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 Let me leave this place! [pv un des persos de Nii parce que je lui avait promis de lui reserver]

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MessageSujet: Let me leave this place! [pv un des persos de Nii parce que je lui avait promis de lui reserver]    Sam 2 Mar 2013 - 13:57

[à moins que tu ne veuilles pas, ou que t'ait pas le temps, bref, sinon dis le moi si j'ai fait une betise en te reservant ce rp]
Grace, si elle avait eu affaire à une porte ordinaire, aurait aisément pu la défoncer, si on en jugeait par la brusquerie avec laquelle elle ouvrit celle-ci dans sa précipitation. Mais elle s'aperçut bien vite qu'elle n'était pas arrivée à bon port, et que cette pièce ne pouvait pas être le petit salon qu'elle avait quitté quelques minutes plus tôt, avec sa maitresse étendue et laissée pour morte en son centre. Mais alors où était-elle arrivée?Et qu'elle était cette demeure où elle n'avait jamais mis les pieds auparavant? Elle ne se souvenait pas qu'il y ait eu une autre habitation dans les environs, et la première que l'on pouvait trouver à proximité était en ville, à plusieurs mètres. Pourtant, ce n'était pas dans ses habitudes de se perdre, encore moins en plein jour, et elle s'en serait surement aperçue si elle avait parcouru une si longue distance en si peu de temps. La peur et l'affolement lui avaient peut-être fait perdre tous ses moyens, c'était plausible au fond. Légèrement désorientée et essoufflée, elle perdit un instant son objectif de vue, en admiration devant la taille de la pièce où elle se trouvait, avant de sursauter au claquement de la porte derrière elle. Elle se souvint alors de pourquoi elle avait couru jusqu'ici, et se précipita vers la sortie, aggripant et tirant sur la poignet de toutes ses forces. Il lui vint alors l'idée que quelqu'un, peut-être les propriétaires qui se trouvaient alors dans le jardin, pouvait l'avoir enfermée de l'extérieur, et s'apprêter à appeler des secours, ce qui aurait signé son arrêt de mort, et ruiné tous ses espoirs de sauver Madame O'hara. Elle cogna de toutes ses forces sur la grande entrée en bois en criant:

-Ouvrez! Je vous en supplie, ouvrez-moi, je dois sortir! Madame Scarlett a besoin de moi, il faut que j'aille la sauver, s'il-vous-plait laissez-moi sortir!

Seulement, elle avait beau tirer, pousser, cogner sur la porte, supplier qu'on lui ouvre, rien n'y faisait, elle restait là, immobile, comme si elle se moquait de ses souffrances et de ses plaintes. Déséspérée, sa voix devint de plus en plus faible petit à petit, jusqu'à ce que sa voix ne soit plus qu'un murmure presque imperceptible.

-S'il-vous-plait... S'il-vous-plait, il faut que j'aille la sauver... Je dois sortir... Je dois...

Sa main cogna une dernière fois sur la porte, faiblement, alors que sa voix s'évanouit dans un sanglot, et qu'elle laissait son poing glisser lentement sur la porte, épuisée. On ne lui ouvrirait plus maintenant, cela devait faire un moment déjà que les personnes dehors devaient être parties. Madame Scarlett ne serait jamais sauvée, et elle allait mourir au milieu du petit salon de quelques mètres carrés. Par sa faute, parce qu'elle n'avait pas été là à temps. Et monsieur! Il allait être effondré après le décès de son épouse. Et elle ne serait pas là pour le soutenir. Elle n'avait pas été là, elle n'avait rien fait. Elle aurait dû arriver plus tôt, tout cela ne serait jamais arrivé si elle n'avait pas trainé des pieds en route. Elle n'était qu'une idiote. Elle se cogna plusieurs fois la tête sur la porte en pleurant.

-Idiote, idiote, idiote, idiote, idiote, idiote, IDIOTE!

Elle s'arrêta après quelques secondes et se mit à pleurer à chaudes larmes en appuyant son dos sur le mur à côté, et en glissant sur celui-ci jusqu'à se retrouver assise là, adossée au mur, le visage entre les genoux. Et pleura beaucoup, longtemps, jetait quelques fois un regard sur ses mains et sa robe tâchées du sang de sa maîtresse, dont elle n'avait pu éviter la fin et dont la perte l'affligeait, en se répétant d'une voix faible:

-Tout ça c'est ma faute... J'aurais dû être là... C'est ma faute...
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MessageSujet: Re: Let me leave this place! [pv un des persos de Nii parce que je lui avait promis de lui reserver]    Mer 6 Mar 2013 - 13:32

« Mais arrête ! Stop ! »

Une laisse bleue serrée dans sa main gauche, l'autre à demi tendue devant lui, Alejandro avançait à grandes enjambées dans les couloirs. Aveugle et pressé, il faillit heurter plusieurs personnes dans le procédé ; entendit, inlassablement, les même remarques résonner dans ses oreilles. « Tu pourrais regarder où tu marches ! » – et s'il avait eu le temps de leur répondre, sûrement aurait-il lâché avec amertume que c'était profondément, totalement, complètement hors de ses cordes. Seulement Gil avait décidé qu'il devait le promener, Gil avait attaché une laisse à son collier et maintenant, en bon maître qu'il était, le jeune homme était obligé de suivre les déambulations joyeuses du porcelet à travers des couloirs et des pièces qu'il n'était même plus en mesure de situer. Ce truc avait de la force, mine de rien : et perdu pour perdu, il préférait encore suivre le petit animal en espérant qu'il finirait par le ramener dans sa chambre.
C'était trop en demander à cette sale bête, visiblement.
Il suffit d'un moment d’inattention, d'un court instant de blanc dans l'esprit de l'espagnol pour que, aussi vite qu'il était venu lui demander une promenade, Gil ne se volatilise sous ses doigts. Il sentit la force imprimée à la laisse s'évanouir d'un seul coup et, avant même qu'il ait eu le temps de comprendre le pourquoi du comment, l'animal avait disparu. Il eut beau faire remonter le cuir entre ses doigts, tout ce qu'il trouva à son bout fut l'attache métallique qui aurait dû, théoriquement, être accrochée au collier que le porcelet portait e permanence autour de son cou. Plus de Gil. Plus rien. Et, plus inquiétant, plus aucune idée de l'endroit où il pouvait bien se trouver.

« T'abuses ! Arrête de faire ça, c'est pas comme si je te portais pas assez d'atten- »

Un mouvement près de sa jambe le fit sursauter ; il eut beau appeler son animal, rien à faire. Aucune réponse. Or Gil avait beau être une sale bête, ce n'était pas son genre de refuser de lui répondre. Jugeant, crispé et inquiet, qu'il pouvait tout aussi bien s'agir d'une mauvaise blague d'Halloween – ou d'une autre bestiole, ou de n'importe quoi, en fait –, Alejandro posa sa main contre un mur et reprit sa marche à pas pressés. Il finirait bien par arriver quelque part. Ce n'était pas la première fois que ça lui arrivait. Et puis cet endroit n'était pas gigantesque. Pas au point de le perdre à tout jamais dans un couloir. Non, ça se saurait si c'était le cas.
Y'a pas un chat ou alors juste un chat, pas un chat ou alors juste un chat...
Une poignée de porte, enfin, se profila sous ses doigts moites.
Bam ; l'écho de ses pas sur le sol dallé lui rappela immédiatement le Hall. Le Hall, le Hall... De là, ce serait facile de retrouver son chemin. D'un geste agacé, il fourra la laisse dans la poche de son pantalon blanc et ferma la porte dans son dos. Au moins, il avait de la chance dans son...

Malheur ?

Des pleurs résonnèrent comme autant de couteaux dans ses oreilles. Il fit un pas en avant, hésitant. Puis deux, puis trois.
Peut-être qu'il se faisait encore des idées. Peut-être que non.
Dans le doute...

« Il y a quelqu'un ? »

Il se sentit stupide et inutile au possible ; faillit même, plutôt que d'avancer, exécuter un repli stratégique vers l'endroit où il s'imaginait être les escaliers.
Évidemment, qu'il y avait quelqu'un. De là à savoir si c'était un idiot qui s'amusait à imiter une fille en pleurs pour lui faire peur ou réellement une fille en pleurs, en revanche, il aurait été incapable de le dire.

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« Sueño cuando era pequeño sin preocupación en el corazón.
Sigo viendo aquel momento - se desvaneció, desapareció.
Ya no te creo, ya no te deseo ; solo te dejo, solo te deseo.

Mira, Sofia ; sin tu mirada, sigo, sin tu mirada, sigo.
Dime Sofia : cómo te mira, dime cómo te mira, dime -
Sé que no, sé que no. Sé que solo, sé que ya no soy oy oy oy -

Mira, Sofia. »

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MessageSujet: Re: Let me leave this place! [pv un des persos de Nii parce que je lui avait promis de lui reserver]    Dim 10 Mar 2013 - 14:56

Grace avait perdu espoir. De toutes manières, tout était perdu, et il aurait fallu un véritable miracle pour qu'elle puisse sortir à temps.

-Il y a quelqu'un ?

La jeune fille ouvrit de grands yeux encore humides des larmes qu'elle avait si abondamment versé et releva lentement la tête, effrayée à l'idée que cette voix qu'elle avait entendu ne soit qu'un mirage. Elle aperçut alors le jeune homme à quelques pas d'elle, qui visiblement hésitait à s'approcher un peu plus d'elle. Elle ne l'avait pas entendu arriver, et pourtant il ne pouvait pas être apparu comme ça par magie. À moins que... Grace reprit un petit peu plus confiance. Peut-être que c'était lui le miracle qu'elle espérait tant. Le propriétaire peut-être? En tout cas si il était là, c'était qu'il devait connaître les lieux, ou au moins les propriétaires, ça paraissait évident. Rassurée par son raisonnement erroné quoique logique, elle se leva brusquement, essuya promptement les quelques larmes qui coulaient encore sur ses joues, et ouvrit la bouche, un grand sourire aux lèvres... Avant de la refermer, interpellée par la question qu'il lui avait posé, et qu'elle avait presque failli oublier dans sa précipitation -comportement impoli qu'elle se reprocha, puisqu'il n'était en rien dans ses habitudes. Et la question était assez surprenante dans ce contexte puisqu'elle était à quelques pas devant lui. Intriguée et persuadée qu'il devait l'avoir vu -dans son esprit simple, c'était évident-, elle jeta un coup d'oeil partout autour d'elle, vérifiant que personne d'autre qu'eux deux ne se trouvaient dans les alentours et qu'ils étaient bien seuls, avant de dire, hésitante:

-Et bien, il n'y a que vous et moi dans les environs... Enfin, il me semble... Mais... Pourquoi cette question?

Elle le regarda un instant avant de bredouiller, ne parvenant pas à trouver les mots justes, dans son désir de ne pas vexer son interlocuteur:

-Oh excusez-moi, je... Je... Je n'aurais pas dû me permettre de critiquer votre question Après tout, vous devez avoir vos raisons pour l'avoir posé. Je me sens sotte, veuillez me pardonner...

Elle avait prononcé ces mots d'un ton si suppliant qu'on aurait pu croire qu'elle venait de commettre une faute impardonnable. Seulement, le temps lui était compté, et peut-être était-il déjà trop tard? Non, elle ne préférait pas y penser. Elle préférait mourir plutôt que de penser que... Prenant son courage à deux mains, elle tenta une requête qu'elle jugea impertinente et déplacée étant donné sa situation, mais qu'elle se devait de formuler. Par principe ou par détresse, c'était le plus dur à déterminer.

-S'il-vous-plait, il faut absolument que je m'en aille, et le plus tôt sera le mieux. Si vous pouviez avoir la bonté de m'ouvrir la porte, malgré mon intrusion dans votre si somptueuse demeure, je vous promets, et que Dieu m'en soit témoin, que je ne remettrais jamais les pieds dans votre hall.

On sentait bien l'exagération dans sa voix, mais la flatterie pouvait peut-être marcher. La flatterie fonctionne assez bien généralement, et en plus elle ne mentait nullement dans ses propos, donc elle n'avait pas à se reprocher un quelconque mensonge. Alors non, elle ne mentait pas. Elle exagérait un peu, c'est tout. Ce n'est pas si grave. C'est pour la bonne cause...
*Pitié, seigneur, pardonnez moi d'avoir déranger ce brave homme et de l'ennuyer avec mes paroles coupables*
Elle hésita quelques secondes, priant un instant intérieurement pour le salut de son âme, qu'elle sentait plus que jamais prête à quitter son corps pour rejoindre les cieux, et reprit d'une voix qui se fit petit à petit de plus en plus hésitante:

-Je pourrais faire quelque chose pour vous si vous le désirez, pour me racheter de mon irruption chez vous, je... Je pourrais nettoyer votre manoir!Ou bien... Ou bien cuisiner pour vous!... M'occuper de votre jardin!... ou bien je pourrais... Je... Je...

Le reste de sa tirade se perdit dans un sanglot, suivi d'un nouveau flot intarissable de larmes. D'une voix étouffée et chevrotante, entre deux hoquets, elle articula avec peine un minuscule: "J'vous en supplie", presque inaudible, et laissa ses larmes couler en hoquetant.

Hrp: Mais non, ton rp ne sert pas à rien Nii ♥ Moi par contre, c'est à voir... Perso, je le trouve vraiment très très très très [x infini] nul C'est moi qui suis indigne de toi, sisi, j'insiste
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MessageSujet: Re: Let me leave this place! [pv un des persos de Nii parce que je lui avait promis de lui reserver]    Mer 13 Mar 2013 - 9:06

Il y eut un bruit de tissu suivit d'un son bref et mat ; quelqu'un qui se relève, songea-t-il avec une rassurante assurance. Ce genre de bruits était devenu facile à identifier pour lui, aussi fut-il heureux de pouvoir suivre les mouvements de son interlocutrice malgré sa cécité. Ça voulait dire qu'il y avait bel et bien quelqu'un : en soi, c'était presque une réponse suffisante.
Seulement Alejandro refusait les lunettes de soleil, la canne, le chien. Ses yeux étaient parfaitement normaux et, hormis son évidente difficulté pour capter où étaient les autres et sa manie de plutôt regarder leur torse ou même le sol, repérer qu'il était aveugle n'était pas toujours simple.
Mais ça, il avait tendance à l'oublier. C'était si évident, pour lui.

« Et bien, il n'y a que vous et moi dans les environs... Enfin, il me semble... Mais... Pourquoi cette question? »

Sur le coup, il ne sut que dire ; ses sourcils se froncèrent simplement tandis que, perplexe, il tentait de comprendre le pourquoi du comment de cette réponse. Il ne pensa pas immédiatement qu'elle ait pu ne rien remarquer – et quand il le fit enfin, les yeux écarquillés par la surprise et la confusion, c'était trop tard. Apparemment gênée et coupable, la demoiselle avait déjà repris la parole pour s'excuser à profusion. Tant de politesse et de déférence le gênèrent instantanément : il avait l'impression d'être une sorte de... De maître de maison, ou de professeur dont on a peur de s'attirer les foudres. Il n'était pas habitué à ce qu'on lui porte plus de respect qu'à un adolescent de seize ans, tout simplement.
Son ton suppliant lui avait presque fait se sentir coupable d'être si cruel envers elle. Le problème étant qu'il ne lui avait rien fait du tout.

« S'il-vous-plait, il faut absolument que je m'en aille, et le plus tôt sera le mieux. » En entendant cela, le jeune homme ne put retenir une grimace ennuyée. « Si vous pouviez avoir la bonté de m'ouvrir la porte, malgré mon intrusion dans votre si somptueuse demeure, je vous promets, et que Dieu m'en soit témoin, que je ne remettrais jamais les pieds dans votre hall. »

Oulah. A défaut de se sentir coupable, maintenant il se sentait mal. Mal pour elle. Parce qu'elle avait l'air très gentille et décidée à sortir : or il savait pertinemment que, dans quelques minutes au maximum, il devrait couper ses plaintes et ses suppliques pour lui expliquer la situation. Alors même si pour l'instant il observait d'un air inspiré tantôt le sol aux pieds de l'inconnue, tantôt ses jambes, tordant doucement ses doigts devant lui pour évacuer son malaise, ça n'allait pas pouvoir durer.
Il y eut un bref silence réflexif des deux côté. Malgré sa volonté infaillible de lui dire qu'il n'y était pour rien là-dedans (et que ce n'était sûrement pas sa demeure, tant qu'à faire), Alejandro ne trouva pas le courage de lui annoncer la triste nouvelle. Encore quelques secondes.
Pour ne rien arranger, la jeune fille se remit à parler. C'est en l'entendant proposer ses services, énumérant d'une voix hésitante toutes les tâches auxquelles elle devait avoir pensé, qu'il se décida à dissiper le malentendu. Parce qu'elle pleurait, maintenant – elle pleurait et Alejandro, oubliant ses craintes et son idiot de porcelet, fit un pas hésitant en avant.

« A-Arrête, pleure pas ! s'exclama-t-il en exécutant ce qu'il s'imaginait être des gestes apaisant avec ses mains. Je, cet endroit n'est pas à moi, j'y suis enfermé aussi, alors, pleure pas, parce que j'y peux rien et... »

Paniqué, il cligna bêtement des yeux ; le noir ne se dissipa pas pour autant.

« On est tous enfermés ici, en fait... La porte s'ouvrira pas, ça sert à rien de te faire mal dessus. Et, tu – pour ma première question, je suis aveugle, ajouta-t-il en passant une main devant ses yeux. J'y vois rien, donc... »

Conscient de ne pas avoir été très clair, il fronça les sourcils dans une moue gênée. S'il y avait une formule magique pour dire « on est tous enfermés dans un pensionnat magique dont on ne sortira peut-être jamais » sans avoir l'air fou, c'était le moment de la lui confier.

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MessageSujet: Re: Let me leave this place! [pv un des persos de Nii parce que je lui avait promis de lui reserver]    Jeu 21 Mar 2013 - 18:45

Grace n'avait jamais eu aussi peur de toute sa vie. En effet, il était rare qu'elle fasse une requête à qui que ce soit, que ce soit pour son compte ou non. Et elle craignait plus que tout qu'on refuse d'accéder à sa demande, peur légitime puisqu'il s'agissait tout de même de la vie de l'un de ses proches. Pourtant, au fond d'elle-même, elle sentait que c'était ridicule de pleurer ainsi, que personne ne pouvait l'enfermer éternellement ici. Du moins, c'est ce qu'elle pensait. Personne n'était assez cruel. Si seulement elle n'avait pas franchi cette porte... En attendant, elle continuait à pleurer en détournant le regard, honteuse de se laisser aller de la sorte devant quelqu'un qui aurait pu être son unique porte de sortie, celle fermée à clef derrière elle mise à part. Peut-être aurait-elle dû, au contraire, le regarder, ainsi elle aurait remarqué son air gêné, et que l'implorer à genou était peine perdue.
Et peut-être n'aurait-elle pas sursauté, surprise, lorsqu'il lui avait demandé d'arrêter de pleurer. Inconsciemment, elle avait interprété l'exclamation comme un ordre, et s'était immédiatement forcée à sécher ses larmes, voulant éviter le plus possible de contrarier son interlocuteur, qu'elle pensait il y a encore quelques minutes être son hôte de fortune. Et visiblement, et à son grand désarroi, elle avait totalement tort. Il ne voulait pas la réprimander pour son attitude, qu'elle jugeait personnellement déplacée et honteuse, comme elle le craignait, et il n'était en rien le propriétaire, comme elle l'espérait. La réponse du jeune homme ne lui fit, chose étonnante, ni verser une larme de plus, ni se lamenter. Elle était bien trop choquée pour ça, et la suite de sa réponse n'améliora pas son désarroi. Résultat, elle fixa longuement le jeune homme dans les yeux, ses propres yeux exorbités par la surprise et rougis par les larmes, en tentant de faire le point sur les informations qu'on lui fournissait, comme si elles étaient dissimulées, disséminées un peu partout dans un interminable monologue sans queue ni tête. Pourtant les infos étaient claires, quoique invraisemblables et difficiles à avaler pour la plupart. Elle était enfermée. Et son interlocuteur aussi. Et ils ne semblaient ni être les premiers ni être les derniers. Effectivement, dans ce contexte, il n'y était strictement pour rien. C'était même pire. Car tout ce qu'elle retenait en fin de compte de ces révélations improbables, mis à part qu'elle avait eu l'immense malheur de rentrer dans la mauvaise demeure, c'est qu'une ou plusieurs personnes mal intentionnées s'amusaient à enfermer des jeunes gens innocents, ou presque puisqu'elle ne se considérait pas comme une personne dénuée de vices bien au contraire, et cela sans aucune raison apparente. Et oubliant un instant ses propres soucis, elle se mit à avoir beaucoup de compassion pour la personne en face d'elle. Prisonnier et aveugle de surcroît! Il n'avait vraiment pas de chance, le pauvre homme. Bon soit, elle non plus, mais lui était aveugle tout de même. Qui aurait pu être assez cruel pour séquestrer un aveugle! Déjà que leur vie ne devait pas être de tout repos, surtout à son époque, -puisqu'elle ne pouvait pas se douter qu'il ne soit pas de la sienne.

-Mais... Mais c'est horrible! hurla-t-elle presque. Qui pourrait être assez cruel pour enfermer un aveugle chez soi! Satan lui-même n'aurait sûrement pas... À moins que...

Une idée effrayante et absurde lui vint alors à l'esprit. Après tout, Satan était le maître des illusions, et étant loin d'être une sainte, du moins de son propre point de vue, il aurait très bien pu lui arriver malheur sur le chemin du retour chez elle, et dans ce cas... Elle devint soudainement méfiante. Si elle se trouvait vraiment en enfer, le diable ne devait pas se trouver loin, c'est même lui qui aurait dû l'accueillir. Ce qui laissait supposer que la personne en face d'elle devait être aussi aveugle, prisonnier et innocent qu'elle était blonde aux yeux bleus et à la peau pâle. Après tout le malin était loin d'être bête, et manipulait les humains à la perfection. Il aurait très bien pu prendre l'apparence d'un jeune aveugle pour l'attirer dans ses filets. Ou bien elle se trompait, et elle était vraiment enfermée ici avec lui, les deux scénarios se valaient niveau crédibilité. Comment être sûre alors qu'elle n'était pas condamnée à la damnation éternelle? Se pincer? Non, en enfer on souffre, donc elle aurait mal dans l'un ou l'autre des cas. Le seul moyen était de vérifier l'honnêteté de son interlocuteur. Voyons voir... Le diable ne pourrait pas résister à l'odeur du sang, or ses mains en étaient recouvertes, donc si elle passait sa main devant son nez, normalement, il devrait réagir. Et ça permettrait en prime de vérifier si il n'y voyait vraiment rien. C'est donc dans le but de démasquer un démon éventuel qu'elle passa, non sans certaines réticences et une certaine appréhension des résultats, sa petite main couverte de sang presque sec à quelques centimètres du visage du jeune homme, en l'agitant légèrement. Aucune corne apparente, et après un bref coup d'oeil derrière le jeune homme, aucune queue.

-Ouf! Je ne suis pas en enfer, merci seigneur...

Rassurée, elle poussa un long soupir de soulagement, sans se préoccuper de savoir. Seulement, le problème était toujours là : qui pouvait-être assez inhumain pour enfermer des personnes innocentes dans un manoir inconnu? Même si, elle devait bien l'admettre, l'endroit était d'une grande beauté, et semblait d'une taille impressionnante. Comment faisaient-ils tous pour supporter cette situation? Dans son empathie pour ses camarades d'infortune, elle en avait oublié ses propres problèmes, se préoccupant davantage de ceux de son interlocuteur, précédemment soupçonné d'être le diable, soit dit en passant. Elle en aurait pleuré pour lui, tant elle était attristée. Seulement, il lui avait demandé d'arrêter de pleurer, alors, elle garda son sang-froid. Mais ça ne l'empêcha pas, néanmoins, de parler d'une voix attristée. Pauvre petite, sa gentillesse la perdra.

-Ce... Ce doit être horrible pour vous d'être enfermé ici! Vous êtes ici depuis longtemps? Et votre famille? Vous devez forcément avoir une famille qui vous attend quelque part! Et comment faites-vous pour manger, j'espère que les personnes qui vous font subir ça pensent au moins à vous nourrir! Vous n'avez pas l'air trop maigre, on dirait, je pense que ce doit être le cas...

En disant cela, elle l'examina sous tous les angles, lui soulevant de forces les bras pour vérifier cotes, taille, et tout ce qui passait à sa portée. Elle reprit ensuite en reculant de quelques pas:

-Ce ne doit pas être facile tous les jours, surtout que vous êtes... Enfin, vous voyez... Mais je suppose que vous ne voulez pas parler de tout ça, ce doit être atrocement déprimant.

Elle sourit, même si elle avait conscience que ça ne servait strictement à rien. Elle conclut enfin sur un ton qu'elle voulait ouvert et rassurant:

-Enfin, je veux que vous sachiez que si vous avez besoin de quoi que ce soit, je suis là, il n'y a aucun soucis, je suis là pour ça! Et puis je vous promets que je vous aiderais à sortir de là. Il doit y avoir un autre moyen de sortir, ces gens ne pourront pas nous enfermer ici éternellement...

Hrp: Ouais, ça ça me va 8D WE ARE AWESOME ♥ Et modestes avec ça! Cool
Au fait, j'ai l'impression d'avoir fait super long, ça m'épate moi-même dis donc...
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MessageSujet: Re: Let me leave this place! [pv un des persos de Nii parce que je lui avait promis de lui reserver]    Dim 7 Avr 2013 - 18:48

Elle avait arrêté de pleurer ; c'était déjà ça de pris. Trop préoccupé pour réussir à déterminer s'il était oui ou non égoïste de « forcer » quelqu'un à cesser de sangloter, Alejandro fut rassuré par ce retour relatif au silence. La pauvre devait avoir besoin de réfléchir ; mains croisées devant lui, il se contenta donc d'attendre qu'elle se décide à ouvrir de nouveau la bouche. Aussi peu en ait-il dit, c'était sûrement suffisant pour créer un sacré remue-ménage dans la tête de n'importe qui. « Bonjour, la porte ne s'ouvrira pas et personne n'est jamais ressorti après être entré » ? La bonne blague ! Ça donnait envie de faire du petit bois avec cette fichue porte, du petit bois et rien d'autre. Un bon feu de camp auprès duquel se rassurer, se réchauffer, oublier une fois pour toute les absurdités qu'on avait tenté de nous faire avaler.
Seulement c'était impossible – et la jeune fille, heureusement, eut l'extrême gentillesse de ne pas se mettre à pleurer à chaudes larmes en s'usant les phalanges en d'inutiles coup de poings.

« Mais... Mais c'est horrible ! Qui pourrait être assez cruel pour enfermer un aveugle chez soi! Satan lui-même n'aurait sûrement pas... À moins que... »

Il entrouvrit les lèvres, surpris ; ce fut de surprise également qu'il les referma. Qu'on trouve ça horrible, d'accord – mais qu'on s'inquiète pour lui ? Ce n'était pas exactement le moment ! Elle venait de se faire enfermer, c'était sur son propre sort qu'elle aurait dû se lamenter. Interdit par l’inquiétude sincère de l'inconnue, rendu muet par l'attente d'une suite à cette phrase laissée en suspend, le jeune homme ne put que rester bras ballants, sans réactions autre que ce léger froncement de sourcil provoqué par l'incompréhension. Satan lui-même n'aurait pas enfermé un aveugle dans sa demeure ? Étant donné le doute qui avait fait vibrer cette voix fluette dans les dernières secondes, il se permit d'en douter.
Et puis c'était bien du Diable dont ils parlaient, non ? L'Enfer ne se serait pas fait prié pour l'avaler tout entier, handicapé ou non.
Un léger mouvement d'air ; comme quand, quelques secondes auparavant, il avait agité sa main devant son propre visage. Ce fut ce qu'il ressentit – de manière très nette – peu avant de n'entendre la nouvelle arrivante adresser quelques paroles rassurées à Dieu. Crispé dans une pourtant confortable neutralité, il tenta de ne pas tenir compte de ce geste. Peut-être avait-elle simplement voulu vérifier qu'il ne mentait pas. Peut-être. C'était normal, après tout, de s'inquiéter, de se méfier – il le faisait sans arrêt, alors pourquoi pas les autres ? Pourquoi pas ?
Un rire jaune retentit au creux de son estomac. Méfiance, réponds moi.

« Ce... Ce doit être horrible pour vous d'être enfermé ici! Vous êtes ici depuis longtemps? Et votre famille? Vous devez forcément avoir une famille qui vous attend quelque part! »

Sonné par le soudain flot de mots qui s'échappèrent près de ses oreilles, Alejandro ne trouva pas le temps de répondre ; tout juste eut-il la présence d'esprit de se sentir gêné quand elle saisit son bras droit puis le gauche, vérifiant au gré de ses paroles qu'il n'était ni mal nourri ni maltraité. Yeux baissés pour ne pas risquer de la gêner, il se concentra sur l'ouïe et le toucher. Ses mains étaient petites, leur propriétaire sûrement petite et frêle. Entre ça et le son de sa voix, la seule chose qu'il pouvait affirmer avec certitude était qu'il s'agissait d'une fille petite et sûrement plus jeune que lui. Pour le reste, c'était le noir complet. Littéralement.

« Ce ne doit pas être facile tous les jours, surtout que vous êtes... Enfin, vous voyez... Mais je suppose que vous ne voulez pas parler de tout ça, ce doit être atrocement déprimant. »

Emporté par la sollicitude de son interlocutrice, il se surprit à hocher bêtement de la tête. C'était déprimant, oui – et il ne voulait pas y penser, non. Le fait que ce soit totalement hors-sujet dans le contexte lui échappa complètement. Il fallut que la jeune fille reprenne, lui affirme d'une voix déterminée et souriante qu'elle l'aiderait – lui – à sortir de là pour qu'enfin l'incongruité de la scène lui saute aux yeux.
Traits tirés par une inquiétude nouvelle, il fit « non » de la tête. Une fois, puis deux, et sa voix mal assurée vibra dans l'air comme un piano désaccordé :

« Non, moi ça fait un moment que je suis là, ça va, je vais bien, s'empressa-t-il de rétorquer. C'est pour toi que tu devrais t'inquiéter ! C'est un peu, euh, dur à assimiler, tout ça. »

Il marqua un temps d'arrêt.

« Et puis tu avais l'air bouleversée en arrivant, alors... Ça va, tu n'es pas blessée au moins ? Parce qu'on trouve à manger et on a des chambres, mais pour les soins ... »

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Sigo viendo aquel momento - se desvaneció, desapareció.
Ya no te creo, ya no te deseo ; solo te dejo, solo te deseo.

Mira, Sofia ; sin tu mirada, sigo, sin tu mirada, sigo.
Dime Sofia : cómo te mira, dime cómo te mira, dime -
Sé que no, sé que no. Sé que solo, sé que ya no soy oy oy oy -

Mira, Sofia. »

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MessageSujet: Re: Let me leave this place! [pv un des persos de Nii parce que je lui avait promis de lui reserver]    Dim 21 Juil 2013 - 14:54

Grace sourit au hochement de tête du jeune homme, persuadée de la confiance de son interlocuteur à son égard. Du moins elle interprétait ce geste comme un signe de confiance. Dans le cas contraire, son esprit tordu imaginait qu'il aurait déjà fui en courant en appelant des secours, son cerveau n'ayant pas encore assimilé qu'il n'était pas de son époque, et donc pas de la même mentalité qu'elle. Et qu'il était dans la même galère qu'elle. Elle doutait par contre qu'il soit allé chercher des secours ; il avait l'air trop aimable pensait-il. Elle aurait trouvé la même excuse pour n'importe qui d'autre de toutes façons, faisant automatiquement confiance à tout être plus ou moins humain croisant sa route, croyant dur comme fer à la bonté de chaque représentant de la race humaine, que celui-ci soit noir, blanc, métissé, ou bien... Ou bien quoi que ce soit d'autre, du moment que ça restait humain. L'inverse lui aurait paru absurde. Le plus vil personnage ayant jamais foulé cette terre, ou tout autre terre que ce soit, aurait trouvé grâce à ses yeux, du moment qu'il ne semblait pas sorti tout droit des enfers. Et encore, même pour un démon elle se serait montré indulgente. Selon les points de vue, on pourrait comparer ce comportement à de la bonté, de l'entêtement dans sa forme la plus singulière, ou bien à de la stupidité profonde. À ce moment précis, la dernière option restait la plus probable. Si tel n'avait pas été le cas, elle se serait rendue rapidement rendue compte de l'absurdité de la situation, et surtout de ce qu'elle avait dit précédemment. En récapitulant bien, elle se retrouvait enfermée dans un endroit inconnu alors qu'elle rentrait chez elle pour sauver sa maîtresse, déjà morte cependant, mais cela elle l'ignore encore, et qu'elle était poursuivie par son maître, qui voulait se débarrasser d'elle de la manière la plus radicale et définitive possible. Situation traumatisante qui aurait pu rendre méfiant n'importe qui. N'importe qui muni d'un cerveau, ce qui n'était visiblement pas son cas, puisqu'elle se fiait au premier venu. Sa sollicitude la perdra un jour... Ou peut-être est-ce déjà trop tard ?
Quoi qu'il en soit, elle était heureuse de la réaction de son vis-a-vis jusqu'à ce que celui-ci commence à hocher la tête dans l'autre sens. Comment ça non? Non il ne voulait pas de son aide? Non il n'allait pas bien? Ils lui faisaient faire des travaux pénibles? Il était menacé de mort? Grace s'imaginait déjà le pire scénario possible. L'explication la laissa sans voix un moment, laissant le temps au jeune homme de, à son tour, s'inquiéter de son état. Lorsque finalement elle se reprit, tout ce qu'elle put articuler fut un timide:

« Pour... Pour moi ? Mais je... Je... »

Sa réaction n'était pas si étonnante en soit; d'où, ou plutôt de quand elle venait, personne ou presque ne se préoccupait de l'état de santé d'un esclave, ou alors de son "état de marche" tout au plus. C'était donc la première fois de sa vie qu'on lui posait ce genre de question, pourtant tellement banale.

« Je... Je vais bien... Je pense... En tout cas, je n'ai mal nul part... (*par contre je ne garantis pas que vous vous alliez bien, auriez-vous reçu un coup sur la tête récemment par hasard ?* faillit-elle penser, avant de se forcer à oublier, attéree par la « méchanceté » de ses propos). Et puis pour quelles curieuses raisons serait-il dur à assimiler que l'on veuille m'enfermer ? Je ne comprends pas, c'est pourtant assez courant que l'on veuille enfermer les esclaves fuyards entre quatre murs, ce n'est pas nouveau, mon maître a peut-être déjà prévenu le propriétaire des lieux du danger que je représente. Seulement vous, vous ne semblez pas être un esclave, alors pourquoi vous retient-on ici depuis si longtemps contre votre gré ? »

Plongée dans ses pensées, elle en oublia la prudence, et ne se rendit même pas compte qu'elle venait à la fois de révéler son statut d'esclave, mais également son statut de fugitive. Et qu'elle s'était également auto-désignée comme quelqu'un de dangereux, en passant, pour ne pas faire les choses à moitié. Elle réfléchit pourtant quelques secondes mais quand elle reprit enfin la parole, ce ne fut que pour s'exclamer, en se tapant le front du plat de la main :

« Oh mais suis-je bête ! Vous ne pouviez pas deviner que je suis une esclave, vous êtes aveugle! Vous ne pouvez donc pas voir que je suis une négresse ! Sincèrement, je suis navrée, j'aurais dû vous le dire plus tôt... »

Elle ne plaisantait pas le moins du monde: elle s'en voulait réellement de ne pas y avoir pensé plus tôt et ne se souciait pas des conséquences que pourraient avoir ces révélations pour elle. On pouvait même lire de l'anxiété dans sa voix. A la suite de ça, elle retrouva son sourire habituel.

« A présent, tout cela doit vous sembler plus clair, non ? Pourtant, moi je ne comprends toujours pas ce que VOUS vous faites ici avec moi... Et surtout pour quelles raisons vous semblez être aussi bien traité si vous êtes un prisonnier... »

Elle sentait déjà que toutes ces réflexions allaient lui donner mal à la tête, et fixa l'un des lustres, pensive. Tout cela devenait de plus en plus compliqué et incompréhensible...

Désolé, désolé, désolé, désolé, désolé, désolé.... Je suis désolée du temps que j'ai pris! Pitié, ne me frappe pas! D8
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MessageSujet: Re: Let me leave this place! [pv un des persos de Nii parce que je lui avait promis de lui reserver]    Jeu 25 Juil 2013 - 17:12

Le silence de la demoiselle installa une gêne pesante dans l'obscurité d'Alejandro. Elle n'affirmait pas, n'infirmait pas, ne le rassurait pas, ne se moquait pas – ne faisait rien, strictement rien auquel il puisse se raccrocher. C'était stressant. Ses doigts croisés appuyèrent les uns sur les autres dans le vain espoir de l'aider à évacuer la tension qui l'envahissait à la moindre absence de réponse. Accueillir les autres, surtout quand ils venaient potentiellement d'un autre monde ou d'une autre époque, était plus difficile qu'il n'y paraissait. Surtout quand le bien-être de l'autre vous préoccupait un minimum. Si seulement je pouvais voir, songea-t-il, je pourrais l'aider mieux que ça. Ses tâtonnements hésitants lui donnaient toujours l'impression d'être un boulet plus qu'autre chose. Son estime de soi était irrémédiablement perdue en chute libre.

« Pour... Pour moi ? Mais je... Je... »

Avoir l'impression d'avoir dit une énorme bêtise n'allait pas l'aider à remonter, en tout cas – bien au contraire. Immédiatement embarrassé au possible, le jeune homme dut serrer les lèvres et tordre plus consciencieusement encore ses phalanges déjà maltraitées pour ne pas s'excuser et faire demi-tour sur le champ. L'anxiété le prit à la gorge. Il n'avait rien dit de mal, si ? Juste qu'elle devait penser à elle avant tout, et que lui se débrouillait, et... Ce n'était rien de grave, rien qui puisse lui attirer des ennuis ou faire croire à un manque de respect. C'était au contraire plutôt gentil, non ? Il espérait vraiment ne pas l'avoir blessée. Si elle s'était remise à pleurer par sa faute, il n'aurait pas su quoi faire.
Heureusement, plutôt que de fondre en larmes, elle se contenta d'élever la voix. Et si l'adolescent fut rassuré d'entendre qu'elle allait bien et n'avait mal nulle part, ce sentiment fit vite place à une violente surprise. Enfermer les esclaves fuyards ? A ces mots, son visage se ferma sur une expression vide. Esclaves fuyards. Esclaves. Sur le coup, bêtement conditionné par sa première vie bien linéaire et tranquille, il en fut horrifié. L'idée que l'on puisse attacher des êtres humains ou les forcer à faire toutes sortes de tâches difficiles et dégradantes au mépris de leur vie, ça le... dégoûtait, ni plus ni moins. C'était tellement loin de lui, tout ça ! Il lui semblait que ç'avait existé seulement dans un autre monde, au même titre que le Moyen-Âge et les martyrs. Il aurait été incapable de dire quand cette pratique avait été abolie, mais en tout cas c'était aboli. Ça, il en était sûr.
Alors comment pouvait-elle dire d'elle-même que...
Il était bouche bée. Littéralement. Complètement déconnecté.

« Oh mais suis-je bête ! Vous ne pouviez pas deviner que je suis une esclave, vous êtes aveugle! Vous ne pouvez donc pas voir que je suis une négresse ! Sincèrement, je suis navrée, j'aurais dû vous le dire plus tôt... »

Et ça n'allait pas en s'arrangeant.
Déjà perdu et perplexe, Alejandro dut cesser de maltraiter ses doigts pour se concentrer sur les paroles insensées de la nouvelle arrivante. Noire, ou même afro-américaine, d'accord – mais négresse ? Rien qu'entendre ce mot parvint à lui laisser un sentiment désagréable sur la langue. S'il avait dit une chose pareille chez lui, sa mère lui aurait tiré les oreilles jusqu'à pouvoir l’appeler Dumbo. Et le pire, dans tout ça, restait bien que c'était cette fille qui se qualifiait d'esclave et de négresse toute seule. C'était... Complètement bizarre à entendre. Réellement.
Alors quand elle eut finit de parler, il lui fallut encore quelques secondes avant de pouvoir répondre quoi que ce soit de cohérent. Parce que non, ce n'était pas plus clair. Très loin de là. Le seul point positif dans tout ça était que, à présent, il pouvait définir ses traits un peu plus clairement ; son visage avait pris une allure plus nette et personnelle dans son esprit. C'était rassurant.

Confus, il prit une inspiration maladroite.

« Tu, euh... Tu... » Son éloquence avait de quoi laisser sans voix. « Comment dire... Là d'où je viens, des esclaves, on en a plus. C'est interdit. Alors, t'es pas obligée de dire ça, moi, je fais pas la différence. Tant que tu m'agresses pas... »

Puisqu'elle représentait un danger, apparemment. Il n'avait pas l'impression qu'elle soit du genre à tabasser ceux qui l'ennuyaient, mais on est jamais trop sûr de rien. Prudence est mère de sûreté.

« Et puis ici, c'est un endroit... Particulier. Ils enferment n'importe qui. Il y a un panneau pas loin, tu l'as lu ? »

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Mira, Sofia ; sin tu mirada, sigo, sin tu mirada, sigo.
Dime Sofia : cómo te mira, dime cómo te mira, dime -
Sé que no, sé que no. Sé que solo, sé que ya no soy oy oy oy -

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MessageSujet: Re: Let me leave this place! [pv un des persos de Nii parce que je lui avait promis de lui reserver]    Dim 24 Aoû 2014 - 13:22

Grace était totalement perdue. Au cours de sa courte vie, elle avait appris des choses essentielles pour survivre en tant qu'esclave. Savoir effectuer les taches ménagères en était un exemple, mais il fallait également savoir rester à sa place et comprendre ce que l'on attendait d'elle. Heureusement pour elle, les besoins de ses maîtres avaient toujours été parfaitement compréhensibles puisqu'exprimés clairement. Elle avait également parfaitement réussi à identifier si elle avait fait une erreur ou si elle avait énervé l'un d'eux (enfin, si l'on ne comptait pas la dernière fois dans les statistiques parce que là, elle n'y avait tout simplement rien compris... Non on non comptabilise pas non plus ses erreurs dûes à sa simplicité d'esprit ). Mais là, elle ignorait pourquoi, elle n'arrivait pas à identifier quoi que ce soit. Tout lui semblait étonnamment flou et son esprit embrouillé ne distinguait plus rien. A première vue, il semblerait que le jeune homme réfléchisse, mais à quoi ? Elle se remémora rapidement ce qu'elle avait dit précédemment et elle eut une révélation...
* Mince, je lui ai dit que j’étais une esclave fuyarde ! Il n’était peut-être pas au courant ! Ou alors il réfléchit au sort qu'il me réserve ! *
Que ce soit l'un ou l'autre, ce n’était pas bon pour elle. Mais bon sang, qu'est-ce qui lui avait pris ?! L'espace d'un instant, elle avait oublié qui elle était et elle s’était mise à bavarder, à raconter sa vie et à faire part de ses réflexions. Réflexions qui, bien entendu, n’intéressaient en rien les Blancs, depuis quand une Noire réfléchissait intelligemment ? Ses remarques étaient donc inutiles et inintéressantes. De fait, au final, tout ce qu’elle avait dit jusqu'à présent devait l'avoir exaspéré au plus haut point. Et maintenant cet homme tenait probablement sa vie entre ses mains ! Quoiqu'il n'avait pas l'air très méchant, il avait l'air de sincèrement s'inquiéter pour elle... Mais il ne savait pas encore qu'elle était noire, et tout le monde sait qu'un esclave de perdu, dix de rachetés. Et elle n'avait aucune chance de fuir. Et bien soit ! Cette fois-ci elle accepterait son triste sort, elle l'avait bien mérité après tout, fuir la sentence de son maître avait déjà été un outrage, un acte de rébellion, acte dont elle se croyait incapable jusqu'à présent et qu'elle n'aurait jamais souhaité accomplir. Dieu la punissait simplement pour son orgueil. De toutes manieres, si il ignorait qui elle était, il t fini par l'apprendre, et elle n'aurait jamais osé lui mentir, ni même lui cacher plus longtemps.

« Tu, euh... Tu... »

Ça y est, le moment était venu. Résignée, elle joignit les mains et attendit patiemment, le corps parcouru de tremblements. Accepter la mort ou la torture ne signifiait pas forcément qu'elle n'en avait pas peur, même si elle tentait de se convaincre du contraire et, pour se donner du courage, elle entonna un chant religieux dans sa tête. La suite la laissa sans voix.

« Comment dire... Là d'où je viens, des esclaves, on en a plus. C'est interdit. Alors, t'es pas obligée de dire ça, moi, je fais pas la différence. Tant que tu m'agresses pas... Et puis ici, c'est un endroit... Particulier. Ils enferment n'importe qui. Il y a un panneau pas loin, tu l'as lu ?
- ... Pardon ? »

C'est tout ce que fut capable d'articuler Grace. Pire même que l'articuler, elle le hurla presque, dans un fin mélange de soulagement et de surprise. Et le regretta bien vite.

« Pardon, enfin, je voulais dire... marmonna-t-elle, avec un ton beaucoup plus soumis. T... Très bien, je ne le dirais plus... Un... Un panneau ? Euh... Non, non, désolé... Je... J'y vais de ce pas... »

Elle chercha quelques secondes autour d'elle et réfléchit tout en se rendant vers ledit panneau. Elle priait désespérément Dieu pour que ce dernier puisse enfin lui expliquer pourquoi, là en l'espace de quelques minutes, elle était passée du stade d'esclave utile à celui de race interdite, et de fuyarde à agresseur... Elle ne mettait pas en doute une seule seconde les paroles du jeune homme : il n'était pas fou, puisqu'elle n'avait pas réussi a ouvrir la porte d'entrée comme il l'avait dit. Alors il y avait vraiment des gens qui en enfermaient d'autres, comme ça, sans raison ?
Mais bon, peut-être que ce panneau devant elle allait le lui expliquer. Une petite lecture assidue plus tard, elle ne fut pas plus avancée. Tout ce qu'elle en conclut fut qu'elle était enfermée dans un lieu tenu par des démons. Donc elle n'était pas morte, mais enfermée dans un lieu qui était sûrement destiné à être une punition. Ou du moins elle supposait que ce devait être un truc du genre... Quoiqu'il en soit, la "magie", les animaux parlant (avec lesquels elle serait soi-disant devenue amie, alors que c'était impossible, ce genre de créature était bien évidemment d'origine diabolique ! ), le ton peu enjoué des informateurs, tout concordait avec sa théorie. Elle était donc enfermée ici pour toujours. Avec des personnes visiblement innocentes, mais peut-être que eux aussi avaient commis le même genre de faute qu'elle ? De toutes manières, elle n'oserait jamais demander. Quoiqu'il en soit, selon ce qui était écrit, on ne devait pas s'inquiéter. C'était déjà un souci de moins. Donc elle n'allait pas s'inquiéter. En plus, un des messages dégageait une aura d'espoir incroyable qui lui remontait le moral. Elle avait raison cette... Kyoko ? Drole de nom... Mais bref, elle avait raison. Ce n'etait qu'une épreuve. Qu'elle allait sagement surmonter. Néanmoins...

« Madame Scarlett... Lâcha-t-elle involontairement »

Alors elle ne la reverrait jamais ? Et puis qu'allait-elle faire maintenant sans maître pour la diriger ? C'était trop à encaisser d'un coup pour elle, et elle se mit à sangloter de nouveau. Non seulement elle n'avait plus de maître, mais en plus elle n'était même plus autorisée par la loi de ces lieux selon ce qu'elle avait cru comprendre ! Elle était quoi du coup ? Déjà qu'elle n'était pas grand chose ! Elle se retourna vers le jeune homme de tout à l'heure. Elle avait presque failli oublier son existence. Il avait du trouver ça très impoli. Elle essuya ses larmes d'un revers rapide de la main. Non, il ne fallait pas pleurer, il lui avait déjà demandé de ne pas le faire. Après tout, ce n'était pas si désespéré ! Même si elle avait subi une punition divine, ce n'était pas une épreuve insurmontable ! Ils étaient beaucoup à être enfermés ici non ? Donc beaucoup de blancs ? Et qui disait blancs, disait qu'elle devait continuer à faire ce qu'elle faisait le mieux. Même si c'était interdit. Quoique si elle désobéissait aux lois, c’était comme désobéir aux maîtres... Sacré dilemne.

« Excusez-moi de vous poser la question mais... Dit-elle d'une voix encore chevrotante de ses sanglots à peine stoppés. Qu'est-ce que vous entendez par... Interdit ? Enfin, je veux dire... Je n'ai plus le droit de vous servir ou bien... Je n'ai plus le droit d'exister ? Enfin, je... Je ne comprends pas vraiment... Et puis comment cela est-ce arrivé ? C'est étrange ! »

Elle stoppa en s'apercevant qu'elle recommencait à deblaterrer et à, certainement, ennuyer son interlocuteur, et poursuivit, ayant enfin fait le vide dans son esprit:

« Non, en fait, je ne veux pas vous ennuyer avec ça, vous m'avez deja suffisament aidé. Dites moi simplement ce que je peux et ne peux pas faire, et je me ferais un plaisir de vous servi... Euh, vous aider. D'ailleurs, vous avez l'air exténué, vous voulez un café ? Ou bien un thé ? Laissez moi juste trouver où se trouve la cuisine et je vous apporte ça ! »

Elle retrouva son sempiternel sourire, qu'elle se força tant bien que mal de rendre crédible, oubliant totalement qu'elle parlait à un aveugle, et qu'elle soit en train de sourire ou qu'elle grimace, ça ne changeait strictement rien. Oui elle avait peur. Mais sa foi serait plus forte que tout, et à force de croire, dieu lui pardonnerait, leur pardonnerait à tous, et ils sortiraient tous sains et saufs de cet enfer. Elle réussirait à se repentir de ses nombreux péchés et elle prierait pour le salut de tous.
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MessageSujet: Re: Let me leave this place! [pv un des persos de Nii parce que je lui avait promis de lui reserver]    Lun 15 Sep 2014 - 22:51

L'exclamation de la demoiselle surprit suffisamment Alejandro, qui n'avait véritablement aucun moyen d'avoir anticipé cet éclat de voix, pour le faire sursauter légèrement. Il n'était pas à l'aise ; n'avait pas la moindre raison de l'être non plus. Il ne connaissait pas cette fille : ne savait pas si elle était armée, si elle avait l'air de vouloir le tuer, si elle était en train oui ou non de chercher un moyen de le faire taire – et ce de façon définitive, si possible. Peut-être également était-elle assez fragile mentalement ; peut-être préférerait-elle se suicider devant lui, sur l'instant, plutôt que d'avoir à accepter une réalité dont elle n'avait que faire et qui ne lui conviendrait jamais. Il n'avait pas la plus petite idée sur la mentalité des personnes de son... époque, de son rang, de sa stature. Bref. Il ne savait rien sur cette fille si ce n'était ce qu'elle lui avait dit, et ce qu'elle lui avait dit, justement, n'avait pas de quoi franchement le rassurer.
L'entendre dire qu'elle n'avait rien lu et qu'elle y allait de ce pas le soulagea quelque peu ; cela dû se voir. Immédiatement, il s'en voulut de la préférer loin de lui. Ce n'était pas très galant de sa part de penser des choses pareilles – d'autant plus que jusqu'à présent, à part l'inquiéter sans le vouloir ni pouvoir y faire grand chose, la demoiselle n'avait rien fait qui puisse lui porter préjudice. Bien au contraire. La seule personne qu'elle avait réussi à insulter jusque là était sa propre personne, pas lui. Elle s'était montrée très courtoise, voire presque trop par certains égards. Il n'était pas contre un peu de politesse le concernant, mais... Il n'était définitivement pas habitué à ce qu'on le traite comme une sorte de race supérieure ou de jeune maître richissime à qui l'on doit faire la courbette et tutti quanti. Fils cadet d'une famille relativement nombreuse, enfant sans trop d'argent et encore moins de prestige, Alejandro n'avait jamais eu la chance de pouvoir se considérer supérieur à qui que ce soit. Se faire ennuyer par plus grand que lui, ça, aucun problème ; mais...

Appliqué à tordre ses doigts devant lui avec la passion de quelqu'un qui adorerait ça (ce qui n'était pas loin d'être le cas, vu la fréquence à laquelle il abîmait ses pauvres phalanges...), le jeune espagnol retraça machinalement les bruits de pas de la demoiselle dans l'espace. Il crut l'entendre murmurer quelque chose ; put replacer un prénom ou un nom mais, trop peu habitué à ces sonorités-là, fut bien incapable de reconnaître précisément quoi que ce soit. De toute façon ça ne le regardait pas. Si elle avait effectivement lu le panneau comme il le lui avait recommandé (et pas ordonné, il y tenait), il était parfaitement normal qu'elle soit triste d'être séparée de telle ou telle personne. Il comprenait. Acceptait ses sanglots presque silencieux, tout autant qu'il aurait accepté n'importe quelle réaction n'impliquant pas de mort ou d'agression imminente. Chacun sa façon de gérer les problèmes ; lui-même avait préféré jouer les sourds quant-à sa situation, au début. Il avait ignoré les signes et les explications pour mieux se renfermer sur lui-même et, au final, il lui avait fallu un long moment avant d'être capable de se dire que oui, il était enfermé dans cet endroit magique et bizarre où rien n'était ce qu'il semblait être. On ne se connaît réellement qu'une fois face aux faits.

« Excusez-moi de vous poser la question mais... Qu'est-ce que vous entendez par... Interdit ? Enfin, je veux dire... Je n'ai plus le droit de vous servir ou bien... Je n'ai plus le droit d'exister ? Enfin, je... Je ne comprends pas vraiment... Et puis comment cela est-ce arrivé ? C'est étrange ! »

Sa voix, tremblante, tira un sourire triste et gêné à Alejandro. Il aurait aimé pouvoir la consoler ; lui dire que tout irait bien, trouver les mots justes. Sauf que non. Ça ne marchait pas comme ça. Rien qu'à l'entendre, il se rendait compte qu'il n'était pas fait pour ça. Le rôle du héros qui réussit tout ce qu'il entreprend n'était pas le sien, clairement. Lui était juste bon à jouer les sidekick motivés mais un peu maladroits ; ça lui allait très bien et tout le monde était content comme ça.
Il n'avait aucune idée de comment lui expliquer clairement les choses sans trop la traumatiser ou quoi que ce soit d'autre et, pour être franc, l'idée de devoir prendre la responsabilité de son bien-être le terrifiait plus qu'autre chose. Il avait de petites épaules. Des bras sans force. Des jambes faites pour taper la balle, pas pour courir.
Le fait qu'elle interrompe toute tentative de réponse de sa part ne l'aida vraiment pas. Il devait lui expliquer ! Il ne pouvait pas lui laisser croire qu'elle n'avait plus le droit d'exister, mince ! C'était grave, et pas qu'un peu ! Imaginez son estime de soi après ça...
Et puis il n'avait pas l'impression de l'avoir aidée, tant qu'à faire. Disons plutôt qu'il avait joué l'hôte minimal avec supplément d'explications vagues et confusion en guise de dessert.

« Euh, tu... Tu as le droit de faire ce que tu veux, se décida-t-il finalement à dire. Personne ne te forcera à rien. En gros. »

C'était ce qu'il fallait qu'elle comprenne, dans l'idée ; qu'elle faisait ce que bon lui semblait et que, normalement, personne ne viendrait lui dire de faire ceci plutôt que cela – même s'il y aurait toujours des goujats de toutes sortes pour venir faire valoir leurs idées comme étant uniques et supérieures à celles des autres. Il craignait surtout que quelqu'un ne profite de la situation de la demoiselle pour s'en faire une bonne personnelle, en fait... Ce qui aurait été véritablement odieux. Il ne tenait pas à voir ça.
Enfin, façon de parler.

« Hm. Euh. Du coup. » Il fit un pas hésitant en avant, sans trop savoir où elle se trouvait à présent. « Si tu veux je peux t'accompagner à la cuisine, et... Je, je veux bien du café, merci. »

Compromis valable entre lui interdire de se mettre en quatre pour lui – ce à quoi elle semblait un brin trop habituée – et lui dire de lui apporter une tasse fissa.
Il n'en était pas encore au stade de vouloir profiter de plus faible que soi, fort heureusement.



• • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • •


« Sueño cuando era pequeño sin preocupación en el corazón.
Sigo viendo aquel momento - se desvaneció, desapareció.
Ya no te creo, ya no te deseo ; solo te dejo, solo te deseo.

Mira, Sofia ; sin tu mirada, sigo, sin tu mirada, sigo.
Dime Sofia : cómo te mira, dime cómo te mira, dime -
Sé que no, sé que no. Sé que solo, sé que ya no soy oy oy oy -

Mira, Sofia. »

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Let me leave this place! [pv un des persos de Nii parce que je lui avait promis de lui reserver]

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