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 « Le carmin tardif et joyeux détonne sur le bois dolent de roux ponctué… » | LIBRE

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Jolly Tongue-twisting Clutz
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RP en cours : « Le carmin tardif et joyeux détonne sur le bois dolent de roux ponctué… » | Alice E. McFear + Libre

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MessageSujet: « Le carmin tardif et joyeux détonne sur le bois dolent de roux ponctué… » | LIBRE   Mer 17 Avr 2013 - 16:56

« Le carmin tardif et joyeux détonne sur le bois dolent de roux ponctué… »

- Nelligan.
-

Les murs dodelinant de l’Académie avaient toujours eu ce petit côté vieillot qui faisaient leur charme, d’hautes lucarnes perçant les couloirs de soleil exotique et du marbre blanc couvert de tableau décorant presque l’entièreté de l’endroit. Une école charmante, une école inspirante dans laquelle il aurait dû se trouver. Une école dans laquelle, visiblement, il ne se trouvait plus.

Portable enfoncé dans la poche arrière de son jean d’un orangé délavé, chemise grise pendouillant négligemment sur ses épaules, il arpentait la tapisserie méconnue de ses yeux bleus, glissant ses iris sur le babillard qui détonnait avec l’atmosphère terriblement vieillie de l’espèce de hall dans lequel il se trouvait. Était-ce la classe E qui avait cru bon de lui jouer un mauvais tour ? Était-ce un élève dont le pouvoir avait excédé son contrôle ? Le jeune professeur balaya le reste du lieu d’un regard un peu plus alarmé, à cette pensée. Si un élève était en danger, il fallait intervenir au plus vite. Toutefois, si quelque chose était véritablement en train de se produire, des sons émaneraient des confins du lieu étrange dans lequel il se tenait. Autre chose qu’un mutisme ambiant. Pourtant, ne résonnait dans ce hall qu’un silence tétanisant. Une douche froide et inquiétante déferla le long de son dos et il porta un ongle inquiet à ses dents avant de lancer, pataugeant dans le doute :

« Helloooooo ? »

Il esquissa quelque pas en direction du babillard, le seul élément qui détonait dans le décor, le seul élément qui semblait adhérer à une forme de modernité. Des feuilles le couvraient. Des feuilles qui ne se trouvaient assurément pas à cet endroit par pur hasard. En effleurant une du bout des doigts, réceptionnant la signature lisant ‘Périple Skye’ au bas de la première page, il s’affaira à lire ce qui semblait être une lettre. Une missive, une mise-en-garde. Terriblement farfelue. Le sentiment de peur véreuse continuant de cheminer dans ses entrailles, mastiquant sa peau et ses viscères et il jeta un regard ahuri à la porte qui s’était refermée, sans bruit, derrière lui.

« C’est impossible . . . », convint-il doucement, à voix haute, plus pour se rassurer qu’autre chose, retournant, d’un pas décidé à son point de départ. Ses doigts hésitèrent une fraction de seconde avant de s’emparer de la poignée de la porte, puis lorsqu’ils le firent, lorsqu’ils la tournèrent . . .

Rien ne se produisit, aucun déclic, aucune ouverture. Immobile. Presque comme si on l’avait peinte directement sur le mur. L’enseignant de littérature fixa longuement cette poignée bronzée par les âges, avant de retenter, et retenter, à maintes reprises d’ouvrir la porte. Absence de résultat. Il farfouilla dans sa poche arrière et en extirpa son portable avant de composé un numéro de téléphone. Celui de son frère, Gaël. Pourtant, comme si le vil lieu qui venait, vraisemblablement, à défaut d’avoir une autre explication, de le séquestrer, devinait ses intentions, les numéros qu’il pianotait sur son cellulaire ne s’affichaient pas à l’écran.

La panique, l’incertitude, le doute. Le blond laissa ses omoplates s’écraser contre le mur s’étendant à côté de la porte, portant son regard clair sur le lustre qui balançait lentement au plafond. Le bras qui tenait le portable s’abaissa lentement jusqu’à sa cuisse, dans une position de défaite cuisante.

Ce n’était pas réel, n’est-ce pas ? Qu’un rêve imposé par le pouvoir d’un nouvel élève récalcitrant . . . Il était probablement étendu sur tout son long, dans sa classe, cheveux ensoleillés valsant contre le carrelage, alors que l’infirmier scolaire se chargeait d’appeler le docteur.

Il soupira.

Qu’était-il sensé faire, maintenant ? Attendre qu’on le sorte du coma, essayez de trouver une explication plus plausible, sortir par la première fenêtre qu’il verrait ? Étrangement, son instinct lui susurrait que ce ne serait pas si simple. Donc, pour l’instant, il attendrait, jusqu’à ce qu’une illumination vienne se nicher dans un creux de son cerveau.
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MessageSujet: Re: « Le carmin tardif et joyeux détonne sur le bois dolent de roux ponctué… » | LIBRE   Jeu 18 Avr 2013 - 20:02

♫« Here is a hell on earth, I felt a chill,
The disappointment that increases…
[Tick - Tock] nobody can rewind time…
Don’ t look away, Suicide circus. »♪


Ca y est, ça lui reprenait. L’envie de courir, l’envie de jouer, l’envie de s’enfuir. Cela ne faisait que quelques jours qu’Alice était arrivée ici et pourtant, elle ne s’était jamais sentie aussi bien que dans ces lieux. Bizarre. Tout le monde cherchait à s’enfuir, alors que la folle Alice désirait rester. Ca tombait bien, elle était coincée. « Prisonnière… une nouvelle fois… et cette joie qui s’oppose à mon ancienne peine… où est passé mon bourreau ? Comme si tout avait disparu… tout… néant… né-ant… ». Alice soupira en regardant par la fenêtre la vie qui s’agitait juste en-dessous d’elle. Depuis son arrivée, elle s’était installée dans sa chambre et avait refusé d’en sortir. C’était comme une autopunition qu’elle s’infligeait pour avoir salement abandonné son oncle. Elle savait qu’elle n’aurait rien pu faire, mais malgré tout, cela la faisait souffrir de s’imaginer que la dernière vision qu’elle aurait de lui, serait son visage impassible, juste avant qu’il ne rende son ultime souffle. Son poing se serra automatiquement en repensant à cette scène, le jour où son oncle lui avait murmuré de s’enfuir, de courir aussi loin que possible pour échapper à son tyran. Elle ne pouvait s’empêcher de se demander si elle l’aurait fait malgré tout, si son oncle ne le lui avait pas ordonné… Et la même réponse revenait systématiquement… Elle ne serait pas enfuie. Elle aurait, encore, préféré affronter sa mère, son tyran, plutôt que d’avoir à abandonner son oncle. Malheureusement, elle avait obéi et dès lors qu’elle avait franchi la porte, elle le savait, elle s’était elle-même condamnée… D’où le fait qu’elle était coincée dans ce foutu pensionnat.
« Maudit piège à rat ! » se permit-elle de crier, se croyant seule.
« Peux-tu cesser de faire tant de boucan… nous ne sommes pas tous des êtres diurnes. »
Alice pivota pour apercevoir Chester, son adorable matou aux yeux bleues nuit, aussi cruel et vil que n’était la folie de la pauvre Alice. Brusquement, l’adolescente se leva, effrayant le chat qui tentait de se rendormir et ouvrit violemment la porte.
« Et peut-on savoir ce que tu comptes faire? »
« Je sors. » se contenta de répondre la brunette, avant de quitter la pièce, aussitôt rejointe par son matou.
« Je t’accompagne. »
« Je pensais que tu n’étais pas un animal diurne… »
« Je m’ennuyais, c’est tout… ou peut-être que c’était le cas, en fait… as-tu envie de jouer avec moi ? »
Tous les deux étaient en train de marcher dans les couloirs, se dirigeant vers le parc. « Jouer… comme si c’était le moment de jouer… qu’il est vil et cruel, ce chat… chat… les châteaux de cartes que je faisais… il veut me faire sortir de cet endroit et me ramener dans l’hôpital… non… tu es folle, ma pauvre Alice, il le sait… à quoi bon ?... » Alice s’arrêta, subitement et regarda Chester, qui avait continué sur quelques mètres avant de remarquer que sa maîtresse s’était arrêtée.
« D’accord, jouons… à chat ! Si je t’attrape, ce sera toi, le chat. »
« Je le suis déjà… soit… je te souhaite bon courage, darling… »
Et en un bond aussi élégant que toute sa personne, Chester disparût dans les escaliers qui menaient au hall. Aussitôt, Alice se lança à sa poursuite, courant avec grâce, à la manière d’un chat, précisément. Elle dévala les escaliers, à la recherche de son maudit matou et se surpris même à sourire quand elle aperçut un bout de sa queue touffue. Elle arriva enfin dans le hall et là, subitement, elle se stoppa, se retenant de crier. Devant elle, ne l’ayant pas remarqué, un nouvel arrivant. Alice prit le temps de l’admirer, tandis qu’il ne la voyait pas, trop occupé à se rendre compte du guêpier dans lequel il s’était fourré. La pauvre folle était bien incapable de vous dire s’il était beau ou laid, mais il avait la même plusoyance que son oncle. Comme si son être brillait, voyez-vous. Il était pourtant loin d’être aussi élégant que son oncle et, à en juger par son style vestimentaire, il devait être aussi fou qu’elle… ou peut-être avait-il du mal à distinguer les couleurs ? A vrai dire, Alice penchait plus pour la seconde option, car les êtres qui brillaient n’étaient jamais fous, jamais… « Il n’a certainement pas eu une mauvaise enfance… et il doit aimer sa vie… la vie en général… il n’a pas l’air d’être fou… non vraiment, il n’a pas l’air… » Alice se perdit dans ses pensées, comme toujours, assez longtemps pour s’effrayer, une deuxième fois, quand le jeune homme fit un mouvement pour tenter d’ouvrir la porte. Alice voulut lui dire que son effort était vain mais, elle se retint, esquissant seulement un geste vers lui. Cela lui permit de voir que l’étranger avait un objet très bizarre dans sa main. Hier, elle avait aperçu une autre personne avec ce genre d’appareil, visiblement, cela servait à communiquer. Malheureusement, il se rendit vite compte que la communication avec « l’autre-monde » était impossible. Et là, Alice ressentit la peur, l’angoisse qu’avait cet homme. Evidemment, d’abord, la panique, puis l’incertitude, le doute, cela finit par la paranoïa, même…
« Qu’attends-tu pour aller lui parler ? »
Chester était de retour, comme Alice s’y attendait.
« Il n’est pas fou… »
« Tu te condamnes à ne parler qu’avec des fous ? C’est nouveau… »
L’adolescente lui lança un regard noir, puis, après avoir pris une grande inspiration, elle afficha son sourire le plus malicieux et s’approcha du jeune homme. Il devait déjà se dire qu’il n’aurait mieux fait de ne pas entrer, maintenant, il allait même regretter de s’être levé, ce matin.
« La porte ne s’ouvrira jamais… tu n’es pas mort… ni en transe… tu n’es pas non plus dans le coma… enfin, peu importe ce que tu peux croire, ce n’est pas la vérité… » se contenta-t-elle de lui dire, histoire d’engager la conversation sans trop lui en dévoiler.
Elle resta à une certaine distance, se méfiant malgré elle. Après tout, il ignorait jusqu’à ses pouvoirs, peut-être qu’il les développerait soudainement et qu’ils étaient dangereux… Non, à dire vrai, ce n’était pas pour cela qu’elle se méfiait… si elle continuait de s’approcher, il verrait peut-être la lueur de folie dans ses yeux et il ne la croirait certainement plus… Au moins, là, elle pouvait prétendre être normale avec quelqu’un… voilà, la vérité.
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MessageSujet: Re: « Le carmin tardif et joyeux détonne sur le bois dolent de roux ponctué… » | LIBRE   Lun 22 Avr 2013 - 4:35


Oui, se répétait-il d’une voix mentale et patiente pour ce qui devait être la centième fois, c’est certainement un coma causé par le pouvoir d’un de mes élèves. Sinon, mon téléphone fonctionnerait ou, du moins, les chiffres martelés par mes phalanges apparaitraient sur l’écran. Oui. C’est cela. Il ne me faut qu’attendre des secours, qu’attendre un sérum.

Rien de grave, tout va bien, se susurrait-il, de plus en plus inquiet. Après tout, les pouvoirs de certains élèves prouvaient souvent être dévastateurs lorsque mal utilisés, il avait vu d’autres enseignants en faire les frais à quelques reprises dans les cours de maitrises de dons, se rappelant les stries brûlantes ou les cloches d’eau en processus d’infection. Une vague nausée s’installa au fond de sa gorge à la réception de ces souvenirs grotesques, pullulant la négativité, si bien qu’il secoua la tête, pour lui-même, se répétant encore une fois les mêmes phrases rassurantes qui ricochaient dans sa tête depuis quelques bonnes minutes déjà.

Les mots étaient si bruyant dans son esprit, des hangars rassurants, des effluves courageuses, qu’il n’entendit pas l’individu approcher de lui avant que celui-ci ne l’aborde de front. Ou plutôt que celle-ci ne l’aborde de front, ne put-il s’empêcher de constater, lorsque ses iris s’abaissèrent, quittant le lustre balançant pour se déposer sur la figure toute fine d’une jeune femme brune. Une jeune femme brune, qui à priori, venait de le menacer.

Quoi ?

Il se crispa un instant, incrédule, songeant que l’élève qui l’avait enfermé entre les parois de son dons devait avoir un esprit sacrément tordu, avant de se dire que finalement, peut-être possiblement, que cela n’avait rien avoir avec la magie qu’il connaissait. Peut-être qu’il cauchemardait, entre ses draps. Quelques part, qu’il avait glissé et s’était fracassé le crane et que cette drôle de demoiselle à la posture méfiante n’était en fait que l’une des méandres tordues de son esprit.

C’est dans cette idée qu’il s’abstint de l’affronter, car on ne le menaçait pas sans qu’il riposte, oh ça non, et qu’il se contenta de demander d’une voix un brin hésitante, mais toute de même assoiffée de réponses, ajustant distraitement sa chemise :

« Alors, qu’est-ce que la vérité ? »

Après tout, n’était-il pas coutume d’en apprendre plus sur ses propres croyances et sur sa propre personnalité lorsqu’on s’armait de la subjectivité assumée de son esprit ? Fruit de l’imaginaire répond-moi, explique-moi ce que je crisse là.

Elle avait dit que la porte ne s’ouvrirait pas, que les battants ne tourneraient pas sur eux-mêmes pour proposer l’extérieur et, en gros, qu’il était dépassé par les événements et qui ne pigeait rien. Sympathique, son mental, vraiment. Cinglant qui plus était.

Castiel soupira, jetant un regard de biais à la porte qu’il avait préalablement tenté d’ouvrir, un regard presque dérisoire, un fin sourcil blond s’arquant et disparaissant derrière les mèches de même teinte obscurcissant son front.

« M’enfin. . . comme pour toute les portes, il doit bien y avoir un moyen d’ouvrir celle-ci. Une clé, un sort ou un autre truc m’étant pour le moment obscur. »

Il opina pour lui-même, hocha distraitement la tête pour s’appuyer, glissant son regard bleu sur la jeune femme.
Vraiment, l’art d’avoir l’air accueillante.

« Ce n’est qu’une porte, après tout. »
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MessageSujet: Re: « Le carmin tardif et joyeux détonne sur le bois dolent de roux ponctué… » | LIBRE   Sam 22 Juin 2013 - 14:26

Spoiler:
 

Alice avait de plus en plus l’habitude de croiser de nouvelles têtes, encore perdues, persuadées que le pensionnat n’était qu’une face obscure, cachée dans les méandres de leur esprit tordu. Et à chaque fois, cela l’amusait plus qu’autre chose, de les voir tenter vainement d’ouvrir la grande porte. Après tout, ce n’était qu’une porte, au fond, il y avait toujours un moyen de l’ouvrir. Sauf qu’elle n’était pas vraiment là, cette porte, c’était juste un grand mur de plus qui enfermer les pensionnaires. Allez expliquer cela à un nouvel arrivant complètement paniqué. Dès lors qu’il avait franchi la porte, il s’était lui-même piégé et par la suite, ayant lu le panneau, il commençait à ne plus croire en rien. En fait, si, il croit à quelque chose… Le système de défense de l’être se persuade qu’il assiste à une catharsis, une représentation théâtrale de ses propres fantasmes, sous esprit totalement dérangé mettant tout en œuvre pour retirer toutes passions en l’être. « Quoi de plus dangereux qu’un être passionné ? Si ce n’est un être follement passionné ? Comme moi… Mais qui suis-je réellement ? Ultime question sans réponse… Il n’y a pas de logique et de cohérence en mon être… Voilà que tu repars dans tes délires, Alice… » Ainsi, elle reperdit le fil de ses pensées, comme toujours.
Elle sursauta, subitement, quand l’homme en face de la jeune Alice s’adressa à elle, afin de connaître la vérité. La folle ne put retenir un petit rire sarcastique qui aurait été capable de glacer le sang d’un mort. La vérité… Difficile à expliquer, difficile à trouver, qu’était donc la vérité ? En réfléchissant, elle balança sa tête de droite à gauche, ses yeux vagabondant dans la pièce.
« Il n’y en a pas. » finit-elle par dire en souriant.
Intérieurement aussi, elle souriait, pour le moment il semblait ne pas se rendre compte qu’Alice était bel et bien réelle, ce qui était plutôt amusant. Du moins, amusant pour elle, parce que pour l’homme qui était près d’elle, cela devait prendre des tournures de cauchemar. Oh le pauvre, il n’avait vraiment pas eu de chance, de tomber sur Alice pour sa première rencontre. Elle n’était certainement pas la plus cinglée, mais ce n’était pas la plus saine d’esprit non plus. « Cesse de jouer avec lui, Alice, tu vois bien qu’il a peur de toi… Il est comme les autres… Seul mon oncle n’avait pas peur de moi… Et il est mort, à présent… Disparu comme la poussière, des cendres qui furent et qui ne sont plus… A croire que tu condamnes tous les êtres qui te touchent, émotionnellement. » Alice poussa un soudain soupir, comme ennuyait par la tournure que prenait la situation. En réalité, elle aurait bien continué à jouer avec le jeune homme, en le faisant douter de tout, mais elle était la première personne qu’il rencontrait, elle se devait donc de l’aider.
« Vous voulez la vérité ? » s’enquit-elle, avant de disparaître dans un coin non-éclairé de la pièce.
Il marmonna, alors, que ce n’était qu’une porte, ce qui agaça Alice. Il ne voulait décidément pas entendre raison. Enfin, « raison », c’était plutôt un comble en vérité, car il fallait plutôt se détourner de toutes raisons pour comprendre cet endroit. Elle retourna, ainsi, sur ses pas et se pencha pour faire face à l’homme. Ainsi, il put, sans doute, constater la lueur de folie dans ses yeux verts, mais cette fois, elle ne s’en cachait pas.
« Non, non, non, ce n’est pas une simple porte. Par cette porte vous entrez, mais jamais vous ne sortez. »
Elle lui fit, alors, signe de la suivre et ne s’assura même pas qu’il s’exécutait pour marcher jusqu’au panneau.
« Vous vouliez la vérité ? Eh bien, ce panneau est la clé. Je crois que l'avez déjà lu, si c'est le cas, sachez que tout ce qui est dit dessus est la pure vérité. Ce n'est pas un rêve ou un cauchemar. Vous avez atterri dans le pensionnat et, il va falloir vous y faire, vous êtes coincé dedans, comme tout le monde. Vous pourrez vous acharner sur cette porte, pleurer sur votre sort, rester ici sans bouger dans l'espoir de vous réveillez, mais pincez-vous et vous le constaterez, vous ne dormez pas, la voilà, la vérité. »
Cette fois, sa voix s’était adoucie, comme si elle essayait d’être gentille ou plus agréable. Après tout, si elle lui faisait peur, c’était déjà bien mal parti pour qu’il croie ses propos. Elle s’abstint, cependant, de sourire, car si elle l’avait effrayé auparavant, c’était sans aucun doute à cause de son sourire, plutôt maléfique, contrairement au reste de son corps, qui lui donnait plutôt l’air d’un petit ange. Evidemment, la vérité se cachait dans son sourire, mais il ne valait mieux pas qu’il s’en doute, pas encore du moins.
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MessageSujet: Re: « Le carmin tardif et joyeux détonne sur le bois dolent de roux ponctué… » | LIBRE   Dim 22 Sep 2013 - 8:17

Il n’y en a pas. De vérité.

Ah, vraiment ?, se susurra mentalement le professeur. Raison de plus de croire que tout ce qu’il voyait n’était que le fruit tordu de son imaginaire ou de celui de l’un de ses élèves. Castiel  lança un nouveau regard en direction de la porte, large, imposante, avant de reporter ses yeux clairs sur son interlocutrice, peu importe ce qu’elle était ou qui elle était.  La situation semblait presque l’amuser, les débris d’un jeu qui le dépassait brillant au fond de ses yeux instables, poussant Castiel à croire qu’il se trouvait soit dans une situation potentiellement dangereuse ou tout simplement amusante. Quoiqu’habituellement les portes closes qui refusaient de s’ouvrir ne signalaient rien de bon. Il se rappelait la petite Amy qu’on avait enfermée dans une toilette crachant  de l’eau bouillant, à l’école, et l’air effaré de l’enseignant, un vieillard amoureux des mathématiques, qui l’avait sortie de là. Oui, la magie et son étendue méritaient d’être craintes. Et il valait mieux vite trouver un moyen d’ouvrir les portes qui s’obstinaient à refuser de s’ouvrir.

Soupirant, la jeune femme perdit, de manière inexplicable et surtout très soudaine, l’amusement qui avait semblé l’entourer depuis le début de leur rencontre. Elle contredit sa précédente affirmation, lui demandant, d’une manière qu’il jugea rhétorique, s’il voulait la vérité.

« Je viens de vous le dire . . . », murmura-t-il en un sourire incertain, retenant sa grimace exaspérée.

Elle s’approcha de lui, presqu’aussi imposante que la porte, une ombre malsaine et désaxée. Bien sûr, il le sentait. Il y avait quelque chose de terriblement inquiétant chez cette jeune demoiselle. Elle lui rappelait ses étudiants les plus dissociés de la réalité, ceux qui n’arrivaient pas à composer avec leurs aptitudes et qui se détestaient, ceux qui se perdaient en chemin et ne se retrouvaient pas. Elle était jeune. Castiel choisi de voir, au fond de ses iris vert, la végétation qu’il adorait plutôt qu’un poison lent et mortel. Elle lui apparaissait bien plus jolie s’il la comparait à une fleur, après tout.

Il sourit, écartant quelques mèches blondes de devant ses yeux et contemplant à nouveau les battants lourds et coincés de l’entrée du hall. On ne sort pas. Ce n’est pas la vérité.

« On ne sort pas ? Ce n’est une vraie porte dans ce cas . . . »

Un faux mur. Pourtant, Castiel se rappelait très bien avoir dépassé l’embrasure de sa salle de classe avant de se retourner,  surpris, confronté à un nouvel environnement, alors que les battants grinçants, immenses, tournaient lentement. Elle avait été ouverte, cette porte.  Simplement, quelque chose la bloquait maintenant. Cela ne signifiait néanmoins pas qu’il n’y avait aucun moyen de l’ouvrir.

« . . . Hum. Ce doit être une forme de magie, non ? Il suffit simplement d’inverser la chose pour arriver à sortir ! À qui appartient ce manoir ? C’est certainement lui le responsable ! »

Cette notion le rassurait davantage, lui permettait de considérer toutes les possibilités et alternatives se proposant à lui. Si, aussi saugrenue l’idée soit-elle, il ne s’était pas retrouvé coincé dans cette étrange dimension par la faute de l’un de ses étudiants, il lui faudrait tout de même trouver un moyen de sortir de là. Gaël, son cadet, s’inquièterait si son ainé ne rentrait pas à la maison et ne se présentait pas à la prochaine heure de cours qu’il devait donner.

Trouver le propriétaire, lui signaler le problème et déguerpir sans demander son reste, un remerciement souriant pendu au bord des lèvres. Bon, Liliann avait conscience que ce ne serait certainement pas aussi simple que son esprit voulait bien le croire, mais . . .

La magie relevait un peu de son expertise, se situant juste après les fleurs et la langue française. Il trouverait bien un moyen.
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MessageSujet: Re: « Le carmin tardif et joyeux détonne sur le bois dolent de roux ponctué… » | LIBRE   

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