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 Castiel L. Adenn « This flower repelling clutz won't lie. » [ 100% ]

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Jolly Tongue-twisting Clutz
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Masculin Pseudo Hors-RP : Clumsy
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• Pouvoir : Repousse-plantes.
• AEA : Mazurka, le tournesol chantant.
• Petit(e) ami(e) : Pourquoi ? La position t'intéresserait-elle ?

RP en cours : « Le carmin tardif et joyeux détonne sur le bois dolent de roux ponctué… » | Alice E. McFear + Libre

Messages : 21
Inscrit le : 16/04/2013

MessageSujet: Castiel L. Adenn « This flower repelling clutz won't lie. » [ 100% ]   Mar 16 Avr 2013 - 23:59



* Castiel Liliann


*nom – Adenn
*prénom – Castiel Liliann
*age – 24 ans
*né(e) le – 30 Janvier 1989
?

Pouvoir

Là où de l’autre côté des portes du manoir, Castiel contrôlait la croissance des plantes l’entourant à son aide, ce n’est maintenant plus le cas. À son grand désarroi, il a laissé cette capacité derrière lui. Maintenant, toutes les plantes qu’il approche semblent le fuir, s’écarte de son passage et semblent prendre vie lorsqu’il traine près d’elle uniquement pour quitter son champ de vision. À ses yeux, il s’agit davantage d’une malédiction que d’un don considérant le puissant lien qui l’a toujours unis à la végétation. Il ne peut maintenant plus approcher l’une des choses qu’il aime le plus au monde. Seul Mazurka, son AEA, semble faire exception à la règle.

Alter Ego Astral

Son alter ego, à défaut d’être un animal, s’avère tout de même être un être vivant. Il s’agit d’un tournesol que Castiel s’est imaginé, à un moment où à un autre, dans la cacophonie des plantes qu’il faisait pousser dans sa chambre étant enfant et qu’il surnomme Mazurka, après le titre d’un poème. De petite taille, à peine plus grand qu’un chaton, ce tournesol n’a rien de bien spécial mis à part le fait qu’il chante d’une voix crissante lorsque s’annoncent la pluie et les orages. Si l’on oublie ce détail, il a tout d’un tournesol banal, il aime le soleil, resplendit de joie de vivre et traine ses racines dans le couloir du pensionnat. On peut parfois le trouver en train de s’arroser dans l’évier de la cuisine.


Passions

On pourrait considérer que Lilliann a une passion pour la vie et le fait de la vivre pleinement. Il adore faire la fête, adore débattre et converser avec les gens qui croisent son chemin et apprécie faire de nouvelles rencontres. C’est aussi un passionné d’écriture et de littérature en tout genre, au point où il en avait fait son métier avant son enfermement. Les mots sont d’une importance capitale dans son identité et, évidemment, dans sa vie. Il affectionne tout particulièrement la poésie aux côtés de laquelle il a grandit, ainsi que les romans de chez lui. Mis à part cela, il aime l’art, la musique, le bon vin et tous ces détails presque clichés qui rappellent les bobos montréalais ou les adultes excentriques qui ‘refusent’ catégoriquement de trop grandir. On pourrait aussi ajouté qu’il entretient une affection profonde pour tous les végétaux qu’il croise, le don dont il était affublé depuis sa tendre enfance, ayant grandement influé sur cet amour de la verdure.

N'aime pas / Phobies

Ce qu’il déteste ? L’impuissance, l’ignorance, autant chez lui que chez les autres. Il a une haine des jugements hâtifs et des êtres trop prétentieux. Il n’aime pas particulièrement les gens qui jettent l’éponge trop rapidement et qui ne persistent pas dans leur cheminement quel qu’il soit. Il n’est pas friand de mensonge non plus, ayant dû mal à gérer les gens qui en use trop par l’intermédiaire de sa franchise implacable ( d’où ses regrets et son état de malaise avec son amie Dominique ). Mis à part cela, il tient en grippe les céleris et déteste devoir paraitre ‘responsable’ sous prétexte qu’il est majeur et vacciné. Sinon, côté phobies, on pourrait considérer qu’il n’en a pas vraiment, même si de se retrouver coincé face à un dinosaure ou un homme des cavernes le terrifieraient sûrement.


« Au bal elle a connu les premières douleurs,
Et sa jeunesse songe au vide affreux des choses,
Devant la sèche mort des Camélias roses. »

Histoire « Simple Tales. »


30 JANVIER 1989. « Quelque part. Tout débute toujours quelque part. Dans mon cas, ce fut dans un hôpital, je ne suis pas très certain duquel et je n’ai pas l’aptitude de me souvenir d’un tel détail. Peut-être Sacré-Cœur, peut-être que non. Soit. Ce qui débuta ne fut pas une relation, ni une sentence, mais simplement mon existence. »

Placenta vert, cigarettes dans une poche, c’est ainsi que ma génitrice passa les portes de l’hôpital qui me vit naître. Mains poisseuses, cordon ombilical en pleine atrophie et un docteur débutant qui ne savait pas trop où se mettre. Je ne m’en souviens évidemment pas, mais on m’a raconté, elle m’a raconté, entre deux canettes pleine de rousse et des documents traitant sur la transsexualité plein les mains. Les mots se déversent toujours, plus véridiques, moins voilés, lorsqu’elle boit comme un trou après une semaine chargé de mi-session au collégial. Anne-Sophie Bolduc, enseignante de psychologie au cégep de Saint-Laurent à Montréal est alcoolique depuis des lustres et ne s’en formalise pas vraiment malgré la compréhension certaine qu’elle a de son addiction. Je la contemple, mais ne fait rien. Lorsque les années défilent avec une même situation se répétant inlassablement, on s’habitue et on fini par la considérer comme normale. Voir ma mère boire les vendredi soirs pour célébrer l’avènement du weekend, c’est normal.

Docteur balbutiant, j’imagine que la première chose que mes yeux de nouveaux nés virent fut soit de la peau, soit le blanc immaculé d’un truc lambda de l’édifice médical. Mon géniteur n’était pas là, absent, pas vraiment important, mentionné dans mon certificat de naissance simplement parce que son sperme était celui qui m’avait engendré. Mes parents, dans des élans de passion juvénile et irréfléchie n’avait pas songé aux possibles conséquences de leurs actes, deux universitaires un peu décalés et certainement stimulés par ‘x’ substances desquelles mes étudiants raffolent peut-être encore aujourd’hui. À cause de la mode ou quelque chose dans le genre. Soit, le résultat fut brutal et ils n’eurent pas la présence d’esprit d’user de la pilule du lendemain pour prévenir les dégâts. Encore heureux, je suppose, car sinon je n’existerais pas.

Peut-être que ça les aurait arrangé, ces deux là. Ou pas, ma mère ne m’a jamais maltraité, jamais regardé de travers, bien sûr elle collectionne les mauvaises habitudes à l’arrache- les cigarettes, l’alcool, les nuits blanches et les hommes-, mais elle connait la culture, s’éprend de l’art et vit relativement librement. Il faut simplement en prendre et en laisser avec elle et ne pas trop se fier à sa constance. J’ai rapidement dû apprendre la signification du mot ‘indépendance’, grâce à elle, choisir de marcher plutôt que de lui quémander un transport, choisir de faire mes devoirs seuls plutôt que de lui demander de l’aide. Le fait reste que, dans les grandes lignes de la vie, il y a bien pire qu’elle comme mère. Elle m’appuie et me soutiens, m’encourage et me conseille lorsqu’elle y pense. Et elle tente d’arrêter de fumer depuis peu, c’est un bon début, non ?

En ce qui concerne mon père, ma mère me raconte qu’il a essayé d’être présent un peu après ma naissance, qu’il a essayé de toutes ses forces de petit étudiant huppé de participer à mon éducation, mais en vain. Quand on n’est pas prêt, on n’est pas prêt, hein. Je l’ai surtout vu, entre deux weekends, lorsqu’il venait nous rendre visite avec un peu d’argent et des jouets. Pour moi, ce que j’ai plus tard appris à identifier comme mon paternel n’était qu’un homme au visage diffus qui s’égosillait à m’apporter des présents colorés. Rien de plus, rien de moins. Et je dois dire que cela ne m’a jamais réellement dérangé.

Ils ont choisi mon prénom, d’entre tous les trucs étranges qu’ils auraient pu faire pour souligner le fait qu’ils allaient avoir une bévue monstre sur la conscience pour le reste de leurs vies, ils ont choisi celui là. Castiel de la part de mon géniteur pour une raison que je ne comprendrai jamais et Liliann de la part de ma mère qui avait toujours rêvé de nommer sa gamine ainsi. Oui, sa gamine. Je me demande encore pourquoi elle en a affublé son gamin.

Soit. Ma vie, ma naissance, commença dans un hôpital et se poursuivit dans un appartement minuscule dans le centre-ville de Montréal. Je n’en avais pas conscience, mais les années qui s’écoulèrent avant que ma mère ne termine son BAC furent apparemment terribles à vivre. Elle s’échinait à courir entre les organismes destinés à venir en aide aux jeunes maman, me laissait à la garderie financée par l’Université durant la journée et s’occupait de moi, entre deux devoirs, le soir. Notre condition de vie s’arrangea lorsqu’elle réussit à se dégoter un poste d’enseignement dans l’un des cégeps de la conurbation. À chaque fois qu’elle me décrit cette joie, les rides aux coins de ses yeux pétillants viennent se creuser en un bonheur contagieux et je ne peux m’empêcher de sourire avec elle, béat.

J’aurais pu tomber sur pire, j’ai eu de la chance, beaucoup de chance.


16 OCTOBRE 1999. « Il était tout petit, si petit que lorsque, bondée de larmes et d’horreur, elle me proposa de le tenir dans mes bras, j’hésitai à accepter de peur de le casser en deux, comme un jouet trop fragile pour être utilisé. À partir de ce moment, nul n’eut plus d’importance dans ma vie que ce petit être se tortillant dans mes bras. Ce petit être qui avait tout perdu. »

Du haut de mes dix ans, je n’ai jamais réussi à être affecté par l’événement de la manière adéquate. Ce n’est pas par antipathie ou par manque de sentimentalité, mais plus par confusion. Que devais-je faire en apprenant la mort de quasi-inconnu qu’on m’affirmait être mon géniteur, comment devais-je me sentir ? Je n’étais pas triste, à mes yeux, c’est un peu comme si on m’avait annoncé qu’une vieille dame avait été tuée par des brigands dans son sommeil. C’est affreux, c’est terrible, mais ça ne m’empêche pas de me lover dans mon lit pour dormir la nuit. Je me rappelle surtout ce petit corps qu’on avait maladroitement pressé contre le mien et qui semblait tout aussi désorienté que moi.
Maman pleurait à chaudes larmes, s’agrippant à l’embrasure de la porte avec frénésie. Quelque part dans le dédalles des difficultés et des années qui avaient suivies ma venue au monde, elle avait repris contact avec l’homme qui m’avait engendré, découvrant qu’il s’était marié. De son mariage avait naquit un bambin, mon demi-frère, Gaël Ether, auquel mon paternel avait insisté à donner deux prénoms en l’honneur de la brève union qui m’avait fait voir le jour. Humour douteux ou excuses foireuses ? Encore aujourd’hui, je n’arrive pas à me décider et Gaël ne se gêne pas pour me faire la morale lorsque je m’adonne à la critique. M’enfin, de cette reprise de contact que je juge étrange, naquit une amitié plus solide que leur première union n’aurait pu le prédire; ils se parlaient via msn, s’appelaient parfois pour se raconter leurs vies respectives, allaient prendre un café au restaurant de temps à autre, de sorte à ce que lorsque l’accident eut lieu, nous nous retrouvâmes avec sa progéniture sur les bras. On commence par foutre Anne-Sophie dans la merde en l’abandonnant avec un enfant et des factures universitaires, ensuite on décide de mourir et on lui envoie en livraison express le fruit de notre réel mariage, un fruit blond avec des petites paumes tremblantes.

Il était enfant unique et elle avait rompu tout contact avec sa famille, laissant le petit avec des grands parents trop vieux et aigris pour pouvoir s’en occuper pour toute réelle famille, en dehors de moi. Je ne sais pas exactement comment la loi nous a amené à recevoir la garde de Gaël, mais je sais que ma mère fit des mains et des pieds pour arriver à l’adopter. And the rest, they say, is history. Gaël devînt mon frère sur la paperasse et mon papillon à protéger dans la vie de tous les jours. Ce nouvel arrangement de ménage ne m’a jamais posé problème, je l’ai accueilli à bras ouvert, le portant jusqu’à la cuisine et le sustentant de purée de pommes et framboises.

Ma mère avait pleuré longtemps, je n’avais jamais réussi à ressentir correctement et Gaël avait rapidement appris à faire comme si. Comme si rien ne s’était passé, comme s’il était réellement mon frère, comme si Anne-Sophie était réellement sa mère, comme s’il était juste assez triste du funeste destin de ses parents pour sembler empathique. Et là, c’est moi qui lui fait la morale ~.


4 SEPTEMBRE 2000. « Et les bouquets de fleurs endormies qui sommeillaient devant chez le fleuriste s’étaient toute éveillées une à une, écartant leurs pétales comme des félins s’étirant. Gaël m’avait attrapé par la manche et avait gazouillé des mots à-demi compréhensibles, émerveillé. »

Il avait appris à marcher jeune et après, les cours, alors que mère apposait de l’encre rouge sur les révisions de son plan de cours, j’emmenais le petit bambin exercer son corps, dans la rue. Pour certains, des banlieusards et des campagnards surtout, la ville est un lieu dangereux et impitoyable, pour nous qui avait grandi au cœur du centre-ville, le bourdonnement des automobiles et les piaillements obtus des passant n’étaient que coutume. J’aimais beaucoup me promener sur St-Denis en après-midi, alors que le soleil réchauffait mes os et que les bars n’avaient pas encore migré à l’extérieur. La petite main d’Ether crispée dans la mienne et son regard bleu se posant sur tout ce qui avait la capacité d’excité son cerveau. Nous ressemblions tous deux beaucoup à notre père, deux blondinets aux prunelles ciels trottinant joyeusement dans la rue.

Je me souviens des fleurs, ha, comment ne pas me souvenir des fleurs. St-Denis débouchait sur plusieurs autres rues perpendiculaires et l’une d’entre elles, non loin de la rue Ontario, menait devant le modeste commerce d’un fleuriste. En été, Septembre compris, plusieurs fleurs étaient exposée à l’avant du magasin, de sorte à ce que l’impression de se trouver au cœur d’un festival ne pouvait être complètement évitée lorsqu’on passait à proximité. Je me rappelle une section où les fleurs semblaient avoir de la difficulté à bourgeonner, je me rappelle m’être arrêté, Gaël suivant mon mouvement avec obéissance, sans trop rechigner, je me rappelle avoir fixé longtemps les bourgeons clos avant de reprendre la marche, étrangement las. Puis la voix enfantine d’Ether avait explosé tout près, sa petite main libre avait tiré sur ma manche et il me les avait montrés, tous ces boutons changés en fleurs, pétales retroussés et voluptueux. Je m’étais figé sans trop comprendre cherchant de mes yeux la source de leur croissance soudaine. Rien, rien, quelques passants nous accordaient des mimiques concises et la plupart s’occupaient de leurs affaires sans s’attarder sur nous. Rien de suspect, rien à l’horizon.

Je me suis longuement demandé ce qui s’était produit ce jour là, me creusant la tête, du haut de mes onze années, pour savoir d’où venait ce tour de magie duquel j’avais été témoin. Étrangement, je n’en avais pas touché un mot à ma mère et avais fini par oublié l’expérience jusqu’au jour où un pot d’orchidées fut invité à élire domicile sur notre balcon. Ma mère l’avait reçu en cadeau de la part de l’une de ses collègues, n’osant pas refuser et profitant du présent pour égayer un peu notre demeure. Pas qu’elle ne fut sobre avec ses multiples tableaux et son mur où on pouvait lire quelques strophes d’œuvres d’Émile Nelligan. Elle avait peint, avec l’un de mes oncles, les vers à même le mur quelques années plus tôt. Nelligan fut mon premier contact avec la littérature. Et ce pot d’orchidées mon premier contact conscient avec les vestiges magiques me rattachant aux racines familiales de mon père.

Je m’étais appuyer, un dimanche matin, sur la rambarde noir du balcon, toisant les orchidées de manière désintéressée, appréciant le vent qui malmenait mes cheveux beaucoup plus courts à l’époque. Je me souviens du soleil rougeoyant qui s’était levé, de la rosée fraîche qui s’était déposée sur les fleurs, ainsi que des couleurs chatoyantes qui se côtoyaient sur l’épiderme des plantes. Je me souviens aussi de m’être dit qu’il serait agréable qu’elles grandissent et se multiplient, comme celles chez le fleuriste, y songeant distraitement des heures durant jusqu’au moment où mes pensées devinrent réalité. Tétanisé, je contemplai la croissance consciente des végétaux jusqu'à ce que l’un d’eux, poussé à bout, ne fane.

C’était moi, c’était moi.

Deux ans plus tard, habitué à garder mon don secret, habitué à faire comme si de rien n’était, je reçu cette lettre, cacheté et en provenance de l’Europe. Je la déchirai intempestivement, horrifié, terrifié, sans prendre une seconde pour me dire « cela veut dire qu’il y en a d’autres qui sont comme moi. ».


29 NOVEMBRE 2002. « J’ai rencontré Dom au secondaire 2, à la polyvalente, dans un cours où le travail d’équipe était de mise et dans lequel ses tresses brunes sont venues côtoyer mes mèches blondes. Dom c’est un peu comme la femme de ma vie, mon amour platonique. Je m’en veux trop souvent de la tenir dans le secret. »

« Attend, attend ! »

« Non ! Toi, cours plus vite ! »

J’ai couru trop rapidement pour elle, je crois. J’aurais peut-être dû attendre. Maintenant je suis en Angleterre et elle est restée au Québec. Un océan entier nous sépare. C’est de la nostalgie lancinante et de l’amertume passagère qui accompagnent les souvenirs de toutes mes premières fois. J’ai tout découvert aux côtés de Dominique, la musique, les livres, les soirées arrosées, les bains de minuit dans le lac du voisin de son père, en campagne. Dom, c’est mon premier amour, celle que j’aime appeler la femme de ma vie. Dom, c’est ma plus vieille amie, celle avec qui je peux parler des heures sans me rendre compte du temps qui passe. Dom, c’est une femme passionnée, celle que j’ai trahi et que je trahi encore à force de la tenir dans le secret. C’est certainement pour cela que nous avons pris, sans réellement le vouloir, nos distances. Je lui cachais quelque chose, elle voulait savoir quoi, elle voulait comprendre les chuchotements que Gaël, se croyant subtil, m’adressait parfois à l’oreille. Elle voulait, mais je ne lui ai jamais rien dit au sujet de la magie, au sujet de l’anormalité qui me séparait d’elle. Trop peur de la perdre, trop peur qu’elle me prenne pour une bête de foire, mieux vaut devoir étendre son bras pour la toucher plutôt que de la perdre complètement.

Adolescents, notre vie était rythmée au son de groupes nés durant les années ’90 et nous chantions ‘Starseed’ à tue-tête dans les bois entourant le chalet de son paternel, beuglions ‘Hello Kitty Kat’ dans les rues de Montréal pour célébrer les weekends. Une bulle commune que nous partagions en exclusivité, un cercle impénétrable que nos autres amis n’osaient jamais pénétrer. Du moins, personne avant Hugo n’avait osé tenter la chose. Parfois, je lui en veux, j’ai l’impression qu’il me l’a volé, ma Dominique. M’enfin, ils sont heureux et ensemble maintenant et cette bulle, je l’ai quitté de mon plein gré. Lointain sont les cris juvéniles que nous poussions en nous jetant la tête la première dans l’eau glacée du lac, parti sont les instants où nous subtilisions la voiture de son frère, durant les vacances, pour conduire dans les vieux stationnements désaffectés de la ville. Nous étions fous, nous étions jeunes et nos cœurs battaient aux percussions des mêmes morceaux musicaux, des mêmes œuvres littéraires, vêtements déchirés pour paraitre cool et cheveux en pétards, dressés sur nos têtes, pour afficher notre âge rebelle. Nous voulions nous démarquer, récitant du Baudelaire ou du Verlaine à nos congénères moins ‘’instruits’’. Ce que nous avions la grosse tête, poursuivant le vent avec une immaturité et un sentiment d’invincibilité sans pareil.

Je me rappelle de son souffle se mélangeant au mien durant notre quatrième année de secondaire, l’une des trois années que nous avons passées ensemble en tant que couple plutôt qu’en tant que simple duo. « À bas les condoms ! », avait elle crié un soir, se dévêtissant avec hâte et s’entortillant dans mes mèches d’une blancheur récente qui gagnait progressivement en longueur. Exaltation simple, plaisir récurrent, c’était comme une dose de cocaïne vous alimentant constamment les veines, le monde s’inondait de couleurs, la vie était belle. Entre mes bouquins, ma musique, mon jeune frère, ma marginale de mère et Dominique, je croyais n’avoir besoin de rien d’autre. Je qualifiais, à défaut qu’elle le soit vraiment, mon existence de parfaite, profitant de mes proches pour panser des blessures que je me faisais à chaque détours de chemins, profitant des cœurs tendres pour me remettre de mes échecs souvent dû à ma maladresse.

Pourtant, je finis bien par vieillir et je dû apprendre à faire face à la réalité, à voir le bitume qui composait les rues pour ce qu’il était vraiment; du fichu bitume. Dominique et moi nous séparâmes suite à notre première année au Cégep du Vieux Montréal ( « Un cégep de science sociale, pile ce qui nous tente, n’est-ce pas, Lil’ ? », avait déclaré Dom, lors de notre inscription. ) et perdirent contact le temps d’un été. Un été laborieux dont je n’aime pas trop me souvenir, avant de renouer, même si plus rien ne fut comme avant, lors de la rentrée d’Août suivante. Au moins, je ne l’ai pas perdu. J’ai eu si peur.

Un an après ça, elle fricotait avec Hugo. Je crois qu’ils sont fiancés, maintenant.


8 JUILLET 2005. « Mon don ne m’avait jamais perturbé, j’avais déchiqueté cette lettre qu’on m’avait envoyé. Pourtant, quand Gaël a reçu la sienne, je n’ai pas voulu qu’il refuse la chance qui se présentait à lui. Je lui racontai tout, cette opportunité que j’avais laissé filer étant plus jeune. Je me sentais si sage du haut de mes seize ans. »

Cette année là je m’étais teint les cheveux, je m’étais fait tatouer et Gaël Ether avait reçu sa lettre de l’Académie, en provenance de l’Europe. Je ne vous parlerai pas du choc, pas de l’étrange jalousie ou de l’infructueuse réalisation du fait que j’avais laissé tomber cette chance de cohabiter et grandir avec mes semblables, non. Je ne vous parlerai pas de cela. Je donnais des bouquets d’une floraison extravagante à Dominique en hiver, pour pallier le manque et ma chambre ressemblait parfois plus à une forêt qu’à une chambre, mais ça allait. J’avais appris à vivre sans montrer mon pouvoir tout en l’utilisant, j’avais fait une croix sur cette île magique qu’on m’avait proposée, depuis fort longtemps, mais . . . Je n’ai pas envie de parler de cela.

Ma mère ne fut pas particulièrement surprise d’apprendre que Gaël avait un don, sa vitesse accrue ne passait pas inaperçue, surtout pas dans la maison. Ses mouvements trop succins qui lui valaient des chutes et des commentaires. Je crois que c’est à partir de ce moment que je réalisai que mon père avait eu un plus grand impact sur mon existence que je n’aurais bien voulu le croire. Mon frère et moi passâmes maintes heures à la bibliothèque nationale à rechercher nos provenances généalogiques, à retracer le mysticisme de nos veines. C’est là que nous les trouvâmes, les sorciers issus de cette petite îles sur laquelle avait été construite l’Académie et que j’appris à Gaël qu’il n’était pas le seul à être différent des gens que nous nous adonnions à côtoyer tous les jours. J’étais comme lui depuis le début et les mes aptitudes s’étaient manifestées beaucoup plut tôt que les siennes. Pourtant, contrairement à moi, la nouvelle le fit jubiler et deux mois plus tard, il s’envolait vers les contrées anglaises de l’Europe, me laissant seul avec une mère qui partageait maintenant mon secret.

Elle me demanda pourquoi je ne cherchais pas à me joindre à l’aventure de mon cadet et je lui répondis que j’avais trop à perdre à quittant le Québec. À l’époque, je croyais que ma petite existence d’adolescent frivole valait plus que mon futur, valait plus que tout l’or du monde et là où le départ de mon jeune frère m’emplissait de mélancolie, ce n’était pas suffisant pour me séparer du reste de mon existence, de Dom, des avenues pétillantes de Montréal et de la neige. Nous gardâmes tout de même contact. Il m’envoyait des lettres, à défaut de pouvoir m’écrire par l’intermédiaire d’internet et je lui répondais diligemment, attendant impatiemment les vacances. Je pouvais le serrer dans mes bras, lorsqu’il rentrait à la maison, dans notre appartement Montréalais.

Il semblait heureux, il me manquait atrocement et laissait un vide que même Dominique ne pouvait combler derrière lui. Même si je n’avais jamais cherché à lui parler de mon lien avec les fleurs, je suis certain qu’il aurait compris, que cela n’aurait rien changé entre nous. Lui et moi, ensemble, bien que différents, sommes indestructibles.

Au final, s’il ne s’était pas rendu en Angleterre pour poursuivre sa scolarité parmi d’autres descendants des talents de l’Académie, je n’aurai probablement jamais songé à me dégoter le travail que j’exerce maintenant. Je le remercierai, plus tard, la prochaine fois que je le croiserai, que ce soit dans un couloir ou dans une classe.


13 NOVEMBRE 2007. « On m’avait souvent posé cette question, comme à n’importe quel autre enfant, évidemment, pourtant, un soir, alors qu’Hugo parlait de ses plans de vie, je m’adonnai à me la poser moi-même. Que voulais-je faire de ma peau, plus tard ? »

Hugo a toujours eu l’habitude de beaucoup parler, de trop parler même. Lorsque nous le rencontrâmes, lui et ses mèches brunes désordonnées, lui et sa barbe mal-rasée, durant les semaines suivants notre entrée au cégep, nous l’appréciâmes instantanément ou presque. J’avais, et ai parfois encore envie, de l’étrangler avec une poire, par moments. Un commentaire pour tout, une opinion sur les jeans de chaque passant, l’idée préconçue qu’avec mon physique je ferais le prostitué idéal, il se pavanait sans soucis au travers des dédalles de la vie. Il ne s’inquiétait pas de son avenir, si bien que Dominique me faisait souvent part de ses inquiétudes à son sujet. Au final, bien que moins exubérant, je ne valais pas mieux que lui, sautillant de rocher en rocher, sans trop prévoir le futur, avançant au gré des jours sans réellement réfléchir. Dominique voulait s’enrôler dans les tentacules de la psychologie, passion qu’elle partageait avec ma même depuis leur rencontre, et se préparait comme on prépare de soldat de l’armée à être accepter dans la majeure universitaire de son choix. À côté d’elle, Hugo et moi semblions nager dans la boue, nager dans l’inertie. En fait, j’étais plus préoccupé par l’esquisse de mon prochain tatouage ou par l’idée de me faire percer la langue que par mes études et puisque je n’étais pas seul, puisqu’Hugo voguait à peu près au même rythme que moi, je ne m’en formalisais pas.

Puis un jour, en Novembre, alors que nous pataugions dans les ébauches de nos travaux de sessions, installés sur des chaises du Saint-Sulpice, Hugo nous avoua vouloir se réorienter dans le cadre d’une technique environnementale. Il nous peignait le portrait des plans qu’il s’était imaginé avec un tel sérieux et une telle adresse que je ne pu m’empêcher de paniquer intérieurement et de m’interroger sur mes capacités, sur mes passions, sur les possibles chemins s’ouvrant à moi. Je paniquai un peu, cette année là, coincé entre les bras de Dom et l’eau de l’avenir qui tentait de m’asphyxier. J’interrogeai ma mère sur mes possibilités, sur le fonctionnement des universités et trouvais mon oxygène dans les lettres que j’échangeais avec Gaël. Doutes rampants, humeurs changeantes, Hugo me passa souvent le commentaire d’aller ranger ma ménopause dans un tiroir parce qu’elle devenait lassante. Bon, on s’entend, je n’étais toujours aussi lumineux qu’une goule et j’ai tout de même passé des bons moments, notamment cette soirée dans l’un des karaokés privés du Chinatown où je m’étais déhanché contre un mur, complètement hors de mon propre esprit, en chantant ‘Money’ de Abba. En fait, je crois que la vanne désopilante dans laquelle j’étais un prostitué a commencé après cette soirée.

Soit, je fis beaucoup de recherche sur moi-même, me réfugiant dans les livres et les phrases à défaut de trouver des réponses ailleurs, mais je crois que le coup de grâce qui m’orienta réellement dans un choix d’étude fut le départ de Dominique de mon lit, de mon cœur et de mon existence. Pendant trois mois, je vécu comme un brouillard, des livres, des livres par centaines, un boulot à temps-partiel au Second Cup du coin et des nuits trempées à frotter mon corps contre ceux d’inconnu(e)s. Quelque part en Juillet de cet été là, Catherine, une collègue, me communiqua ses projets de devenir enseignante de philosophie au niveau collégial, déplorant le fait que ce n’était pas une matière disponible au niveau secondaire considérant qu’elle aurait apprécié travailler avec des gens plus jeunes que vieillissants. Mis à part ma mère et Gaël (rentré quelques semaines pour les vacances) ce fut la seule avec qui je discutai réellement, la seule avec je pris la peine d’entretenir une conversation. Elle m’inspira je suppose, m’insuffla l’idée de moi-même devenir professeur. Ma passion ? Les mots.

Les mots deviendraient donc ma pitance et la langue le refuge de mes revenus financier. Tout avait commencé avec Nelligan, après tout. Nelligan qu’on lisait encore sur le mur du salon de l’appartement, même si nous nous en étions offert un plus spacieux depuis le temps.

« Que m’importent l’amour, la plèbe et ses tocsins ?
Car il me faut, à moi, des annales d’artiste ;
Car je veux, aux accords d’étranges clavecins,
Me noyer dans la paix d’une existence triste
Et voir se dérouler mes ennuis assassins,
Dans le prélude où chante une âme symphoniste
. »
- Émile Nelligan, Strophe 3, Musiques Funèbres.

Je renouai avec Dominique et Hugo en Octobre suivant, plus assuré dans mes aspirations et plus méfiant de leurs affections. Elle avait accepté que certains secrets resteraient secret et il se réjouissait de l’absence de mon tempérament pseudo-torturé. J’allais mieux, je me prenais toujours les pieds dans les démarcations de trottoirs en été, mais j’allais mieux. Dominique et moi eurent des moments étranges, des peut-être, des parce que et beaucoup de larmes. Encore aujourd’hui, lorsque nous nous voyons, il y a toujours cette hésitation, ce drôle de regret amer qui vient nous enserré la gorge. Elle me l’a dit, elle me l’a répété, malgré Hugo, malgré le futur :

« Tu sais que je t’aimerai toujours, Liliann ? »

Je me demande parfois si une telle admission entre dans le cadre de l’adultère. Puis je me ravise et me dit que non.


2 OCTOBRE 2010. « De la pluie et beaucoup de gris. Je me rappelle la première fois que j’ai pris l’avion jusqu’à Londres dans le cadre de mon échange étudiant universitaire, j’étais charmé. Et Gaël se trouvait tout près. »

Conformément à mes plans, j’entrai à l’université en éducation de la langue française, me ravissant déjà de pouvoir enseigner les œuvres littéraires qui avaient fait battre mon cœur à mes futurs élèves. Pour faire changement j’inscrivis à l’UDM plutôt qu’à l’UQUAM, les deux étant à une distance relativement semblable de chez moi, mais le premier choix se trouvant dans un quartier différent de celui de la précédente institution scolaire que j’avais fréquenté. Ma vie se poursuivit entre majeure et mineure, littérature et méthodologie. Je visais, pour commencer, le BAC qui me permettrait d’enseigner dans des institutions officielles, songeant peut-être à me dégoter une maîtrise par la suite si je constatais réellement apprécier la voie que j’avais choisi d’emprunter dans l’espace d’un été sombre. Des projets, des possibilités qui me portèrent, lors de ma seconde année d’université, à m’inscrire à un échange étudiant en Angleterre. Je pris donc l’avion et je traversai l’océan pour la première fois de ma vie.

J’avais averti Gaël de ma venue dans ce pays et, comme un miracle, ce fut lui qui vînt me rejoindre à l’aéroport. Je me rappelle l’avoir serré comme si ma vie en dépendait, alors qu’il m’expliquait qu’il ne pouvait pas rester longtemps sous peine de se faire prendre. Nous dinâmes dans un restaurant lambda et discutâmes longuement. Il me parla de ses amis, de la fille sur qui il avait flashé, de ses cours, de ses professeurs et je fis, discrètement, fleurir le bouquet de lys qui reposait sur la table voisine de la nôtre, remplaçant quelques bourgeons récalcitrant par d’éclatants pétales orangés.

Ce fut une agréable journée que je garde encore parmi mes chers souvenirs. Malgré la pluie, malgré cet anglais séduisant qui me paraissait tout de même dissonant, je réalisai à quel point j’avais fait le bon choix en choisissant de migrer dans un autre continent pour 6 mois. Gaël rentra sur son île par voie maritime et je lui envoyai la main jusqu’à ce qu’il ne soit qu’un infime point noir dans l’horizon, mes mèches claires, imbibées d’eau, fouettant mon visage. Je me souviens de l’odeur aqueuse, des voix passantes et du réverbère qui lorgnait le port de sa lumière tranquille. Je rentrai le cœur léger et la tête pleine de nuages et une fois dans mon lit je laissai mon esprit divaguer. Des chimères, de l’imagination, l’idée de renouer avec mes racines de la manière dont j’aurais dû le faire il y a si longtemps.

L’Académie. Pourquoi pas ?


7 MAI 2012. « C’était un peu comme un rêve de revoir le même papier à lettre pour la seconde fois de mon existence, agrémenté d’une écriture cursive qui indiquait mon nom. L’Académie, cette île, le noyau de mes racines paternelles. »

Ma demande d’embauche avait été retenue et acceptée. Je me rappelle l’hilarité totale qui m’avait saisi dans le salon de ma mère, avec laquelle j’habitais toujours au grand désarroi de son copain l’électricien, me poussant à rire jusqu’aux larmes pendant de longues minutes. Je me rappelle l’air perplexe du dit mécano des prises de courant lorsqu’il était entré à l’intérieur de l’appartement, victuailles plein les bras. Un regard réminescent d’Obélix ; ils sont fous ces romains ! Ma joie contagieuse avait atteint l’ouïe de ma mère qui m’avait rejoint, ignorant momentanément son conjoint de fait, pour me serrer dans ses bras. Des félicitations avaient fusé et elle avait déclaré, bouteille de vin en main, avec ce petit air mystique que je lui aime tant, que nous allions célébrer ce soir et qu’il me fallait impérativement inviter mon couple favori dixit Dominique Dupuis et Hugo Tremblay. Mettant de côté le petit poignard qui se manifestait à chaque fois qu’on me rappelait que Dom+Hug = 1, je leur avait passé le message. Too happy to care, to happy to give a fucking damn.

« Prof de Litt’ ? Sérieux ? Notre prostitué sans avenir est prof de Litt’ ! »

Beaucoup de vin, trop de vin, des blagues de mauvais goûts pseudo-cultivées, des étalages de bonne nourriture, ainsi que le manque de tact coutumier d’Hugo qui avait choisi de retarder ses études pour prendre part à la grève étudiante. Ma lettre d’acceptation traina sur le divan toute la nuit et nous festoyâmes pour les réjouissances de l’été, nous promettant tous, même Samuel des prises de courants, d’aller manifester dans les rues pour gagner la cause étudiante avant notre départ.

Il y eu des hauts et des bas, des larmes et des poèmes, ainsi que beaucoup de musique et de missives enhardies. C’est encore une cause que je suis avec acharnement lorsque je trouve du temps, lorgnant d’un œil critique les informations de sources alternatives qui s’affichent sur l’écran de mon ordinateur portable. Une cause à laquelle j’aimerais encore prendre part, mais que je dois laisser derrière par choix. Un choix difficile, un peu amer, mais mon emploi n’attendra pas la fin du conflit étudiant québécois et cette fois-ci, à l’instar du reste, j’ai choisi l’Académie, j’ai choisi mon arbre généalogique, j’ai choisi l’éblouissement.

La ville, l’île, d’une magnificence sans pareil, je me rappelle m’être tenu immobile, figé dans un élan d’émerveillement. L’architecture d’époque, la féérie complexe, je regrettais soudainement plus que tout de ne jamais m’être déplacé pour visiter ce bout de planète auparavant, regrettais plus que tout cette lettre déchirée qui avait hanté bon nombre de mes nuits.

La première chose que je fis, avant de m’établir et d’installer mes possessions, avant d’aller à la rencontre de mon futur patron et de mes collègues, fut de trouver mon frère pour lui montrer à quel point mon arrivée m’emballait, pour voir à quel point ma venue le réjouissait. À mesure qu’il avait grandi, nos conversations s’étaient complexifiées- et elles se complexifiaient encore, d’ailleurs- faisait de lui ce que j’appelais, depuis cet été fatidique, mon ami le plus proche. J’avais laissé beaucoup derrière moi, la possibilité d’une vie moins mystifiante, et un bon nombre de doutes avaient assailli ma cognition, mais plus maintenant.

Ceci était un commencement.


14 FÉVRIER 2013. « Ce matin là, j’avais laissé une rose fanée sur le bureau du seul de mes élèves qui ne réussissait pas le cours, puis je m’étais dirigé vers le tableau, uniquement pour me prendre le coin de mon bureau sur la hanche. Crédible, Castiel, crédible. »

« Rangez vos crayons et vos plumes, le temps alloué pour cette dissertation est écoulé. »

La classe A est diligente, la classe A a généralement de bons résultats et ne cherche pas à défier la demande toute simple stipulant de poser. Son. Foutu. Crayon. Et, bien que certains aient séchés leurs cours pour aller prendre part aux festivités sucrées de la Saint-Valentin, d’autres sont tout de même venus écrire leur dissertation. Idem pour la classe B. Espérons que la totalité de la classe E néglige de se présenter au cours. Ma tête est vrillée de douleur, malgré le silence équivoque, et je doute être apte à endurer les manières cacophoniques du groupe rouge de l’école. Il y a plus souvent des commentaires, des paroles non-voilées qui viennent perturber la fluidité de mon cours ou la concentration des quelques étudiants qui se donnent la peine de plancher un brin.

Je regarde les étudiants filtrer hors de mon local, couleur froide de leur uniforme disparaissant de ma ligne de mire et emportant des bribes de paroles avec elle. Cela fera bientôt deux ans que je suis devenu le professeur de français de cet endroit, rejoignant les rangs de la justice. Une justice que je n’ai jamais entièrement respectée étant adolescent. La plupart des étudiants sont maintenant relativement habitués à ma présence dans l’enceinte de l’île et ne me fixent plus avec de la confusion miroitant au fond de leurs prunelles. Je me suis fait une place, aussi minime soit-elle, dans l’enceinte de cette institution singulière et, même si j’ai parfois encore le mal du pays, la vie que je mène ici me plaît. Bien que je redoute amèrement l’éventuel départ de Gaël Ether. Il finira, dans quelques années, ses études, c’est évident, pourtant, l’idée de ne plus le croiser aléatoirement dans l’école, de ne plus me prévoir des week-ends en ville avec lui me hante. Il me manquera et alors qu’il partira explorer de nouveaux horizons, je resterai ici.

C’est la vie que j’ai choisi et, heureusement, car ici on ne s’ennui que rarement. Je peux faire pousser des fleurs à ma guise et personne ne s’étonne du fait que mon studio ressemble parfois davantage à une jungle qu’à un lieu habitable, je peux regarder la magie germer dans des paumes plus jeunes. C’est enivrant, c’est obnubilant. Et puis, dans les cas où l’ennui me gagnerait, la maîtrise que j’exécute par interim, suivant des cours enregistrés en ligne et remettant mes travaux de la même manière, m’assure une porte de sortie. Cela me coûte de nombreuses nuits de sommeil, considérant que je dois, en plus de faire mes propres devoirs, corriger ceux de mes élèves, préparer mes cours et me sustenter de nourriture et d’hygiène basique. La grande vie, n’est-ce pas ? Je suis à la fois étudiant et enseignant et, vu ma charge faramineuse de travail, j’ai parfois du mal à compatir avec les étudiants qui osent se plaindre du peu que je leur demande.

Je soupire, glisse une main dans mes mèches ensolleillées et fixe la porte avec fatigue. Dear class E , it’s you against me. Vous savez que je vous aime, au fond, que vous émoustiller mes sens de rebelle adolescent. Pourtant, aujourd’hui, je préférerais nettement être étendu entre mes draps. Loin du bruit, avec mes bouquins et mes plantes.

Ouais.

Mais non. Allez, allez, Castiel Liliann, un peu de nerf bonhomme.

J’ai envie de me fracasser le front contre un bureau, mais je suis sûr que mon corps s’en chargera pour moi tout seul dans quelques minutes, hm.

La porte se ferme derrière la dernière de mes étudiantes du moment et je la suis du regard jusqu’au dernier instant avant de la suivre tranquillement. Je passe le cadre de porte familier, le même depuis le début de l’année scolaire, dans l’intention d’aller m’acheter une poire à la cafétéria avant le prochain cours. Je tourne la poignée, tire la porte, la dépasse sans me rendre compte tout de suite que je ne suis plus là où je devrais être.

Ceci est mon troisième commencement.



Caractère « Poet of Thoughtlessness. »



Ce qu’il faut d’abord noter avec Castiel, c’est que chez lui, tout est relatif. De centre, plutôt qu’à gauche ou à droite il se contredit comme il se complète, trainant sa carcasse, jours après jour sans paraitre trop s’en faire. ( Haha, c’était presque une blague de politicien, ça. ). Paraitre et être sont deux choses bien différentes dans l’univers du jeune professeur, bien qu’il ne semble pas avoir conscience de la présence de cette caractéristique en sa personne. Cognitivement habillé d’ambigüité, il est parfois difficile de savoir où se trouvent les limites à ne pas dépasser avec Castiel, les limites qui l’éloignent et celles qui le font approcher. Il faut tâtonner, essayer, s’exercer.

Distrait, souvent sur un nuage poudré que lui seul peut intelliger, il n’est pas rare qu’il ne vous remarque pas dans la rue, ou dans le pensionnat vu le contexte, malgré votre haut vert lime en feu ou qu’il s’éparpille lors d’une conversation mondaine qu’il ne juge pas intéressante. Il lui arrive même de perdre toute notion du temps ou d’oublier ses affaires, ça et là, dans une démonstration de maladresse cervicale accablante. Et de la maladresse, Liliann en a reçu des rations doubles à la naissance, peut-être à cause des clopes et de l’alcool de sa mère, songe-t-il généralement, cherchant réponse à ce bleu sur sa hanche ou à ce truc de porcelaine qui était moche de toute façon, donc ce n’est pas trop grave si je l’ai accidentellement fracassé, n’est-ce pas ? Bref, on pige, il est maladroit comme dix et ne peut pas faire grand-chose pour arrêter de l’être, vous le verrez donc sûrement se prendre des portes sur le nez, renverser son café matinal sur vous, fracasser son pied dans un bébé chiot de manière non-préméditée. Ouais. L’embarras est pour lui un ami de longue date qui lui colle à la peau presqu’aussi passionnément que dame maladresse. Il ne peut s’en défaire. Heureusement pour lui, il n’est pas né empoté dans tous les domaines existants et pallie ses particularités peu enviable avec une éloquence souple, un parlé riche et des connaissances variées touchant plusieurs domaines dont son domaine d’enseignement ; la langue française. Il affectionne énormément les mots et l’impact que ceux-ci peuvent laisser sur leurs lecteurs et apprécie partager cette passion à tout va avec les gens qu’il croise en plus de ses étudiants. Cet engouement pour la littérature lui a valu une nature souvent plus rêveuse que réaliste qui lui nécessite des coups de pied en provenance de l’extérieur de temps en temps. Il rêve haut et fort et s’éprend de tout comme de rien, à fleur de peau.

Passionné, lorsqu’il y trouve son compte, Liliann a tendance à se jeter la tête première dans ce qu’il entreprend, ce qui fait de lui une personne qui aime créer, qui aime apprendre et qui aime s’amuser. Même si cela n’est pas toujours à recommandable, lui faire une proposition qu’il peut juger intéressante se verra toujours accompagner d’une réponse positive et d’une quasi-hyperactivité intrépide. Cette passion fait de lui quelqu’un rempli de critique, autant à l’égard de sa propre personne que du monde qui l’entoure, bien que ses critiques ne touchent pas toujours des sphères qu’on pourrait juger importantes ou pertinentes. Étrangement, malgré tous les jugements dont il peut faire preuve, il a parfois beaucoup de mal à en prendre des extérieurs, particulièrement lorsque ceux-ci s’attardent sur des filaments de son identités avec lesquels il n’est pas en totale harmonie. Il pourrait très bien passer la nuit à se retourner sur son matelas par la faute d’un truc lambda que vous lui auriez dit d’un ton vaguement réprobateur.

Malgré son côté un peu tête en l’air, Castiel n’est pas quelqu’un qui se laisse facilement importuner ou transformer en victime. Si on le provoque, il a tendance à riposter et ne s’encombre pas de codes d’honneur doré pour brimer ses actes. Certainement immature, cette facette de lui, affublée de ses grands airs excentriques plein d’arrogance qui le font passer pour un wannabe-prince d’un quelconque royaume exotique, lui a valu plus d’un ennemi. Pourtant, c’est aussi cette facette qui lui permet de se montrer autoritaire, presqu’impérieux, il faut en convenir, avec les élèves les plus récalcitrant qui croisaient son chemin. Si c’est lui qui est en charge, c’est lui qui décide et ta petite tête n’a rien à ajouter là-dessus, surtout pas sur ce ton, compris ?

Vaguement excentrique, on voit tout de suite qu’il accorde une certaine d’importance au reflet qu’il croise dans le miroir et que cela transparait dans sa manière de se percevoir. Bien que possédant ses insécurités, comme tout le monde, il ne fait pas parti de ces loubards qui échangeraient de corps avec le premier beau mec venu et s’aime beaucoup tel qu’il est, négligé et un peu à côté de la plaque.

Dans ses interactions avec les autres, il est d’un général vivant, un brin sarcastique lorsque l’occasion se présente, un chouia humoristique lorsque ça lui chante et se laisse porté au gré de son ressenti des gens qui l’encercle. Rarement hypocrite, il promouvoir une franchise immédiate de sorte à ne pas établir de conflit ou malaise à long terme. « Tu es trop direct, Castiel. », on lui a souvent passé ce commentaire. Pourtant, vaut mieux être franc que fuyant. Il tente tout de même de diluer son tempérament vif lorsqu’il se trouve dans un cadre professionnel, se montrant cordial avec ses collègues ou, dans le cadre contextuel, avec les pensionnaires qu’il placera dans une sphère professionnelle. Il tentait d’appliquer le même traitement à ses étudiants, mais éprouvait parfois quelques difficultés à demeurer assidu dans sa démarche comportementale en leur compagnie. Disons qu’il n’a pas totalement conscience d’avoir grandi, par moment, et que, ce faisant, il a du mal à se comporter comme l’adulte qu’il est sensé être en leur compagnie. À vrai dire, il semble plus à l’aise lorsqu’il batifole avec des jeunes que lorsqu’il croule sous les responsabilités.

Considérant qu’il ne s’est jamais réellement remis des dédalles qu’il a vécu avec Dominique, bien qu’il soit toujours prêt à aller de l’avant pour faire un peu de social ou qu’il ne rechigne en rien à aller s’amuser en compagnie de ‘x’ individu, il conserve toujours un part de méfiance, une petite voix qui l’incite à ne pas trop s’attacher à ceux qu’il côtoie. Gaël, son jeune frère, étant une exception catégorique à cette méfiance. Il l’aime plus que tout, celui-là et l’importuner équivaut à se retrouver dans les pages noires de l’appréciation de Castiel. Si vous osez faire du mal à Gaël, il tentera de rendre votre vie infernale peu importe qui vous êtes ou la manière dont vous comptez vous venger. Gaël est intouchable, hors-limite, excessivement précieux. Heureusement pour vous, il vous sera impossible de faire du mal à son petit frère, considérant qu’il est encore de l’autre côté des portes du pensionnat.

En gros, Castiel est vivant, Castiel est honnête, Castiel est vibrant, Castiel est lui-même.



Physique « Carved by Wordly Hymns. »


On ne pourrait pas dire ‘beau’, on ne pourrait pas dire ‘laid’. Ou peut-être que si, tout dépendant de votre loupe oculaire. Il y a cette chose, oui, nous dirons cette chose, car nul de sensé ne combinerait ce haut magenta avec ces drôles de pantalons juste au corps jaune canari, qui avance le long d’un trottoir, qui parait fragile et qui n’a visiblement pas une relation super amical avec monsieur le soleil. Ou peut-être que si à en juger par les délimitations laissées par d’ancien vêtement à même sa peau. Fait sur le long, rappelant une brindille, ses longues bottes violettes qui se la jouent Western claquent contre le bitume.

Puis, sans crier gare, la créature fracasse sa cadence, s’empêtre dans ses propres jambes, pieds venant s’entortiller dans la traine trop longue d’un foulard sombre. Crâne contre ciment et voix dans les airs, tirée de nulle-part, la scène a tout pour être cocasse. L’individu se relève comme si de rien était et poursuit sa route, lançant un regard inquiet derrière lui.

-

Une figure souple, mais rendu masculine par de larges épaules proéminentes, des hanches fines et toute l’ossature classique qu’on imagine chez le spécimen masculin moyen. De dos, comme de face à vrai dire, Castiel, bien que relativement joli, ne se démarque pas outre-mesure, pas sa sature du moins, du reste de la population. La courbe douce de sa pomme d’Adam qu’on peut parfois apercevoir, en y prêtant attention, bondir sous sa peau lorsqu’il parle, ramène au timbre suave, juste assez grave pour être apaisant, de sa voix.

Ses cheveux, originellement blonds, ont subit au cours e leur vie de multiple décoloration au point d’adopter une teinte tirant sur le blanc et virevoltent au niveau de son nombril dans des coiffures voluptueuses souvent parées de plumes ou d’autres accessoires divers. Inutile de dire que ces habitudes capillaires changèrent lorsqu’il devint professeur et qu’il priorisa le retour de sa couleur naturelle, laissant ses mèches mi-longues, maintenant qu’il les a coupé, valser au niveau de ses épaules. Moins encombrant lorsqu’on vomi lors d’une fête, moins apparent lorsqu’on néglige de les laver quelques jour durant. Ouais, maintenant, il ne coince plus ses longues mèches de jadis sous son oreiller pendant la nuit.

Si l’on s’intéresse aux traits corporels qui précisent le détail de sa complexion claire, entretenue par le savon parfumé qu’il utilise pour laver l’entièreté de son corps, on ne s’impressionne pas de leur finesse prévisible, mais on la note tout de même. Il reste un brin délicat, pour un homme, lorsqu’on prend le temps de le contempler, malgré le fait que son mètre quatre-vingt-cinq vient foutre l’illusion en l’air un brin et se charge de dissoudre cette délicatesse illusoire. Ses pommettes se tiennent hautes, ses lèvres se dévoilent pêches, à peine plus foncé que le teint de sa peau et son nez se profile tout en douceur. Toutefois, ses yeux sont acérés, d’un bleu mordant, qui lorsque leurs détenteurs n’est pas en train de rêvasser, peuvent se révéler particulièrement franc, critique. L’arc de ses sourcils clairs ajoute une certaine sévérité à son regard, allant parfois jusqu’à lui donné un air hautain qui n’est pas toujours propice aux situations.

Côté vêtements, considérant que d’exhiber son corps nu aux yeux de tous en permanence lui vaudrait la prison, il joue dans l’extravagance, parant ses membres presque chétifs de bijoux très souvent criards et colorés, s’agrémentant de plumes (qu’il affectionne tout particulièrement) et de tissus aux textures changeantes. Ses tenues sont généralement assez difficiles à tolérer pour les yeux, si bien qu’on se demande si l’ancien enseignant à un problème de vue quelconque l’empêchant de bien discerner les couleurs. Ce n’est pas le cas, il aime simplement s’en entourer, elles le revitalisent et contribuent à sa bonne humeur. Il conservait un minimum de décence dans son cadre professionnel et y gardait ses costumes relativement sobres, du moins, dans son optique personnelle du mot. Maintenant, il n’a plus vraiment besoin de s’en soucier. Les accessoires et les parures se joignent au rendez-vous de ses accoutrements, tout cela dans un balai questionnable qui ne plaît assurément pas à tous. Au final, il pallie sa confiance et son apparence d’artifices, souhaitant certainement améliorer ce qui ne lui plaît pas et ignorer ce qu’il ne peut changer, des chuchotements indignes qui lui susurrent « Trop d’os, trop de mal, des poches sous les yeux et des lèvres qui craquent, des ongles rongés et un ou deux plombages. ». Comme tout le monde, sommes quoi.
En ce qui traite des modifications corporelles, il n’y pas d’exagération, proprement dit, de ce côté-là chez lui. Deux piercings décorent chacune de ses oreilles, discrets, et un tatouage, représentant l’esquisse vaporeuse d’un phénix aux teintes pastels, dissimulé par ses étoffes, remonte le haut de sa cuisse gauche pour venir se lover sur son fessier.

Son langage corporel à tendance à révéler sa nature masculine de par la sécheresse involontaire qu’il affiche. En effet, les mouvements amples et calculés que Castiel s’efforce de montrer, deviennent souvent des victimes de sa maladresse ravageuse, lui retirant ainsi toute grâce et lui laissant des bleus trainer aux endroits où il s’est cogné. Disons qu’il n’est pas rare de constater la présence d’ecchymoses sur son épiderme, car les bévues mondaines sont loin de lui être étrangères. Immobile, on ne se douterait pas qu’il soit un cyclone gaffeur, mais les faits sont les faits et l’embarras qui vient peinturlurer son visage a l’art de le rendre plus approchable. Mis à nu, on voit nettement l’étal des blessures causé par sa maladresse, des cicatrices blanches ornent ses bras et les vestige d’une vilaine brûlure se contemple sur son poignet gauche.

Bien qu’il soit d’un général jovial, sans non plus exagérer l’émotion, lorsque tourmenté par une forte émotion, le littéraire affiche clairement son ressenti sur son visage qui le trahi. Pincements de lèvres, sourire béat, sarcasme rampant et fierté enfantine, tout se reflète et se lit assez aisément sur le facial de Castiel.





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Dernière édition par Castiel L. Adenn le Mer 17 Avr 2013 - 0:56, édité 2 fois
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MessageSujet: Re: Castiel L. Adenn « This flower repelling clutz won't lie. » [ 100% ]   Mer 17 Avr 2013 - 0:38

BAM. Voilà. Faites comme si vous n'aviez pas vu cet AEA illégal. Parce qu'évidemment, vous trépignez d'envie de voir un tournesol jouer dans la cuvette des toilettes.

Sur ce, lalala, j'ai terminé.
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MessageSujet: Re: Castiel L. Adenn « This flower repelling clutz won't lie. » [ 100% ]   Mer 17 Avr 2013 - 16:19

Castiel est cool et ceci est une validation. ♥
Et oui, on trépigne de voir un tournesol jouer dans les toilettes. OUI.

Faire recenser ton pouvoir
Demander une chambre

Amuses-toi bien avec ton nouveau personnage, Clumsy ~ Et fais plein de belles fiches, PLEIN PLEIN PLEIN JE LES AIME.



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MessageSujet: Re: Castiel L. Adenn « This flower repelling clutz won't lie. » [ 100% ]   

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Castiel L. Adenn « This flower repelling clutz won't lie. » [ 100% ]

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