AccueilAccueil  FAQFAQ  RechercherRechercher  S'enregistrerS'enregistrer  MembresMembres  GroupesGroupes  ConnexionConnexion  

Partagez | 
 

 Tranchez fin le concombre [Zack Fea]

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
AuteurMessage
Invité
Invité


+

MessageSujet: Tranchez fin le concombre [Zack Fea]   Jeu 4 Avr 2013 - 19:39


Mélangez le yaourt, le citron et la ciboulette. D'accord, ça il pouvait faire. Émincez les échalotes.
Il regarda le couteau de cuisine. Regarda sa main gauche. Cinq doigts dont un couvert d'un bandage sommaire - et crasseux. Probablement foulé par sa dernière descente trop rapide de la tour : alors qu'il était à quelques mètres du sommet pour son entraînement quotidien, le Monstre qui le poursuivait depuis son entrée, l'Abomination, le Sushi géant avait passé la tête au dessus du parapet et jappé. Pierre-Xavier avait sursauté, lâchant sa prise, et l'avait rattrapée de justesse. Aïe, le doigt. Mais à une trentaine de mètres du sol, c'était bien le cadet de ses soucis. Il était descendu à toute vitesse, s'était laissé tomber à deux mètres vers le sol. Mauvaise réception, sprotch le doigt. Dommage, Pierre-Xavier. Il avait hurlé de douleur, puis s'était souvenu du sushi et était parti se terrer dans sa chambre pour échapper à son tortionnaire de poisson cru. Heureusement, celui-ci, après avoir gratté à la porte la moitié de la nuit, avait du trouver quelqu'un d'autre à torturer. Du moins il n'était pas apparu ce matin quand Pierre-Xavier avait prudemment passé la tête dans l'embrasure de la porte. Ni lorsqu'il avait hanté la bibliothèque. Ni lorsqu'il s'était dirigé vers la cuisine. Aussi PX, savourant ce répit bien mérité, avait décidé de se préparer un repas complet et équilibré - ça le changerait agréablement des nouilles instantanées qu'il préparait la plupart du temps pour minimiser les risques. Quoique. L'eau bouillante lui avait déjà joué plusieurs mauvais tours.
Toujours est-il que notre cher rouquin, après avoir préparé une marinade aux épices et au miel pour une cuisse de canard et équeuté soigneusement des haricots verts, s'était attelé à une salade de concombres à la crème. Et son doigt blessé, mis face à l'ultimatum de découper une échalote, ne semblait pas adhérer à cet objectif. Voire, commençait à le lancer sérieusement. Mais Pierre-Xavier, tel un brave jeune homme indifférent à la douleur, leva son couteau et...

- Aaaah, putaaaain !

Pas si insensible à la douleur, donc. Appuyant sur l'échalote, il avait fait naître dans son doigt blessé une douleur aiguë qui remonta tout le long de son bras jusqu'à son cerveau, lui fit momentanément perdre le contrôle de son autre main et, oh, un couteau qui se plante dans le parquet en ratant un pied de justesse ! Quelle chance, Pierre-Xavier, vraiment. Il exhala un grand soupir de soulagement, décrispa ses épaules, posa la main gauche sur le plan de travail... Ah, c'est vrai, le doigt. Les larmes lui montèrent aux yeux, et ce n'était pas à cause de l'échalote intacte qui reposait sur une planche à découper. Il maugréa quelque chose à propos d'un "fichu sushi notoirement agressif" qui ne faisait rien qu'à le torturer sur un ton on ne peut plus mature. Cela le soulagea un peu, mais ne changea rien à la douleur qui hantait son doigt. Il grimaça.

Il faudrait bien enlever ce bandage pour voir comment ça évoluait. De toute façon, ça ne pouvait pas être pire que la chose à demi ensanglantée qui ne réagissait plus qu'il avait pu admirer hier. Allez, un peu de courage Pierre-Xavier, tu n'as qu'à défaire un tout petit bandage. Il approcha sa main droite en fermant les yeux, s'attendant au pire. En effet, il faillit défaillir rien qu'à l'effleurer. À la réflexion, ça pouvait peut-être être pire qu'hier. Il prit une grande inspiration, attrapa un bout du tissu qu'il avait converti en bandage de fortune et tira. Douleur. Il serra les dents, finit de dérouler son bandage. Expira prudemment. La douleur était toujours là. Mais il n'était ni mort, ni évanoui. Ça allait, donc, jusque là, se dit-il. Puis il posa les yeux sur son doigt.
Ah. Ouais, quand même. C'était bien dégueulasse. Un spasme parcourut son estomac. Beurk, non, vraiment, il n'allait pas en plus se mettre à vomir dans l'évier comme une anorexique qui découvre qu'elle a pris un kilo. Reprends toi, Pierre-Xavier, reprend toi. Il se redressa. Se força à examiner dans le détail la saucisse informe et violacée qui lui avait un jour servi de doigt. Mais désormais, il avait peine à croire que cela ait pu même faire partie de son corps. Feu son annulaire gauche avait doublé de volume, à tel point que les articulations n'étaient plus visibles. Il tenta de le plier, n'y parvint pas et le regretta aussitôt. Foulé, fracturé ou broyé était la seule question valable à se poser dans cette situation. Certainement pas "Est-ce que je vais pouvoir cuisiner ce concombre à la crème ?". Pierre-Xavier ferma les yeux. C'était un cauchemar, une hallucination. Les rouvrit. Ce n'est jamais un putain de cauchemar ! Il tenta de fermer le poing comme si de rien n'était, de nier cette charpie violette. Peine perdue et gain de douleur. Alors, il se résigna et soupira, empli d'une profonde lassitude.

- Bon. Je suppose que ça ne va pas passer tout seul, du coup.

Finement observé, Pierre-Xavier. En plus, ça risquait de s'infecter. Réfléchis, PX. Bon. Tu es dans un manoir coupé du monde. Il n'y a probablement pas de médecin. En revanche, tu es passé devant une porte qui empestait l'éther et la teinture d'iode - odeurs qu'il connaissait trop bien. Ce doit être une infirmerie. Il y aurait sans doute là-bas de quoi désinfecter cette horreur, et peut-être même de quoi la plâtrer ou lui fabriquer une attelle. Hauts les coeurs, Pierre-Xavier. Il rangea ses ingrédients dans le frigo, ne se servant que de sa main droite. Puis avança précautionneusement vers la porte, faisant attention à ce que rien n'effleure son doigt blessé. Tout en parcourant les couloirs, il se demandait ce qu'il pourrait bien faire, si l'état de son doigt empirait. Il ne voulait pas risquer une infection. Mais l'amputer ? Il frémissait rien qu'à l'idée. Alors il se raccrocha à un espoir : il était pas loin de midi. Peut-être y aurait-il quelqu'un pour l'aider à se soigner, peut-être même quelqu'un qui s'y connaissait en médecine ? Il poussa - de la main droite - la porte qu'il avait repérée.

Une pièce blanche. Carrelage blanc, murs blancs, rideaux blancs. Sale, comme la totalité de ce manoir, mais blanche. Et des boîtes de médicaments vides gisaient par terre. Donc, c'était bien, comme il l'avait cru, quelque chose s'apparentant à une infirmerie. Alleluia. Il commença à fouiller les placards, remarquant au passage une paire de gants de cuir noir bien cachés derrière une poubelle qui débordait. Abandonnés là par un pensionnaire désireux de profiter du doux climat d'avril, sans doute. Il secoua la tête et se concentra sur le contenu du placard qu'il avait abordé. Bon. Compresses. Antiseptique, ça allait piquer mais soit. Sparadrap. Antis-douleur, miracle ! Il s'assit sur un lit, désinfecta son pseudo-doigt et prit deux cachets. Allez, tout va bien se passer, tu vas réussir à soigner ça. Il faut juste le laisser ressouder quelques mois ( Pierre-Xavier avait, au cours de son trajet de la cuisine à l'infirmerie, acquis la certitude que son doigt était cassé. Il avait vu au club d'escalade assez de foulures pour savoir qu'elles ne prenaient jamais un aspect si menaçant. ) Bon. Fracture, donc. Il ne lui restait plus qu'à se fabriquer une attelle, avec les compresses, le sparadrap et un truc rigide. Il avisa la plinthe qui se décollait dangereusement derrière la poubelle. Ce ne serait pas une partie de plaisir. Mais pas le choix. Il s'agenouilla, éloigna un peu la poubelle et les gants et commença à lutter contre la plinthe rétive armé de sa seule main droite. Courage, Pierre-Xavier.
Revenir en haut Aller en bas
Pensionnaire
avatar

+
Masculin Pseudo Hors-RP : Litchi
-
0 / 1000 / 100

• Age : 27
• Pouvoir : Je ne fais l'amour qu'aux maso. Paumes et doigts ayant l'improbable qualité de découper tout. Viande ou pas.
• AEA : Un canin argenté qui ne bave pas et ne remue pas la queue. Constamment colérique et déprimé, il répond au nom de Clad.
• Petit(e) ami(e) : L'intemporalité.

RP en cours : ~
O La désobligeance du loup. ~ Loeva
O Un brin de ménage ... ~ Blue
O Tranchez fin ... ~ 'Nyme.
O La caresse du ciel ... ~ Soah

Messages : 49
Inscrit le : 19/12/2011

MessageSujet: Re: Tranchez fin le concombre [Zack Fea]   Jeu 4 Avr 2013 - 23:08

Ok. C'est pas gigantesque.

D'un mawashi-geri, je défonçais la porte de l'infirmerie. Mes yeux bleus se rivèrent sur le garçon.

« Toi ! Bordel ! Est-ce que tu te fous de moi ! Regarde ! Regarde ! Je coupe tout ! TOUT ! Ça t'amuse, j'espère ! Espèce de pauvre crétin fini de sale chien galeux qui s'est traîné dans la boue ! Bordel de mer... AAAARH ! »

Ayant frappé avec violence dans un mur ; au contact de mon poing contre la surface blanche et lisse des carreaux blancs posés contre le placo, une gigantesque lézarde se découpa dans le mur, prenant source à l'endroit exact où ma peau frappa. Une lézarde, preuve hurlante de la furie et de mon pouvoir : s'étalant sur le mur comme la marque ignoble de mes capacités encore indomptables. Elle était une déchirure visible de mon calme et de ma raison, et la cicatrice même de ma patience trop longtemps éprouvée. Bondissant en arrière, dans un réflexe furieux, je heurtais un étal à ampoules, et mon corps partit en arrière, entrainant dans sa chute une quinzaine de bouteilles avec lui. Chute matérielle, éclats de lumière, et la résonance des verres qui s'explosent contre le carrelage. Blanc, blanc, et odeurs. Je heurtais le sol dans les débris de verre, et la cariolle me retomba dessus. Mes bras se replièrent à la hauteur de mon visage, dans un travaillé et retravaillé geste de défense, mais l'objet s'écrasa sur ma poitrine, penché sur mon visage, effleurant mes mains. Il suffit d'un hoquet de surprise pour que mes poignets ne se soulèvent, et que le métal ne retombe soudain, dans un tressautement sur le sol, tranché net. Je poussais un feulement sauvage. Comme un oiseau affolé, frappant dans ma cage thoracique, mon cœur battait à tout rompre, tandis que j'écarquillais les yeux, allongé sur le sol, le cadavre de la carriole à médicament allongé sur ma poitrine. Sous moi, dans un tapis aux éclats iodés, et aux tranchants pointés vers le ciel, les débris des ampoules de médicaments. Mon souffle bloqué dans la gorge, je contemplais le plafond, les yeux arrondis par le choc, mes mains refermées, près de mon visage. Le silence fut total. Une bonne quinzaine de secondes. Avant que l'air ne pénètre violemment dans mes poumons.

« Namu amida butsu... »

Le murmure avait explosé d'entre mes lèvres, et avec toute la violence rédhibitoire des instants passés, je laissais filtrer dans les airs de l'infirmerie ces prières auxquelles je ne croyais pas. Namu amida butsu, qui se répétaient, trois mots insaisissables, ne signifiant rien à mes yeux, sauf un besoin impérial et impétueux de voir se reconstituer dans ma tête le calme nécessaire pour ne jamais perdre des yeux la Voie. J'inspirais. Une goulée d'air, plus fraîche que les autres, qui fila jusqu'à ma poitrine, refroidissant la colère, l'avortant dans mon sang.

« Ok. Bouge toi, aide moi à me bouger de sous ce truc. Je ne peux rien toucher. M'enfin tu le sais, ça. »

La dernière phrase avait été vibrante de reproche, mais je ne cherchais pas à m'en émouvoir, furieux d'avoir été victime de moi-même. Furieux d'avoir été réduit à l'incapacité d'agir correctement. Comme trahit par mes propres mains, et cela représentait une épreuve compliquée. Très compliquée. Il n'y avait jamais rien d'insurmontable ; j'avais un jour décidé de ne plus jamais perdre, et de ne pas me détourner de ma Voie. Mais souffrir d'un bête piège, à l'instar de Zatoïchi se faisant voler son baton par un enfant, me plongeait dans une sensation de vide et d'impuissance furibonde. Parce qu'un crétin avait eu l'idée amusante, après s'être renseigné, de me voler mes gants de cuirs. J'avais déchiré tout ce que j'avais touché. Murs, peaux, meubles, draps … Un miracle que je n'ai pas eu à effleurer mes vêtements : je me serais retrouvé dans un état bien déplorable.

« Pourquoi m'as tu volé mes gants ? »

Quoiqu'encore allongé, je le foudroyais de mes yeux, sans que la moindre expression de bonté n'adoucisse mon regard ou n'étire mes lèvres. Il y avait des jeux auxquels il ne fallait pas jouer. Les lames que pouvaient être mes mains, maintenant, étaient encore trop peu sûres pour moi pour que je me permette les dénuder. On ne tenait pas un sabre si l'on n'était incapable de s'en servir. On n'utilisait pas un sabre si l'on avait pas appris à le tenir pendant au moins cinq mille jours. Quatorze ans. Quatorze années étaient nécessaire pour savoir « tenir » son sabre. Quatorze années d'apprentissage, d'approche de l'étude, d'observation, et d'appréhension.
Je soupirais.

« C'est pas malin. Vraiment ... »
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Invité
Invité


+

MessageSujet: Re: Tranchez fin le concombre [Zack Fea]   Dim 7 Avr 2013 - 15:10

Quelqu'un frappa à la porte. La première pensée qui traversa la tête de notre rouquin fut du soulagement. Il ne serait pas obligé de se fabriquer un bandage lui-même, il pourrait demander à l'inconnu, s'il n'était pas trop mal luné, de l'aider. Puis, une seconde information apportée par ses merveilleuses perceptions le fit vite déchanter. La porte, là, de bois massif, qu'il avait peiné à ouvrir. Oui, cette lourde porte. Elle n'était pas censée s'ouvrir en tournant sur un axe vertical ? Parce que là, elle venait de s'écraser au sol. Sous l'impact du poing de l'inconnu, qui semblait de mauvaise humeur, au ton de sa voix. De très mauvaise humeur. Et qui lui en voulait apparemment puisqu'il se mit à lui hurler dessus sans la moindre hésitation. Pierre-Xavier fit volte-face, oubliant qu'il était accroupi. Vit l'autre expédier un coup de poing furieux dans le mur. Forcément, il perdit l'équilibre et s'assit sur le sol, totalement éberlué par la gigantesque fissure qui était apparue sur le mur. Le nouveau venu était visiblement très dangereux. Et très en colère contre lui.
Vite, trouver quelque chose à répondre, sinon l'autre allait croire qu'il se fichait de lui.

- Je... je... je... bredouilla-t-il lamentablement.

Il n'avait aucune idée de ce qui rendait ce garçon si furieux contre lui. Il n'avait pas le souvenir de l'avoir croisé, encore moins de lui avoir fait du tort. Mais il ne lui vint pas un instant à l'esprit qu'il pouvait ne pas être incriminé dans cette affaire. Il avait du l'offenser sans s'en rendre compte, par l'une de ses éternelles maladresses, provoquer la chute d'une armure sur lui au détour d'un couloir. Enfin il n'avait fichtrement aucune idée de ce qu'il avait bien pu lui faire. Mais il était sans aucun doute responsable. Essaye de calmer ce fou furieux, vite, avant que ce ne soit plus le mur mais toi qu'il se décide à fracasser.

- Je n'avais pas idée, désolée, je ne voulais pas ! lâcha-t-il finalement.

Sortir cette phrase ne lui avait pris en tout que quelques secondes qui lui parurent une éternité. Il se retrouvait, comme d'habitude, dans une situation catastrophique, n'avait évidemment pas la moindre idée de la façon dont il pourrait s'en tirer et venait, il s'en rendait compte, de s'avouer coupable d'il ne savait quel crime. Merde. Merde. Merde. Heureusement, le fou furieux n'eut pas le temps de se précipiter sur lui, renversant à la place et involontairement, semblait-il, un chariot de médicaments qui s'écrasa sur lui. Il resta sonné quelques secondes, puis marmonna un truc incompréhensible dans une langue aux sonorités orientales. Pierre-Xavier le regarda, terrorisé et immobile comme un lapin fixant les phares d'un semi-remorque sur une nationale vers les trois heures du matin. Ce n'était décidément pas son jour, ni celui du lapin. Et comme le stupide mammifère, il ne parvenait pas à prendre de décision, à se lever et à fuir en courant. Il restait là, fasciné par le beau brun qui avait visiblement envie de lui faire la peau et qui commençait à s'agiter au milieu des éclats de verre, dans une petite flaque de substances renversées. Bétadine, tiens, PX en aurait sans doute eu besoin. Dommage.

La voix du type le ramena à la réalité. Le happa. Il n'y comprenait décidément rien. Il aurait bien aimé profiter du fait que le type soit allongé pour s'expliquer, se disculper, mais il ne savait absolument pas ce qu'on lui reprochait. Il se leva précautionneusement, glissant sans s'en rendre compte sur l'un des gants qu'il avait trouvé derrière la poubelle. Occupé qu'il était à observer l'individu, il ne vit pas l'objet du délit finir sa course au centre de la pièce. Il fit un pas, puis un deuxième, l'air d'un crabe effrayé. Il était pourtant certain de n'avoir jamais vu ce garçon de sa vie, pas un brun aux yeux bleus et bridés. Il s'en serait souvenu, et aurait sans doute récolté quelques bleus de sa rencontre, l'individu ayant l'air assez sanguin. Il le fixa un bon moment, puis s'avisa, un peu tard, que son attitude pouvait passer pour une provocation envers un homme immobilisé. S'il continuait ainsi, ça allait tourner au vinaigre. Vite, vite, essayer de le convaincre de son innocence avant qu'il se relève.

- Je... Je suis désolé je ne t'ai jamais vu ni toi ni tes gants je ne suis pas la personne que tu cherches je ne t'ai jamais fait de tort je ne voulais pas je te jure je n'y suis pour rien ! s'exclama-t-il d'une traite, sans une respiration, espérant que l'autre accorde quelque crédit à ses dénégations.

Puis il fit deux autres pas vers l'individu qu'il espérait calmé. Il s'agenouilla et entreprit, d'une seule main, avec une lenteur exaspérante, de soulever le chariot. Sans s'en rendre compte, il appuya l'autre main - toujours blessée et repoussante - sur le torse du garçon, comme pour le maintenir à terre. Il s'aidait de l'épaule droite, gagnant centimètre par centimètre du terrain sur le métal. C'est que c'était fichtrement lourd comme machin, à soulever d'un seul bras. Finalement, il le monta à une hauteur suffisante pour que l'autre puisse se dégager. Dès qu'il bougea, sa main gauche se rappela à son bon souvenir par une onde de douleur. Il glapit, lâcha et le torse de l'autre et le chariot, et se retrouva à son tour immobilisé au sol dans un grand fracas de ferraille et de verre. Son doigt blessé écrasé, évidemment. Il commença à hurler de douleur.

Vraiment, vraiment pas son jour. Et on n'était que lundi.
Revenir en haut Aller en bas
Contenu sponsorisé


+

MessageSujet: Re: Tranchez fin le concombre [Zack Fea]   

Revenir en haut Aller en bas
 

Tranchez fin le concombre [Zack Fea]

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
xX || Pensionnat Interdit || Xx :: .:: Hors-Jeu ::. :: Tiroirs scellés :: Archives :: Sujets de PI v.3-
Sauter vers: