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 Pas chassés.

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Obedient Soldier
Aphrodite Areïl
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MessageSujet: Pas chassés.   Pas chassés. Icon_minitimeDim 25 Nov 2012 - 7:10

Alors on avance. <= { Aphrodite et Hans }

Hans n'était pas aussi endurant qu'elle. Ça crevait les yeux. Et ça risquait de crever autre chose que leurs yeux si, plus tard, ils devaient partir à toute vitesse pour échapper à un ennemi quelconque. Ou, plus inquiétant encore, à un monstre dont les foulées auraient tôt fait de rattraper leurs pauvres mouvements de jambes apeurés.
Elle le nota dans un coin de sa tête, amère, quand au bout de quelques minutes de course rapide elle perçut des signes de fatigue ou de faiblesse chez le berlinois. Il n'était pas taillé pour ça : elle n'avait même pas le droit de lui en vouloir. La soldat se souvenait assez de ses premières années d’entraînement pour savoir que ce genre d'efforts n'était pas attendue des citoyens lambda. C'était tout simplement peine perdue. Ils ne pourraient pas courir à travers le terrain des heures durant. Même elle n'en aurait pas été capable, aussi déterminée fut-elle. Le corps avait ses limites.
Malgré tout, elle n'était pas particulièrement heureuse de se retrouver avec des personnes en mauvaise santé dans son camp. C'était dangereux.
Soucieuse de vite creuser le plus possible de distance entre eux et le monstre qui avait bien failli les attaquer plus tôt – bien qu'à priori il ne les suivait pas – Aphrodite accéléra nettement et prit les devants une fois qu'ils eurent passé les premiers arbres délimitant la forêt. Ses doigts serrés sur la main du garçon pour ne pas le perdre (un allié est un allié) elle le força à allonger le pas jusqu'à ce que, après plusieurs zigzag entre les troncs bruns, elle se juge en sécurité.
Ce qui se traduisit par un arrêt brutal.

Le temps de reprendre son souffle, les mains sur les genoux, elle réfléchit à toute allure. La présence d'un animal féroce compliquait tout mais ne changeait rien aux règles.
On lui avait dit de faire confiance aux ordres qu'elle avait reçu. Elle le ferait. Durant toute sa vie elle avait obéit aveuglement aux injonctions de militaires qui voulaient l'envoyer à la mort sans rien lui promettre en retour. Les I., eux, lui avaient offert des choses qu'elle n'aurait jamais pu espérer. Elle leur devait bien plus que sa simple vie.
S'il fallait, elle la leur rendrait donc en retour. Ce n'était que justice.

« Je pense qu'on est tranquilles ici, lâcha-t-elle à voix basse, le souffle encore court. Au moins pour quelques minutes. »

D'un geste vif, elle enjamba un bosquet d'orties et sonda le sol. Au bout de quelques secondes de recherche elle se baissa et, d'un geste sûr, empoigna une solide branche d'arbre. Ça ferait l'affaire.
Un autre bond et elle revint à son point de départ, son gourdin de fortune à la main. Elle frappa violemment un tronc d'arbre avec, les deux mains serrées à une des extrémités de la branche : rien ne cassa. Parfait. Ce n'était pas ce qu'il y avait de mieux mais pour frapper, assommer, crever un œil ou même écraser une trachée, ce serait suffisant.
Le regard fixe et la voix atone, elle soupesa sa nouvelle arme.

« Il faudrait qu'on retourne là-bas. L'autre devait avoir une arme, comme nous. Avec un peu de chance elle y est toujours. »

Si le monstre n'était plus là, évidemment. Et quoi que cette idée était extrêmement bancale elle n'en avait pas d'autre.
C'était soit ça, soit arpenter la forêt en espérant tomber sur des personnes isolées dont le destin dépendrait de la marque à leur poignet.
Tuer, quoi qu'il en soit.

{ It's hunting tiiiime }



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MessageSujet: Re: Pas chassés.   Pas chassés. Icon_minitimeDim 25 Nov 2012 - 16:05

Lorsque la pression sur sa main se relâcha, Hans tomba au sol. Les jambes flageolantes, le souffle court, il jura mourir et considéra que le tapis de feuilles sous la paume de ses mains serait un confortable linceul. Il ne désirait plus le quitter. Le Berlinois considéra l’idée d’aller s’affaisser contre un arbre mais se sentit incapable d’esquisser un mouvement de plus, d’autant que l’écorce devait être affreusement rugueuse. Il se contenta donc de se laisser tomber sur ce matelas sommaire et improvisé, sans se formaliser des quelques branches qui lui rentraient dans le dos ou de la colonie de fourmis dont la colonne s’ébranlait, imperturbable, à droite de sa main moite. Plutôt crever que se releva, plutôt se faire buter que retourner ou que ce soit. Mettre un pied devant l’autre ne lui avait jamais été agréable mais il n’aurait pas pensé un jour en percevoir la simple perspective comme une telle torture.

Et une nouvelle fois, fait atrocement récurrent depuis son arrivée au pensionnat, il reconnut avec amertume que ses professeurs avaient peut-être, au fond, eu un peu raison. Les cours d’EPS allègrement séchés à peu près deux fois par semaine et environ quatre semaines par mois lui faisaient défaut –mais auraient-elles à elles seules suffi à combler les lacunes évidentes de cette loque étalée sur le sol ? Il n’eut pas la force d’en douter, trop concentré sur sa respiration qui, en dépit de tous ses efforts, restait rapide, laborieuse. Ses poumons massacrés par la nicotine criaient grâce et brûlaient. La course à en perdre haleine que lui avait imposé la petite rouquine n’avait pas mis plus de deux minutes à ronger jusqu’à l’os, sucer jusqu’à la moelle sa maigre endurance et très vite, il n’avait plus pu tenir le rythme. Par trois fois il avait cru s’arrêter, ses forces épuisées ; par trois fois ses jambes l’avaient machinalement porté un peu plus loin, à sa grande surprise. Aphrodite l’aurait abandonné, il en était certain –on ne se défaisait pas d’une nature défaitiste si solidement arrimée au cœur, à plus forte raison lorsque ce dernier battait si vite, et il fallait lui reconnaitre que la gamine ne le portait pas dans le sien. Il ne donnait pas cher de sa peau, seul avec ce monstre à ses trousses. Par trois fois il espéra presque le voir débouler à leurs talons, la bave aux lèvres, pour qu’un coup d’adrénaline l’empêche de se ramasser ou qu’un coup de patte l’envoie pour de bon prendre un thé avec ses ancêtres, comme dans les films. Et mystérieusement, il avait tenu.

T’as pas clamsé, c’est quand même pas pour claquer maintenant, non ?

Il ne se releva pas et ne sembla pas entendre les quelques mots à demi rassurants de sa compagne. En sécurité ? Rien à fiche ! Il s’en tapait, s’en carrait comme de sa première clope. Le ciel aurait tout aussi bien pu lui tomber sur la tête qu’il n’aurait pas été plus réactif. Il en pouvait plus, c’était pas déjà assez clair comme ça ? Pas la peine de penser à recommencer un truc pareil, il en aurait pas la force. C’était couru d’avance. Ça servait strictement à rien, il aurait fallu le trainer une nouvelle fois. La musique à ses oreilles fut un temps étouffée par le martèlement du sang à ses tempes, assourdissant. Plus calme quoiqu’inquiétante, elle ne lui arracha qu’un vague grognement épuisé. Il n’y avait pas de danger imminent dans la forêt. Rien à éviter en quatrième vitesse. Glauque, songea-t-il tout de même, putain, glauque. Ce fut tout. Il tourna la tête, ou laissa glisser son poids titanesque, vers la droite jusqu’à ce que sa joue vermeille touche la terre fraiche pour suivre de ses yeux fatigués le manège d’Aphrodite. La première chose qu’il se demanda fut comment elle pouvait encore tenir debout.
La seconde, plus pertinente, ce qu’elle faisait. Sans s’en rendre compte et sans comprendre pourquoi, il s’en remettait à elle, comme sentant de manière diffuse avoir plus de chances de s’en tirer en procédant de la sorte. Une fois n’était pas coutume, et sans doute avait-il tort, il lui faisait confiance. Pas le choix. Par-dessus le bourdonnement dans ses tympans, il entendit la petite voix lâcher un commentaire à lui en glacer le sang :

« Il faudrait qu'on retourne là-bas. L'autre devait avoir une arme, comme nous. Avec un peu de chance elle y est toujours. »

Il ferma les yeux, grimaçant. Retourner là-bas ? Mais c’était quoi au juste, son problème ? Il avait dû la forcer à se barrer en courant ; et maintenant qu’ils avaient réussi, par un putain de miracle, à échapper à cette merde baveuse, il fallait qu’elle suggère d’y retourner ? Ça tournait pas rond là-dedans, grinça-t-il, ça tournait même pas du tout. Il choisit d'oblitérer la mort du type au parc. Nul doute qu'elle se rappellerait à son bon souvenir plus tard.

« Y retourner ? Mais t’es malade, répondit-il après quelques secondes, d’un ton haché par sa lourde respiration. Malade. T’as pas vu ce qu’y avait là-bas ? Un…, merde, non. On est en… sécurité, ici. Tu l’as dit. »

Il décida de marquer son refus en ne se relevant pas, oubliant momentanément qu’il en aurait été incapable de toute façon. C’était du suicide. Il était pas encore assez barge pour tenter une opération pareille.

« Si ce truc y est encore, je cours pas comme ça encore une fois. Pas possible. Ce serait autant de planter maintenant. »

Pensant tout-à-coup qu’elle pourrait tout aussi bien prendre sa savante ironie pour une invitation, il leva un bras sans décoller le coude du sol et reprit :

« Deux minutes. Deux minutes, hein ? »
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MessageSujet: Re: Pas chassés.   Pas chassés. Icon_minitimeMar 27 Nov 2012 - 2:37

L'idée n'eut pas l'air de plaire au presque-déjà-mort allongé à même le sol. Aphrodite lui lança malgré tout un regard mitigé, en quête d'une approbation claire ou d'un refus catégorique : elle n'avait pas spécialement envie de devoir le traîner, pas plus qu'elle ne tenait à le laisser seul ici. En cas de réelle nécessité elle n'hésiterait pas une seconde, bien sûr – après tout ce type ne représentait rien pour elle – mais tant qu'elle avait le choix, mieux valait le garder en vie. Juste... Au cas où. D'autre pensionnaires plus paumés qu'elle auraient tôt fait de s'accrocher les uns aux autres. Or face à des groupes, elle avait besoin d'un groupe.
Hans, donc, devait rester en vie. L'abandonner seul dans la nature revenaient à ses yeux au strict contraire. Vu son endurance, sa seule chance de survie se résumerait à se cacher et espérer que les autres s’entre-tuent avant de lui tomber dessus. Charmant programme.
La branche fermement serrée dans sa main droite, aux aguets, elle reprit calmement son souffle.

« Y retourner ? Mais t’es malade. Malade. T’as pas vu ce qu’y avait là-bas ? Un…, merde, non. On est en… sécurité, ici. Tu l’as dit. »

La jeune fille acquiesça. Théoriquement ? Oui. Dans les faits, c'était autre chose. Elle décida de garder cette remarque pour elle, soucieuse de ne pas compliquer une situation qui l'était déjà bien trop à son goût. On ne lui avait pas appris à faire équipe avec des incapables. Rien qu'à entendre sa respiration, elle pouvait assimiler ce garçon à un poids mort. Quelle poisse.
Mais soit. S'il ne l'avait pas entraînée à sa suite, elle aurait pu se mettre en danger. Sa réaction avait été discutable – l'arme abandonnée dans le parc lui laissait toujours un goût amer sur la langue – mais au moins avait-il eu le réflexe de l'aider. Ce n'était pas rien.
Ce n'est pas pour autant que son regard se fit moins froid. Incapable.

Quand l'allemand reprit, ce fut pour ajouter quelques paroles oh combien sensées sur ses capacités physiques restreintes. En d'autres circonstances elle aurait voulu lui donner un coup de pied et lui dire de ne pas se laisser abattre, de vite se reprendre et de se remuer un peu au lieu de se plaindre : mais c'était Hans. Pas un soldat.
S'il disait qu'il ne pourrait pas courir, ce n'était pas pour s'éviter un effort supplémentaire. C'était uniquement parce qu'il en serait physiquement incapable. Ni plus ni moins.
La jeune femme se tut donc, la mine sombre. Il ne courrait pas. Et ça, c'était un énorme désavantage.

« Deux minutes. Deux minutes, hein ? »

Une main dans ses cheveux pour serrer sa queue de cheval, Aphrodite fit un geste de l'autre en signe d'approbation. Deux minutes pour rester étalé au sol et pleurer sur son sort. Pas une seconde de plus.
Dos à un arbre, suffisamment près du tronc pour rester dissimulée mais suffisamment loin pour se laisser une marge de manœuvre en cas d'attaque, elle entreprit d'arracher quelques morceaux d'écorces au bout de sa branche. Si elle trouvait une pierre, elle pourrait peut-être la tailler en pointe.

« Le monstre va bouger, commenta-t-elle à voix basse tout en continuant d'arracher de petits bouts d'écorce. Les autres aussi. On est pas obligé de courir mais on va devoir marcher. Respire calmement. »

Attentive au moindre bruit, elle jeta un coup d’œil à son compagnon d'infortune. Si Courtney était là, il fallait absolument qu'elle la trouve. Et vite.

« Le parc est trop dégagé, c'est pas la peine d'y aller si on peut pas courir. On aura plus de chance dans la forêt. » Sa voix se fit pensive tandis qu'elle essayait de se remémorer le plan des lieux. « En tout cas, l'autre type est mort. Et à moins qu'il ait été dans notre équipe... »

Lasse, elle s'accroupit en quête d'une pierre un peu pointue.

« … Ça en fait un de moins à tuer. C'est tout bénéfice pour nous. »



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MessageSujet: Re: Pas chassés.   Pas chassés. Icon_minitimeMer 5 Déc 2012 - 16:49

Le bras du Berlinois alla heurter le sol à la seconde où il aperçut du coin de l’œil le geste évasif de sa compagne. Il envoya aussitôt paître toute espèce de prudence, définitivement bannie de son esprit. La fatigue avait prononcé une sentence sans appel ; l’épuisement l’avait justifiée ; une folle asthénie avait été acquittée du meurtre de sa raison et un vague instinct de survie secouait les barreaux de sa cellule –sans éveiller son attention assoupie. Ils pouvaient bien mourir, pour ce qu’il en avait à faire ! Seule le préoccupait la brûlure de ses bronches et de ses muscles endoloris. Un tas de cendre fumante n’aurait pas fait meilleur office que cette course folle à travers le par et les troncs noueux, les branches basses, les racines traitresses et le tapis de feuilles humides sur l’humus. L’idée de rester étendu pour cent vingt délicieuses secondes lui parut être le remède à tous ses maux et l’approbation d’Aphrodite l’avait comme soulagé d’un poids. Peu de choses avaient déjà pesé si lourd, mais il lui fallut reconnaître qu’il n’avait encore jamais mis sa vie dans la balance. Dernier des crétins, il avait assumé qu’elle ne valait rien et se désagrègerait au moindre choc : raté, pauvre con. T’as plus qu’à t’accrocher.

Il ne faisait pas confiance à cette fille plus qu’à un autre. Quelque chose au fond de lui oublia d’être cynique et il entretint l’espoir, vacillant, qu’elle l’aiderait jusqu’au bout. Ses yeux fermés le plongeaient dans des ténèbres rassurantes mais ne l’empêchaient pas de voir avec précision le pathétique de sa situation. Il n’avait aucune chance sans elle ; ç’aurait été présumer de ses propres forces que de ne pas compter sur sa pitié. En temps normal il se serait insurgé d’une obédience aussi docile, mais rien ne s’y prêtait. Etrangement, il ne voyait pas la bouffeuse de murs prendre la tête du commando spécial et aller sauver le soldat Ryan. Il décida malgré tout de la surnommer Miller, c’était moins long, même si ça ne lui allait pas du tout. Pas d’humeur à en chercher un mieux, elle ferait avec pour le temps qu’ils passeraient ensemble. Qui ne risquait d’ailleurs pas d’être bien long si, comme elle le prédisait, le monstre baveux trainait dans le coin et surtout ne trainait pas.

«On est pas obligé de courir mais on va devoir marcher. Respire calmement. »

Facile à dire, connasse, siffla-t-il entre ses dents, inaudible. C’était pas son genre, de se plaindre à longueur de temps, mais sauf le respect qu’il lui devait –et celui qu’il ne lui devait pas, ça aurait été sacrément maigre sans ça– une vie entière d’abstinence n’aurait pas suffi à ce qu’il retrouve une respiration normale. Laborieuse d’ordinaire, elle était devenue plus ridicule que celle d’un mucoviscideux asthmatique. Il en avait jamais vu mais imaginait assez bien. Hans tenta de se consoler avec ce qui lui passa sous le coude. Marcher, c’était encore faisable s’il y avait urgence –ce qu’il n’y avait présentement pas, se félicita-t-il, et il n’était pas sûr de pouvoir mettre encore un malheureux pied devant l’autre pour tout l’or du monde s’il ne fumait pas une clope dans les minutes qui suivraient. Il prêta aux stratégies qu’il lui abandonnait avec joie le soin d’élaborer l’oreille semi-attentive dont Miller avait besoin pour ne pas parler toute seule.

« En tout cas, l'autre type est mort. Et à moins qu'il ait été dans notre équipe… Ça en fait un de moins à tuer. C'est tout bénéfice pour nous. »

Hackermann tourna la tête de l’autre côté et scruta les bois, aussi inerte qu’incroyablement buté. Ce raisonnement lui était étranger et digne du pire antagoniste de film à deux balles. Le junkie se répéta une nouvelle fois qu’il se fichait de ce type. Rien à battre, rien à branler, il est mort péta une nouvelle fois qu’il se fichait de ce type. Rien à battre, rien à branler, il est mort et c’est comme ça, point barre. Il était censé en avoir quelque chose à fiche ? Dommage, c’était pas le cas. La nausée qui le prit n’était due ni à la fatigue ni aux tripes. Il n’avait pas de haut-le-cœur mais le cœur lourd, simplement. C’était pas un tueur, Hans. Il aurait pas fait de mal à une mouche. Et ce « nous » encourageant ne suffit pas à gommer la cruauté simpliste de la phrase.

Le blond, essoufflé devant l’éternel, regarda la petite trop calme au vu des circonstances et s’en trouva un peu apaisé. Dans ses mains elle serrait une arme de fortune qu’elle devait escompter utiliser contre la bête hideuse rencontrée plus tôt –et rien d’autre, évidemment.

« Ah… C’est ça, ouais, agréa-t-il pour la forme. Je veux une clope. »

Il se tut, écouta : pas de danger immédiat. Il se détendit un peu, riva son regard à la lumière qui passait à travers le plafond de feuilles et de branches nues. Se repassa encore une fois bon nombre de films ; ne trouva rien de plus pertinent et intelligent à dire :

« S’ils ont des flingues on est morts. Donc, faut trouver une blonde, un geek et un type musclé. »

A mi-chemin entre l’ironie et le plus grand sérieux, il ne se leva pas quoique son temps fut sans doute écoulé. Y a bien des chances qu’on en ai des comme ça chez nous, hein ?
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MessageSujet: Re: Pas chassés.   Pas chassés. Icon_minitimeSam 8 Déc 2012 - 4:32

Les secondes s'égrainaient dans les oreilles de la jeune femme avec la cruelle précision d'une horloge parfaitement réglée. Une, deux, dix, vingt, soixante – plus qu'une minute avant que le temps soit écoulé. Butée dans ses idées droites et carrées, debout dans cet infime espace accordé à son libre-arbitre, elle ne songea pas un instant que le blond et elle puissent être sur une longueur d'onde différente. Gauche, droite ; pas un pas de côté si on veut rester en vie. Deux minutes c'est deux minutes.
Pas une seconde de plus.
Soixante trois, soixante quatre.

« Ah… C’est ça, ouais. Je veux une clope. »

Totalement hors de propos, trop détendu et complètement inconscient. Aphrodite leva un sourcil ; décida de ne pas relever l'idiotie qu'il venait d'énoncer. Demandait-on un rafraîchissement lorsque la mort rodait alentours ? Non. Osait-on élever la voix pour dire quelque chose qui n'était ni urgent ni indispensable ? La réponse allait de soi. Si l'esprit de camaraderie n'avait pas été ancré en elle aussi profondément que la façon de tenir une arme, elle n'aurait pas hésité un instant avant d'abandonner Hans à son lit de terre et de mousse.
Rien que pour avoir émit un souhait aussi stupide, il aurait mérité d'être enfermé dans un bâtiment en flamme pendant quelques minutes. Puisqu'il aimait tant inhaler des fumées nocives, un tel traitement lui aurait sûrement paru des plus agréable.

« S’ils ont des flingues on est morts. Donc, faut trouver une blonde, un geek et un type musclé. »

Cette remarque-ci la laissa des plus perplexes - et malgré tout, elle accepta de lui accorder dix secondes supplémentaires pour se relever. Une dernière chance pour bien agir.
Branche en main, elle leva vers son compagnon d'infortune un regard froid, vide d'émotions. Envolé, le sens de l'humour : adieu les jolis progrès qu'elle avait fait depuis son arrivée au manoir. Elle pouvait presque sentir la poussière lui piquer les yeux, s'entendre répondre aux ordres d'une voix atone et impersonnelle. C'était comme avant. Exactement comme avant.
A la différence près que, contrairement à l'époque où elle tuait sans se demander pourquoi, le devoir attaché au cou comme la plus plus solide des cordes, elle avait aujourd'hui des raisons de prendre les armes. Plus de « ils m'ont dit de », finis les « je dois obéir aux ordres » et autres « je ne sers qu'à ça. » Maintenant, elle voulait tuer pour être heureuse. Assassiner pour mériter son ticket d'entrée au paradis.
Ses amis, ses rires, ses promesses d'avenir et de nuits tranquilles étaient devenus autant de raisons d'abattre quiconque n'arborerait pas la même marque qu'elle.
On lui avait donné mille raisons d'obéir.

Une pierre pointue serrée entre ses doigts, elle se redressa.

« On ne mourra pas, lâcha-t-elle sur un ton aussi plat que détaché. Je ne vois pas pourquoi une blonde ou un je ne sais quoi auraient plus de chance que nous. S'ils sont musclés, on les aura par surprise. »

Simple formalité. La force brute n'était guère utile face à un ennemi plus rusé. Or, rusée, elle pensait l'être un minimum. Diverses stratégies commençaient déjà à s'établir dans ses pensées ordonnées ; elles n'attendaient plus qu'à être mises au point.
Un pas en avant. Aphrodite, le regard toujours fixe et lointain, écrasa violemment les doigts du berlinois avec le talon de sa chaussure.
Quelle plaie. Deux minutes, c'est deux minutes.

« Ça fait plus de deux minutes. La prochaine fois, précisa-t-elle en éloignant son pied, je te les casse. De toute façon, vu tes capacités, tu seras aussi utile avec une main que deux. » Elle soupira, ennuyée et on ne peut plus sérieuse. « J'aimerais faire ça vite, si ça te dérange pas. Courtney doit s'inquiéter. »



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MessageSujet: Re: Pas chassés.   Pas chassés. Icon_minitimeDim 9 Déc 2012 - 19:43

Hans manqua de s’étouffer de rire et seule l’arme improvisée mais non moins mortelle en puissance de la gamine lui donna la force de contenir une hilarité grandissante. Pas un petit rire de gorge, un rire qui vous venait droit des tripes sur les lèvres et où se réfugiait, sous couvert de moquerie, tout le désespoir de votre pauvre corps rompu. Ils ne mourraient pas ? Mais elle ne s’était pas vue, ou elle le faisait exprès ? Ce bâton avait beau être fin, il paraissait toujours trop lourd pour ses bras malingres de rescapée des fours. Son allure à elle-seule lui faisait perdre tout semblant de crédibilité dans cette histoire, et si ce n’avait été pour le calme posé qui régissait chacun de ses mouvements, Hackermann l’aurait réellement trouvée au summum du ridicule, à agiter un bout de bois dans tous les sens en clamant qu’elle allait mettre la pâtée aux Jigsaw du coin. Pas qu’il se mit à critiquer à tort et à travers juste parce que ça l’amusait ; un réalisme mordant devait juste trouver ça très drôle de le pousser toutes les trente secondes dans une fosse à pessimisme, voilà tout. Il avait jamais touché un flingue de sa vie et n’avait coupé que des steaks et du papier. Une course de deux minutes l’épuisait au-delà du raisonnable et son intelligence le rendait plus similaire à un lampadaire carburant aux ampoules économiques ou un ver luisant qu’à une étoile. Bref, ils étaient dans une belle merde jusqu’au cou, et la petite rouquine trouvait toujours le moyen de se targuer, avec une belle assurance, que non, aucun doute, ils n’allaient pas clamser ce jour-là.

Ben voyons. Ça aurait presque pu avoir l’air vrai, dit comme ça. Et sans l’incendie qui ravageait ses poumons déjà carbonisés par la nicotine, lui-même s’y serait peut-être laissé prendre à l’occasion. Il ne s’étonna pas lorsque Miller répondit complètement à côté de la plaque à son plan du tonnerre. Il était tout de même bien placé pour savoir qui avait les plus grandes chances de survie, affirma-t-il, et il savait bien que c’était la bimbo, son copain et leur intello d’ami qu’ils laisseraient derrière à un moment ou un autre mais qui, grâce à son super cerveau, les retrouverait plus tard. Pourquoi ? Cette question le laissait sans voix, et le junkie ne chercha pas à y apporter de réponse satisfaisante. C’était comme ça, point barre, fallait pas lui demander à lui mais plutôt aux types d’Hollywood. C’était eux, les experts dans ce genre de situations. La fille frigide et le drogué ? Il se donnait pas deux minutes et une vague mention au générique. Avec un peu chance.

Une vive douleur coupa court à ses élucubrations et il ramena sa main sur son torse avec un cri. Si cette connasse a changé d’avis et veut me finir, cracha-t-il, pas besoin de me torturer pour autant ! Il lui lança un regard chargé d’animosité et ne se releva qu’à moitié, appuyé sur ses coudes. Qu’elle aille se faire foutre, cette salope.

« Ça fait plus de deux minutes. La prochaine fois, je te les casse. De toute façon, vu tes capacités, tu seras aussi utile avec une main que deux. J'aimerais faire ça vite, si ça te dérange pas. Courtney doit s'inquiéter. »

Impossible de répondre à cette pique par autre chose qu’un bon gros mensonge éhonté ; ils savaient aussi bien l’un que l’autre à quel point Hans allait être un boulet. C’était pas un secret, il allait pas s’en récrier, ça aurait servi à rien. Et ne rien avoir pour défendre sa virilité ne l’empêchait pas d’être profondément blessée. Si son regard avait pu perdre en aménité, il l’aurait fait. La mention de Courtney en revanche le prit au dépourvu : il mit deux secondes à associer à ce nom un visage. Les deux filles, aussi chiantes l’une que l’autre, étaient plus collées qu’une moule et son rocher. Ses lèvres se serrèrent jusqu’à ne plus former qu’une mince ligne sur son visage. Il grimaça, l’air mauvais –une expression qu’il n’arborait pas souvent. Et alors quoi ? Pourquoi elle ? Il en avait rien à taper de sa copine ! Et lui alors ? Une impression dégoutante le prit à l’estomac ; il devait cracher son fiel ou s’étouffer dedans. Il n’y avait pas que pour lui qu’il s’inquiétait –il était pas le seul éclopé du coin.

« Pour qui tu te prends, de toute façon ? Pour dieu ? Ça se trouve ta copine prend le thé avec ses ancêtres, là. Ouais, je parie qu’elle a déjà clamsé, et si je te suis, ça fait jamais qu’un adversaire de moins, hein, on s’en contrebalance, non ? Y a pas de raison que ça soit différent pour toi ! »

Il se releva et s’adossa à un arbre, conscient que ses jambes risquaient de ne pas le porter bien loin. Il ne voulait pas rester seul, mais la colère l’avait ragaillardi. C’était pas dans sa nature, de se taire, et Courtney, il s’en battait le steak d’une force qu’il ne soupçonnait même pas posséder. Si elle, elle survivait, si elle c’était une putain d’exception, l’égalité disparaissait même dans l’injustice et la fine glace de justice qui leur permettait de se déplacer sur ce grand lac de cruauté se craquellerait dangereusement. Hans n’en avait qu’une conception très floue, mais suffisante pour prendre des risques. Si quelqu’un qu’il connaissait avait été là, Aphrodite l’aurait tué sans autre forme de procès. Et lui, alors ? Il songea qu’elle aurait pu le tuer sur un coup de tête et raffermit sa prise sur sa bombe insecticide. Ces deux êtres n’étaient unis que par la nécessité quand d’autres invoqueraient la confiance. Substances hautement inflammables. Une étincelles et tout partait en morceaux.

« Ça va, je bouge, La Douceur Incarnée », grogna-t-il.

Il tourna la tête à droite ; à gauche. Pour ne pas se faire laisser en plan il fallait se rendre utile ; et pour une fois que son putain de pouvoir pouvait servir à autre chose qu’à lui prendre la tête, il ne comptait pas se priver. C'était un atout de taille, même si c'était le seul. Il espérait que Miller n'aurait pas la merveilleuse idée de s'en séparer.

« Pas à gauche, reprit-il très vite, le cœur battant, se tournant rapidement vers ailleurs. La gauche ne lui disait rien qui valût ; tant qu’il pourrait, il fuirait la compagnie. Pas à gauche. Droite ou ailleurs on s’en branle, mais pas à gauche. »
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MessageSujet: Re: Pas chassés.   Pas chassés. Icon_minitimeDim 16 Déc 2012 - 5:44

Tout ce qu'elle voulait c'était qu'il se relève. Qu'il se redresse, qu'il arrête de se lamenter : rien que ça. Il n'y avait rien de plus justifié que la violence dont elle venait de faire preuve – et jamais, jamais personne ne se serait plaint d'avoir les doigts écrasés par une fille de quarante kilos là d'où elle venait. Ce n'était rien de plus qu'un coup de règle bien mérité sur les doigts. Là d'où elle venait, le moindre signe de rébellion coûtait bien plus cher qu'un ridicule cri de douleur.
Mais là où elle vivait, ils...
Chef, tout ne fonctionne pas exactement comme prévu.
L'ombre d'un doute éclaira ses traits impassibles. Elle n'était pas bien sûre de la conduite à suivre en cas de mutinerie, et ce garçon ne s'était toujours pas redressé sur ses deux pieds. Devrait-elle l’exécuter ? Ils étaient tout de même censés être alliés. Ils avaient le même uniforme, la même marque – donc le même but, c'était inévitable. Tuons les et rentrons avant le couvre-feu, je ne veux pas avoir d'ennuis.

Puis il parla. Et, dans son cerveau, un rouage se grippa.

Non. Non, non. Non. Non.
Elle rejeta ses paroles en bloc. Dieu, Courtney, un adversaire – aucun de ses mots ne réussit à passer la barrière imperméable qu'elle venait de dresser entre elle et le flot acide de sons qu'il lui crachait à la figure. Courtney, morte ? Non. Non. Impossible. Courtney ne mourrait pas, elle ne pouvait pas mourir. Pas comme ça. Pas maintenant. Elle lui avait promis qu'elle serait heureuse, ici : elle le lui avait promis. On ne fait pas de promesses qu'on ne compte pas tenir. Elles seraient heureuses. Elle serait heureuse.
L'idée que sa meilleure amie puisse arborer une marque différente ne l'avait pas encore effleurée.
Ne l'effleura pas.
Et tandis qu'elle l'écoutait, tandis qu'elle l'ignorait, aussi droite qu'une statue de marbre, froide et vide d'émotion, quelque chose changea dans son regard. Une toute petite flamme, une envie glaciale dont ses poings serrés n'étaient qu'un indice mineur.
Pour la première fois de sa vie, elle eut vraiment envie de tuer quelqu'un.
Et, suivant une logique tout aussi naturelle, elle décida que comme il s'était relevé elle n'en ferait rien.
Bien, bien. Bien. Il était debout, bien. Maintenant ils pouvaient... Se mettre au travail. Bien. Parfait. Aucune raison de s'inquiéter, nul besoin de se tendre comme ça. Aucune. Tout va bien. Bien. On les tue et on rentre.
Enfouissant la pierre dans la poche vide de son short, Aphrodite récita à toute allure et dans le plus grand silence les règles de survie qu'on lui avait apprise.

« Pas à gauche. Pas à gauche. Droite ou ailleurs on s’en branle, mais pas à gauche. »

Froncement de sourcil. Après son petit numéro, elle n'était plus sûre de pouvoir se fier à lui ; elle allait devoir, pourtant. Pas le choix. Il aurait trop peur pour les conduire droit vers un trop grand danger, quoi qu'il en soit.

« Tout droit. » Elle coula vers lui un regard méfiant ; s'il lui mentait, mieux valait prendre la direction la plus proche de celle qu'il voulait éviter. « En silence. Et, une dernière chose. »

D'un geste brusque, elle appuya l’extrémité de son bâton contre les côtes de l'allemand. Sa voix, autoritaire, n'évoquait en rien des possibilités. Juste des certitudes, réfléchies et soigneusement pesées.

« Ne. Redis. Jamais ça. Parce que si Courtney meurt – elle murmura presque ces mots, si vite qu'on aurait pu les croire venimeux – je peux te jurer que je tuerais chaque personne de cet endroit pour être sûre de faire payer celui qui lui a fait ça. Et là, crois-moi, tu pourras maudire ton dieu de ne pas m'avoir donné un flingue. » La branche retomba le long de son côté, inerte entre ses doigts abimés. « Tu veux sauver quelqu'un ? Te gêne pas. Mais si tu veux sauver tout le monde, c'est autant te tuer tout de suite. Ca t'évitera bien des problèmes et j'aurais pas à te traîner pour rien. »

Elle recula ; raffermit sa prise sur son arme de fortune. Puis, d'un pas mesuré, elle avança.



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MessageSujet: Re: Pas chassés.   Pas chassés. Icon_minitimeDim 23 Déc 2012 - 16:28

Tout ce que le Berlinois savait de la guerre, il l’avait appris à la télé. Sa vision biaisée de l’héroïsme de soldats dévoués corps et âme à leur patrie, d’hommes au port altier et au regard fier, de capitaines tantôt bons, tantôt mauvais, de lâches perdus par leur propre faiblesse qui les avait guidés sous une pluie de balles tandis qu’une division, la rage au cœur et le cœur dans les tripes, se mutinait pour aller de l’avant changer le cours de la bataille, lui dictait à son insu une conduite ridicule contre laquelle son mythique cynisme lui-même n’avait pas grandes chances de l’emporter. Bien sûr que non, ce n’était pas en se jetant droit dans un piège qu’on se mettait la fortune dans la poche ; pas plus à vrai dire qu’en clamant haut et fort, à cor et à cris, que personne n’avait à mourir dans cette guerre-là que ces affreux dirigeants adipeux infoutus de lever autre chose que leur petit doigt pour se siffler un thé dégueulasse importé de Chine intérieure. C’était sacrément con, des trucs pareils, et si Hans n’était pas une lumière, il ne pensait pas non plus être le pire imbécile que cette fichue putain de Terre ait eu la mauvaise idée de mettre au monde. Mais à voir Aphrodite, plus sèche que l’arme qu’elle tenait entre ses mains noueuses, débiter les plus grosses âneries que sa langue le lui permettait, toute sa personne se révolta et calfeutra ce qu’il lui restait d’humanité dans une forteresse d’inconscience –qui aurait tout aussi bien pu signer sa perte avec une morgue accablante.

Laisser tout le monde crever ? Jamais de la vie, ils étaient tous dans la même merde, et si Courtney survivait, alors y avait aucune raison que Hugo, ou Selenda, ou Jason, ou T.J ne survivent pas non plus, ou même ce type qu’il ne connaissait pas mais qu’il croisait tous les matins en allant se coucher, ou que cette gamine qui s’accrochait aux autres à tout bout de champ. C’était pas juste, ça. C’était ni la loi du plus fort ni aucune loi qu’il connût –il se rendait compte que c’était ça, celle du monde dans lequel il avait toujours vécu, mais elle lui inspirait un tel dégoût qu’il préférait de loin l’envoyer valser plus loin, sur une autre piste, avec quelqu’un d’autre et sur une autre musique. L’Allemand retint son souffle lorsque la lame de Miller vint lui chatouiller les côtes. Il plissa le nez de dégoût et déglutit péniblement, sans oser bouger. Elle avait opiné à son plan : elle ne le tuerait pas aussitôt. Cette certitude n’empêchait pas son estomac de faire et défaire des nœuds compliqués ; lui qui ne savait pas seulement s’il avait le pied marin, il en avait maintenant une petite idée, ses boyaux prêts à jeter l’ancre. L’espèce de monstre qui lui servait d’alliée retrouva sa langue :

« Ne. Redis. Jamais ça. Parce que si Courtney meurt je peux te jurer que je tuerais chaque personne de cet endroit pour être sûre de faire payer celui qui lui a fait ça. Et là, crois-moi, tu pourras maudire ton dieu de ne pas m'avoir donné un flingue. Tu veux sauver quelqu'un ? Te gêne pas. Mais si tu veux sauver tout le monde, c'est autant te tuer tout de suite. Ça t'évitera bien des problèmes et j'aurais pas à te traîner pour rien. »

Il se félicita presque de l’avoir rendue si bavarde et ne répliqua rien, malgré la relative liberté de mouvement qu’il avait retrouvée. Il ne remettait pas sa parole en doute : tuer tout le monde pour se venger, c’était une idée qu’il ne connaissait pas mais qui s’était forgée une sacrée réputation. Lui-même aurait pas été foutu de faire sauter Berlin pour qui que ce soit, mais la lueur dans le regard rubis de cette fille-là racontait une histoire un tantinet différente. Il ne releva pas plus cette affaire de dieu : si ce vieillard barbu et ventripotent existait, ce ne devait pas être sans cornes et pattes de bouc. Qu’Il les munisse de pistolets à eau pour mieux se noyer ne l’aurait pas tant étonné. Hans ne faisait pas toujours preuve de logique dans ses actions mais ses pensées, de leur côté, répondaient à un ordre suffisamment précis pour qu’il comprenne quand quelque chose ne tournait pas rond. Le junkie savait que répondre était risqué et s’astreint à un silence monastique. Mais il comprit vite que la robe de bure ne lui allait pas mieux que la tonsure et le chapelet et c’est sa propre religion que sa langue se mit, de son propre chef, à prêcher tandis qu’il emboîtait un pas mal assuré à son lieutenant :

« Mais si elle était pas dans notre équipe, et je dis bien si, alors qu’il reste tous les gens de l’autre ou juste elle ça changera rien, expliqua-t-il en grimaçant. Ses jambes lui faisaient toujours un mal de chien. Je dis pas qu’il faudrait la tuer, justement. Mais vaudrait mieux la trouver d’abord, avant de partir en mode Terminator, comme ça si y a un…, Un problème, y sera toujours temps de trouver une…, je sais pas, une alternative. Tu crois qu’elle voudrait toujours être l’amie d’une fille qui aurait buté des gens pour que dalle ? »

Chaque fois qu’il s’était posé la question depuis son canapé, il avait abouti à la conclusion qu’en de pareilles circonstances il aurait bossé pour sa pomme : alles randalieren. Et il se retrouvait à essayer de bêtement gagner du temps pour calmer une folle d’un mètre quarante. L’idée que Courtney Lener devait être une petite Américaine lui traversa l’esprit en coup de vent : c’était peut-être pas mort, après tout, ni pour elle ni pour la grande majorité des autres. Jerrys contre Krauts, on savait qui avait une fichue tendance à perdre.
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MessageSujet: Re: Pas chassés.   Pas chassés. Icon_minitimeDim 30 Déc 2012 - 16:12

On va avancer, trouver des gens, déterminer leur camp, les tuer ou les rallier et recommencer. Recommencer, encore et encore, jusqu'à ce que le résultat plaise aux yeux qui ne devaient pas manquer de les observer. Jusqu'à ce que ça leur suffise. Jusqu'à ce que ce soit assez rouge, assez rangé. Assez obéissant. Les pourquoi, les quand, les comment – aucun intérêt. Quand on réfléchit trop, on doute. Quand on doute, on meurt. Tout ce dont elle avait besoin était d'une arme. Une arme et la certitude que, au bout du compte, toutes les règles et les promesses seraient tenues.
Elle avançait yeux bandés au bord d'un précipice.
Elle avait appris à obéir et s'y tiendrait.
Quitte à se crever les yeux pour ne pas craindre la chute. On ne peut pas tout avoir, c'est comme ça. Avance et ne t'arrête pas, droite gauche droite gauche et tout ira bien. Droit devant.
Contrairement à ce que la logique ou les apparences auraient pu laisser croire, Aphrodite n'était pas une idiote tout juste bonne à suivre des ordres. C'était bien là que résidait le fond du problème. Elle en avait assez, des chaînes. Des colliers, des laisses, des ordres et du sang ; des cris, des solutions qui ne règlent rien et n'aident personne.

S'attacher pour être plus libre était sa seule solution, aujourd'hui. Elle misait tout dessus. Sa dernière action héroïque avant de rendre les armes.

Hans, lui, n'était rien de plus qu'un élément du décors. Un soldat anonyme ; alors qu'il se taise et le reste l'aurait vraiment arrangé. Ni nom, ni voix ni visage. C'était plus facile comme ça.
Il se remit à parler pourtant et elle, programmée pour surveiller les alentours et tenter de repérer le moindre signe de vie, ne put l'écouter qu'à moité. Suffisamment pour tiquer ; pas assez pour vouloir lui dire de se taire. Qu'il la convainque, allez.
Elle ne demandait pas mieux. Qu'il trouve la solution qu'elle n'avait pas : qu'il sauve tout le monde. Allez, Hans. Joue aux héros, débrouille toi. Ça ne marchera pas. Et elle le savait, elle le savait mieux que quiconque : ça ne marcherait pas. Rien ne pourrait la convaincre. Face à une plate et froide logique, ses sentiments et ses soubresauts d'humanité ne faisaient pas le poids.
Loin de là.

« Je dis pas qu’il faudrait la tuer, justement. Mais vaudrait mieux la trouver d’abord, avant de partir en mode Terminator, comme ça si y a un…, Un problème, y sera toujours temps de trouver une…, je sais pas, une alternative. Tu crois qu’elle voudrait toujours être l’amie d’une fille qui aurait buté des gens pour que dalle ? »

Aucune. Importance. Les mots ne réussirent pas à s'extraire de sa gorge serrée, mais c'était tout comme : son regard lointain en disait tout aussi long. Courtney n'était peut-être même pas là. Elle ne pouvait pas se permettre de perdre son temps à courir en tout sens à sa recherche. Son amie n'était... Pas une priorité. Pas pour l'instant.

« Il n'y a pas d'alternative. On tue les autres groupes ou on est tués. Courtney n'est peut-être pas là. »

Main posée contre le tronc d'un arbre, elle s'arrêta pour écouter les bruits alentours.

« Le but c'est de survivre. Tu y vas comme tu veux, ajouta-t-elle en plissant les yeux avant de se remettre en route, mais moi je ne vois qu'un chemin. »



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MessageSujet: Re: Pas chassés.   Pas chassés. Icon_minitimeDim 30 Déc 2012 - 19:07

Hans se mit à penser qu’ils n’avaient aucune chance de s’en sortir. Le moral en berne, mais surtout un réalisme cuisant collé à la peau : il n’avait pas fallu deux pas pour que ses crampes reviennent à la charge, à quoi bon se faire des illusions ? Le monstre allait les rattraper et se faire une panoplie de cure-dents géants avec leurs tibias nettoyés. Le Berlinois leva un regard fatigué vers les longs cheveux roux qui ondulaient devant lui au rythme de la marche de Miller : et si c’est pas lui, cracha-t-il, ce sera des tarés comme elle. A bout de nerfs, il mit un terme à ses tergiversations d’une conclusion à la logique implacable : s’il n’était pas fichu de convaincre une alliée du bien-fondé de ses idées, des ennemis ne mettraient pas une fraction de seconde à les balayer d’un revers de main. En un quart de seconde, lui, ne risquait pas d’aller bien loin, pas assez pour sauver sa peau trouée et rachitique. Autant se balader en agitant à bout de bras un petit fanion blanc, ou monter sur le toit du pensionnat en levant les bras –avec un peu de chances, les Terminators qui rôdaient dans le coin auraient plus de scrupules à tuer le messie que Sarah Connor.
Aphrodite lui aboya sèchement une réponse d’un laconisme décourageant qui força Hackermann à reconnaître qu’il gaspillait son souffle et sa salive avec elle. Les dents serrées, il riva son attention au sol, persuadé que s’il trébuchait sur une racine il ne se relèverait pas. La mélodie, qui lui évoqua une mauvaise interprétation des dents de la mer, lui permettait de louvoyer entre les obstacles avec une relative efficacité. Rien ne lui semblait plus justifié que son silence boudeur, ou que le trou béant qu’il avait à la place du cœur. Deux sacs de lave à la place des poumons ; malheureusement, il n’en était pas encore à exhaler du soufre. Il le regretta. Un volcan sur pattes aurait été utile.

Il s’arrêta à quelques centimètres de Miller, près de la heurter. Il jura ; des conneries pareilles auraient très pu lui valoir une pique entre les côtes ou un bon trou dans la tête pour lui aérer les idées. C’est vrai qu’elles commencent à sentir le moisi, ironisa le junkie, mais je préfère éviter. Il fronça les sourcils, leva les yeux au ciel et profita de cette courte halte pour poser ses paumes sur ses cuisses, plié en deux, et reprendre haleine. Peine perdue. Un hiver à hiberner, une fabrique de chips, un shoot et une exploitation de tabac à incendier l’auraient mieux requinqué. Putain, il aurait dû taxer le briquet de Jason et fumer des feuilles.

« Le but c'est de survivre. Tu y vas comme tu veux, largua-t-elle en reprenant ce qui s’apparentait de plus en plus à une fichue marche de la mort, mais moi je ne vois qu'un chemin. »

Hans se redressa et la suivit avec peine, clopinant comme un âne trop chargé. A croire que le peu de peau tirée qu’il portait sur ses os était encore un bagage en trop. Il se prit d’une soudaine sympathie pour les Juifs qui avançaient à coup de trique avec rien de plus qu’un tatouage au bras et décida de renommer Miller Hitler, seule grande figure que son cerveau occupé à s’asphyxier et ses connaissances ahurissante en histoire lui permirent d’associer à la tortionnaire des temps modernes qui le distançait presque. Il était décidé à se focaliser sur sa respiration –à compter que le chuintement asthmatique qui passait trop souvent ses lèvres méritât ce nom–, mais on n’arrêtait pas un missionnaire en pull sale aussi facilement. Pionnier, il décida de prêcher une charité trop égoïste pour être chrétienne jusqu’au bout, plein d’un zèle lassé et désabusé qu’on ne lui connaissait qu’à moitié :

« T’en vois qu’un, et tu regardes même pas où il va. T’as dû louper le panneau qui marquait « attention, précipice plein de piques par-là », Hitler ! Sérieusement, vaut mieux couper à travers champs, si on veut s’en sortir, tu piges ? »

Voire carrément prendre la claie des champs. Il en doutait franchement, mais rien ne l’empêchait d’essayer. Quand il s’agissait de sauver sa tête et celle de deux trois Gus, l’Allemand rechignait moins aux tentatives expérimentales ; il aurait pas pensé y tenir autant. Pas comme ça, balaya-t-il d’une pensée, c’est tout.

« Ça l’est peut-être pas dans le trou où tu vivais, poursuivit-il en la rattrapant pour marcher à peine un pas en retrait, mais chez moi, c’est connu. Fais ce que ces gens te disent, et on va tous crever. »

L’idée, menaçante, s’habillait d’un grand manteau d’évidence qui brillait d’un sale incarnat carmin. Ils étaient très mal barrés et, au fond, appliquer les remarques qu’il n’arrêtait pas de lancer aux personnages à la con de ces films pourris n’était pas plus bête qu’autre chose, et certainement moins que de partir en massacre au bâton taillé. Au moment où les héros, après une série d’épreuves traumatisantes, croyaient s’en sortir pour de bon, la caméra prenait en gros plan leur tête de flippé stupide et ils claquaient. Fin. Débusquer le grand-méchant tout puissant, ne pas lui poser de questions, le buter directement quitte à sauter avec une bombe et basta, énonça-t-il clairement. C’était tout, pas de perte de temps. Il ne s’en sentait pas capable et le manque d’exemples de ce style se fit cruellement sentir. Les mains dans l'acide, se souvint-il, et la cage thoracique explosée : la totale.

« Sérieusement, t’as jamais vu Saw ? demanda-t-il avant de se répondre aussitôt. Non, évidemment, t’auras pas vu. Mais quand on fait se battre des insectes, des rats ou des chiens, tu sais ce qui se passe, à la fin ? Celui qu’a gagné, on l’écrase aussi, ou on lui tire une balle. De nous deux, je crois pas être le plus naïf, merde, mais qu’est-ce que tu crois ! »
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MessageSujet: Re: Pas chassés.   Pas chassés. Icon_minitimeJeu 3 Jan 2013 - 16:08

Aux dernières nouvelles, le petit groupe s’était retrouvé face à une grande créature qui avait à mon sens et non sans ménagement prit pour elle-même le corps inerte d’une pauvre malheureuse, et après quoi on avait tous fuit, et on s’est tous éparpillés un peu partout dans la forêt. Dans quel bourbier je suis encore tombé . Décidément depuis que je suis parti en mission dans ce taudis pour y dénicher des sans cœur, rien ne va plus. Entre mes pertes de compétences, l’obtention de deux Keyblade et les autres pensionnaires bizarres que j’ai rencontré, je n’arrivais plus à suivre le fil de ma vie. Je n’ai qu’une seule envie pourtant c’est de retrouver les autres à la citadelle, et au lieu de ça je me retrouve à jouer au chat et à la souris dans les bois. Je cours toujours pour mettre le plus de distance possible entre cette créature et moi que je n’arriverais certainement pas à battre, je n’ai toujours pas retrouvé la trace des autres, je me demande s’ils s’en sont sortis ou s'ils sont tombés sur une autre créature du même genre qui aura eu raison d’eux. Que dois-je faire ? Dois-je tenter de les retrouver même si je connais le risque qu’il peut y avoir si l’on se retrouve ? Ou dois-je retrouver vers la bâtisse ? Peu importe. Dans tous les cas que je vive ou que je meurs je n’existe pas donc ça ne changera rien à la face du monde, il est bien loin le temps où l’on mangeait des glaces ensemble au sommet de l’horloge après le travail.

Mais que vois-Je ? D’autres petites créatures qui se dépêchent dans ma direction, cette forêt est décidément bien habitée, et en plus elles n’ont pas l’air sympathiques. Bon visiblement je ne peux pas les éviter alors je vais devoir les affronter. Si j’essayais une des techniques d’Axel avec ce couvercle de casserole, il m’a déjà montré comment faire, c’est comme… du frisbee m’a-t-il dit… sauf que je n’ai aucune idée de ce que ça peut bien être… Je prends le couvercle dans ma main et je le lance de toutes mes forces sur les créatures en face de moi. Ce dernier vole en tournant sur lui-même et coupe la tête d’une d’elles et va se planter dans un arbre. Wow… Efficace, mais je doute que le rendement soit vraiment très utile si je dois aller le rechercher à chaque fois… Axel lui, ils lui revenaient dans les mains ses chackrams… comme un boomerang il a dit aussi, ce non plus je ne sais pas ce que c’est. Malheureusement, le temps de récupérer cette arme de fortune une de créature me saute dessus et je perds l’équilibre et ma tête heurte une pierre. La vache ce que ça fait mal ! J’ai du mal à retrouver mon orientation, ce choc m’a vraiment bien sonné, mais pourquoi j’ai utilisé ce maudit couvercle ? En deux coups de Keyblade ça aurait été réglé. Les créatures ont disparu elles, ne me demander pas comment ça se fait j’en ai aucune idée, j’aurais pourtant juré qu’elles me feraient la peau.

Je finis par me relever et je récupère mon couvercle avant de reprendre ma route. Tout se ressemble ici je ne me souviens même plus par ou je suis passé. En marchant au hasard j’entends des sons de voix, je me rapproche alors dans la direction d’où elles proviennent. Plus j’avance et plus je parviens à les distinguer, Ce sont les personnes qui étaient avec moi avant que la bête ne débarque. Je vais me mettre derrière ce buisson pour qu'ils ne me voient pas, en tout cas je reconnais facilement la jeune fille qui était partie e premier entrainant avec elle un des garçons. Tien mais ils ne sont que deux, ou est donc le troisième qui entend des voix ?


« Sérieusement, t’as jamais vu Saw ?. Non, évidemment, t’auras pas vu. Mais quand on fait se battre des insectes, des rats ou des chiens, tu sais ce qui se passe, à la fin ? Celui qu’a gagné, on l’écrase aussi, ou on lui tire une balle. De nous deux, je crois pas être le plus naïf, merde, mais qu’est-ce que tu crois ! »

Je mentirais si je disais que j’avais compris la moitié de ce dont il était en train de parler. Je reste attentif à leur conversation quand j’entends un nouveau bruit derrière moi. En me retournant je vois une autre des bestioles qui me sont tombés dessus tout à l’heure me rugir dessus. Par surprise ou par peur peut-être, je fais un bond hors du buisson d’où j’étais caché alors que ma Keyblade apparaît dans ma main et je la lance sur la créature qui l’esquive de justesse et s’enfuit avant qu’elle ne se plante dans un arbre. Je me relève et je viens de réaliser que la capuche de mon manteau n’est plus sur ma tête leur révélant mon visage. Mon regard croise alors ceux des deux jeunes gens.

- Ah, c'est vous ? Il est ou celui qui entend des voix ?
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MessageSujet: Re: Pas chassés.   Pas chassés. Icon_minitimeDim 6 Jan 2013 - 6:06

« T’en vois qu’un, et tu regardes même pas où il va. T’as dû louper le panneau qui marquait « attention, précipice plein de piques par-là », Hitler ! Sérieusement, vaut mieux couper à travers champs, si on veut s’en sortir, tu piges ? »

Couper à travers champ ? L'idée n'eut même pas le temps d'être étudiée qu'Aphrodite, d'un léger tic de la lèvre, la rejetait aussi sec. Le chemin était là pour être suivi ; c'était son seul but, son seul intérêt. Ces lignes pales étaient tracées au sol pour lui indiquer les limites à ne pas franchir, les tournants à prendre et ceux qu'il fallait éviter à tout prix. C'était son seul repère. La seule barrière encore debout entre une guerre justifiée et un massacre pur et simple. Si elle s'en écartait – et elle ne s'en écarterait pas – elle risquerait de faire des erreurs. De se tromper. De mourir ou de tuer un allié. De marcher sur une bombe.
Boum ; rouge et chaire, de la charpie et rien de plus.
Hors de question.
Elle suivrait les ordres et n'en mourrait pas. Il verrait bien qu'il avait tort. Il finirait par comprendre. Quelqu'un, des personnes qui l'avaient tirée hors de la poussière et des massacres ne pouvaient pas être mauvaises. C'était son... Tout dernier recourt. Si même cet endroit n'était que mensonges et guerres déguisées, elle aurait définitivement perdue toute raison de vivre : ça ne servirait plus à rien. Elle aurait tout perdu, tout.
Ces ordres étaient tout ce qui lui restaient. Précipice à droite, précipice à gauche ; marcher droit devant était sa seule solution.
Peu importe l'issue.

« Sérieusement, t’as jamais vu Saw ? Non, évidemment, t’auras pas vu. Mais quand on fait se battre des insectes, des rats ou des chiens, tu sais ce qui se passe, à la fin ? Celui qu’a gagné, on l’écrase aussi, ou on lui tire une balle. De nous deux, je crois pas être le plus naïf, merde, mais qu’est-ce que tu crois ! »

Le rythme de ses pas ralentit très légèrement tandis que sa respiration, elle, se faisait plus rapide. Quel emmerdeur. Qu'il veuille sauver sa peau, passe – mais qu'il tienne absolument à la faire changer d'avis ? Il perdait son temps en plus d'être ridicule. Celui qui gagne, on ne l'écrase pas. On ne lui tire pas de balle. Ils n'étaient pas de simples animaux, n'en seraient jamais.
Si son équipe gagnait, elle serait en vie et les I. auraient tenu leur promesse. Alors s'ils la tuaient malgré tout, quelle importance ? Elle devait tout tenter. Quitte ou double.

« Tu ferais mieux de te concentrer sur ta respiration au lieu de parler. »

Ça lui éviterait au moins de suffoquer.
Sa phrase à peine terminée, elle plante net ses pieds dans le sol meuble – et, d'un geste vif, se retourne vers la source du bruit. Un pas en avant pour se mettre au niveau de la limace qui lui sert d'allié ; tout sens en alerte. Prête à user du bâton qu'elle tient serré entre ses doigts, en tout cas.
Elle n'eut pas à en arriver là.
Surgissant d'un buisson pour s'en prendre à une proie qu'elle ne pouvait distinguer, l'encapuchonné du parc dégaina une arme – et, d'un geste preste, l'envoya se ficher dans un arbre.
Parfait ; à priori désarmé, un contre deux. Ils avaient l'avantage.

Ah, c'est vous ? Il est ou celui qui entend des voix ?

Aphrodite fronça les sourcils, menaçante de sa posture jusqu'à la manière dont elle tenait sa solide branche d'arbre sur le côté, ses deux mains crispées d'une façon qui ne laissait que peu de place au doute. Elle était calme et posée. Elle savait où elle allait.
Et, surtout, elle n'hésiterait pas à y aller.

« Ta marque, lâcha-t-elle d'une voix claire et autoritaire, raffermissant sa prise sur son arme. Montre-là moi si tu veux pas que je te défonce le crâne avec ce truc. »

Venant d'une fille aussi petite et frêle qu'elle, ça aurait pu être risible.
Ça aurait pu l'être si elle n'avait pas été mortellement sérieuse.



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MessageSujet: Re: Pas chassés.   Pas chassés. Icon_minitimeJeu 17 Jan 2013 - 22:28

Hitler le rabroua derechef, peu réceptive à son sermon pourtant pétri d’un fichu bon sens que sa langue, à défaut de son esprit gourd, semblait prompte à formuler en cas de force majeure –en cas de crise, commenta-t-il intérieurement, et pour une crise, c’en était une. Le junkie fronça les sourcils, le dos voûté, dépité par le mutisme affligeant dans lequel se murait le dictateur fou. C’était peut-être pas le moment de se prendre pour l’ange Michel, d’autant qu’Hans ne cherchait pas à se donner de faux-airs de dieu le père ; il n’était même pas seulement altruiste. Qu’ils aillent tous se faire foutre, je laisse tomber, capitula une voix sourde entre ses deux oreilles. L’idée de coller le train à une meurtrière en puissance ne le réjouit pas et son cœur se serra. Quel imbécile n’eût pas appréhendé la suite des évènements, avec un bourrin pareil pour déblayer un terrain miné ? Il leva son regard embué vers la forme ondulante et sèche comme une racine devant lui : au bout du compte, lui faire confiance, c’était reconnaître être foutu. Hackermann se promit de lui fausser compagnie dès qu’une occasion se profilerait à l’horizon –avant de revoir ses calculs à la baisse : si ce n’était pas l’horizon, découpé par les branches noueuses comme le collage sylvestre taillé à grands renforts de ciseaux géants d’un gamin fou, ce serait son champ de vision, nettement plus réduit puisqu’il se résumait au bout grisâtre de ses converses, mais plus réaliste.
C’est pas qu’il l’aimait pas, Miller. C’est juste qu’il n’avait aucune garantie que le vent ne tournerait pas en sa défaveur et qu’elle ne déciderait pas subitement de transformer ses poumons noircis en passoire avec sa sagaie de fortune. Cette image commença à l’obséder et il pria pour qu’elle ne tournât pas à l’idée fixe. Le parano crève tout de suite alors t’as intérêt à gérer ta mère, s’exhorta-t-il, t’as intérêt à te démerder comme jamais. Il ignora la remarque qu’Aphrodite laissa fuser sur sa respiration. Nul doute qu’il était au faîte de sa forme physique, le top du top, la crème de la crème, la médaille d’or en devenir des paralympiques toute catégorie. Se concentrer sur le sifflement strident qui mettait sa poitrine à la torture et asséchait sa gorge était la dernière chose qu’il voulait faire –merde, il préférait encore penser à Thalès ou Magellan. Qui que furent ces deux cons-là, d’ailleurs.

Une note grave lui vrilla les tympans : crescendo jusqu’à l’ultrason, et le cœur qui s’emballe, et la raison qui remballe tout son bordel pour se carapater à l’anglaise, et fissa, et les yeux qui s’arrondissent, s’étrécissent, les dents qui se serrent et les lèvres collées qui veulent pas articuler un mot tout bête, court à en pleurer. Hans crut qu’il allait mourir ici, sans sang ne fit qu’un tour et vint s’écraser contre ses tempes. Ses jambes voulurent suivre le mouvement, prêtes à tailler la route : c’est quand vous voulez, mes belles. Mais il ne bougea pas, rivé au sol. Hitler était devant. Si ça commençait à sentir le roussi, c’était elle qui prendrait –mon dieu non, s’entendit-il penser, c’est elle qui prendra ou ce type ou quoi.
La tête du gamin souffreteux parut s’enfoncer dans ses épaules quand l’arme de l’inconnu alla se ficher dans un arbre –très malin. Son regard croisa celui du blond et, s’il n’avait pas été aussi rompu aux faux-semblants dans tous les putains de films qu’il s’était maté, il y aurait cru. C’est qu’il n’avait pas l’air d’une bête assoiffée de sang, d’un tyran d’un mètre cinquante monté sur baguettes arrimé à un bâton taillé. Il voulut avancer la main vers l’épaule de la fille ; son bras retomba contre son flanc. Tout pouvait encore bien se passer. Faut pas faire de conneries, mec. Le planter, elle le ferait –ses efforts dans ce sens n’avaient pas payé plus qu’une fabrique de chaussures en Chine. D’instinct, le Berlinois tira sur le bout de la manche de son sweat déjà largement distendu, comme pour mieux cacher les arabesques meurtrières qui y dansaient et se fichaient se lui. Allez, c’était quitte ou double. Y avait peut-être que deux groupes ; y avait peut-être pas de vrai danger ; y avait peut-être pas de quoi s’en faire. Le silence dans sa tête ne lui disait rien qui valût. Tant pis. Il serra la bombe insecticide parce qu’au fond, c’était tout ce à quoi il pouvait se raccrocher.


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MessageSujet: Re: Pas chassés.   Pas chassés. Icon_minitimeJeu 14 Fév 2013 - 11:41

J’avais attiré l’attention des deux jeunes gens, mais je n’avais pas reçu de réponse immédiatement a ma question. Etaient-ils surprit de voir mon visage ? Non je ne pense pas, toujours est-il que la premier personne à m’adresser la parole fut le jeûne fille.

« Ta marque, Montre-là moi si tu veux pas que je te défonce le crâne avec ce truc. »

Eh ben, voilà qu’elle se prend pour la cheftaine celle-là, J’en fronce les sourcils et je croise machinalement mes bras tellement que je n’aime pas ce genre de réaction, en plus je n’étais ni impressionné ni intimidé, elle avait beau jouer les autoritaires j’en avais vu d’autre qui avait plus de potentiel de faire peur.

- Eh bien écoute, si tu te montres un minimum aimable, la oui je te la ferais voir.

Quand on veut quelque chose je suis convaincu que la politesse reste la meilleure des options, en général ce n’est pas avec des menaces qu’on obtient ce qu’on veut, enfin du moins face à des forts caractères. Oh je ne prétends pas l’être mais je ne supporte juste pas ce genre de comportement, et pourtant je suis encore gentil de de ne pas simplement l’envoyer balader mais ce qui est sûr c’est que tant qu’elle ne se montrera pas un poil plus sympathique je ne lui montrerais rien, et ce n’est pas avec son bout de bois que j’allais avoir peur de ses menaces. Bien évidement je préfère le dialogue à l’offensive c’est toujours plus constructif sauf que malheureusement tout le monde ne penses pas comme moi. De toute façon je ne suis qu’un simili, étant dépourvu de cœur je n’ai déjà pas la possibilité de ressentir des émotions alors comment pourrais-je comprendre celles des autres ? Xemnas nous l’a bien dit, tant que le Kingdom Hearts ne sera pas complété avec des cœurs nous ne resterons que des coquilles vides.

-Puis-je au moins connaitre vos noms ?

Quitte à faire quelque chose autant se présenter, Et puis ça reste la première chose a faire lorsque l’on rencontre des gens que l’on ne connait pas.

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MessageSujet: Re: Pas chassés.   Pas chassés. Icon_minitimeSam 16 Fév 2013 - 4:30

Montre moi ta marque ; soldats, à vos positions. Fusil à l'épaule, couteau à la ceinture – armé jusqu'aux dents, parce que dehors personne ne fait de cadeau à personne. On ne plaisante pas avec les ordres. Jamais. On y obéit ou on y déroge mais, quoi qu'il en soit, on les reconnaît comme tels. Quitte à se lancer dans une mutinerie, autant le faire avec classe : pas en... crachant vulgairement sur le respect et l'instinct de survie. Aphrodite aime le respect. Les lignes droites, aussi. Garde à vous ; montre moi ta marque. Elle avait été claire, pourtant. Plus que claire. Elle aurait pu prendre Hans à témoin, bien sûr – il aurait été d'accord avec elle, ça ne faisait aucun doute. On lui avait appris à être claire, dans une autre vie.
Elle l'est toujours autant aujourd'hui. Ses paroles se détachent en rouge sur un tissu immaculé : impossible de ne pas la prendre au sérieux. On ne tire pas sur les blessés. Elle l'avait menacée, il aurait du s’exécuter. Ami ou ennemi ? Soldats, levez votre drapeau – soldats, levez le poing bien haut ; fiers de vos couleurs, fiers de votre nom, fier de votre rang et de votre matricule. On ne passe pas à l'ennemi. On ne passe rien à l'ennemi.
On tire à vue et sans sommation.

Le garçon n'esquissa pas le moindre mouvement pour relever son poignet et obtempérer. Aphrodite bloqua sa cible dans son viseur imaginaire.
Ennemi repéré ; demande permission de tirer.
Seulement on tire à vue et selon les couleurs. Nulle permission n'est requise. Le message des I avait été très, très clair lui aussi – plus clair encore que les menaces qu'elle venait de proférer d'une voix atone. Quiconque n'arborant pas sa marque devait périr ; ils périraient donc. Aussi simple que ça.
Les ordres sont les ordres. Ça n'a rien de personnel, songea-t-elle en raffermissant petit à petit sa prise sur son arme, muscles tendus.
La vie est juste cruelle. Tant pis pour nous, tant pis pour eux.

« Eh bien écoute, si tu te montres un minimum aimable, là oui je te la ferais voir. »

Refus d'obtempérer. Irrespect. La jeune fille tiqua ; baissa sensiblement le bout de sa branche, bras pliés. Était-il vraiment idiot à ce point ? Elle lui avait bien dit qu'elle lui défoncerait le crâne. De deux solutions, il choisissait donc la mort : elle le voyait comme ça, ni plus ni moins. Il n'avait rien à perdre à la lui montrer – ou du moins rien de plus qu'en s'obstinant à la cacher.
Idiot. Idiot, idiot, idiot. Quel genre d'abruti croise les bras devant quelqu'un qui porte une arme ?

« Puis-je au moins connaître vos noms ? »

Aphrodite esquissa un mouvement en arrière, sans but autre que celui de forcer Hans à reculer à son tour. Elle ne tenait pas à le heurter sans faire exprès ; un allié restait un allié, et dans son cas il était également une cible facile qu'elle se devait de protéger. Les personnes, dans son esprit normé, avaient été remplacées par des plaques impersonnelles. Ami, ennemi. Ami, ennemi.
Son nom ? Elle le lui imprimerait au fer rouge sur la peau, s'il le voulait tellement.

« Permission rejetée. »

Elle lâcha ces mots d'un ton mécanique, froid et distant, tandis que d'un mouvement preste et rapide elle s'élançait en avant. Un, deux ; elle eut à peine le temps d'inspirer que son talon droit était fermement enfoncé dans le sol terreux et humide. Ses bras se tendirent avec souplesse et son bâton – suffisamment gros pour causer le genre de dégâts qu'elle espérait – fut envoyé avec brutalité vers le genoux gauche du garçon. Ses doigts frêles fermement serrés sur le manche, elle ne cilla pas à un seul instant.
Il voulait qu'elle se montre aimable ? Impossible.
S'il refusait de lui montrer cette foutue marque, elle irait la chercher elle-même.

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MessageSujet: Re: Pas chassés.   Pas chassés. Icon_minitimeSam 16 Fév 2013 - 4:30

Le membre 'Aphrodite Areïl' a effectué l'action suivante : Lancer de dés

#1 'Dé Décisif' :
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#2 'Dé Dégâts' :
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MessageSujet: Re: Pas chassés.   Pas chassés. Icon_minitimeSam 16 Fév 2013 - 5:19

Au secours; besoin d'oxygène.
Craignant que ses jambes ou ses poumons malmenés par sa course finissent par le lâcher s'il leur imposait un effort de plus, Antoine prit appuie sur le premier arbre qui passa à sa portée. Une main sur l'écorce, l'autre serrée autour du trident qu'il se refusait à lâcher, il laissa passer un souffle court et meurtri d'épuisement. Même s'il avait voulu parler, il n'en aurait pas été capable. Il n'avait jamais autant couru de sa vie, et jamais aussi vite. S'il n'avait pas été occupé à reprendre sa respiration et arrêter de s'étrangler, il aurait pu adresser mille et unes insultes aux I et à leur sens de l'humour encore plus noir que le sien; au type du cimetière, aussi. Haletant, et attendant que le brouillard s'estompe entièrement de son esprit, il jeta un regard nerveux et attentif sur ce qui l'entourait.
Les arbres apportaient une fraîcheur qu'il n'était pas en mesure d'apprécier. Fâché contre le monde et contre lui-même, il planta rageusement le trident dans le sol; s'autorisa à le lâcher sans pour autant s'en éloigner. On ne savait jamais. Quelqu'un aurait pu surgir d'un buisson pour profiter d'un moment d'inattention. La situation n'aidait pas Antoine à faire confiance au couvert relatif et trompeur des bois. Mourir ou se retrouver désarmé parce qu'on s'était bêtement laissé aller à la sécurité... Non, désolé, hors de question que je meurs ainsi. Hors de question que je meurs tout court; mais il ne s'attarda pas sur cette dernière pensée.
Sa poitrine le brûlait toujours mais il respirait de nouveau correctement, à peu près au moins. Le dos contre le tronc, il fronça les sourcils et rejeta en arrière quelques mèches qui s'étaient échappées de sa queue de cheval et l'agaçaient. C'était bien le moment d'être coquet, pensa-t-il amèrement, songeant pour une fois dans sa vie qu'il les aurait préférés courts. Il aurait pu en faire une crise de nerfs, oui, pour si peu: mais pas que pour ça. C'était une accumulation, et cette peur étouffée, et ce stress...
Il inspira et reprit résolument le trident entre ses mains. Il le serra fort, jusqu'à s'en faire mal.

La douleur le forçait à garder les pieds sur terre et à ne pas céder le pas à l'angoisse. Qui avait envie de mourir ? Pas lui. C'est pour cette unique raison que même s'il était encore fatigué et que ses jambes ne demandaient qu'à se reposer, il reprit son chemin. Ignorant sa tête qui le lançait et son esprit inquiet qui le suppliait de sortir de cet endroit qui regorgeait de cachettes potentielles, il avança le plus discrètement possible jusqu'à que des éclats de voix lui parviennent.
Il aurait pu penser qu'ils n'étaient que le fruit de son imagination; sauf que. Ça aurait été égocentriquement fatal, n'est-ce pas ? Et tellement naïf, aussi. Antoine savait qu'on ne pouvait pas créer sa réalité en choisissant uniquement ce qui nous plaisait, ça aurait été trop simple. De peur de se faire repérer, il n'alla pas jusqu'au bout, s'arrêta à l'abri d'un tronc à quelques mètres des voix sans visages.
Du peu qu'il était en mesure de saisir de là où il était, il ne lui semblait pas reconnaître une intonation familière. Il n'en fit pas grand cas, se contentant de tenter de déterminer combien ils étaient et la teneur de la discussion.

Devant ses yeux, comme imprimés, dansaient les courbes qui ornaient son poignet. Machinalement, il tira sur la manche qui recouvrait le tatouage noir d'encre. C'était idiot; tant qu'il restait caché, hors de vue, il ne risquait rien.
Seulement, Antoine n'avait au cœur et à la bouche qu'un seul mot; survivre. Et s'ils croyaient qu'il allait se laisser avoir, ils se trompaient. Pas lui, non, surtout pas ici.
Pas maintenant.



{J'arrive et je m'incruste au milieu, like a boss ! Et je mets pas de lien, la flemme, internet rame trop. J'ai écris n'importe quoi mais osef, c'est pas important. o/}
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MessageSujet: Re: Pas chassés.   Pas chassés. Icon_minitimeLun 25 Fév 2013 - 0:22

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MessageSujet: Re: Pas chassés.   Pas chassés. Icon_minitimeLun 25 Fév 2013 - 0:22

Le membre 'Roxas' a effectué l'action suivante : Lancer de dés

#1 'Dé Décisif' :
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#2 'Dé Dérobé' :
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MessageSujet: Re: Pas chassés.   Pas chassés. Icon_minitimeLun 25 Fév 2013 - 22:57

WHOUHOU WONDER HANS J'AIME L'ACTIOOOOOOOOOON BOUAHAHAHAHAHAHAHA !
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MessageSujet: Re: Pas chassés.   Pas chassés. Icon_minitimeLun 25 Fév 2013 - 22:57

Le membre 'Hans Hackermann' a effectué l'action suivante : Lancer de dés

#1 'Dé Décisif' :
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#2 'Dé Dégâts' :
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MessageSujet: Re: Pas chassés.   Pas chassés. Icon_minitimeDim 10 Mar 2013 - 19:05

« Permission rejetée. »

J’en haussai les sourcils sans vraiment trop comprendre pourquoi ce ton si militaire et cette hostilité envers moi, je ne lui avais pourtant rien fait à cette fille c’était même la première fois que jr la voyait. D’ailleurs à propos de voir elle s’approcha subitement et très rapidement de moi avec son bâton tendu dans ma direction, mon instinct fut immédiat, j’avais l’habitude de ce genre d’attaque avec les sans-cœurs et j’avais appris à me défendre. Je tends alors mon bras en direction de ma Keyblade restée figée dans le tronc d’arbre, cette dernière disparut avant de réapparaitre dans ma main, et il s’en fallut de peu pour que je parvienne à protéger mon genou de l’attaque que j’étais en train de subir, et c’est dans un bruit métallique que le bâton de bois vint taper sur la « lame » de ma clef. Je fis un pas de recul aussitôt en arrière et je dévisageais la jeune fille qui m’avait attaquée

- Mais t’es complètement malade toi !!! Tu t’es cru dans un jeu vidéo ou quoi ?

Je fis quelques pas dans sa direction mais en restant à bonne distance pour éviter toute autre attaque.

- Tu crois vraiment que c’est en étant hostile tu obtiendras ce que tu veux ? Apparemment être aimable ça te brule la langue, je ne demande pas la lune que je sache ?

Pourquoi les humains sont-ils tous aussi hostiles ? J’aurais pu avoir la réponse si j’avais des souvenirs de l’époque où je l’étais encore, Xion et moi on est les deux seuls membres de l’organisation à avoir perdu nos souvenirs avant que l’on ne devienne des similis… c’est drôle… on dirait que les gens sentent qu’on est différent d’eux qu’ils nous manquent quelque chose… même ceux qui nous veulent pas du mal ils nous regardent étrangement.
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MessageSujet: Re: Pas chassés.   Pas chassés. Icon_minitimeDim 10 Mar 2013 - 23:48

S’il l’avait voulu, Hans aurait probablement pu sentir son cœur s’écraser violemment contre les os meurtris de sa cage thoracique ; et peut-être même aurait-il pu s’invectiver vainement au calme, crier à ses jambes de ne plus trembler avec si peu d’assurance et à sa bouche de se fermer. Mais il n’en fit rien, infoutu de penser correctement, infichu de penser tout court. Articuler un raisonnement, imprimer aux soubresauts de son cerveau les marques iridescentes de la plus minimaliste des logiques ne lui traversa pas la tête. Parce que c’était peine perdue, parce que ça n’aurait servi à rien, parce que Miller allait buter le gus ou se faire envoyer bouler contre un arbre –il en était certain. La panique remonta le long de ses nerfs comme un courant électrique et, en surchauffe, il se trouva incapable d’esquisser un mouvement. Il n’entendait plus rien, si ce n’était la cacophonie du sang qui martelait ses tempes et la musique –cette fichue musique. Elle emplissait ses oreilles, tambourinait contre ses tympans malmenés avec des croches, des noires, des hautes des basses des graves des aigües, insupportable mélopée stridente. Ses yeux en revanche restaient grands ouverts et scrutaient la scène avec d’autant plus d’intérêt que son impuissance les lui crevait avec une franche ironie : le bâton qui se levait, taillé en pointe, la sagaie se baissait, sur le point de s’abattre, le milliard de fourmis qui lui dévorait le bout des doigts et se lovaient au creux de sa main tremblante. La musique ne s’arrêtait pas, toujours plus entraînante.
Le blond parvint, par il ne savait trop quel miracle que son corps fourbu et paralysé ne parvenait à s’expliquer, à bloquer le coup d’Aphrodite. Une parade comme dans un film où, calé au fond du canapé de Maude, une cacahuète suspendue à mi-chemin entre le paquet aux trois-quarts vide et sa bouche, il se rencognait en espérant disparaître dans les coussins en hurlant au protagoniste de se bouger. De déguerpir. Mais qui était le gentil, qui était le méchant ici ? Lui, l’autre, Hitler ? Y a un manque de profondeur dans les personnages, balbutia une voix atone. Fin de l’appel, pas de réception, bip, bip, laissez un message : Hackermann, bouge ton cul d’handicapé et aide la avant qu’il ne soit vraiment trop tard.

L’autre se mit à parler, reprenant une rengaine que le junkie aurait pu reconnaître pour l’avoir prononcée à tort et à travers il n’y avait pas deux minutes entre deux halètements, s’il l’eût écouté. Et alors, les choses auraient sans doute pris un autre tournant : peut-être le Berlinois se serait-il réjoui de cette compagnie aux discours rassurant, dans une mesure ou une autre, trop heureux de pouvoir enfin oublier les velléités belliqueuses du sergent aux cheveux aussi saignants qu’un coucher de soleil et de l’abandonner à sa quête derrière lui –attends, s’interromprait-il plus tard, est-ce que tu l’aurais vraiment fait ? La laisser seule. Mais sur le coup, il ne se dit rien de plus que ce qu’il pensait : que dalle. Il se contenta de réagir, à retardement il est vrai ; de recevoir le message sur le répondeur parce que le petit voyant de sa conscience au rabais clignotait depuis un bout de temps.

Ses muscles réagirent. A la longue. Son cerveau se remit en marche et prit les décisions qu’il savait être bonne –Dieu savait qu’il passait son temps à se tromper. C’était bien le moment de se racheter une conduite. C’était bien le moment de se prendre pour un héros. Ses jambes maigres et grinçantes n’auraient pas tenu le coup, une autre course l’aurait achevé, lui et ses poumons charbonneux. La musique partit crescendo. Sans plus réfléchir, l’Allemand opta pour la fuite en avant, saisit à nouveau la main de l’horrible cheftaine, et vaporisa dans les yeux de leur interlocuteur un nuage putride et toxique d’insecticide. Inoffensif et tremblant comme une feuille, pantelant, stupide.

« Ne- n’approche pas ! N’approche pas, t’as pas intérêt… »

Là s’arrêtèrent ses instincts les plus chevaleresques ; la fuite en avant, oui. Ses jambes se remirent en mouvement. Il ne se faisait aucune illusion : quelques dizaines de mètres auraient eu raison de sa pauvre endurance. Mais bordel, il ne voulait pas mourir.
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MessageSujet: Re: Pas chassés.   Pas chassés. Icon_minitimeMer 13 Mar 2013 - 9:28

Bloquée en mode automatique, Aphrodite étouffa un juron entre ses dents en sentant le bois heurter le métal ; comme si elle avait besoin de ça ! Elle lui démolissait le genoux, gentiment, en guise d'avertissement – rien de plus sorcier, non ? Non ? Elle ne demandait pas la lune, juste un os hors service ! Ses pupilles se rétractèrent sous la colère qui menaçait à tout moment de la noyer. Elle insista un bref instant sur l'arme du garçon : peine perdue, il avait reculé. Les bras endoloris, sentant encore les vibrations du coup résonner à travers son corps chétif, le soldat dut se résigner à laisser le bout de son arme heurter le sol. Ses doigts frêles et abîmés toujours serrés sur l'autre extrémité, nez plissé, elle évalua la distance qui la séparait à présent de son ennemi.
Ennemi, ennemi, ennemi. Bon à abattre, rien de plus qu'un uniforme différent du sien. S'il était dans la même équipe qu'elle, dommage pour lui ; s'il avait eu le courage de hisser son drapeau, rien de tout ça ne serait arrivé ! Il n'avait qu'à faire preuve d'un peu de bon sens, et –

Du calme. Tout va bien. Reste attentive. Tout va bien. A défaut du genou, ce serait la taille. S'il tenait tant à ses jambes, elle se contenterait de le paralyser. Colonne vertébrale.

Et il parle, l'idiot, il se rapproche. Elle en resta coi un moment ; il se rapprochait, là ? Il avançait ? Elle serra son arme de fortune à s'en briser les phalanges. Ses pieds étaient fermement arrimés au sol, et rien dans sa posture ne semblait sous-entendre une autre solution que le combat : qu'il approche, qu'il avance. Être aimable me brûle la langue, oui. Elle aurait été capable de briser tout ses os un à un pour pouvoir observer sa marque. Oui, dans le doute, elle l'aurait tué. Elle aurait pris appui sur ce sol meuble et aurait envoyé le bâton rencontrer sa mâchoire, sa nuque ; elle n'aurait pas hésité à porter un coup potentiellement fatal. Encore et encore, jusqu'à réussir ou y rester.
On ne fuit pas un affrontement. Pas avant que la retraite ne soit sonnée.

Mais je n'entends plus rien, mon commandant. Je n'entends plus rien.

C'est pour ça qu'Hans lui était utile, non ? Gauche, droite, sonnez la retraite ; on fuit, on se barre.
C'était à ça qu'Hans était censé servir.
Au moment-même où il saisit sa main dans la sienne, une vague de colère la traversa de haut en bas.
Elle aurait mieux fait de le laisser crever là-bas.

Le nuage nocif fut projeté droit dans les yeux du blond : elle aurait pu en profiter pour lui casser ce genou qu'elle s'était prise à détester, c'était l'occasion rêvée. Ça lui aurait permis de regarder sa marque, de cesser le feu ou de se débarrasser de lui.
Mais son corps fut entraîné en avant, ses jambes suivirent sans protester.
Elle avait mal au bras ; pas assez de force pour planter ses talons dans le sol ou le frapper avec son bâton, l'obliger à s'arrêter. Pas envie non plus de lâcher son arme improvisée pour agripper un arbre au hasard avec sa main libre ; coincée, condamnée à fuir, à suivre cet idiot là où il avait décidé de les emmener.
Un grondement sourd s'échappa d'entre ses lèvres closes.

« ABRUTI ! »

Elle eut envie d’insister, de le traiter de tout les noms : elle en eut envie, vraiment. L'arrêter, faire marche arrière, retourner se battre, finir ce pauvre imbécile qui devait peiner à voir correctement. Quelque chose pourtant l'en empêcha.
Alors, sourcil courbés, elle se mura dans le silence et le suivit pas à pas.
C'était peut-être lui, en fait, qui aurait mieux fait de la laisser crever là-bas.



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I was never one to believe the hype ; save that for the black and white.
Try twice as hard and I'm half as liked -
But here they come again to jack my style. »

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Antoine de Landerolt
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MessageSujet: Re: Pas chassés.   Pas chassés. Icon_minitimeVen 19 Avr 2013 - 20:09

...

Main serrée, nerveusement, autour de la poignée du trident, Antoine écoutait et attendait. Les sons lui venaient comme désarticulés, étouffés par les feuillages et la distance; il ne percevait pas les mots, se contentait de saisir plus ou moins les intonations. Visiblement, ça n'avait pas l'air de très bien se passer par là, et il ne comptait pas se mêler au conflit s'il pouvait l'éviter. La douleur à son épaule et sa tempe était toujours assez présente pour le dissuader de jouer de nouveau les héros: ce n'était pas très bon pour sa santé. Avec un soupir discret, il se décida à bouger pour chasser l'immobilité de ses jambes. En prenant garde à ne pas buter contre les inégalités d'un sol sur lequel il n'était pas habitué à poser les pieds (mais qui allait courir la forêt pour se détendre et passer le temps, au pensionnat ?), il fit un pas, puis un autre, et encore un autre. Il se faisait le plus discret possible, et pourtant chaque craquement et chaque branche repoussée résonnaient dans ses oreilles comme un glas qui aurait désigné sa position exacte. Son arme qui l'encombrait ne l'aidait pas à aller mieux; que n'aurait-il pas donné pour récupérer son épée ! S'il devait ce défendre avec cette chose, il courait droit à la catastrophe – ou au moins à des moulinets plus ou moins précis et utiles. Ce qui revenait au même, tout bien réfléchi. Et la luminosité qui ne cessait de diminuer... Bientôt, il ne verrait plus à deux mètres devant lui, et dans toute cette végétation, il aurait tôt fait de se perdre.

Oh, attends, tu n'es pas déjà perdu ?

Antoine rabâchait insultes et imprécations à l'égard d'à peu près tout et n'importe quoi quand la nature lui rappela gentiment qu'elle existait et qu'elle adorait embêter les promeneurs qui s'égaraient en son sein verdoyant. Avec une exclamation de douleur étouffée, le jeune homme dû s'arrêter et s'empêcher de jurer (à voix haute, cette fois) contre la mèche stupide qui s'était prise dans une branche tout aussi stupide. Il lâcha un bref instant le trident pour démêler ce joli casse-tête, les sourcils froncés dans une colère muette. Ce n'est pas le moment de jouer les coquettes, boucles d'or, songea-t-il avec un cynisme acide, mais il ne comptait pas laisser son scalp sur l'arbre, ni même la moindre mèche de ses cheveux. Maudits I, maudit pensionnat: non, il ne leur laisserait rien. Rien du tout. Quand enfin les deux amoureux consentirent à se lâcher, il lissa machinalement la mèche coupable, irrité. Ils auraient pu lui valoir une mise à mort qu'il n'aurait pas consenti à les couper, pourtant. La faute à son esthétique et ce sentimentalisme vaseux qui...

Son pied buta contre une pierre à demi-enfoncée dans la terre. La surprise laissa s'échapper une exclamation sonore de ses lèvres; et Antoine se retrouva à terre, le souffle coupé et des étoiles devant les yeux. Sa tête avait encore prit cher. Presque immédiatement, sa main tâtonna à la recherche du trident, qu'elle trouva sans problème. Il resserra sa poigne, se redressa tant bien que mal sur ses deux jambes, ses yeux scrutant ce qui l'entourait avec une attention soutenue. Pitié, qu'il n'ait pas attiré l'attention des autres qui se battaient plus loin... Il n'aurait même pas su les situer par rapport à lui. La douleur revint le hanter, mais il était hors de question qu'il la laisse brouiller ses repères. Il se fit violence pour l'ignorer et rester bien droit.
Immobile, il attendit que le silence passe ou s'éternise; sans oser prier pour que la chance tourne en sa faveur.
Avec tout ce que j'ai fait, il préférerait plutôt me précipiter dans la fosse, pas me sauver.
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MessageSujet: Re: Pas chassés.   Pas chassés. Icon_minitime

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