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 I believe I can fly ~ [PV la nympho siphonnée et l'autre truc, là]

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(sauce BBQ ouais)
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MessageSujet: I believe I can fly ~ [PV la nympho siphonnée et l'autre truc, là]   Dim 6 Jan 2013 - 0:19

I believe I can fly
... yes, you can.
    Il faisait bigrement beau ce jour-là. Franchement, c'était bizarre. Les mains dans les poches et les yeux fixés sur ses baskets, Ralph shoota dans une motte de terre abandonnée là par une mole inconsciente. Déjà, trop de luminosité. Le foutu soleil qui avait décidé de se montrer ce jour-là lui transperçait les yeux, plus habitués désormais à la pénombres des pièces fermés et des couloirs poussiéreux où il errait la majorité de ses journées. Et de ses semaines. Et les mois, les ans aussi, et merde c'était long, de temps en temps, l'éternité. Enfin, c'était surtout qu'il se faisait royalement chier, en ce moment. D'habitude, ça ne le dérangeait pas plus que ça ; il avait même tendance à éviter les malades qui hurlaient à toute heure du jour et de la nuit, à fuir les filles qui se collaient à ses basques dès qu'il osait mettre le nez hors de sa chambre. Non pas qu'il les aime pas, hein. Enfin. Y en avait des bizarres, quand même.
    M'enfin bref, aujourd'hui il s'ennuyait assez pour essayer de découvrir de nouveaux horizons. La larve humaine qui semblait avoir beaucoup appris d'un certain fumeur déglingué jeté en tas sur le parquet au grenier avait donc, oh miracle, décidé d'explorer un endroit du pensionnat où il n'avait presque jamais mis les pieds. C'est-à-dire, le parc. C'est-à-dire le parc, parce que, bizarrement, Ralph n'avait jamais ressenti une attraction particulière pour cette étendue verte où on était assailli par des dingues voulant faire des batailles d'eau quand il faisait beau, trempé à chopper la crève quand il pleuvait, gelé jusqu'aux os quand il faisait froid ou complètement déshydraté quand le soleil décidait de leur plomber la tronche par une belle canicule. Sans compter que la vue de ceux qui s'obstinaient à faire des tours de pelouse en courant jusqu'à cracher leurs poumons le déprimait légèrement. Et puis, les portes étaient trop loin de sa zone d'errance habituelle. Et puis, il aimait pas aller dehors. Il aimait pas se bouger tout court, d'ailleurs.
    Bon, merde hein. Quoi qu'il en soit il y était, là, et apparemment il n'y avait pas le moindre inconscient pour essayer de lui balancer une bouteille à la gueule. Si ça se trouve il allait devoir revoir à la hausse son avis sur ce coin de nature verdoyant ; shit.
    Quoi que, il s'emmerdait toujours autant. Le jeune homme releva la tête sans sortir ses mains de ses poches, et tant pis pour les taupinières. S'il se cassait la gueule, il irait foutre un tuyau d'arrosage dedans, et rirait bien qui rirait le dernier. Il longea le mur du pensionnat sans se presser, à un mètre environ quand même, histoire de ne pas risquer de se prendre un pot de fleur sur la tête. Disons que ça lui faisait une balade, quoi. Mais après... Le jeune homme soupira et s'arrêta, levant les yeux vers le ciel d'un bleu de glace, qui lui paraissait à peine indifférent. Franchement...
    C'est à ce moment-là qu'il vit un truc jeté par la fenêtre qui le surplombait. Y en a qui balancent des choses du bas de la fenêtre, mais non, là il fallait que ce soit du haut d'une grande baie vitrée et que ça lui tombe droit sur le coin de laaa...
    Le jeune homme écarquilla les yeux, ce qui est assez exceptionnel pour être signalé. Ce qui lui tombait dessus, là, tout de suite, et qu'avec sa rapidité habituelle il n'allait certainement pas éviter, ce n'était pas une quelconque console de jeu qui aurait énervé son propriétaire, ou une des créatures bizarres qui rôdaient dans le pensionnat en harcelant les pensionnaires, non, c'était carrément quelqu'un. Enfin, une fille. Enfin, il croyait.
    Mais merde, qui peut être assez chiante pour qu'on la balance par la fenêtre pour s'en débarrasser ?
    Heureusement pour l'infortunée, Ralph eut un réflexe salvateur : au lieu de se pousser comme pas mal de gens - lui en premier lieu, hein - l'auraient fait, il resta sur place - on se refait pas - et accusa l'atterrissage. Et miraculeusement, resta debout, quoiqu'un peu chancelant, en recevant la gamine - pas si légère que ça, en fait - dans les bras.
    Wah. Si ça c'est pas le genre de trucs qu'on ne trouve qu'au pensionnat, il voulait bien se raser la tête. Spécialité locale.
    Sans même s'attarder sur la jeune fille, il la lâcha plus qu'il ne la posa par terre ; faut pas pousser non plus, hein. Y a pas écrit "déménageur" sur son front.

      « Mais qu'est-ce que tu fous, toi ? » Interrogea-t-il d'un air éberlué.

    Parce qu'il y avait, en effet, de quoi se poser la question.


Dernière édition par Ralph le Sam 2 Mar 2013 - 22:18, édité 1 fois
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MessageSujet: JOUR 15/16   Dim 6 Jan 2013 - 1:40

La sensation de voler, était exactement la même que la sensation de tomber que Clarisse avait déjà eu l'occasion d'expérimenter dans la vie réelle. C'était comme si un jet d'eau fraîche lui emplissait soudainement le corps par le bas, paralysant toutes ses facultés mentales pendant une seconde et demi.

En fait, Clarisse levait les yeux pleins d'illusion vers le ciel et ne se rendait pas compte qu'elle ne volait pas, mais qu'elle tombait effectivement. Heureusement, ce ne fut qu'une seconde et demi de parfaite ignorance de sa situation, où de toute façon elle avait perdu toute forme de conscience. D'où elle venait, ce qu'il venait de se passer, pourquoi elle avait sauté par la fenêtre, le jet d'eau fraîche avait lavé tout cela momentanément - jusqu'à ce qu'une nouvelle sensation, plus concrète et plus physique, cette fois-ci, vienne remplacer la première.

Elle échappa un petit cri de surprise ; il y eut deux temps dans ce dernier moment de sa chute. Dans un premier moment, elle était arrivée entre ce qui semblait être une paire de bras et un torse humains, un genre biologique un peu rare d'amortisseurs. Dans un second temps, elle avait été versée au sol par ces mêmes bras, qui eurent la galanterie de ne pas la retourner, de sorte qu'elle put au moins retomber sur ses jambes.
Ces dernières, de par leur sensation flageolante, redonnèrent ses esprits à Clarisse. D'accord, donc dans l'ordre, premièrement : il venait de lui arriver quelque chose de très dangereux ; deuxièmement : elle ne s'était pas du tout envolée ; troisièmement : le décor avait changé ; quatrièmement : mais ce n'était pas un cauchemar.
Iwasara avait disparu de son champ de vision. Le panel des couleurs autour d'elle était différent : plus de cheveux roses, plus de tapisseries anciennes. Autour d'elle que du vert, du bleu, de la pierre et de la nature. Et... un mec, a priori, celui qui venait de la rattraper.
Clarisse eut un mouvement de recul en se rendant compte qu'il était là, et elle était sur le point de s'excuser, aussi, sans s'être seulement encore demandé ce qu'elle allait pouvoir rendre comme explication à cette situation, quand le jeune homme prit la parole.

« Mais qu'est-ce que tu fous, toi ?
– Cl-... Je. Euh, pardon. Euh, je sais pas.

Plus explicitement, elle avait, par automatisme, commencé à dire son prénom, avant de se souvenir que ce n'était pas ce qu'il lui avait demandé. Ensuite, éperdument perturbée, elle n'avait pas réussi à trouver sa réponse.
– Mais pardon je sais que c'était dangereux. » Réussit-elle tout de même à articuler. Elle était incapable de qualifier un peu plus ce qu'elle faisait exactement.
Ou plutôt, il y avait trop de choses à répondre (Iwasara, le rêve, l'échafaudage, l'angoisse, la copine de son père avec qui elle avait couché, les démons intérieurs, ARGH) et elle ne savait pas par quel bout entamer. Instinctivement, elle fit encore un pas en arrière, la bouche en O, les mains levées et ouvertes, arrêtée dans son geste d'explication avortée.

___
oups, j'avais zappé aussi à la première lecture, mais Ralph a oublié d'être affecté par le pouvoir de Clarisse /o/ enfin, je crois que ça a encore la place d'apparaître dans ton second message.
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MessageSujet: Re: I believe I can fly ~ [PV la nympho siphonnée et l'autre truc, là]   Dim 6 Jan 2013 - 2:18

    Le temps est exécrable. Henry n’a pas eu besoin de regarder dehors pour le savoir : le temps est exécrable, c’était inscrit dans son esprit au réveil. Il n’a pas jeté un seul coup d’œil par la fenêtre pour savoir s’il se trompait ou non : le temps est exécrable en ce jour, il le sait, il s’en fiche de la réalité, qu’elle ne vienne pas le contredire, cette réalité de merde. Le temps est exécrable, et Henry a toujours rêvé de mourir un jour détestable, pour n’avoir aucun regret ; aujourd’hui, point d’amusement ni de débauche car aujourd’hui, Henry se tue.
    L’été s’en est allé, l’automne l’a suivi et l’hiver est bien installé, tout ce temps perdu sans que le jeune homme ne trouve de voie de sortie. Il s’était juré de lutter jusqu’au bout sans baisser les bras, sans devenir comme tous les gueux résignés qui l’entourent, sans jamais faillir ni s’agenouiller devant le pouvoir des I. On lui a dit que c’était impossible. Il a refusé fermement cette idée : il doit forcément il y avoir une porte ouverte, une faiblesse dans ce système, et il la trouvera. Et puis le temps de la résignation est venu : depuis quelques jours, il comprend que ses mois de recherches ont été vains. Il ne sortira pas, il sera condamné à mener ici une existence pathétique à ne rien faire ici. Plus d’exploits ni de coups de génie, points de retournements de vestes et de
    deus ex machina pour venir égayer sa vie, plus rien de bon pour détourner son esprit des malheurs-cicatrices de sa jeunesse.
    Ce sont les fées du destin qui ont tout manigancé. Il se croyait maître de son avenir jusqu’à ce qu’elle déclenche cette abominable tempête, la pire de toute, celle qui a arraché l’amiral de son navire, le duc de son trône, le jeune loup aux dents longues de son agneau. Elles ont voulu l’enfermer, l’entraver sans lui offrir de porte de secours, comme une punition pour tous ses crimes ; mais elles ont oublié une chose essentielle : rien n’arrête Henry Valmont, pas même la magie infernale de ce pensionnat, pas même la volonté des dieux. Il sera libre, quitte à être mort.
    Il a revêtu d’une simple chemise noire et d’un pantalon de la même couleur. Il a bu une bouteille de vin blanc comme déjeuner. Il n’a dit au revoir à personne.
    Farewell, détestable pensionnat. Il est l’heure de revoir Werther, Yüyi, toute la clique de ceux qui se sont suicidés par sa faute, triste ironie, jamais il n’aurait pensé en arriver là. Il monte les escaliers de la tour, un sanglot tente de s’échapper à chaque marche, mais un homme ne doit pas pleurer. Un homme doit être digne jusqu’à sa fin, quelle qu’elle soit. Une part de lui n’a pas envie de se tuer ; mais c’est la seule voie possible, la seule façon d’échapper aux manipulations des fées du destin et aux jeux des dieux. Et puis il abrégera ses souffrances.
    La tour est si haute, il ne l’escaladera pas jusqu’au bout. Une fois à une bonne hauteur de la tour, Henry regarde à travers une vitre. Il s’en fiche de la météo : le temps est exécrable dans sa tête, le temps réel n’a aucune importance ; il veut juste voir où est le sol. Combien de temps lui faudra-t-il pour tomber ? Ce sera un dernier envol. Il ouvre la fenêtre, l’enjambe, s’assoit un moment sur le rebord de bois, respire l’air froid. Dans quelques minutes, il sera libre, les fées du destin ne pourront se jouer de lui. Il est l’heure de se descendre. Henry saute.
    Pourvu qu’Iris ne soit pas peinée par sa mort.

    Une douleur vive à la jambe, un peu mal partout, le corps engourdi. Mais en vie. Henry tâte son poignet en quête du pouls pour s’assurer de la tragique nouvelle : oui, il a bien survécu. La tour se trouve au moins à une vingtaine de mètres du sol, alors pourquoi n’est-il pas mort ? Pourquoi a-t-il juste mal alors que son cœur devrait avoir cessé de battre ? Quelle ruse infâme les fées du destin ont employé pour continuer de le torturer ?
    C’est quand il se relève qu’il comprend. Il y a un gars qu’il ne connaît pas à côté de lui, et là où il était allongé ne se trouve pas une simple pelouse comme il l’espérait, il y a une fille, là, une jeune rouquine, étendue. Il n’a pas besoin d’aller palper ses veines pour savoir si elle a survécu, la réponse est évidente : elle a amorti sa chute. Si par miracle elle est encore en vie au moment où Valmont la fixe, elle n’en aura alors plus pour longtemps. Elle n’avait sans doute rien demandé.
    Les yeux écarquillés, le corps pétrifié par la prise de conscience et la langue pâteuse, Henry regarde la demoiselle endormie. Merde. Merde. Merde. Il a écrasé quelqu’un. Il n’ose rien dire. Il a juste envie de pleurer, mais il ne peut pas, il ne doit pas montrer sa faiblesse. Oh non, oh non ce n’est pas vrai, il a écrasé cette fille en plus de rater son suicide. Une larme commence à naître au coin de son œil, il l’écrase rapidement, il n’arrive qu’à articuler, plus pour lui-même que pour l'autre homme qui lui est inconnu :


    « Que… que faire ? »

    FUUUUUUUUUUUUUUUUUU*K



_____
Aphie : crap crapi-crap ! Je ne serai pas en mesure de répondre tard aujourd'hui ç______ç je ferai de mon mieux pour le faire demain. Et je ferai même autant de pompes que mes bras me le permettront (c'est-à-dire 2) comme gage pour ne pas respecter mon défi.
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MessageSujet: Re: I believe I can fly ~ [PV la nympho siphonnée et l'autre truc, là]   Sam 2 Mar 2013 - 22:06

    Non mais sérieusement. Sérieusement. Songea Ralph en observant la fille de la tête aux pieds comme si cet examen allait lui révéler qu'il s'agissait d'une extra-terrestre ou quoi que ce soit de ce genre. Il était en plein délire, là, ou quoi ? Si ça se trouve il avait fini par...
    ... Ah. C'est chaud. Le jeune homme cligna des yeux et recula d'un pas, alors qu'un flot d'images inopportunes en plus d'être complètement inappropriées se déversait en cascade dans sa tête. Le temps d'un éclair, seulement, une épaule dénudée et un souffle rauque, la conscience accrue d'une chair offerte, assez pour lui faire sauter le coeur dans la gorge avant même qu'il ait pu comprendre ce qui se passait. Contact. Non. Non, ouvre le yeux. Elle est là, devant toi, cette gamine bizarre tombée du ciel. Qu'est-ce qui t'arrive, là, putain ?
    Inconsciente, la fille s'était mise à balbutier, même si Ralph n'écoutait pas. Peut-être - sûrement - qu'il n'en avait rien à foutre, absolument rien. Les questions rhétoriques, c'était bien son truc.

      « Cl-... Je. Euh, pardon. Euh, je sais pas. Mais pardon je sais que c'était dangereux. »

    Ouais bien si tu le savais fallait pas sauter par la fenêtre, gourdasse. Etourdi, le jeune homme avait l'impression que son cerveau hoquetait en cherchant à se remettre en place. Les images s'estompaient, son coeur ralentissait ; là, c'est bien. Fallait pas lui faire des frayeurs - ou autre - comme ça, à lui, merde. Foutu pensionnat de merde. C'était quoi, ça ? Après lui envoyer une gamine sur la gueule, des trucs bizarres de ce genre, il allait inventer quoi, hein... ?
    Et puis, il avait eu la vague impression que la fille s'apprêtait à dire quelque chose. Vague et très fugace, en fait.
    Brève, parce qu'alors qu'il la regardait sans la voir, scotché par ce qui venait de lui arriver et qui outrepassait un peu ses facultés de réflexions, un autre truc obscurcit soudain le soleil. Saisi, Ralph leva les yeux, et eut le temps d'apercevoir une silhouette en contre-jour, qui tombait du ciel.
    Avant qu'un homme ne s'écrase de tout son poids sur la gamine qui lui faisait face.
    Ralph bondit en arrière, les yeux écarquillés.
    ... Quoi ?
    QUOI ?!
    Mais c'était quoi cette blague ? Depuis quand les gens sautaient-ils du haut du toit pour s'écraser les uns les autres ? En plein délire, Ralph renversa la tête en arrière pour tenter de distinguer quelque chose au bord des gouttières du manoir : des imbéciles qui s'amusaient à jeter leurs camarades dans le vide, une exécution sacrificielle, ou même un coin de ciel rose qui lui aurait appris qu'il était en train de rêver. Mais non, rien. Il y avait bien un mec qui venait de tuer une gamine en lui sautant dessus depuis le haut de la tour.
    ... Et connerie.
    Ralph s'approcha prudemment, au cas où, après avoir estimé le danger minime vu la tronche du gars. Il sortait peut-être d'un lendemain de cuite, mais en tout cas il n'avait pas l'air de bien savoir ce qui lui arrivait. D'ailleurs, il fut catastrophé de découvrir l'ampleur de son geste.

      « Que… que faire ? » Balbutia-t-il lamentablement en s'apercevant de sa position.

    Ralph lui renvoya un regard presque bovin et, fait notable car rare, passablement apitoyé.

      « ... Tu dois vraiment être con, toi. »

    Le jeune homme passa une main sur son front en se demandant ce qui lui avait pris de ne pas se tirer de suit voire même, de laisser la fille s'écraser toute seule sur les plates-bandes du manoir. Que d'emmerdes à cause de crétins qui pensaient apprendre à voler en battant des bras.
    La merde. Ralph fit donc la suggestion la plus appropriée à ce genre de cas. Enfin à peu près.

      « T'as une pelle ? »
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MessageSujet: Re: I believe I can fly ~ [PV la nympho siphonnée et l'autre truc, là]   Mer 20 Mar 2013 - 23:28

    Une fille étendue par terre. Un gars inconnu debout près de lui. Un corps douloureux – quelques bleus apparaîtront dans la journée. Et le cœur qui bat. Le cœur qui bat, le pouls bien rythmé, la cage thoracique qui doucement se remplit et se vide d’air. On vit. Henry aura tout raté, jusqu’à son suicide. Les Fées du destin ont décidé de se jouer de lui au-delà du gouffre ; il en était au bord, il est tombé, elles lui ont fait découvrir que ce n’était que la partie émergée de l’iceberg. Envie de pleurer ; pas le droit. Il faut être un homme. Les hommes ne pleurent pas, ils ne cèdent pas à leurs pulsions ; ce sont les femmes, les passionnées, les instables, les émotives ; pas lui, surtout pas lui. Torrent de larmes dans le cœur. Un simple pincement sur le visage. Sois un homme. Rappelle-toi de ce que te disait ta mère, petit. Sois un homme, arrête de rêver comme une fillette. Tu auras des responsabilités plus tard ; tu seras peut-être capitaine, qui sait. Il faudra être fort.
    Alors il a été fort. Et il a été plus loin que le meilleur des capitaines. Ce n’était pas forcément son corps le plus fort, ce n’est tout à fait ses muscles et son endurance qui lui ont permis d’aller loin. Mais la force, c’est aussi la contenance, le contrôle de soi-même, la ruse. Et boom bébé, il est allé loin. Enchaînement de victoires et de succès. Puis le naufrage ; au propre, comme au figuré. Bienvenue au pensionnat. Dites adieux à vos accomplissements et vos projets.
    Forcément, on finit par craquer. Par faire une connerie. Et voilà la punition : on survit et on a sur la conscience un mort. Un mort de plus, quand on a le palmarès de Sire Valmont, ce n’est pratiquement rien paraît-il ; mais bon, la fille étendue à ses pieds, les organes broyés sous son poids, tuée par le choc, elle ne lui avait rien fait, rien qui puisse légitimer sa condamnation à mort. Il n’a pas envie de dire qu’elle était innocente – damn, c’est d’une femme dont on parle, toutes les femmes sont quelque part coupables de quelque chose – mais… voilà quoi. Il voulait juste disparaître. C’est une autre qui est partie. Maudites Fées. Puissent-elles brûler sous les flammes du Dragon des Mines illioniennes.
    Maintenant, il faut assumer. … mais non, il ne peut pas avouer avoir voulu se tuer. Quand l’autre garçon le regarde, bœuf stupéfait et perturbé, et lui fait remarquer sa connerie, Henry a envie de répondre « Surtout désespéré. » Mais non, ce ne sera qu’un :
    « Ou... oui. Une… une mauvaise chute. Une connerie.» Yeux écarquillés, vides, corps tendu. Nerveux. Bouleversé. C’est un fiasco complet ; il aurait mieux fait de rester au lit ce matin. Mais il faut assumer.
    Et si les Fées insistent tant pour qu’il vive, il vivra ; et il se vengera d’elles, il reprendra la main sur son destin.
    Henry déglutit. Réfléchit un instant. Humecte ses lèvres. Inspire. Expire.


    « Non, pas de pelle ; mais on devrait en trouver une au cimetière. Il faudra m’aider à porter le corps. »

    Il sert les poings, les desserre. Inspire à nouveau et attrape les pieds de la rouquine par terre ; il regarde l’autre homme d’un air qui dit « Bouge ton cul, on a du travail, là. » Et le chef redevient le chef ; le petit garçon reprend son déguisement de grand guerrier.

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MessageSujet: Re: I believe I can fly ~ [PV la nympho siphonnée et l'autre truc, là]   Sam 30 Mar 2013 - 17:48

    En fait, le type récemment retombé sur terre n'avait pas tant l'air d'un drogué ayant tenté d'apprendre à planer que d'un maniacodépressif à tendances suicidaires. Alors que Ralph, en l'observant, se faisait cette réflexion, un faible stimulus parvint à atteindre ses cellules grises.
    ... Ah.
    Les yeux du jeune homme effectuèrent une énième translation verticale jusqu'au toit du manoir, et alors qu'il les plissait à cause de la luminosité, il envisagea l'idée que cet assassin manquant de classe n'ait pas seulement intenté un vol en deltaplane sans deltaplane.
    ... N'empêche.
    Lorsque Ralph rabaissa la tête dans l'optique d'éviter le torticolis, il put constater que son vis-à-vis allait déjà beaucoup mieux et était, comme lui, passé à l'étape suivante. Étape consistant à se débarrasser des preuves gênantes : en effet, même si Ralph doutait de l'existence d'une police indépendante chargée de faire régner la paix et l'harmonie au pensionnat, il n'en restait pas moins que cette fille avait peut-être toute une tripotée de potes baraqués qui risquaient de ne pas apprécier la tournure brutale et définitive qu'avait pris le cours de sa vie.
    Une raison suffisante pour se montrer pragmatique. Le ton autoritaire du blond descendu du ciel lui attira un regard ralphien peu intéressé. Puis ses paroles firent sens.
    Eh, prends-moi pour ton chien aussi. Grogna intérieurement le jeune homme.
    Ceci étant, cette réaction resta purement interne. Traditionnellement, Ralph était tout sauf porté, d'une part au conflit, de l'autre au leadership en général. Il vaquait à ses occupations sans rien demander à personne ; et quand on ne faisait pas de même à son égard, il préférait donner un coup de main sans rechigner que perdre de l'énergie à envoyer l'importun sur les roses. Plutôt qu'une honteuse soumission, il faisait preuve d'une obligeance raisonnée visant à ce que le demandeur lui fiche la paix le plus vite possible. Enfin, il n'avait surtout pas envie de se prendre la tête. En plus, il n'était pas d'un naturel rechignant, Ralph.
    La bonne blague.

      « Ouais bon. Me fais pas tremper dans ta merde après, hein. » Gronda finalement le jeune homme entre ses dents, Avec toute la conviction du monde.

    Il se pencha sans hâte sur le cadavre, dont il parcourut les organes écrabouillés de façon répugnante sans qu'un quelconque dégoût le saisisse. C'était assez moche quand même.
    Ça se mange ?
    Avec un soupir, il attrapa ses chevilles plus ou moins intactes.
    Ouaf.
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MessageSujet: Re: I believe I can fly ~ [PV la nympho siphonnée et l'autre truc, là]   

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