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 Noiraud

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MessageSujet: Noiraud    Dim 2 Juin 2013 - 22:45



* Noiraud


*nom – inconnu
*prénom – Noiraud
*age – 12 ans (en parait 10)
*né le – 12/12/1912
?

Pouvoir
Noiraud a un contrôle sur le vent, qu’il ne maitrise pas encore très bien mais qui lui permet bien des aventures. En fonction de ses mouvements, il peut créer des courants d’air, des bourrasques ou de simples brises. Il se sert pour cela de son propre souffle. C’est la Lune qui lui offre cette communion avec l’air, mais si elle le juge trop ambitieux, inconscient ou non méritant, elle l’annule. Ce pouvoir peut prendre effet en intérieur, mais il est limité puisque Noiraud a les bronches très abimées. Lorsque sa voix s’éteint, son pouvoir aussi.

Alter Ego Astral
Un drôle de tout petit singe entièrement blanc, excepté son immense queue rayée de noir. Il est à la fois distingué et carnivore, friand de mouches. Il possède une rangée de dents très pointues et un nœud papillon autour du cou. C’est Noiraud qu’il l’a inventé lorsqu’il était tout petit, et l’animal a conservé des particularités un peu surnaturelles. Par exemple, il se déplace si vite qu’il semble se téléporter. Et c’est un voleur, un farceur, un vrai brigand. En plus de cela, il a une langue digne de celle d’un caméléon, capable de gober n’importe quel insecte au vol ! Une de ses bizarreries est d’ailleurs d’être convaincu qu’il n’est pas une catégorie de ouistiti mais… une grenouille. Donc, il coasse et bondit comme une grenouille. Noiraud ne l’aime pas tant que ça, car ses remontrances et son air hautain sont assez irritants. Monsieur Singe – c’est ainsi qu’il est nommé – se plait également à rendre visite aux autres pensionnaires et à donner son avis sur leur façon de vivre.

Passions
Tout ce qui est beau, à voir ou à entendre. Il adore ce qui brille, les bijoux ou les étoiles, même les bougies. Il collectionne les petites boites à musique et les toupies. Et le chant, bien sûr.

N'aime pas / Phobies
Il n’aime pas le Soleil. Il redoute les contacts physiques.



« Dis-moi Lune d'argent,
Toi qui n'a pas de bras,
Comment bercer l'enfant ?»

Histoire


« Il est dit que Séléné, déesse de la Lune, succomba au charme du poète Endymion, endormi à jamais sous l’effet d’un sortilège qui préservait sa beauté. De leurs baisers naquit cinquante filles et un fils, qui dispersa sa descendance sur la Terre. Le dernier de cette lignée se nomme le Lorialet. »

Noiraud naquit dans un monde où vibrait la magie, pourtant tous autour de lui l’ignoraient. Aussi Noiraud ne la connut jamais, sans savoir qu’elle était elle-même à l’origine de sa naissance. Il vint au monde au cœur de l’hiver, petit garçon de maigre constitution, trop frêle et trop silencieux. Et déjà, son aspect intriguait les grandes personnes qui se penchaient sur lui. Des cheveux blancs, presque argentées, une peau blanche comme la neige, des yeux d’un bleu étrange… D’où venait cet enfant si pâle dont la mère était brune et le père robuste ? Les soupçons ne tardent pas.

C’est que l’on a aperçu la femme en compagnie d’un homme, à la peau si pâle, aux cheveux si blancs, qui ressemble tant à cet enfant… Enfant bâtard, qui ne fera pas long feu en vue du tempérament impitoyable de l’époux jaloux. Noiraud – il ne s’appelle pas encore ainsi – dont l’apparence trahit l’adultère de sa mère, est envoyé à l’hospice. La jeune femme a juste le temps de l’emmitoufler dans une couverture de laine bleue, qui deviendra plus tard une pèlerine, et de le déposer devant la porte de l’institut avant de l’abandonner. Elle lui laisse en souvenir une photographie d’elle, afin que jamais, jamais l’enfant ne puisse oublier son visage. Et il ne l’oubliera pas, gardant auprès de lui ce médaillon-portrait qui semble veiller sur lui comme un ange-gardien. Noiraud ne garde pas beaucoup de souvenirs de son existence à l’orphelinat, mais il sait que sa vie fut plus agréable que pour la plupart des pensionnaires. La gouvernante en charge des plus jeunes, en effet, ne voit pas en lui la marque d’un enfant anormal, mais celle d’un enfant béni. Comment expliquer cette peau si fine, ce teint si blême, ces yeux si célestes, autrement ?

Pourtant, à l’âge de 6 ans, l’enfant est vendu à une troupe de ramoneurs. Le métier se raréfie, en particulier chez les enfants qu’on commence enfin à considérer comme des êtres humains, mais pas au point d’épargner les petits orphelins sans ressources. C’est ainsi que l’enfant apprend la vie rude et physique du ramonage des cheminées. Son corps habile et incroyablement léger en fait un ramoneur de talent, malgré la suie qui lui brûle les poumons et la pierre qui lui écorche les mains. Ses compagnons, pour se moquer de lui, le surnomment sarcastiquement Noiraud. Afin de ne pas alerter les regards, car un ramoneur ne doit être qu’un ramoneur, Noiraud prend l’habitude de recouvrir ses cheveux de suie. En grandissant, il se pose de plus en plus de questions sur sa différence, et son origine. Il évite le plus souvent son reflet, qui l’effraie. Il craint d’être un fantôme, et très souvent il pose sa main sur sa poitrine afin de s’assurer que son cœur bat toujours. C’est à cette époque qu’il prétend être capable de parler aux grenouilles, aux souris et aux singes qui vivent dans le cirque ambulant. L’un d’eux lui plait particulièrement, et en son honneur il s’invente un ami imaginaire, un drôle de petit lémurien qu’il appelle simplement Monsieur Singe et qui l’accompagne dans ses randonnées sur les toits.

Il développe aussi une fascination grandissante pour le ciel et ses enfants, les nuages, les étoiles, la Lune… La Lune qui l’attire et le captive, de plus en plus, de plus en plus fort. Presque chacun de ses rêves est habitée par la présence de l’astre, qui dans ses songes se change en déesse étincelante. La Lune aussi l’observe et le surveille, elle a une tendresse particulière pour son dernier fils, mais l’heure n’est pas encore aux révélations… L’enfant n’est pas encore prêt.

Le maître qui commande son petit groupe, dont il est le benjamin, est séduit par son efficacité dans les cheminées. Noiraud fait trois fois le travail de ses camarades en trois fois moins de temps. Il parcourt les toits sans crainte et n’a aucun mal à s’extraire des cheminées tant sa masse est aérienne. Il ne se soucie guère de l’état de santé déclinant du petit garçon, dont les bronches commencent à fatiguer. Noiraud a d’ailleurs vu plusieurs de ses camarades succomber à des pneumonies fatales. Il craint de s’attacher aux autres, car chaque enfant a le cœur dur et assombri par la misère, aucun n’a de place pour l’amitié. Son caractère rêveur et fantasque lui vaut des quolibets et des remontrances, qui ne changent rien, puisque c’est ancré au plus profond de lui. Malgré sa vie misérable, Noiraud n’est pas malheureux, car il a ce qui lui compte : la liberté. Il est dépendant de son maitre et lui obéit docilement, pour cela il n’a pas le choix. Mais il peut courir sur les toits comme bon lui chante, sillonner les villes et les villages en courant, dormir quand il veut, observer le ciel et les intérieurs de maison, qui le fascinent l’un comme l’autre, autant qu’il lui plait. Il ne rechigne jamais à faire son travail, car le garçon ne se rend pas compte que travail l’use et l’intoxique peu à peu… Ne connaissant pas d’autre existence que celle-ci, il en apprécie les plaisirs, aussi moindres soient-ils. Son patron n’est pas méchant, tout juste un peu roublard.

Noiraud n’est pas un enfant bavard, mais il chante sans arrêt. Au début, ses camarades le raillent et le bousculent, les petits rossignols n’ont rien à faire dans une troupe de ramoneurs, mais bientôt, la voix harmonieuse de leur compagnon les charme et les apaise. En plus de son travail de récureur de cheminées, Noiraud s’improvise petit chanteur des rues. Il est doué, les passants s’arrêtent, on le fera même produire sur la scène d’un théâtre. Il ne touchera rien, bien sûr, mais peu lui importe puisqu’il voit devant lui les regards émus de ceux à qui il a offert sa voix. Malheureusement, bien souvent les restes de suie qu’il trimballe dans sa trachée étouffent son souffle et l’empêchent de chanter trop longtemps. De toutes façons, son métier rêvé, à lui, c’est allumeur de réverbères. Chaque soir il observe le commis à cette tâche si belle, si noble, l’enviant secrètement d’être porteur d’une si prestigieuse fonction. Gardien de lumière. Lui ne connait encore que le noir des cendres de cheminée, mais cela changera, un jour cela changera.

De plus en plus ambitieux à l’égard du jeune ramoneur, source de bénéfices exceptionnelle pour lui – le garçon n’ayant pas de famille, il n’a par ailleurs aucune pension à reverser – le maître ramoneur commande à son favori une mission inhabituelle. Il s’agit de s’introduire dans un logis par la cheminée, et de ramasser tous les objets de valeur.

- A quoi reconnait-on un objet de valeur ? demande Noiraud.
- Ça brille, répond son chef avec un clin d’œil dégoutant.

Bien sûr. Comme Elle.

Noiraud, qui connait le danger de l’opération mais bien plus encore celui d’un éventuel refus, se glisse donc dans la cheminée d’une maison cossue, dès la nuit tombée. Il atterrit dans un salon luxueux, dont les canapés moelleux et les cadres dorés contrastent cruellement avec sa propre condition. Muni d’un grand sac de toile, l’enfant maigrelet enfouit à grand peine les objets les plus brillants qu’il trouve. Aucune distinction n’est faite entre les diamants et les boutons de chemise, entre l’argent et le métal, si ça brille, c’est beau, c’est précieux. Mais alors qu’il a presque achevé de prendre son butin, dont aucun bien ne lui reviendra évidemment, Noiraud aperçoit une lueur éclatante qui capte son regard. Délaissant son sac, il s’approche lentement, absolument fasciné par l’éclat. Il ne fait aucun bruit, ses pas trop légers ne font qu’effleurer le parquet. Il est tout près à présent. C’est une clef, une petite clef argentée posée sur un buffet. Elle est terriblement belle, magnifique même, elle irradie de lumière. Pour tous les autres, ce serait une clef de métal banale, presque terne, mais par un fait miraculeux, Noiraud la voit comme une chose fabuleuse. Les doigts tremblants, il la prend du bout des doigts et la caresse avec précaution.

Son ouïe affûtée perçoit alors un bruit qui vient percer le silence, et briser l’instant magique. Dans un sursaut il laisse tomber la clef qui tombe par terre dans un bruit résonnant. Une porte s’ouvre, une fillette sort, elle voit Noiraud, elle écarquille les yeux. Elle crie. Noiraud est figé, pétrifié. C’est la première fois qu’il se retrouve dans une telle situation. Son cœur bat si fort que le sang lui monte à la tête, il est tout étourdi. Un homme et une femme, en habits de nuit, accourent à leur tour. Noiraud, qui est aussi rapide que le vent, pourrait s’enfuir, mais par un mystérieux enchantement, ses jambes semblent enracinées dans le sol. Il ne peut que ramasser cette petite clef, source de son malheur, avant de l’enfouir dans sa poche.

- Regarde Jacques ! s’écrie la femme en robe de chambre en le désignant du doigt. C’est un petit ramoneur… Mon dieu, il est couvert de suie.
- Cela existe encore ? s’étonne le mari, l’air sévère. Allons mon garçon, ce n’est pas une heure pour ramoner les cheminées. Tu es là pour autre chose, n’est-ce pas ?
- Papa, papa ! Un chandelier a disparu !
- Oh ! Je le savais ! Petit voleur, tu vas voir !

L’homme se précipite sur lui. Noiraud court dans la pièce, tentant de se cacher derrière les meubles pour éviter de se faire attraper. Il essaye de rejoindre la cheminée, mais avant qu’il ait eu le temps d’y grimper, le bonhomme l’attrape par le col et le plaque violemment contre un mur.

- Garnement ! Tu vas avoir droit à une correction !
- Jacques, ne soit pas trop dur… Vois comme il est petit… Quel âge as-tu, mon enfant ?
- J’ai neuf ans, madame, souffle Noiraud.
- Ote ta casquette, éructe l’époux furieux, que l’on voit ton visage !

Une expression de stupeur passe sur sa face violacée.

- Par quelle magie…

La femme, tenant sa fille par la main, s’approche également du petit garçon. A le voir, c’est vrai, on pourrait croire qu’il vient d’être aspergé de farine.

- Voilà un drôle d’aspect… dit la femme en l’observant de haut en bas.
- C’est un fils du diable, ce morveux ! enrage l’homme. J’appelle la police.

Cette fois-ci, la femme, perturbée par l’apparence étrange de Noiraud, ne contredit pas son époux.

Son maitre ayant disparu dans la nature, personne ne peut venir en aide au petit Noiraud, qu’on accuse d’être l’instigateur ET l’auteur du crime commis. Il est envoyé au bagne pour enfants, qui dans les années 20 existe bel et bien, et n’a pas grand-chose à envier au bagne des adultes.

Ainsi commence la période la plus noire de la vie de l’enfant blanc. Puisqu’il ne se souvient pas de son véritable prénom, qui n’a jamais eu grand usage, on consent à le nommer simplement Noiraud. Il ne connaitra jamais d’autre appellation. Au bagne, il se fait un copain, un seul, un gamin de 14 ans un peu taré. Il voit des enfants morts partout autour de lui, il parle très vite et se met parfois à rire au milieu d’une conversation, comme ça, sans raison. Il aime bien Noiraud, car il pense que l’enfant est un esprit d’un autre monde venu le visiter. Il le protège et prend soin de lui, un peu trop parfois. Noiraud subit la vie encore plus rude que celle qu’il a connu, celle des maisons de correction pour enfants terribles. Le racket, la violence et l’humiliation sont le lot quotidien de tous les pensionnaires, en particulier les plus jeunes.

Les visites sont interdites et les gâteries inexistantes. Tous connaissent la même réalité, qui se borne aux murs de pierre infranchissables qui les maintiennent prisonniers. On leur fait comprendre que le monde ne les veut plus, ils sont des indésirables que l’établissement a consenti à recueillir. Noiraud s’accommode comme il peut de cette vie, difficile aussi, mais tellement différente de l’existence en pleine air, presque frivole en comparaison, qu’il connaissait auparavant. Son tempérament sensible et innocent n’est pas d’une grande aide dans ce monde sans pitié. Chaque fois qu’il se retrouve seul, la violence et la crainte ne tardent pas à propager leur ombre sur lui. Il subit les insultes, les bousculades, les offenses, il a droit au « coup du cirage » dans le silence de la nuit, comme tant d’autres avant lui, pour le bizuter. C’est d’ailleurs la nuit, sa plus grande amie auparavant, qu’il redoute le plus à présent. La nuit, dans le dortoir obscur, tout peut arriver, et d’ailleurs tout arrive.

Noiraud grandit mal, il parait plus petit que son âge et sa santé s’est dégradée à cause des privations et de la cendre qui encombre toujours sa poitrine. Sa différence n’est pas mieux perçue en ce lieu qu’au sein de sa troupe de ramoneurs. Il apprend à se méfier, à rester sur ses gardes, à garder jalousement son bien et à ne dormir que d’un œil. C’est un miracle qu’il parvienne à conserver le médaillon de sa mère ainsi que la petite clef, qu’il n’a jamais rendue. Sa mère, il l’observe tous les soirs, laissant son portrait se faire illuminer par un rayon de Lune, tandis qu’il le contemple avec un sourire attendri. Il sait qu’elle viendra. Cette certitude, qui n’a rien d’un espoir, le fait tenir le coup.

En dehors du travail forcé et de la nourriture minable auxquels les enfants – car ils le sont encore – ont droit, les châtiments corporels ont bon train. Mais la pire menace ne vient pas des adultes, même si pour eux les gosses cloitrés ne sont rien d’autres que des bêtes sauvages qu’il convient de dresser. Non, la pire menace, ce sont les autres. Des enfants qui ont oublié de l’être, déshumanisés par les traitements infâmes qu’ils supportent depuis trop longtemps. Ils n’ont connus que cette loi de la jungle, où la moindre faiblesse est un gouffre dans lequel on tombe si facilement. Les jeunots doivent servir les plus bas instincts des gros caïds.

A 12 ans, Noiraud en parait à peine 10. Les rares médecins qui passent au bagne ne trouvent pas d’explication à ce qu’ils appellent sa «malformation ». Ni à son sang si particulier, dont les globules n’ont rien de rouge, puisque c’est un liquide bleu qui coule dans ses veines ! Ils évoquent l’idée d’un albinisme poussé. Noiraud, par instinct peut-être, ne croit pas à cette théorie, mais il ne dit rien, car il n’a rien pour la contrer. Il laisse les autres parler, comme souvent, car Noiraud ne parle jamais beaucoup.

Cette année-là, une femme bourgeoise et d’une sensibilité exacerbée, rend visite aux petits prisonniers. La plupart sont laids et amaigris, leur regard est farouche et leur corps est usé. La jeune femme a dans l’idée d’en recueillir un. Un oisillon blessé qu’elle voudrait prendre sous son aile. Une utopiste, que les discours dégradants des surveillants ne parviennent pas à décevoir. Elle y croit, à son rêve. Noiraud attire bien vite son regard pétillant, petite silhouette frêle et anormalement pâle, qui ne peut qu’attiser la pitié.

Son caractère incontestablement différent séduit la jeune femme qui décide de le prendre à l’essai. Le système du bagne fonctionne comme un chenil, comme un supermarché actuel même. Satisfait ou remboursé. Garanti d’un mois. Vous pouvez rendre votre article d’ici 30 jours. 30 jours.

Trente jours de rêve pour le petit Noiraud, au nom si farfelu, à la mine si saugrenue ! La jeune femme, qui se laisse appeler « mademoiselle Ombrelle » par Noiraud – elle ne se passe jamais de son ombrelle – l’emmène passer un mois dans sa demeure coquette, en pleine campagne. L’air est si pur et vivifiant que les bronches de Noiraud, accoutumé à la suie des cheminées et à la peur ambiante du bagne, en sont comme grisées. La jeune femme le lave – il n’a par miracles pas de poux, apparemment peu ragoûtés par son sang atypique, mais les puces, c’est une autre affaire –, lui offre un bel habit marin et un chapeau de paille. Passionnée de fleurs, elle lui présente sa collection privée, qui défierait le Jardin des Plantes. Noiraud a droit à une chambre pour lui tout seul, une grande chambre confortable, remplie de jouets en tous genres. Des petits soldats, un train, des instruments de musique, des figurines de bois, un cheval à bascule, des peluches en paquets… Peu habitué à cette profusion de confort et de divertissement, Noiraud est presque mal à l’aise, hésitant, il a l’impression de salir cet univers édulcoré. Pourtant, un jouet retient son attention, un jouet parmi tous les autres. Il s’agit d’un long pantin de chiffon, magnifique, qui représente le petit clown Pierrot. Son air triste est si réel qu’il saisit le cœur de Noiraud, qui adopte aussitôt la poupée. Il ne le quittera plus.

Une existence tout autre commence pour le jeune garçon. Ses capacités de chant émerveillent bien vite Ombrelle, qui prend soin de lui apprendre tous les morceaux qu’elle connait, l’accompagnant au piano. En quelques semaines, Noiraud apprend à lire, aussi bien les mots que les notes, et il apprend vite. C’est un enfant qui se révèle curieux et réactif, fort vif d’esprit. Ombrelle l’initie à la magie des contes de fée, qu’il dévore et réclame de soir en soir. Il admire Peter Pan, capable de voler et de combattre des pirates, suit Alice dans ses voyages fantaisistes, et se reconnait dans Pinocchio, l’enfant différent qui rêve d’être un vrai petit garçon, recueilli finalement par une fée mère. Cette passion demeurera. Il aime aussi nager dans le bassin et grimper dans les arbres, le contact à la nature, si rare jusqu’alors, devient une chose essentielle qui le vivifie.

Il demeure très farouche, ne supportant guère les contacts, les ordres ou l’impudeur, restant très souvent seul dans son coin. Il parle plus avec ses jouets qu’avec les gens qui le visitent. Il craint la foule et les regards. Malgré tout, Ombrelle parvient peu à peu à l’apprivoiser. Son « petit sauvage » comme elle l’appelle, consent de plus en plus à passer du temps en compagnie des Hommes. Mais le plus souvent, la femme et l’enfant sont seuls, tous les deux, deux âmes esseulées qui se tiennent compagnie.

Ce bonheur naissant prend subitement fin, car un décès dans la famille d’Ombrelle vient d’être annoncé. Elle doit se rendre à plusieurs centaines de bornes de là, et n’ayant pas encore adopté l’enfant de manière officielle, la jeune femme n’a pas le droit de le confier à quelqu’un d’autre. Elle est contrainte, à grand renfort de larmes et d’embrassades désolées, de retourner l’enfant – l’article – au dépôt. Pas de panique, pas d’inquiétude, assure-t-elle. Dès qu’elle sera de retour, elle viendra le chercher. C’est une promesse, c’est même un serment. Elle viendra et plus jamais ils ne se quitteront. Noiraud, qui est fragile mais brave, ne verse qu’une seule larme en tout et pour tout, en voyant la silhouette de sa bienfaitrice disparaitre dans une voiture.

On lui redonne bientôt sa blouse, qui remplace l’élégant habit marin, et on lui rase les côtés de la tête. Il n’a eu le droit d’emporter de sa demeure dorée que le pantin de chiffon, son seul ami pour toujours, qu’il serre fort contre lui. Trois jours. Il doit attendre trois jours. Noiraud tient bon.

Le retour est rude, la jalousie empeste l’air et rend les regards poisseux. Ils collent sur lui. D’autant plus qu’en sa qualité de « précommandé », Noiraud est exempté de travail. Mais tout se joue le dernier soir. Avant le diner, le directeur en personne vient voir Noiraud, dans sa chambre, qui a plutôt l’apparence d’une cellule. Etrangement doux, voire mielleux, l’homme s’assoit à ses côtés et lui demande des choses qu’on ne lui demande plus depuis… en fait, il semble qu’on ne lui ait jamais demandé ces choses. Comment te sens-tu ? Es-tu content ? Tu vas bien ? Noiraud répond timidement, cette proximité nouvelle le met mal à l’aise. Le directeur lui adresse une caresse sur la tête et un sourire paternel, avant de prendre congé. Il rajoute tout de même, avant de passer la porte :

- Viens me voir ce soir, j’ai un présent pour toi, avant ton départ.

Au diner, Noiraud évoque l’entrevue, et quelques rires fusent, ainsi que, plus étrange, des regards fuyants et des moues crispées. Son grand ami protecteur se penche sur lui :

- T’as intérêt à garder la ceinture serrée, si tu veux mon avis. Le vieux, quand il invite des mômes dans son bureau, c’est pas pour causer. Tu piges ?

S’il pouvait pâlir, Noiraud l’aurait fait. Il fixe le regard brillant du garçon.

- Quoi ? chuchote-t-il, ahuri.
- Allez, t’en fais pas. La plupart y sont passés, ici. T’as l’âge maintenant. On s’y fait. C’est qu’un mauvais moment à passer. Tu as juste à penser à autre chose, faire croire que ça t’a plu. Après tu fais comme si de rien n’était. On s’y fait.

Noiraud déglutit difficilement, une sueur froide glisse dans son dos. Il a la nausée.

Après le diner, se retrouvant à nouveau seul, Noiraud se répète les mots qu’il a entendu. Juste un mauvais moment à passer. Penser à autre chose. On s’y fait. On s’y fait. Il se les récite en boucle, en marchant, jusqu’à arriver devant la porte du bureau. Juste un mauvais moment à passer. Il lève le bras. On s’y fait. Il frappe à la porte.

Le directeur l’attend. Il est assis dans son fauteuil, près de la cheminée, il sourit. Dans son regard dansent les flammes qui brûlent dans l’antre.

- Viens… Approche… Je vois que tu as amené ton pantin avec toi. Tu veux un verre de vin ? Du gin ?
- N… Non merci.
- Viens t’asseoir, Noiraud.

Fébrilement, Noiraud s’installe dans le grand fauteuil face à celui du directeur.

- Tu veux un cigare ? Tu es un grand garçon, maintenant. Presque un homme !
- Non merci.
- Comme tu veux. Tu sais que tu es un petit garçon épatant.

Noiraud ne dit rien.

- Et tu es très beau. Je sais que beaucoup se sont moqués de toi à cause de ton apparence… spéciale. Mais tu sais, ils sont simplement jaloux. Ils aimeraient bien être uniques, eux aussi.

Noiraud ne dit rien.

- Tu sais…

Le directeur se lève et s’approche légèrement, regardant les flammes de son regard embrasé.

- Tu me fais penser à un ange. Les anges sont des créatures magnifiques, remplis d’innocence et de grâce… Tu crois aux anges, Noiraud ?
- Je ne sais pas.
- Moi, quand je te vois, j’ai envie d’y croire. Tu as vraiment l’air d’un ange. Je l’ai tout de suite remarqué.

Noiraud ne dit rien. des gouttes de sueur perlent sur son front. Son cœur bat trop fort. Le directeur se rassoit et lui dit, avec un geste de la main :

- Allez, viens. Viens t’asseoir sur mes genoux.

N’ayant pas le courage de désobéir, Noiraud s’exécute. Son corps vibre au contact du pantalon du directeur, qui se met à lui caresser les cheveux. Sa gorge le brûle.

- Tu es un très bel enfant. Un petit ange. Tu sais, le blanc est la couleur de la pureté.

Sa main descend et se pose sur la cuisse de Noiraud. Le petit garçon bondit et recule doucement, le souffle saccadé. Le directeur le regarde un moment avant d’éclater de rire.

- Tu n’as pas à avoir peur, enfin ! Je ne vais pas te faire de mal. Allons, approche…

Mais Noiraud fait non de la tête, reculant encore d’un pas. Des larmes de peur embuent ses yeux. L’homme se lève et le rejoint.

- Voyons, ne sois pas ridicule. Tu es grand, à présent. Ne fais pas ton bébé.

L’homme s’approche encore, trop près, Noiraud peut sentir son haleine. Il veut s’écarter mais le directeur pose sa main sur ses épaules et la serre très fort. Affolé, pris au piège, Noiraud panique. Il se saisit d’un tisonnier et frappe le directeur à la tête. Celui-ci tombe à genoux, agrippant son crâne ensanglanté.

- Petit salopa…

BANG ! Noiraud frappe, frappe, frappe encore. Le tisonnier rebondit sur la tête du directeur, qui gémit et s’écroule. Il ne bouge plus. Noiraud respire fort, une douleur incendie sa cage thoracique. Epuisé, choqué, tétanisé, il laisse tomber son arme et s’agenouille devant le corps sans vie du directeur. Mais il n’a pas le temps de réaliser la portée de ses actes. Il est devenu un criminel.

Il parcourt la pièce le corps tremblant, trouve un vase dont il ôte les fleurs brutalement, et en déverse l'eau sur le feu qui meurt aussitôt. Prenant Pierrot entre ses dents, Noiraud pénètre dans la cheminée et entreprend de l’escalader. Arrivé au sommet, il observe le paysage. Il fait nuit. Le ciel est couvert de nuages. Il se laisse glisser le long d’une gouttière et s’enfuit sans se retourner. Il court pendant des heures, ne s’autorisant aucune pause malgré son corps qui hurle en silence. Sa respiration n’est qu’un souffle court. Alors qu’il parcourt une forêt dense et lugubre, il finit par s’écrouler sur le sol. Il sombre dans l’inconscience, succombant à l’épuisement. Et un étrange rêve infiltre son sommeil…

Dans son rêve, Noiraud voit la Lune, pleine et lumineuse. Il voit une silhouette se détacher de la Lune, une silhouette de femme à la chevelure interminable et au teint aussi blafard que lui. Elle le regarde avec tendresse et lui parle.

- A présent mon enfant, il est temps de te conter ton histoire.

Elle lui touche le front de l’index, et des images inconnues se révèlent à son esprit. Il voit cette même femme vaporeuse et éclatante, entrer dans le corps d’une femme comme par magie, se superposant à elle. La femme du portrait. Il voit le visage d’un homme qui lui ressemble étrangement, même les traits les plus bizarres. Il voit la femme du portrait, brune et belle, embrasser l’homme qui lui ressemble. Il se voit nourrisson, une fois bercé par la femme du portrait, une fois bercé par la déesse lunaire elle-même. Il se voit dans un couffin, puis dans un rayon de lune.

- Mais alors, qui est ma mère ? demande-t-il dans son songe.
- Tu as le privilège rare d’avoir deux mères, une mère du ciel, une mère de la terre, et ce à jamais.
- Qui suis-je ?
- Le dernier fils de Lune. Je suis la mère de chaque fils de mes fils, la mère suprême, qui veillera sur toi pour l’éternité. J’ai engendré ton père, comme j’avais engendré son père, comme je t’ai engendré. Tu es l’incarnation de mon premier fils, le premier enfant lunaire. Mais sans ta mère de chair, jamais tu ne serais venu au monde. Ne te laisse pas mourir, mon enfant. Vis, car tu es le dernier fils de Lune.

Dans un sursaut, Noiraud s’éveille. Il lui faut plusieurs minutes pour s’extraire de ses visions et revenir à la réalité. Les bois sombres l’encerclent toujours. Il se relève, l’écho de la voix lunaire résonnant dans sa tête. Il erre un moment, hagard et assommé, il a l’impression d’être dans un autre monde. Cela dure des heures, peut-être des jours. Il est comme désincarné, évaporé, ailleurs.

Au bout d’un temps incertain, il voit alors parmi les arbres une grande bâtisse, une sorte de vieux manoir à l’aspect un peu sinistre. C’est la première demeure qu’il voit depuis son escapade. Craintif, il s’approche. Mais il n’a pas le temps d’hésiter. Le froid lui mord les os, il s’écroule de fatigue et de douleur, il a peur tout seul. Il pourra se réfugier là-dedans le temps qu’Ombrelle vienne le chercher. Le temps qu’il revoie la Lune, sa mère céleste, et la femme du portrait, sa mère d’ici.

Alors il entre. La lourde porte de bois se referme derrière lui. Il est condamné.



Caractère


Noiraud est un enfant lunaire, la tête peuplée de rêves et les sens toujours à l’affût. Il est incroyablement touché par l’art et toutes ses formes, la poésie, la peinture, la musique… Il a appris à parler en chantant, et ne peut s’en empêcher. C’est un contemplatif, il peut passer des heures à observer une personne, un paysage, un élément naturel, un tableau, le ciel… Son esprit est celui d’un poète, pour lui la fantaisie est partout, et il peut aisément prétendre qu’il a entendu une étoile rigoler ou un arbre éternuer. Cela n’a rien à voir avec quelque invention, c’est simplement sa vérité.

Mais il est aussi un enfant durci, craintif et farouche, car son existence rude ne lui a pas appris l’importance de la tendresse. Il est sans cesse aux aguets, et son caractère bien trempé lui vaut quelques embêtements. Malgré son âge et sa carrure, il ne craint pas de se mesurer aux plus grands, dans un mélange d’orgueil, de bravoure et d’inconscience. Bien qu’il craigne les contacts touchés, il n’est pas rare qu’il se bagarre. Cela vient aussi du fait qu’il est particulièrement conscient de sa différence, qu’on a raillé et décrié toute sa vie, et qu’il a fini par voir comme une faute, une tare. Il a toujours peur qu’on lui veuille du mal, qu’on se moque de lui ou qu’on cherche à le manipuler.

Cependant, c’est un être doux, innocent, facilement émerveillé. Il est aussi curieux, il aime comprendre, savoir, découvrir, y compris lorsqu’il s’agit de personnes. Il ne s’encombre guère des convenances, il est assez direct et sincère, ce qui lui donne une allure un peu déroutante. Son éducation ne l’a pas rendu très bien élevé, il peut paraitre rude et impoli. Et quand il a peur ou mal, il le montre le moins possible. Il n’aime pas non plus les règlements, et même s’il craint d’être châtié, il prend parfois le risque de les braver. C’est un enfant plutôt solitaire, agile et vif d’esprit, qui aime grimper sur le toit et parcourir l’extérieur, même la nuit. Même s’il tente parfois de le cacher, il reste un enfant, avec toutes les forces, les faiblesses, les craintes et les désirs que cela implique. Il aime les jolis jouets, dont il a pourtant manqué. Il se promène ainsi souvent avec un vieux pantin de chiffon qui représente Pierrot, un autre enfant lunaire. Il est facile d’attirer son attention, ne serait-ce que si vous portez quelque chose source d’éclat sur vous. Il ne le lâchera pas des yeux, à la manière d’un chat qui joue avec une tâche de lumière sur un mur. Il adore aussi les bougies, les ampoules, les lucioles, le feu, et la neige. Son jeu préféré est la toupie, et il adore aussi les tours de magie et les cartes à jouer.

C’est un collectionneur, qui collecte de petits trésors secrets. Des bijoux, des perles, des pièces, des trucs qui brillent – incluant des morceaux de verre, des boutons, des épingles… –, un peu comme une pie voleuse. Il connait très bien le ciel, y compris les étoiles dont il connait les positions par cœur. Il sait deviner le temps qu’il fera. Son souhait le plus cher est de retrouver sa mère, dont il ne se rappelle plus mais qu’il aime tout de même de tout son cœur. Il est persuadé qu’elle l’attend. Il est aussi fasciné, irrémédiablement attiré, par la Lune, qu’il voit à la fois comme une fée et un pays. Elle est d’un effet extraordinaire sur lui.

On peut l’approcher, si on ne vient pas trop près. Même s’il parait dur et résistant, une fragilité évidente transparait dans son regard. Il est particulièrement sensible, pour lui comme pour les autres, et il ne serait pas si difficile de le briser. Et puis… Il a l’air triste. Il a toujours l’air un peu triste. Un peu mélancolique. La vie sur terre ne lui convient guère… C’est qu’il ne vient pas d’ici, le fils de Lune.


Physique


Noiraud, dont le nom témoigne d’une cruelle ironie, ne ressemble pas beaucoup aux petits garçons de son âge. Il est très petit pour ses 12 ans, et plutôt chétif. Ses membres sont frêles et paraissent fébriles. Par ailleurs, son étrange nature fait qu’il est extrêmement léger. Son visage est tout rond et plutôt plat, avec de grands yeux, un petit nez court, une bouche mince. Il évoque l’astre lunaire. Ses cheveux sont d’un blanc lumineux, aux reflets vaguement argentés, et toujours ébouriffés. Sa peau est extraordinairement diaphane, et cela sur tout le corps, excepté ses paupières au teint plus assombri. Ses petites lèvres sont aussi blanches que le reste de son corps. En revanche, il rougit facilement lors d’une émotion un peu vive, et ses joues se parent alors d’un teint spécial qu’il peine bien à cacher – quelques précisions plus bas. Il est en général très expressif.

Ses yeux sont un autre fait étrange de son anatomie, ils sont d’un bleu profond, en harmonie avec les caprices du temps, comme si un caractère céleste les habitait. Lorsque le ciel est d’un bleu vif et clair, ses yeux le seront aussi, lorsqu’il fait nuit, ses yeux deviennent presque noirs, sauf lorsqu’il contemple la Lune et qu’ils deviennent étincelants comme des astres. Et lorsque le ciel est grisâtre et pluvieux, son regard s’embrume lui aussi d’un voile gris.

Une chose mérite d’être mentionnée à propos de l’apparence de Noiraud… Ce n’est pas réellement un trait physique, mais une particularité de taille tout de même. En effet, le sang de Noiraud n’est pas rouge, il est… bleu ! D’un bleu pâle et lumineux, comme un rayon de lune. C’est un autre de ses complexes, puisqu’étant de nature assez émotive, Noiraud se met parfois à saigner du nez, et un petit filet bleuté se met à couler jusqu’à ses lèvres. C’est ainsi que lorsque le sang lui monte aux joues, il ne rougit pas, il bleuit ! Et lorsqu’il éternue, une sorte de poudre lunaire, comme une poussière pailletée, sort de sa bouche. C’est assez amusant.

Il se vêtit de manière assez ancienne, sauf lorsque sa garde-robe se prend d’élans fantaisistes. Des culottes courtes, des chemisiers, des bretelles, des vestons ou des pull-overs généralement dépourvus de manches… Quand il sort, il porte toujours une cape bleu foncée qui le couvre le haut du corps, une pèlerine de laine chaude qu’il n’a jamais quitté. Il a parfois une casquette ancienne, dont il a pris l’habitude de se couvrir afin de dissimuler sa chevelure opaline. Ses souliers sont de vieux godillots de cuir très usés, qu’il enfile avec de grosses chaussettes de laine. Sa garde-robe est farceuse, il lui arrive de lui proposer des vêtements bien trop grands, bien trop courts, ou tout simplement complètement bariolés. Il s’y fait, malgré les railleries de Monsieur Crapaud !

Noiraud a une voix très chantante, fluette mais profonde en même temps, elle est mélodieuse.






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MessageSujet: Re: Noiraud    Mar 4 Juin 2013 - 0:28

Hey, rebienvenue Flocon !
Bon eh bien, je n'ai pas grand chose à dire :) Je n'ai pas noté de problèmes, et puis ton personnage est vraiment mignon ♥ Une seule chose (mais peut être y avais tu déjà pensé ?) : La lune du PI n'est sans doute pas la même lune que son monde d'origine. Du coup, je pense qu'il ne pourra plus communiquer avec sa mère via ses rêves, il sera vraiment coupé de tout ça. C'est bon ?

Bien, sinon, bah, je te valide donc !
Tu peux dès à présent commencer le RP ! N'hésite surtout pas à t'incruster dans le HJ et n'oublie pas de déclarer ton pouvoir. ;)



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Noiraud

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