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 [Rudy]« Close the damn door ! » [Mister William, me feriez vous l'honneur ?]

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I.R.M sur pattes
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• AEA : Jack. Mister Jack est un rat blanc, savant, qui aime son petit confort. Voilà.
• Petit(e) ami(e) : Mon reflet dans le miroir. ... Bwahahahaha. *trouveçadrôle*

RP en cours : "Dans les cuisines, même le majordome n'a pas son mot à dire." ft Aarne.

Close the damn door = William

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MessageSujet: [Rudy]« Close the damn door ! » [Mister William, me feriez vous l'honneur ?]   Mer 10 Avr 2013 - 1:43

« Close the damn door ! »



Et dans un déluge de flamme qui submergea le corps du pauvre petit être, la chute des points de vie se fit cascade implacable, pour plonger inubitablement dans un rouge désespéré, et sans même arrêter sa course, sans laisser le moindre espoir, la victoire explosa, accompagnée par la musique sifflante. Poussifeu remporta dix PP, et dans un sursaut d'expérience, vit sa barre bleue se scinder un peu plus. Un gigantesque sourire étira mes lèvres, tandis que j'approchais la gameboy advance près de mon visage, pour contempler le visage défait du Dresseur vaincu. Pokémaniac Stephen acceptait sa défaite avec humilité, et m'écartant des hautes herbes pour retourner sur les sentiers sécures, je cliquais sur le bouton start pour afficher mon menu et sélectionner le topic « Pokémon ». Mon équipe comportait deux pokémons seulement. Un Nirondelle si faible, mais qui, sous les conseils avertis d'un gamer m'ayant appris la possibilité de lui faire apprendre plus tard la CT Vol, devenait un allié fiable, au minois charmant et à la vitesse supposément efficace, ainsi que mon poussifeu adoré, chéri, adulé, que j'avais choisi comme tout premier pokémon de ma vie. Lorsque le professeur Orme avait demandé à mon pixelisé petit avatar de choisir un pokémon, j'avais déambulé devant la table aux trois Pokéball, en commençant par la droite. Je n'avais pas accordé d'attention au troisième pokémon sur la gauche, car arrivé face à cette pokéball contenant ce poussin enflammé, mon cœur s'était emballé, déchiré avec délice par une passion effroyable. Le pokémon de ma vie. Poussifeu. Poussifeu, dont j'avais murmuré le prénom du bout des lèvres, Poussifeu, qui avait illuminé mon regard par cette même flamme dont il était le représentant. Fasciné, amoureux par cet être de douceur et de violence assemblés, je ne lui avais pas donné de nom, considérant que c'était un gâchis que de gâcher de si belles syllabes. Poussifeu.
Poussifeu niveau 11. Il avait appris « Flammèches », et la technique m'apparaissait comme un miracle du ciel ; voir cette petite boule de plume cracher une ardente attaque sur ses adversaires avait quelque chose de magique et de bouleversant à la fois. Je le voyais s'imposer en maître, petit tyran du feu, dieu rédempteur de ces créatures terrestres et boueuses. Je le voyais comme la lumière ultime sur cet univers dont je découvrais les tracés un peu plus chaque jour. Cela faisait deux jours que ma rencontre avec Aarne avait eu lieu, et mon intérêt tout particulier pour Pokémon avait grimpé en flèche lorsque j'avais découvert le concept du combat entre Pokémon. Fascinant. Vraiment fascinant. J'étais resté assis plusieurs heures, le dos contre un mur, à voir évoluer les capacités, la résistance, les attaques et la force de mon petit Poussifeu. J'aimais bien Nirondelle, aussi, et je savais que je lui accordais une faveur sentimentale dans ce qui s'appelait « l'équipe », mais je n'avais d'yeux que pour ma petite boule orange et jaune, qui dans la sublimation de ma passion, restait à mes yeux le dieu vivant de tout l'univers Pokémon.
Poussifeu était mon profond amour.

Installé sur les plomberies, après m'être fait trop dérangé dans les « bas » du Pensionnat, j'avais escaladé le système de tuyaux et de canalisation, imitant sans le savoir un autre personnage de Nintendo, un plombier rouge et bleu, à moustaches, pour venir camper au dessus des espaces hygiéniques des lieux masculins. Les toilettes, sous mes yeux, étaient cependant une réalité bien lointaine par rapport à Hoenn. Courant follement dans les hautes herbes, en ressentant l'odeur des végétaux mouillés, en frémissant à l'idée de tomber sur un Pokémon sauvage, en courant pour sauter les murets, et en remontant la route trente. Jusqu'à ce que, jusqu'à ce que …

« Rattata sauvage apparaît ! »

La vue du rat violet me fit hurler de rire. Jack, outré par la comparaison que je venais de lancer mentalement, se cacha dans la capuche de mon sweat, tandis que je me dandinais sur mon tuyau, incapable de retrouver mon sérieux face à la tronche du pokémon Normal. Mes gloussements cessèrent néanmmoins quand le Pokémon en question se mit à attaquer mon Poussifeu. Enflammé par le brusque besoin de gagner, je martelais la touche A pour lui balancer une attaque Flammèches, quand l'ordinateur décida brusquement de m'apprendre la frustration du jeu.

« Poussifeu lance Flammèche. Il loupe son attaque ! »

Les prunelles écarquillées sous le choc que pouvait représenter la surprise, je m'immobilisais, les doigts raidis, tandis que Rattata, cet animal vulgaire et pernicieux, chargeait et abimait mon joli petit dieu poussin. Une colère terrible enflamma ma poitrine, et me penchant sur l'écran, le visage défiguré par la haine, vint tapoter avec insistance sur le bouton A.

« Tu vas souffrir, Rattata, tu vas souffrir. Je te jure que tu vas morfler. »

Dans une violence mentale plus que physique, Rattata acheva sa vie après un K.O clément, le poil roussi, sa petite cervelle grillée à l'intérieur de ce qui lui servait encore de boite crânienne. Énervé à l'idée qu'un ordinateur puisse calculer le taux de réussite de la portée des attaques de mon Pokémon favori, je m'énervais sur la condition de Poussifeu et de Nirondelle. Il fallait les entrainer. Beaucoup. Énormément. Il ne fallait pas qu'ils perdent un seul combat. Jes les surentraînerais, s'il le faudrait ! Hérissé sous la furie, j'ignorais avec un dangereux mépris le fait que la porte des toilettes s'ouvre. Jusqu'à ce que je me rende compte, qu'outre le charmant paysage de Hoenn, il y avait une réalité à observer. Soit. Le son avait été assez bas pour que l'individu ne me remarque pas, et je n'étais pas tellement d'humeur à me faire engueuler par ma position haut perchée. Aussi, refermant la Gameboy dans un claquement étouffé, rangeant le petit objet de mes délices dans ma poche, je me plaquais contre le tuyau, pour observer le mâle en action. Le mâle en action qui n'avait assurément rien du prédateur de la pissotière. L'oeil affolé, les mèches déchainées, le type avait cet air hagard des gens qui fuient. Le teint livide, et le souffle rapide. Mes yeux scrutèrent rapidement son cerveau, sans que cela ne m'apprenne nonobstant rien de plus. Ok.

Je rampais.

Jack devant moi, m'ouvrant la voie, dans le cliquètement de ses minuscules griffes sur le métal, quoique certainement trop discret pour l'homme en bas. Je glissais mes yeux dans le vide. S'il se cachait, que fuyait t-il ? Je me stoppais, allongé sur mes canalisations froides et épaisses. Dans l'ombre des tuyaux, j'étais le rat blanc d'une introspection envisagée. Mm...

« Vous savez, monsieur, vous n'avez pas fermé la porte des toilettes correctement. Elle coince un peu, faut forcer. Les gens risquent de deviner que vous êtes là. Et sauf si ce sont des groupies en chaleur, ça m'étonnerait que vos poursuivants n'hésitent pas à rentrer ici. Nous sommes dans les toilettes des hommes, après tout. »

Oui. Et je voulais jouer à Pokémon.
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• Pouvoir : Je suis une ombre.
• AEA : Alfred, le rat perspicace au mutisme éternel.
• Petit(e) ami(e) : Nous sommes tous enfermés ici et vous trouvez le moyen de penser à copuler ? Je rêve.

RP en cours :
Bless the Spawn of Hell | Mahaut de Clairlac.
Pourquoi un corbeau ressemble à un bureau ? | Alea Miller.
Those Things are so Boring ~ | Halloween.
Smuggling of Vodka in the Room of a Reader | Holly Addison.
Squirrel Fray. EVENT. Corpse Party.
Mesmerizing Hues. Marie-Colombe Mazarin.
L'heure du thé, c'est sacré. | Alexandra Blackwood.
« Close the damn door ! » | Maël Filipoudille

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MessageSujet: Re: [Rudy]« Close the damn door ! » [Mister William, me feriez vous l'honneur ?]   Ven 12 Avr 2013 - 3:46

« CLOSE THE DAMN DOOR ! »
Close it. Close it. Close it.
Please.

-

J’étais encore en pyjamas, pantalon de soie violette trainant sur le sol alors que mes pieds nul claquaient contre le parquet pendant que je courais comme un déchaîné le long des couloirs du pensionnat en espérant que ceux-ci ne se referment pas autour de moi comme l’impitoyable labyrinthe qu’ils étaient. Ma respiration explosait hors de ma bouche comme un hoquet, laissant mon effroi mordre le grand air sans que je ne puisse arrêter ma course. Tous les lieux, toutes les portes me paraissaient hostiles, arborant de ces grands sourires tordus qui ne demandent qu’à pouvoir vous avalez tout rond. Mon t-shirt trop large, noir, sans le moindre artifice, se gonflait comme un parachute à chacune de mes enjambées exagérées, me faisant passer pour un ballon qui se gonflait et dégonflait sporadiquement. Je n’en avais cure, bien évidemment, lèvres craquelées enduit de perspiration décrivant avec toute la pointe possible l’alarme qui sonnait dans mes muscles. J’entendais encore des rires autour de moi, des manifestations hideuses de l’horreur de ce manoir, je les savais me poursuivant, me lorgnant de leurs yeux invisibles, les I. Plus strident que tous les dingos que j’avais croisé jusqu’à présent, plus terrifiant que mes cauchemar, que d’être enfermé dans une boîte.

Un cauchemar, une réalité, je ne savais plus trop ce qui m’avait fait fuir, ce qui m’avait fait bifurquer dans les toilettes et plaquer mon dos contre le mur le plus près une fraction de seconde haletante. Fraction de seconde juste de par son appellation, car à peine appuyé contre la paroi du petit endroit que je m’étais enfermé à l’intérieur de l’une des cabines, tremblotant comme une feuille. Mes omoplates tentaient de me creuser une cachette à même le bois mince séparant les cabines les unes des autres, essayant de s’enfoncer avec dans de force dans la cloison que j’aurais pu parier la taille des bleus que cela allait laisser apparaitre dans mon dos. Mes doigts se voyaient parcourus de spasmes alors que mon cerveau les imploraient de ne pas cogner contre bois, très certainement sale, de la cabine. Je guettais au sol les ombres qui annoncerait l’entrée de mes poursuivants fictifs ─car on ne les voyait pas, on les entendait à peine, mais on les sentait, on les savait─ et ils devinaient tous, nous surveillaient tous, sans répit, inlassablement. Pourtant les secondes défilaient, et les ombres que lançait l’ampoule nue qui régnait au plafond, au travers de la pièce, ne changeait pas, ne mutaient pas.

Peut-être attendaient-ils que je sorte. Peut-être que je délirais. Encore. Calme-toi, William, ce n’était qu’un cauchemar, personne n’est à ta poursuite, personne ne te veut explicitement du mal. Mon esprit me chantonnait des paroles rassurantes, des paroles que mon bon sens, mon meilleur ami de toujours, peinait à croire. Depuis cet éveil dans mon lit après avoir passé des heures à arpenter la forêt en compagnie de pensionnaires qui auraient très bien pu relever de mon imagination si Miss Alea ne s’était pas révélée à nous, je peinais à dissocier la réalité du rêve, la réalité du jeu. Mais cette fois, il ne s’agissait simplement que d’un rêve qui m’avait affolé et d’une dizaine de minutes atroces qui s’étaient montrées nécessaires pour que je m’en rende compte. Cela devait cesser . . . Je me demandais une fraction de seconde si Allen vivait avec le même genre de panique constante depuis son éveil, me rassurant à l’idée que l’autre jeune homme puisse s’armer d’empathie fasse à mes crises d’angoisses.

Je me consolais avec la notion qu’elles étaient moins fréquentes que les premiers jours qui avaient suivi mon éveil, ma sortie de ce monde de chimères sanglantes. Avec le temps, elles s’estomperaient, de la même manière que ma peur d’ouvrir le placard s’amenuisait lentement, de la même manière dont la présence aléatoire de Kélian à l’intérieur de la bibliothèque me permettait d’y retourner par moi-même, sans qu’il ait besoin de m’apporter des bouquins à la dérobée. Lentement, mais sûrement, une étape à la fois, le temps guérirait les maux lui-même.

Mes muscles se déliaient, le rythme de ma respiration se relaxait. Si bien que je remarquai distraitement que la soubrette devait être passée récemment, appréciant la quiétude de me trouver dans un endroit propre. Je lâchai un soupir, m’apprêtant à me redresser pour aller m’asperger un peu d’eau dans le visage lorsqu’une voix vînt me pétrifier de la tête aux pieds. Je suis à peu près certain que mon corps serait tombé à la renverse si le mur de la cabine n’avait pas été là pour me retenir. Mon cœur exécuta un soubresaut brusque dans ma poitrine et il me fallu plusieurs secondes avant de réagir, avant de comprendre, glissant mes pieds nu vers la sortie de la cabine en espérant que ce que je ne voyais pas ne me voyait pas non plus.

Il s’agissait là d’une accablante idiotie, bien entendu.

Je sortis tout de même de la cabine, fébrile comme une mère qui venait de rattraper son nouveau-né de justesse avant que celui-ci ne percute le sol et me dirigeai vers l’entrée des toilettes, poussant fermemant sur la porte de sorte à pouvoir la clore. D’autant que je savais, cette voix enfantine qui résonnait était peut-être elle aussi le fruit de mon imagination . . .

For, after all, you are such a mad child, William. Are you not ?

Non, non, pas du tout, jamais. Il y avait une explication rationnelle à tout ça. Le pire des cas s’avérait certainement être que je passais encore pour une victime, pour un désaxé inoffensif, aux yeux d’un autre pensionnaire. Rien de nouveau, respire, calme-toi.

Je levai les yeux, glissant mon regard améthyste dans les moindres recoins de l’endroit, canalisant tout mon calme et mon orgueil à ne pas détaler comme une souris menacée. Si au moins j’avais eu la présence d’attraper Alfred avant de m’enfuir de ma chambre . . . Je remarqué une forme blanche, perlant au cœur de la canalisation.

Oh.

On aurait dit un fantôme.

« Elle est bien fermée, maintenant. », je grinçai des dents pour que ma voix ne tremble pas, glissant mes paumes sur le tissus de mon chandail dans un mouvement désigné à le lisser avant de me rendre compte que je trainais au beau milieu de la salle de bain, crinière de mèches indomptées couronnant mon crâne encore plus hirsutes qu’à l’accoutumée, sans les épaisses lunettes qui étaient sensées me séparer du monde, vulnérable comme un bambin qui n’a pas appris à marcher. Heureusement, la voix de mon interlocuteur me laissait croire que son âge n’était pas très avancé, il n’avait pas encore mué. Quoique la jeunesse prouvait souvent être terrifiante, surtout lorsque barbouillée d’orange et de sucrerie.

« Voulez-vous bien descendre de là, vous m’indisposez. »
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MessageSujet: Re: [Rudy]« Close the damn door ! » [Mister William, me feriez vous l'honneur ?]   Mar 23 Juil 2013 - 23:46



« Elle est bien fermée, maintenant. »

J'avais observé ses mains refermer avec soin cette « damn door », et le sourire qui avait étiré mes lèvres avait été représentatif du plaisir ressenti à l'idée de me trouver un compagnon pour le moment. Oh, au pire, tout cela n'était pas très grave, quand bien même Poussifeu ne pourrait progresser dans son élévation d'expérience pour le moment. Cela n'était pas très grave, parce que l'homme en pyjama violet que venait de rentrer dans les toilettes me faisait maintenant penser à ces pokémons qui surgissaient des hautes herbes. Mais la situation, inversée, avait quelque chose de cocasse, puisque c'était moi qui l'avait surpris. Je dévisageais son visage d'homme à la panique enfantine ; et ses grands yeux étranges. J'écarquillais mes propres orbites violacés, appréciant l'idée qu'un homme puisse avoir des yeux aussi détachés de la réalité, et les animer d'une telle flamme de la peur. La contemplation d'un visage qui exhibait son angoisse, me titillant dans mon désir de simplement le regarder. Mes prunelles abandonnèrent son visage et sa superficiallité de chair et de peau pour perforer les défenses de sa solidité ; et observer avec un soin tout particulier son encéphale allumé.

Je le regardais de haut, amusé comme un gosse peut l'être à observer une grenouille dans son aquarium.

« Voulez-vous bien descendre de là, vous m’indisposez. »

Sa rhétorique avait la griffe de mes quotidiennes, mais venait t-il seulement de mon Londres ? Il avait un petit quelque chose de « classieux » qui me plaisait beaucoup, puisque ressemblant fort à cette manière de parler et d'échanger qu'avait mon père. Je souriais, Jack venant tapoter sur le métal de ses petites griffes. Descendre ? Pourquoi pas. Je posais un regard sur la console, prenant presque soudainement conscience d'à quel point je m'oubliais moi-même, en jouant avec ce divertissement du futur. Je m'oubliais moi-même puisque je me refusais le refus de ce qui était contre la nature de mon passé récent. Quelle avait ma motivation ? Ma mémoire, intemporelle, avait t-elle bouché les trous d'une ère victorienne pour s'adapter trop immédiatement aux choses qui par rapport à la saveur d'aujourd'hui ? La madeleine de Proust, brusquement personnalisé dans cet homme au pyjama violet, qui me rappelait mon Londres d'hier. Je lui souriais. Je souriais, et activais doucement le processus de descente de mon corps, m'acheminant à progresser jusqu'au bas, pour longer les murs, descendre les tuyaux, et venir finalement caresser du pied le sol. Je sautais à bas, rétablissant mon équilibre en secouant les bras, ceux-ci tendus comme les ailes d'un oiseau. Je me tournais vers le monsieur, faisant glisser mes yeux de ses pieds jusqu'aux pointes de ses mèches, et un constat fit brusquement arrondir mes lèvres, tandis que je m'approchais de lui, en tendant mon index d'enfant vers son visage.

« Oh ! Vous êtes petit. De haut, vous paraissiez nettement plus grand. »

Je laissais mon regard IRM glisser sur lui, veillant avec un sourire mutin sur les réactions cérébrales dont il faisait preuve.

« Enfin. Être petit est très bien. N'est-ce pas ? Vous êtes très bien, petit ! »
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MessageSujet: Re: [Rudy]« Close the damn door ! » [Mister William, me feriez vous l'honneur ?]   Dim 22 Sep 2013 - 8:20

Il ne s’agissait pas d’un enfant barbouillé de sucre et de peinture, au sourire dodelinant sa largesse et percutant de sa folie. Non, qu’un petit fantôme, console à la main, qui se dévoilait à moi tel qu’il était, comme un songe, une méandre diffuse qui m’avait indiqué la porte. Surnaturel, mais, aux premiers abords, inoffensif. Ce constat s’imposa de lui-même lorsqu’il descendit de son perchoir, roucoulant de la même manière que tous les enfants normaux le faisaient, une pointe d’innocence dans les yeux et des planètes inventées plein les lèvres. Peut-être démontrait-il un chouia d’éloquence mondaine, aussi, mais je serais bien le dernier à me plaindre d’un peu de beau langage dans ce disgracieux manoir. Je me demandais tout de même, vaguement, revenant aux planètes perchées sur des bouches en cœur, quels astres s’étaient pendus au bout de miennes lorsque j’avais son âge, visage enfoui dans les jupons de ma mère. Il ne me fallait pas posséder l’intelligence d’un génie pour deviner que j’y  avais certainement retrouvé des éloges à l’endroit de ma suzeraine. Les contrées imaginaires de mes rêves devaient être recouvertes de fleurs, de lilas, de matériaux aux goûts de fruits et de lait. Le tout, enrobé d’une douceur incomparable et d’un sentiment de sécurité chaleureux. L’enfant noyé dans le liquide amniotique de sa génitrice.

Oh, Mother.

Soudainement, grâce à l’apparition de ce spectre salvateur, je ne me retrouvais plus dans la réalité déviante de mon cauchemar, bercé par la sensation des tuiles fraîches sous mes pieds et l’odeur abjecte du nettoyant citronné embaumant le petit endroit. Petit, comme ce détail sur lequel le bambin s’attardait, presque complice dans son dialogue. Je ne souriais pas, mais pointait dans mon regard, maintenant que l’effroi et les souvenirs de mes chaussures martelant le sol humide de la forêt s’estompaient, une pointe d’amusement. Habituellement, on hésite à aborder ceux qui possèdent une taille plus petite que celle de la moyenne par peur de les offenser.

« Les gens ont tendance à juger la taille des gens par leur prestance et leur aisance à user d’un bon vocabulaire. Du moins, lorsqu’ils les aperçoivent sous un mauvais angle ou ne les voit pas du tout. »

Nombreux étaient-ceux qui m’imaginait bien grand après une conversation téléphonique, mon usage assuré des phrases qui s’extirpaient posément hors de l’écrin de mes lèvres leur imposant un portrait erroné de mon physique. Mon attitude et mon langage corporel ne pointaient pas, du moins pas avant que je ne me retrouve coincé dans cet horrible endroit, damnation de pensionnat, dans la direction d’un jeune homme minuscule, aux cheveux désordonné au possible qui cachait un regard anormal derrière des hublots de verre.

Recouvrant mes esprits, j’esquissai un brève révérence, une inclinaison respectueuse de la tête plus qu’autre chose, à l’intention du petit fantôme tout de blanc vêtu. Je jetai un coup d’œil à sa DS, déduisant qu’il devait venir d’une époque similaire à la mienne. C’était presque regrettable. S’il y avait bien une chose d’agréable en ce sordide manoir, c’était de broyée les limites temporelles et universelles. Parler à quelqu’un qui avait conversé avec Baudelaire ou qui avait regardé Claudel sculpter.

« Compte tenu de la situation, n’auriez-vous pas du tout me percevoir moins haut que je ne le suis déjà ? »
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MessageSujet: Re: [Rudy]« Close the damn door ! » [Mister William, me feriez vous l'honneur ?]   Ven 3 Jan 2014 - 9:10

[on se réserve les grands posts pour Kohaku et Zakuro, hein ? Prie pour mon âme Q_Q]

     « Les gens ont tendance à juger la taille des gens par leur prestance et leur aisance à user d’un bon vocabulaire. Du moins, lorsqu’ils les aperçoivent sous un mauvais angle ou ne les voit pas du tout.» 

    « En même temps, c'est ce bon vocabulaire que nos professeurs nous apprennent à utiliser à l'école, et nous demandent d'être capable de les réutiliser à l'extérieur de manière à ce que nos parents soient fiers de nous si nous sommes en mesure de répondre joliment aux phrases d'un adulte qui aurait cherché à parler avec nous. Nos parents en sont très fiers, dans ces moments là ; car nous leur faisant honneur en montrant que nous sommes bien éduqués, ne pensez-vous pas, Monsieur ? »

    Je souriais, de ce sourire barbouillé d'une joie incommensurable. Il eut ce petit mouvement révérencieux auquel, ravi de la prestance qu'il m'offrait à avoir, et à lui répondre, j'imitais l'action, le saluant avec le plus de politesse possible. J'étais quasi sûr que dans quelques années, deux ou trois à peine, je l'aurais dépassé. J'avais bien dépassé Sylvia qui avait pourtant assuré que je resterais petit toute ma vie. A n'en pas douter, elle se trompait complètement puisque j'étais désormais plus grand qu'elle d'au moins cinq centimètres !

    « Quoiqu'il en soit, cela n'efface rien au fait que vous soyez vraiment petit. Quel âge avez-vous ? Vous me faites un peu penser à ces étudiants qui sortent de l'université. Est-ce que vous voulez être docteur ? Vous avez un peu une tête de docteur ! »

    Je m'approchais de lui, dans l'intention d'étudier d'un peu plus près ses traits, mes sourcils froncés dans cette expression concentrée, qui en vue des réactions des adultes, me faisait passer pour plus crédible que je ne pouvais l'être. Et quitte à miser et à rassembler toutes les cartes de mon côtés , je ferais en sorte de ne pas trop passer pour un petit ignorant.

    « Mon père est docteur. »

    Je souriais.

    « Enfin, ça n'est pas très important. Je voulais juste le préciser. Que fuyiez vous, avant d'entrer ici, Monsieur … euh. Je ne connais pas votre nom, il me semble ? Je suis Maël Filipoudille, enchanté ! »

    Et comme une grande personne, je lui tendais directement la main, pour qu'il me la serre ; comme le faisaient les adultes entre eux.
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MessageSujet: Re: [Rudy]« Close the damn door ! » [Mister William, me feriez vous l'honneur ?]   

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