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 You can come, now, we're awake.

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MessageSujet: Re: You can come, now, we're awake.   Sam 17 Nov 2012 - 23:13

Le membre 'Claris Linden' a effectué l'action suivante : Lancer de dés

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MessageSujet: Re: You can come, now, we're awake.   Sam 17 Nov 2012 - 23:30

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MessageSujet: Re: You can come, now, we're awake.   Sam 17 Nov 2012 - 23:30

Le membre 'Kélian Ael' a effectué l'action suivante : Lancer de dés

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MessageSujet: Re: You can come, now, we're awake.   Sam 17 Nov 2012 - 23:32

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MessageSujet: Re: You can come, now, we're awake.   Sam 17 Nov 2012 - 23:32

Le membre 'Antoine De Landerolt' a effectué l'action suivante : Lancer de dés

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MessageSujet: Re: You can come, now, we're awake.   Dim 18 Nov 2012 - 2:24

Il fallait partir avant, bien avant – ou au moins quelques secondes plus tôt. Parce que ça allait se jouer à ces foutus instants, ces riens qui d'habitude ne comptaient pas : ça allait se jouer à ça. Une fraction de seconde. Le temps que ses jambes bougent, que son corps se mette en marche, qu'il s'éloigne de cette voix et de ces tombes. Le temps qu'il se mette à l'abri, que ce taré soit loin derrière – qu'il ne l'entende plus, puisqu'il était déjà hors de son champ de vision. Ça allait se jouer à quelques secondes.
Les même quelques secondes qu'il avait passé à ne rien faire, hein ?
Ou celles qu'il avait passé à fumer.
Ou même celles durant lesquelles, bras croisés, il avait refusé d'allonger ses foulées et d'apprendre à courir.
C'est bien pratique de se maudire après coup, crétin. C'est tout à l'heure qu'il fallait gagner du temps.
Il avait beau tendre ses jambes et ses bras, sentir le poids du couteau dans sa main gauche et celle des doigts de Claris dans l'autre, la seule chose qui s'imposait à son esprit était un écran blanc – vide et impersonnel. C'était rien, rien du tout. Le vide, le néant ; l'absence. Il courait, c'est tout, et l'urgence de la situation balayait tout le reste. Il fallait courir. Courir, courir, courir. C'est fou ce que ce mot avait pris comme poids, en trente seconde : courir. Courir. Courir. Il l'avait tellement répété qu'il n'avait même plus de sens. Courir.
Sauver sa peau, en six lettres.
C'est pas 'Tomber', non ?
L'air siffla près de lui ; ses yeux grands ouverts n'eurent même pas le temps d'un réflexe. Juste un flash de lumière quand, les traits figés, il sentit l'acier déchirer la peau de son bras. Pas de douleur, pas encore. Juste ce foutu flash, l'impression complètement stupide que le temps se déforme – et, enfin, tout ses sens qui affluent le long de ses veines.
Ah -
Son pied dérapa. Il lâcha tout. Le couteau, la main ; son équilibre. La lame tomba au sol, son visage heurta la terre dans un bruit mat. Et si cet unique mot continuait de résonner en boucle dans son esprit sonné par la chute, ce fut un tout autre son de cloche que ses muscles lui renvoyèrent. Le même son, déchirant, qui sortit d'entre ses lèvres lorsqu'il tenta d'appuyer ses deux mains au sol pour se redresser. Son bras plia sous la douleur – et son corps avec lui, avant qu'il ne réussisse à redresser le torse.
Il ne chercha même pas à passer sa main sur la blessure. Il ne voulait pas y voir de rouge, c'était vraiment pas le moment. C'était déjà assez réel comme ça.
Le couteau, à un mètre de là, ne lui avait jamais paru aussi inatteignable. Et il en avait besoin, putain ! Il allait quand même pas crever là, c'était juste –
Sinon tu vas crever, en six lettres.
DEBOUT.
On s'en fout que tu sois blessé, debout. Le type derrière il va pas attendre que tu réussisses à te redresser.
Du temps, t'en manques déjà.
Et Claris, et l'autre type. Il voulut leur crier de se tirer, si ce n'était pas déjà fait ; mais là il avait mal et, putain, il en avait strictement rien à faire que l'aider puisse leur nuire. Il ne voulait pas mourir.

Pas maintenant. Pas comme ça.

Vu à quel point les jeux de chance m'aiment, Kélian est officiellement dans une sacré panade |D il avait qu'à se bouger plus vite, bien fait /PARPAING/



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MessageSujet: Re: You can come, now, we're awake.   Dim 18 Nov 2012 - 15:00

    Claris sentait sa poitrine la brûler, ses poumons enflammés réclamer à grands cris l'air que sa gorge serrée refusait de laisser passer, un point de côté s'installer, lancinant, dans son côté droit. Le sac contenant les deux bâtons métallique battait contre sa cuisse, mal réglé, meurtrissant davantage sa jambe qui semblait déjà demander grâce. Son corps n'était pas habitué à courir aussi vite, pour une raison aussi pressante. Pas besoin de s'enfuir comme si sa vie en dépendait, quand on ne faisait que jouer à un chat ordinaire ; à présent, malgré la douleur qu'elle ressentait dans les mollets, la fillette avait presque l'impression d'avoir des ailes. comme si son coeur qui cognait si fort dans sa poitrine la tirait en avant. Vite, vite ; soudain, elle sentait presque l'air se déplacer à l'arrivée du trait mortel, le choc entre ses épaules. Plus vite. Quelques mètres encore suffiraient, non ? Mais c'était trop dur. Trop loin.
    Trop tard.
    Claris sentit soudain le choc à travers l'épaule de Kélian, et sa main lâcha sa prise en un instant ; la fillette se sentit jetée dans le vide, surprise par l'écroulement d'un faible espoir que ses jambes en mouvement avaient cru lui inspirer. Trop tard.
    Et puis elle dut lutter contre son propre corps qui lui intimait de continuer à courir, toujours, toujours plus loin. Contre dans sa tête, ce qui lui hurlait dessus. Elle s'arrêta en criant le nom du jeune homme, se retourna, s'immobilisa.
    Laisse tomber, va-t-en ! C'est trop tard pour lui, cours, cours !
    Lancinante, cette voix dans sa tête pesta de rage en la sentant trembler, hésiter, se débattre contre l'idée d'abandonner son ami à son sort. Non, non, non !
    Sauf que ses jambes étaient comme paralysées, comme si ce regard en arrière, cette vision rouge sur l'épaule de Kélian l'avait en un instant transformée en statue de pierre. Impuissante. Inutile. Le barrage céda, et les larmes brouillèrent sa vision pour ruisseler sur ses joue. Elle ne voulait pas mourir. Cours, cours. Elle ne voulait pas que quiconque meure. Mais elle restait là, incapable du moindre geste. S'il vous plaît, quelqu'un...
    Si tu veux vivre, cours !

    C'est pas possible, c'est pas possible je te dis !
    Idiote !
    Tout cède, tout part en miette, emporté par le courant. La fillette se recroqueville sur elle-même, les mains sur les oreilles et les yeux fermés, priant pour que tout s'arrête.

    Le corps aux membres frêle se redressa soudain et s'élança en avant, en direction du jeune homme à terre. Complètement idiot. Mais si elle refusait de partir sans lui, alors il ne pouvait rien contre. Elle. Lui.
    L'adolescent plongea sur le couteau, conscient de la mise en mouvement du prédateur là-bas, du trident planté dans la terre qu'il n'allait pas tarder à venir chercher. Le coeur qui bat à tout rompre, et toujours cet agacement incommensurable contre une gentillesse totalement hors-propos. Un pas vers le garçon aux cheveux noirs, son poignet valide attrapé avec rudesse, sans aucune précaution, et un cri jeté avec hargne, d'une voix que toute délicatesse a désertée :

      « Lève-toi, putain, ou on y passe tous ! »

    Rien à faire qu'il soit blessé. Rien à faire des états d'âme : il n'avait pas l'intention de la laisser mourir à cause de cette stupide générosité. Relève-toi, maintenant, ou on crève. Debout. MAINTENANT.
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MessageSujet: Re: You can come, now, we're awake.   Dim 18 Nov 2012 - 16:39

Il l'avait lancé. Évidemment qu'il l'avait lancé.
L'air avait sifflé, et Antoine l'avait senti passer près de lui. Il ne l'avait pas touché, quelle chance. Mais ses yeux ne purent ignorer la chute du garçon qui courait à quelques mètres devant lui; ses oreilles ne purent faire abstraction du cri de la fillette qui s'était arrêtée quand la main de l'autre avait lâché la sienne. Le trident planté plus loin, et le sang qui coulait de l'épaule.

Antoine faillit trébucher sur le coup de la surprise. Il se rattrapa heureusement, préféra s'arrêter pour réfléchir. Que faire, que faire ? S'ils restaient là, ils allaient mourir. Le cinglé allait reprendre son arme, et Dieu seul savait ce qu'il ferait d'eux par la suite. Antoine ne voulait pas mourir. Personne ici ne voulait mourir. Même si c'était pour retourner dans cette maudite bâtisse, même si c'était pour se réveiller le lendemain avec la sensation d'être épié, si loin de chez soi, il voulait survivre. Il serra les poings à s'en faire mal. Ça, ça ne faisait pas parti de ce que l'on avait trouvé bon de lui enseigner quand il était enfant. Parce que sa vie n'aurait pas du prendre ce tournant grotesque – oh que non. Jamais. Pourtant il était là, et en vie. Pour l'instant.

La fillette était sortie de sa transe malheureuse, et avait fondu sur son ami pour le forcer à se relever. Ce changement d'attitude n'intrigua pas Antoine car ce dernier s'était remis à courir, une idée en tête. Il aurait fait beaucoup de choses pour rester en vie, prit beaucoup de risques. Leur ennemi venait de lancer son arme, il était désarmé.
Antoine arriva à hauteur du trident; rangea sa propre arme, se saisit de l'arme métallique sans plus de cérémonie.
La situation ne lui apparaissait plus aussi désespérée. A présent, c'était lui qui avait l'arme en mains. Il ne savait pas pour combien de temps, mais le but était justement d'en gagner, du temps. Rien que ça, juste ça.

Il pouvait le faire, non ?

Le noble revint auprès des deux autres, avança de quelques pas avant de s'immobiliser. Il ne pointa pas le trident vers le garçon aux cheveux blonds, mais la manière dont il le tenait ne laissait pas place au doute. Je le ferais si tu t'approches. Il n'avait jamais tenu un truc pareil, s'il devait attaquer, ça allait être catastrophique. Il s'empêcha de penser aux conséquences. Fais semblant, ça tu sais faire, même sans prononcer un mot.

Si je meurs là, je reviendrais tous vous hanter, ça je le jure.

« Si vous ne bougez pas tout de suite, il ne va pas mettre longtemps à vous rattraper. »

Une gamine et un blessé. C'était sûr: S'ils restaient là, ils allaient se faire massacrer. Vite, courir et se mettre à couvert. Gagner quelques secondes, quelques minutes. Il arrivait que le plus infime des instants suffise à faire la différence. En attendant, il retenait l'autre.
Jusqu'à ce qu'il puisse s'enfuir à son tour.

Le plus ironique dans tout ça, c'était qu'il ne connaissait pas leur nom. A aucun des trois.
Drôle de vie. Si j'avais pensé qu'un jour...
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MessageSujet: Re: You can come, now, we're awake.   Dim 18 Nov 2012 - 19:59

    L'arme décrivit une courbe un peu aplatie par la distance, et Ralph la suivit des yeux. Jusqu'à ce qu'elle aille frapper l'une de ses trois proies, le garçon aux cheveux noirs. Game over, petite bête. C'est la loi de la nature. La loi de la jungle.
    Ralph effectua un pas en avant, puis se lança entre les tombes, à une allure nettement plus réduite que celle à laquelle ces trois-là avaient déguerpi. D'un côté, lui avait son temps. Ce n'était pas lui qui était à terre ; ce n'était pas lui qui charriait un flot de sang. C'était lui, le chat.
    Pour l'instant seulement, peut-être. Ralph réalisa que la partie se compliquait en apercevant le jeune homme valide se diriger vers le trident et en empoigner la hampe, avant de se placer devant les deux autres. Tiens donc. En quelques mouvements amples des jambes, presque des bonds félins, l'amnésique s'arrêta à quelques mètres de son opposant. Esquissa un sourire. Il voulait se battre, lui qui avait mis si peu de temps à s'enfuir ? Imbécile. Ou alors preux chevalier au trop grand coeur. Allez savoir, mais c'était vraiment stupide de sa part.
    Ou presque. Rappelle-toi qui c'est toi le désarmé, maintenant.
    Désarmé ?

      « M'énerve pas. » Un grognement sourd, parti du fond de la gorge.

    Le sourire de Ralph disparut illico, son expression se fit menaçante et son regard se riva à celui de l'autre pensionnaire. Le jeune homme plia sensiblement les genoux, comme un fauve prêt à bondir sur sa proie. Et que ladite proie soit armée de crocs de métal n'avait pas d'importance, non. Mais du rouge, seulement du rouge à faire couler - une arme ? En fait, il suffisait de lui reprendre. Puisque le prédateur, c'était lui.
    Pas de démonstration de force avec des pierres qui volent, cette fois. Ralph voulait le contact de la chair déchirée ; les battements du coeur qui s'étouffe, le sang qui gargouille en perdant toute destination, arraché aux veines mourantes d'un corps à l'agonie. C'était pour ça qu'il était là. C'était l'idée fixe qui rétrécissait sa vision aux points faibles de son adversaire, à l'idée de s'attaquer à la gorge, aux articulations, à l'obsession d'une chasse sans but. Ou seulement celui de tuer.
    Et l'arme qui se retournait contre lui, il ne la voyait pas, sauf pour la lui arracher des mains - et achever les râles dans sa gorge. Maintenant.
    Un nouveau bond en avant amena Ralph près du garçon aux mèches blondes, à portée de l'arme, à portée de main, à portée de tout - vulnérable. Mais peu importait - il visait la gorge. La menotte cliqueta à son poignet, peut-être même contre le manche d'un trident près à lui ouvrir la poitrine - peu importe.



Go suicid, stupid dog.


Dernière édition par Ralph le Dim 18 Nov 2012 - 20:02, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: You can come, now, we're awake.   Dim 18 Nov 2012 - 19:59

Le membre 'Ralph' a effectué l'action suivante : Lancer de dés

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MessageSujet: Re: You can come, now, we're awake.   Dim 18 Nov 2012 - 20:43

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MessageSujet: Re: You can come, now, we're awake.   Dim 18 Nov 2012 - 20:43

Le membre 'Antoine De Landerolt' a effectué l'action suivante : Lancer de dés

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MessageSujet: Re: You can come, now, we're awake.   Dim 25 Nov 2012 - 4:32

Il aurait pu pleurer, si l'effroi n'avait pas supplanté la douleur. Il fallait bouger, il n'y arrivait pas – il fallait vivre ; il n'y arriverait pas. Et à chaque quart de seconde qu'il sentait passer, à chaque centimètre que le sang gagnait le long de son bras meurtri, cette atroce sensation d'oppression ne faisait que s'intensifier, encore et encore. La peur lui criait d'avancer, la peur l'immobilisait. Et le temps qui s'allongeait, s'étirait – comme un tissu déchiré. Presque autant que la peau de son bras.
S'il perdait suffisamment de sang, il s'écroulerait. Et s'il courait, il...
Sa vision fut brutalement brouillée quand il essaya de se redresser, peu convaincu lui-même par le peu d'effort que son bras droit acceptait de fournir. Quelle blague. Et puis dans le fond, hein ? Pour quelques secondes de souffrance et le même résultat au bout de la ligne, c'en serait presque avantageux de se laisser retomber par terre.
Si seulement son cœur n'avait pas battu aussi vite dans sa poitrine. Il fallait bouger de là. A tout prix, se relever, bouger, faire quelque chose, se sortir d'ici, s'éloigner, aller se cacher ; n'importe quoi. Son corps entier le lui hurlait, ses yeux écarquillés par la terreur le lui criaient en boucle. Bouge, bouge. Sauve toi !
Il avait juste besoin de... Quelques secondes.
Menteur.

Le blond était parti chercher le trident ; il ne le vit pas. Juste cette douleur supplémentaire quand son poignet fut tiré, le retour brutal à la réalité. La déchirure dans son épaule quand, sans se poser de question, son corps suivit le mouvement qu'on lui imposait.

« Lève-toi, putain, ou on y passe tous ! »

Pas le temps d'être surpris : l'ordre était suffisamment clair. Sa vue vacillante enregistra le visage en face de lui sans vraiment le voir et il fit un pas maladroit en avant, un pied devant l'autre ; faillit trébucher, se stabilisa sur ses deux pieds. L'arme n'avait touché que son bras – alors pourquoi avait-il l'impression que tout le côté gauche de son corps lui envoyait des signaux de détresse ?
Ça n'avait rien à voir avec un coup de poing dans la mâchoire. Rien du tout.
Une seconde plus tard, une fois ses esprits repris et sa vision plus claire, l'autre garçon revint dans son champ de vision. Les doigts serrés sur la main de Claris, comme craignant de tomber s'il n'avait plus d'appui, il fit un pas en avant.
Il faut se remettre à courir, maintenant – maintenant.

« Si vous ne bougez pas tout de suite, il ne va pas mettre longtemps à vous rattraper. »

Vous ?
Un dernier regard pour le trident serré entre ses mains, déstabilisé. Quel abruti.
C'est pas parce qu'on se tient la main que personne crève – il le savait, ça ? Ou est-ce que ce type avait définitivement perdu toute once de bon sens ? L'autre en face, il –
Kélian voulut protester. Serra les dents et, tentant d'ignorer au mieux le liquide chaud qui coulait le long de son bras gelé, remit ses jambes en marche. Il a choisi tout seul, il est grand. Il fait ce qu'il veut. Lui n'en a rien à faire. S'il veut jouer les bons samaritains, c'est son problème. Pas le sien, pas le leur. C'est lui qui a été la chercher tout seule, cette saleté d'arme. C'est lui.
En d'autres circonstances il aurait pâlit de colère à la simple idée qu'on le croit incapable de se défendre tout seul. Mais là, il n'avait pas le temps pour ça. S'il restait là il mourrait – et c'était suffisamment clair pour qu'il n'en doute pas un seul instant. Il mourrait.
Il faut courir, rien d'autre. C'est pas chacun pour soi mais presque. Juste courir et prier pour que cet abruti aux cheveux clairs n'y reste pas.
Ce n'était qu'un presqu'inconnu ; il n'avait pas le droit de mettre sa mort sur sa conscience. Ce sera de sa faute à lui et personne d'autre. Personne d'autre.
Alors peu importe le bruit derrière, ne te retourne pas.

{ Claris et Kélian } => Asphyxie.



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MessageSujet: Re: You can come, now, we're awake.   Dim 2 Déc 2012 - 17:48

Ça aurait été trop beau qu'il devienne raisonnable d'un seul coup. Antoine avait espéré pourtant que, une fois désarmé, il se serait calmé, aurait analysé la situation. Se serait rendu compte que n'ayant plus l'avantage, tenter de lui sauter dessus aurait été stupide. Tu parles.
Antoine n'avait jamais croisé de fou dans sa vie. Et par fou, il n'entendait pas les quelques figures excentriques qui ne vivaient que pour les regards de travers qu'ils suscitaient volontairement. Non. Il parlait de ceux qui n'hésitaient pas à porter un coup fatal, ceux qui ne regardaient même pas en arrière. Ces gens-là qui sont si différents des autres, froids et dénués de toute culpabilité dans leurs actes. Comment avait-il pu passer à côté d'un type pareil au pensionnat ? Comment est-ce que personne n'avait pu le remarquer, le mettre hors d'état de nuire ? Le jeune homme repensa aux cuisines – aux couteaux dans les tiroirs, à tous les pensionnaires qui avaient une arme sur eux. Lui. A combien il était facile pour un cinglé de s'en procurer une.
Il ne s'était jamais senti en sécurité au pensionnat; le serait encore moins s'il parvenait à y rentrer vivant.
Les deux autres filèrent, laissant les deux jeunes hommes seuls. Un grondement échappa à son agresseur, et Antoine anticipa le face à face inévitable. Ne pas l'énerver, il ne demandait que ça ! Mais si lui faire plaisir signifiait se laisser massacrer, alors non merci.
Il ne comptait pas lui rendre ce trident.

Antoine avait la chance d'avoir de bons réflexes. Ils lui sauvèrent la mise. Alors que l'autre était arrivé près de lui de quelques souples mouvements, il avait retourné le trident contre lui. Il y avait mis assez de force pour ne pas simplement l'égratigner, pour l'empêcher de retenter immédiatement son attaque. La douleur paralyse forcément un instant. Il recula lui-même précipitamment d'un pas ou deux après avoir porté son coup. Il l'avait touché, il l'avait senti. Ce constat le mit en colère, et il ne put retenir les imprécations qui volèrent. Il n'aurait pas du être obligé de le faire saigner pour l'arrêter.

« Est-ce que tu serais fou ? Au lieu de nous attaquer bêtement, tu aurais pu essayer de discuter ! »

Ou partir tout seul de ton côté, pour ce que je m'en préoccupe. Mais non, il avait fallut qu'il trouve amusant de s'en prendre à eux, tout ça pour... Pour quoi, en fait ? C'était ridicule. Ça ne rimait à rien. Ils n'avaient aucune raison de se battre; les fondateurs n'avaient aucune emprise sur eux.
Antoine se corrigea. Les fondateurs non, la peur oui. Et tout ce qui peut pousser un homme à en tuer un autre. Ah ça oui, le genre Humain était vraiment stupide, mais il n'y avait pas que lui.

Alors, qu'est-ce tu en dis, Selenda ?
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MessageSujet: Re: You can come, now, we're awake.   Dim 2 Déc 2012 - 20:05

    Eclatement écarlate, profusion d'éclaboussures bleues et noires, la conscience de la douleur. En un instant, Ralph fut submergé par la sensation du métal dans sa chair, son souffle coupé par l'impact. Comme un voile qui se déchire, ou un brutal éclair lumineux dans sa tête, suffisant pour lui faire lâcher prise et l'arrêter net dans son élan. La main du jeune homme retomba, il se plia en deux avec une exclamation de souffrance et ses doigts trouvèrent immédiatement le chemin de sa chair ouverte. L'odeur du sang lui monta au nez, lui monta à la tête, brouilla ses idées un moment. De l'air. Qu'est-ce que tu fous, Ralph, tu veux crever ou quoi ?
    L'amnésique se débattit un moment avec le concert de cris et d'aboiement qui emplissait sa tête, avec l'hémoglobine qui faisait tourner le monde autour de lui. Un moment contre l'obscurité.
    Puis, lentement, il se redressa, la main appliquée sur le flanc. Le liquide chaud, rouge, dégoulinait entre ses doigts serrés. La blessure n'était pas profonde - elle ne pouvait pas l'être - elle ne l'était pas. Superficielle. La douleur, lancinante, lui transperçait pourtant les tempes. Face à lui, un peu plus loin, le jeune homme aux longues mèches tenait toujours le fer coupable.

      « Est-ce que tu serais fou ? Au lieu de nous attaquer bêtement, tu aurais pu essayer de discuter ! »

    Une grimace qui tentait de reproduire un sourire convainquant apparut derechef sur les lèvres de Ralph. Le blond se redressa ; cligna des yeux ; laissa s'enfuir son sourire ; lâcha sa blessure et passa une main souillée de sang dans ses cheveux clairs.
    ... Et comment savez-vous que vous êtes fou ?
    Quand on n'a aucune idée de qui, quoi, quand ? Quand on entend des voix qui disent d'étrangler, découper, mordre, étriper ? Quand on se retrouve enfermé dans un endroit où on peut faire voler les pierres tombales et où un animal parlant vous suit partout ? Quand on se réveille toutes les nuits et qu'on est terrorisé par le blanc, le noir, le jour, la nuit ?
    Quand on ne sait plus où donner de la tête, tant qu'on s'enfonce dans l'engourdissement le plus total ?
    Ralph exhiba ses crocs comme s'il n'avait même plus assez de raison pour avoir l'idée même d'un sourire. C'est quoi un malade mental, hein ? Et si la raison était là, juste là ?

      « C'est l'histoire d'un fou qui veut s'échapper de l'asile où on l'a enfermé. » Commença le jeune homme d'une voix traînante.

    Ce qu'il devait en avoir à foutre, l'autre, d'une crétine de blague, à ce moment précis. Vivre ou mourir, c'était plutôt ça qui importait. Même si Ralph ne se souvenait plus bien pourquoi.
    Les graviers qui entourait les deux pensionnaires recommencèrent à trembler.

      « ... Il décide de passer par-dessus le portail s'il est assez bas, par en-dessous s'il est trop haut. Du coup il va voir à l'entrée. Mais il peut pas s'enfuir, et tu sais pourquoi ? »

    Nonsense. Just nonsense. Juste un gros bric-à-brac tout juste bon à lui dégringoler sur un coin de la gueule, à l'ensevelir sous une montagne de déraison. Pourquoi tu fais ça ? Parce que j'en ai envie, parce que, parce. Annihilation de toute réflexion, pour mieux abrutir la bête. Un rire rauque effleura ses cordes vocales, un rire qui ressemblait à l'aboiement d'un chien. Autour de lui, des morceaux de glaise quittèrent le sol, se mirent à tournoyer. Quelques pierres aussi, et la terre gémit sous la pression des tombes qui voulaient s'extraire de son étreinte glacée.

      « Parce qu'il n'y a pas de portail. »

    Rien pour brider. Rien pour libérer. Pas de sortie, pas d'escalier de secours, même pas de poutre à laquelle accrocher la corde. Ou pas de tabouret pour l'atteindre. Avec un hurlement de douleur minérale, un grondement de pierres roulantes et de terre qui se fend en deux, plusieurs stèles s'arrachèrent à nouveau du sol, projetées vers l'adversaire de Ralph avec une violence débridée. Fou ou pas ? On s'en tape. On s'en fout des mots - parce que si tu meurs, il n'y aura plus personne pour les prononcer.



Je voulais absolument essayer ce dé, moi Cool


Dernière édition par Ralph le Dim 2 Déc 2012 - 20:06, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: You can come, now, we're awake.   Dim 2 Déc 2012 - 20:05

Le membre 'Ralph' a effectué l'action suivante : Lancer de dés

#1 'Dé Décisif' :


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#2 'Dé Dégâts' :


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#3 'Dé Dérobé' :


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#4 'Dé Démoniaque' :
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MessageSujet: Re: You can come, now, we're awake.   Lun 3 Déc 2012 - 0:44

Spoiler:
 


Dernière édition par Antoine De Landerolt le Lun 3 Déc 2012 - 0:45, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: You can come, now, we're awake.   Lun 3 Déc 2012 - 0:44

Le membre 'Antoine De Landerolt' a effectué l'action suivante : Lancer de dés

#1 'Dé Décisif' :


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#2 'Dé Dérobé' :
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MessageSujet: Re: You can come, now, we're awake.   Lun 10 Déc 2012 - 12:48

Antoine sut que sa question n'allait pas avoir l'effet escompté quand l'inconnu se mit à sourire. Une grimace plutôt, une craquelure fine mais nette au beau milieu d'un mur lisse. Un sourire qui semblait lui dire; Tu es peut-être encore intact, mais tu ne le seras pas pour longtemps. Face à cette expression qui lui hurlait de fuir le plus vite possible, le jeune homme se demanda brièvement pourquoi il avait fallut qu'il ramasse ce trident et reste faire face à ce type qui n'avait plus toute sa tête. Il aurait pu continuer de courir et ne pas se retourner. Courir, passer la porte du cimetière, courir jusqu'à ce que ses jambes le lâchent et prendre enfin une pause.
Et une pause où ? A l'abri d'un arbre où se terrait quelqu'un prêt à lui bondir dessus ? De toute façon, il se serait retourné quand même. Il se serait senti coupable d'avoir abandonné là un homme blessé et une gamine au bord des larmes. S'ils s'en sortaient, tant mieux; s'ils se faisaient tuer plus loin, tant pis. Sa conscience avait le mérite d'être sauve dans les deux cas.
Maintenant il faut que tu sauves ta tête, sinon tout ça n'aura servi à rien.

« C'est l'histoire d'un fou qui veut s'échapper de l'asile où on l'a enfermé. »


S'il avait été en sécurité dans l'immense bâtisse grise, Antoine se serait moqué d'une telle entrée en matière. Mais il n'avait pas envie de rire, aussi n'arbora-t-il qu'une expression à la fois perplexe et méfiante. Il vit et sentit les graviers s'agiter subrepticement autour d'eux, craignit avoir deviné ce que l'autre préparait.
Il pria pour que les projectiles ne soient que de vulgaires cailloux.

« ... Il décide de passer par-dessus le portail s'il est assez bas, par en-dessous s'il est trop haut. Du coup il va voir à l'entrée. Mais il peut pas s'enfuir, et tu sais pourquoi ? »


Question rhétorique à laquelle il n'aurait pas répondu dans tous les cas. Le visage vide de toute expression, il regarda la terre et les pierres s'élever, poussées hors de leur carcan de terre par une force invisible. Leur surface vieillie lui renvoya l'écho d'un rire presque inhumain. Même avec un trident, il ne pouvait rien faire contre toutes ces pierres.
Allez, vas-y, termine ta petite histoire.

« Parce qu'il n'y a pas de portail. »

Bien fait.

Antoine savait qu'il ne pouvait pas éviter toutes les pierres; il ne chercha par conséquent qu'à éviter les plus imposantes, les stèles qu'il n'avait pas intérêt à se prendre dans la tête s'il voulait voir la fin de ce jeu sournois. Une pierre projetée contre sa tempe le déstabilisa malheureusement un trop long instant, assez pour qu'une masse sombre et imposante ne rentre dans son épaule et lui fasse violemment perdre l'équilibre.
Le noir faillit se faire dans son esprit tandis qu'il résistait à un évanouissement qui lui aurait été mortel. Le trident ne lui avait pas échappé, et il le serrait à s'en faire mal pour garder un contact avec la réalité qui menaçait de l'étouffer sous son poids. Tout ce qu'il ressentait dans ce néant temporaire, c'était la douleur – à sa tempe et son épaule. La lame, arrachée à sa veste sans qu'il s'en soit aperçu, gisait quelque part dans les décombres.
Il s'appuya sur sa main libre pour tenter de se redresser. La plaie était superficielle mais sentant le sang couler, la colère le traversa comme une décharge électrique. Pourquoi fallait-il en arriver là ? Ce type ne savait pas raisonner, il était bon à enfermer. Douce ironie, si l'on considérait qu'il l'était déjà; qu'ils l'étaient tous.

Antoine obligea son corps à suivre ses directives, sourd aux plaintes qu'il lui adressait et qui mordaient sa chair. Hors de question de se laisser faire, hors de question de mourir. Chancelant mais de nouveau sur ses deux jambes, il adressa au blond un sourire dans lequel se mélangeaient colère et mépris.
Si seulement tu pouvais mourir, là tout de suite.

« Si le fou a été enfermé, c'est pour une bonne raison. C'est bien qu'il n'y ait pas de portail; qu'il reste avec ses semblables. »

Les fous avec les fous, loin des villes et de la société. Ou sous la terre, à l'ombre d'une pierre tombale, peu importe. Là où ils ne pouvaient faire de mal à personne.
Antoine pointa le trident vers son agresseur, et fit de son mieux pour ignorer le liquide chaud qui coulait sur sa peau et maquillait de carmin ses cheveux dorés.

« Je ne veux pas être obligé de t'attaquer. »


Comme je dois être impressionnant; pensée amère à laquelle s'ajouta la douleur de son épaule. Le trident tremblait un peu sous les efforts d'Antoine pour l'ignorer, ce que ce dernier tentait aussi de ne pas prendre en compte.
Je vais survivre et revenir sain et sauf, voilà la seule pensée qu'il s'autorisait sur l'instant.



{J'ai pas la force de relire encore une fois ce poste, sinon je sens que je vais le jeter 8D Alors pardon s'il y a des trucs qui ne vont pas ahahaha C__C }
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MessageSujet: Re: You can come, now, we're awake.   Mer 26 Déc 2012 - 21:35

    Le jeune homme aux longues mèches maculées de rouge adressa un sourire sarcastique à Ralph. Qui, curieusement, le lui rendit - et plein de crocs, en considérant que vu sa position, il n'avait pas tant de raisons de sourire que ça. Tiens ; la vision de cet éclaboussement d'écarlate l'aurait presque doté d'un sens de l'humour.
    Le blond se cramponnait à la hampe de son trident comme Ralph, sans s'en rendre compte, à son flanc écorché. Il chancelait un peu, hein. Ou un peu tous les deux, peut-être ; sauf que Ralph, lui, n'y faisait pas attention.
    Ce qui l'intéressait, lui, c'était plutôt la chute. Les blagues nazes, c'était juste pour faire durer le plaisir. C'était toujours plus drôle lorsque l'agonie traînait un peu ; même si il ne savait pas lui-même d'où venait ce "toujours", que ses pensées tiraient au sort comme dans un sac plein de billets colorés. Il y avait peut-être un sens, mais sans doute pas. Et quoi qu'il en soit, il n'était pas capable de le saisir lui-même.
    Et Mr le chevalier servant non plus, apparemment. Ralph n'était pas aussi doué que l'autre junky pour trouver des noms aux anonymes ; pas assez de culture générale pour ça. Donc il s'en tenait aux métaphores, faute de mieux : mais dans tous les cas, le pensionnaires aurait bien mieux fait de prendre ses jambes à son cou comme ses potes au lieu de rester devant lui comme ça.
    Quel courage, vraiment. Il fallait bien être débile pour faire ça. Ralph en aurait presque ressenti un élan de compassion.

      « Je ne veux pas être obligé de t'attaquer. »

    Le sourire ironique revint au grand galop sur ses lèvres, presque une grimace sur cette bouche habituée à faire la moue. Se redressant, il jeta un coup d'oeil au-delà de son adversaire, dans la direction où avaient fui les deux autres souris. Déjà hors de vue. Dommage... donc si il laissait s'enfuir celui-là, il n'allait plus avoir personne avec qui... jouer était le mot, non ? Sa souris à lui était déjà bien entamée, et il avait cru entrevoir quelque chose qui pourrait lui être utile par la suite. Il n'était pas si blessé que ça : il pouvait très bien saisir sa chance.
    Ou bien...
    Ralph enfonça les mains dans ses poches et, chassant sa mèche cendrée d'un mouvement de tête, reporta son regard bigarré sur le chevalier servant.

      « Tu préfères que je te laisse te tirer, peut-être ? »

    Un coup d'oeil latéral confirma ce que Ralph avait bien cru entrevoir : un éclat métallique entre deux touffes d'herbe rachitiques. Son sourire s'étrécit, rusé, et ses yeux revinrent derechef sur le jeune homme. Comme s'il le dégustait du regard.
    Jouons, tu veux ? Peu importe la fin de ce foutu jeu.

      « On peut jouer à chat si tu veux. Je compte jusqu'à cent, je triche pas. Un. » Ralph recula d'un pas, les yeux brillant d'un éclat amusé. « Deux... »
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MessageSujet: Re: You can come, now, we're awake.   Mar 8 Jan 2013 - 4:21

« Tu préfères que je te laisse te tirer, peut-être ? »

La question surpris Antoine. Sans baisser sa garde pour autant, il scruta avec attention le visage de son interlocuteur, à la recherche d'une trace de mensonge ou d'ironie. Il cessa son petit examen sur une pensée amère mais bien réelle; ce type était fou. Il aurait bien été en mal de discerner la moindre émotion sur ce faciès qui s'étirait au fil de pensées et émotions qui lui étaient inaccessibles.

Les données trop facilement faussées, il resta perplexe le temps d'un souffle. D'une ultime analyse. Il aurait aimé pouvoir le mettre hors d'état de nuire. Pas le tuer, mais juste l'immobiliser. L'empêcher de se déplacer, d'aller ailleurs, d'agresser d'autres personnes. Il n'était peut-être plus armé mais ce n'était pas l'absence d'une lame dans ses mains qui l'avait empêché de lui envoyer des pierres tombales à la figure.
Mais s'il faut que je m'en aille pour survivre, je ne me poserai pas deux fois la question.

« On peut jouer à chat si tu veux. Je compte jusqu'à cent, je triche pas. Un. »


A chat ? Non, Antoine ne voulait pas jouer à chat. Pas si le prix à payer quand on lui touchait l'épaule n'était pas un baiser ou un gage; il ne voulait pas parier sa vie, elle lui était trop précieuse. Une petite voix dans un coin de son esprit le traita d'imbécile et lui ordonna de faire demi-tour, de partir avant que le fou ne change d'avis et ne le prenne à nouveau pour cible. Tu veux tant que ça finir écrasé sous une tombe ?
Non, bien sûr que non.

Alors cours.

« Deux... »

Il jeta dans un coin de son esprit les souvenirs et les peurs. C'est ça, pensa-t-il, on peut jouer si tu veux. Je pars devant, je finirais par avoir ta peau, et tu regretteras d'avoir commencé ce décompte. Rira bien qui rira le dernier. Ma vie je la garde. Et puisque tu insiste, je jure d'avoir la tienne.

Antoine n'attendit pas le 'trois' pour tourner les talons et emprunter le même chemin que les deux autres quelques minutes plus tôt. Son épaule le faisait souffrir à chaque pas mais ce n'était pas le moment de flancher; s'il ne trichait pas comme il l'avait promis, il avait jusqu'à cent pour se mettre à l'abri. Et le temps qu'il réussirait à gagner pour songer au reste.
Le trident dans une main, il ne remarqua pas qu'il avait perdu sa lame. Sinon, il aurait sûrement fait demi-tour malgré le danger.

Il déboucha sur le parc; et pris une direction au hasard.
Bonne chance.
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MessageSujet: Re: You can come, now, we're awake.   Jeu 14 Fév 2013 - 23:35

    Un temps, une incertitude. Ralph fixa son adversaire sans ciller, et ses doigts gourd pianotaient contre sa jambe. Une montée progressive d'adrénaline faisait battre son coeur, face à l'inconnu qui s'offrait à lui : orgueil ou sauvegarde ? Les mouvements en accéléré, encore, et l'hémoglobine, plus, ou plutôt le sentiment de la traque et du danger derrière chaque pierre ?
    Il avait déjà vécu ça. De l'autre côté de la ligne, là où c'était lui qui était mis en joue.
    C'était une sensation singulièrement déplaisante.
    La blessure de son côté droit lança quelques appels au secours bien inutiles ; ce n'était pas une brève demande de grâce de son corps qui allait arrêter son cerveau en ébullition, entièrement tendu vers cette seule idée de rouge, du rouge prédominant. Il s'en fallut d'un cheveux pour que cette impatience ne coupe court au décompte, et qu'il ne brise l'attente en bondissant sur le jeune homme pour, cette fois, lui ôter tout ce qui pouvait l'être.
    Dans un soubresaut de lucidité, Ralph musela cette pulsion destructrice qui annihilait toute pensée et toute construction logique pour ne plus laisser qu'un désir bestial de violence. Il vit son adversaire se décider enfin ; faire volte-face, courir à toutes jambes, choisir la vie. Choisir la vie, encore un peu plus longtemps.
    De son côté, Ralph était bien parti pour laisser ses neurones derrière lui, ou ce qu'il en restait. Envolée, cette capacité de réflexion propre à l'esprit humain, qu'il avait toujours possédée comme tout un chacun - même s'il n'avait guère été enclin à l'employer correctement jusqu'à présent, certes. C'était l'animal qui dominait. C'était cette voix, cette voix encore, ces mots qui masquaient la triste vérité d'une tendance à la violence inscrite dans des gènes torturés.
    C'était pas sa faute. C'était jamais sa faute.
    C'est elle, c'est elle. Ça pourra pas justifier tout longtemps, ça, tu sais ? Peu importe, tu t'en fous. C'est trop fatiguant de résister, pas vrai, Ralph ? 'Ralph' ? Tu le sais maintenant, que l'abandon est une chose bien plus simple.
    Et toi, t'es pas du genre à te fatiguer pour rien.

    Le jeune homme avança de quelques pas et se pencha vers le sol, négligeant à nouveau son flanc écorché. Ses doigts dérapèrent contre la lame brillante qu'il tira des touffes d'herbes moribonde, et un éclat rougeâtre glissa sur sa peau. Il l'effaça pensivement d'un coup de langue, comme rien, serra la lame au creux de sa paume. Et puis il s'avança sur les traces de souris ayant pris la fuite.
    Trois. C'est moi le chat.

{ Ralph } => Et un mort de plus.
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