qu'il avait décroché ce chandelier – à défaut d'avoir donné un sens à sa vie – Kélian avait quelque chose pour s'occuper les mains ; fait de la plus haute importance vu son humeur changeante. Avoir les mains vides ne lui réussissait pas. Pas du tout, même. Alors en l'absence de briquet, et donc de cigarettes, il s'amuserait à tourner ce truc dans tous les sens jusqu'à ce qu'il en ait assez. Ou que, dans son infinie bonté, il ne décide d'un mouvement maladroit de mettre le feu aux tapisseries, à un tableau ou même aux cheveux de l'elfe.
Remarque, il pourrait aussi se servir des flammes vacillantes pour allumer sa cigarette. Mais quelque chose lui disait qu'il aurait l'air particulièrement stupide – sans compter qu'après, il aurait trop de choses dans les mains. Il n'était définitivement pas assez désespéré pour ça.
Quoi que.
Selenda fit un pas, puis deux. S'arrêta. Il ne releva pas son arrêt sur image, préférant garder ses yeux gris vissés sur les chandelles comme s'il espérait y trouver un sens à sa vie. Ou une façon pertinente de sortir d'ici, c'est selon. Toujours est-il qu'il ne releva le regard vers son amie qu'une fois celle-ci entrée dans son champ de vision : suffisamment près pour qu'il puisse, si l'envie lui en prenait, l'agresser avec son chandelier. Et si l'image qui en découla ne lui avait pas paru encore plus stupide que ses précédentes idées, peut-être y aurait-il accordé une quelconque importance. Mais pour l'instant brûler les tableaux lui semblait plus utile, dans le genre entreprise bancale. Bien plus qu'essayer d’occire sans véritable raison une fille qui pouvait monter sur un lustre en un claquement de doigts.
Cela dit, tout brûler pour trouver des feuilles à priori inflammables sonnait quand même assez mal.

« Remarque : je ne pose pas de questions. Je suis adorable, non ? Pourtant je suis sûre qu’il y a quelque chose là-dessous. »

Son froncement de sourcil fut aussitôt remplacé par un sourire amer. Oui, bien sûr ; il lui en était ô combien reconnaissant, merci beaucoup, fin de l'histoire. Il n'avait pas envie de s'attarder sur le sujet ; ne comptait pas en dire plus que ce qu'il avait déjà dit. Ses réponses étaient acceptables, valables et en tout point honnêtes : elle ne pouvait pas lui en demander plus. Ou du moins n'avait pas à le faire. A partir de là, qu'elle pose ou non des questions n'aurait rien changé au résultat. La seule chose que cette précision affectait était son humeur – particulièrement fluctuante – et son avis sur elle. Et malgré l'importance qu'il aurait dit y donner, ce n'était pas rien.
N'oublions pas qu'il avait trois bougies allumées sous la main. Ou plus que deux, maintenant. Un tas de cire brûlante quoi qu'il en soit, et un support en métal parfait pour assommer ceux qui décideraient de l'ennuyer. Même si brûler Selenda n'était toujours pas dans ses projets, c'était une donnée à ne pas négliger face à quelqu'un qui est fréquemment sujet à des éclats de colère.
Hm. Il ferait peut-être mieux de reposer ce truc, finalement.

« Action. »

Et tournez manège. Il n'était plus très sûr de lui, là : est-ce qu'ils jouaient en cherchant des feuilles, ou est-ce qu'ils cherchaient en jouant ?
Il observa Selenda un moment ; attentivement, sans gêne. Action, action. Vu ce qu'elle lui avait fait faire, il se sentait en droit de demander à peu près n'importe quoi – que ce soit simple, humiliant ou juste impossible. Seule la perspective d'un désagréable retour de flamme réussit à lui imposer des limites un peu plus restreintes. Aucune envie de se faire brûler.
Il souffla à son tour la flamme d'une bougie. Plus qu'une.

« Je t'aurais bien demandé de faire tomber le lustre, mais... » Il lui adressa à ces mots un sourire faussement aimable. « T'en serais pas capable, on est d'accord. »

Bien sûr, qu'ils étaient d'accord.
Après quelques pas, chandelier en main, il se retrouva au niveau des bougies suivantes. D'un souffle, il éteint leurs flammes tremblotantes ; quelques pas à nouveau, encore d'autres bougies éteintes.
Quelques pas, demi-tour cette fois.

« Chante. » On ne peut plus sérieusement. « N'importe quoi, on s'en fiche. Si tu le fais assez mal ils ouvriront peut-être les portes. »

Il marmonna quelque chose d'autre entre ses dents, puis sembla finalement abandonner l'idée d'ajouter quoi que ce soit. Au lieu de ça il continua d'éteindre les chandeliers, un à un, jusqu'à ce que la luminosité dans le hall ait significativement baissé.
Dans la mesure où il ne pourrait pas éteindre le lustre, il ne risquait pas de les plonger dans le noir : c'était suffisant pour justifier son geste. Car, sans conteste, il voyait bien mieux dans la pénombre qu'en plein jour.
En cas de protestation, il lui restait une bougie ; si ça ne suffisait pas, il avait le chandelier. Sans compter que, avec un peu de chance, l'idée qu'il puisse être au milieu d'un rituel vaudou éloignerait peut-être les gamins trop bruyants.

> LIGHTS OUT *ahem* Kélian éteint les bougies. o/ Sortez le champomy, j'ai répondu à un RP sous acide, sans doute, mais on peut pas tout avoir



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MessageSujet: Re: || RUDY || L'obscurité et le silence aussi. { Selenda } 4/4   Mar 13 Nov 2012 - 21:59





Kélian éteint toutes les lumières, et trouve :

« Une crise de nerf de Selenda »

[ACTION 4/4]
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MessageSujet: Re: || RUDY || L'obscurité et le silence aussi. { Selenda } 4/4   Dim 9 Déc 2012 - 23:18

    Il y a, comme ça, de ces idées insidieuses qui mettent un temps cruellement distendu à s'infiltrer et à imprégner un esprit. Elle était de celles-là. De ces notions qualitatives alambiquées qui croissent en désordre jusqu'à occuper tout l'espace libre, telles des plantes rampantes se lançant impunément à l'assaut de murs millénaires, inconsciente du sacrilège, dédaigneuses des affres du temps, attaquant les constructions monstrueuses aux jointures. Un grain de sable dans une machine bien huilée. Une gangrène qui se développe lentement, dans le noir, attendant le moment opportun pour jeter les murs à bas.
    Ton orgueil, en deux mots, ce serait ça. Aussi fragile que cette flamme éteinte d'un simple souffle, et prêt à partir en fumée à la première flèche plantée dans la zone rouge.
    Selenda n'eut pas le temps de se maudire un demi-million de fois, que ce soit pour avoir lancé ce jeu insensé ou pour avoir bêtement mis les deux pieds dans le piège de l'action. Son camarade de jeu n'était pas la personne la plus magnanime qu'elle connaissait. Et il ne mit pas longtemps à saisir l'occasion au vol... pour sortir une nouvelle remarque pleine de délicatesse :

    « Je t'aurais bien demandé de faire tomber le lustre, mais... T'en serais pas capable, on est d'accord. »
    Tiens. Étrange comme cette phrase sans prétention réussit à lui faire serrer les dents, fermer les doigts, presque serrer sa gorge. Alors qu'en temps normal, elle n'aurait même pas cillé. Qu'est-ce que c'était, ça, à part une provocation moqueuse qui n'avait même pas pour but de la déstabiliser ? Parce qu'elle n'était pas censée la déstabiliser. Comme si c'était le genre de réplique dont elle aurait dû s'offenser.
    ... Mais non, on n’est pas d'accord.

    « Chante. N'importe quoi, on s'en fiche. Si tu le fais assez mal ils ouvriront peut-être les portes. »
    Mais la conscience d'une vague d'impuissance attendant derrière pour la noyer. Mais juste ça, et c'était surprenant, suffisant pour éloigner tout ce que Kélian aurait pu dire de ses oreilles. Des portes fermées à clé et aucune autre possibilité que celle de taper vainement dessus et s'y écorcher les doigts sans pouvoir leurs ôter cette immobilité stoïque et impitoyable. Pour la première fois peut-être, une certitude aiguë d'enfermement et de cul-de-sac.
    Les mots "pour toujours" prennent un sens différent lorsqu'on oublie l'habitude, non ? L'elfe sentait l'inexorable suinter entre les briques, et le mur vaciller. Ses ongles s'enfoncèrent dans ses paumes pour y laisser de vains sillons sans coupure ; jamais la sensation de faiblesse qui l’envahissait soudain n’avait effleuré son esprit, aveugle à toute contrariété. Aveugle, sourd, et maintenant claustrophobe.
    Bien sûr que si elle pouvait. Elle avait toujours pu. Ce n’était pas une bâtisse stupide et inerte, fut-elle magique, qui allait la piéger quelque part, alors qu’elle avait survécu à tout, déjà, hein ? La plus forte, ça avait toujours été elle, de toute façon, alors prendre la perpétuité comme une menace sérieuse aurait été… juste trop drôle.
    Rigole un peu, maintenant, eh. Si tu es si sûre de toi.
    Après tout, faut bien qu’on te remette à ta place un jour, si tu veux continuer à te vanter de…

    « Parce que tu espères sortir un jour, peut-être ?! »
    L’elfe sentit le silence s’infiltrer dans ses oreilles. Elle mit un temps à comprendre que cette voix qui avait parlé, d’un ton si proche de l’emportement, et presque étranglée, c’était la sienne. Que le choc contre le mur s’était répercuté dans ses propres jointures, avec un bruit sourd presque métallique.
    Lorsque se fut chose faite, une main vint vite se plaquer à revers sur ses lèvres figées, et ses yeux s’écarquillèrent de saisissement. Et, chose incroyable, elle sentit sa gorge se serrer. Comprenant qu’il y avait des briques qui s’écroulaient une à une, une fissure qui courait sans restriction sur la vitre teintée qui la séparait du monde. Malgré les lumières éteintes, elle savait que Kélian pouvait la voir. C’est sans doute cela qui fit glisser son poignet sur son visage, vaine tentative pour dissimuler ce qui venait de s’échapper – par une négligence de sa part ? Impossible de se rendre compte, alors que toutes ses certitudes et sa contenance semblaient soudain vaciller, sans même qu’elle puisse déterminer clairement l’origine de cette fissure, et ainsi trouver de quoi la combler. Il n’y avait pas de raison logique, ses paroles n’avaient aucun rapport avec ce dont ils parlaient, ou si peu ; elle n’avait techniquement pas de raison de craquer comme elle était en train de le faire. Elle disait n'importe quoi. C’était ce qui lui répétait sa raison affolée, cherchant à la garder à l’écart, à restaurer les protections qui la tenaient écartée de sa propre faiblesse. Trop tard, songea-t-elle en tentant sans succès d’apaiser son souffle affolé par l’angoisse. Incompréhensible, inexplicable, insensée, illogique. Illogique, voilà ; le prix à payer à force de se moquer de tout. Foutu lustre.
    Un elfe ne pleure pas. Ou presque.
    Et ça fait mal. La jeune femme aurait voulu un coin d’ombre où s’effacer. Faire un pas en arrière, disparaître, mais ses pieds étaient comme collés au sol, alors qu’elle cherchait vainement une origine à éradiquer, tout en cherchant à retenir des larmes qui ne couleraient pas, à ravaler un cri qu’elle ne voulait pas pousser. Sans savoir pourquoi. Sans pouvoir expliquer quoi que ce soit. Simplement une envie de disparaître quelque part, de s’arracher à cette réalité qui la découpait en morceaux, de quitter cet état de panique pitoyable qui ne reposait sur rien. Elle ne savait même plus ce qu’elle cherchait là. Que ce soit le vain orgueil d’une infime victoire, ou des indices éparpillés pour une éventuelle sortie de secours, tout était inutile ; l’elfe sentait le poids de tout ce qu’elle refoulait, ignorait, oubliait, ressassait prêt à l’écraser. Mais pas ici, pas maintenant. Pas de raison. Pas d’accord.

    « C’est bon, tu gagnes. » Peinèrent à articuler ses lèvres, entre le cri de rage et le hoquet d’angoisse, le sanglot impossible. « Oublie ça. Laisse tomber. Ça sert à rien tout ça, j’en ai marre. »
    Et la fuite, toujours, solution temporaire d’empilement sur les côtés. On verra plus tard. J’ai pas envie de me prendre la tête. Je ne sais pas, je sais pas, je sais pas. Selenda recula d’un pas, deux, se détourna à moitié sans encore réussir à s’enfuir, comme si les problèmes qu’elle voulait fuir s’acharnaient à la retenir par les chevilles. Ou le rythme erratique de sa respiration qui essayait de canaliser sa voix, hésitant entre les cris hystériques et la pseudo crise de larmes. Même pas assez les idées claires pour penser que c’était elle qui l’avait traîné ici, et pas l’inverse. Trop de désordre en tête pour se répéter encore une fois que c’était pitoyable, honteux, ridicule, n’importe quoi.



AHA. Je sais plus écrire. J'ai honte. Je vais la tuer. Lis que les dialogues, sinon, pour l'amour de moi 8D
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MessageSujet: Re: || RUDY || L'obscurité et le silence aussi. { Selenda } 4/4   Ven 4 Jan 2013 - 19:46

Souffle ; éteint. Souffle ; éteint. Souffle ; éteint.
Éteint.
Pour un peu, la répétitivité du geste aurait pu l'endormir. Une à une, doucement, les flammes vacillèrent et se turent, les plongeant un peu plus à chaque fois dans la pénombre. Il n'avait peur ni du noir ni de ce qui pouvait s'y cacher : l'obscurité ne faisait rien apparaître qui n'ait déjà été là avant d'éteindre les lumières. Rien ne se crée, tout se transforme. C'était bien une des règles de base de ce monde, non ? Du sien également. Tout est déjà là. Ensuite, les choses ne font plus que changer. Brusquement, comme une averse...
Ou sobrement, comme une bougie qui éclaire jusqu'à en fondre.
Ses pas s'arrêtèrent près de la dernière chandelle et lorsqu'il l'éteint, le regard rivé vers les murs comme il le faisait depuis plusieurs minutes – quand il souffla cette jolie bougie et observa un décors qu'il voyait beaucoup plus précisément maintenant, le sentiment de familiarité qui l'envahit faillit lui arracher un sourire. Cet endroit était toujours trop éclairé. Ça finirait par le rendre aveugle, ces stupides lumières blanches et ces chandeliers à tout bout de champ. Ce lieu tout entier était fait pour des humains lambda.
Le bout de métal arraché plus tôt au mur, abritant la flamme d'une ultime chandelle, éclairait le sol sous ses pieds d'un halo rouge orangé.

Le feu brûle plus qu'il n'éclaire. Dans le noir, le froid au moins n'est pas trompeur.
Et puis les ombres sont projetées par la lumière, non ?

« Parce que tu espères sortir un jour, peut-être ?! »

De surprise, il se tourna vers Selenda. On s'est brûlé, c'est ça ? Ou bien était-ce l'obscurité qui avait fait trembler sa voix ?
Ridicule. Miroirs, eaux profondes, temps, vide – mais pénombre ? Non.
Un instant, l'idée qu'elle puisse se moquer de lui dansa devant ses pupilles dilatées. Sauf que... Sauf que.
C'était tout aussi ridicule.
Lèvres entre-ouvertes puis tout à fait closes, il baissa son bras gauche ; faillit faire tomber les bougies au sol dans le même mouvement. Et quand il le releva de nouveau, machinalement, la lumière ne changea rien au pesant silence qui avait repris ses droit sur le hall. Main à revers, visage à demi-couvert – et puis quoi encore ? Ça ne lui ressemblait pas. Ce n'était pas tant qu'il ne voulait pas la voir dans cet état – qu'elle craque, qu'elle pleure ou rit, c'était son problème et non le sien ; mais qu'elle le fasse en face de lui et sans motif, non. Non. Elle n'avait aucune raison de craindre l'enfermement d'un seul coup, sans prévenir : aucune raison non plus d'angoisser au point de le le faire savoir et de le regretter ensuite. Ça ne pouvait pas sortir de nulle part.
Pas complètement.

Souffle ; éteint. Un peu de fumée se dissipa dans l'air quand la dernière flamme disparut dans l'atmosphère.

« C’est bon, tu gagnes. Oublie ça. Laisse tomber. Ça sert à rien tout ça, j’en ai marre. »

Elle recula sans partir, détournée mais toujours présente dans son champ de vision. Oublie ça ? Ses paroles provoquèrent un désagréable écho dont il n'eut aucun mal à trouver l'origine. Oublie, hein.
Désolé, mais ma mémoire ne marche pas sur commande.
Ses sourcils se froncèrent et avant même qu'il ne s'en rende compte, un soupir agacé fusa dans l'air. Ni énervé, ni déçu ; juste contrarié. Contre rien ni personne en particulier. Puisqu'elle était si douée pour demander d'oublier et ne jamais rien expliquer, la réciproque devait être autorisée. Si elle panique, tu veux faire quoi ? Rien. Elle panique pas. L'idée même l'aurait fait rire alors que là, ça n'avait vraiment rien de drôle. C'était plutôt...
Amer.

« Sans rire. » Chandelier et bougies éteintes à la main, il recula pas à pas de Selenda ; jusqu'à ce que, dos contre la rampe des escaliers, il ne doive s'arrêter pour grimper sur une marche. « C'est assez ton genre de partir avant d'avoir fini, hein ? »

Plus loin, plus loin. Il s'arrêta à mi-chemin sur les escaliers de bois, mâchoire crispée.

« Sauf que. Pour information, ajouta-t-il avec un sérieux frôlant la sentence, accoudé à la rampe pour mieux la distinguer, la réponse est non. Je suis persuadé qu'on va moisir ici, qu'on va devenir tarés ou suicidaires et qu'on va en mourir avant d'avoir vu l'ombre d'une issue. Je t'ai répondu, c'est mon tour. C'est bien ça la règle, je me trompe pas ? »

Son agacement transparut clairement sur ces derniers mots ; et quoi qu'il fit de son mieux pour l'ignorer, cela ne fit que le contrarier un peu plus encore.
Une marche de plus.

« Et comme moi je suis loin d'être sympa, je te laisse pas le choix. Alors on dit quoi ? Action ? Action. » D'un mouvement maladroit du poignet, il fit passer le chandelier par dessus la rampe et le laissa s'écraser au sol dans un bruit sourd. « Ce sera : débrouille toi pour sortir d'ici. Pas de limite de temps, pas de contrainte, pas de lustre ou de chandeliers. Tu perds si tu meurs ou que tu t'enfuis. Ça te semble jouable, Sally ? »

On est enfermés, qu'on l'accepte ou non. Alors quoi ?
C'est ennuyeux à en mourir si on ne fait qu'attendre en creusant son trou. Il ne regrettait pas assez l’extérieur pour s'en rendre malade : c'était un avantage dont il fallait tirer parti. Que ce soit chercher les feuilles, ouvrir toutes les portes ou se frayer un chemin dans la forêt, il ne songeait pas sérieusement que cela puisse les mener où que ce soit. Si ces types étaient assez intelligents pour créer un système d'enfermement si perfectionné, il devaient aussi l'être assez pour ne rien laisser au hasard.
Seulement il fallait avancer. Pas le choix.

« T'as pas le choix, de toute façon, grommela-t-il en lui tournant le dos. On joue déjà, qu'on le veuille ou non. »

{ I don't even. BREF. Si c'est compréhensible c'est tout ce qui compte. /D Je suis en retard dun dun }



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« A green light, unkind ; nowhere to go on a one track mind. It's a break down at the wrong time - I'm catching up, but I'm still behind. We did it right, we did it right for some time ; but I looked up, and you were gone. We did it right, we did it right for some time - I couldn't give you what you want. Cause you just want to take a faster ride ; lower lows, higher highs. Get it, get it, go until you get it right - and I hope you find it. »

So welcome to the quiet before the storm hits :
 
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MessageSujet: Re: || RUDY || L'obscurité et le silence aussi. { Selenda } 4/4   Lun 4 Mar 2013 - 16:47

    C'est ça, éteins les lumières. Éteins-les vite, vite. Ce serait un bon coup, de se fondre parmi les ombres et de disparaître, pour ne plus avoir à affronter ton regard. Ou n'importe lequel. Vrai que sans l'armure, c'est nettement moins évident. C'est plus facile de faire mal quand on griffe une plaie à vif ; de toute manière, le moindre effleurement est prompt à faire se recroqueviller dans un coin.
    Ce serait trop facile, hein ? La main retournée baissée sur le bas du visage, ses yeux cherchent toujours une porte de sortie ailleurs. Tu te rends compte que tu ne regardes pas les gens dans les yeux, toi. Tu n'aimes pas les voir, ou tu n'aimes pas qu'ils te voient ?

      « Sans rire. C'est assez ton genre de partir avant d'avoir fini, hein ? »

    Ni une ni deux, un regard noir pour le fusiller sur place. Rapide, cela dit. Il lui reste assez d'énergie pour ça au moins.
    Ouais, c'est ça. C'est le courant d'air sans substance qui n'accepte pas l'échec et ne mène rien au bout, et tout cela pour quoi ? Va savoir, hein. Mais pas la peine de remuer le couteau dans la plaie non plus. Ça ne fait plaisir à personne de voir ses défauts envoyé en pleine figure ; c'est marrant, ça marche aussi pour toi. Elles sont passées où, les vitres teintées, hein ? C'est sûr que tu n'aimes pas qu'on les découvre, les fissures qui couvrent le masque. C'est plus fragile qu'on pourrait le croire.
    Tais-toi, ok ? Pas la peine d'en faire tout un plat.

      « Sauf que. » Continuait, désagréable, la voix du jeune homme au niveau des escaliers. Et le pire c'était que chaque mot arrivait à lui faire mal. « Pour information, la réponse est non. Je suis persuadé qu'on va moisir ici, qu'on va devenir tarés ou suicidaires et qu'on va en mourir avant d'avoir vu l'ombre d'une issue. Je t'ai répondu, c'est mon tour. C'est bien ça la règle, je me trompe pas ? »

    Le poing qui se crispe, c'est tout ce que son corps peut dire ; elle n'a plus la parole. Raconte ce que tu veux ; tu as raison, d'accord. On s'en fout de toute façon, puisqu'on est tous en prison - c'est pas vraiment la peine. De chercher une sortie, de s'agiter en vain, hein ? C'est plus pitoyable qu'autre chose. C'est lancinant, ça agace, elle voudrait s'en débarrasser. Plus que tout, elle voudrait se débarrasser d'elle-même, au fond, mais ça ne rentre pas dans les règles. Comme tu dis. Faudrait qu'elle redresse la tête et qu'elle s'en foute. Un moment, je vous prie. Le pire c'est qu'il tient vraiment à ce jeu stupide. Mauvais perdant et mauvais gagnant, aussi - ceci dit, la plus mauvaise joueuse ça doit être elle, puisqu'elle renverse le plateau en cours de route.

      « Et comme moi je suis loin d'être sympa, je te laisse pas le choix. Alors on dit quoi ? Action ? Action.» Le choc déplacé du métal contre le marbre brutalise ses oreilles, mais elle a toujours le regard ailleurs. « Ce sera : débrouille toi pour sortir d'ici. Pas de limite de temps, pas de contrainte, pas de lustre ou de chandeliers. Tu perds si tu meurs ou que tu t'enfuis. Ça te semble jouable, Sally ? »

    J'aime pas qu'on me contraigne. L'orgueil qui revient - il est pas encore mort, celui-là. J'aime pas qu'on me maîtrise. M'appelle pas comme ça, enfoiré. Ne me pose pas de conditions. Va te faire foutre.
    Va te faire foutre, me donne pas tes putains de dés. J'ai pas envie de jouer. Son regard lui arracherait la langue, mais il ne doit pas le voir, parce qu'il s'en va déjà ; de toute façon elle n'a pas...

      « ... le choix, de toute façon. On joue déjà, qu'on le veuille ou non. »

    Je sais. Elle sait. On le sait tous, et parfois, s'éclipser par la fenêtre en laissant le plateau sur la table n'est pas de l'ordre du possible. En dépit de toutes tes bravades, c'est pareil pour toi. Le bruit de ses pas s'estompe dans l'escalier ; il fait noir, Selenda ne sait pas trop ce qu'elle fait là. Ni les raisons qui la lient à cette partie stupide, ni celles qui pourraient l'en libérer. Ses épaules rencontrent le mur, soutien stable qui l'empêche de glisser au sol ; deux minutes pas plus. Le temps de recomposer le masque et de glisser du ciment entre les murs.

      « ... Ben voyons. Prends-toi pour mon père aussi pendant que tu y es. »

    La vilaine phrase qui empeste la frustration. Va falloir faire mieux si tu veux retourner au top niveau. Tu devrais taper sur la porte, ce serait plus utile. Plutôt que de mâcher ta honte et des insultes creuses qui ne savent pas trop ce qu'elle veulent dire.

      « Connard. »

    Le pire étant qu'il avait gagné cette manche. Il ne perdait rien pour attendre. L'elfe se volatilisa, ombre parmi les ombres.



    Sujet Terminé



Ouais, elle aime bien cette insulte xD
I did it Cool
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MessageSujet: Re: || RUDY || L'obscurité et le silence aussi. { Selenda } 4/4   

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|| RUDY || L'obscurité et le silence aussi. { Selenda } 4/4

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