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 [RUDY] Then I opened my eyes and the nightmare was...me. [PV Leia]

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MessageSujet: [RUDY] Then I opened my eyes and the nightmare was...me. [PV Leia]   Ven 12 Oct 2012 - 6:44

Spoiler:
 


Then I opened my eyes and the nightmare was...me.
Pv. Leia Sørensen

Tu ouvres les yeux et t’étonnes toi-même. Comme si te réveiller un jour te semblait irréaliste au cours de ton sommeil. Du moins tu espérais ardemment ne pas avoir la chance de voir la lumière du jour. Mais te voilà dans un lit, non, ton lit et n’oses pas vraiment bouger. Tu as l'impression que ta vie ayant précédé cet endroit n'était qu'un long rêve tant cette nouvelle situation te semble différente. Entendre le frottement des draps te ramène à une réalité que tu ne veux accepter. Cependant en sentant l’air frais venir se briser sur ta peau blême tu ne peux plus nier, tu es coincé. Tu frissonnes et dans un grognement t’enroules dans la couverture. Tu restes inerte tel une chrysalide refusant de sortir de son cocon. Mais tu le sais un jour tu devras t’ouvrir, t’épanouir, cesser de te morfondre et te rattacher à ce passé dérangeant comme tu le fais avec le pan de tissu. Mais tu refuses, tu préférerais qu’il t’étouffe. Tu ne demandes qu’à te noyer dans tes souvenirs pour ne pas affronter cette réalité dérangeante, c'est plus simple, c'est angoissant mais ça ne demande pas d'efforts. Tu veux oublier cette même réalité où il n’est plus là et où tu n’es que toi. A cette pensée tu te recroquevilles davantage sur toi-même, tentant de te faire aussi petit que possible, espérant disparaître. Mais rien n’y fait. Tu es bien là, dans cet endroit maudit où le temps semble s’être arrêté alors que toi, tu ne demandais qu’à le voir défiler plus rapidement pour voir ton tourment prendre fin. C’en est presque ironique. Tu viens d’arriver mais exècres déjà l'endroit. Chaque élément semble se jouer de toi. Et comme si ça ne suffit pas tu as atterris dans une chambre déjà occupée. Adieux moments de paix et enfermement malsain. D’ailleurs quelle heure est-il ? Tu n’as aucune notion du temps et ces lieux n’arrangent rien. Tu soupires avant de te relever. Tu n’as aucune envie de croiser les gêneurs partageant TON espace vital et comme on dit, mieux vaut prévenir que guérir. Alors malgré le manque de motivation qui t’habite tu dois te résoudre à sortir pour trouver un autre espace dans lequel t’enfermer.
Tes jambes glissent sur le côté et viennent pendre mollement devant toi. Tu les fixes sans grande conviction tandis que le tissu de ta robe caresse tes mollets pour venir les recouvrir. Ce vêtement que tu avais emporté avec toi avant de quitter le lieu de répétition, le costume de scène que tu avais gardé sur toi par simple paresse au risque de l’abimer. Tu n’as jamais fait attention à rien, pour toi c’est un chiffon comme un autre. Cependant depuis ton arrivée dans ces lieux maudits tu n’arrives pas à la quitter. Après tout, bien que tu t'évertues à paraître froid et distant c’est la seule chose qu’il te reste de ta vie passée. Et bien que tu la haïsses elle te semble préférable à cette nouvelle existence qui s’offre à toi. L’inconnu t’a toujours effrayé, c’est pour cette même raison que tu n’osais pas sortir de ta chambre l’année passée non ? Mais cette fois tu n’as pas le choix. Il te faut affronter l’extérieur pour éviter ces personnes dérangeantes. Peut-être que tu devrais décaler ton rythme de vie pour ne plus avoir à les voir ? Après tout vivre la nuit ne t’as jamais dérangé. Idée prendre en compte.

Un nouveau soupir franchit le seuil de tes lèvres alors que tu poses gauchement tes pieds sur le sol glacé qui contraste avec la chaleur des couvertures. Ça n'a rien d'agréable et tu n'as qu'une envie, retourner te réfugier dans ton lit encore chaud. Tu t’arrêtes, le temps de jauger les pour et contre de ce périple que tu comptes entreprendre. Mais malgré le risque de tomber sur d’autres emmerdeurs le fait de te retrouver dans un espace confiné avec deux d’entre eux te parait bien plus dangereux pour ta santé mentale. Alors tu finis par repousser le matelas qui se trouve sous tes paumes pour enfin te redresser. Tu chancelles légèrement mais te surprends toi-même de tenir debout. A force de passer ton temps assis où dans ton lit et ce durant plus d’un an tu en avais finis par croire qu’elles n’étaient plus capables de te soutenir. Qu’après les efforts de la veille, soit un passage rapide sur scène et une petite marche dans les prés, elles avaient atteint leurs limites. Tant mieux. Après tout elles te seraient bien utiles en cas d’attaque d’un homo-débilus. Tu tiens à ta santé mentale non ? Au fond tu as passé de nombreux mois enfermé sous prétexte de « préserver ton cerveau ». Mais toute excuse est bonne après tout, notamment, non, uniquement quand elle vient de toi. Il n’y a que des gens bornés et à l’esprit limité pour ne pas te croire.
Tu te décides enfin à quitter la pièce et enfiles une paire de baskets, mais par une mauvaise appréciation des distances tu finis par bousculer ta table de chevet et renverser la bouteille d’eau s’y trouvant. Comme toujours tu ne l’as pas refermée te disant que ça ne servait à rien. Après tout, les saloperies se posent partout et préserver une bouteille d’eau ne nous met pas à l’abri des microbes, encore une prise de tête inutile. Et bien que tu en aies renversé plus d’une tu persistes, obstiné comme à ton habitude. Tu fixes l’eau qui s’écoule du goulot l’air absent, laissant la tâche s’étendre sur l’étoffe qui peu à peu devient translucide. Bravo, tu es fier? Dans ton esprit les connexions se sont toujours faites étrangement. Et tu te dis qu’après tout c’est un mal pour un bien, les gens ont tendance à s’éloigner des personnes qu’ils trouvent étranges. Alors si tu te promènes avec ton air débraillé, en robe et trempé jusqu’aux os personne de viendra t’aborder. La perspective d’un éventuel coup de froid ne te traverse même pas l’esprit. Tu laisses donc la bouteille se vider, attendant patiemment que la dernière goutte s’écoule du cylindre et que le tissu s’en imprègne avant de quitter la pièce.

Etape 1 franchie, sortir de la chambre. Mais à présent tu dois te trouver un endroit pour t’isoler. Te voilà donc, errant tel une âme en peine, plaçant un pied devant l’autre et hésitant à chaque mouvement, te demandant si tu devrais entreprendre le suivant de peur que tes jambes ne cèdent. Tu avances lentement mais surement, bien qu'en ayant l’air d’un attardé, mais ça ne te dérange pas, ça éloigne les gens donc ça te convient. Tu n’as que faire des regards d’une poignée d’idiots. C’est ce que tu te dis, ou du moins ce dont tu tentes de te convaincre. Mais malgré ça tes bras sont croisés sur ton bas ventre comme pour tenter de dissimuler la partie de peau exposée en raison de l’humidité. Une fois de plus ce corps qui te complexe te trahis. Tes lèvres se déforment en une grimace disgracieuse, contrastant avec ton visage angélique et trahissant ton vrai toi. Ce rôle que tu joues au quotidien n’est qu’une façade en papier. Et ton masque d’opérette s’effrite avec le temps. Ça te dérange, ça te frustre. D’autant plus que tu n’y peux rien. Tu vois l’image que tu as construite se désagréger peu à peu, sous un flot de larmes que tu as trop longtemps réprimées en raison de ton absurde fierté. Mais tu le sens, bientôt d’humides traînées verticales viendront déchirer cette barrière que tu t’évertues à placer entre toi et les autres. Un frisson te parcourt l’échine rien qu’en y pensant mais tu te ressaisis bien vite. Tu ne dois pas céder à la panique ou tout sera foutu.

A chacun de tes pas ta robe flotte lourdement dans l’air et sans aucune grâce le tissu vient s'écraser maladroitement sur tes mollets découverts, tirant à chaque fois davantage sur les bretelles du dit costume. Ce flottement disgracieux reflète à merveille les pensées qui te traversent l’esprit depuis que tu as réalisé que tu ne pourras sortir d’ici, chaotique, lourd, irritant. Mais cette prise de conscience pèse davantage sur ton cœur que l’eau n’alourdit le tissu. Tu as beau tenter de ne pas y penser, te dire que ce n’est qu’un grotesque cauchemar, ton cœur n’en reste pas moins serré. Au fond de toi tu le sens, le chat disait vrai, tu es prisonnier.
Tes iris noisette se posent successivement sur chaque rai de lumière défilant sous tes yeux, tels les barreaux d'une cage. Les fenêtres sont bien là et tu peux voir le paysage extérieur. Cependant tu ne peux sortir. C’est un peu comme si le bâtiment te provoquait tel un gardien sadique prenant ses repas devant un prisonnier affamé... Tes lèvres se pincent légèrement à cette pensée. Ça t’énerves, rien n’y changerait, tu auras eu beau te démener la porte d’entrée ne bougera pas d’un millimètre. Enfin, tu préfères te dire ça plutôt que de tenter. Tu n’aimes pas l’effort, quel qu’en soient la cause et la nature, au final on n’obtient jamais ce qu’on veut, ou on y perd plus qu’on y gagne sans le réaliser. Te laissant un peu emporter tu te retournes et fixes la traînée que tu as laissée derrière toi. Aussi lent et gluant que l’animal… et qui plus est avec le corps d’androgyne qui va avec. Je vous parle d'escargots...


« Tch ! »

Tu grognes, à défaut d’être grossier et qu'une personne avec du temps à perdre ne décide qu'une leçon de conduite en société ne s'impose. Mais ce couloir est vide, à ton plus grand bonheur. Seule la rayure d’eau torturée par tes mouvements hésitants reste à te tenir compagnie, telle le chemin de miettes de pain laissé par le Petit Poucet pour retrouver sa maison, le sillon translucide t’indique ton « chez toi ». Tu grimaces à nouveau, tu n’aimes pas l’idée que le seul endroit que tu connaisses soit celui que tu fuyais. Cette idée fait remonter des souvenirs désagréables. D'une époque où la moindre chose connue venait raviver la plaie encore trop vive de ton coeur. Mais peu à peu elle aussi disparaissait s’évaporant sous la chaleur des rayons lumineux. Que ça soit le bâtiment lui-même où le temps, tous les éléments du décor semblaient se liguer contre toi et faire disparaître la moindre chose qui pourrait te rassurer. Tant pis, tu t’en fichais. C’était dans ta tête, exactement le même concept que ce monstre que les mioches croient en permanence caché sous leur lit. Il suffisait de l’oublier pour qu’il disparaisse, comme toute chose. Tu apprendrais à l’ignorer et faire avec.

Ou pas. Le dit monstre proteste, à sa façon. Des bruits de pas. Des rires qui a tes oreilles s’apparentent davantage aux aboiements d’un chien qu’à des voix humaines. Du moins elles te paraissent tout aussi étranges et incompréhensibles. Elles retentissent dans le couloir, rebondissent sur les murs et continuent leur trajectoire pour atteindre leur cible sans se soucier des obstacles, comme des balles qui te transpercent les tympans. Démentes et aliénantes. Tu te figes sur place. Tes mains deviennent moites, ton cœur s’emballe et le nœud à l’estomac persiste. Tes membres ne répondent plus et tu n’arrives pas à bouger. Pourtant ton esprit te crie de courir avant qu’il ne soit trop tard. Tu ne voulais voir personne, tu n’étais pas en état de subir les regards moqueurs qui se poseraient sur toi.
Tes yeux quant à eux restent inexpressifs, comme à leur habitude, toujours rivés sur l’eau. Cette tache recouvrait le sol comme chaque journée venait recouvrir la précédente. Mais sans pour autant l’effacer… comme on pouvait entrevoir les carreaux au travers du liquide, l’ombre de ce passé dérangeant continuait de pointer le bout de son nez derrière les reflets d’un présent bien trop monotone. Comme l’image de ces journées ensoleillées qui se succédaient miroitaient à la surface de l’eau. Mais cette dernière s’effaçait peu à peu. Pour une fois le « monstre » se montre clément et te semble bien plus amical que tes semblables qui approchent à grandes enjambées. Tu poses tes doigts sur la paroi du bâtiment qui tremble presque autant que toi, vibrant à chaque pas qui résonne, à l’image de ton cœur agité. Vos plaintes se font à l'unisson. Tu as l’impression d’être proche de lui, de le comprendre, que lui aussi ne veux qu’une chose, la paix. Que leurs voix et pas cessent de le tourmenter, de vous tourmenter.

Tu n’as plus le temps de réfléchir et finis par ouvrir la première porte que tu aperçois. Bingo ! Personne ! Tu t’empresses de la refermer discrètement pour ne pas qu’on te repère et t’adosses dessus comme pour empêcher d’éventuels arrivants de te rejoindre. Il te faut quelques instants pour te calmer et reprendre ton souffle. Mais quand c’est fait tu te recompose et jette un œil autour de toi tout en te dirigeant vers le centre de la pièce.
Ton regard se pose sur la flamme tremblant sous le souffle du vent, suivant la cadence que lui imposait le temps. Une danse endiablée à l’image de la lutte que tu mènes vainement contre la réalité. Mais à l'image de ce feu enfermé dans le cadre de la cheminée toi, tu l’es dans ce corps que tu rejettes et tu te laissais emporter par les divers évènements et ne peux lutter, ton arrivée en ces lieux en était l’exemple même. Ton regard glisse sur les deux gravures ornant l’élément, suivant avec insistance les courbes de la silhouette féminine trop similaires à celles de ton corps pour toi. Et comme si ça ne suffisait pas, un miroir placé entre les figures des deux sexes trône au-dessus du feu. Ton image qui te paraissait dérangeante à l’origine te semble carrément hideuse à présent. C’est surement la lumière rougeoyante venant se lover dans le creux de ta taille bien trop fine pour un homme. Ou encore ce contour écarlate qui vient mettre l’accent sur tes hanches ridiculement larges selon toi. Et ta tignasse blonde aux reflets roux n'embrassait que trop bien les courbes, bien que légères, de ton corps que ton ample robe ne dissimule plus.
Tu t’en fiches, l’affection naissante pour cet endroit est balayée en un instant par ton sentiment de mal-être. Cet endroit est sournois, et une fois encore il se joue de toi. Tu serres les poings face à ta silhouette qui te parait encore plus féminine et ce visage plus enfantin qu’en temps normal. Plus tu te regardes, plus tu as l'impression de n’être qu'une vague caricature de mauvais gout et de nombreux doutes s’immiscent en toi. Et moins tu arrives à te détacher de toi-même, ce monstre que te renvoie le miroir et qui t'ecoeure n'est autre que toi. Tes ongles s’enfoncent dans ta peau et tes muscles se tendent à l’extrême. Tu n’as qu’une envie, fuir, encore. C’est ce que tu fais le mieux. Cependant des bruits pas derrière la porte t’immobilisent. Tu détournes le regard et tente de contempler le miroir, ignorant ton image comme tu le peux et te concentrant sur les ornements de l’objet.

Edit: Un mouvement brusque dans le miroir t'interpelle. Tu rediriges donc ton regard vers l'objet que tu tentais d'éviter. Tu peux clairement distinguer une figure humaine se dresser derrière toi. Ton cœur rate à nouveau un battement et tu te retournes en sursauts... rien. Un étrange sentiment de malaise prend place en toi, te nouant l’estomac. La figure que tu as aperçue avait quelque chose de singulier, quelque part tu as l’impression que son visage n’avait rien d’humain. Tu te dis que ton imagination te joue des tours et que tu dois simplement être fatigué. Dans le doute, tu te retournes vers l’objet en fronçant vivement les sourcils pour lui lancer une œillade noire. Cependant tu vois la pièce se mettre à trembler et le reflet se troubler, l’image se déforme et un étrange tableau se reflète dans tes billes noisette. Un arc-en-ciel, une femme qui marche dessus, munie d’un parapluie. Soudain le « sol » se dérobe sous ses pieds se transformant en coulis de couleurs, l’arc coloré fond et la femme chute. Tu hausse un sourcil cependant tu ne prends pas la peine de crier un « attention » à quoi bon? De toute manière tu aurais surement ce même manque de réaction face à une personne sautant d’un immeuble, ça faisait un moment que tu t’étais détaché des autres pour te « préserver ». La femme chute et vient maculer le mélange de couleurs, qui avait pris des teintes maronnasses, d’une touche vermeil. Tu te raidis tout de même en sentant une goutte de sueur glisser sur ta colonne vertébrale et te demandant ce qui se passait. Tu n’as pas le temps de te trouver de réponse à ta question ni de te raisonner pour te rappeler que ce n’est qu’une image dans un stupide objet. Voilà que les tâches de couleurs reprennent à bouger prenant peu à peu la forme de figures humanoïdes, qui te procurent le même sentiment de malaise que la première. Des têtes renversées flottent au dessus de ta tête, visages aux traits grotesques et boursoufflés, certains avec des trompes, d’autres sans yeux et encore certains avec des crocs de chiens, un peu comme si un demeuré s‘était amusé à compléter un puzzle avec des pièces inappropriées… Tu n’as encore une fois pas le temps de réaliser le ridicule de cette image et le fait qu’elle ne puisse être réelle, une pluie écarlate s’abat sur toi. Comme entraîné par le poids du liquide tu t’écrases sur le sol en poussant un cri d’effroi. Tu fermes les yeux en espérant les voir disparaître, cependant ton esprit continue de dépeindre la scène encore et encore, comme un vieux disque rayé. Tu continues à crier, te prenant la tête entre les mains, le sang battais si fort dans tes tempes que tu avais l’impression qu’elle pourrait exploser à tout moment et tu tentais vainement de l’en dissuader. Tu cries, comme pour te vider et évacuer cette image, sans même t’arrêter pour reprendre ton souffle, tu as l’air d’un vrai demeuré. Le choc est tel que tu n’arrives même pas à réaliser que tout cela est factice et puis, ça n’était pas grand-chose, cependant tu étais si perturbé par ton reflet que tu n’arrivais pas à relativiser. Par on ne sait quel miracle tu t’arrêtes, essoufflé et sonné. Tes lèvres s’entrouvrent pour laisser une réplique emplie de toute la grâce dont tu savais faire preuve.


« C’était quoi cette merde? »


Hrp : Action Rudy effectuée : Contempler le miroir


Dernière édition par Aleksei Coleman le Sam 24 Nov 2012 - 13:45, édité 2 fois
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MessageSujet: Re: [RUDY] Then I opened my eyes and the nightmare was...me. [PV Leia]   Jeu 18 Oct 2012 - 21:33





Aleksei contemple le miroir, et trouve :

« Il voit des choses étranges qui l'effrayent énormément »


[ACTION 1/4]
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MessageSujet: Re: [RUDY] Then I opened my eyes and the nightmare was...me. [PV Leia]   Dim 25 Nov 2012 - 12:31

    Le monde tournait un peu, et traînait les couleurs vives de la fête sur des distances effrayantes. Leia avait les yeux congestionnés de lumière et les oreilles malades de musique ; elle sentait venir le moment où il lui faudrait tout revomir sur la piste de danse. Les rires, les éclats de voix, les accolades et le buffet – et peut-être, aussi, les deux bouteilles de bière qu’on lui avait mises entre les mains. C’était une demi-heure plus tôt, non ? Ou peut-être deux heures, ou encore en début de soirée, elle n’arrivait pas à s’en souvenir. Le bruit et l’éclairage menaçaient de lui retourner la tête, effaçant toute notion d’ordre ou de temps jusqu’à l’heure qu’il était désormais. Pourtant, elle n’avait pas bu tant que ça.
    Elle devait sortir ; se tirer des griffes de la fête qui battait son plein, avant que sa tête ne lui fasse le plaisir de partir en vacances. Il devait bien y avoir dans le coin un pensionnaire doté d'un pouvoir d'engourdissement, parce qu'elle résistait mieux à l'alcool que ça d'ordinaire.
    Sortir, donc.
    La démarche hésitante, la jeune fille se fraya un chemin entre les corps massés, évitant mains tendues et voix rieuses dans une tentative pour rallier un quelconque mur, rigidité froide et stable autrement que les vagues qui agitaient la mer d'adolescents au centre de la pièce. Leur multitude effaçait les limites de la salle, la rendant océan de chairs brûlantes et de cœurs battants, de voix et d'éclairs lumineux. Etendue mouvante qui après l'avoir rassasiée de chaleur l'étouffait jusqu'à la lie. Elle avait l'indigestion de la foule ; c'en était trop. Comme elle était venue seule, on ne la retiendrait pas. Alors, s'enfuir...

    Le pas qui la fit franchir le seuil fut comme la crevée de l’eau qui ressuscite un noyé ; ses oreilles abruties de vacarme se trouvèrent agressées par le silence, un silence crépitant qui lui transperçait le crâne de part en part comme une lame de feu. Leia claqua la porte de ses mains tremblantes et s’appuya au mur pour ne pas chanceler ; la tête lui tournait, elle se sentait comme enivrée d’images et de sons. Une impression finalement pas très agréable.
    La vacuité du couloir lui parut intolérable comparée à la chaleur de la salle, mais elle résista à l’envie de retourner plonger d’un seul bloc au fond d’un torrent d’oubli, et préféra astreindre ses jambes engourdies à bouger. La gauche, puis la droite. Leia se dirigea vers l’extrémité ouest du couloir, une main frôlant le mur glacé avec un faible bruit de frottement ; en fait, elle ne savait même pas où elle comptait aller. Tout ce qu’elle savait, c’était que si elle retournait en arrière, elle ne se retrouverait elle-même qu’au lendemain matin. Ce n’était pas vraiment ce qu’elle avait prévu, et elle espérait pouvoir se tenir à ses bonnes résolutions sans que sa situation la rattrape.
    Parce qu’au fond, elle le savait parfaitement, que c’était pour cette même raison que certains pensionnaires faisaient la fête chaque soir et s’enivraient à en perdre la tête pendant des jours. Tout le monde n’était pas raisonnable dans le coin ; beaucoup étaient fous d’enfermement et de désespoir, un bon tiers d’entre eux ne souhaitait qu’oublier. Elle aurait pu être des leurs ; était-ce le cas, où bien ressentait-elle ce besoin depuis plus longtemps encore ?
    Le regard rivé au sol par un étrange effet d’attraction terrestre, l’adolescente vit passer un passage clouté. Puis un autre, et encore un autre. Il y avait une tache de sang sur la deuxième bande du quatrième ; comme si on avait été fauché là avant même de pouvoir atteindre le milieu de la route. Eteignez le feu tricolore, il ne sert à rien de toute façon ; Leia chancela, se rattrapa d’une main en manquant se tordre une cheville. Encore, ç’aurait vraiment été la chose la plus crétine du monde ; à croire que depuis qu’elle était ici, elle était devenue encore plus incapable. Enfoncée dans son incapacité – est-ce que c’était possible, ça ? Creuser encore quand on est au fond du trou ?
    Tu parles, si elle avait été au fond du trou, elle n’aurait pas voulu s’allonger sur la chaussée. En un sens, elle ne méritait même pas la pitié réservée à ceux qui sont enfoncés jusqu’au cou. Rien qu’un coup de pompe et une marque de semelle sur la joue. Le feu passa au rouge et la jeune fille traversa le couloir, étendant les bras et se demandant ce qu’on avait bien pu mettre dans son verre. Un concentré d’asphalte, peut-être ? Encore un peu, mon brave, mais je n’aime pas la mousse. Ça ne mousse pas beaucoup, sur les passages cloutés, sauf dans le gosier du connard derrière le volant.
    Si ça continuait, elle allait vraiment vomir. Merci Espen pour toutes les merdes que tu m’as refilées dans ta vie, et alléluia.

    Un hurlement transperça soudain la chape de brouillard qui l'enserrait. Leia sursauta, faillir trébucher, se rattrapa au mur une nouvelle fois et s'immobilisa, les yeux écarquillés et son rythme cardiaque grimpant en flèche. Sans s'en rendre compte, porta une main à son coeur comme pour l'empêcher de s'enfuir, pendant que le cri continuait de lui vriller les tympans, tout proche. Et puis il s'arrêta d'un coup, et Leia sentit un frisson glacé lui courir dans le dos. La crainte lui donnait la chair de poule. C'était quoi, ça ?
    Elle savait que le Pensionnat n'était pas qu'une innocente colonie de vacances ; même si elle n'avait pas eu elle-même l'expérience du danger, on lui en avait touché quelques mots. Assez pour la faire hésiter à ce moment, à mettre un pied devant l'autre, en direction du cri. Même si quelqu'un avait peut-être besoin d'aide en cet instant, cela pouvait aussi être dangereux d'aller dans cette direction. Et malgré tout, Leia tenait quand même à sa vie ; et elle avait peur de se retrouver face à quelque chose d'inconnu, d'effrayant, de surnaturel peut-être.
    Qui sait ce qui la poussa, alors, à se diriger vers l'origine du cri. L'alcool, peut-être.
    Les couloirs n'avaient jamais paru aussi sombres à Leia, bien qu'elle les parcoure régulièrement la nuit ; mais la sensation oppressante d'un potentiel danger rendait tout plus inquiétant. Parvenue devant une porte, la jeune fille hésita. Ouvrir, passer son chemin ? Elle posa une main sur la poignée et la tourna, avant d'ouvrir doucement la porte.
    La norvégienne jeta un coup d'oeil dans l'embrasure : elle aperçut une jeune femme, de dos, vêtue des sa longue chevelure et d'une simple robe blanche. Un balayage de la salle lui apprit qu'elle était seule... Enfin, en tout cas, le paraissait. Encore une hésitation : l'ambiance qui régnait dans la pièce n'était pas très engageante.
    Tant pis.
    Leia mit les pieds dans la salle et ferma doucement la porte derrière elle, avant de faire quelques pas prudents vers la pensionnaire qui lui tournait le dos.
    Et là, si elle avait pu, elle aurait bien lancé un "Ça va ?" engageant.
    Sauf que.
    Faute de pouvoir faire mieux dans sa situation, l'adolescente poursuivit donc son chemin jusqu'à l'autre personne de la pièce et posa une main sur son épaule, le plus doucement possible dans l'espoir - assez illusoire - de ne pas la surprendre. Elle fouilla de l'autre main dans une de ses poches, et s'aperçut avec un froncement de sourcils qu'elle n'avait pas son portable sur elle.
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MessageSujet: Re: [RUDY] Then I opened my eyes and the nightmare was...me. [PV Leia]   Ven 7 Déc 2012 - 12:12


Ta cage thoracique se soulevait chaotiquement, rythmée par la cadence de ta respiration. Des gouttes de sueur s’écoulaient sur ton front pour finalement rejoindre les stries translucides humidifiant ta peau. Le choc avait été tel que les larmes s’étaient mises à couler d’elles-mêmes et tels une fontaine détraquée tes yeux ne voulaient cesser de déverser des gouttes salées. Tu te mordis les lèvres pour reprendre tes esprits et ainsi revenir à la réalité. Tu étais bien trop concentré à tenter de retenir ton souffle en espérant le voir revenir à la normale. Si bien que tu n’entendis même pas la porte s’ouvrir et les pas se rapprochant de toi. Le sang battais dans tes tempes te provoquant une horrible migraine et tu maudissais ta cage thoracique que tu trouvais trop étroite, tu avais la sensation désagréable que ton cœur frappait si fort contre celle-ci qu’il aurait pu la faire exploser à tout moment. Un mal pour un bien comme certains disent, au moins le spectacle singulier qui t’avais mis dans cet état prendrait fin.
Tu gardais les yeux clos bien que les images que tu avais vues plus tôt continuaient de défiler dans ta tête, un peu comme une lumière vive qui vous resterait imprimée sur la rétine après l’avoir trop longtemps fixée. Mais malgré ça tu trouvais inutile d’empirer la situation et d’ajouter des éléments au musée de l’horreur qui avait élu domicile dans ton esprit et qui te semblait déjà bien trop fourni.
Soudain tu sentis une légère pression au niveau de ton épaule et sursautais alors qu’un cri petit cri s’échappait de ta gorge. Tu en vins à te demander si ce que tu avais vu était réel. Inquiété par cette idée et par le doute qui t’habitais tu te retournais, la peau humide et ton palpitant heurtant de plus en plus violemment la cage qui le maintenait captif. Tu posais un regard perplexe sur la jeune fille qui se tenait près de toi ne sachant pas si tu devais te sentir soulagé ou paniquer d’avantage. Tu n’avais jamais aimé les gens, encore moins ce qui découvraient ta fragilité, un peu comme l’autre. Et là face à cette inconnue qui te regardais avec le même que lui le jour où il t’avait plaqué avant d’articuler quelques mots, alors que tu étais sur le sol avec les larmes te brouillant légèrement la vue tu te sentais pitoyable, comme en ce moment. Tu serrais les dents et tremblait de colère et de frustration. Tu étais davantage en colère contre toi-même que contre l’étrangère cependant tu avais besoin d’évacuer le sentiment étrange qui t’envahissait avant de craquer à nouveau face à cette femme.
Il fallait aussi dire que depuis plus d’un an, à force de te voir t’apitoyer sur ton sort plus personne n’avait fait l’effort de s’intéresser à ton état, ni toi à celui des autres. Alors voir cette inconnue en face de toi, te toisant l’air de s’intéresser à toi, ça te faisait chier comme tu le dirais si bien. Tu te sentais encore plus pitoyable qu’en temps normal. Et pourtant tu ne faisais rien pour arranger la situation. Tu te redressais en fronçant les sourcils alors que la colère et la frustration venaient enlaidir ton visage. Tu désignais l’objet maudit d’un vague signe de tête avant d’articuler quelques mots trop rapidement pour qu’ils ne trahissent pas ton état de panique.


« C’est toi qui est à l’ origine de cette connerie ?! Ça t’éclate de t’en prendre aux ‘petits nouveaux’ ? »

Ta voix était beaucoup trop aiguë et sur la fin de la phrase tes dents vinrent s’entrechoquer, te provoquant une sensation de gêne. Tu t’interrompis un moment en espérant qu’elle se dissipe, tout comme la honte provoquée par ton timbre de voix et l’accusation ridicule. Tu savais pertinemment que ça ne pouvais pas être elle, tu avais pris la peine de vérifier que la pièce était bien vide en entrant mais tu étais bien trop agité pour raisonner, et tu n'en avais pas non plus l'envie. La seule chose que tu savais c'est qu'elle était là, face à toi et que tu avais besoin de t'en prendre à quelqu'un pour ne pas avoir à admettre que tu t'étais simplement laissé avoir par ce bâtiment maudit et que tu n'étais qu'un idiot, comme toutes ces personnes que tu méprisais. Juste un humain parmi tant d'autres, tu avais beau tenter de t'isoler tu n'en étais pas plus différent pour autant.
Tu profitais de cette pause pour détailler l'intruse. Une longue chevelure qui prenait des teintes rousses en raison des flammes, de grands yeux, des lèvres rosées, une ossature fine... ton regard arrêta son chemin sur deux excroissances qui pointaient au niveau de sa poitrine, te faisant rougir. Tu n'avais jamais été à l'aise avec l'autre genre, tu avais toujours vu les femmes comme des extraterrestres qui n'avaient rien à voir avec toi et ta récente rupture n'avait pas arrangé les choses, tu n'étais pas une femme c'était une évidence et tu n'en serais jamais une. Leur simple présence t'irritait car elles affichaient fièrement devant toi ce qu'il te manquait. Tes lèvres se pincèrent tandis qu'une légère odeur de bière parvenais à tes narines.
- "Putain elle aurait au moins pu ramener la bouteille, foutue éponge..." - Le sobriquet s'était imposé en raison de l'odeur d'alcool qui en émanait et le fait qu'elle avait tout ingéré sans se soucier de ta petite personne, aussi l'espace d'un instant tu envisageât de l'essorer ou de la passer sur les flammes histoire de voir si tu arrivais à récupérer quelques gouttes du liquide en la faisant suer. Tu avais toujours eut ce genre d'idée à la con, mais heureusement tu avais suffisamment de bon sens pour ne pas les mettre en oeuvre. Quoique sur le moment tu aurais tout donné pour une goutte de liqueur qui t'aurais permis de noyer les images de cet homme que tu voulais oublier, tout comme celles générées par l'illusion, dans un verre de patate ou je ne sais quel autre végétal fermenté. T'y noyer tout simplement en fait, histoire d'oublier ta propre misère qui n'avais de cesse de te peser sur le coeur et te tirer vers le bas. T'écrasant la face contre un sol qui n'avait même pas la décence de t'achever en te privant de débiter de l'air tout comme les conneries qui s'échappaient en permanence de tes lèvres.
Tu n'étais pas de ces sociopathes narcissiques s'enivrant de chacune de leurs paroles, au contraire, chacun de tes mots te faisais rougir et réaliser un peu plus ta propre bêtise, tu dissimulais simplement le tout en paraissant plus désagréable que tu ne l'étais, mais au moins les gens ne pouvaient pas apercevoir tes faiblesses de cette façon, tu préférais largement qu'on te juge pour ce que tu n'étais pas plutôt que pour ce que tu étais. Les gens avaient une telle emprise que toi que ça te terrifiait. Mais cette fille en face de toi avait vu... et malheureusement tu devrais faire avec. Tu aurais bien quitté la pièce mais les lieux étaient plus animés à l'extérieur et le fait de la faire sortir te paraissait bien trop fatiguant. Tu soupirais tout en portant ta main gauche sur tes tempes pour les masser, espérant que ce simple geste puisse t'apaiser et chasser la douleur, tout comme l'exaspération. Puis tu te décidais à reprendre la parole sans daigner affronter le regard de la jeune femme, à présent ta voix semblait plus calme bien qu'on pouvait toujours y percevoir une pointe d'irritation. Après tout il valait mieux calmer le jeu avant que la situation ne dégénère et ne devienne pénible.


« Désolé cette... chose m'a un peu embrouillé. Je ne suis pas encore accoutumé à la nature farceuse du bâtiment... Mais toi, au lieu de te mêler des affaires des autres tu ferais mieux de t'occuper de ton cas. T'as une sale gueule et tu pues l'alcool! J'arriverais jamais à comprendre ces abrutis qui se rendent malades juste pour avoir l'air intéressants et s'intégrer au troupeau alors qu'ils ont juste l'air cons... »

C'est vraiment l’hôpital qui se fous de la charité... C'était ce que tu avais trouvé de plus aimable à lui sortir pour 'calmer le jeu'... tu aurais mieux fais de te taire. Tu te mordais l'intérieur de la bouche en maudissant tes mots. Ta main descendit discrètement de manière à ce que ta paume vienne cacher la rougeur qui s'était emparée de ton visage tout en continuant de masser tes tempes en espérant que la personne en face ne remarque pas le stratagème ridicule. Tu tentais de rattraper le coup avec une phrase encore plus maladroite que les précédentes bien qu'à présent tu avais réussit à te calmer et rendre ton ton plus neutre, voire froid.

« Vas t'asseoir quelque part, si tu tombes j'te rattraperais pas, j'suis pas l'assistance sociale non plus, les assistés je m'en passe... en plus si tu restes près de moi je vais finir par dégobiller tu empestes la bière... »

L'odeur n'était pas si forte, en fait tu voulais simplement lui suggérer qu'elle serait mieux assise. Pourquoi faire simple quand on peut faire compliqué? Plus tu parlais, plus tu t'enfonçais et te maudissais. Tu jetais un regard furtif en direction d'un mur, à la recherche d'un trou dans lequel tu pourrais te cacher. Tu n'avais pas laissé un instant à la jeune femme pour s'exprimer et maintenant tu n'osais plus ouvrir la bouche. Cependant tu n'avais aucune envie de devoir assumer tes mots tout comme ton comportement. A nouveau ton rythme cardiaque s’accélérait et tu n'osais regarder dans la direction d'ou provenait l'odeur de bière. - "Quel con...dans quelle merde tu t'es encore foutu? Tu peux pas trouver un coin où te reposer sans te retrouver dans des situations gênantes?"


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MessageSujet: Re: [RUDY] Then I opened my eyes and the nightmare was...me. [PV Leia]   Lun 10 Déc 2012 - 0:10

    Comme prévu, quoi que non escompté, la pensionnaire sursauta au contact et alla jusqu'à lâcher un cri étouffé avant de se retourner. Leia recula et eut un vague geste d'excuse : en effet, ce n'était pas entièrement sa faute si l'autre avait été effrayée. Elle n'avait pas agi par envie de faire peur, mais bien par nécessité. Ce que, malheureusement, la grande majorité des gens n'était pas en mesure de comprendre au premier abord.
    Ce ne serait donc pas surprenant d'avoir à essuyer un premier dialogue désagréable. Heureusement que la rousse n'était pas du genre à s'offenser facilement - ou du moins, durablement.
    Ceci dit, elle avait beau anticiper une réponse agressive ou effarée, celle qui lui parvint ne correspondait pas du tout à ce à quoi elle s'attendait.

    « C’est toi qui est à l’ origine de cette connerie ?! Ça t’éclate de t’en prendre aux ‘petits nouveaux’ ? »
    L'adolescente cligna des yeux, surprise, et ne voyant absolument pas de quoi parlait la jeune femme. Le jeune homme, corrigea-t-elle instantanément en balayant d'un rapide regard vertical la personne qui se trouvait face à elle : la longueur de ses cheveux et sa tenue atypique l'avaient induite en erreur à la première approche, mais à présent qu'elle se retrouvait face au pensionnaire, à ses traits et à la légèreté de sa tenue, le doute était difficilement possible - même au regard de l'androgynie qui s'exprimait gaiement dans toutes les formes de son corps. Ou alors c'était quelqu'un de vraiment très doué dans le travestissement.
    Mais ce n'était pas tant l'apparence de son interlocuteur qui lui fit hausser les sourcils d'un air interrogateur, pas encore agressif, que ce dont il l'accusait. Leia faillit laisser filer un soupir : pour une fois qu'elle s'approchait de quelqu'un dans la louable intention de s'enquérir de sa santé, et pas de l'embobiner. Le jeune homme aurait dû profiter de ce répit avant que le "bon" sens de la norvégienne ne reprenne le dessus.
    Guère bénéficiaire d'un état naturel lui permettant de couper la parole à quelqu'un pour faire valoir son opinion, Leia dut une fois de plus s'armer de patience et attendre que l'autre ait fini de parler ; elle crut un instant pouvoir mettre à profit une pause, mais le pensionnaire aux mèches blondes arachnéennes reprit :

    « Désolé cette... chose m'a un peu embrouillé. Je ne suis pas encore accoutumé à la nature farceuse du bâtiment... » Leia faillit hocher la tête pour appuyer vaguement ses dires, attendant surtout qu'il ait fini de parler, mais la suite la figea sur place aussi certainement qu'une insulte : « Mais toi, au lieu de te mêler des affaires des autres tu ferais mieux de t'occuper de ton cas. T'as une sale gueule et tu pues l'alcool! J'arriverais jamais à comprendre ces abrutis qui se rendent malades juste pour avoir l'air intéressants et s'intégrer au troupeau alors qu'ils ont juste l'air cons... »
    Ni une, ni deux, les yeux mordorés de l'adolescente passèrent d'une complaisante sollicitude à une flamboyante indignation. Non mais il s'était bien regardé ? Vu la tenue dans laquelle il se trimbalait et sa tête de zombie périmé de deux semaines, ce type aurait pu passer pour le dernier camé du coin, et il osait lui faire la morale ? Leia lui accordait bien volontiers que l'odeur d'alcool de la fête dont elle venait devait s'être accrochée à ses vêtements. Elle savait qu'elle chancelait un peu sur ses jambes.
    Sauf que lui, n'avait pas l'air du tout convaincu de ce qu'il disait. Un troupeau, hein ? C'était pas plutôt lui, le mouton galeux qui avait perdu la troupe qu'elle venait de quitter ? La main de la jeune fille plongea dans la poche de son short et ses doigts se refermèrent furieusement sur un bout de papier qui rêvait d'étaler noir sur blanc ce qu'elle avait à lui dire.

    « Vas t'asseoir quelque part, si tu tombes j'te rattraperais pas, j'suis pas l'assistance sociale non plus, les assistés je m'en passe... en plus si tu restes près de moi je vais finir par dégobiller tu empestes la bière... »
    C'était la meilleure. Leia baignait dans le mensonge depuis si longtemps qu'elle aurait pu en percer à jour des nettement plus maladroits que cela. Si tu essaies de paraître plus intelligent que tu l'es ou plus vertueux, ou quoi que ce soit, repasse. Va voir ailleurs. La loque désespérée reconnaître facilement son semblable.
    A côté de ça, elle voulait bien admettre que le jeune homme paraissait avoir un problème ; ceci dit, elle n'était pas un modèle de complaisance non plus. Elle avait essayé d'être aimable, il lui avait presque craché dessus, maintenant on arrête les politesses. C'est pas l'hospice ici.
    Et il avait de la chance que quelque chose - la bière sans doute - la retienne ici, où elle l'aurait amputé d'un coup de pied d'une partie sensible avant de tourner les talons pour le laisser agoniser là. Fallait pas pousser. Oui, j'empeste l'alcool, oui, j'ai l'air de sortir d'une rave-party, et alors ? Si quelqu'un devait lui faire la morale, ça ne serait pas un androgyne aigri à tête de toxico.
    Leia engagea une négociation avec sa tête pour tenter de trouver des excuses au blond. Dommage, sa main réagit plus vite, et sans doute plus intelligemment : avant d'avoir pu aborder la phase délibérative, l'adolescente entendit sa paume claquer contre la joue pâle de l'apparition blême qui lui faisait face.
    Si ça pouvait lui remettre les idées en place.
    Avec un "tss" agacé, la jeune fille lui appliqua une main sur la carotide, méprisant totalement la différence de taille qui les séparait, et le poussa sans ménagement dans le creux du canapé. C'est ça, cause toujours, petit con. Assieds-toi toi-même ; moi je peux tenir debout sans être vulgaire.
    Cette claque, cependant, l'étonna presque elle-même : élevée entre trois garçons plus âgés qu'elle, Leia avait certes dû apprendre à se faire respecter, mais c'était rare qu'elle ait la main aussi leste. Sans doute un effet secondaire de ce qu'elle avait bu. Ou peut-être que la diatribe du blond l'avait vraiment exaspérée.
    Quoi qu'il en soit, si quelqu'un avait besoin qu'on lui remette les idées en place ici, c'était bien lui. L'adolescente profita de ce moment de répit pour tirer un calepin de sa poche et y griffonner rapidement au crayon :

    Et moi je suis pas la psy, ok ? Donc tu te calmes. T'as qu'à te bourrer la gueule à l'odeur, si t'es pas content.

    Façon aimable de signifier "Je suis venue m'enquérir de ta santé alors au moins paye-moi la consommation". Au fond, ces mots n'était qu'un reflet sans substance de ce qu'il venait de dire, et n'avait qu'un seul but, celui de montrer qu'elle n'avait pas l'intention de se laisser marcher sur les pieds. Qui tenaient très bien debout tout seuls, d'ailleurs.
    Tournant le dos à son interlocuteur, Leia se rapprocha de la cheminée et leva un regard vers le miroir qui la surplombait, avant de redescendre vers l'âtre. Elle passa une main sur le manteau que réchauffaient les flammes et écrivit rapidement :

    Qu'est-ce qui s'est passé ?



No problem o/ Je risque de tarder un peu aussi ~
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[RUDY] Then I opened my eyes and the nightmare was...me. [PV Leia]

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