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 Elessi Ten'Ra [terminé]

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MessageSujet: Elessi Ten'Ra [terminé]   Jeu 11 Oct 2012 - 0:08


IdentitéNom : Ten'Ra
Prénom : Elessi
Âge : 532 cycles Ve'Ndeniens
Soit : 266 lunes humaines / 19 ans
Date : Équivalent - 20 mai
AEA & PouvoirAEA : Azalech
Race : Dædrem - voir 'Monde' §4
Pouvoir : Absorption de la foudre - lors de temps d'orage, absorbe la foudre dans ses paumes pour ensuite la rejeter sous forme d'éclairs. Portée limitée à dix mètres, temps à 10 secondes sans quoi elle se brûle les mains.
GoûtsAime : Voler - le sang - la violence - sa faux - le calme - la voix.
N'aime pas : Le froid - la foule oppressante - les Ombres - la voix.
Phobie : Ochlophobie.
MondeJe viens d'un monde que tu ne connais pas, situé dans un système solaire qui resteras éternellement inconnu à ton peuple. Je viens d'une planète où rien ne ressemble à l'idée que tu peux te faire d'une vie extraterrestre. Je viens d'une terre que tu qualifierais de démoniaque. Je viens de Kol'Tuhr.

Ma planète n'est pas très grande et ressemble à une vaste lande totalement déserte, sans eau ni végétation vivante. Le sol est de roche volcanique, parsemé de failles par lesquelles tu peux voir bouillir une lave qui te serait mortelle. Sur cette terre, il faudrait sans cesse que tu surveilles là où tu vas car tu risquerais à tout instant de te retrouver dans un geyser de lave ou de flammes qui aurait raison de toi avant même que tu ne t'en rendes compte. Il règne dans ce monde une atmosphère chaude, sèche et lourde, et le ciel gris cendré qui cache perpétuellement ce qui pourrait s'apparenter chez toi au Soleil ne fait qu'ajouter à cette ambiance pesante. Pourtant, jamais il ne fait nuit : les flammes éclairent éternellement cette planète désolée d'une faible lueur, la plongeant dans une semi-obscurité perpétuelle.. Le seul astre que l'on peut voir dans notre ciel est un satellite nommé Ve'Nden, que tu nommerais "Lune". Cet astre rouge - en raison de sa terre pourpre et du reflet que lui donnent les flammes de Kol'Tuhr - est notre unique moyen de former un calendrier et nous comptons nos âges en cycles Ve'Ndeniens, ce qui correspondrait chez toi aux cycles lunaires, à raison de deux passages de Ve'Nden par mois.

La faune et la flore de ma planète sont quasiment inexistantes. Tu ne trouveras ni fleur ni herbe, seulement quelques troncs d'arbres morts ou calcinés et de dangereux bosquets de ronces. Les animaux ne sont pas les félins à fourrure, les singes malins ou les oiseaux aux plumes colorées que tu possèdes dans ton propre monde. Il n'y a que des créatures difformes, toutes plus malsaines et cruelles les unes que les autres, et sortir de nos villes fortifiées sans armes pour se défendre signifie courir à sa perte. Mais pire encore que les terns, espèce de chevaux anthropophages, que les derguls, mélange de troll et de poisson dont la passion est de démembrer les autres espèce vivantes, ou que tous les animaux de Kol'Tuhr réunis, il y a les Ombres. Des masses informes, noires, contre lesquelles aucune arme n'est efficace et qui aspire la force vitale des êtres pour une mort lente et douloureuse. Il n'existe rien de pire que les Ombres, ni quoique ce soit pour leur échapper, et il est impossible de prévoir leurs arrivées. Elles ne sont que ce qu'elles sont : les ombres de la mort.

Les Kol'Tuhriens ont une culture, un folklore, bien différent de ce que l'on peut trouver chez tes peuples terrestres. Nous n'avons aucune notion de "Dieux" ou d'entité supérieur et aucun de nous n'est vu comme un personnage déifié, au contraire de votre Bouddha. Notre mythologie ne comporte aucune réelle distinction entre le bien et le mal au contraire de votre célèbre religion chrétienne : nous n'avons pas d'anges et n'avons que ce qui peut s'apprenter à des démons. Il existe ainsi quelques créatures maléfiques représentant chacune les choses dont il faut se méfier, des créatures qui n'existent pas, ou tout du moins n'existent plus, et dont les histoires ne sont transmises de peuple en peuple que pour apprendre à se méfier de l'environnement de la planète. Ces créatures sont peu nombreuses et serait des êtres ayant réellement existé il y a plus d'un millénaire et ayant disparu pour des raisons inconnues. Il y a les Greïns, de grands squelettes armées de massues cloutées ou d'épées représentant le danger, les Storrs, des flaques visqueuses d'un noir rougeoyant représentant la perte de ses points de repères - car se perdre sur Kol'Tuhr c'est mourir -, les Frusnks, des êtres semblables à des fauves couverts d'écailles représentant le désespoir, les Dædrems, des têtes de morts flottantes, noires, émettant une lueur vert vif et représentant la folie, et quelques autres créatures que j'oublie certainement. On dit que les Ombres, représentation de la mort, seraient les seules de ces créatures mythiques à exister encore.

Voici donc la description de ma planète natale, Kol'Tuhr. Une planète sur laquelle tu ne peux qu'espérer ne jamais mettre les pieds.
PhysiqueLorsque tu me vois de loin, tu me prends pour une humaine. Pourtant, en t'approchant et en m'examinant un peu plus attentivement, tu ne peux que voir que tu te trompes.

Je n'ai d'humain que l'apparence globale : la taille, la corpulence, la forme du corps. Je dispose en effet d'un buste et d'un ventre, de deux bras et de deux jambes, d'une paire de pieds, de mains, d'yeux et d'oreilles mais également d'une paire de cornes. Deux cornes noires, longues, à l'aspect démoniaque, situées de part et d'autre de mon crâne. Mon épaisse chevelure noire et ondulée masque leur base, mais il reste impossible de ne pas les voir. Tu penses peut-être que ces deux appendices sont les seules choses qui me rendent différente de toi, mais tu te trompes toujours.

Observe-moi plus attentivement, scrute chaque détails de mon corps que tu penses humain, et constate les choses par toi-même. Commence par regarder mon visage : tu peux y voir un nez, une bouche, des sourcils et deux yeux. Mais ces yeux, sont-ce des yeux d'humain ? Non. Pas de pupille noire entourée d'un iris marron, bleu ou vert, pas de blanc de l’œil veiné de rouge. Mes yeux sont une alternance de plusieurs cercles verts clairs ou foncés, le tout englobé d'un blanc éclatant. Certes ils ressemblent à des yeux humains, mais ils sont bien différents. De plus, mon acuité visuelle est très légèrement plus élevée que celle d'un humain lorsqu'il s'agit de distinguer des choses dans le noir, étant habituée à l'obscurité de mon monde. En contrepartie, il m'est quasiment impossible de supporter la lumière vive, notamment celle du Soleil, une telle luminosité n'existant pas dans mon monde.

Mais ce n'est pas tout. Observe moi, encore, toujours plus. Avais-tu vu mes mains ? Ne te choquent-elles pas ? Bien sûr que si. Pas de muscles, de nerfs ni de chair. Seulement des phalanges, des os noirs, squelettiques et griffus, longs, acérés, semblables à des serres. Choqué, tu reportes ton regard sur ma poitrine, tentant de te rassurer en te prouvant que je suis une fille. Mais là encore, quelque chose te dérange. Quoi ? Mon corps n'est-il pas trop maigre, trop frêle et faible pour une humaine ? Ou bien est-ce plutôt à cause de ma peau pâle, presque translucide, et de cette lumière verdâtre qu'elle émet ? La seule chose à laquelle tu peux apporter une explication plausible et ma force bestiale. Car oui, je suis forte et il me suffirait d'un coup de poing pour te tuer. Dans mon monde. Car celui-ci possède une gravité bien plus légère que ta terre, ce qui me permet aisément de faire des choses incroyables. Si je me retrouvais dans ton monde, je deviendrais immédiatement aussi faible qu'une humaine, soumise à une gravité trop forte.

Tu te recules, et maintenant tu ne nies plus : je n'ai rien d'une humaine.
CaractèreJ'aurais pu être normale. J'aurais pu avoir un caractère simple et calme. J'aurais pu.

Sur Kol'Tuhr, il est impossible d'être quelqu'un de gentil et attentionné. Pour survivre, il faut appliquer à tout instant la loi du plus fort et se battre, que ce soit avec les autres, avec l'environnement ou avec soi-même. Partout la violence règne : de la démence pour un monde de déments. Pourtant, au sein de villes fortifiées, la population s'apaise, se regroupe en foules qui, plus nombreuses, se sentent plus fortes et moins vulnérables. Alors un semblant de société s'installe et les gens deviennent légèrement plus civilisés. J'ai grandi dans l'une de ces villes. Automatiquement, je devrais être d'une nature paisible et facilement rassurée. Je devrais être comme les autres, certes pas aussi calme et civilisée que toi, humain, mais bien moins violente, craintive et agressive que d'autres Kol'Tuhriens.

Mais ce n'est pas le cas, parce qu'elle est là. Elle me parle tout le temps, me susurre des choses, m'use. Mais n'est-elle pas ma meilleure amie, la seule en qui je peux avoir confiance ? Je ne sais plus. La foule m'effraie et m'oppresse, la foule me veut du mal, je dois la fuir. Il n'y a qu'elle qui peut me protéger. Elle me dit quoi faire, comment survivre, elle m'indique qui sont ceux qui me veulent du mal. Ils me veulent tous du mal, mais certains veulent ma mort. Ils veulent me tuer, et elle m'indique qui, pour que je les tue avant. Et quand j'ai faim, elle m'indique quoi voler, où, comment. Oui, oui, elle m'aide... Mais parfois, elle m'épuise. Dans des éclairs de lucidité, je me rends compte qu'elle me manipule, qu'elle me force à faire ce que je ne veux pas faire. Que sans elle ma vie serait peut-être meilleure. Alors je me rebelle, je me bats contre elle, je tente de la faire partir ! Impossible. Elle est forte, trop forte, bien plus forte que moi, et elle gagne toujours. Alors je fais avec, puis finalement, je me dis qu'elle a raison, que je devrais l'écouter. Et je l'écoute.

Oui, elle est ma meilleure amie... Cette voix dans ma tête.
Histoire Maintenant que tu me connais un peu mieux, que tu connais mon monde, es-tu curieux de découvrir mon histoire ? Soit, alors je vais me replonger dans mes souvenirs et te les retranscrire comme je pourrais.

Je suis née peu après la dixième Ve'Nden de mon année, ce qui correspondrait sur ta planète à quelques jours au-delà du quinze mai. J'ai eu la chance de naitre dans une petite ruelle de l'une des cités fortifiées dont je te parlais lorsque je décrivais mon monde. Mais comme tu ne comprends peut-être pas tout à fait les mœurs de mon peuple, je vais t'expliquer. Nous nous reproduisons à la manière des animaux chez toi : une sorte de saison des amours pousse les mâles et les femelles de mon peuple à s'accoupler, puis le mâle s'en va tandis que la femelle porte un unique bébé. Au bout de cinq mois de gestation, la femelle accouche là où elle peut et s'en va à son tour, abandonnant son enfant, sa seule obligation étant de laisser à sa progéniture une arme qu'elle gardera toute sa vie. Les femelles qui accouchent à l'extérieur ne laissent que très peu de chances à leur petit de survivre, l'odeur de sang et de chair brûlée attirant les bêtes qui viendront vite dévorer le nouveau né. L'enfant a, dès sa naissance, des réflexes de survie basiques : il sait marcher, se nourrir, et manier l'arme qu'il possède pour se défendre. Il faut cependant attendre quatre ou cinq ans avant qu'il ne prenne réellement conscience du fait qu'il existe en tant qu'être à part entière et que d'autres sont comme lui.

Je suis donc née, comme je le disais précédemment, dans ce que l'on peut comparer à une ville, ce qui facilitait immédiatement les choses pour survivre. Je n'ai évidemment aucun souvenir des premières années de ma vie, et j'ai certainement survécu, comme n'importe quel nouveau-né de ma race naissant en ville, en volant de la nourriture par-ci par-là. Je ne sais pas vraiment à quel âge remontent mes premiers souvenirs : peut-être avais-je trois ou quatre ans, peut-être cinq ou six. Dans tous les cas, je sais que presque immédiatement, elle est arrivée. Je sais simplement que j'ai commencé à prendre conscience du monde qui m'environnait, des autres Kol'Tuhriens que je croisais et que je n'avais jusque-là jamais remarqués. La première chose dont je me souviens réellement est une bagarre dans laquelle j'ai été prise. Je marchais dans une rue assez large, peut-être une avenue, quand un conflit a éclaté entre deux Kol'Tuhriens massifs et virulents. L'un deux a vaincu l'autre, l'envoyant valser près des quelques personnes qui s'étaient arrêtées observer le combat, à l'aide de son énorme poing ganté, avant de partir en fanfaronnant. Le vaincu s'est relevé, l'air mauvais, et a croisé mon regard. Dans un mouvement de colère, il s'est mit à pester contre moi avant de lever sa hache. C'est à ce moment-là qu'elle m'a parlé pour la première fois.
« Il va te frapper, frappe avant ! »
Je ne sais pas ce qui me fit réagir : la surprise d'entendre quelqu'un me parler, le fait que ce quelqu'un m'ordonne d'attaquer ou la hache du Kol'Tuhrien qui s'approchait dangereusement de ma tête ? Dans tous les cas mon bras droit, qui tenait fermement ma faux de sa main squelettique, bougea avec vivacité pour parer l'attaque. Ma force fut plus grande que ce à quoi je m'attendais et au lieu de simplement faire voler l'arme de mon adversaire, elle alla dans le même mouvement lui trancher la main. Un jet de sang verdâtre jaillit avant de se calmer pour simplement se mettre à dégouliner du moignon. Terrifié de se voir avec un membre en moins et honteux d'avoir perdu face à une enfant, le Kol'Tuhrien s'enfuit. Je ne savais plus vraiment quoi faire, mais là encore la voix vint me sauver.
« Même si les combats sanglants sont fréquents au dehors, cela n'arrive jamais dans une ville. Les gens te regardent bizarrement, ils t'en veulent, enfuis-toi ! »
Sans réfléchir, j'obéis à la voix et partis en courant pour aller me réfugier dans un coin sombre où personne ne me dérangerait. J'étais encore jeune et ne comprenais pas tout : les lois de mon peuple, les semblants de société et de ville, les combats... Et cette voix dans ma tête : était-ce normal ? Tout ceux de mon peuple avait-il de la même manière quelqu'un qui les conseillait ? Mais vu que je n'avais personne vers qui me tourner, je décidai de tenter de m'adresser à la voix.
« Qui êtes-vous ? Que dois-je faire ? »
« Nomme-moi comme tu voudras. Sache seulement que je suis la seule personne en qui tu peux avoir confiance. Ce que tu dois faire ? M'écouter attentivement. »
Une voix inconnue qui résonnait dans ma tête et qui m'assurait qu'elle était ma seule amie ? C'était étrange, pouvais-je réellement lui faire confiance ? Pourtant, en repensant aux évènements récents, je me rappelais qu'elle venait de me sauver la vie à deux reprises.
« Je peux t'appeler Azalech ? Je trouve que ça sonne bien... Et je t'écoute. »
« Azalech, si tu veux. Mais écoute-moi : les autres te veulent du mal. Ce que tu as fait ne leur plait pas, et maintenant ils voudront se débarrasser de toi. Ne les écoute pas et ne leur fais jamais confiance. Tu ne dois te fier qu'à moi, uniquement à moi. »

Dès lors, ma vie fut ordonnée par Azalech. Il me conseillait sur tout : comment survivre, comment voler de la nourriture, comment éviter les gens... Je vivais de plus en plus recluse sur moi-même, avec seulement cette voix masculine qui me parlait. Au fil du temps, sa voix se mit à devenir de plus en plus dure et cruelle, ses propos insidieux me poussaient à faire des choses que je ne voulais pas. Mais il avait de plus en plus d'emprise sur moi, et il me devenait impossible de lui désobéir. Mon rythme de vie se mit alors à suivre un schéma précis, qui revenait sans cesse. Je commençais par voler pour me nourrir et me faisait de plus en plus remarquer par les autres Kol'Tuhriens, jusqu'à ce que dans la rue certains se mettent à me regarder avec insistance. Était-ce accidentel, était-ce mon imaginaire ? Mais Azalech était là pour m'assurer que ces gens qui me fixaient voulaient ma mort, et il m'aidait à me protéger : je les traquais la journée, puis les tuais la nuit avant qu'ils ne me tuent. Puis j'essayais de me faire oublier pendant quelques temps avant de recommencer. A agir ainsi, je me mis petit à petit à développer une sorte d'ochlophobie : plus le temps passait, plus il me semblait que tout le monde me fixait et voulait me voir morte. Alors je fuyais la foule, que je ne pouvais plus supporter. Parfois, je me mettais à quitter la ville dans laquelle je me trouvais pour en rejoindre une autre, soit parce que j'y étais poussée, les Kol'Tuhriens me reconnaissant de plus en plus comme leur ennemie, soit parce qu'un court moment de lucidité me faisait rejeter violemment la présence d'Azalech. Je passais alors trois ou quatre Ve'Nden hors de la ville, à me battre contre des créatures difformes pour survivre, jusqu'à ce que cette voix reprenne le contrôle et me force à aller dans une nouvelle ville. Alors le schéma recommençait, encore et toujours. Jusqu'à aujourd'hui.

Je suis dans une nouvelle ville, mon éternel cycle de vol, violence et tuerie se répète. Mais cette fois, je suis dans le mauvais endroit. La cité dans laquelle je viens d'arriver commence à établir une société bien plus poussée que toutes les autres, et moins violente. Les gens remarquent déjà ma présence: je suis une étrangère et depuis mon arrivée des choses étranges se passent. Ils savent que c'est moi.
« Tue le chef de la ville. Après ça ils ne pourront rien te faire, crois-moi. »
Maintenant qu'Azalech a ordonné, je n'ai plus qu'à obéir. Pendant la journée je me cache, surveille et repère celui qui a été nommé chef. Car oui, dans cette ville civilisée, le chef n'est pas celui qui a vaincu mais celui qui a été élu. Une fois que je sais qui il est, je cherche tout sur lui : sa maison, l'heure à laquelle il rentre, la pièce où il dort... Puis j'attends la nuit. Dès que mon unique compagnon m'indique que je peux y aller, je me dirige jusqu'à la demeure du chef. Je pénètre chez lui comme une Ombre : silencieuse et mortelle. Je grimpe jusque dans sa chambre, brandit ma faux et... Ses yeux s'ouvrent en grand. Il se relève et un immense sourire déforme son visage tandis qu'il s'empare de sa masse cloutée. Mon coeur s'arrête de battre : je suis tombée dans un piège. En bas, j'entends du bruit : ils sont plusieurs, ils m'attendaient. J'attends que Azalech me parle : seul lui peut me sauver et me dire quoi faire. Mais il ne parle pas. Je m'affole, j'entends la foule qui s'approche et je vois le chef de plus en plus menaçant. Bientôt une dizaine de personnes aux armes diverses et variées pénètrent dans la pièce. Maintenant que Azalech m'a abandonnée, je suis seule. Acculée contre le mur, terrorisée, je cherche une issue de secours. J'en trouve une : la fenêtre. Sans plus attendre je m'élance, saute à travers le verre et chute de trois étages.

J'atterris lourdement au sol, le choc me coupe le souffle, mais je vais bien. Je me relève difficilement et n'attends pas pour me mettre à courir. J'entends les gens derrière moi qui descendent péniblement les étages pour me poursuivre. Je galope dans la ville, traquée et chassée comme une vulgaire créature, je me perd dans les ruelles quand tout à coup je débouche sur une place. Je n'aurais pas le temps de la traverser avant que les autres Kol'Tuhriens n'arrivent, ils sauront me prendre à revers, ils connaissent leur ville. Je cherche un bâtiment où me cacher et mes yeux s'arrêtent sur une imposante bâtisse étonnante. Sa forme, son architecture et même le matériaux dans lequel elle est taillée : je n'ai jamais rien vu de tel. Mais je n'ai plus le temps, et surtout pas celui de me poser des questions.

Je m'élance jusqu'à l'entrée, pénètre dans le bâtiment et referme violemment la porte derrière moi.
InformationsAvez-vous bien lu les règles ? Code okay (by Kogenta)
Où avez vous trouvé ce forum ? Par votre partenaire New Age ♥
Est ce votre premier perso...
♦ ...Dans un forum RP ? Non, j'en ai déjà eu six autres.
♦ ...Dans ce forum ? Chef ! Oui chef !




Dernière édition par Elessi Ten'Ra le Dim 14 Oct 2012 - 9:47, édité 10 fois
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MessageSujet: Re: Elessi Ten'Ra [terminé]   Sam 13 Oct 2012 - 18:28

Et voilà, présentation enfin achevée ! Sauf bien sûr si des passages sont jugés obscurs et qu'il faut détailler x)
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MessageSujet: Re: Elessi Ten'Ra [terminé]   Dim 14 Oct 2012 - 2:07

Bienvenue sur le forum !

Le code a déjà été validé par Kog donc c'est bon pour ce point o/ C'est intéressant que tu aies cherché à créer tout un univers pour ton personnage, c'est - je trouve - une entreprise assez difficile ! En revanche, j'y vois du coup quelques incohérences :

Histoire — Je pense qu'il est bizarre d'affirmer qu'il n'existe là-bas pas de notion de bien et de mal. Vu ses actes (tuer / voler) et la façon dont elle est ensuite traitée par le reste des habitants, on ne peut qu'y voir que ses agissements sont quand même liés à quelque chose de "mal" pour le reste des villageois etc. Je suis donc d'accord sur le fait qu'il s'agisse d'une société où règne le "chacun pour soi", et où il faut se battre pour survivre, mais c'est quand même très différent d'une absence totale de notion de bien et de mal. Je trouve également un peu étroit d'esprit de limiter le folklore terrestre aux "dieux", aux "anges" et aux "démons". ;) Surtout que finalement, par ce que tu décris comme "créature n'existant pas mais crainte quand même", ça peut s'apparenter à un démon, certes peut-être sous une autre forme que celle qu'on visualise habituellement mais voilà !
— Petite incohérence toute bête : de ce que j'ai compris, "les flammes éclairent éternellement cette planète désolée". Si elle n'est donc jamais plongée dans une réelle obscurité, il me parait étrange qu'elle ait au contraire une vision plus développée dans le noir. Où alors si sa planète est de nature très sombre malgré les flots de lave qui l'illuminent, je pense qu'elle devrait en être justement handicapée le jour dans le Pensionnat Interdit puisqu'elle ne serait pas habituée à une lumière aussi vive.
— Dans l'ensemble je pense qu'il faut ajouter quelques faiblesses à ton personnages, qui peuvent être dues (comme je l'ai proposé plus tôt) à la différence entre les caractéristiques de sa planète et du pensionnat. Le but n'est pas ici de dominer tous les autres personnages non plus, donc c'est assez inutile de faire un personnage surpuissant ! ;)

Pouvoir — J'aimerais que tu précises un peu son pouvoir, afin qu'on puisse en connaitre l'ampleur et les limites (ex : peut-elle seulement contrôler les éclairs lorsque le ciel est déjà orageux, ou peut-elle en créer, cela nécessite-t-il la réunion de condition particulières, dans quelle mesure peut-elle l'utiliser et cela a-t-il des effets secondaires nuisible en contrepartie... etc !).

AEA — Une fois dans le pensionnat, l'alter Ego Astral peut être visible et entendu de tous les personnages, et est forcément une créature s'apparentant plutôt à un animal. J'ai donc besoin que tu précises donc sa nature matérielle : Ok pour son passé, mais une fois qu'elle est entrée à l'intérieur, il ne peut plus n'être qu'une voix.


Voilà ! Si tu as des questions n'hésite pas. Sinon, je te laisse modifier ta fiche en conséquence, et poster à la suite de ce message lorsque les modifications auront été faites !
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MessageSujet: Re: Elessi Ten'Ra [terminé]   Dim 14 Oct 2012 - 9:48

Alors alors ! Je fais certains edit dans le texte directement, tandis qu'une ou deux modifications nécessitent juste d'être expliquée ^^

Histoire :
- C'est vrai que c'est finalement un peu incohérent, je modifie donc le passage. Je rappelle par contre que c'est bel et bien la mythologie du monde qui n'a pas de distinction "bien" et "mal" puisqu'il n'y a rien pour représenter le bien (il n'y a que des représentations de choses mauvaises). Cela n'empêche pas que les Kol'Tuhriens, commençant à devenir civilisés, acquièrent des notions de bien et de mal contrairement à ce que l'on trouve dans leur folklore. J'ai tout de même modifié le début du paragraphe 4 en fonction ^^
- J'ai précisé dans la partie monde que la planète était toujours éclairée sombrement et dans la partie physique qu'elle ne supportait pas la lumière vive, et surtout celle du soleil.
- Hum, ça je suis désolée x) C'était clair dans ma tête, et j'ai totalement oublié de le mettre dans la présentation. J'ai donc édité pour préciser que cette force "surhumaine" vient en réalité du fait que le système gravitationnel de sa planète est totalement différent de celui de la terre : elle peut donc sans problème gigoter sa faux comme s'il s'agissait d'un scoubidou et sauter de trois étages sans se faire une égratignure. Par contre, lorsqu'elle arrivera dans le pensionnat, elle ne pourra quasiment plus soulever son arme (et donc encore moins massacrer des gens avec) et il va falloir habituer son corps à une gravité plus forte qui lui donnera l'impression de ne plus pouvoir marcher. Elle sera donc coincée dans un endroit plein de gens (pas cool quand on est ochlophobe) sans rien pouvoir y faire. Ça la rend tout de suite plus faible x)

Pouvoir : J'ai détaillé le pouvoir ^^ C'est con mais en gros, il faut imaginer l'Empereur Sith de Star Wars x'D (sauf que ses éclairs à elle sont blancs-verdâtres \o/)

AEA : Seul truc que je n'édite pas dans la présentation directement, parce que je ne sais pas où le coller °° En fait de base Azalech n'est pas une créature ou quoique ce soit : c'est juste une voix. Elessi est folle, en quelque sorte schizophrène, et cette voix n'est qu'une invention de sa part, qu'elle croit pourtant bien distinct d'elle. Quand elle va arriver dans le pensionnat, la voix va se matérialiser et va prendre la forme d'un Dædrem, la créature dont je parle dans le paragraphe 4 de la partie monde et qui est une représentation de la folie. Comme Elessi est folle, c'est par défaut cette forme matérielle que va prendre la voix, bien que de base la voix ne soit pas un Dædrem.
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MessageSujet: Re: Elessi Ten'Ra [terminé]   Dim 14 Oct 2012 - 18:50

Avec les modifications c'est parfait ! Je te valide donc :)

Tu peux désormais aller poster ton premier RP dans le Hall, puis explorer les autres pièces du manoir ! Je t'invite également à aller te présenter dans la catégorie appropriée, et a participer au Hors-Jeu afin de faire plus ample connaissance avec les autres membres o/

Bon séjour sur le Pensionnat Interdit !
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MessageSujet: Re: Elessi Ten'Ra [terminé]   

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Elessi Ten'Ra [terminé]

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