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 Il était une fois un lama qui fuyait... [PV Hugo Launay]

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MessageSujet: Il était une fois un lama qui fuyait... [PV Hugo Launay]   Dim 4 Nov 2012 - 0:44

La température devenait de plus en plus froide à mesure que l’année avançait. Les dernières traces de l’Halloween disparaissaient, alors que les citrouilles vidées et originalement découpées quittaient les couloirs et les salles pour le fabuleux monde des ordures. Ce n’était pas ma fête préférée, et pour la peine je l’avais passée au lit, mais de retrouver le manoir aussi vide de décorations et sans l’ambiance festive me rendait encore plus maussade que je l’avais été. Je reprenais lentement des forces, quittait la dépression qui avait suivi mon entrée au pensionnat. Après six mois, il était bien temps de m’y faire…

Je quittais les toilettes, songeuse, lorsque j’aperçus une tête laineuse me regarder au bout du couloir. Surprise, mon corps se figea exception de mes sourcils qui se levèrent et de mes yeux qui s’écarquillèrent. Cette créature étrange me rappelait vaguement quelque chose, sans trop que je sache ce que c’était. Puis, au prochain battement de cils, la créature avait bondi au tournant et avait quitté mon champ de vision. Ma léthargie me quitta enfin et je me précipitai à sa poursuite. Arrivée au bout du couloir, je n’eu le temps que de le voir s’engouffrer dans les escaliers qui quittaient le premier étage vers le rez-de-chaussée.

Qu’était-ce que cette créature fantastique ?

De nouveau à sa poursuite, mes souliers plats produisaient un petit son sur le carrelage du pensionnat, mais tout ce que je pouvais entendre était ma respiration effrénée. J’étais à bout de souffle, mais la curiosité était plus forte que le malaise physique. Après quelques faux pas et quelques risques de débouler l’escalier, j’arrivai au pied de celui-ci saine et sauve. Le prochain couloir était complètement vide de tout pensionnaire, ce qui me parut bien étonnant, et je me précipitai vers la porte arrière du manoir.

« Reviens ! »

Tiens, j’avais retrouvé ma voix. Elle était rauque et ma respiration était bruyante. Mon cri ne me paraissait pas venir de moi, petite adolescente frêle que je suis, tant il était puissant et déterminé. A nouveau sur les trousses de l’animal que je distinguais maintenant comme une grande peluche laineuse, ma main se tendait pour le frôler. Puis il me prit de court. Il ne m’attendait pas du tout, me fuyait. Mon imagination, elle, s’emballait. Que faisait un lama dans le pensionnat ? Comment était-il entré ? Peut-être me mènerait-il à la sortie de cet enfer ? La curiosité et l’espoir coulaient dans mes veines plus rapidement que mon sang, fournissaient à mes muscles l’énergie nécessaire à ma course. Le lama passa la porte, suivi de très près par moi.

Je ne remarquai pas immédiatement la température qui avait subitement changé. Mon attention était toute dirigée vers l’animal plus gros et plus imposant que moi qui continuait de courir. Je devais le rattraper, et ce même s’il se dirigeait vaguement vers le parc et peut-être même le lac. Je dévalai les quelques marches et m’élançai vers le lama. Il avait pris une bonne longueur d’avance, maintenant, et l’air froid qui entrait par ma bouche rendait la respiration douloureuse. Je sentais l’air s’insinuer en moi et créer un gros contraste entre mon corps chaud et le froid de l’extérieur.

« Attends ! »

Je criais encore, moi petite fille timide. J’étais de plus en plus convaincue que sa course me mènerait à une brèche qui me permettrait de sortir. Il devait bien y avoir un moyen d’aller et venir entre mon monde et le pensionnat, et j’étais sur le point de le découvrir. Si seulement ce lama me laissait le suivre..

Il allait maintenant beaucoup trop vite pour moi.

Je désespérais, prise d’une folle envie de crier. Je me débattais pour courir plus vite, ne pas le perdre de vue, toujours le rattrapé. Puis, je ne vis plus l’animal. Tout ce que je vis fut la pelouse. Attends, quoi ? Ma cheville douloureuse m’apprit que je venais de trébucher. Eh merde ! Saleté de lama, attends-moi ! Je me relevai péniblement – la joue, les mains et les genoux couverts de terre et de brindille d’herbe. Je suivais du regard la petite tâche laineuse qui s’éloignait de plus en plus.

Grognement.

« ESPÈCE DE LAMA, JE T’AURAI ! »

Frustration.. Je me retournai vers le pensionnat qui se trouvait à une assez bonne distance maintenant et tombai nez à nez avec un inconnu. Crise cardiaque.

« WAAAA ».
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MessageSujet: Re: Il était une fois un lama qui fuyait... [PV Hugo Launay]   Sam 17 Nov 2012 - 17:14

Hugo rajusta sa veste sur ses épaules, jetant au ciel un regard suspicieux. Une fois qu'il fut certain qu'aucune averse n'allait lui tomber dessus au moment même où il poserait les pieds sur l'herbe – certes, il ne pouvait pas en être complètement sûr, mais il fallait bien se jeter à l'eau, il n'allait pas rester éternellement devant la porte qui menait au parc – il quitta l'ombre de la bâtisse pour l'étendue verdoyante devant lui, Lily sur l'épaule.

L'air était frais, mais supportable. Il aurait pu neiger qu'il n'aurait de toute façon hésité que quelques instants avant de sortir, deux ou trois manteaux sur le dos. Le froid, il ne l'avait jamais aimé, et même petit était bien souvent resté chez lui en hiver alors que ses amis hurlaient dans les jardins, bonhomme et batailles de neige au programme. Seulement, le jeune homme aux cheveux blonds avait trouvé bien pire ennemi qu'un thermomètre qui passait en dessous du zéro: L'enfermement.
Attention, Hugo aimait le pensionnat. Il ne souhaitait pas le quitter – pas dans un futur proche du moins – et soupirait régulièrement de satisfaction pour y être entré. Les bêtises de T.J et les grognements de Hans n'auraient pu le faire changer d'avis, la vie au pensionnat était particulière mais lui allait autant que faire se pouvait. Néanmoins, il s'était levé ce matin-là avec une boule au ventre et à la gorge, l'estomac retourné, un voile oppressant sur sa figure qui l'avait empêché de respirer. Lily lui avait reproché son teint pâle, et lui avait proposé de l'emmener faire un tour dans le parc, histoire qu'ils se dégourdissent tous deux les jambes et les pattes. Hugo avait rechigné à l'idée, puis avait malgré tout finit par obtempérer. Sans prévenir personne, sans autre compagnie que celle de son AEA, il avait descendu les escaliers et passé la porte qui menait au parc.

A présent, ses yeux à mi-chemin entre le doré et le marron suivant les bonds que son amie imaginaire faisait dans l'herbe, il se maudissait de ne pas avoir pensé à prendre ses cigarettes. Il était un peu stressé, là, ça lui aurait fait du bien. Les sourcils froncés, il avisa la distance qui le séparait de la porte, pensa aux escaliers qu'il fallait monter pour retourner dans sa chambre, et abandonna vite l'idée. Il pouvait bien faire sans quelques instants, non ? Ça n'allait pas le tuer. A priori. T.J se serait sûrement évertué à lui expliquer que c'était fumer qui allait le tuer, et pas le contraire.
Mais putain, une fois qu'on a commencé, c'est dur de s'arrêter. Hugo aurait bien assorti sa réflexion de quelques piques méchantes à l'égard du pauvre Australien qui lui servait d'ami quand une silhouette attira son attention.

Il se retourna assez pour aviser le remue-ménage près de la porte qu'il avait passé dix minutes auparavant. Une sorte de... de lama en avait bondi à toute vitesse, rapidement suivit par, lui semblait-il, une jeune fille.
Hugo cligna une fois des yeux. Deux, trois, quatre.
HEIN ?

L'étrange apparition eut le mérite de lui faire oublier ses cigarettes. Il la suivit des yeux sans rien faire jusqu'à ce que la jeune fille ne se casse la figure au bout de quelques mètres d'une course intense et effrénée. Il se décida à se rapprocher d'elle plus par curiosité que par empathie, ses converses ne produisant qu'un faible frottement sur l'herbe. Pourquoi cette fille coursait-elle un lama plein de poils ? Il savait qu'il y avait des choses étranges au pensionnat, mais quand même, c'était...

« ESPÈCE DE LAMA, JE T’AURAI ! »

Ben, bizarre. Bha, au moins elle avait l'air d'aller bien, tant mieux. Il aurait pas aimé devoir l'aider à se redresser pour l'escorter à l'infirmerie, ou quoi que ce soit de ce genre. Lily quelques mètres derrière lui, il ouvrit la bouche pour l'interpeller; elle fut plus rapide que lui, pivota sur ses talons et leurs yeux se rencontrèrent brusquement. Apparemment effrayée ou surprise, la jeune fille cria.

Hugo recula d'un pas avec une grimace. C'est bon hein, pas la peine de crier, je suis pas un monstre !

« Crie pas putain, je veux pas devenir sourd moi, grommela-t-il avec cette douceur qui lui était si caractéristique, pourquoi est-ce que tu courais après ce... truc ? »

Parce que vraiment, il voulait savoir. Une fille. Qui courait après une espèce de lama. Il avait le droit de savoir non ?
Tiens, c'était la première fois qu'il voyait cette fille.

{... \o/ J'espère que mon poste est pas trop nul. XD}
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MessageSujet:    Lun 31 Déc 2012 - 3:48

Je ne m’habituerai jamais aux gens qui s’approchent des autres sans bruits. À ce moment-là, mon cœur cognait encore plus fort dans ma poitrine que lorsque je coursais le lama – comme si c’était possible. Ma respiration était toujours bruyante, et avec le saut que je venais de faire, elle n’était pas prête de ralentir. Mes yeux croisèrent les siens, alors que je tentais de retrouver le contrôle de mon corps. Les effets de l’adrénaline allaient se dissiper dans quelques instants, alors que je me sentais à la frontière entre l’effet agréable de l’activité physique et le malaise d’avoir dépassé ses limites. Je ne pouvais toujours pas parler tant j’haletais, ça se voyait et je ne me sentais pas le besoin de l’expliquer à l’inconnu. De toute façon, c’était lui qui m’avait fait sursauter. Ce que je hais les sauts. Ce que je hais rencontrer de nouvelles personnes. Ce que je hais ce pensionnat. Ce que je hais ce lama.

La haine devenait maitresse de moi alors que la surprise me quittait. Si j’avais pu suivre ce lama, j’aurais probablement pu m’échapper de cet enfer. La seule et unique chance de quitter ce pensionnat maudit venait de me filer entre les doigts. À cette seule pensée, mon corps recommençait légèrement à trembler. Ce que je donnerais pour quitter cette prison. Qu’avais-je fait, seigneur, pour me retrouver en cet endroit ? Je n’avais jamais été une mauvaise fille, au contraire. Je n’avais que suivi mes rêves, était-ce cela ma punition ? Et toi, petit inconnu, quel était ton crime ? Toi aussi, tu avais trop rêvé ? On t’avait alors plongé dans ce cauchemar ?

Et c’est alors que je me sentis terriblement seule. Il me semblait si loin, si intouchable. Ou c’est moi qui était intouchable. Ça devait être ça, plutôt. À force de m’enfermer dans ma tour d’ivoire, j’avais oublié comment tisser des liens. Je n’avais jamais été douée pour ça, de toute façon. Je ne pouvais plus compter sur personne, maintenant. Je devais me débrouiller par moi-même, à commencer par me faire des amis, ce que j’avais été loin de me faire en six mois.

« Désolée d’avoir crié. Je courrais après ce lama pour découvrir comment sortir du pensionnat ».

Je me découvrais une respiration plutôt régulière et une voix redevenue normale, quoique tirant un peu dans les aigus. J’espérais qu’il n’allait pas trop m’en vouloir. J’étais encore sous le coup de l’émotion, après tout. Et c’était en partie sa faute, alors bonne. Je tentai une diversion, un sourire. Mon regard se tourna vers le parc où je cherche encore ce foutu lama que je n’arrivais pas à repérer. Je l’avais vraiment perdu. Je soupirai alors que je ne peux quitter les alentours du regard, espérant voir quelque chose. Je ne savais pas trop quoi ; une brèche spatio-temporelle, un trou noir, un lama, n’importe quoi. Pourvu que ça puisse m’indiquer comment m’évader.

Puis je me rappelai que je n’étais plus seule. À grands coups d’efforts, je sortis de mes pensées. Retournai à la réalité. Pouf, comme retombée de mon petit nuage. J’allais rester ici un bon moment encore. Alors, tant qu’à y être, pourquoi ne pas m’installer pour de bon ? Moi qui ai fermement refusé de déposer mes valises en ce terrain inconnu, je considérais alors l’option. Dans le pire des cas, je pouvais toujours les refaire. Ce n’était pas définitif. Ce n’était pas parce que je tissais des liens, créais des habitudes, apprenait à apprécier certaines choses… que naturellement je ne pouvais plus lever l’ancre un jour.

« Ce foutu lama, il doit bien passer par quelque part pour venir au pensionnat. S’il habitait ici, on le saurait, tu crois pas ? »

Je penchai la tête sur mon épaule, interrogative. Je tentai encore un sourire. Merde, ce que j’étais nulle pour me faire des amis. J’agrandis mon sourire encore un peu. Est-ce que c’était mieux, là ? J’imaginais que oui. Ma cheville, toujours lancinante, me semblait encore un peu douloureuse, mais elle allait très certainement redevenir solide dans les minutes qui allaient suivre.

[HRP : ce fut long et c'est moche, mais... c'est ça...]
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MessageSujet: Re: Il était une fois un lama qui fuyait... [PV Hugo Launay]   Dim 17 Fév 2013 - 5:06

Si la scène à laquelle il venait d'assister avait des accents de théâtre de l'absurde, Hugo avait pensé que l'explication de la jeune fille serait assez rationnelle pour contrebalancer sa surprise. C'est vrai quoi; il devait bien y avoir une raison pas trop tordue au fait qu'elle poursuivait un lama poilu dans le parc. Ça devait se trouver facilement, même. Ils étaient au pensionnat interdit, un lieu où les animaux parlaient et où certains pouvaient faire léviter des casseroles par la pensée. Ça aurait pu être n'importe quoi, vraiment.
Sauf que non; la petite demoiselle ne s'était pas lancée dans une course effrénée pour une histoire de petite déjeuner volé.

« Désolée d’avoir crié. Je courrais après ce lama pour découvrir comment sortir du pensionnat »


Hugo cligna des yeux, posant un regard surpris sur son interlocutrice. Et quand elle tourna la tête vers le parc, il fit de même machinalement, sans vraiment savoir pourquoi. Ses mots mirent un moment à faire sens dans la tête du jeune homme, et quand ils le firent, une seule question s'imposa à lui, une question qui tenait en un seul mot et était on ne peut plus claire: Pourquoi ?
D'accord. Il avait vu des imbéciles s'agiter et vider tous les tiroirs du manoir (à tout le moins de la cuisine) à la recherche des feuillets de Rudy; qui, selon Hugo, n'étaient rien de plus qu'une saloperie de rumeur qui ne servait à rien à part donner un coup dans la fourmilière étonnamment calme ces derniers temps. Mais bon, il pouvait comprendre. Il y avait une raison derrière tout ce bazar, aussi bancale pouvait-elle paraître à ses yeux perpétuellement ennuyés.
Par contre, ça. Le lama. Comment diable pouvait-elle penser que suivre un lama de l'Antarctique pouvait la conduire hors du pensionnat ? Peut-être qu'on le lui avait fait croire, mais ça aurait été drôlement méchant. Il songea aussi, à court d'idées pour justifier cette étrange lubie, qu'un autre ouï-dire se promenait dans les couloirs sans qu'il en ait eu connaissance. Comme il ne se tenait pas particulièrement informé de ce genre de choses, par un manque flagrant d'intérêt, ça n'aurait rien eu d'impossible.
Tout de même... Il planta à nouveau ses yeux dans ceux de la fille quand elle se retourna vers lui. Il espéra qu'elle allait lui expliquer, et pas rester à le regarder là comme s'il comprenait ce qu'elle voulait dire.
Parce qu'il ne comprenait rien du tout et qu'il se voyait mal faire semblant.

« Ce foutu lama, il doit bien passer par quelque part pour venir au pensionnat. S’il habitait ici, on le saurait, tu crois pas ? »


S'il avait fait un peu plus attention, Hugo se serait rendu compte que mademoiselle semblait nerveuse. Néanmoins, n'étant pas un modèle d'empathie et occupé à interpréter son raisonnement, tout ça passa bien au dessus de sa tête blonde. La mine figée dans une moue pensive, il laissa son regard clair errer une nouvelle fois sur ce qu'il pouvait apercevoir du parc. Aucune trace du fameux lama à l'horizon, qui avait du profiter du couvert rassurant de la forêt pour échapper à la furie qui le coursait énergiquement. Il ne pouvait pas l'en blâmer, lui aussi aurait cherché à se mettre à l'abri à sa place. Puis il avisa Lily dans l'herbe, qui tordait un brin d'herbe entre ses petites pattes, et l'illumination lui vint. Littéralement. Il ne se retourna pas immédiatement vers la fille, préférant continuer à chercher dans le paysage une silhouette intruse et mouvante. En vain.

« Je pense pas qu'il habite ailleurs, j'ai jamais vu quelque chose aller et venir ici. C'est vraiment une voie sans issue, quoi... »

Lui n'avait jamais trouvé ça mal. Parce que tambouriner contre la porte était l'attitude la plus logique à adopter dans leur cas, il s'était au début persuadé de vouloir sortir. Mais il s'était vite rendu compte que sa jolie cage dorée dans laquelle on le nourrissait et s'occupait de lui était plus agréable que ce ciel bleu dans lequel il devait se débrouiller tout seul. En plus, il s'était cassé une aile.
Seulement, ce n'était pas le cas de tout le monde. Ses yeux, cette fois-ci tournés vers elle, lancèrent une excuse muette et sans doute inutile. Il reprit, l'air inquisiteur et le ton curieux:

« Si c'est un animal, ça doit être un AEA. C'est pas le tien, non ? »

On savait jamais, hein. Peut-être qu'elle ne s'en souvenait plus ou que ça lui était sorti de la tête... Ou n'importe quoi d'autre hein. Ça ne changeait rien au fait que pour Hugo, un animal était un AEA, surtout s'il avait une tête aussi particulière que... celui-là. Donc en toute logique, il vivait ici.
Après, où, il n'en avait aucune idée. Il pouvait passer sa vie enfermé dans la cave ou caché en haut d'une armoire que ça ne l'aurait pas étonné plus que ça.
Ce qui était vaguement flippant, en fait.
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MessageSujet:    Ven 22 Mar 2013 - 21:39

Mes yeux écarquillés, à la recherche du lama dans le forêt, mon esprit continuait de rouler à toute vitesse. Je me sentais comme une petite fille qui avait vu quelque chose d’impossible et que personne ne croyait, les adultes étant trop désabusés pour voir la magie que mes petits yeux naïfs me permettaient d’apercevoir. Alors que je me faisais cette réflexion, sans trop comprendre pourquoi je me retrouvais dans cette situation, quelque chose me frappa : on ne me croyait pas. On remettait en doute ce que j’avais vu, mon raisonnement et presque ma santé mentale. L’orage grondait en moi. J’étais saine d’esprit - autant que pouvait l’être quelqu’un d’enfermé dans un pensionnat appartenant à une autre dimension pouvait l’être. Il y avait juste eu un lama qui courrait, et je l’avais poursuivi. Il y avait quelque chose de louche avec cet animal, et j’étais bien décidée à le découvrir. Et tant mieux si ça pouvait me faire sortir d’ici, cet endroit maléfique où j’étais enfermée. Je fronçai les sourcils en me tournant vers mon interlocuteur, alors que celui-ci ne lâchait pas la forêt des yeux. Lui aussi, il l'avait vu le lama, je le savais. Il lui était passé sous le nez, et je voyais bien dans son expression qu'il réfléchissais à quelque chose. Pourquoi ne me croyait-il pas, alors ?

« Je penses pas qu'il habite ailleurs, j'ai jamais vu quelque chose aller et venir ici. C'est vraiment une voie sans issue, quoi... »

Et c’est là que l’envie de crier que je contenais en moi depuis de bonnes minutes me submergea encore plus agressivement qu’avant. Je dus me mordre la lèvre pour contenir mes cris de détresse et de désespoir. Mon cœur n’appartenait pas à ce pensionnat. Je voulais être ailleurs, ma place était ailleurs. L’envie de crier grondait en moi, et je devais me retenir de crier à chaque expiration, sentant mes poumons qui étaient prêts à expulser l’air à une vitesse qui me permettrait de faire énormément de bruit. Du calme Ella, du calme. Je pris une autre grande et profonde respiration pour me calmer. Mes yeux s’emplissaient d’eau, j’allais craquer, exploser et déverser toute ma haine et ma frustration sur ce pauvre jeune homme. Je devais me contenir.

« Non, il doit y avoir une issue. C’est pas possible. » Je murmurais. J’avais peur de perdre le contrôle de moi-même et de crier si je ne parlais pas aussi bas.

Mon interlocuteur avait mentionné l’existence des AEA. En temps normal, j’y aurais porté de l’attention, et aurait même démontré de la curiosité, si ça n’avait été de mon cerveau parasité par toutes ces pensées noires. Je voulais sortir du pensionnat, repartir chez moi, retourner dans ma chambre confortable, avec ma mère, mon père et mes rêves. Tous mes bons souvenirs défilaient devant mes yeux à une vitesse grand V. Je me souvenais des auditions, du sentiment d'accomplissement, de mes peluches, d'une de mes journées au parc d'amusement. Je voulais retourner là, où on destin m'attendait. J'avais été promise à une belle carrière et un bel avenir. Quelques sanglots s'élevaient dans ma poitrine et mourraient avant d'avoir atteint ma gorge. Je contenais encore le fléau qui risquait de se déverser. Il fallait que je sois forte pour retrouver ce lama et tirer toute cette histoire au clair. Pas question de se laisser emporter !

« Le lama, il doit bien savoir quelque chose. Un lama dans un pensionnat, c’est louche, et ce qui est louche a un lien direct avec les I. On doit le retrouver. Le lama. Retrouver le lama. »

Je murmurais toujours, fixant le jeune homme de mes yeux écarquillés. Je le fixais sans le voir, cherchant une explication, un moyen d’attraper l’animal, de le retrouver, le piéger, le questionner. Parce que, pour moi, il était clair que ce lama parlait. Qu’il nous apprendrait quelque chose sur les I, ou encore sur l’issue de ce cauchemar. Mais, lui, il ne semblait pas comprendre ça. Il ne comprenait pas l’urgence de la situation. Et même si je l’attrapais par les épaules et le secouais de toutes mes forces, il ne comprendrait toujours pas. Je posai timidement mes mains frêles sur ses épaules, cherchant son regard du mien, pour capter son attention, lui faire comprendre ce qu'il ne semblait pas voir. Allez, réveille-toi. Reviens à la réalité.

« Ce lama est peut-être notre seule chance de tirer cette histoire au clair, de sortir d'ici et de retrouver nos vies. Tu ne veux pas sortir d'ici, toi ? Retrouver la famille, les rêves, les habitudes, la routine... Je veux rentrer chez moi. Et ce lama, il doit savoir comment faire !»

Ma voix tremblait dangereusement, tendant vers l’aiguë à la fin de mes phrases. Je redevenais hystérique, je le sentais. Et je savais qu'il pouvait le sentir aussi, que ma voix trahissait mon état instable. Mes yeux emplis d'eau et mon corps qui tremblait aussi, d'ailleurs.
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MessageSujet: Re: Il était une fois un lama qui fuyait... [PV Hugo Launay]   Jeu 2 Mai 2013 - 23:44

...

Okay, mauvais plan, songea Hugo en voyant la jeune fille prendre de grandes inspirations, visiblement au bord des larmes. En un mot, et son air paniqué le criait: Ça craignait. Ouais. En voulant la rassurer et trouver une solution à ses problèmes, il l'avait précipitée vers la crise de nerfs ou il ne savait pas trop quoi de ce genre. Les bras ballants, le regard perdu, il s'insulta mentalement un bon millions de fois avant de considérer la situation avec son pessimisme habituel. Si elle se mettait à pleurer ou se rouler par terre, ça allait être à lui de faire quelque chose, parce que malgré son manque de sympathie flagrant, il n'en était pas au point de laisser les jeunes filles désespérer seules au fond du parc. On savait jamais qui pouvait avoir des envies de suicide, et bon, un mort sur la conscience, ça devait peser lourd, mine de rien. Même si on ne l'avait connu que deux minutes maximum de son vivant.
D'un autre coté, ça l'agaçait parce qu'il ne savait absolument pas quoi faire. Qu'est-ce qu'on était censé faire dans une situation pareille, hein ? Est-ce qu'il devait lui donner une gifle, lui faire un câlin, lui dire des mots rassurants ? La poisse, il était nul pour ça, lui !

La fille murmurait des trucs qu'il eut du mal à comprendre; et ça aurait peut-être été mieux qu'il ne comprenne pas, en fait. Elle allait faire une crise d'angoisse, il le sentait. Il regarda autour de lui en urgence: est-ce que le lac était trop loin pour qu'il y court, remplisse un seau d'eau et lui renverse dessus pour la calmer ?
Oui, non. Elle aurait pu attraper froid. En plus, il n'avait pas de seau d'eau sur lui.

« Le lama, il doit bien savoir quelque chose. Un lama dans un pensionnat, c’est louche, et ce qui est louche a un lien direct avec les I. On doit le retrouver. Le lama. Retrouver le lama. »

Oulà. Ça s'arrangeait pas. Sourcils froncés, Hugo ouvrit la bouche pour dire quelque chose (n'importe quoi qui puisse la calmer, ou peut-être juste pour la contredire, histoire qu'elle devienne plus raisonnable), mais la demoiselle posa ses mains sur ses épaules avant qu'un son aie pu en sortir. Intrigué, il la ferma sur le champ. Tant pis s'il avait l'air débile. Il lut beaucoup de panique dans son regard marron, et se demanda un bref instant si elle comptait le secouer comme un prunier pour le convaincre qu'il fallait retrouver ce lama porteur de terribles secrets à tout prix. Comme son étreinte était faible, presque rien, il rejeta cette idée.
Bon, il allait falloir faire quelque chose avant qu'elle devienne hystérique.

« Ce lama est peut-être notre seule chance de tirer cette histoire au clair, de sortir d'ici et de retrouver nos vies. Tu ne veux pas sortir d'ici, toi ? Retrouver la famille, les rêves, les habitudes, la routine... Je veux rentrer chez moi. Et ce lama, il doit savoir comment faire ! »

Hugo grimaça. Bien sûr qu'elle voulait rentrer chez elle; le trois quart des pensionnaire voulait rentrer chez lui et retrouver sa vie, sa routine, ses proches. Leurs rêves, s'ils en avaient. Plus mitigé, moins enthousiaste à l'idée de retrouver une existence qu'il jugeait ratée, Hugo ne raisonnait pas comme eux. Il était mieux ici, même si ce n'était toujours pas l'idéal. Alors ils ne partageaient pas le même point de vue, certes, mais il n'allait pas cracher sur sa souffrance pour autant.

Il la prit fermement par les épaules et la secoua. Pas comme une brute, mais juste assez pour la faire réagir. Hop, debout princesse: ce n'était pas le moment de péter les plombs.

« Reprends toi, eh, j'ai pas envie de devoir te mettre un gifle, fit-il, clairement mécontent, ça va pas te faire rentrer plus vite chez toi de péter un câble. »

Il hésita à la lâcher; finit par le faire. Il doutait franchement que ce lama puisse ouvrir la porte d'entrée mais soit. Si ça pouvait la rassurer de partir à la chasse au lama, lui, il s'en foutait. Une fois qu'elle l'aurait attrapé, elle verrait bien qu'il n'avait rien à leur donner, et chercherait une autre solution. Ou s'habituerait à son enfermement.
Vu que c'était soit ça, soit se jeter du haut de la tour, elle avait pas vraiment le choix.

« Il est parti par où, ton truc plein de poils ? Tu penses qu'on peut le rattraper ou c'est pas la peine ? »

Il cligna des yeux une ou deux fois, puis reprit:

« Au fait, c'est quoi ton nom ? »

Qu'il sache au moins ça, ce serait plus pratique pour discuter.
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MessageSujet: Re: Il était une fois un lama qui fuyait... [PV Hugo Launay]   

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Il était une fois un lama qui fuyait... [PV Hugo Launay]

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