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 Once Upon a time [Terminé]

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MessageSujet: Once Upon a time [Terminé]   Mar 5 Mar 2013 - 10:34

J'avais fuis ma vie, mon époux et mes parents. Incapable de me tourner vers mon père pour lui raconter tout ce qu'il s'était passé, j'étais également incapable de rester auprès de mon mari en attendant silencieusement la prochaine offensive du héros. J'étais pitoyable. Et pitoyable, c’est aussi ce qui aurait pu désigner l’attitude du chauffeur qui m’a conduit de Paris vers le sud de la France. Qui blâmer ? Moi sûrement, ou l'égoïsme français. Faute d’avoir assez de monnaie sur moi pour payer le trajet d’un bout à l’autre, je lui avais indiqué le nom et l’adresse de l'hotêl dans l’espoir qu’il soit charitable.
Malheureusement pour moi, il n’avait été ni généreux, ni caritatif. Après avoir déposé mes valises sur le bord de la route, il me salua et repartit bien vite, me laissant seule et ignorante dans le noir le plus complet. Seule la lune, voilée d'une horde de vilains nuages semblait être mon alliée dans cette histoire aberrante.

Je me suis alors mise à marcher, dans une direction choisie au hasard, sur le bas côté, tout en suivant la route goudronnée. Il arrivait de temps à autre que deux phares m’éclairent un bout de chemin, pendant des instants à la fois beaucoup trop courts et beaucoup trop longs : En ayant la possibilité de voir un petit peu mieux, j’étais partagée entre la sérénité d’une proximité humaine, et le dégoût de savoir plus précisément où je mettais les pieds. Fatiguée de crapahuter de la sorte à une heure pareille, je me suis mise à tendre mon bras, le pouce en l’air lorsqu’une voiture passait près de moi. Je n’avais jamais fait de stop de ma vie et, le moins qu’on puisse dire c’est que je n’ai pas été déçue de l’expérience.

Le premier qui s’arrêta près de moi était un homme dans la cinquantaine, bien trop alcoolisé pour conduire. Ce ne fut pas sans peine que j’arrivais à lui faire comprendre que le mieux pour nous deux (et surtout pour moi, si je peux me permettre) était qu’il reparte sans moi. Frustré d’avoir été éconduit de la sorte par une « petite pimbêche anglaise », il s’en alla rapidement, non sans m’avoir hurlé des jurons en espagnol.

La seconde fut la bonne. Une jeune femme dans la trentaine qui se rendait à son travail. Elle m’informa avec amusement que je ne marchais pas dans la bonne direction, et m’ouvrit la portière du siège passager. Anéantie, je m’installai dans sa voiture, lassée de toute cette aventure. Elle s’appelait Émilie, elle était infirmière, et travaillait de nuit depuis maintenant 2 ans. Elle me posa beaucoup de question sur l’Angleterre, me faisant part de ses rêves de voyage à Londres et en Irlande. J’étais exténuée, je ne lui répondais que par politesse, et par reconnaissance. Après 1 heure de route, nous sommes arrivées là où j'avais réservé mon hôtel. J’offris un petit souvenir que je m’étais emporté d’Angleterre à Émilie, puis je la laissais repartir et me tournais vers l’entrée de l'hôtel.

La porte n'était pas réellement comme je l'avais imaginé. Je n'aurais sûrement jamais trouvé mon hôtel toute seule. En quelques jours, j'avais dormi dans pas mal d'endroit différents, mais aucun ne ressemblait à celui-ci. Émilie m'avait déposée à l'adresse que j'avais noté, et mis à part cette imposante entrée, il n'y avait rien d'autre, dans la rue. Forcée de constater qu'il me fallait rentrer pour vérifier que je ne m'étais pas trompée, je poussais la lourde porte et la refermais derrière moi.

Je n’avais même pas osé me regarder dans une des glaces du Hall, ne voulant pas savoir à quoi je ressemblais après tout ça. Mon état « lamentable » était donc seulement hypothétique, mais probablement tout à fait avéré. Comme ils n'avaient pas à me juger sur mon apparence, je n'avais pas besoin de le faire non plus. Ça n'aurait fait que me mettre mal à l'aise pour le peu de conversation que j'allais avoir avec les réceptionnistes que je ne trouvais pas, même en balayant la pièce du regard. Et quelle pièce ! Si je m'étais attendue à ça en réservant sur mon téléphone la veille, si je m'étais attendue à ça quand j'ai ouvert la porte... C'était somptueux ! Charmée par les lieux, j'en oubliais la raison de ma présence ici. Combien de temps avais-je passée debout sans rien faire ? Aucune idée. Etais-je étais tombée dans une espèce de sommeil ? C'était plus qu'envisageable. Une voix me tira de ma rêverie et me glissa une clé dans la main, en m'indiquant une direction. Comme un pantin, vidée de toute vie et d'énergie, je me dirigeais lentement vers ce qu'il allait être ma chambre.
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