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 You can come, now, we're awake.

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(sauce BBQ ouais)
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MessageSujet: You can come, now, we're awake.   Mar 30 Oct 2012 - 22:51

    Le noir. Non, il détestait l’obscurité. Qu’on ne le force pas à rester ainsi, ou il allait devenir fou. Les tentacules de glace qui l'enveloppaient étaient si sombres que c'était comme si aucune lumière ne pourrait jamais les dissiper ; tout en hurlant en silence, tout en cherchant à se dégager, il pouvait entendre, comme au loin, cette voix veloutée qui lui versait des paroles dans l'oreille comme du cyanure dans la bouche. Et qui réveillait, quelque part dans sa poitrine, cette créature hideuse au ricanement moqueur, et qui recommençait à scander dans sa tête ce petit mot d'une seule syllabe...

    Ralph rouvrit les yeux dans un hoquet, porta une main à sa gorge et se redressa brusquement, faisant protester tous les muscles de son corps qui hurlèrent au massacre. Le jeune homme hors d’haleine fit glisser ses doigts sur sa chemise ouverte, comme abasourdi de se sentir entier, de sentir son coeur battre aussi vite, alors même qu’il y avait une chose pareille qui semblait y avoir élu domicile. Il se passait quelque chose d’étrange ; et il le sentait, ce n’était pas une bonne chose.
    Sinon, elle ne se serait pas réveillée. Cette petite voix dans sa tête, qu’il n’avait pas entendue depuis si longtemps. Il aurait dû se douter que c’était un rêve. C’était trop beau pour être vrai, cette tranquillité d’esprit depuis quelques mois. Avant, il avait eu des hauts et des bas, et puis une période de calme, mais…
    Aujourd’hui, il sentait cette idée qui tournait à l’obsession revenir à la charge, en force. Le jeune homme secoua la tête, inspira à fond et retint son souffle comme pour l’étouffer dans sa gorge. Résister. Penser à autre chose. Son regard glissa sur le côté, et s’arrêta sur sa main gauche.
    A plat sur un manche long, très long, rattaché à trois dents de métal aux arêtes acérées, qui pointait hors d'un sac brun posé à même le sol.
    Non, ça n’allait pas être aussi simple.
    L'amnésique s'appuya sur une main menottée pour se remettre sur ses pieds, foulant la terre poudreuse de ses baskets délacées et utilisant le trident comme soutien supplémentaire. Une fois debout, il jeta un regard circulaire. Un cimetière. Génial. Ralph grinça des dents, regardant tout autour de lui sans s'apercevoir qu'à son insu, sa main restait cramponnée au manche de son arme. Comme s'il était désormais impossible de s'en passer - au fond, il devait bien y avoir quelque chose d'écrit quelque part.

    Donc, un cimetière. Un tatouage dans le creux du poignet, là où sa menotte de fer venait parfois lui dessiner un bracelet enflammé. Ralph serra le poing. Il n'aimait pas qu'on se foute de lui. Et il n'aimait pas qu'on ait réveillé cette voix dans sa tête.
    Non, il n'était vraiment. Pas. Content. Du tout.



Ralph is Angry 8D You can runn
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MessageSujet: Re: You can come, now, we're awake.   Mar 30 Oct 2012 - 23:57

Ce qui était agaçant avec cette créature à longues oreilles, c'était son incessante manie à disparaître avant qu'il puisse lui porter un seul coup. Son épée tranchait toujours l'air et plus que ses moqueries puériles, c'était ça qui le mettait en colère. Ainsi il savait qu'une énième fois elle allait choisir de reparaître hors de portée: Il s'y était attendu. Avait cherché à anticiper sa prochaine cachette.
Et n'avait pas eu le temps d'esquisser le moindre geste. L'obscurité l'avait avalé avec pour dernier son la voix désagréable de Selenda.

Antoine jura silencieusement sur sa malchance. Si encore il avait atterri dans le parc, sur l'herbe rassurante et confortable, il aurait pu relativiser sa situation. Mais non, il fallait qu'il se réveille entouré de pierres tombales, en compagnie de personnes qui avaient de toute évidence elles aussi plongé dans un rêve froid et inattendu. Il se redressa rapidement, prit appui sur une tombe brisée mais encore debout. Il s'en doutait mais s'en assura par acquis de conscience; Son épée n'était plus à sa ceinture.
Évidemment. Pas de Selenda à l'horizon non plus.

Même si le jeune homme aux cheveux blonds savait que ce n'était pas de sa faute, mais celle des visiteurs impromptus qui avaient envahis l'espace d'un cauchemar leur esprit, il ne pouvait s'empêcher de lui en vouloir. C'était plus simple de reporter sa colère sur une personne matérielle et dont on connaissait le visage. D'un mouvement désinvolte uniquement en apparence, Antoine se saisit du sac qui reposait à ses pieds, et en sortit une lame de rasoir. Il leva au ciel des yeux bruns excédés.

Comment était-il censé survivre avec une lame de rasoir ? Il aurait mille fois préféré qu'on lui laisse son épée. Au moins, cet instrument coupait; C'était déjà ça. Il releva ensuite sa manche pour découvrir son tatouage, qu'il cacha à nouveau soigneusement. Mort à tous ceux qui n'avaient pas le même que lui, c'était ça ?
Il se tourna vers ses compagnons d'infortune, qui se remettaient peu à peu sur pieds. Rien ne lui disait qu'ils étaient dans son camp. Méfiance. Mais Antoine était inquiet malgré son apparente impassibilité. Dans ce jeu morbide dont ils étaient les pions forcés, il n'aurait pas même fait confiance à ses amis.

Sa lame en main, quoi qu'il prenait garde à ne pas se couper, il laissa s'échapper un petit rire.
Mais je n'ai jamais tué, moi.

Devait-il crier, s'enfuir, courir à en perdre haleine ? Quelle utilité cela aurait-il eu ?
Son regard glissa sur un garçon, une sorte de trident à la main. Il fronça les sourcils, ne s'attarda pas plus sur cette image.

Il allait falloir être prudent pour ne pas se faire avoir. Il y avait plus dangereux qu'une lame de rasoir dans le paysage.

{HERE COMES PEDOBEAR}
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MessageSujet: Re: You can come, now, we're awake.   Mer 31 Oct 2012 - 12:34

    Son dos restait collé à la pierre, froide malgré les rayons du soleil qui la martelaient presque à la verticale. L'ombre qui en résultait était à peine assez étendue pour couvrir son corps jusqu'aux genoux, qu'elle tenait serrés contre elle entre ses bras, et plus près encore, le sac de toile brune qui lui irritait la peau. Elle était assise à même la terre, entourée de mausolées, cherchant à se fondre dans leur multitude, le coeur battant à tout rompre jusqu'à ses mains tremblantes. La tête rentrée dans les épaules, écoutant d'une intensité douloureuse ce qui pourrait s'approcher - un bruit de pas, un choc, un cri, n'importe quoi.

    Elle était vite retombée, cette excitation première. Un jeu, n'est-ce pas ? Ça avait semblé drôle, au premier abord. Comme dans un des jeux vidéos auxquels elle jouait parfois avec Maeva à l'époque, où il fallait tuer le plus d'ennemis possible. Et la présence de cette arme, tangible, solide dans son sac n'avait été qu'un facteur d'émerveillement de plus : c'était drôle, ça faisait vrai, c'était ce que tout adolescent aurait jamais rêvé. Une chasse grandeur nature. Et puis, alors qu'elle avait essayé de se servir de cet espèce de bâton double et se l'était pris deux fois dans la figure, Claris avait relevé les yeux, et elle avait vu, quelques rangées plus loin, quelques silhouettes se redresser.
    Et à ce moment-là, seulement, le froid avait envahi sa cage thoracique. Une peur, terrible - celle d'un cauchemar qui se réalise, celle de l'inimaginable qu'on vous envoie à la figure. Quelque chose lui avait hurlé de se baisser. Ne reste pas là ; cache-toi. Cache-toi ou tu vas mourir.

    Elle s'était cachée. Derrière cette pierre tombale d'une rigidité de glace, recroquevillée sur elle-même. Ses épaules tremblaient. Et elle cherchait à sourire. C'était vraiment bête, quand même, avoir peur comme ça. Elle aurait dû prendre l'avantage - dans les jeux, c'était toujours comme ça que ça marchait. Celui qui se planquait se faisait tirer dessus très vite ; parce que c'était un jeu, n'est-ce pas ? Ça ne pouvait pas être vrai. On ne pouvait pas essayer de s’entre tuer, comme ça. C'était une blague, une plaisanterie destinée à les amuser, tous, à les tirer de leur ennui. On ne pouvait pas tuer des gens juste parce que quelqu'un l'ordonnait. On ne pouvait - non, elle refusait, elle n'arrivait pas à envisager la proximité du danger. Malgré tout, quelque part en elle, on le lui répétait sans cesse. Ne bouge pas. Ne bouge surtout pas. Le nom de son frère soufflé à voix basse, son image mille fois invoquée comme pour imaginer qu'il était là pour la serrer dans ses bras. Resserrée autour de cette image, et autour de sa peur.
    La fillette ouvrit son poignet tremblant, dévoila la marque à l'encre noire ; la frotta comme pour l'arracher, ravala un hoquet annonciateur de sanglot.
    Ça ne servait à rien de pleurer. Puisque ça ne pouvait pas être vrai. C'était pas possible. Juste pas possible.
    Si quelqu'un m'entend, s'il vous plaît, venez me chercher.



Oui bon en fait je vais la mettre dans ce topic-là. Parce que c'est petit, un cimetière, hein. Pis comme ça je fais un cadeau à pedobear *sort*


Dernière édition par Claris Linden le Jeu 1 Nov 2012 - 12:50, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: You can come, now, we're awake.   Mer 31 Oct 2012 - 23:33

Chapitre XIl faut croire que la faim fait des ravages. Je n'aurais jamais cru qu'un jour je m'évanouirais d'inanition, après tout ce que j'ai vécu. Ou peut-être est-ce l'atmosphère de ce lieu si particulier qui m'a rendu si faible ? Je ne le saurais sans doute pas de sitôt, alors mieux vaut ouvrir les yeux. En fait, ça ne change rien, il fait sombre. Je n'y vois rien, et me rends compte que j'ai une espèce de pull en laine sur le visage. Je le dégage, et apprécié la faible luminosité que je peux percevoir.

Je ne le lève pas. J'entends de faibles bruits qui viennent des alentours, et je ne sais pas ce qu'il se passe. En tout cas, je ne suis plus dans le manoir. Ces changements de lieux vont me rendre folle. Mais c'est toujours mieux que d'affronter les horreurs de mon passé. Je pose ma main au sol et tombe sur quelque chose de particulier. Je tourne la tête et mes yeux confirment ce que les doigts supposaient : un revolver. Un six-coups pour être exacte. Bah, il ne vaut pas mon fidèle... Une minute... Ma sangle ! Bon, je n'ai plus mon fusil d'assaut... Je crois qu'il va y a voir du sang qui va couler... Je respire un bon coup et attrape le six-coups et vérifie la barillet -plein, heureusement-, et c'est là que je le vois : un tatouage. Légèrement différent du mien, qui entoure tout mon bras droit, et celui-ci se cache dans l'enchevêtrement d'encre de mon tatouage original. On dirait une lettre...

En parlant de lettre... Un bout de papier se trouvait sous le revolver. Je l'attrape et le déplie et en lis le contenu. D'accord... Mais ça ne m'avance pas plus. Tuer des gens ? Pas de problèmes, mais avec un six-coups à la con, je fais quoi ? J'peux en tuer que six au maximum... Et encore, j'ai beau être une tireuse d'élites, sans moyen de viser avec précision, je ne sais même pas si j'arriverai à toucher quelqu'un... J'entends des bruits de pas. Tiens, y'a quelqu'un qui bouge. Je glisse la tête sur le côté de la pierre contre laquelle je suis adossée pour me rendre compte de la situation, et je me rends compte de ma position : un cimetière. Je vais devoir massacrer des gens dans un cimetière ? Plutôt paradoxal... Ou bien trouvé, j'hésite. En attendant,je dois éviter de montrer mon tatouage, et j'ai de la chance dans cette histoire : il se camoufle dans le mien. Et j'ai une arme qui me corresponds plutôt bien. Contrairement à cet homme qui semble n'avoir aucune arme.

Je n'arrive pas à distinguer son tatouage. Et puis d'abord, pourquoi j'obéirais à cette personne ? Je ne la connais pas, et elle me donne des ordres, comme ça ? Déjà que j'ai jamais supporté les ordres des Survivants, alors là... Je devrais plutôt de tenter de comprendre ce qu'il se passe. Mais si je m'avance vers lui, est-ce qu'il ne va pas essayer de me tuer ? J'ignore quelle est sa lettre, et... De toute façon, il ne semble pas avoir d'armes... Je reste tout de même prudente et décide de tâter le terrain en envoyant un caillou vers un côté des tombes. J'espère juste que le bruit va l'attirer et pas le rendre complètement fou, il me fait un peu peur quand même...

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MessageSujet: Re: You can come, now, we're awake.   Jeu 1 Nov 2012 - 5:52

Yeux clos, paupières plus fermement scellées que ce qu'un sommeil normal induirait, la respiration trop erratique pour un dormeur, Kélian s'efforçait de garder l'esprit vide. Vide de sons, vide de pensées ; vide de tout. Il voulait juste laisser la lumière à l’extérieur, inspirer et expirer calmement, essayer d'oublier.
Il était réveillé depuis plusieurs minutes déjà mais, immobile, il feignait l'inconscience. C'était bien plus facile comme ça.
Il y eut du bruit, plus loin, et il devina que d'autres avaient du se lever. Réveillés eux aussi ; apeurés, sûrement. Il pouvait les imaginer en train de se redresser, de chercher autour d'eux, de tenter de comprendre. C'était facile à se figurer, ce genre de réactions. Tout le monde avait les mêmes. Lui y compris.
Une autre personne bougea et lui, yeux clos, se jugea chanceux de ne pas être juste à côté d'eux. A moins de ne vraiment s'approcher, personne ne verrait qu'il faisait semblant. De loin il devait avoir l'air endormi, peut-être même mort : personne ne chercherait plus loin. Il pouvait tout aussi bien rester là, ne regarder ni son poignet ni le sac qu'il sentait contre son bras droit. Continuer à attendre, encore, ne rien faire d'autre. Espérer, à la limite.
Lâche ; comme toujours.
Ses yeux mirent un court moment à s'habituer à la lumière.
Il avait mal au dos, de toute façon.
Un courant d'air froid chatouilla ses narines – et, sans un bruit, sans faire le moindre mouvement, il tenta de retrouver dans sa mémoire ce que cet endroit lui rappelait. Encore quelques secondes de vide et il se serait cru chez lui, au réveil d'une énième insomnie : mais sitôt que l'engourdissement s'estompa, ses dernières illusions ne furent plus qu'un lointain souvenir. Les contours glauques du cimetière, le pensionnat – et même la tombe qui rentrait désagréablement dans son dos, tout les éléments s'imbriquèrent les uns dans les autres comme les pièces d'un mauvais puzzle.
Un autre bruit et une nouvelle personne debout. Il jeta un coup d’œil en biais à son poignet, frotta doucement son bras contre la pierre rêche de la sépulture pour remonter sa manche. Son geste se termina en un soufflement agacé.
Jusque là, son déni de la situation battait des records. Chapeau bas.
Le plus discrètement possible – pour n'alerter personne – il posa ses paumes au sol et s'empara du sac à sa droite. Le couteau glissa contre la terre brune, luisant et affûté. Un couteau, du sang. Un couteau.
Un haut le cœur.
S'ils croyaient qu'il allait poignarder qui que ce soit avec ce truc, ils...
Par mesure de précaution, il le ramassa tout de même. Au cas où. Après une brève réflexion il décida de le garder en main, à moitié caché sous la manche longue de sa chemise noire. Abandonnant là son sac, il partit à quatre pattes dans le sens opposé aux silhouettes qui se découpaient dans son champ de vision. Pas le temps de songer à son image – là, il s'agissait de se mettre à l'abri et de trouver une solution. Hormis 'tuer tous ceux qui ont un tatouage différent du sien'. Ça, c'était définitivement hors de question. Qu'ils crèvent eux si ça les chantait ; lui, il avait d'autres projets d'avenir. Obéir à des cinglés n'en faisait pas parti.
Tant qu'il pouvait s'accrocher à cette idée, il le ferait. Ce semblant d'indépendance, aussi maigre soit-il, l'aidait à tenir la peur à distance. S'il restait calme et réfléchissait, il finirait bien par trouver une solution. En attendant, il -

« Putain ! »

Il aurait voulu alerter tout le cimetière qu'il n'aurait pas crié plus fort. La pierre qu'il venait de s'enfoncer dans la paume de sa main droite, taillée en pointe, avait bien failli traverser la peau.
Pour le tact et la discrétion, il repasserait.
Mais là, accroupi derrière la tombe d'un illustre inconnu, le souffle coupé, il n'en avait pas grand chose à faire. Les paroles résonnaient encore dans sa tête, l'empêchaient de penser correctement. Tuer, tuer, tuer... Ça n'avait aucun sens. Aucun. Ou trop, peut-être.
Quoi qu'il en soit, l'important était de ne pas se faire tuer. De faire gagner son équipe, c'est ça ? Donc personne ne le tuerait à vue. On ne tue pas un allié. S'il continuait à faire autant de bruit, il y avait tout intérêt à ce que cette règle soit valable. Dans le doute, on ne tue pas.
On ne tue pas qui ce soit, merde !
Allez. Reprends-toi. Respire ; un, deux, trois. Il faut faire quelque chose, là. Vite.

{ PEDOBEAR CASSE TOUT. J'arrive pas à ne pas rire en le voyant. 8DDD Et wtf j'ai fait long. }



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« A green light, unkind ; nowhere to go on a one track mind. It's a break down at the wrong time - I'm catching up, but I'm still behind. We did it right, we did it right for some time ; but I looked up, and you were gone. We did it right, we did it right for some time - I couldn't give you what you want. Cause you just want to take a faster ride ; lower lows, higher highs. Get it, get it, go until you get it right - and I hope you find it. »

So welcome to the quiet before the storm hits :
 
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MessageSujet: Re: You can come, now, we're awake.   Jeu 1 Nov 2012 - 12:36

    Et alors ? Appuyé sur la hampe de son arme, Ralph observa les autres pensionnaires se relever, les uns après les autres. Pas très loin, un homme qui semblait désarmé, à droite, une fille avec un flingue à la main. Son regard passa de l'un à l'autre, et soudain, c'était un peu comme si il avait pu toucher leur sang du bout des doigts. Des doigts qui pianotèrent sur le manche du trident comme sur les touches d'un piano ; celui du salon. Ralph eut une vision de Cahier, assis face à l'instrument, et qui chantait. Confusion. Le plus vulnérable ? La carotide la plus exposée ? Le jeune homme sentit les battements de son coeur faire remonter le sang dans ses poignets, quelque chose ricaner, quelque part, sans aucune manifestation de la nausée qui l'accompagnait habituellement.
    Il réalisa que c'était uniquement cette sensation d'engourdissement sur laquelle il avait plusieurs fois grogné, cette routine familière, cette sécurité relative, ce manque de stimulation, qui l'avait conservé en bonne santé mentale. Il y avait quelque chose qui s'effritait depuis qu'il s'était réveillé là. La colère qui reprenait le dessus, les barrières qui s'écroulaient, et puis un besoin impérieux de reporter tout le négatif sur autre chose que lui-même, soudain. La peur. La colère, la rancoeur, la frustration. Autant de facteurs qui contribuaient à faire place nette dans son esprit, à peindre en blanc toute sa raison, à l'étouffer. Et en fait, il ne restait plus qu'une chose après cela : l'idée, obsédante, de refermer une main sur une gorge à la broyer, de déchirer la chair palpitante d'un être vivant, de faire hurler quelqu'un, n'importe qui.
    Et en fait, c'était cette seule pensée qui ranimait quelque chose dans corps engourdi, ensommeillé, hébété ; la seule qui réussissait, depuis longtemps, à lui tirer un semblant de sourire, de plaisir, d'excitation. Le plaisir prédateur ; un sentiment bestial.
    Ralph réprima un mouvement de recul, faillit lâcher son arme. T'es vraiment con. T'es rien d'autre qu'un putain de connard, Ralph, merde réveille-toi. Tuer quelqu'un, toi ? C'est quoi ton problème, hein ? Elle vient d'où, cette idée, d'une foutue voix dans ta tête ? C'est vraiment n'importe quoi. Comme si on pouvait tuer quelqu'un comme ça. Tu ferais mieux de te tirer vite fait, comme n'importe qui de normalement constitué l'aurait déjà fait. Mettre tes jambes en marche, les orienter dans le sens inverse, et pas en direction des autres. Comme si t'allais obéir comme un petit chiot docile. Comme si...
    Tu t’es échappé de chez les flics, ou quoi ? Mais si t’as carrément tout zappé… La grande classe, hein, Jason ? Tu peux te la couler douce ici.
    Super. John qui se ramenait dans sa tête, maintenant ; après le piano désaccordé qui jouait à l'envers, c'était vraiment la cerise. Ta gueule, putain. Si seulement ça pouvait arrêter de ricaner autour de lui, si seulement il fermait sa gueule et que cette crétine de menotte arrêtait de cliqueter un moment, peut-être qu'il pourrait se concentrer. Se concentrer et chasser les fantômes. Ne pas avoir l'impression qu'il lui poussait des crocs uniquement faits pour déchirer et ne plus voir un torrent de sang lui éclabousser les pompes.
    Et dire qu'il se croyait malade comme un chien les soirs où il se faisait engueuler par ses colocs parce qu'il devait encore dégueuler dans la salle de bain. T'as rien pigé, mon grand, t'es pas malade, t'es juste taré.
    Un bruit perça les bourdonnements gluants qui lui emplissaient les oreilles. Une pierre qui roule. Un cri. Ralph releva la tête brusquement, la lame siffla sans qu'il ait rien demandé, tranchant une belle portion d'air sans aucune utilité. C'était la fille. Qu'est-ce qu'ils voulaient, ces débiles, hein ? A rester là comme ça, ils allaient se faire buter. Vraiment.

      « Tire-toi. » Son murmure était rauque.

    Ralph plaqua une main sur son oeil droit, chancela. Fixa la fille d'un regard anormalement brillant. Pensionnat de merde. Réveiller ça comme ça, juste pour un petit plan sadique... Rien à foutre. Il en avait rien à foutre.

      « Tire-toi ou je te bute. »

    Et sa voix, plus forte, ne tremblait plus. L'instinct ; est-ce que l'instinct peut pousser quelqu'un à ça ? S'en prendre aux autres sur la seule base d'un ordre stupide dont il n'avait rien à faire, pour la seule raison qu'il avait réussi à mettre le feu à une poche de folie quelque part dans sa tête ?
    T’es vraiment un serial-killer, Jason. Je suis sûr que tu m’as tué.
    La ferme, John. C'était même plus un jeu. Juste que brusquement, il avait envie de la voir mourir, cette fille. Et la voir mourir de ses mains.
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MessageSujet: Re: You can come, now, we're awake.   Jeu 1 Nov 2012 - 14:52

    Claris essayait désespérément, futilement peut-être aussi, de se rassurer. De calmer les battements de son coeur, de se calmer, pour pouvoir sortir de sa cachette et bondir devant les pensionnaires en leur criant "BOUH !". Rire en réalisant que ce n'était qu'un petit jeu gentil entre camarades, et entamer une partie en toute innocence. C'était ça qui manquait à la situation, de l'innocence. La fillette la sentait filer à toute vitesse hors de ses mains, et elle avait beau essayer de la retenir, ses doigts n'agrippaient que la vieille toile rêche du sac qu'elle serrait contre elle. L'embout en métal de l'objet qu'elle y tenait enfermé lui meurtrissait les côtes ; mais elle ne desserrait pas sa prise, parce que si elle relâchait un tant soi peu de pression, les larmes allaient déborder. Claris les sentait, à la frontière de ses paupières, prêtes à l'étouffer en irrépressibles sanglots. Elle était terrorisée, et toutes les bonnes excuses du monde ne réussissaient pas à éteindre cette conviction affreuse, que tout était vrai. Cependant, en dépit de cette certitude, Claris n'arrivait pas à admettre que désormais, il allait falloir tuer ou être tué.
    Parce que peu importe la situation, elle ne pouvait pas faire du mal à qui que ce soit. Elle ne pouvait même pas envisager cette possibilité ; tuer n'entrait dans son vocabulaire que dans un contexte de roman ou de jeu vidéo. Elle était une petite fille protégée, choyée, qui n'avait jamais eu affaire à la moindre violence ; elle n'avait même jamais participé aux jeux de guerre des garçons turbulents de son dortoir. Provoquer une blessure chez autrui, même indirectement, la remplissait de culpabilité, alors imaginer ôter la vie ? C'était juste inenvisageable. Impensable. Inim...

      « Putain ! »

    Le coeur de la fillette fit un bond incroyable dans sa poitrine ; elle en eu presque mal, et se recroquevilla encore plus sur elle-même - si c'était possible - comme si l'exclamation l'avait heurtée physiquement. Comme les tremblements de son corps étaient plus nettement perceptibles, bien loin de s'apaiser, lorsqu'elle se roulait en boule ainsi ! Elle aurait pu imaginer un semblant de sécurité à agir ainsi, se confondre entre les pierres par exemple, devenir une pierre même, et que personne ne la voie. C'était peine perdue, bien sûr. Il fallait qu'elle sache ce qui se passait autour d'elle, où elle allait être surprise.
    Elle allait être surprise de toute façon. Le prochain évènement la tuerait sur place de terreur, à cette allure-là. Mais elle devait savoir tout de même.
    Lentement, presque timidement - un oisillon apeuré - Claris sortit la tête de ses bras, se força à les desserrer. Elle se sentit moins oppressée, plus libre, mais aussi plus vulnérable, lorsqu'elle regarda autour d'elle pour tenter de comprendre ce qui se passait. Devant, personne. Elle savait que les autres étaient derrière. Elle entendait des éclats de voix. Doucement, la fillette tourna la tête et jeta un regard au-delà de la tombe derrière laquelle elle était cachée ; et elle aperçut, dissimulé tout comme elle, le jeune homme en blanc et noir. Et son coeur fit un nouveau bond. C'était Kélian.
    Une vague de soulagement la submergea aussitôt. Tout aussi rassurante que si elle s'était retrouvée face à son frère lui-même, ou à un robot géant pour la protéger. Kélian était son ami - même si il était souvent - très souvent - trop souvent - méchant avec elle. Dans sa conception du monde, Kélian était le grand frère qu'on importune sans cesse, qui est toujours de mauvaise humeur, agressif et a un caractère insupportable, mais qui a bon fond. Dans sa petite tête, on ne pouvait pas faire du mal à Kélian ; Kélian était fort. Et même si elle ne cessait de l'embêter, même si il n'arrêtait pas de lui râler dessus, elle ne l'en admirait pas moins, comme une petite fille peut idolâtrer un aîné. Kélian était un peu comme un super-héros.
    Les enfants en ont de bonnes, des fois. La naïveté a du bon, quand elle permet de se raccrocher à un repère en apparence inébranlable.
    Mais Claris se rendit vite compte que malgré la présence du jeune homme, sa peur refusait de disparaître. Et aussi, qu'à partir du moment où elle l'avait vu et avait amorcé un geste dans sa direction, cette étrange force impérieuse qui semblait tenter par tous les moyens possibles de la garder en vie depuis une demi-heure s'était remise à crier dans sa tête, lui assénant un ordre par vagues successives. Ne bouge pas. Ne dis rien. Ne fais confiance à personne. Ne bouge pas.
    Claris ne bougea pas de sa position. Mais elle ne pouvait pas accorder de crédit à la méfiance qu'on lui demandait d'entretenir. C'était Kélian. Ils étaient amis, non ? Ou du moins, même si elle n'arrêtait pas de l'embêter, il ne lui ferait pas de mal ; c'était sûr. Sûr et certain.
    La fillette ne bougea pas, mais lorsqu'un bref instant elle vit le regard gris du jeune homme se tourner dans sa direction, elle leva doucement une main, comme timidement, et lui adressa un petit signe muet. Égarée ; les larmes aux yeux, essayant de rester courageuse, mais presque implorante. Un oisillon beaucoup trop près des renards.



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MessageSujet: Re: You can come, now, we're awake.   Jeu 1 Nov 2012 - 15:56

Antoine avait tourné la tête par réflexe; un bruit léger, pas inquiétant, comme celui d'une pierre qui roulerait sur le sol. Il aurait certainement avancé dans la direction du bruit si une injure sonore n'avait pas résonné au même moment, lui coupant toute réflexion. Ses yeux se reposèrent par hasard sur le garçon au trident, et il vit que celui-ci regardait dans leur direction – à lui et une fille qu'il apercevait maintenant près d'une tombe. Sûrement celle qui avait lancé la pierre. Il chercha vainement d'où avait pu provenir le cri pour finalement abandonner; Il n'arrivait pas à se concentrer suffisamment pour ça. La lame de rasoir, dans sa main, ne le rassurait pas plus que ça.
Évidemment, quand on savait que d'autres avaient des tridents, et assurément d'autres armes plus dangereuses, il y avait de quoi ne pas se sentir en sécurité. Bête question d'honneur, de fierté, Antoine s'appliquait cependant à ne pas le montrer. Si on voulait jouer avec lui, qu'on joue avec lui. Avec ses nerfs, avec son cœur s'ils voulaient, ça n'avait pas d'importance.

Mais ils ne tireraient pas de lui autre chose que ce visage souriant à moitié moqueur et moitié désabusé. C'était stupide, il s'en rendait compte. Le type, là, pas si loin de lui, n'avait pas l'air de bien aller du tout. Il chancelait, s'agitait. Il semblait à Antoine l'avoir déjà croisé, mais il ne parvenait pas à mettre un nom sur cette silhouette à l'allure pourtant peu commune. Fuis, dégage, parce que lui il ne va pas hésiter à se servir de son espèce de trident. Et un trident en pleine poitrine, ça va faire pire que mal.
Même si l'ordre ne s'adressait pas à lui, Antoine avisa une retraite à travers le cimetière et les pierres tombales. Il fallait qu'il s'en aille. Pour aller où ? Lui demanda une voix inquiète dans sa tête. Dans la forêt, là où ne voit pas ce qui s'approche de nous ? Dans le parc, à découvert ? Antoine s'empêcha de grimacer.

Il n'y avait littéralement nulle part où aller, nulle part où se cacher indéfiniment. L'idée de courir le répugnait car courir signifiait à ses yeux donner la permission à un potentiel adversaire de commencer la traque. Sa main rencontra une pierre tombale fêlée mais solide, juste derrière lui.

Il releva ses yeux bruns. Sourit. Même sans épée je suis agile, je peux m'enfuir, survivre, ça va aller.
Il ne savait même pas qui participait à cette drôle de chasse à l'homme.
Doucement, l'air de rien, il battit en retraite, sans jamais quitter toutefois des yeux la fille et le garçon au trident. En arrière, de biais, mais jamais leur tourner le dos. Il ne pensait pas à ceux qui pouvaient se trouver derrière lui. Sinon il n'aurait plus bougé du tout. Quoi qu'il puisse y avoir derrière toi, ce qu'il y a devant toi est pire. C'était ce dont il essayait de se persuader.

Il s'arrêta surpris quand il dépassa une tombe derrière laquelle se cachait un jeune homme habillé en noir. Il fronça les sourcils, l'air étonné malgré lui. Ah ça, il ne s'y était pas attendu.
Et il n'avait pas remarqué qu'il y avait encore quelqu'un d'autre plus loin.

« Je ne suis pas persuadé que ce soit une bonne idée de se cacher là. » Fit-il remarquer. Il ne savait pas pourquoi il avait parlé.

Il ne le connaissait même pas. Il serrait nerveusement sa lame dans sa main. Non, il ne pouvait pas tuer comme ça.

La comédie a des limites.

{Je vous fais cadeau de Pedobeaaaar appréciez moi.}
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MessageSujet: Re: You can come, now, we're awake.   Ven 2 Nov 2012 - 15:17

Du calme. Du calme. Pour l'instant tout allait bien. Il était à couvert et armé : il pouvait se défendre si besoin est. Tant que personne ne lui sautait dessus pour l'égorger il n'aurait pas à lever son arme ; rien ne le forçait à attaquer qui que ce soit. Il avait encore le contrôle sur ses mains, ses bras, ses jambes – allait où il voulait, faisait ce que bon lui semblait. S'il ne voulait pas obéir, rien ne l'y forcerait. Rien.
Mais peu importe ce qu'il choisirait de faire, les conséquences l'attendraient au tournant. La mort en personne, si tous les autres ne tombaient pas avant lui. Parce que d'autres tueraient à sa place s'il refusait de le faire – d'autres le tueraient, s'il refusait de s'y résoudre.
Caché ou non, armé ou non, sa vie était en danger. Il fallait réagir. Bouger. Fais quelque chose, aller ! Il ne pouvait pas rester prostré contre cette tombe jusqu'à ce que quelqu'un ne décide de légitimer sa présence ici – il devait bouger. Regarder les murs ne servait à rien : il fallait les franchir.
Sa main droite, moite, passa sur son visage dans une vaine tentative pour calmer le rythme erratique de son cœur.Il fallait juste qu'il rationalise, qu'il accepte les faits – tuer ou être tué – et qu'il réussisse à bouger d'ici. Trouver de l'aide, s'éloigner des cinglés qui parlaient dans son dos, se...
… Claris ?
Il cligna des yeux, hébété ; cru avoir rêvé. Mais cette silhouette menue qu'il apercevait un peu plus loin à l'abri d'une tombe, aussi fort put-il l’espérer, ne disparut pas. Elle était toujours là, tournée vers lui, bien réelle et, peut-être pour la première fois de de sa vie, discrète. Claris.
Mais bien sûr, Claris ! Et pourquoi pas Vinny ou Heather ? Histoire que ça devienne vraiment amusant – un vrai challenge pour les psychopathes et tueurs aguerris ! Courser des gamins et des idiotes à talons hauts. Donner des armes à des enfants et...
Evidemment. N'importe qui pouvait être là. N'importe qui.
N'importe qui pouvait le tuer et il devait tuer n'importe qui. Sans s'occuper de leur visage, de leur nom : juste de la marque inscrite sur leur poignet. Juste de ça.

« Je ne suis pas persuadé que ce soit une bonne idée de se cacher là. »

Un brusque mouvement de recul, son épaule qui heurte le bord de la tombe ; Claris, en périphérie, qu'il refuse de sortir de son champ de vision.
Ceux qui n'arborent pas cette marque...
Il leva son poignet gauche, couteau pointé vers son agresseur. Blond, plutôt grand. Vaguement familier, sans qu'il puisse mettre de nom sur ce visage pour autant. Ça aurait pu être n'importe qui et il était trop pressé pour vouloir faire un effort de mémoire.

« Approche. Pas. »

Il détacha ses mots calmement, avec une froideur censée donner envie à l'autre de partir en courant.
Un coup d’œil sur le côté. Combien de temps tiendrait-elle, livrée à elle-même avec ce genre d'ordres en tête ?
Ridicule. Son couteau tremblait beaucoup trop.

« Tu... » Il resta un moment sans rien dire, indécis ; évidemment, il fallait que sa marque soit sur le poignet gauche. Il ne savait vraiment pas comme il allait pouvoir la cacher s'il devait toujours la lever comme ça. « Et tu crois que rester debout c'est une meilleure idée, hein ? NON. »

Il chuchotait ; incapable de lever la voix plus que ça. Ce type n'avait pas l'air de vouloir le tuer mais ça ne voulait rien dire, malheureusement. Rien du tout. Et Claris qui...
Son bras retomba le long de son corps. Ridicule, c'était ridicule. Tristement... ridicule.



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« A green light, unkind ; nowhere to go on a one track mind. It's a break down at the wrong time - I'm catching up, but I'm still behind. We did it right, we did it right for some time ; but I looked up, and you were gone. We did it right, we did it right for some time - I couldn't give you what you want. Cause you just want to take a faster ride ; lower lows, higher highs. Get it, get it, go until you get it right - and I hope you find it. »

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MessageSujet: Re: You can come, now, we're awake.   Ven 2 Nov 2012 - 16:11

Chapitre XMon caillou a fait réagir les gens alentours. J'avais pas prévu qu'il y ai d'autres personnes, et là, y'en a une que j'avais pas vu du tout qui semble assez mal en point. Le caillou a eu l'effet d'un interrupteur sur lui, et le voilà qui semble criser. Ma main se resserre sur la crosse du six-coup lorsqu'une voix glaciale retentit. Plus qu'un ordre, c'était une sommation. Etait-ce pour moi ou pour l'autre aux cheveux blonds ? La suite de la phrase de cet homme est assez lourde de sens. Celui où celle à qui il s'adressait était une proie potentielle, peu lui importait le camp. Moi qui voulait tenter de faire des alliances, si tous les participants de cette mascarade sont ainsi, je crois que je suis plutôt mal barré. Du coin de l'oeil, je vois l'autre blond qui m'a aperçue et qui a fait un petit demi-tour sans demander son reste. Pour ma part, je suis dissimulée... Enfin, j'espère... Non parce que ce mec qui vient de partir était assez bien caché, donc l'autre pouvait avoir du mal à s'adresser à lui. Donc à moi ? Je n'ose pas me retourner pour voir,ça pourrait dégénérer.

L'avantage, cependant, c'est qu'il a lancé une espèce de prévention. S'il avait voulu me tuer immédiatement, il ne m'aurais pas dit de quitter les lieux. Seulement, la question se pose : où aller, et que faire ? Je sais qu'il y a le blond que j'ai vu, et j'ai cru entendre une voix au moment où j'ai lancé le caillou... Donc d'autres gens sont dans ce cimetière, mais j'ignore totalement leurs intérêts et leurs motivations. Je connais certaines personnes qui prendraient un pied total dans ce genre de situation : ils buteraient tout le monde. Peu importe les camps. Et si je tombais sur des gens de ce genre ? Ah, en fait, je crois que c'est déjà fait. Le fou avec son trident... Bon, tant que je me tiens à distance, je suis en sécurité. Euh... Ca se lance un trident... Est-ce que ça en est plus efficace ? Non parce que moi, à part les armes à feu... Bon, déjà, je crois que je vais mettre du large entre lui et moi. Je ramasse le pistolet et le glisse entre ma ceinture et mon short, et je lui adresse un petit regard. Pas de peur, pas de défi. Juste une interrogation muette sur ses intentions, et j'espère qu'à notre prochaine rencontre, s'il y en a une, il me répondra de manière franche. A ce moment-là, je serais préparée et prudente. Note pour l'avenir : garder une balle en réserve pour le cas où je tombe face à lui, si jamais...

Je m'enfonce entre les arbres en restant à proximité des tombes. Je profite juste de la pénombre des arbres pour me dissimuler et tenter de comprendre. Comprendre quel est ce lieu où tout semble fou, du manoir à cet endroit et en passant par cet étrange individu. Je me glisse entre les troncs avec une certaine nostalgie en repensant au temps où je jouais au singe pour échapper aux Gorions... Je ferme les yeux quelques instants, histoire de me rappeler ce que je ressentais en ce temps-là. De la peur, de l'angoisse, de la crainte... Je les ressens à nouveau aujourd'hui, et on peut y ajouter de la douleur. Courir les yeux fermés dans une forêt, c'est s'exposer aux branches. Et j'm'en suis pris une de plein fouet. Je suis légèrement sonnée, et je lâche un juron plutôt sonore, avant de me rendre compte que j'entends des voix. Rien à voir avec celle de tout à l'heure, celles-ci sont plus... normales. Dois-je me risquer ? J'ai passé ma vie à survivre, et je dois recommencer alors que je croyais être enfin tranquille... Cependant, je suis sous le poids d'une menace fantôme, car le coup peut venir de partout et nulle part. Sauf qu'en restant seule, je crois que je finirais par rendre mon dernier soupir assez rapidement : il me faut comprendre ce qu'il se passe. Je risque. Je me relève et m'approche de l'endroit où j'ai entendu les voix. J'y retrouve mon ami blond qui s'était enfui, ainsi qu'un autre, qui le regarde. Il ne me faut pas plus d'informations pour le moment.

- On devrait commencer par se dire bonjour, non, malgré la situation... Alors Bonjour !

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MessageSujet: Re: You can come, now, we're awake.   Sam 3 Nov 2012 - 12:51

L’éveil était le plus difficile qu’elle avait connu – et pourtant, les lendemains de cuite, les gueules de bois et les esprits embrumés par les effluves d’herbe, elle connaissait. Un peu trop en ce moment, d’ailleurs… Ses doigts en avaient jauni et ses longs cheveux bruns s’emmêlaient dans un mélange improbable de mèches mal coiffées. Elle entrouvrit les yeux, discernant avec peine la lumière du jour. Sa main tâtonna autour d’elle, et elle s’arrêta sur une espèce de sac. Nova se retourna péniblement sur le côté, et rouvrit les yeux. Le sac était brun, et une batte de base-ball en sortait. Son poignet gauche, quant à lui, était souillé d’un tatouage noir.

« Putain… » murmura-t-elle, s’appuyant sans vergogne contre une stèle.

Elle essuya ses yeux emplis de sommeil, et attrapa la batte du bout des doigts. Bon. Elle se pencha un peu, laissant sa tête sortir de la protection de la stèle, et regarda aux alentours. Il y avait déjà tout un tas de gens, et ils semblaient assez hostiles – elle vit un fille jeter un caillou et un mec réagir de façon brutale. Pourquoi elle s’était pas fait des amis putain ??!! Elle n’en connaissait aucun. Donc aucun allié potentiel.
Elle soupira, et, son cœur s’emballant chaque seconde un peu plus à l’idée qu’on la voit, elle croisa les bras sur sa poitrine et chercha une solution à cette situation. Evidemment, elle n’en voyait qu’une – profite de l’occasion pour essayer de se barrer. Sauf que ce n’était pas en étant le gentil petit toutou des I qu’elle y arriverait, ça, c’était certain…

Décidée, elle se redressa et, le plus discrètement possible, s’enfuit du cimetière, les pieds boueux et le souffle court. Arrête la clope ma vieille…


_____________________________

Faites pas attention à moi, je ne faisais que passer ♥♥♥


Dernière édition par Nova Svanadóttir le Dim 4 Nov 2012 - 11:19, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: You can come, now, we're awake.   Sam 3 Nov 2012 - 23:39

« Approche. Pas. »

Couteau pointé vers lui.

Antoine aurait bien levé ses mains en signe d'assentiment, mais le contact de la lame contre sa peau l'en dissuada. Ce n'était peut-être pas la meilleure idée au monde de lui mettre son arme – même inconsciemment – sous la figure en retour pour lui prouver ses bonnes intentions. Car il avait en effet de bonnes intentions; Dans le sens où il ne comptait pas sauvagement l'égorger pour lui voler son arme et gagner la partie. Non, pour l'instant, Antoine avait comme dans l'idée de sortir intact de ce fichu cimetière. Il aviserait quoi faire ensuite, le tout était de survivre. S'il fallait tuer pour ça, il...

Il verrait. Soucieux de se concentrer sur autre chose que la mission qu'on lui avait confié, il observa plus attentivement le jeune homme toujours caché derrière la tombe. Il avait un tatouage sur la joue, bien visible; dangereux pour un jeu dans lequel on était marqué comme de vulgaires animaux. Antoine savait qu'il n'avait rien à voir avec tout ça, néanmoins, car cette silhouette toute en noir et blanc venait de lui revenir à l'esprit. Un ami de Selenda et d'Heather, dont le nom persistait à ne pas lui revenir. Pas quelqu'un qu'il connaissait vraiment, pas quelqu'un qu'il appréciait ou détestait. Personne, en somme. Le plus simple à abandonner ou sacrifier.

« Tu... Et tu crois que rester debout c'est une meilleure idée, hein ? NON. »

Le couteau qui tremblait retomba, ce qui fit sourire Antoine. Il avait beau ne pas avoir l'air aimable et froncer les sourcils, l'hésitation dans ses gestes trahissait sa peur. C'est bien, on est tous dans la même situation. Il était rassurant de savoir que l'on ne parlait pas à un tueur froid et sanguinaire, mais à une personne faite de chair et de sang, que tuer rebutait et que se faire tuer effrayait.
Il haussa les épaules, le plus calmement possible. S'agiter, s'agripper à tout ce qui passait en hurlant n'était pas l'attitude la plus intelligente à adopter. Si seulement il avait pu faire le clair dans sa tête... Il s'apprêtait à répondre à l'autre, faute de mieux, quand une troisième voix retentit près d'eux. Et il cru sérieusement que son cœur allait s'arrêter.

La fille de toute à l'heure – enfin, il le pensait – avait de toute évidence décidé de venir leur dire bonjour. Après son énorme sursaut, inutile de prétendre qu'il n'avait pas eu peur. Se dire bonjour, hein ? Se dire bonjour... Il passa une main excédée sur son visage. SÉRIEUSEMENT.

« Non, on ne devrait pas se dire bonjour, on devrait... »

Ses yeux s'ouvrirent sur une pensée oppressante. Il releva brusquement la tête, à la recherche du garçon armé du trident qui avait menacé la jeune fille plus tôt. Il était toujours là-bas, mais pour combien de temps ? Celui-là, il ne l'aimait vraiment pas. En plus d'avoir l'air mal, dangereux, il avait une arme contre laquelle il n'avait aucune chance. Il secoua la tête, fit un pas en arrière.

« Nous pourrons faire connaissance après. Là tout de suite, nous devrions plutôt nous retourner et nous enfuir le plus vite possible. »


Il ne leur faisait pas confiance. Mais au diable les tatouages et la raison pour l'instant. Il fallait s'en aller, tout de suite. Trouver un lieu plus sûr, s'éloigner de cet ennemi dangereux, ne pas vouloir rester cacher derrière une tombe.
Parce que tout ça, ce n'était qu'un faux sentiment de sécurité. Ça allait les tuer.
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MessageSujet: Re: You can come, now, we're awake.   Dim 4 Nov 2012 - 0:09

    Ralph resta un moment immobile, la main plaquée sur l'oeil droit, l'autre pupille fixement plantée sur la tombe derrière laquelle était planquée la fille qu'il avait entraperçue un peu plus tôt. Il distingua un rapide mouvement, un éclair rouge, et sut qu'elle avait obéi à son injonction sans hésiter. Il prit une inspiration plus profonde, tentant de ramener à la raison ce qui grondait de mécontentement dans sa poitrine. Le jeune homme blond s'était fait la malle lui aussi ; pas fou. Vu la façon dont l'amnésique tenait le trident, c'était plutôt une bonne idée, en effet.
    Ralph, avait du mal à respirer. Il lui devenait de plus en plus difficile de résister à cet accès de rage et d'engouement pour une action mortelle qu'il s'entait monter en lui. D'autant qu'il n'en voyait pas l'utilité. Il ne voyait pas de raison de se faire du mal pour rien.
    Pour rien.
    Le jeune homme sourit ; ses épaules se redressèrent, et d'un mouvement de main dans ses cheveux, il rejeta vers l'arrière la mèche d'un blond cendré qui couvrait habituellement son oeil droit. Un éclair bleu ciel brilla dans son visage distendu par un rictus animal, lèvres nettement retroussées sur ses dents plus pâles.
    Enfin, l'esprit vide. Envolé, le poids des chaînes et des terreurs nocturnes. Envolé ce malaise permanent. Tu es libre ; et tu laisses entrapercevoir le monde à cette prunelle assassine.
    Le jeune homme se sentit un sursaut d'extase dans la poitrine, aussitôt remplace par un bond enflammé de son coeur ; à nouveau, la rage. Une fureur toute bestiale, contre n'importe qui, un besoin de violence que seul un jaillissement d'écarlate pourrait apaiser.
    Quelques pierres dispersées autour du pensionnaire se mirent à trembler au rythme des accélérations et freinages de son coeur en ébullition ; la plupart s'élevèrent lentement d'un ou deux mètres, quelques-unes partirent brusquement dans une autre direction, faisant jaillir des éclats de pierre des stèles immobiles.
    Les agneaux égarés s'étaient enfuis trop tôt. Est-ce que c'était satisfaisant, ainsi ? Non, assurément non.
    Cette extase silencieuse lui tira à nouveau un sourire canin, qui lui fit presque mal tant il était rare chez lui d'en afficher. Il n'allait pas rester là plus longtemps ; c'en était fini pour le chat, de compter.
    Si une ou deux brebis étaient laissées sur le carreau, ce ne serait pas sa faute. Elles n'avaient qu'à courir plus vite.
    Un cri qui ressemblait plus à un aboiement de bête enragée qu'autre chose franchit la barrière de ses lèvres, comme un défi lancé à ceux qui se cachaient plus loin, ou un avertissement devant l'arrivée du loup ; il rebondit entre les tombes dans un écho sinistre. Comme agitées par ce hurlement, les pierres qui flottaient tranquillement foncèrent en direction des voix qui résonnaient quelques mètres plus loin, bombardant leurs propriétaires comme une pluie de météorites miniatures ; et une stèle, sans doute moins enfoncée que les autres, s'arracha même au sol boueux pour venir s'abattre près d'eux dans un bruit de tonnerre.
    Ralph lâcha un aboiement qui ressemblait à un rire, passa une main dans ses cheveux, rapidement retombés sur son oeil bleu. Un éclair bleu, encore. Il redressa son arme et se dirigea vers la tombe arrachée d'un pas souple.





De la baston !! *_* Je passe juste pour rappeler qu'à la prochaine utilisation (même involontaire) du pouvoir, il te faudra lancer le dé démoniaque. (C'est pas dans le but d'être lourde, mais comme tu es la première à utiliser ton pouvoir pour l'instant... Bah... voilà o/)
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MessageSujet: Re: You can come, now, we're awake.   Dim 4 Nov 2012 - 4:53

La fille, il faillit bien l'étrangler. Vraiment. L'étrangler. La faire taire, lui appuyer violemment sur la tête pour être sûr que personne ne pouvait la voir : tout ou n'importe quoi pourvu qu'elle se la ferme. Qu'elle. Se. La. Ferme.
Mais sa main gauche était toujours serrée sur le manche du couteau, lourde et comme engourdie ; la simple idée de la lever, tandis qu'il tournait vers elle un regard effaré, le paralysa sur place. S'il brandissait son arme, même par réflexe, il risquerait de la blesser. Voire de la tuer. Et, surtout, de se faire lui-même blesser – et c'est cette certitude qui l'emporta sur tout le reste. Elle pouvait le tuer. Et lui, les traits déformés par une colère plus que justifiée, continuait de repousser cette idée aussi loin que possible.
Il voulait juste se cacher ; c'était trop en demander qu'on lui foute la paix ?
Et le blond qui parle, qui s'arrête. Il avait l'air inquiet ; plus que la fille qui venait de débarquer la bouche en cœur avec ses bonjours et ses simagrées, en tout cas. A mordre sa lèvre nerveusement, il faillit bien la percer. Il devait avoir l'air fin, là. Muet. Pathétique.
Fais chier.

« Nous pourrons faire connaissance après. Là tout de suite, nous devrions plutôt nous retourner et nous enfuir le plus vite possible. »

Ses yeux s'arrondirent ; sa voix, étouffée et emplie d'une tension palpable, lui revint brutalement.

« Partir ? Tu plaisantes – y peut y avoir des malades partout ! Je bouges pas de là ! »

Ce type avait fait un pas en arrière, pourtant, et Kélian savait pertinemment qu'il n'attendrait pas son avis pour mettre son plan à exécution. Il n'avait aucune raison de l'attendre s'il ne voulait pas le suivre. Aucune. Il partirait et lui resterait là, comme le pire des abrutis, à espérer que personne ne passerait lui tirer une balle en pleine tête. La fille partirait avec lui et il resterait seul. Claris, déjà, avait réussi à lui sortir de la tête ; quel ami dévoué tu fais, vraiment.
Puis du bruit. Un cri. Et en un instant, c'est toute l'urgence de la situation qui l'électrise, tétanise ses muscles de bas en haut. Un violent retour à la réalité.
Y'a pas le temps, plus le temps du tout.
Je –
Mains sur la tête, le cri qui sortit de sa gorge fut de surprise – puis de douleur, lorsqu'une pierre heurta ses phalanges. Il n'était pas sûr de comprendre ce qui se passait, qui faisait ça et comment – mais il fallait bouger, et vite.
Le bruit sourd de la tombe qui s'écrase au sol, le fracas retentissant de toute cette pierre qui heurte la terre ; son silence.
Et soudain, le déclic. Ses jambes qui se déplient, ses yeux qui ne peuvent s'empêcher de chercher la menace des yeux. Le garçon, le trident, ses pas qui le font reculer une, deux, trois fois. L'autre avance. Ce type est complètement taré.
Il faillit trébucher sur une tombe en voulant s'écarter, recula, faillit encore tomber. Avec un couteau et un pouvoir inutile, il était censé faire quoi contre un type qui balançait des stèles ? Rien. Courir, rien. Rien. La fille pouvait pas aller lui dire bonjour, le calmer ? Et le blond, hein ? Il n'était même plus sûr de penser correctement.
Un flash. Claris.
Quelques pas sur le côté l'amenèrent au niveau de la tombe où il l'avait aperçue, une minute plus tôt. Une main tendue et une injonction muette, juste au cas où il puisse éviter d'attirer l'attention sur lui. Juste au cas où, par chance, tout s'arrêterait aussi brusquement que ça avait commencé.
Tout pour ne pas craquer.

{ OWHYEAH RALPH BUTE TOUT LE MONDE o/ Il peut même commencer par Claris }



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« A green light, unkind ; nowhere to go on a one track mind. It's a break down at the wrong time - I'm catching up, but I'm still behind. We did it right, we did it right for some time ; but I looked up, and you were gone. We did it right, we did it right for some time - I couldn't give you what you want. Cause you just want to take a faster ride ; lower lows, higher highs. Get it, get it, go until you get it right - and I hope you find it. »

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MessageSujet: Re: You can come, now, we're awake.   Dim 4 Nov 2012 - 19:03

Chapitre XQuelle bande de mal embouchés... Le blond qui me contredit, et qui propose de s'enfuir. Bon, c'est vrai que l'autre (qui est en fait plus proche que ce que je croyais... J'ai du tourner en rond) est assez flippant, mais en s'y mettant tous ensembles... Quoiqu'en fait... S'il était de mon camp ? Je comprends enfin la subtilité de la chose. Déjà, je me torture l'esprit pour savoir ce que je vais faire : obéir ou non ? En fait, je n'ai pas à me tracasser. J'ai passé ma vie à survivre, je dois continuer, avec l'horreur en moins. Des cas psychotiques, c'est moins flippant et plus gérable que des monstres ou des robots fous. Je crois que je devrais agir en fonction de la situation. Pour l'instant, ces deux gus ont raison : il faut s'écarter de lui. Je...

- Aïe ! Mais qu'est-ce que...

Je pose ma main derrière mon crâne après avoir reçu un coup violent. En regardant ma paume apès ça, je la vois écarlate et recouverte d'une substance pâteuse. Je cherche le fautif, et c'est un morceau de pierre. D'autres s'écrasent autour de nous, notamment un bout de pierre tombales, et je ne comprends pas d'où ils viennent. On dirait que leur point de départ corresponds à l'emplacement du taré, mais il est dans une position bizarre. Comme s'il avait envie de... Hum... Bref, ça devient invivable, mais j'hésite... Est-ce que je dois user de la balle qui lui est réservée tout de suite ? C'est vrai, je ne suis même pas sûre que ces bouts de rochers viennent de lui... Cependant, j'ai un peu le vertige suite à ma perte de sang, je ferais mieux de partir de là. Je regarde les deux autres qui n'avaient pas encore bougé, et le brun se remue. Bien, signal que j'attendais... Je leur adresse un signe de tête et commence à courir... Vers je ne sais où...

- On se reverra, je pense...



HRP : Désolé, j'suis pas trop en forme, j'ai trop mangé, mais si j'avais pas répondu ce soir, j'aurais pas pu le faire avant demain, donc j'ai pondu un truc qui me fait m'esquiver... Ralph fait peur °° (mais j'lui garde toujours une balle, au cas où ♥)
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MessageSujet: Re: You can come, now, we're awake.   Dim 4 Nov 2012 - 19:09

    D'autres pensionnaires se retrouvaient de plus en plus près, fuyant pour une raison inconnue le centre du cimetière. Recroquevillée sur elle-même, la fillette ferma les yeux en entendant des mots, des éclats de voix. Est-ce que c'était Kélian, ou le jeune homme blond qu'elle avait entrevu avant de se cacher à nouveau ? Elle ne savait pas ; ne voulait pas savoir. Est-ce qu'elle aurait dû se lever et courir ? Ses jambes tremblantes, frigorifiées malgré la douceur de l'air, maculées de terre sombre, n'auraient eu aucune chance de lui obéir. Elle était tout simplement incapable d'effectuer un seul des gestes qui lui auraient été nécessaires pour se relever. La fillette plaqua ses deux mains sur ses oreilles. Elle ne voulait pas ; elle voulait être ailleurs, retourner à l'intérieur du pensionnat, retrouver Soren, ou Vinny, s'apercevoir que ce n'était qu'un rêve et le décrire à grands renforts de signes exagérés, en rire.
    C'est ça, juste un rêve. Un mauvais rêve comme il lui arrivait d'en faire, et dont elle se réveillait en criant. Il fallait seulement qu'elle s'en réveille, et tout serait fini.
    Mais aussi fort qu'elle puisse se pincer, cette odeur de terre moite ne disparaissait pas ; les écho de voix non plus. La fillette étouffa un sanglot dans l'obscurité assurée par ses paupières. Disparaissez, bon sang. Je ne veux pas rester là.
    Un sifflement. Claris lâcha un cri lorsqu'une pierre, sortie de nulle part, lui heurta le bras avec violence. Ses yeux se rouvrirent aussitôt sur ce qui l'entourait, les roches qui criblaient le sol comme une pluie lourde et mortelle ; ses oreilles sur le fracas d'une chose énorme qui s'abattait, non loin. Les larmes aux yeux réprimées par la terreur, collée à la stèle comme pour s'y fondre, Claris appuya une main sur son bras meurtri. Ça faisait mal, vraiment mal, et cette sensation occulta un moment tout le reste.
    Et puis la conscience du danger plus imminent que jamais fit son retour dans son esprit. Cours. Cours ou tu vas mourir.
    Mais elle fut incapable de faire un geste ; elle resta assise, bloquée, vulnérable, là où elle était. Et dans sa tête, ça continuait de s'époumoner sans qu'elle réagisse. Elle voulait être ailleurs. Elle ne voulait pas mourir. Elle voulait son fr...
    Kélian entra à nouveau dans le champ de vision de la fillette tremblante, brisant d'un seul coup la cascade de terreur qui la submergeait. Aussitôt, son attention se focalisa sur lui et elle déserta le déni dans lequel elle se noyait. Un geste rapide, son regard fixé sur quelque chose qu'elle ne pouvait voir - quelque chose qui arrivait. Une main tendue. Enfin le corps de Claris accepta de réagir et elle s'arracha au sol pour attraper ces doigts d'une poigne fragile, tandis que son autre main conservait comme par miracle son emprise sur la sangle du sac. Son poignet nu, exposé, auquel elle n'avait pas le temps de penser. La fillette se rapprocha de son ami et se tourna dans la même direction pour voir d'où venait le danger : c'était un pensionnaire qu'elle n'avait jamais vu, armé d'un trident. Claris déglutit, serra les doigts sur ceux de Kélian. Elle se sentait sur le point de partit en courant - là, tout de suite - mais elle avait peur que ses jambes ne suivent pas. Et dans sa tête continuait d'hurler l'alarme. Cours, cours, cours - cours ou il va te tuer.

      « Kélian... » Un son faible, étranglé comme le couinement d'une souris, réussit miraculeusement à franchir ses lèvres aussi figées que de la pierre.

    Le jeune homme avec le trident se rapprochait. La fillette eut soudain une pensée un peu folle, qui tourna plusieurs fois dans sa tête sans qu'elle puisse l'en déloger. Ça se lance, un trident ?

      « Kélian, faut qu'on s'en aille... »

    Sa phrase, à peine perceptible, sonnait comme une supplique. Mais elle ne voulait pas rester là.
    Cours ou tu vas mourir.



Rho mais non, le pauvre, il va se retrouver tout seul |D
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MessageSujet: Re: You can come, now, we're awake.   Lun 5 Nov 2012 - 17:34

« Partir ? Tu plaisantes – y peut y avoir des malades partout ! Je bouges pas de là ! »

Antoine s'apprêtait à traiter son interlocuteur de tous les noms – pour sa bêtise, son ignorance, et il en passait des meilleures – mais un cri à en glacer le sang l'en empêcha, suivit d'une pluie de projectiles qu'il n'eut pas le loisir d'identifier avant de se les prendre en pleine figure. Ses bras ne formaient qu'un bouclier bien dérisoire et il en lâcha sa lame dans la confusion; mince, mince et mince. Il faillit jurer, garda malgré tout les lèvres closes comme si ne pousser aucun cri pouvait lui apporter quoi que ce soit.
La fille s'en alla en courant, au moins une qui avait compris qu'il ne fallait pas rester dans les parages. Ils auraient tout de même pu s'en rendre compte avant que leur agresseur ne décide de leur balancer cailloux et stèle à la tête, pensa Antoine, amer. Au moins, ça avait eu le mérite de faire se dresser le récalcitrant sur ses pieds; il était bien temps qu'il se réveille. S'ils partaient maintenant, peut-être auraient-ils une chance d'échapper à celui qui venait à présent dans leur direction.
Mais bien évidemment, il fallait encore et toujours plus de complications. Médusé, le jeune homme vit le garçon en noir sortir de derrière une tombe voisine une silhouette fluette. Une gamine blonde a l'air perdu, affolé.

Honnêtement, il en fut presque choqué. On lançait des enfants dans ce jeu macabre aussi ? Qu'est-ce qu'ils pouvaient bien en attendre ? Ça n'avait vraiment aucun sens, et il avait envie de sortir d'ici. Pour une fois, il aurait aimé que ce ne soit qu'un cauchemar, car il ne voulait pas mourir. Non, vraiment pas.

Antoine chercha sa lame du regard, pestant contre sa malchance et sa maladresse. Elle n'avait pas du atterrir bien loin dans tous les cas, alors... Ah ! Il l'avisa à demi cachée par une pierre, et la récupéra aussi prestement qu'il le pu. Ce n'était pas grand chose, mais c'était toujours mieux que d'être désarmé. S'il y avait ne serait-ce qu'une seule autre personne aussi agressive que le garçon au trident dans la nature, se balader sans arme était la pire des idées au monde.

Et les deux autres qui ne bougeaient pas... Dans un élan d'humanité (je crois), Antoine les attrapa chacun par une épaule et les poussa brusquement en avant. En marche.

« A moins que vous ne vouliez discuter avec lui, il va falloir courir. Maintenant. »


Que nos jambes tremblent ou pas, personne n'avait le choix. C'était soit ça, soit parier sa vie au bout d'un trident.
Pari risqué, même avec un couteau de cuisine.

{Wiwi, mon poste craint, mais il est là. Ouuuuh. ♥}
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MessageSujet: Re: You can come, now, we're awake.   Mar 6 Nov 2012 - 23:32

Chapitre XJ'ai fait volte-face et je me suis dirigé vers la forêt. J'ignore si c'est bien prudent, mais en tout cas, fallait que je quitte ce cimetière où ,les morts aimeraient sans doute être en paix plutôt qu'un fou furieux vienne saccager leurs tombes en les lançant sur les gens. Je me demande encore comment il a fait. Et je me demande sérieusement où je suis tombée. Un manoir, un cimetière, une forêt lugubre... Une minute... Qu'est-ce qui était écrit sur le panneau d'affichage ? Y'avait un truc sur la forêt... Ne fallait-il pas l'éviter ? Et n'étais-je pas précisément en train de m'enfoncer en direction du coeur de cette amas de verdure ? Je dois être folle.

Autour de moi les bruits de bataille s'estompent. Le six-coups est correctement enfoncé dans ma ceinture, mais je ne me sens pas rassurée : un six-coup à la con, avec juste six balles dans le barillet, dont une que je garde pour l'autre fou si jamais il m'était hostile. Mais est-ce qu'une seule suffirait ? Je suis habituée à tirer avec un fusil d'assaut étendu en fusil de précision, mais un révolver, il faut tirer vite et bien. Je n'arriverai jamais à toucher une cible avec tout ce bordel. Il me faut de la hauteur, et encore, je ne suis pas sûre que la puissance soit correcte.

Je m'arrête de courir quelques secondes, et regarde autour de moi. Pas un bruit. Pas d'oiseau, pas de vent, pas de branche qui craque. Un silence lugubre. Je ne serais pas morte quand même ? Est-ce qu'on demanderait à des morts de s'entretuer ? Quelle question étrange. Je ne me sens pas à l'aise ici, je ne veux pas faire de vieux os. Je reprends ma route, en étant alerte de tous les côtés. Il ne faudrait pas que quelque chose de pas cool me tombe dessus. Afin de me rassurer, voilà que je me mets à réfléchir à voix haute...

- Il faut que je trouve des gens... L'idéal serait de trouver une personne de mon équipe... Mais comment savoir ceux qui ont le même tatouage que moi sans qu'ils aient de soupçons ? Et c'est qui, cette... personne qui nous manipule tous ?

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MessageSujet: Re: You can come, now, we're awake.   Sam 10 Nov 2012 - 13:05

    Le bruit de ses pas et le raclement des pierres sous ses semelles, une, deux, et encore. Ralph sentait la hampe sombre supportant les pointes métalliques peser lourd dans une main manifestement plus habituée à empoigner un manche plus court. Plus maniable, tout aussi difficile à supporter pour celui qui le recevait dans la gorge. Une deux, une deux. Au final le résultat restait le même ; c'était tout autant le sang qui coule et le cri qui s'étrangle, tout autant qu'à mains nues. La même chose.
    La main du jeune homme prit appui sur la première stèle qui se trouva à sa portée pour l'accompagner dans son élan, découvrant la vitesse, instinctive, qui lui avait souvent manqué. Chasse, proie, c'étaient des mots bien plus intuitifs que ce qu'il avait en vain cherché dans sa mémoire où ne subsistait qu'une immense poche de blanc. Blanc, noir. Il lui fallait de la couleur, et si possible autre que ce bleu ciel dérangeant. Pas besoin de pinceau, ou alors l'arme effilée suffirait ; plonger les mains dans un mot de peinture rouge et en barbouiller ce mur qui résistait.
    Rouge. Ralph vit du coin de l'oeil, sans apprécier la distance ou le moment, la fille disparaître entre les arbres. Une de moins, mais il restait les trois autres, encore.
    Ce ne serait pas sa faute, pourtant. Il les avait prévenus. Ils n'avaient qu'à courir plus vite.
    La distance qui le séparait des trois pensionnaires se réduisit drastiquement avant même qu'il ait le temps de s'en rendre compte ; tout allait beaucoup plus vite. Allez savoir qui avait affolé le métronome, hein, Liam ? Me laisse pas tout seul comme ça, putain. Je suis sûr que c'est ta faute, au fond, saleté de sac à puce. T'es où, hein ?
    La main libre de l'amnésique prit un nouvel appui sur une pierre tombale, et avec une agilité qui lui était tout sauf coutumière, Ralph se retrouva juché sur celle-ci, une jambe pendante et le bracelet de métal tintant contre la pierre froide. Il afficha un sourire qui aurait presque pu passer pour compatissant, s'il n'avait pas semblé appartenir à un tueur en série qui jauge sa prochaine brochette de victimes. C'est moi le chat, et j'ai fini de compter depuis longtemps.

      « Hey. » Le jeune homme ne put retenir un grondement pour assortir ses paroles. « Vous vous amusez bien ? »

    Un éclair de convoitise étincela dans son oeil jaune lorsqu'il s'attarda sur les trois pensionnaires. Le blond de tout à l'heure, une gamine à peine sevrée et le garçon au tatouage auquel elle s'accrochait. Des trois, seul ce dernier semblait posséder une arme digne de ce nom. Mais cours tout de même.
    Comme paresseusement, Ralph fit tourner le manche du trident entre ses doigts, un bras tendu vers l'extérieur de la tombe. Un peu comme au jeu de la roue. Arrêtez-la pour voir ?


Aha, désolée du retard, mon cerveau ne suivait pas ~
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MessageSujet: Re: You can come, now, we're awake.   Jeu 15 Nov 2012 - 11:43

Les doigts de Claris se refermèrent sur les siens, frêles et tremblants. Et maintenant quoi ? Ils couraient. Ils couraient, se barraient aussi vite que leurs jambes le leur permettrait – le plus loin possible de ce type et de son trident. Y'avait rien d'autre à faire. Rien du tout. Mais malgré l'adrénaline, la voix à peine audible de Claris qui résonnaient dans ses tympans, le sifflement pressant qui le faisait grincer des dents – malgré tout, le doute arrivait encore à le faire hésiter.
En boucle, comme un disque rayé. Et si, et si, et si, parce que là ils n'avaient pas le droit de se tromper. Ça lui filait des migraines, ça défilait à toute allure – et pas moyen d'arrêter. Juste ignorer, se boucher les oreilles.
Il le savait, pourtant. Kélian, il faut qu'on aille. On doit bouger, Kélian. Kélian, Kélian. Il faut courir, Kélian.
Si tu ne bouges pas, tu mourras de toute façon.

« Je sais ! »

Dans sa voix, plus d'exasperation que de panique. Il se maitrisait encore à peu près ; cela suffit à le rassurer. Oui, il savait qu'ils devaient partir. Sinon ils allaient y rester pour de bon.
Faux. Ils allaient mourir dans tous les cas.
Son pied pivota juste avant que, d'un geste sec, une main ne s'abatte sur son épaule. Il fit ce pas qu'on lui ordonnait – se retourna, juste pour être sûr. Sa main serrée sur celle de Claris un rien plus fort que nécessaire, il ne put retenir un sourire sarcastique en l'entendant élever la voix.

« A moins que vous ne vouliez discuter avec lui, il va falloir courir. Maintenant. »

« Vas te faire foutre » ; s'il n'avait pas eu la gorge si serrée, il le lui aurait jeté à la figure. Ce n'était pas comme s'il avait besoin qu'on lui dise de partir, pas non plus comme s'il avait besoin de l'aide de qui que ce soit. S'il voulait mourir ou discuter avec ce psychopathe, c'était son problème. S'il n'avait pas envie de courir ça l'était tout autant – et s'il n'avait envie de rien alors soit, il ne ferait rien. Personne ne pouvait l'empêcher de foutre sa vie en l'air.
Sa fierté laissa un goût amer sur sa langue quand il la ravala. Ce droit, il l'avait perdu au moment même où il avait saisi la main de quelqu'un d'autre.

Il n'avait pas couru depuis si longtemps qu'il n'était même plus sur de savoir comment faire. Un pied devant l'autre, et après ?
Des mouvements à proximité, des bruits de pas et c'est comme si le temps s'accélérait encore une fois. Il faut COURIR – tu comprends à la fin ? C'est pourtant pas compliqué !

Courir. L'information passa à ses jambes, enfin, et ce fut comme un nouvel électrochoc de haut en bas. Un dernier regard en arrière. T'aurais mieux fait de rien faire.

« Hey. Vous vous amusez bien ? »

Non. Cours, ferme-la et cours. Si tu bouges pas t'en crèveras, ça fait pas un doute – et c'est vraiment pas le moment de s'écrouler.
Tandis que ses jambes s’exécutaient enfin – cours cours cours – l'idée que l'autre type puisse leur lancer son trident dessus avec suffisamment de force pour que ce soit mortel refusa de le quitter. S'ils se jettaient au sol pour l'éviter – s'ils réussissaient à l'éviter – il aurait tout le temps de les ratrapper. Et même si sa main gauche serrait son couteau à lui en faire mal aux phalanges, il n'était pas sûr de pouvoir en faire quoi que ce soit.
C'est pas le moment. Arrête de penser et cours.

{ Je n'ai pas de retard, non. Dites vous que c'est une vision de l'esprit }



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MessageSujet: Re: You can come, now, we're awake.   Sam 17 Nov 2012 - 17:11

    C’était une bien pauvre prière, comme le cri plaintif d’une souris compressée dans un étau. Une imploration vite supplantée par la réponse sèche, pleine d’agacement, que cracha le jeune homme dont elle serrait la main. L’effet fut immédiat, Claris sentit sa gorge se nouer et les larmes affluer à ses yeux avec la force d’une cataracte ; elle se tut. Se renferma dans un silence craintif, osant à peine respirer comme si tout ce qui l’entourait risquait à tout moment de se jeter sur elle.
    Ce qui était le cas.
    Mais. Mais si tu sais, pourquoi tu ne viens pas ? La fillette leva les yeux vers son aîné, dans une supplique muette. Elle pouvait entendre les pas, les pas de celui qui vient pour te dévorer. Il faut s’enfuir, maintenant, et le plus vite possible, avant qu’il arrive. Et toi tu ne bouges pas. Claris sentait son cœur battre à tout rompre, glacée sur ses deux pieds par l’immobilité et le silence de Kélian, alors qu’elle les sentait prêts à se mettre en marche. Elle aurait couru, elle aurait couru à toutes jambes et à en perdre haleine, si seulement le jeune homme avait esquissé un seul geste. Mais elle n’osait pas le tirer par la main.
    Soudain, la sensation d’une main sur son épaule la fit bondir sur place, et elle dut étouffer en hâte le hurlement qui manqua sortir de sa gorge. Elle l’avorta en un cri effrayé, tout en se retournant pour distinguer son « agresseur » : c’était le jeune homme aux cheveux blonds qui s’était rapproché. Il était resté là, lui, alors que d’autres s’enfuyaient ? Mais il fallait courir, courir. Le mot scandé dans sa tête, obsédant, fut repris par le jeune homme aux cheveux blonds ; il était écrit en gros sur le visage de chacun d’entre eux.

    « A moins que vous ne vouliez discuter avec lui, il va falloir courir. Maintenant. »
    Tu entends ? Est-ce que tu entends ? La peur reprit le dessus lorsque Claris vit le pensionnaire au trident sauter par-dessus une tombe toute proche. Elle recula d’un pas, puis de deux, et tira la main de Kélian avec insistance. Elle ne pourrait pas partir seule. Elle ne voulait pas. Elle ne voulait pas.

    « Hey. Vous vous amusez bien ? »
    Et brutalement, alors qu’elle ne l’espérait plus, le garçon aux cheveux noirs fit volte-face et piqua le sprint qu’elle s’imaginait le voir effectuer depuis plusieurs minutes interminables. Une, deux, une seconde et ses pieds suivirent le rythme pour l’emporter loin, loin. La tête de la fillette se vida instantanément et n’y resta que ce sentiment impérieux d’une échappatoire, une seule, dans la vitesse qu’elle pourrait atteindre et la distance qu’elle pourrait soutenir. Kélian avait des jambes plus grandes que les siennes ; mais au début en tout cas, elle ne se laissa pas distancer. Parce que la peur donne des ailes. Parce que tu ne cours plus pour jouer à cache-cache, Claris. Tu joues à chat – et c’est pas toi le chat. Alors tu cours pour ta vie.
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MessageSujet: Re: You can come, now, we're awake.   Sam 17 Nov 2012 - 19:18

J'aurais pu les laisser là et m'en aller, pensa Antoine, mais je me serais senti mal. C'est stupide.
Là, ça change tout. Tu n'es plus chez toi, qu'importe où soit exactement ce chez toi. Tu es si loin de ton point de départ – tellement loin que tu n'arrives plus à le voir. Tes yeux ont beau s'attarder sur l'horizon, le ciel a avalé tout ce qu'il restait de tes pauvres repères. Alors maintenant, qu'est-ce que tu vas faire ?

Courir.


« Hey. Vous vous amusez bien ? »

Antoine se retourna à demi, réprimant un sursaut en s'apercevant que le type s'était autant rapproché d'eux. Le trident à la main, le trident qui tournait, Antoine songea que s'il voulait en épingler un, il n'aurait à priori aucun mal à le faire. Le jeune homme voulut paniquer, crier, mince, quelque chose ! Mais il n'y parvint pas. Il ne parvint pas à jeter ce réflexe d'impassibilité. Il ne s'était jamais dit que si un jour on lui pointait une épée sous la gorge avec la ferme intention de lui ôter la vie, il se sacrifierait par devoir ou honneur. Non, jamais. Pourquoi ? Parce qu'il ne voulait pas mourir. Il n'y avait que les idiots qui se tenaient droit dans l'attente du coup fatal, les idiots qui ne se rendaient pas compte qu'une fois passés de l'autre côté, cette foutue fierté ne leur servirait à rien.

Antoine préférait vivre que mourir. Il restait digne à 'ça' du précipice par une stupide habitude qui lui collait à la peau, oui, mais s'il fallait courir pour sauver sa peau, il n'hésiterait pas un seul instant. Tant pis si la mort se lançait plus facilement aux trousses de ceux qui perdaient haleine, rester là était tout aussi idiot et létal.
Mon Dieu. S'il existait vraiment, celui-là, il avait un drôle d'humour.

Les deux autres prirent subitement le départ. Antoine les regarda s'éloigner, se retourna vers le type au trident. Bouge tes jambes, allez, allez !
Ses yeux bruns dessinèrent dans son esprit à l'encre indélébile les traits du garçon au trident. S'il survivait, il ferait en sorte de connaître son nom. Il n'avait jamais cru que tous les pensionnaires étaient bons et gentils, incapables du moindre mal. Mais celui-là, il avait un problème, un vrai. Penser qu'il avait pu le croiser à maintes reprises sans s'en soucier n'allait pas jusqu'à le terrifier, seulement...

Il se retourna et se mit à courir. Aussi vite qu'il le put. Ce n'était pas pratique, de courir à travers un cimetière, il ne l'avait jamais fait avant aujourd'hui. Dans la rue, oui. Dans la campagne aussi. A la différence que jamais il n'y avait eu de psychopathe derrière lui, et souvent une main dans la sienne.

Antoine se jura de faire en sorte que le souffle ne lui manque pas avant d'avoir trouvé une solution à cette chasse dépourvue de sens.

{... /o/}
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Masculin Pseudo Hors-RP : Sköll
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RP en cours : Turn left and then straight to the grave.

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MessageSujet: Re: You can come, now, we're awake.   Sam 17 Nov 2012 - 23:08

    En fait, c'était effarant ce sentiment de puissance - quand on était celui qui effrayait, et non plus la faible créature étouffée par l'obscurité. Les mains sur la gorge de l'autre, et pas sur ses propres yeux pour s'effacer devant les cauchemars - les pieds bien sur terre, et non pitoyablement recroquevillé au sol. Et quand c'était quelqu'un d'autre qui était paralysé face à soi, à qui la peur ôtait le souffle à ce simple regard ; juste un éclair de ciel bleu. Juste un éclat tranchant, prêt à leur cisailler les veines. Le simple goût de la peur sur sa langue, une terreur qui n'était pas la sienne, suffisait à le revigorer : En fait c'était si simple, si c'était le facteur qui lui manquait depuis tout ce temps.
    Vraiment ?
    Soudain, le garçon qui portait un tatouage sous l'oeil sortit de sa rigidité. Cadavérique. Ou non, puisque cela lui aurait ôté tout le plaisir, en fait. Entraînant la gamine livide et tremblotante à sa suite, il prit ses jambes à son cou sans se retourner, et Ralph regarda le jeune homme blond le suivre de près avec un petit sourire compatissant. Un flot d'expressions inhabituelles pour une cascade de sensations nouvelles, c'était bien ça ? Respirant à fond, par de lentes inspirations semblables à celles du félin qui hume la fragrance de sa proie, l'amnésique focalisa son attention sur le trio qui s'éloignait. Pas trop vite, pas trop, sinon il n'aurait pas le temps.
    Arrêt de la roue ; et maintenant on va jouer à un jeu de hasard. Pour voir - parce qu'au fond, on a pas encore commencé à chat. Il faut distribuer les rôles secondaires.
    Le trident s'arrêta, un, deux, entre le majeur et l'annulaire du jeune homme, qui le fit sauter dans sa paume. Referma ses doigts avec force sur le manche, reprit pied dans la terre meuble ; le regard toujours accroché au dos de ses proies. Un sourire malveillant effleura ses lèvres.
    Arrête ça putain, Ralph. Ou quelque soit ton nom. T'es taré, tu le sais, ça ? Tu le sais, Jason ?

      « Ouais, sans doute. » Murmura une voix rauque.

    Le poids significatif - mais non pas dérangeant - de l'arme s'échappa à sa prise lorsqu'il la projeta vers ses trois agneaux qui avaient enfin eu la décence de déguerpir. Courez, mais... mais ça risque d'être peu utile. Je cours vite moi aussi, hein.
    T'es malade. Juste malade. Réveille-toi, putain.
    Ta gueule. Si je veux. Quand on a plus la volonté de résister à soi-même, alors...



Héhé, je teste le système de dés ;P On va voir qui est la moins chanceuse |D
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MessageSujet: Re: You can come, now, we're awake.   Sam 17 Nov 2012 - 23:08

Le membre 'Ralph' a effectué l'action suivante : Lancer de dés

#1 'Dé Décisif' :


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#2 'Dé Dégâts' :


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#3 'Dé Dérobé' :
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RP en cours : Ça risque d'être un peu mouvementé.

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MessageSujet: Re: You can come, now, we're awake.   Sam 17 Nov 2012 - 23:13

Spoiler:
 


Dernière édition par Claris Linden le Sam 17 Nov 2012 - 23:13, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: You can come, now, we're awake.   

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You can come, now, we're awake.

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