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 [RUDY] "Ta verdure est-elle un secret ? Ton parfum est-il un langage ?" [Noiraud & Nick]

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MessageSujet: [RUDY] "Ta verdure est-elle un secret ? Ton parfum est-il un langage ?" [Noiraud & Nick]   Sam 22 Juin 2013 - 22:52


Trop de choses s’étaient déroulées depuis l’arrivée de Noiraud. Il se sentait sans cesse broyé par un étau de confusion, incapable d’appréhender tous ces éléments qui lui évoquaient davantage une tornade qu’une existence nouvelle. Cela faisait deux semaines que Noiraud vivait dans l’enceinte du Pensionnat Interdit.

Il avait ainsi pu faire la rencontre la plus étonnante de sa vie : celle de son ami imaginaire. Cette espèce de ouistiti au pelage aussi immaculé que lui, qu’il avait sobrement nommé Monsieur Singe, et qu’il n’aurait espéré connaitre que dans ses songes passés, avait finalement pris vie. Il le suivait partout, gambadant sur les murs, s’accrochant à ses bras, se posant sur son épaule. Le côté envahissant et moralisateur de l’animal avait bien vite irrité le petit garçon, qui en venait d’ailleurs à se demander s’il n’aurait pas préféré avoir une imagination moins fertile. Mais enfin, au moins il se sentait moins seul.

Car bien que l’amitié n’eût jamais été une valeur très sûre au cours de sa vie, Noiraud n’avait trouvé personne dans le pensionnat avec qui partager ses tourments jusqu’alors. Tout d’abord, il était un des plus jeunes pensionnaires, et son âge ambigu, entre enfance et adolescence, ne facilitait pas les approches. Trop âgé pour être intégré aux plus jeunes groupes, mais rejeté par les plus grands, son temps se consacrait exclusivement à l’exploration craintive et solitaire du château…

Oh, Noiraud n’allait jamais bien loin ! Chaque pièce lui faisait peur. Le manoir semblait avoir une âme, une âme fourbe et noire qui planait dans l’atmosphère et suintait des papiers peints vieillis. Il n’avait osé s’aventurer que dans quelques couloirs et dans les salles les plus empruntées. Cependant, sa découverte la plus douloureuse ne fut pas de cet ordre-là…

Il y avait bien une Lune en ce lieu. Une Lune ronde, blanche et lumineuse, semblable en tous points à celle qu’il avait toujours connu ailleurs. En tous points ? Mais non ! Cette Lune-là était silencieuse ! Désespérément silencieuse ! Pourtant, le songe qui avait habité l’esprit de Noiraud, peu de temps avant son arrivée, celui dans lequel la déesse lunaire se présentait à lui en tant que mère… Ce songe n’était pas si loin, et ce songe n’était pas un songe. Il savait, car la Lune avait veillé à éclairer sa conscience, qu’il venait de découvrir une vérité insoupçonnable, mais pas moins vraie. Et comment expliquer, sinon, son teint diaphane, ses yeux célestes, et ses cheveux comme neige ? Sans parler de son poids, qui n’excédait guère celui d’un ballon de baudruche…

Aussi, ce songe, cette vérité, cette révélation, n’avaient cessé de tourbillonner dans l’esprit de Noiraud. Sa famille, tant espérée, se révélait à lui de la plus fantaisiste façon, et ce n’était pas pour lui déplaire. Il s’attendait d’ores et déjà à la rejoindre, même si pour cela, il lui fallait traverser le ciel et devenir un morceau de lune. Tout serait mieux que son existence misérable au bagne ! Oh, c’est ce qu’il croyait… Car il s’aperçut vite que la Lune qu’il apercevait de la fenêtre du Pensionnat, n’était pas sa mère, et ne le serait jamais. Cette Lune-là ne viendrait pas le visiter en rêve, ne le protègerait pas des douleurs terriennes, ne le bercerait pas en le nommant « mon enfant ». Cette Lune-là n’était pas sa mère. Noiraud avait pleuré, dans le silence et dans la solitude, il avait pleuré longtemps.

Une seule obsession à présent. Partir.



♣ ♣ ♣



Ce matin-là, Noiraud s’était éveillé à l’aube, car il ne voulait pas être dérangé dans ses recherches. Ne cédant pas au désespoir, il avait refusé d’admettre son sort et de se résoudre à passer l’éternité entre ses murs. C’est avec grand intérêt qu’il avait eu vent des rumeurs à propos de ce Rudy, qui avait généreusement – et dangereusement – laissé des indices sur une éventuelle évasion, un peu partout dans le Pensionnat. L’ensemble de l’établissement était à présent une grande ruche fourmillante, tentant de dénicher les pistes qui les mettraient sur la voie. Tout aussi fébrile qu’eux, Noiraud avait tenté de se joindre aux recherches, mais il était souvent rembarré. Dans le Pensionnat, c’était un peu la Loi du plus fort, une règle qu’il ne connaissait que trop bien, car elle était de mise dans les bagnes qu’il avait connu. Toutefois, il n’était pas décidé à renoncer. Noiraud était, à sa façon, un dur à cuire.

Une fois que sa garde-robe eut bien voulu lui donner des vêtements décents, dignes répliques de ceux qu’il portait dans son autre vie – à savoir, culottes courtes, chemisiers, tricots et godillots tel qu’il s’en porte dans les années 20 – Noiraud tâcha sans succès d’aplatir sa chevelure avant de quitter sa chambre pour gagner… La Véranda Secrète.

S’il se rendait dans cet endroit étrange, ce n’était pas tant afin de mettre toutes les chances de son côté – il doutât que beaucoup d’indices y fussent cachés – mais plutôt parce qu’il s’avait qu’il y serait tranquille. Peu d’enfants occupaient cette salle, privilégiant les pièces très empruntées tel que le salon ou le hall. Par ailleurs, l’esprit poétique de Noiraud était très sensible à la fantaisie du lieu.

Il pénétra un peu timidement dans la véranda, regardant autour de lui avec méfiance. Personne. La porte se referma derrière lui. Quelle étrange salle ! Noiraud ne put réprimer un sourire devant cette effervescence de formes et de couleurs extravagantes, digne d’un rêve édulcoré. Il fit le tour de la pièce, s’attardant parfois sur une plante bizarre ou une fleur magnifique. Un doux parfum floral et frais chatouillait délicieusement ses narines. D’autres plantes, en revanche, avaient une allure menaçante. On avait l’impression qu’elles s’apprêtaient à vous choper un doigt par inadvertance… Il y avait même un hamac ! Mais l’heure n’était pas à la paresse. A la vue des gigantesques pensées qui s’élevaient devant lui, Noiraud, entrainé par sa condition de ramoneur, entendait les grimper dans l’espoir d’y trouver quelque chose. Si Rudy avait été assez intelligent pour berner les dirigeants du lieu, il ne devait pas avoir caché les indices dans les endroits les plus faciles d’accès…

Mais avant qu’il eût pu faire le moindre mouvement, une énorme bête féroce bondit dans la pièce. Noiraud se retourna vivement, faisant face à un étrange félin qu’il n’avait pu voir dans aucun livre – bien qu’il en eût peu parcouru au cours de sa vie. Il eut si peur qu’il mouilla légèrement ses sous-vêtements. Monsieur Singe, quant à lui, était agrippé à son dos, ses griffes plantées dans sa chair. Jamais encore Noiraud ne s’était retrouvé dans une situation si critique. Incapable de faire un geste, il demeurait droit et figé, son regard bleu plongé dans les yeux noirs de l’animal, attendant de savoir si sa chétive personne pouvait représenter un déjeuner convenable…


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MessageSujet: Re: [RUDY] "Ta verdure est-elle un secret ? Ton parfum est-il un langage ?" [Noiraud & Nick]   Mar 25 Juin 2013 - 2:27

Colours are brighter than before.
C'est cueillir les fleurs où se faire cueillir.


    Clang, clang... Le bruit sourd de semelles d'acier sur le sol froid, les vibrations répercutées dans la carapace de fer, rampant vers le haut pour aller mourir dans un son de cloche triomphal au sommet du casque hermétiquement clos, tout cela rendait Nick à moitié fou. D'ordinaire, il suffisait qu'il soit un peu sur les nerfs pour que le moindre bruit importun le fasse entrer dans une crise de rage intense qui s'exprimait généralement par des hurlements suffisants pour couvrir la perturbation originelle. Maintenant que chacun de ses mouvements déclenchait un concert de cliquetis, grincements et couinements de jointures en tous genres, le garçon avait l'impression que son cerveau était en train de se liquéfier à l'intérieur de sa boîte crânienne en raison du trop-plein de pression qui y régnait en permanence.
    Seulement voilà. N'ayant aucun moyen de s'extraire de l'armure dans laquelle la mauvaise fortune l'avait engoncé pour une durée indéterminée, il n'avait pas d'autre choix que de faire avec. Faire avec où succomber d'un accident cardio-vasculaire, à voir.
    Visiblement, un certain instinct de survie automatique devait régner dans ce petit corps, puisque Nick se trouvait étonnamment calme depuis quelques jours. Ses camarades de chambres auraient même pu attester du fait que la fréquence de ses cris avait diminué. Par contre, les chocs répétés marqués par les pas de l'armure qui tournait en rond dans le dortoir était prompte à leur mettre les nerfs en pelote. Et ceux des voisins du dessous aussi.
    En bref, devenu insupportable pour les oreilles de ses compatriotes pour d'autres raisons que les causes habituelles, Nick avait gracieusement décidé - après quelques noms d'oiseaux parfaitement adaptés aux jolies plumes de Lukas d'ailleurs - d'aller promener sa mauvaise humeur vers d'autres horizons.

    La mauvaise humeur en question s'était rapidement orientée vers un point précis, qu'il avait appris à mieux connaître depuis qu'il avait compris que c'était à cause de lui qu'il se retrouvait dans cette situation passablement inconfortable. A savoir, Rudy qui cachait ses crétines de feuilles au lieu de les distribuer bien gentiment. Parce que cette alternative aurait quand même évité que des gens qui n'avaient rien demandé se retrouvent coincés dans une armure pour le restant de leurs jours.
    Quoi qu'il en soit, par un cheminement de pensée un peu biscornu, Nick avait fini par attribuer à Rudy la responsabilité de tous les malheurs que le monde pouvait décider de lui faire choir sur la tête depuis le moment précis où il avait mis un pied dans cette fichue boîte de conserve. Ce qui impliquait, selon la logique implacable des soldats et paysans de son monde d'origine, que le Rudy en question trouve un moyen de le sortir de là. Tout préjudice implique une réparation.
    Cela dit, le fait que ce satané rouquin soit mort ou disparu depuis un paquet d'années maintenant compliquait singulièrement l'affaire.
    Cependant, cela n'empêchait nullement le jeune garçon de chercher une solution à ses problèmes. Et la seule qu'il avait trouvée pour le moment était, comme les trois quarts des pensionnaires actuellement, de chercher. Des feuilles. Celles-là même qu'il cherchait avant de se retrouver en boîte, oui. Parce que peut-être réunir le carnet pourrait hypothétiquement annuler le maléfice, et que de toute façon il n'avait ni les ressources ni la patience nécessaires pour envisager une autre solution.

    Cela dit, il ne savait toujours pas pourquoi il avait décidé de monter ces crétins d'escaliers. Pour se prouver quelque chose à lui-même, peut-être? Quoi qu'il en soit, parvenu à la troisième marche, le preux chevalier qu'était devenu Nick bien contre son gré commença à ressentir les effets du poids du métal qu'il avait sur le dos. Lever le pied devenait - bizarrement - de plus en plus difficile, et il avait davantage l'impression de gravir une montagne que d'enjamber cinq marches jusqu'au palier suivant.
    Et de fait, le petit brun aurait été bien embêté, coincé sur une dénivellation au milieu de l'escalier jusqu'à la fin de sa vie, si son AEA n'avait pas décidé de se montrer à ce moment-là.
    Nick était parfois sceptique vis-à-vis de Levi, mais ce jour-là, il l'avait béni.
    Ainsi, grâce à l'aide précieuse de son félin géant, le garçon avait pu avec succès gravir les étages, traverser des pièces et des pièces accroché au pelage noir et soyeux de l'animal, jusqu'à cette étrange porte de derrière laquelle s'échappait une lourde odeur végétale. Ne voyant aucun problème à cela - après tout, sa dernière chasse aux feuilles s'était déroulée dans une jungle à l'intérieur même du manoir, Nick avait poussé le battant et pénétré avec son AEA dans une grande pièce abondamment éclairée.
    Ensuite, tout avait été très vite.
    Ébloui par cette luminosité qu'il supportait toujours très mal, le garçon avait fermé les yeux un instant en étouffant un hoquet douloureux ; c'est alors qu'un feulement à son côté lui avait appris que Levi se précipitait sur quelque chose ou quelqu'un qu'il n'était pas encore en mesure de voir. Un instant, la confusion embrouilla son esprit : que faisait le grand félin ? Avait-il repéré un ennemi, ou s'en prenait-il à un pensionnaire innocent ? Contrairement à certains autres résidents, Nick peinait toujours à cerner complètement le caractère de son AEA.
    Mais lorsqu'il put distinguer la scène dans son ensemble à travers la grille rabattue de son heaume, l'enfant soldat dut se rendre à l'évidence quant au statut incontesté de victime de celui qui se tenait face à Levi. Sa carrure chétive et ses membres tremblotants n'auraient pas faire frémir un mille-patte, loin de là.
    Alors le chevalier en armure donna de la voix - et comme souvent récemment, le cri en question résonna comme sous une cloche à fromage :

      « LEVI STOP ! » Et avec soulagement, Nick put constater qu'il y avait au moins un être vivant qui l'écoutait dans ce pensionnat. Le félin noir recula d'une démarche méfiante, et son maître le frôla pour s’aventurer près du jeune garçon. Relevant la visière de son heaume, il grogna : « Désolé. Je sais pas ce qui lui a pris. »

    Des excuses plus abouties étaient assez délicates à obtenir de sa part. Monsieur se contenta de lancer un regard peu amène à son AEA qui, nullement gêné, bailla à s'en décrocher la mâchoire avant de s'allonger sur place, pattes élégamment croisées et regard bleu rivé sur l'animal étrange que le gamin pâlot portait sur son épaule.
    Un silence s'épaissit lentement. Puis Nick se rendit compte qu'il devait dire quelque chose et s'éclaircit la gorge pour tenter de briser la glace.

      « Erh. Moi c'est Eastwood. Enfin, Nick. Et toi ? »
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MessageSujet: Re: [RUDY] "Ta verdure est-elle un secret ? Ton parfum est-il un langage ?" [Noiraud & Nick]   Jeu 27 Juin 2013 - 16:23


Noiraud n’aurait su dire ce qui le perturbait le plus. La présence de ce félin menaçant, ou l’arrivée inattendue de son maitre qui n’était autre que… une armure. Une armure digne de celles qu’on trouvait dans les galeries des grands châteaux, ou dans les musées d’exposition, une armure comme celles des livres d’histoire. D’ailleurs, Noiraud jurait en avoir vu contre les murs des couloirs du pensionnat, sentinelles immobiles et silencieuses…

Mais cette armure-là, cette armure-là n’avait rien d’immobile, encore moins de silencieux ! Le bruit lourd et clinquant du métal contre le sol, grinçant à chaque mouvement, était repérable à certainement huit bornes à la ronde. Pendant un instant, Noiraud se demanda si l’armure était occupée ou s’il s’agissait d’un autre sortilège dont l’établissement était friand… Quelle ne fut pas sa surprise alors, lorsque l’individu révéla son visage, et que Noiraud vit apparaitre un jeune garçon à peine plus grand que lui !

Encore sous le choc de l’apparition de la bête, et assez confus par l’aspect singulier de son interlocuteur, il ne put dire un mot pendant ce qui sembla un long moment. Son torse maigre se soulevait à vive allure, tâchant d’apaiser son souffle raide. Quelle frousse ! Le garçon s’adressa à lui d’un ton un peu rude, mais pas inamical. Malgré tout, la méfiance était de mise en ce lieu, et Noiraud demeurait sur ses gardes – tout comme, il en était convaincu, c’était le cas de son compagnon.

Monsieur Singe abandonna son dos pour rejoindre prudemment son épaule, lorgnant tour à tour l’animal gigantesque qui leur faisait face – Levi, donc – et son maitre dans son drôle d’apparat. Lorsque le jeune homme se présenta, ce qui ne lui était jusqu’alors jamais arrivé – personne n’ayant pris cette peine à son égard – Noiraud parvint à se détendre un peu. Ayant retrouvé une respiration plus calme, il repoussa une mèche de cheveux blancs et répondit d’une voix qui se voulait assez ferme :

- Je suis Noiraud. Juste Noiraud.

Il était toujours embarrassé de révéler ainsi ce manque manifeste, qui en plus de témoigner de son absence d’attache et de famille, ne faisait que mettre en avant une autre différence. Et les différences, parmi les jeunes gens, peuvent se retrouver souvent sources de rejet – et bien pire encore…

- Tu es… Tu es une sorte de chevalier, c’est cela ?

Noiraud avait découvert que le Pensionnat ne connaissait de limites qu’au point de vue du cloisonnement. Car des pensionnaires de tout lieu, tout temps, toute sorte vivaient là. Il avait croisé des gens venant de l’Antiquité, de mondes fantastiques, d'un lointain futur et même d’autres planètes. A côté d’eux, son appartenance lunaire faisait presque pâle figure – ce qui n’était pas tellement inhabituel, avouons-le. Ainsi, en voyant Nick ainsi accoutré de ce costume de ferraille, Noiraud en avait déduit simplement qu’il débarquait tout juste du Moyen-Age. Il ajouta, tâchant de dissimuler sa crainte :

- Tu viens pour… quelque chose ?

Il espérait bien que, cette fois, on ne lui prendrait pas sa place.


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MessageSujet: Re: [RUDY] "Ta verdure est-elle un secret ? Ton parfum est-il un langage ?" [Noiraud & Nick]   Ven 28 Juin 2013 - 15:11

    Nick détailla l'autre garçon du regard sans chercher à se dissimuler. Le gosse était plus petit que lui, ce qui en soit était révélateur d'un âge inférieur au sien - même si le brun détestait le reconnaître. En revanche, contrairement à lui, on aurait dit qu'on aurait pu le casser en deux d'un seul coup bien placé. Plus Nick le regardait, plus il lui trouvait l'air fragile comme une brindille, aérien, presque transparent. Était-ce dû à la pâleur de son teint, à la blancheur de ses cheveux, ou à l'éclat troublant de ses prunelles ?
    Et puis, l'aspect général du pensionnaire lui évoquait l'allure des habitants de son monde. Même pâleur lunaire, même cheveux clairs - ils étaient courants chez environ la moitié de la population etarienne, seuls la transparence de ses yeux semblait indiquer son appartenance à un autre monde. S'il n'avait pas su que la probabilité de trouver un congénère dans le pensionnat était largement en-dessous de 50%, Nick aurait pu le prendre pour l'un des siens. Mais il ne s'y trompa pas.
    En outre, le nom que lui servit le jeune garçon n'avait pas les consonances de sa langue maternelle. Lorsque le traducteur automatique du pensionnat lui fit comprendre la signification du patronyme, le brun haussa un sourcil sceptique en songeant qu'il n'avait jamais entendu un nom plus mal assorti. En plus, non content de paraître fragile et de quasiment disparaître une fois de profil, Noiraud ne paraissait pas capable de faire de mal à une mouche. En plus il avait eu peur de Levi alors... - Nick était étrangement incapable de penser qu'on puisse ne pas trouver adorable sa boule de fourrure géante.
    Plongé dans ses pensées, il fut pris au dépourvu par la remarque de l'autre garçon :

      « Tu es… Tu es une sorte de chevalier, c’est cela ? Tu viens pour… quelque chose ? »

    Nick traversa quelques secondes de profonde incompréhension durant lesquelles il dévisagea Noiraud d'un regard vide. Chez lui, le concept de chevalerie n'avait jamais existé : il avait fallu qu'un ami - il ne se souvenait plus qui, d'ailleurs - lui explique en détail l'utilité des armures qui parsemaient les couloirs pour qu'il comprenne qu'il ne s'agissait pas juste de protections de guerre mal conçues - en même temps, quelle idée de se couvrir d'un truc aussi lourd et encombrant. Mais bon, il était vrai que niveau imperméabilité, c'était du gâteau.
    Enfin quoi qu'il en soit, il n'avait rien d'un chevalier mièvre ou quoi que ce soit. S'il était coincé là-dedans, ce n'était pas de sa volonté - parce qu'il aurait vraiment fallu être stupide pour y entrer de son plein gré - mais par un malheureux coup du sort.

      « Euh non. » Fit-il en agitant la main, désireux de dissiper tout malentendu. « L'armure c'est, hm... un petit problème technique. Enfin, fais pas attention. »

    Elle sonnait bizarre, son explication. Mais bon, il ne pouvait pas faire mieux. "C'est une longue histoire", hein. Le garçon retint une grimace puis enchaîna rapidement :

      « Et en fait je cherche des feuilles. Rudy, tu vois ? Et toi ? »

    Le garçon ne savait pas si la nouvelle était parvenue aux oreilles de tous les pensionnaires, alors Noiraud pouvait bien ne pas être au courant. D'un autre côté, Nick ne voyait pas bien ce qu'il aurait pu trouver à faire dans une pièce aussi reculée du pensionnat - et si étrange, surtout. C'était pas un endroit pour faire la sieste. Alors soit le gamin était un grand solitaire, soit il attendait quelqu'un, soit il cherchait quelque chose, lui aussi.


Dernière édition par Nick Eastwood le Sam 6 Juil 2013 - 17:52, édité 2 fois
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MessageSujet: Re: [RUDY] "Ta verdure est-elle un secret ? Ton parfum est-il un langage ?" [Noiraud & Nick]   Mar 2 Juil 2013 - 15:10


Plus le garçon parlait, plus Noiraud fronçait ses petits sourcils blancs. Ce qu’il disait était assez paradoxal. Comment ne pas faire attention à un type qui se promenait en armure ?? Fort heureusement, même si son séjour n’avait duré pour l’instant que quelques semaines, Noiraud avait compris que, entre ses murs, tout pouvait arriver. Même un gamin en cuirasse.

A la mention des feuilles Rudy, Noiraud eut un très léger frisson, et il plissa les yeux sans quitter du regard son interlocuteur. Il n’avait pas l’air menaçant, ni même en compétition, mais Noiraud ne pouvait abandonner la méfiance pour l’entraide. Pas trop vite, en tous cas.

- Oui, je… Un peu comme tout le monde je crois. dit-il prudemment.

A cet instant, Monsieur Singe bondit de son épaule et s’approcha du félin, à présent apaisé, en lui reniflant le museau. Fort heureusement, la bête ne sembla pas rebuté de cette réaction et se laissa faire avec bienveillance.

- En voilà une sacrée bestiole ! s’exclama-t-il alors de sa drôle de voix aigüe. D’où viens-tu, mon gros ? Noyaud, je ne pense pas que ces gens viennent d’un ancien monde. Mais plutôt d’un monde d’après !

L’intuition de l’étrange petit primate était plutôt intrigante, et aussi époustouflante que sa manie d’appeler Noiraud « Noyaud » était irritante. C’était d’ailleurs la première fois qu’il témoignait autant de curiosité à l’adresse d’autres pensionnaires – y compris leurs compagnons. Noiraud le tira par la queue pour le faire revenir en s’approcha un peu plus de Nick.

- Excuse-moi, il n’est pas très poli. Je ne m’appelle vraiment pas Noyaud.

Noiraud se sentir rougir – pardon, bleuir – et il baissa un peu les yeux.

- Je viens d’arriver. Je n’ai pas encore trouvé quoique ce soit. Je suis venu parce que… Tu sais je me fais jeter de partout. Je me suis dit que j’allais être tranquille.

Comme Nick lui lança un regard bizarre, il ajouta précipitamment :

- Ça ne me dérange pas que tu sois là ! Et même… Il marqua un temps, plongeant son regard limpide dans les yeux de Nick. Peut-être qu’on peut collaborer. Ce sera juste pour cette fois. Pour aller plus vite. Tu sais, je pense que ces pensées… Il pointa du doigt les énormes fleurs qui s’élevaient contre les murs de la véranda. Elles ont sûrement des choses à cacher. Alors… Toi tu m’aides à grimper, et si je trouve quelque chose, je le rapporte et on regarde ensemble. Je ne sais pas bien lire encore. Et puis… je suis là que depuis deux semaines. Je connais rien, ici. Si ça se trouve, tu pourras m’aider à déchiffrer des indications.

C’était risqué, assurément, de faire une telle proposition à un inconnu. Noiraud n’avait aucun allié au Pensionnat. Aucun avantage. Aucun privilège. Que des failles et des faiblesses. Nick avait l’air plus assuré, plus averti. Peut-être était-il là depuis longtemps. Ou peut-être était-ce seulement une impression. Peut-être était-ce la présence de Lévi, son étrange félin, qui lui donnait une sorte d’aura de puissance. Et peut-être aussi que, si Noiraud avait précipité cette collaboration, c’était parce qu’il avait besoin d’un ami. Ou au moins, quelqu’un qui ne l’envoie pas promener à tous bouts de champs. Afin de convaincre plus facilement le garçon, il ajouta d’une voix décidée :

- Je grimpe bien. Je ne pèse presque rien. Et je suis ramoneur. Toi, tu es en armure.

Son cœur s’était remis à battre plus fort. Il ne craignait cette fois pas d’être dévoré. Mais il redoutait, plus qu’à tout autre moment, un refus. Il ne savait pas bien pourquoi, car après tout, rien ne le liait à ce jeune homme à l’allure saugrenue. C’était comme ça.


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MessageSujet: Re: [RUDY] "Ta verdure est-elle un secret ? Ton parfum est-il un langage ?" [Noiraud & Nick]   Dim 7 Juil 2013 - 23:55

    A deux pas à peine du jeune garçon, le félin géant battait paisiblement de la queue en reposant son museau sur ses énormes pattes fourrées. Il produisait un tapement sourd et régulier, comme le bruit de la petite aiguille d'une horloge étouffée. Sans s'en rendre compte, Nick commença à battre du bout des doigts contre sa cuisse en rythme, jusqu'à ce que le bruit obligatoire de la cuirasse ne le ramène à la réalité. D'autant plus que le jeune garçon épais comme un courant d'air était en train de lui donner la confirmation de ce qu'il soupçonnait. En même temps, trois bon quarts du pensionnat - moins ceux qui depuis le temps avaient fini par se décourager - cherchaient en permanence ces fichus bouts de papier. Nick avait bien déchanté depuis le jour où il avait cru que Solaine lui racontait des histoires.
    Peut-être qu'ils avaient tous raison de se démener.
    Et dans ce cas, il était bien possible que l'union fasse la force. De toute façon il avait toujours préféré travailler en équipe. Parce qu'en général c'est le mec tout seul qui se fait descendre en premier - entre autres.
    Le brun s'apprêtait de proposer cette solution à sa nouvelle connaissance lorsque la drôle de bestiole juchée sur son épaule en descendit brusquement pour aller s'intéresser à Levi. Machinalement, Nick fit un pas en arrière. L'habitude de se méfier de toute chose inconnue qu'il rencontrait n'allait pas disparaître comme ça ; ce fut néanmoins d'un air presque indifférent qu'il l'écouta parler. Il constata par l'intermédiaire du bref dialogue qui suivit entre les deux inconnus que l'animal était à la fois assez malin pour lui apprendre que Noiraud et lui ne venaient pas du même monde et assez bête pour ne pas réussir à retenir le nom de son maître. Nick n'avait que peu d'affection pour les bêtes lorsqu'elles ne ressemblaient pas de près ou de loin à un individu de la gente féline. Il décida donc de garder un fond de méfiance envers cet animal.

      « Je viens d’arriver. » Reprit Noiraud, comme s'il se sentait forcé de compléter ses dires précédents. « Je n’ai pas encore trouvé quoique ce soit. Je suis venu parce que… Tu sais je me fais jeter de partout. Je me suis dit que j’allais être tranquille. »

    Nick faillit ne pas réagir tout de suite à l'information, captivé qu'il était par la couleur bleuâtre qui envahissait lentement les pommettes du jeune garçon. Tout d'abord il crut que ses yeux, sensibles à la lumière, lui jouaient des tours, et qu'il ne s'agissait que d'un reflet des fleurs ou du soleil sur les vitres qui donnait une teinte bleutée aux joues de Noiraud. Mais peu à peu, il se rendit compte que ce n'était pas le cas, et trouva l'effet plutôt joli, en plus d'être curieux. Enfin, ce fut bref, ses qualités d'appréciation esthétique étant limitée - mais c'est vrai qu'on ne bleuissait pas, sur sa planète, sauf en cas de mort prochaine.
    Quoi qu'il en soit, le jeune garçon n'avait pas l'air à l'agonie, et ce qu'il disait renforçait encore son statut de victime fragile aux yeux de Nick. L'adolescent ressentit une pointe d'affection pour ce petit bonhomme tout pâle.

      « Ça ne me dérange pas que tu sois là ! Et même… Peut-être qu’on peut collaborer. Ce sera juste pour cette fois. Pour aller plus vite. » Voyant Noiraud se tourner vers les fleurs, il leva la tête à son tour. « Tu sais, je pense que ces pensées… Elles ont sûrement des choses à cacher. Alors… Toi tu m’aides à grimper, et si je trouve quelque chose, je le rapporte et on regarde ensemble. Je ne sais pas bien lire encore. Et puis… je suis là que depuis deux semaines. Je connais rien, ici. Si ça se trouve, tu pourras m’aider à déchiffrer des indications. »

    Le jeune garçon parcourut la végétation du regard. Il nota que les feuilles se balançaient sans qu'aucun vent ne bruisse contre son armure ; la taille des plantes, quelles qu'elles soient, leur couleur, tout cela lui paraissait inconnue. Quant aux plantes que lui désignait Noiraud, bien que totalement inconnues de lui, elle lui semblaient tout de même bien fragiles, et il se demandait si son coéquipier parviendrait à y grimper sans en briser la tige. Leurs motifs lui paraissaient vaguement menaçants.
    Mais ça pouvait marcher. Nick hocha la tête avec un grincement. Il n'était pas du genre à contester pour rien.

      « Je grimpe bien. Je ne pèse presque rien. Et je suis ramoneur. Toi, tu es en armure. »

    Pas besoin de surenchérir, après tout. Sans plus de palabres, en bon petit soldat, Nick se dirigea vers les "pensées" et joignit deux mains avec difficulté - les gants de fer n'aidant pas :

      « Ça roule. Allez, grimpe. Par contre je sais pas lire, je te préviens. J'ai jamais trouvé ça utile. » Il jeta un dernier coup d'oeil au-dessus de sa tête : « T'es sûr que tu vas y arriver ? C'est haut, hein, je voudrais pas que tu te casses un truc. »
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MessageSujet: Re: [RUDY] "Ta verdure est-elle un secret ? Ton parfum est-il un langage ?" [Noiraud & Nick]   Ven 12 Juil 2013 - 12:05


Noiraud fut surpris d’entendre que le garçon ne sût pas lire. Si l’intuition exceptionnelle de M. Singe ne s’était pas trompé, Nick venait d’un futur plus ou moins lointain, et Noiraud dut en déduire que l’apprentissage de la lecture ne s’était pas encore généralisé. Voilà qui contrastait tout à fait avec les prédictions dont Mlle Ombrelle lui avait fait part, elle qui était fort convaincue que dans quelques décennies, tous les enfants du monde sauraient lire et écrire.

Il fut encore plus surpris, lorsque Nick déclara qu’il ne voyait pas l’utilité d’un tel savoir. Lui s’était montré si investi dans son enseignement, ravi de pouvoir déchiffrer les étranges symboles qui peuplaient les livres d’histoires… Les personnages de contes et de légendes se révélant être ses seuls véritables compagnons, il s’imagina aussitôt que Nick Eastwood devait être une personne bien seule. Mais l’heure n’était pas à la compassion, ou même à l’analyse psychologique – un art dans lequel le jeune Noiraud n’excellait pas spécialement – car Nick avait finalement accepté ce marché improvisé, et il joignait à présent ses mains afin de servir d’appui.

Nick avait une drôle de manière de parler. « Casser un truc » était une expression étonnante. Si Noiraud n’avait pas été nerveux, il aurait eu envie de rire. Mais il y avait aussi chez le garçon en armure un côté durci – pas seulement à cause du métal qui recouvrait toute son anatomie –, un timbre à la fois amical mais franc, et cela lui rappelait les garçons blessés par la vie que l’on trouvait dans les couloirs des bagnes et des orphelinats. Il se demanda alors si ce garçon-là, qui venait pourtant d’un autre temps et d’un autre lieu, avait connu les mêmes douleurs que lui. Il se demanda s’il avait une famille, et si cette famille lui manquait. Mais, pour l’instant, il osait seulement se le demander à lui-même, à défaut de le demander à l’intéressé.

Noiraud hocha la tête d’un air déterminé, s’apprêtant à prouver à Nick qu’il était digne de leur collaboration. Il inspecta brièvement ses souliers, qui en avaient vu, des murs et des façades à grimper. C’est parti.

Il s’approcha, levant les yeux vers les tiges colossales qu’il faudrait escalader, puis il s’agrippa auxdites tiges en levant le pied sur les mains de fer de son compagnon. M. Singe bondit de son épaule afin de l’accompagner dans son ascension, mais il n’osait guère s’aventurer plus haut que Noiraud. M. Singe n’était pas une créature des plus téméraires.

En vue de son exceptionnelle légèreté, Nick ne devait pas avoir trop de mal à soutenir le poids du petit garçon, qui d’ailleurs quittait maintenant son appui pour s’accrocher de toute ses forces aux tiges verticales. A l’inverse des pierres qu’il devait franchir d’ordinaire, les tiges étaient souples et très lisses, il était difficile d’y rester planté. Noiraud progressait cependant, enfonçant jusqu’à ses ongles dans la matière végétale.

L’odeur des fleurs, et surtout le pollen qui s’échappait de leur cœur, dégageait une atmosphère de plus en plus envahissante. Noiraud avait le nez de plus en plus bleu, à mesure qu’il s’approchait de sa destination. Ainsi, ce qui devait arriver arriva. Il sentit son nez le démanger furieusement, comme si un énorme bourdon s’y était engouffré, et malgré tous ses efforts il fut incapable de contenir son éternuement. Un « atchoum ! » sonore s’échappa de sa bouche, crispant les traits de son visage en même temps de détendre son étreinte. Sous le coup, il lâcha la tige et perdit l’équilibre. Il n'eut même pas le temps de pousser un cri d'effroi, trop surpris par ce revirement de situation. Il se rattrapa de justesse, attrapant à pleines mains une feuille dans sa chute. Il était suspendu dans le vide.

- T… tout va bien ! lança-t-il d’une voix bizarre à l’adresse de son camarade, qui l’observait d’en bas.

Parvenant à se hisser sur la feuille – une fois encore, son poids plume était salvateur, car s’il avait été un garçon ordinaire, sa chute aurait certainement été fatale –, il retrouva la base de la plante et finit son ascension. Ses mains le brûlaient et ses épaules étaient toutes tendues. Il se trouvait à présent au cœur des pétales. Noiraud transpirait abondamment, des gouttes de sueur avaient perlé sur son front, qu’il essuya d’un revers de la manche. Son visage émergea des pétales afin de certifier à Nick qu’il avait réussi l’entreprise, et il lui adressa un signe de confirmation. Il avait réussi. Ne restait plus maintenant qu’à découvrir si quelque chose était dissimulé par ici…


Malheureusement, les pensées ne semblaient pas partager les réjouissances de cette proximité... Avant même que Noiraud eût pu tâter le coeur des fleurs, celles-ci se mirent à vibrer, comme si elles bouillonnaient de colère, puis à se balancer de toutes les côtés, avant de l'éjecter sans ménagement. Il fut projeté dans les airs tel un homme-canon, et son cri s'étouffa lorsqu'il s'étala lourdement sur le sol. Encore une fois, son poids lui sauva la vie, car cela empêcha ses membres de s'encrer dans le sol... Il se releva tant bien que mal, la tête étourdie et les jambes chancelantes... Il était déçu, mais encore plus inquiet de la déception possible de Nick. Après tout, il venait de rater leur première tentative... Ne restait plus qu'à espérer que son interlocuteur en acceptât d'autres.



Dernière édition par Noiraud le Lun 22 Juil 2013 - 10:14, édité 2 fois
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MessageSujet: Re: [RUDY] "Ta verdure est-elle un secret ? Ton parfum est-il un langage ?" [Noiraud & Nick]   Ven 12 Juil 2013 - 14:26





Noiraud escalade les pensées, et trouve :

« Celles-ci n'apprécient pas trop que vous grimpiez sur leurs pétales. Elles commencent à se balancer comme prises dans une tempête pour vous éjecter. »


[ACTION 1/4]

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MessageSujet: Re: [RUDY] "Ta verdure est-elle un secret ? Ton parfum est-il un langage ?" [Noiraud & Nick]   Mer 24 Juil 2013 - 4:01

    Après que Noiraud eut escaladé ses épaules de métal comme un rien, Nick se trouva confronté à un léger problème. D'accord, il était plutôt rassuré par l'aisance avec laquelle le jeune garçon se déplaçait, et par son poids plume - il avait à peine senti la pression de ses pieds sur ses mains, et encore moins vacillé - qui semblaient indiquer à quel point l'ascension vers les immenses corolles bleues serait aisée : en effet, les tiges qui, quoique immenses, lui paraissaient si fragiles, ne risquaient pas de se briser si c'était Noiraud qui les escaladait. Du moins l'espérait-il.
    Le problème était qu'il se trouvait dans l'incapacité physique de vérifier : car apparemment, les "chevaliers" dont on lui avait parlé avaient beau porter une réputation de gloire et de bravoure, ils ne devaient pas souvent faire face à des attaques aériennes. Nick jura dans son casque lorsqu'il se rendit compte que la configuration des jointures ne lui permettait absolument pas de basculer la tête en arrière. Après de longues secondes passées à se débattre avec des fermoirs rigoureusement incorruptible, il finit par conclure que si seules des armures vides étaient alignées dans les couloirs du pensionnat, c'était sûrement parce que tous leurs occupants potentiels : solution n°1, avaient été abattus par des ennemis intelligents leur ayant balancé des rochers depuis le ciel ; ou solution n°2, s'étaient rompu le cou en tombant en arrière alors qu'ils cherchaient désespérément à apercevoir un morceau de ciel.
    Maudite boîte de conserve.
    Le jeune homme aurait bien crié à Noiraud de lui indiquer sa position et/ou si tout allait bien, mais il était trop occupé à se débattre - comme souvent ces derniers temps - dans sa prison de métal. Par conséquent, le premier cri le fit sursauter : il lâcha son heaume et lança une interrogation anxieuse, mais heureusement, tout paraissait aller bien.
    En tout cas, rien n'était encore retombé, alors il pouvait le supposer. Aussi lugubre que soit cette pensée.
    En plus le singe était monté avec son maître, ce qui faisait qu'il ne pouvait évidemment pas l'éclairer sur quoi que ce soit. Avec un énième sifflement agacé, Nick se tourna vers Levi et lui demanda brièvement de lui indiquer toute perturbation dans le plan. Avec la sensation d'un handicapé sur un champ de bataille, le jeune garçon se retourna vers la plante... juste au bon moment pour voir la tige s'agiter, Noiraud crier, et le choc sourd lorsqu'il rejoignit le sol aussi vite qu'il l'avait quitté.
    Si vite d'ailleurs, que Nick n'avait pu esquisser un mouvement pour se porter à son aide : en même temps, il n'avait pas à son service le plus compétent des chevaliers servants. Déjà qu'en temps normal, lutter contre la gravité n'était pas dans ses aptitudes, alors avec un bocal vissé sur le crâne...
    Inquiet, le brun se rapprocha de son nouveau camarade avec le bruit de casseroles qui accompagnait désormais chacun de ses mouvements, et se pencha vers lui tandis qu'il se redressait, apparemment un peu sonné :

      « Désolé de pas t'avoir rattrapé. » Entama-t-il assez brutalement. « Ça va ? T'as fait une sacrée chute. Combien de doigts tu vois ? » Il agita trois doigts gantés de métal sous le nez du garçon aux joues bleues.

    Vu la hauteur, il y avait même des chances pour qu'il se soit cassé quelque chose. Nick attrapa le bras du jeune garçon en prenant gare à ne pas lui broyer les os dans le métal et se retourna brièvement pour fusiller Levi du regard - et le remercier de sa coopération - avant de chercher des yeux un endroit où Noiraud pourrait souffler deux minutes.
    Elles étaient hautes, ces fleurs, hein. Saletés.

      « T'as mal quelque part ? Faudrait que tu t'asseyes - non... » Nick posa une main sur l'épaule du garçon et le dévisagea d'un air qui ne souffrait aucune contradiction : « Assieds-toi et repose-toi deux minutes au moins. Comme ça on sera sûrs que tu tiens debout. »

    Nick dirigea ses yeux sombres vers la jungle verte et désigna quelques éléments du doigt.

      « Sur les pots, par terre, ou dans le hamac par exemple. Moi je vais chercher ailleurs pendant ce temps. »

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MessageSujet: Re: [RUDY] "Ta verdure est-elle un secret ? Ton parfum est-il un langage ?" [Noiraud & Nick]   Ven 26 Juil 2013 - 12:13


Noiraud n’était peut-être pas cassé en mille morceaux, mais il était fort étourdi, et la voix de Nick sonnait comme une si elle eût été dans l’eau. Son esprit embrumé parvint néanmoins à concentrer son attention sur la silhouette du garçon qui se tenait tout près de lui à présent.

Lorsque Nick agita ses doigts ferrailleux devant lui, il plissa les yeux afin d’en distinguer les contours. Il ne voyait pas vraiment flou, mais sa vision semblait voilée d’un rideau de brouillard. Il finit par lâcher d’une voix plus faible qu’il ne pensait :

- Trois…

Dans les endroits où Noiraud avait vécu jusqu’alors, que ce fut l’hospice, la troupe de ramoneurs ou le bagne pour mineurs, l’entraide était une chose rare voire inconnue, qui ne pouvait que susciter la méfiance chez les jeunes gens qui n’en avaient pas l’habitude. Tout comme eux, Noiraud était particulièrement suspicieux face à la solidarité et au soutien qu’on pouvait lui apporter, n’y voyant qu’une feinte dans le but de l’abuser.

Ainsi, lorsque Nick le souleva afin de le soutenir – il n’était certes pas tellement en état de marcher – Noiraud faillit avoir un geste de résistance. A l’instar de beaucoup d’enfants endurcis par l’existence, il n’aimait pas qu’on lui vînt en aide. Pourtant, il ne fut pas réellement en mesure de rejeter le soutien de son camarade, car bien qu’il commençât peu à peu à retrouver ses esprits, il avait toujours la sensation que son corps n’était plus qu’un morceau de chiffon dépourvue d’énergie. On aurait dit qu’on lui avait pompé la plus grande partie de son sang.

Ce fut en revanche avec soulagement qu’il accueillit la proposition de Nick. Oui, il avait bien envie de se reposer cinq minutes. Il ne comprenait même pas ce qui s’était réellement passé. Peut-être l’éventualité que les fleurs elles-mêmes l’eussent envoyé valser dans les airs était-elle encore trop fantaisiste… Pourtant, il aurait dû s’être habitué à toutes les loufoqueries du lieu ! S’il voulait survivre dans le Pensionnat sans en perdre la raison, il devrait apprendre à ne plus être surpris de rien.

Un peu comme Nick, que les évènements ne semblaient pas dérouter outre mesure.

- Sur les pots, par terre, ou dans le hamac par exemple. Moi je vais chercher ailleurs pendant ce temps.

Noiraud acquiesça et, s’extrayant de l’étreinte de Nick, il s’avança vers le hamac.

- Merci Nick. On va continuer à chercher, tout n’est pas perdu. Je fais une pause, mais juste après je t’aide.

Sa voix était pâteuse, on aurait dit qu’il avait pris un coup de trop. Il finit par se laisser lourdement tomber dans le hamac, poussant un profond soupir. C’était la première fois qu’il se retrouvait au sein d’une telle couche, et la sensation bizarre qu’il éprouvait n’en était pas pour autant désagréable. En tous cas, pour l’instant…


Tandis qu'il observait vaguement la silhouette massive de Nick, une odeur douceâtre imprégna ses narines. Ses paupières bordées de cils blancs papillonnèrent plusieurs fois, avant de se fermer pour de bon. Le hamac venait non seulement de l'emporter dans la torpeur, mais il prenait aussi toute l'allure d'un piège fatal. Un cocon maudit.





Dernière édition par Noiraud le Mar 30 Juil 2013 - 18:27, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: [RUDY] "Ta verdure est-elle un secret ? Ton parfum est-il un langage ?" [Noiraud & Nick]   Ven 26 Juil 2013 - 15:40





Noiraud s'allonge dans le hamac, et trouve :

« Il dégage une douce odeur qui lui donne envie de dormir … Petit à petit, la toile commence à se refermer sur lui comme un cocon. »


[ACTION 2/4]

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MessageSujet: Re: [RUDY] "Ta verdure est-elle un secret ? Ton parfum est-il un langage ?" [Noiraud & Nick]   Ven 16 Aoû 2013 - 11:11

    Nick était avant tout quelqu'un de pragmatique. Campé sur ses deux pieds, avec quelques bonne certitudes bien rembourrées enfoncées dans le crâne, que toutes les armures magiques du monde ne pourraient jamais lui ôter. Par exemple, celle que la sécurité et, par extension, la survie, passait bien avant toute réaction d'ébahissement devant un événement de nature inconnue. Non pas qu'il fut totalement dépourvu de curiosité, mais il estimait que si cette dernière ne menait qu'à se faire dissoudre dans l'estomac végétal d'une plante carnivore affamée, alors il valait mieux ne pas en être doté du tout.
    Ce qui le menait naturellement à accepter la masse d'événements farfelus qui lui tombait sans cesse sur le coin de la figure depuis son arrivée au pensionnat sans trop broncher : il préférait s'adapter et cribler de balles le moindre élément qui lui paraissait suspect, au risque de devoir s'excuser ensuite, plutôt que passer à la casserole en se demandant pourquoi diable il y avait un cadavre planqué dans un placard au deuxième étage.
    Entre autres détails dérangeants.
    Donc, le gamin tombe de ses fleurs géantes ? Priorité à la réparation des parties endommagées. Ensuite, à la mission commune. Pour les détails, ils auraient tout le loisir de s'interroger plus tard, une fois à l'abri.
    Si un tel confort était seulement possible dans cette grosse bâtisse extravagante.
    Alors que Noiraud lui murmurait d'une voix faible que tout n'était pas fini, en le repoussant sans violence, Nick s'assura tout de même qu'il tenait tout seul sur ses jambes - que lui-même estimait bien flageolantes pour le moment. Discrètement. Car étant lui-même doté par la nature d'un amour-propre qui ne souffrait aucune aide sans grognement réticent, il pouvait envisager que, pour une raison ou une autre, le jeune garçon puisse ne pas avoir envie d'être couvé.
    De toute façon, décida le brun en se retournant avec un grincement métallique, cela n'était pas dans ses intentions.

    Bien. Tandis que son coéquipier tout neuf - ou pas, il était déjà un peu abîmé - s'installait dans son dos dans un hamac placé là par un organisateur consciencieux - ou un complice des fleurs tueuses - le soldat établit brièvement un plan d'action. Après une légère hésitation, il décida de commencer par le coin salon de thé qui, en raison d'un souvenir rapporté à un certain fauteuil qui aurait eu la grippe, prenait immédiatement dans son esprit des allures suspectes. Par la même occasion, il pourrait vérifier s'il n'y avait pas une dalle qui bougeait, ou un quelconque mécanisme placé sur le sol. L'idée de dalles piégées fit rapidement son chemin dans l'esprit du brun et lui tira une grimace. Prudence.
    Après seulement, tranquillisé sur l'incapacité des meubles à le poignarder dans le dos, il pourrait s'attaquer aux différentes et multiples plantes qu'il ne connaissait pas de vue, et encore moins de nom, en priant pour qu'elle n'essaient pas de le découper en rondelles. Auquel cas cependant, son armure pourrait se révéler utile - pour une fois. Il n'empêche, cette serre lui faisait bien trop penser à une certaine jungle - dans laquelle toutes ses recherches s'étaient révélées infructueuses - à son goût.
    Où en était-il ? Les plantes.
    Posément, quoi que sans motif concret à invoquer, Nick décida de commencer ses investigations par le parterre de fleurs bleues vers le fond de la serre, puis de s'occuper des buissons roses de l'autre côté, avant de se rabattre sur les petits végétaux blancs qui poussaient non loin à sa gauche, comme un parterre d'étoiles. Il en avait donc pour un moment.

    Noiraud était étrangement silencieux. Nick se demanda s'il était de ces individus capables de s'endormir d'un seul coup dans n'importe quelle situation.
    Cependant en se retournant, il fut obligé de remettre ses priorités à jour. En effet, une autre de ses certitudes concernait en substance le fait qu'un bout de tissu aux origines inconnues s'enroulant sans vergogne autour de l'imprudent osant s'y assoupir n'était définitivement pas normal et, à fortiori, animé de bonnes intentions.
    Par conséquent, sans réfléchir une seconde à l'origine du problème dont il se contrefichait de toute manière comme de sa première casquette, le garçon abandonna ses jolis plans en vrac et se précipita vers son coéquipier dans un bruit de casseroles tout ce qu'il y a de plus martial. Convaincu que l'heure n'était pas à la pinaillerie, le brun se mît à secouer le hamac après avoir vainement tenté de l'entailler à mains - ou plutôt gantelets - nues, en criant le nom du jeune garçon prisonnier à tue-tête dans l'espoir de le réveiller, ce qui aurait tout de même été plus pratique.

      « Ohé ! Debout camarade tu vas te faire bouffer sec ! Oh ! Noiraud, tu m'entends ? Réveille-toi ! »

    Surtout, ne pas céder à la panique.
    Après tout, peut-être le hamac allait-il se contenter d'enrouler Noiraud dans ses pans colorés pour lui tenir chaud. C'était peut-être une brave bête désireuse de bien faire.
    Malheureusement pour le hamac, Nick doutait fortement et en toute situation du caractère innocent d'un agresseur, fut-il haut de trente centimètres et uniquement armé d'une pâquerette rose. Ou quelque plante que ce soit.
    Donc on tire d'abord, on s'excuse ensuite.
    Étant fondamentalement dépourvu de tout matériel adapté, Nick se rabattit sur son couteau multifonctions personnel, et siffla Levi en le priant aimablement - c'est-à-dire sans grognements superflus - de lui arranger l'affaire.
    Ce ne fut cependant que lorsque le félin géant eut sectionné les deux extrémités du hamac, laissant choir Noiraud à terre, que Nick commença à retrouver un rythme cardiaque sain. Le garçon s'agenouilla avec peine à côté de son coéquipier et entreprit de décoller la toile - qui lui faisait irrésistiblement penser à de la soie d'araignée géante - de son corps, sans cesser d'essayer de le réveiller par tous les moyens. Lesquels prenaient chez lui des airs redondants, entre secousses et appels, le garçon en armure n'osant pas infliger des claques métalliques à un enfant qui donnait l'impression de pouvoir se casser en deux à la moindre rafale.
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MessageSujet: Re: [RUDY] "Ta verdure est-elle un secret ? Ton parfum est-il un langage ?" [Noiraud & Nick]   Jeu 12 Sep 2013 - 12:02


Spoiler:
 


Cela faisait la deuxième fois que Noiraud se retrouvait secoué par le garçon en armure. En à peine dix minutes. Peut-être fut-ce la fois de trop, car en émergeant de sa torpeur il bondit en arrière et resta campé sur ses jambes, rigide et alerte. Nick se tenait devant lui, figé dans son mouvement, encore accroupi à l’endroit où Noiraud gisait quelques secondes auparavant.

Apercevant les résidus de toile – cela y ressemblait vraiment – qui parsemaient sa frêle silhouette, l’enfant lunaire se mit à les retirer frénétiquement en poussant des grognements plaintifs, comme sous l’effet d’une angoisse grandissante. L’espèce de chrysalide restait collée à ses vêtements jusqu’à la peau, il en sentit même dans sa bouche. Quant à sa chevelure opaline, il aurait besoin d’une douzaine de shampoings avant d’y extraire les morceaux de toile. Sous la violence de ses mouvements, Noiraud se griffa et une entaille bleutée apparut au bord de ses lèvres.

Il jeta un œil à l’emplacement du hamac. Celui-ci avait disparu, laissant place à un trou béant au milieu des plantes. L’évidence traçait son sillage dans l’esprit de Noiraud, mais il lui fallut un petit temps avant de comprendre ce qui venait de se passer. Nick se relevait avec vacarme.

– Je… C’est le hamac qui… ?

Noiraud fixait alternativement le trou et le visage fermé de Nick. Il sentait des fourmillements quasi électriques lui parcourir le corps.

– Non… Non… dit-il en s’écartant de quelques pas, hochant la tête. Ce n’est pas possible. CE N’EST PAS POSSIBLE !

Sa voix était devenue puissante, éraillée. Il tremblait de partout.

– Ce genre de choses… ça n’existe pas. Ça n’arrive pas. Comment… ? Alors… On n’a aucun moment de paix ? C’est ça ? Nick. On… On ne peut même pas se reposer ou… ou se promener, enfin n’importe quoi ! Sans que ce soit un danger ? On risque de mourir tout le temps ? C’est ça, Nick ? Je… Je… J’ai tout le temps mal depuis que je suis ici. Je ne comprends pas ce que je dois faire… Quand j’étais… au bagne, et avec la troupe, c’était encore moins dur. Je savais ce que je devais faire. On m’expliquait. C’était facile pour moi. J’étais juste… malade. Mais là… Je suis perdu, je ne comprends rien. Je ne comprends rien…

Sa voix s’éteignit dans un souffle et il s’accroupit, repliant son corps pâle sur lui-même et agrippant ses cheveux.

– Les plantes nous rejettent, les hamacs nous mangent, les gens sont bizarres et souvent méchants, et même toi, même toi tu es en armure, alors que tu n’es même pas un chevalier… Tout ça ne veut rien dire. Pourquoi c’est comme ça ? Je suis sûr que je vais mourir… Je ne suis pas fait pour ça… Mais comment fais-tu pour le supporter, Nick ? Dis-moi !

Noiraud releva la tête et fixa son regard humide en direction du garçon. L’angoisse sourde et diffuse qui planait dans l’atmosphère du Pensionnat Interdit commençait à avoir raison de lui. Il était à bout de force.




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MessageSujet: Re: [RUDY] "Ta verdure est-elle un secret ? Ton parfum est-il un langage ?" [Noiraud & Nick]   Ven 20 Sep 2013 - 19:42

    C'est avec soulagement que Nick put apercevoir l'éclat bleuté des prunelles de Noiraud, lorsque le petit bonhomme ouvrit les yeux. Sa poitrine contractée de détendit autant qu'il était possible dans une coque de métal : en voilà un qui pouvait se vanter de lui avoir fait peur. À la réflexion, entre Vinny qui se mettait toujours dans les ennuis et ce genre de cadet qui lui tombait sur le coin de la figure et manquait de se faire dévorer par un hamac vivant, il avait des raisons d'être soumis à une certaine dose de stress quotidien. 
    Pourtant, il n'eut même pas le temps de soupirer son soulagement que le garçonnet albinos se redressait avec la violence d'un ressort. Nick se figea sur place, cherchant des yeux quelle absurdité pouvait encore leur tomber dessus : mais il ne vit rien. Jusqu'à ce qu'il relève les yeux avec un léger grincement ; et là, il lui apparut clairement que le jeune garçon était sur le point de faire une crise de nerfs. 
    Alors que les mouvements de Noiraud devenaient convulsifs et sa voix stridente, Nick se redressa tant bien que mal en le couvrant d'un regard inquiet. En tant que soldat, il aurait peut-être dû être habitué à ce type de situations : il avait du mal à s'en souvenir, cela dit. Peut-être qu'il était enfermé depuis trop longtemps ; ou que sa vie sur les champs de bataille n'avait jamais été assez prise au sérieux pour faire trembler un enfant. Avant. 
    De toute façon, Nick n'était pas la personne la plus douée en relationnel qui soit. Sa technique, peu de temps avant de disparaître, consistait plutôt à envoyer des tartes à la volée, secouer des mômes braillant de terreur ou - pour ceux qui étaient plus grands que lui - tout simplement hurler plus fort qu'eux. 
    Une fois de plus, le jeune homme observa ses gantelets de fer : la méthode baffes lui semblait toujours aussi contre-indiquée. 
    Les cris du jeune garçon remplirent bientôt la boîte de conserve qui lui servait de casque et ricochèrent à l'infini entre le métal et sa tête ; il grimaça à la fois de gêne et d'inquiétude. En soi il doutait que Noiraud puisse se faire sérieusement mal dans l'immédiat : le mieux était sans doute de le laisser finir de relâcher la pression, et tout irait mieux après. Nick en profita pour se demander si la réaction la plus normale était vraiment la sienne ou plutôt celle du nouveau venu. À force de moisir au pensionnat, de toute façon, on en venait à ne plus savoir distinguer l'habituel du farfelu. Mais c'est vrai qu'il était tombé dans un sacré bazar, le Noiraud. 
    Bon, de toute façon, Nick n'était globalement pas doué pour l'introspection. 
    Son rayon, c'était plutôt les actes. Bruts, directs, sans fioritures.
    Malgré tout, il eut la délicatesse de ne pas attraper violemment le jeune garçon par le col pour le remettre de force sur ses jambes toutes frêles. Après tout, il venait quand même de manquer se faire digérer par un cocon-hamac carnivore. Il avait le droit d'être un peu secoué. Mais bon, la délicatesse, Nick n'en avait pas beaucoup en réserve : alors il posa les mains sur les épaules de Noiraud et l'assit fermement en commentant de sa voix d'outre-tombe :

      « C'est pas toujours comme ça ici. Normalement on s'ennuie, plutôt. Et puis, l'armure, c'est pas si grave hein. »

    Ce qui était techniquement la vérité même. Bon, d'accord, le détail sur l'armure était un pur mensonge. Mais passer des jours à tourner en rond dans un bâtiment, certes, un peu farfelu, mais où rien d'exceptionnel ne se produisait vraiment, avait rendu fous des générations d'adolescents avant eux. Quant aux désagréments qui se produisaient en ce moment...

      « En fait, c'est tranquille quand on cherche pas les feuilles. Parce que quelqu'un doit vraiment pas vouloir qu'on les trouve à mon avis. »

    Sur ces mots, il se redressa et se tourna d'un pas plutôt lourd sur un parterre de fleurs au hasard ; il préférait retourner à ses recherches que continuer à donner dans le relationnel. Le garçon en armure n'avait jamais été très doué, déjà, pour maintenir un niveau de sympathie correct avec ses paires : alors quant à les réconforter... non, il n'y parvenait pas. Michael savait. Michael avait toujours le bon mot à la bouche, celui qui réchauffait le coeur et les os en une seconde, plus sûrement qu'un chocolat chaud au coin du feu.
    Nick était incapable de faire cela.

      « Reste assis là cinq minutes. Et dis-toi qu'il y a pire : après tout, y a rien de vraiment mortel dans le coin à ce que je sache. Rien à voir avec un champ de mines ou des tranchées en tout cas. »

    Et ça, il le pensait sincèrement.
    Bon, peut-être pas au sujet de la pertinence du danger de mort, parce que quelque chose lui disait tout de même que le hamac avait bien failli bouffer son nouveau camarade tout cru. Mais il était censé le rassurer, pas l'inverse.
    Avec un soupir qui sonna comme un courant d'air au fond d'un cachot, Nick laissa Noiraud sous la surveillance de Levi et se dirigea d'un pas lourd vers les fleurs blanches qui poussaient non loin. Franchement, vu ce qui s'était passé jusque là, il n'avait pas plus que ça envie de mettre les mains dedans. Mais bon, il n'était pas un dégonflé non plus : et puis, il avait des gants en métal, autant que ça serve à quelque chose. Même si c'était à ratisser les plates-bandes.
    Tout en écartant les tiges, Nick songea que la blancheur des fleurs lui était décidément plus familière que les corolles multicolores qu'il se farcissait depuis son arrivée dans cette pièce. Cela avait quelque chose de rafraîchissant.
    Du moins, jusqu'à ce qu'un petite visage fripé et franchement repoussant ne surgisse d'entre les feuilles avec une exclamation mécontente et ne lui balance le contenu poudreux d'un petit sac en pleine figure. Nick se rejeta en arrière avec un cri - moitié fureur moitié surprise - et chuta en position assise en secouant la tête : il n'avait pas mal, mais ne voyait plus rien. Une bordée de jurons s'échappa de son casque en direction de la créature indistincte, et le garçon put constater à son aise que s'essuyer les yeux avec des gants en acier n'était pas la chose la plus pratique qui soit. Ce qui eut le don de le faire jurer encore plus.
    Mais cette attaque n'ayant visiblement rien de très agressif, Nick finit par se calmer. Enfin, surtout parce que dans l'état actuel des choses il ne pouvait pas faire grand-chose contre son attaquant, et qu'il était vaguement conscient que s'énerver tout seul, impuissant, devant Noiraud, n'était pas l'acte le plus empreint de dignité qui soit.
    Finalement, alors que les larmes chassaient peu à peu la poussière blanche de ses yeux et qu'il retrouvait le sens de la vue, Nick se raccrocha à la fourrure de Levi pour se relever. Péniblement. Il bénit l'intelligence de son compagnon, venu à son secours.

      « Bon, ouais, ils sont gavant dans le coin. Mais tu vois, c'est pas la mort hein. » Il appuya sa déclaration d'un toussotement âcre. Il ne se sentait pas très convaincant, là.



On vous zutte, bande de trolls èé


Dernière édition par Nick Eastwood le Sam 21 Sep 2013 - 1:09, édité 3 fois
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MessageSujet: Re: [RUDY] "Ta verdure est-elle un secret ? Ton parfum est-il un langage ?" [Noiraud & Nick]   Ven 20 Sep 2013 - 20:46





Nick fouille les Edelweiss, et trouve :

« Un farfadet qui était en train de les arracher. Surpris, il lui jette une poudre qui l'aveugle momentanément avant de disparaître. »


C'est donc ainsi que s'achève les dernières actions de cette salle. Finalement, aucune feuille n'a été trouvée, mais il faut saluer les efforts des pensionnaires qui ont risqué leur peau en se fourrant dans ces fleurs mortelles, animés par l'espoir. En même temps, c'était une salle secrète des Fondateurs au départ, qu'aurait bien pu faire une feuille cachée là ?
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MessageSujet: Re: [RUDY] "Ta verdure est-elle un secret ? Ton parfum est-il un langage ?" [Noiraud & Nick]   Dim 22 Sep 2013 - 16:30

Spoiler:
 



Il se sentait bête maintenant, bête et assommé, tant son affolement brutal contrastait avec l’allure placide de son compagnon. Calme, non ce n’était pas réellement cela. Il était plutôt… résigné, désabusé. La colère, c’est la révolte, le combat. Nick avait un tempérament qui paraissait pugnace au premier abord. Il ne devait pas être du genre à se laisser faire. Mais c’était bien une forme de… de renoncement qu’il y avait dans cette voix-là. Pas la révolte.
Nick ne cessait de répéter les mêmes choses qu’il formulait différemment à chaque phrase, mais qui étaient porteurs de la même idée. Elle pouvait se résumer en un truc du genre : « Ça va, y’a pire. C’est pas la mort ». Certes, Noiraud s’était simplement contenté de la frôler, et après tout la mort ne demeurait pas une menace fataliste sur les pensionnaires. Mais le temps était figé, banni, il n’y avait pas de vie. Ils étaient suspendus, dans un état hors de la vie et de la mort. Et c’était là, peut-être, un destin plus funeste encore…

Mais Noiraud ne voulut se résoudre à lâcher ainsi ces préoccupations. Il se rendait bien compte que, depuis le début de cette – més – aventure , il se révélait un poids, une charge, plus qu’un allié. Nick n’avait cessé de le secourir, le rassurer, et maintenant le pauvre gars était contraint de supporter ses élans de panique, sans manifestement se sentir à son aise dans cette position… Noiraud se demanda si, à force, lui-même deviendrait un être blasé, ne connaissant ni véritable frayeur ni grande surprise, seulement un regard lointain et cynique balayant ce monde de fou.

Il regarda à peine la silhouette chargée de Noiraud se pencher sur les fleurs afin d’y trouver, par chance, une feuille. Noiraud savait que ce serait la dernière tentative. Ils n'auraient pas la force d'aller plus loin. Il restait assis, les genoux encore tremblotants, les bras repliés contre son torse encore affolé.
Il se demandait si Nick faisait ça pour lui. Si la chasse aux feuilles l’intéressait lui-même, s’il avait même envie de quitter cet endroit. Noiraud ne l’interrogerait pas. Levi, son immense félin, restait sagement face à Noiraud, fixant de son regard singulier ses propres pupilles. Jusqu’à ce que Nick poussât une exclamation, entre étonnement et dégoût, accompagné d’un boucan de ferraille. Noiraud se leva d’un bond, s’approchant craintivement de l’armure agitée qui contenant son compagnon. Il eut tout juste le temps d’apercevoir une petite chose répugnante s’enfuir avec hâte puis disparaitre tout à fait. Bon sang, mais qu’est-ce que c’était encore que ça ??

Noiraud ne fut pas bien outré d’entendre le flot de grossièretés s’échapper des lèvres de Nick. La rue, les bagnes, ce n’étaient pas là des endroits réputés pour la bienséance. Non, ce fut d’avantage la détresse de Nick qui le remua de l’intérieur. C’était la première fois que Nick avait l’air paniqué.

– Qu’est-ce qui se passe ?

Mais le garçon ne l’entendit pas. Il avait l’air de vouloir se débarrasser d’un truc, mais impossible de deviner quoi. Il ne savait quoi faire de ses mains et se contentait de les bouger frénétiquement autour de son visage.
Il finit par se calmer, et Noiraud s’écarta d’un pas de côté pour laisser Levi secourir son compagnon.

Nick se releva. Il n’avait pas de feuille. Il n’y avait rien.

– Bon, ouais, ils sont gavant dans le coin. Mais tu vois, c'est pas la mort hein.

Noiraud ne savait pas ce que voulait dire « gavant ». Il déduisit que ça devait être plutôt négatif, comme terme. C’est pas la mort.

Noiraud déglutit difficilement. Un voile recouvrait ses yeux pâles. Nick avait l’air déçu et tendu, presque amer. Il voulait le rassurer, ça se voyait. Mais Noiraud savait qu’il avait dans la bouche le même goût aigre, âpre que lui. Ils s’étaient tous les deux fait baiser.
Noiraud esquissa un minuscule sourire triste et furtif. Puis il s’avança vers le garçon en armure avec qui il venait de vivre tous les sentiments possibles en une heure à peine. Peur, espoir, enthousiasme, témérité, colère, désillusion. Amertume.

– Ce n’est pas grave, Nick. Ce n’est pas grave.

Sa voix était faible, essoufflé, comme la flamme d’une bougie sur le point de s’éteindre.

– Tu voudrais bien m’accompagner jusqu’à ma chambre ?

Il tendit la main vers celle, gantée de métal, de Nick Eastwood.



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MessageSujet: Re: [RUDY] "Ta verdure est-elle un secret ? Ton parfum est-il un langage ?" [Noiraud & Nick]   Jeu 7 Nov 2013 - 19:53

    Le moins qu'on puisse dire c'était qu'il se sentait assez idiot, pour le coup. A frotter de ses gantelets de fer les dernières larmes qui venaient chasser des résidus de poudre qu'un nain de jardin lui avait envoyée en pleine tête. Un nain de jardin. La chose la plus dangereuse qu'ils aient croisée dans cette crétine de serre. Avec des fleurs épileptiques et un hamac carnivore. Quelque chose lui disait qu'on se foutait vraiment de leur gueule quelque part.
    Nick n'était pas du genre à déprimer pour rien, ou à se laisser décourager. A vrai dire, cela tenait plus de son caractère pugnace et coléreux que d'une véritable motivation à toute épreuve ou d'un optimisme naturel. Certains dans son village affirmaient qu'il était né avec des œillères.
    Mais au fond, ça faisait longtemps qu'il ne voyait plus l'utilité de lutter contre quoi que ce soit. Après tout il n'y avait plus rien pour l'attendre ailleurs. Après tout la vie de château, tout monotone qu'elle soit, était à la fois merveilleusement et terriblement insipide comparée aux champs de sa planète lardés d'éclats d'obus.
    Après tout, il n'y avait rien qu'il puisse faire en réalité.
    C'était comme ça et c'est tout. Le fait de revenir bredouille des chasses aux bouts de papier ne servait dans l'absolu qu'à lui prouver des hypothèses métaphysiques auxquelles il n'accordait jamais ne serait-ce qu'une pensée nostalgique de temps à autre. Car Nick n'était pas du genre à s'arrêter sur les réflexions et les théories. Il s'en tenait au fait, comme l'animal qu'on mène au corral ; pour lui, c'était tout ce dont on avait besoin pour vivre. Alors tempêter, grogner, jeter des coups de pied dans les pots de fleurs passait tout seul.
    On gagne, c'est génial, on perd, on gueule et on retente. L'archétype du chien d'attaque laissé à son compte.
    Nick accueillit tout de même les mots consolants de son jeune ami avec un petit sourire contrit. Plus que lui-même, c'était Noiraud qui devait accuser le choc. Bienvenue dans la grande famille des égarés, petit frère. Il prit la main qu'on lui tendait dans une empoignade ferme et le regarda droit dans les yeux.

      « Ouais. T'inquiète pas, c'est pas si mal ici. »

    Le plus bizarre, c'est qu'il le pensait vraiment. Il n'aurait pas vraiment su dire pourquoi.



Well, over for me so /o/
Edit : La vache c'est court o_o Désolée, je crois que j'ai eu une panne.
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MessageSujet: Re: [RUDY] "Ta verdure est-elle un secret ? Ton parfum est-il un langage ?" [Noiraud & Nick]   

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[RUDY] "Ta verdure est-elle un secret ? Ton parfum est-il un langage ?" [Noiraud & Nick]

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