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 Quand l'air vient à nous manquer... [privé]

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MessageSujet: Quand l'air vient à nous manquer... [privé]   Mar 2 Oct 2012 - 1:04

Quelle idée elle avait eu d'aller se perdre sur une route de campagne et de manquer d'essence. Et pourquoi cette bâtisse était apparue devant elle, comme quelque chose de rassurant et d'invitant. Pensant trouver de l'aide, elle y était entrée et la voilà prise au piège dans ce pensionnat aux allures étrange et douteuse, une bâtisse qui demeurerait sa prison pour elle ne savait pas combien de temps. Elle ignorait si quelqu'un avait même juste essayé de fuir. Tout était étrange et les gens qu'elle croisait depuis son arrivée ne lui inspirait pas nécessairement confiance. Il fallait qu'elle trouve un moyen de s'enfuir d'ici, ne serait-ce qu'un instant... Elle avait perdu son fils, elle ne serait même pas présente pour l'enterrement du petit bonhomme. Cette pensée la prie droit au coeur, il allait voir delà-haut que sa propre mère n'était pas foutue de se déplacer pour lui, à moins qu'il ne le sache qu'elle était ici.

Elle avait l'air de fuir ses responsabilités. Depuis qu'elle était ici une cascade d'image et de pensées l'assaillaient constamment. Son loyer, sa voiture, ses effets personnels, les objets de son fils. Elle venait de tout perdre, à l'exception d'un bonnet qu'elle avait dans ses poches en permanence qui appartenait à son petit Kaydon. Elle ne lâchait plus, il allait surement s'user rapidement à force de se faire serrer de la sorte. Mais c'était quelque chose que Katixa faisait inconsciemment. Elle était restée enfermée dans sa chambre depuis qu'elle était arrivée, sortant peu, sauf en cas d'obligation physique.

Elle ne savait pas ou les couloirs pouvaient la mener, mais là, elle avait un besoin de sortir et c'était plus que physique, elle était en train de devenir dingue, à se balancer sur son lit. Au moins, personne ne l'avait vu faire puisqu'elle était seule dans sa chambre. De toute façon, elle ne serait pas permise ce relâchement s'il y avait eu la moindre chance qu'on la surprenne en état de faiblesse. Elle s'était promise que plus jamais personne ne pourrait la voir dans cet état et que plus personne ne pourrait lui faire du mal. Elle s'était fermée aux autres, ne parlant que quand cela était nécessaire. Son fils avait vu une tout autre femme, car lui pouvait jouir de son bonheur, jamais il ne l'avait vu pleurer, même lorsque la fin était proche. Elle ne s'était pas permis de pleurer, ne voulant pas qu'il se sente coupable d'être malade, il était trop petit pour voir cette souffrance qui déchirait un coeur. Trop petit pour même comprendre l'étendue de la peine qu'il pouvait lui cause, oh comment cela avait été dur de le voir si fragile...

Elle poussa la porte de sa chambre et traversa le couloir. Elle portait un jean slim de couleur grise et un t-shirt blanc et une veste qu'elle avait trouvée dans sa nouvelle garde-robe et qui lui allait comme un gant de couleur noir et elle portait ses éternels convers noirs. Justement la garde-robe avait été un point qui l'avait surprise, il était rempli de vêtements à sa taille, pas besoin de retouche et toutes des choses qu'elle aimait. Elle ajusta le capuchon sur sa tête et ses cheveux longs et noirs encadraient son visage. Elle ne voulait pas que les gens voient ses yeux rougis par la tristesse qui émanait d'elle depuis quelques temps. Ils n'avaient pas besoin d'en savoir plus sur elle que son nom.

Elle marcha dans les dédales des couloirs qui s'étendaient devant elle. Katixa avait besoin d'air et ce n'était certainement pas en restant à l'intérieur qu'elle comblerait ce besoin. Elle avait vu une porte qui menait vers l'extérieur autre que celle du hall. Elle ignorait pourquoi elle était incapable de l'ouvrir, un mystère de plus sur cet endroit sombre et par endroit décrépit. La cuisine était loin de lui inspirer confiance, mais elle n'avait pas eu le choix, ayant besoin de se nourrir pour vivre. Elle ne mourrait certainement pas de faim et ne se laisserait pas partir sans se battre. Oh, elle ne leur ferait pas ce plaisir, jamais elle ne cesserait de se battre, peut importe les épreuves que cette vie maudite pouvait lui apporter. Il devait y avoir une raison pour laquelle elle était prisonnière de cet endroit et elle trouverait.

Elle atteignit la porte et l'ouvrit. L'air frais lui fouetta le visage, elle marchait tête haute malgré le fait est qu'elle cachait son visage, quelqu'un qui marchait tête basse pour elle signifiait un être faible et elle n'était pas faible malgré tout. Sans savoir pourquoi, elle se mit à courir à toute vitesse, la dépense d'énergie qu'elle faisait allait peut-être lui permettre de dormir une nuit sans cauchemar. À moins que les cauchemars qu'elle faisait, elle les voulait inconsciemment puisque c'était le seul moment qu'elle pouvait voir son fils encore vivant.

Elle entendit son rire qui carillonnait à ses oreilles comme la plus douce des mélodies. Ses genoux flanchèrent et elle tomba sur les genoux, elle eu tout juste le temps de mettre ses mains devant elle pour ne pas tomber en pleine face. Katixa lâcha un grand cri de douleur, sans se soucier de s'il y avait quelqu'un dans les alentours. Ses larmes coulèrent sans qu'elle puisse les retenir, ses joues étaient inondés et son corps souffrait de soubresaut de douleur. Combien de temps la hanterait-il? Quand est-ce qu'elle serait capable de voir une image de lui sans qu'elle se transforme en véritable fontaine? Elle releva la tête seulement lorsqu'elle eu fini de laisser couler ses larmes. Ce qu'elle vit la fit se relever d'un seul coup, non, elle n'avait pas réellement atterrit dans un cimetière... C'était bien le seul endroit au monde qu'elle ne voulait pas se trouver, mais maintenant qu'elle y était, autant enterrée ses démons maintenant qu'on en finisse.

Elle prit appui sur ses mains pour se relever et les essuya sur ses pantalons en laissant des marques de terre sur son jean, bien que ce soit le moindre de ses soucis. Les premières pierres tombales était en état de décrépitude avancer, on n'aurait même pas su lire le nom qu'il y avait d'inscrit. Elle s'en approcha et dès qu'elle mit sa main quelques morceaux de pierres se transformèrent en poussière. Elle recula vivement. Ne sachant pas si le phénomène était normal ou non. La jeune femme évitait les cimetières depuis l'âge de 10 ans... en fait depuis la mort de sa famille, même si aujourd'hui la douleur de leurs pertes était estompé depuis longtemps, rien au monde n'était pire que la perte de son petit. Elle avait trop de gens qu'elle avait aimé qui était disparu sous terre et ce n'était probablement pas sur ce terrain qu'elle les retrouverait.

Le soleil se couchait peu à peu, elle n'avait pas remarquer le chemin qu'elle avait prit, ni même l'heure lorsqu'elle était sorti, mais elle ne fit pas de pas en direction inverse, elle continua d'avancer à pas de loup, faisant parfois craquer quelques branches sous ses pieds, plus elle avançait, plus l'état des tombeaux s'améliorait révélant ainsi l'ancienneté de l'endroit. Pourtant quand on regardait la bâtisse dans laquelle elle était maintenant prisonnière, on aurait pas pu lui donner un âge précis, car il avait un air vieillot, mais beaucoup de trucs moderne aussi, c'était plutôt inquiétant. Tout comme le craquement qui se fit entendre....
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MessageSujet: Re: Quand l'air vient à nous manquer... [privé]   Jeu 11 Oct 2012 - 4:57

    Et une et deux et une et deux et une ! la joie de vivre, la joie de vivre ! Oh cet endroit était plus qu’amusant, il fallait dire ! Tout plein de gens. Tout plein et plein de genre de gens bizarres qui font pas vraiment de sens ! Mais on s’en fou, voyons. Déjà qu’elle, elle n’est pas très très très bien dans sa tête, vous allez pas vous mettre à JUGER en plus, non ? Eh oui. C’était elle qui avait le contrôle sur le corps en ce moment. Liza. L’autre entité de l’esprit de la jeune Alicia. La meurtrière, la démente, la folle, l’inconsciente, l’arbre de chou-fleur! Comment elle avait eu le contrôle sur la douce petit Alicia ? Vous voulez la ravoir ? Awh, triste, parce qu’elle, elle ne va pas se débarrasser de son emprise de sitôt ! Surtout qu’elle vient à peine de l’avoir (d’une manière complètement hasardeuse et étrange) et que c’était sa… Deuxième fois ? Ouais deux ou trois, ça ne fait pas très grande différence comparé à avant. Peut-être que cet endroit lui faisait une espèce de quelconque truc machin sur la tête de la petite Alicia toute douce et gentille et pas pas fine.

    Breeeeef. Liza gambadait joyeusement dans les couloirs du château tout en chantant une chanson qui n’existait pas et qui avait le don de rendre Alicia folle quand – Peux-tu arrêter de chanter ça ? Ça me donne mal à la tête… -- elle n’est pas de bonne humeur et c’est presque tout le temps ça ! Bouhouhou je suis dépressive. Bouhouhou j’ai tué mes parents. BOUHOUHOU J’AI PERDU MON BROCOLI… Non il n’y avait pas vraiment eu de brocoli, mais quelle JOIE monumentale et gouvernementale ça aurait pu être s’il y en avait eu un ! Gouvernemental, oui. Gouverne mentalement. Gout verne mental ment. Le gout du verne mental ment. Voilà. C’est la vie.

    Tiens, des arbres. Était-ce une autre hallucination étrange avec des feuilles ? Était-ce cet établissement qui lui jouait des tours ? NON. C’était simplement qu’elle s’était ramassée dehors en gambadant joyeusement en tenant les pans de sa robe comme une gamine. Son regard sombre et son sourire dément faisait d’elle une vraie petite démone des temps moderne. Peu importe ce que moderne voulait dire dans cet endroit où le temps était…Intemporel…….. Ouais…. Philosphie 101. Avec LIZA. Donc ouais, réellement, elle s’était juste aventurée dehors par simple hasard. Elle avait même failli foncer dans une porte ! BOUM. Paf la mouche. Pouf le maringouin. Pif le nez. Parlant de ça, Liza venait de se donner une grosse claque sur le visage pour une raison qu’elle ignorait. Il devait y avoir quelque chose sur son visage qu’elle-même n’avait pas vu. Un parasite invisible gout verne mental. C’est expérimental… Et extraterrestiale… Euh. Non. Ça ça marche pas – Qu’est-ce que tu fais ? Tu m’as fait mal aussi tu sais ? Il n’y a pas que toi qui vie dans ce corps. C’est même MON corps que tu empruntes –


      « Rah, arrête de gémir espèce de bébé, on est voisines ! C’est comme si je t’empruntais ton cheval pendant que tu es dessus. AUCUN MAL À ÇA. Je n’ai qu’à te lancer en bas du cheval et POUF. À MOI POUR TOUJOU…. Pour un moment ! Pour qui me prends-tu, BIEN SÛÛÛÛÛR que je vais te redonner ton corps un jour ! »


    La démente grommela quelque chose d’incompréhensible pour nous, mais Alicia sut ce que cet insulte outrageuse signifiait, mais elle resta muette. Elle savait que de se battre contre une dérangée était comme foncer dans un mur de métal sans arrêt. C’était inutile, futile et ridiculement drôle parce que foncer dans un mur sans arrêt faut être con han !.. oh on parle pas de ça, c’est vrai. Ahem. Liza continuait de divaguer sur des pensées étranges en même temps de chanter sa super chanson qui allait enchanter tous les petits habitants de cet énorme château. Non, sérieusement, c’était vraiment énorme comme place. C’était VRAIMENT nécessaire de faire cette chose aussi géante ? Et ça servait à quoi d’enfermer tout le monde ici ? Pas qu’elle n’appréciait pas le fait de pouvoir être elle-même sans avoir le regard des parents de la petite sur elle et – Mais je n’aime pas cet endroit, moi ! Désolé, mais je ne resterai pas ici toute ma vie. – pas de vieux prêtres pédophiles qui viennent lui dire qu’elle est possédée. Bah pas elle, Alicia, mais d’après lui, elle était possédée par un démon ! Comment flatteur c’était, ça ? Si elle avait pu, elle aurait rougit. Bien sûr, elle n’était pas consciente que ceci est arrivé. Alicia lui avait raconté pas mal de choses depuis qu’elle était tombée ici. Étrange qu’elle ne lui parlait qu’à elle, han ? Peut-être pas en fait. Elle était tout de même la seule avec qui elle osait parler. Trop couarde pour aller vers les autres. Elle fuyait, la petite ! Littéralement. Pauvre âme perdue.

    Liza s’était ramassée à être dans un cimetière. Le soleil commençait à se coucher au loin donnant une sorte de couleur de sang au ciel. C’était magnifique. Magnifiquement ennuyant. Quel était le plaisir que les gens avaient à regarder un ciel rouge ? C’était comme un ciel bleu… Mais rouge ! Voilà, cette phrase était aussi inutile que le fait d’harceler le ciel du regard.

    Ah tiens, quelqu’un d’autre dans ce cimetière. Endroit tellement troublant pour la petite Alicia, mais si emmerdant pour Liza. La dérangée regarda quelques instants l’autre jeune femme qui se trouvait là qui la regardait aussi, haussa les épaules et continua de gambader entre les pierres tombales. Elle s’arrêtait quelques fois pour en lire une, se penchant pour mieux pouvoir lire. La terre ici était un peu pâteuse et glissante. La pluie avait dût tomber quelques ‘’heures’’ auparavant. Ou quelques minutes. Ou est-ce que la pluie pouvait tomber ici, au moins ? Est-ce qu’elle allait la chercher dans toutes sortes d’univers parallèles à la leur ? C’était ce qu’elle avait pu comprendre des gens ici. Jamais il n’y avait eu des gens aussi étranges ici…. On revient au début là, passons. – Qu’est-ce q-que tu f-fais à r-r-rester ici ? J-je n’ai-m-me pas ç-ça…. – Rah, toujours en train de se plaindre, elle. Liza roula des yeux et donna un coup de pied sur une des pierres tombales qui semblait plus fragile que les autres. Comme de fait, celle-ci s’écrasa par terre avec un gros BOUM étouffé qui résonna dans le cimetière silencieux. Un rire hystérique sorti de la bouche de Liza. Elle voulait recommencer ! Encore encore ! Cette dernière courut rapidement jusqu’à la prochaine pierre tombale ayant une faille ou quelque chose qui lui disais qu’elle serait facile à faire valser. Il fallait dire que l’enveloppe charnelle des deux jeunes femmes était assez…. N’ayons pas peur des mots, elle avait un corps frêle et faible. Mais bon, la mentalement instable trouva la pierre parfaite ! – Arrête, tu vas te/me/nous faire mal. – Encore des ordres et d’autres ordres…


      « TAIS-TOI ! Je fais ce que je veux. »


    Comme de fais, Liza n’écouta point la plus sage des deux personnalités. Le pied de Liza se souleva, allant s’écraser contre la roche tumulaire, l’envoyant aussi valser par en arrière. Par contre, elle ne fut pas la seule. Le pied de Liza glissa sur la terre mouillée et, bien évidemment, sa tête partie vers l’arrière suivit d’un cri aigu de surprise et vint se fracasser contre une autre tombstone qui n’était pas trop loin derrière. Le noir total accompagna cet impact. La revanche des pierres tombales était une réussite. Le Karma avait fait son œuvre. Le corps inerte et mou gisait par terre. Il fallait maintenant figurer si Alicia allait prendre la place de Liza ou si le choc avait été assez fort pour les mettre toutes les deux K.O….


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MessageSujet: Re: Quand l'air vient à nous manquer... [privé]   Lun 22 Oct 2012 - 4:15

Clap, clap, clap... petits bruissement de sol, craquement de branche à chaque pas qu'une personne faisait en sa direction. C'est ce qu'elle entendait, c'est ce qui l'intriguait. Elle ne voyait pas grand chose puisque le feuillage des branches qui redescendait vers le sol camouflait ce qu'elle pouvait voir. Ses mains ne bougeait plus, ils étaient devant elle car elle avait essayer d'essuyer la terre qui s'était incruster entre ses doigts et sous ses ongles. Les pieds bien ancrés dans le sol, prête à détaler s'il s'agissait de quelqu'un de menaçant. Plus le bruit se rapprochait d'elle, plus Katixa était prête à décamper.

Les pas qu'elle entendait était léger sur le sol, ce qui laissait deviner une fille, presque aucun homme ne pourrait se faire aussi discret. Puis BAM, un bruit la fit sursauter, un bruit sourd malgré tout, comme si une pierre tombale était tombé sur le sol qui était encore gorgé d'humidité, donc plus moelleux pour l'atterrissage. Puis une voix se fit entendre, incontestablement féminine. Qui disait: «  – Arrête, tu vas te/me/nous faire mal! » Puis quelques secondes à peine ensuite une deuxième voix fit son appartion, celle là était plus forte et autoritaire qui demandait à la première de se taire. Ce que Katixa trouva très étrange puisqu'elle entendait seulement les pas d'une seule personne. Un bon huit mètres au moins la séparait de l'autre personne. Et Kat était figer, incapable de faire le moindre pas, soit pour se rapprocher ou s'éloigner.

Normalement, elle aurait décamper pour ne pas faire face à la personne qui se rapprochait, car depuis la mort de son fils, elle se refusait tout contact avec les autres. Comme si plus personne au monde n'avait d'intérêt pour elle. Comme si personne ne pourrait venir apaiser la douleur qu'elle ressentait à chaque fois qu'elle songeait à lui ou même simplement à son nom. Quoi, que même lorsqu'il était là elle avait garder un petit cocon de sécurité autour d'eux, ne sortant que pour aller travailler et pour les besoins utiles. Pas d'amis, comme ça elle ne se ferait pas d'ennemi. Pourtant elle savait qu'un jour, elle aurait eu à faire face ne serait-ce qu'aux parent des amis de son fils...

Pendant qu'elle avait perdu contact avec la réalité qui elle malheureusement ne cessait jamais de vivre, un petit cri et un bruit sourd se fit entendre... Puis plus rien d'autre que le bruissement des feuilles faisait en dansant dans le vent qui tournoyait autour d'elle. La jeune femme ne prit même pas la peine de réfléchir à ce qu'elle allait faire, ses jambes réagirent pour elle. Se braquant et elle se mit à courir pour franchir les huit malheureux mètres qui la séparait de l'ancienne source de bruit qui l'avait inquiéter au départ.

Maintenant que l'autre ou les autres jeunes filles, elle n'avait pas toujours compris s'il y avait une ou deux personnes dans les parages, il était plus difficile de situer l'endroit ou elle(s) étai(en)t. Pourtant alors qu'elle attendait que le bruit lui tombe dessus elle aurait facilement pu le situer. Et puis elle buta sur quelque chose et fit un léger sol plané et retomba durement sur le ventre, ce qui lui coupa le souffle, et un traîné de boue éclaboussa un peu partout. Elle se releva aussi vite que son corps le lui permit, puis se tourna vers ce qui l'avait fait tomber.

Un corps était coucher sur le sol, elle ne le voyait pas bouger, pourtant il allait falloir que quelque chose bouge. Elle aurait cru que son pied butant sur le corps inerte serait assez fort pour réveiller la jeune fille. Bah, elle allait sûrement se retrouver avec un bleu au niveau de l'abdomen... Elle remonta son capuchon sur sa tête puisque la chute l'avait fait tomber et s'approcha du corps. Ses genoux cognèrent contre le sol et elle avait ses mains au dessus du corps de la jeune demoiselle sans connaissance.

Prenant son courage à deux mains... c'est le cas de le dire, elle secoua faiblement, puis avec un peu plus de fermeté la jeune fille. Puis elle voulu dire quelque chose, pour la réveiller avec sa voix. Mais quand elle essaya de prononcer quelques mots, ils restèrent prit dans sa gorge. Il est vrai qu'elle n'avait pas prononcer beaucoup de mot depuis son arrivé dans cet endroit incroyablement bizarre, elle n'avait fait que pleurer et laisser échapper quelques cri. Elle se racla la gorge avant de réessayer:

Allez, réveille-toi! Tu ne peux pas rester ainsi inconsciente!

Sa voix était enroué et on aurait facilement pu croire qu'elle avait une grosse grippe. Mais elle avait toujours économiser les mots, préférant agir plutôt que de parler. Mais en ce moment elle n'avait pas vraiment le choix. Puis voyant que rien n'y faisait, elle fit quelque chose qui lui demanda tout son petit change. Elle gifla la jeune fille, pour que ça la réveille, mais aussitôt les mains de Katixa se collèrent à son visage, n'en revenant pas d'avoir agit ainsi. Elle s'était déjà fait battre et c'était encore ancré en elle la douleur que cela pouvait faire. Elle en portait aussi quelques cicatrices sur son visage.

Ses mains collés au visage, lui laissant ainsi des traces de boues, comme celle qui avait maintenant la forme de main sur le visage de l'inconnu. Elle ne pourrait pas camoufler son ''crime''. Elle était rendu blême, ce qui faisait ressortir la cicatrice qu'elle avait au visage. Puis une larme roula sur sa joue pour finir par tomber au sol. Elle se releva d'un coup sec et inspirant une grande goulée d'air:

Hey y'a quelqu'un ici? Une jeune fille est inconsciente et j'ai besoin d'aide!

Elle n'était pas certaine qu'il y avait âme qui vive aux abord de ce cimetière, mais ça valait le coup d'essayer et elle se voyait mal laisser la jeune fille en plan, même pour aller chercher de l'aide. Qui sait si elle ne faisait pas une commotion cérébrale. Non il fallait qu'elle reste pour aider la jeune demoiselle et passer par dessus son dédain des gens. Son regard était apeuré, elle essayait de trouver quelque chose dans les alentours qui pourrait lui servir. Elle vida même ses poches, ce qui ne fut pas très long, car elle n'avait rien pris sur elle avant de sortir. Puis elle se tapa le front en se souvenant du bruit des feuilles, elles étaient encore humide de la dernière pluie, elle pourrait les appliquer sur le visage de la jeune fille pour la saisir!

Elle courut vers l'arbre le plus proche et ramassa le plus de feuillage qu'elle pouvait pour aller les appliquer à sa patiente improviser. Elle le fit aussi délicatement que s'il s'était agit de son propre petit Kaydon. Avec autant de tendresse qu'elle avait essuyer son petit visage plein de sueur lorsqu'il avait mal. Ou encore lors de ses crise, seulement elle ne serra pas la fille contre son cœur comme elle avait bercer son fils, mais la mère au fond d'elle était revenu devant la faiblesse apparante.

Elle observa les traits qu'elle avait devant elle détaillant son visage partie par partie, bien qu'elle ne puisse voir les yeux. Elle semblait à peu près âgé du même âge qu'elle quoi que peut-être un peu plus jeune, elle ne saurait dire.
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MessageSujet: Re: Quand l'air vient à nous manquer... [privé]   Lun 7 Jan 2013 - 4:08

    Noir. Que du noir. Rien ne bougeait devant ses yeux à part ses petits ronds de couleurs mauves, jaunes, verts qui dansaient. Liza avait fait l’inévitable : elle s’était cognée tellement fort qu’elle était tombée inconsciente. Bravo, Liza, maintenant même Alicia ne pouvait prendre contrôle du corps. Être inconsciente dans un cimetière, toute seule, ce n’est pas l’idée la plus attirante. Vous vous êtes déjà engueulé dans le noir ? C’est assez marrant à voir… Ou entendre, en fait, puisqu’aucune des deux n’étaient capable de se voir. Alicia qui lui disait : TU VOIS CE QUE TU AS FAIS. Et Liza qui répondait : JE FAIS CE QUE JE VEUX ET NE VIENT PAS ME FAIRE LA MORALE.

    Bref, une voix lointaine se faisait entendre, mais est-ce que c’était simplement un rêve ou bien… ? Alicia aurait bien voulu vérifier, mais elle était inconsciente, malheureusement. Urh.... Liza lui gâchait vraiment la vie. Elle s’en serait bien passée, ça lui aurait probablement évité tout ça. Une séquestration surprise dans un gigantesque château, c’est pas le cadeau qu’elle aurait souhaité. Mais bon, au moins, ici, elle n’avait pas à faire avec la société qui l’aurait probablement pendue pour meurtre, en plus d’être ‘’possédée’’ d’un démon. Tiens, encore cette voix lointaine. Alicia sentit un pincement sur sa joue droite. Étrange, mais bref. Cette satanée autre personnalité avait pris le contrôle du corps ce matin, quand elle s’était réveillée. Liza l’avait prise par surprise, s’appropriant le contrôle total en une fraction de seconde. Qu’est-ce qu’elle pouvait y faire ? Rien du tout. C’était tout ou rien. Ce n’était pas la première fois qu’elle prenait le contrôle comme ça, ça avertir. Liza savait bien qu’Alicia ne l’aimait pas vraiment et qu’elle ne voulait pas lui laisser le monopole sans rien dire. Elle savait tout ça parce qu’elle pouvait le sentir, étant en elle constamment. Comme Alicia pouvait sentir toute la folie dans l’esprit de Liza.

    Une sensation humide vint recouvrir le visage de la brune, alors que son corps, encore inconscient, fronçait les sourcils. Par contre, elle se sentait remonter de la noirceur. Elle et non l’autre folle. Elle s’était tellement fait mal qu’elle était toute désorientée et n’arrivait pas à retrouver son chemin pour remonter. Parfait. Ça lui donnait moins de stress pour reprendre le contrôle de son corps. Elle était lente et confuse.

    Alicia ouvrit les yeux, surprise de la sensation de froid et humide qu’elle avait sur le visage. Elle sentait son cœur pomper sur le côté gauche de son visage et son abdomen lui faisait mal. Était-elle vraiment tombée si fort qu’elle s’était fait mal partout ? Ce qui était sûr, en tout cas, c’était que sa belle robe était… Toute sale. Encore étourdie, la mentalement instable regarda autour d’elle apercevant une jeune femme qui semblait un peu plus vieux qu’elle, penchée au-dessus d’elle.


      « Euh… Bonjour…. Aaaah ma tête… »


    Le marteau qui cognait dans sa tête la faisait plus souffrir que le reste. Elle avait dût se cogner bien fort, pour que Liza se sente aussi perdue. Au moins, en ce moment, elle ne la harcelait pas d’insultes… Pour l’instant. Elle savait bien que ça allait venir. Son autre personnalité revenait toujours. Même si, bien malgré elle, Alicia aurait voulu qu’elle reste au plus profond de son esprit pour toujours. Bref…La jeune femme posa une main sur sa joue trempée et y découvrit des feuilles mortes et mouillées. Ah ? Qu’est-ce que ça faisait là, ça ? Bizarrement, elles avaient dû atterrir là par hasard.. Ah non, peut-être était-ce cette belle jeune femme qui semblait inquiète de sa condition.

      «Urgh… Comment elle peut être stupide celle-là…»


    Murmurant à elle-même (ou à son autre personnalité ?), Alicia regarda autour d’elle. Ah oui, elle était dans un cimetière. Elle avait presque oubliée où elle se trouvait. Cet endroit lui donnait la chair de poule. Alicia regarda la jeune femme qui l’avait réveillée. Elle avait de beaux yeux… Si elle avait pu, elle aurait voulu les toucher… Les couleurs… C’était beau les couleurs de ses yeux… Pendant une bonne minute, la jeune femme resta silencieuse, immobile, la bouche entre-ouverte à regarder les yeux de sa sauveuse. Puis, elle revint à elle, subitement, perdue encore une fois comme une petite fille qui se retrouve toute seule dans une forêt sombre avant de réaliser où elle est et ce qu’elle est en train de faire.

      «…Oh ! Excusez-moi… Je ne voulais pas vous manquer de respect…. Je m’app--…. Nous nous appelions Aliza. Enchantée de vous connaître »


    Un sourire un peu perdu, mais accueillant s’étendit sur ses lèvres minces et blanchâtres alors que les marteaux de son mal de tête reprenaient de la vigueur. N’allait-ce jamais arrêter ?
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MessageSujet: Re: Quand l'air vient à nous manquer... [privé]   

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Quand l'air vient à nous manquer... [privé]

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