AccueilAccueil  FAQFAQ  RechercherRechercher  S'enregistrerS'enregistrer  MembresMembres  GroupesGroupes  ConnexionConnexion  

Partagez | 
 

 Mais jusqu'au bout, et coup par coup, je saurai faire de vrais hommes de vous … [Emjupe]

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
AuteurMessage
Pensionnaire
avatar

+
Masculin Pseudo Hors-RP : DD (DarkD)
-
0 / 1000 / 100

• Pouvoir : Cyberpathie
Messages : 1412
Inscrit le : 17/05/2007

MessageSujet: Mais jusqu'au bout, et coup par coup, je saurai faire de vrais hommes de vous … [Emjupe]   Jeu 27 Juin 2013 - 15:33

Spoiler:
 

Et soudain. Trou noir.

Petit à petit, les sens lui revinrent. Le bruit persistant de la goutte d'eau, la berceuse des canalisations amorcèrent son réveil. Sa joue était en contact avec une surface lisse et froide ... Son corps lui semblait assis, soutenu par l'objet encore non identifié en forme de gros vase. Ses bras pendaient le long de son corps, touchant mollement un sol carrelé. Ses muscles étaient endoloris par cette position inconfortable qu'il avait dû garder des heures durant ... mais cette douleur n'était rien comparée à celle qui massacrait sa boîte crânienne. Les pensées convenables et sensées s'étaient enfuies, les femmes et les enfants d'abord. Le jeune homme porta ses mains à ses tempes, pensant que ça allait le soulager ... Dans sa bouche, une sensation fortement désagréable s'ajouta à ses peines : sa gorge lui brûlait et un goût ignoble envahissait son palais ... un goût qui parvint à son nez. Doucement, Allen ouvrit les yeux et admira le spectacle au fond de la cuvette.

Vraisemblablement, il renvoya le peu qu'il lui restait de son estomac.

Ses membres tremblants s’animèrent lentement. Ses muscles engourdis prirent un temps à se réveiller, donnant l’impression de vouloir s’écrouler à tout moment et ainsi lui faire embrasser généreusement le sol. Le jeune homme arriva cependant finalement à une position debout, bien que non stable. S’accrochant aux cloisons, Allen tira la chasse ; faisant ainsi disparaître l’arc-en-ciel doré dans un tourbillon hypnotique. N’ayant pas réussi à cesser de fixer la chose, le garçon sentit comme une nouvelle vague remontée du fond de son être … heureusement, ça lui passa. Il n’aurait sans doute pas supporté de retrouver ses organes dans les toilettes. Il en serait même mort. Sans aucun doute.

Ses paupières papillonnaient, s’acharnant pour que ses yeux restent ouverts. S’accrochant tant bien que mal aux portes des cabines, le jeune homme se dirigeait d’un pas loin d’être assuré vers les lavabos. Il ne savait pas s’il était seul, sa tête continuant à se faire marteler par les effets secondaires de l’alcool … A son stade, il aurait bien soufflé un « Pardon madame » à une chaise.
Lorsqu’enfin ses doigts rencontrèrent la surface réfléchissante du miroir, ses muscles n’en purent plus. Sourire idiot alimenté d’un léger rire, ses mains glissèrent jusqu’au robinet dont il ouvrit l’eau froide au maximum. Fatigués, ses yeux fixèrent le mec en face de lui. Il avait vraiment une sale gueule. Quelques restes de restes à la couleur douteuse maquillaient ses lèvres ; une marque rouge sur sa joue témoignait d’un somme prolongé sur la lunette des WC ; son sweat mâchonné lui donnait une allure de débrayé …
Ce mec …

C’est à ce moment que les jambes flageolantes se décidèrent à le lâcher, ses tennis n’aidant pas à éviter les dérapages. Ses genoux heurtèrent sans ménagement le sol et son crâne le lavabo. Pour une fois, le jean délavé qu’il portait amortit légèrement sa chute. Les flots glacés s’écoulèrent dans les méandres de ses cheveux sombres, jouant les anesthésiant à ses malheurs internes. La question était claire : Qu’est-ce qu’il foutait là ?

Il ne s’en souvenait pas.



• • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • •



ESC:
 
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Delicate Boy
avatar

+
Féminin Pseudo Hors-RP : Nii' / MPDT
-
0 / 1000 / 100

• Age : 23
• Pouvoir : Ressentir les émotions des autres.
• AEA : Bilboquet. L'escargot. Le meilleur. Le plus rose.
• Petit(e) ami(e) : Iwa coeur coeur love ♥ (Mais il n'oublie pas Soren.)

RP en cours : Dysphorie en Euphorie.

Messages : 867
Inscrit le : 24/05/2010

MessageSujet: Re: Mais jusqu'au bout, et coup par coup, je saurai faire de vrais hommes de vous … [Emjupe]   Mar 9 Juil 2013 - 18:40

D'accord, il était perdu. Mais qu'y avait-il de mal à ça ?
Appuyé contre son oreiller, écouteurs enfoncés dans ses oreilles, Emrys ferma les yeux pour tenter de se persuader que « rien, rien du tout ». Douter était humain. C'était plutôt le contraire, qui ne l'aurait pas été. Il faisait ce qu'il voulait de son corps et de ses vêtements. C'était son problème, pas celui des autres. Ça ne regardait que lui et, de toute façon, ce n'était pas comme si ça risquait de faire du mal à qui que ce soit. Hormis peut-être lui-même. Voilà. Fort de ces affirmations malhabiles, il prit une gorgée de la canette de bière qu'il avait laissé près de son lit avant de s'enfoncer un peu plus dans le matelas. Ce truc était immonde. Ce qui ne l'empêcha pas d'en boire de nouveau quelques minutes plus tard, grimace et plainte étouffée incluses.
Drown your sorrowwws, comme on dit.
D'un mouvement las, il roula sur le côté pour fixer le mur. Son trouble était plus ou moins passé inaperçu, dans le Pensionnat. Ça ne l'étonnait pas vraiment. Il ne parlait plus à grand monde excepté Soren, et le simple fait de porter une jupe le rendait généralement anonyme : quant-à Ayumi, il ne l'avait pas revue depuis... Depuis. Ou juste de loin, au détour d'une porte ou à l'angle d'un couloir, comme un flash – et quand ce n'était pas elle qui disparaissait brusquement de son champ de vision, c'était lui qui s'échappait. Il n'avait pas envie de faire le premier pas. Pas encore. Pour l'instant, il était tout juste capable de s'apitoyer suffisamment sur son sort pour ne pas l'accabler de tous les maux du monde ; de là à lui parler sans s'énerver ou dire n'importe quoi, il y avait un gouffre sans fond. Il ne tenait pas à y tomber.
Donc il restait allongé dans sa chambre à répéter qu'il voulait mourir.
Plus ou moins motivé, Emrys roula de nouveau et fit basculer le poids de son corps. Il ne pouvait pas passer l'éternité à pleurer dans son oreiller. Pieds au sol, assis sur le rebord du lit, il poussa un soupir à fendre l'âme. A force de rester allongé et de sortir quand bon lui semblait, il avait fini par peiner à s'y retrouver entre le jour et la nuit, le matin et le midi : son corps s'était complètement décalé. Un bref coup d’œil à sa courte jupe plissée le lui confirma. Complètement décalé. C'était le mot.
Tout en prenant garde à ne pas renverser sa canette ou le paquet de chips qui traînait dans un coin, il se redressa et passa ses tennis noires. S'habiller en fille était une chose ; mettre des talons en était une autre. Le but n'était pas non plus de se rompre la nuque. Son chemisier cintré blanc était clairement féminin, sa jupe l'était aussi, ses bas également – et il avait été jusqu'à se maquiller légèrement et accrocher une barrette dans ses cheveux pour dégager sa vue, alors son déguisement était suffisamment complet à ses yeux.
Peut-être même trop.
Sa canette dans une main, du démaquillant et du coton attrapé dans la salle de bain dans l'autre, il sortit de la chambre en claquant la porte. Ça ne donnait rien, rien du tout – il se sentait aussi mal qu'avant et tout autant perdu, jupe ou non. Fille ou garçon, rien n'allait. Peut-être que le problème n'était pas là ; peut-être aussi qu'il n'y avait tout simplement pas de solution. Peut-être qu'il se prenait la tête pour rien. Il n'arrivait pas à réfléchir posément. Ayumi lui manquait.
Par habitude et confort, une fois dans les toilettes, il alla côté garçons. Posa ses affaires devant le lavabo sans un bruit, se dévisagea vaguement dans le miroir.
Et jeta quand même un regard au type qui s'était écroulé à côté, parce que voir quelqu'un se noyer à côté de lui n'était pas dans ses projets. Prudemment, il tapota l'épaule du garçon.

« Euh, ça va ? » Évidemment que non. Ou il avait de drôle de façons d'aller bien. « Her, debout – tu vas te rendre malade. »

Plus qu'il ne l'était déjà, en tout cas. Soucieux, Emrys coupa l'eau : s'il voulait se rafraîchir, le faire moins violemment marchait aussi.



• • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • •


« I'm in the basement, you're in the sky ;
I'm in the basement baby, drop on by.

Hold your breath and count to ten
And fall apart and start again -
Hold your breath and count to ten,
Start again, start again... »

Voilà mon cœur ; prudence en sortant :
 
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Pensionnaire
avatar

+
Masculin Pseudo Hors-RP : DD (DarkD)
-
0 / 1000 / 100

• Pouvoir : Cyberpathie
Messages : 1412
Inscrit le : 17/05/2007

MessageSujet: Re: Mais jusqu'au bout, et coup par coup, je saurai faire de vrais hommes de vous … [Emjupe]   Jeu 11 Juil 2013 - 14:01

Son corps flottait entre les toilettes et un trou noir. Allen savait très bien ce qu’il se passait autour de lui : sa mâchoire douloureuse témoignait de sa chute, l’eau du robinet tourné à fond tambourinait son crâne et s’écoulait le long de son dos. Pourtant, il était beaucoup trop fatigué pour réagir ; son corps ne répondait plus ; son esprit vaquait à des choses plus intéressantes. Là sans être là. Des pensées comme : « Je vais tomber malade. », « Depuis combien de temps je suis là ? », « Pourquoi la tartine tombe toujours du côté beurré ? », « Je suis Allen Winters. », « Deux et deux font quatre. » n’avaient aucune valeur à ce moment-là.

Heureusement, un contact salvateur lui fit retrouver les genoux sur terre. Le bruit du jet d’eau l’empêcha cependant d’entendre ce que l’autre avait à lui dire … Mais ! Grâce à lui, le jeune homme eut la force de faire ce que la majorité des personnes que l’on venait de réveiller ferait : grogner. Ce léger son rauque assurait de sa survie. Il tenta de bouger, se relever peut-être … mais ses muscles n’étaient pas de cet avis. L’inconnu coupa le robinet dans un bruit aigu qui se vit être intensifié par son cerveau. Millier de fourchette sur le tableau noir. Quelques gouttes perdues s’écrasèrent une dernière fois dans ses cheveux noirs avant de faire la course le long de sa joue. Il fallait qu’il fasse quelque chose. Il fallait qu’il dise quelque chose …


« Passe-moi la plume de phœnix, ce dauphin volant en veut à mon Tortank … »

Sa voix résonnait étrangement entre les parois blanches du lavabo. Attendez, quoi ? Qu’est-ce qu’il venait de dire ? Allen, comateux, était à la fois conscient et inconscient de ses paroles. Elles n’avaient aucun sens, et pourtant elles franchissaient la barrière de ses pensées pour s’infiltrer dans le monde réel … Là, l’âme qui tentait de le réveiller devait sans doute être perdue pour le coup. Ou, en tout cas, plus qu’elle ne l’était déjà avec ses propres problèmes.
L’absurdité de tout ça lui fit un peu plus reprendre le contrôle. Ses membres n’étaient toujours pas décidés à lui porter secours, mais le gros trou dans son esprit se dissipait. Allen aurait très bien pu ouvrir les yeux à ce stade … s’il ne craignait pas que l’effort lui fasse voir un décor aussi secoué qu’un milk shake.


« Qu--qu'est-ce que je viens de dire ? Arr … »

Il reprit son souffle. Bordel. Dire des choses sensées était beaucoup plus épuisant … Il n’était même pas sûr que l’inconnu l’entende. Faites que ce soit le cas …

« Hey, euh … Tu pourrais me sortir de là ? J’ai … du mal à bouger. »

Sortir la tête du mobilier et être ne serait-ce qu’assis était un but raisonnable pour le moment …



• • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • •



ESC:
 
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Delicate Boy
avatar

+
Féminin Pseudo Hors-RP : Nii' / MPDT
-
0 / 1000 / 100

• Age : 23
• Pouvoir : Ressentir les émotions des autres.
• AEA : Bilboquet. L'escargot. Le meilleur. Le plus rose.
• Petit(e) ami(e) : Iwa coeur coeur love ♥ (Mais il n'oublie pas Soren.)

RP en cours : Dysphorie en Euphorie.

Messages : 867
Inscrit le : 24/05/2010

MessageSujet: Re: Mais jusqu'au bout, et coup par coup, je saurai faire de vrais hommes de vous … [Emjupe]   Dim 21 Juil 2013 - 22:25

Puisqu'il ne pouvait pas ignorer ce type, autant l'aider ; ce n'était pas comme s'il avait beaucoup mieux à faire sur le moment, de toute façon, à part se démaquiller et siroter sa bière en grommelant – or ça pouvait bien attendre encore un peu. Non, aider quelqu'un était définitivement plus louable. Ça l'aiderait à se sentir mieux : un peu de reconnaissance et d'estime de soi n'avait jamais fait de mal à personne. Et puis Emrys n'aurait pas été tranquille de passer son chemin sans au moins s'assurer que ce type n'était pas en train de mourir sur place. Retrouver un cadavre dans les toilettes le lendemain, non merci.
Une main appuyée contre le lavabo, soucieux, le jeune homme se demanda comment ce garçon avait pu finir par se retrouver à genoux dans les toilettes, complètement dans le coaltar. A part en jouant à « je boirai plus vite que mon corps tombera dans les vapes », il ne voyait pas trop. Fêtard ? Alcoolique ? Drogué ? Il aurait bien proposé un mélange des trois, mais décida de s'en tenir à la première solution. Ce ne serait pas la première fois que quelqu'un aurait abusé de l'alcool ici, hein. Vague regard en direction de sa canette de bière.
Heureusement qu'il n'en était pas rendu là.

« Passe-moi la plume de phœnix, ce dauphin volant en veut à mon Tortank … »

… Heureusement, oui.
Interdit, arrêté net dans toute tentative de réflexion logique, Emrys se contenta de dévisager le dresseur pokémon d'un drôle d'air. Ahun. Plume de phœnix. Dauphin volant. En piètre fan de jeux vidéos, il ne saisit pas la moindre référence : ça ne fit qu'empirer son incompréhension et sa gêne. Bêtement, pas plus fin que le malade sur ce coup-là, il examina le sol de ses yeux bleus. Pas qu'il espérait vraiment y trouver une plume à proprement parler, mais... En fait, il n'avait pas la plus petite idée de ce qu'il était censé répondre à ça. Est-ce que ça existait, au moins, les dauphins volants ?
En tout cas, qu'ils existent ou non, ils ne cohabitaient sûrement pas avec les Tortank. Et jusqu'à preuve du contraire il n'y avait pas de Tortank dans les canalisations des toilettes.

Il n'aurait jamais cru penser à un truc pareil un jour.

Lorsque l'inconnu reprit la parole, Emrys hésita entre aller chercher un gant pour le plonger dans l'eau froide ou s'éloigner d'un pas, juste au cas où il déciderait de se relever et de lui vomir dessus. Pour une fois qu'il avait les jambes presque nues, ça aurait été un comble. Il n'allait pas vomir, hein ? Cette remarque eut le mérite de le faire se pencher un peu en avant, cependant – et ce fut tout ce qu'il lui fallut pour froncer les sourcils, pincer les lèvres. La tenue ne lui disait rien, et affalé dans le lavabo son visage n'était pas forcément facile à détailler, mais sa voix lui était définitivement familière.
Pensif, il tenta de s'imaginer le dresseur pokémon avec un ordinateur. Sans sweat-shirt, peut-être...

« … du mal à bouger. »

Mal à l'aise mais désireux de bien faire, le britannique hocha la tête. Comme l'homme qu'il était – quoi qu'homme en jupe et eye-liner, pour l'instant – il fit donc abstraction du risque potentiel de se salir et attrapa ses épaules pour au moins lui ôter la tête du lavabo. N'étant pas très sûr de pouvoir le remettre sur pieds sans les faire dégringoler tout les deux, il s'abstint d'essayer.

« Allen ? » Sûr de lui à deux cent pour cent, il lui adressa un regard inquiet. « Qu'est-ce que t'as foutu... Tu devrais peut-être t’asseoir, ou... »

A défaut de savoir quoi faire dans ce genre de cas – les handicaps d'une adolescence amputée nette – il garda ses mains fermement serrées sur chacune de ses épaules.

« T'as vraiment une sale gueule. »

Quoi qu'à bien y réfléchir, la dernière fois qu'ils s'étaient aperçus il était en short ou caleçon dans la forêt. Il avait peut-être juste un don pour lui tomber dessus uniquement dans ses moments de grande classe, en fait.



• • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • •


« I'm in the basement, you're in the sky ;
I'm in the basement baby, drop on by.

Hold your breath and count to ten
And fall apart and start again -
Hold your breath and count to ten,
Start again, start again... »

Voilà mon cœur ; prudence en sortant :
 
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Pensionnaire
avatar

+
Masculin Pseudo Hors-RP : DD (DarkD)
-
0 / 1000 / 100

• Pouvoir : Cyberpathie
Messages : 1412
Inscrit le : 17/05/2007

MessageSujet: Re: Mais jusqu'au bout, et coup par coup, je saurai faire de vrais hommes de vous … [Emjupe]   Jeu 22 Aoû 2013 - 14:04

En fait, il aimait bien le contact du lavabo pensa-t-il alors que le bon samaritain lui soulevait la tête. Mais bon, le garçon savait au fond de lui que rester comme ça n’allait pas l’aider.

« Ah, laine ? Caisse tofu tutu … »

Eeeeeh ? Les syllabes se placèrent en file indienne, en rangée d’oignon, à la queue leu leu et firent la chenille. Allen essayait d’y mettre du sens mais mélangea tout. Il n’était pas vraiment sûr que son interlocuteur veuille parler gastronomie et danse classique dans pareille circonstance. Le jeune homme abandonna l’idée d’essayer de comprendre quoi que ce soit et commença à secouer la tête en grognant. Mauvaise idée du siècle. Sa boîte crânienne lui semblait alors semblable à ces roulettes pleines de boules pour le loto. Allen laisse échapper un grognement et réussit, bien que très lentement, à poser sa main sur son front et le soutenir.
Son état semblait s’être empiré. Qu’est-ce qui lui avait pris de … de quoi, vraiment ? …


« Aaaah, ma têêêête … »

Lâcha-t-il dans un gémissement. Sans savoir réellement pourquoi il se donnait autant de mal, il plia ses jambes et se leva. Son équilibre précaire dépendait surtout de sa façon de s’accrocher au miroir … Il ouvrit les yeux et ne fut pas tellement surpris de voir qu’il n’y avait pas qu’un samaritain mais trois, tanguant dans son champ de vision comme s’ils se trouvaient sur le Titanic en train de couler. Err. Allen se sentait alors comme le stéréotype même du mec bourré. Le pire serait qu’il sorte quelque chose comme « Arrêtez de bouger » … il avait définitivement déjà dit assez de conneries à son goût. Il se mit à déglutir, prit une grande inspiration et attendit que son mal de crâne s’estompe. Etre debout l’aidait déjà pas mal.
Evitant tout geste brusque, le garçon se tourna très lentement pour faire face à l’autre. Il s’appuya contre le lavabo afin de le soutenir mais tenait fermement le robinet au cas où ses jambes le lâcheraient encore. Il grimaça.


« Err, je dois avoir une sale gueule … »

N’ayant rien compris à ce que lui avait dit Emrys (qu’il ne savait pas être Emrys d’ailleurs), Allen ne se doutait pas un instant qu’il venait de répéter presque exactement ce que celui-ci avait dit. Il s’attarda alors un peu plus sur son interlocuteur. Enfin, interlocutrice. D’après ses vêtements, c’était une fille … ou un très bon travesti. Sur l’instant, il n’avait pas l’impression de la connaître …

« Désolé … »

… d’avoir été vu comme ça, d’avoir dérangé, de lui avoir fait subir ça, de pas mal de choses …

« Bon, c’est une putain de drôle de situation mais … J’m’appelle Allen. »

A cela, il tenta un sourire … mais n’offrit qu’une grimace.



• • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • •



ESC:
 
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Delicate Boy
avatar

+
Féminin Pseudo Hors-RP : Nii' / MPDT
-
0 / 1000 / 100

• Age : 23
• Pouvoir : Ressentir les émotions des autres.
• AEA : Bilboquet. L'escargot. Le meilleur. Le plus rose.
• Petit(e) ami(e) : Iwa coeur coeur love ♥ (Mais il n'oublie pas Soren.)

RP en cours : Dysphorie en Euphorie.

Messages : 867
Inscrit le : 24/05/2010

MessageSujet: Re: Mais jusqu'au bout, et coup par coup, je saurai faire de vrais hommes de vous … [Emjupe]   Jeu 5 Sep 2013 - 22:14

Ehhh... Bon. Allen avait l'air de nager à cent mille lieues de là – quelque part avec les dauphins et les Tortank, sûrement – mais au moins il ne semblait pas sur le point de s'écrouler pour faire un petit coma éthylique. Ce qui voulait dire qu'il allait pouvoir s'en sortir tout seul comme un grand, donc. Dès qu'il aurait décuvé un peu. Beaucoup. Passionnément, compléta-t-il en l'entendant gémir quelque chose à l'intention de son crâne. C'était bizarre, quand même ; il ne lui avait pas semblé être du genre à faire la fête tous les soirs ou enchaîner les verres jusqu'à en être malade. Enfin... Lui-même n'étant pas spécialement proche des excités de service qui aimaient se la jouer boîte de nuit dès qu'ils s'ennuyaient un peu trop, difficile d'affirmer quoi que ce soit. Vouloir se vider la tête était compréhensible. Ça aurait été mieux s'il s'était contenté de la tête et pas de l'estomac, mais, bon. C'était un peu tard pour lui faire la morale.
Comme le malade s'était levé – et tenait debout, à peu près – Emrys jugea qu'il était raisonnable de le lâcher. Ce qu'il fit. Au pire, s'il tombait, il pourrait toujours le rattraper ; ou, plus probablement, vérifier qu'il n'était pas mort en heurtant le sol. Ce serait une idée. Il pourrait même aller chercher de l'aide ou le traîner à l'infirmerie, à défaut d'avoir des réflexes de super-héros. Ça lui aurait fait faire des détours, mais rien de dramatique. Ce n'était pas comme si son démaquillage était urgent ; sa peau n'allait pas se mettre à verdir pour rejeter son manque de virilité. A priori.
Regard vissé sur Allen, l'anglais tira machinalement sur les coutures de son chemisier. Ça n'avait pas l'air d'être l'extase, mais il paraissait déjà plus cohérent. Par ailleurs, le voir de face eut au moins le mérite de chasser ses derniers doutes quant-à son identité. Il n'était pas du genre à oublier un visage, surtout ici : à moins qu'Allen n'ait un frère jumeau, il était donc positivement sûr qu'il s'agissait bien de lui.
Même si – et il acquiesça pensivement en l'entendant faire écho à ses propres paroles – il avait une tête de déterré. Tant qu'il ne ressemblait pas à un mourant, ça irait.

« Désolé … »

Emrys haussa les épaules. Aider lui changeait les idées, quelque art. Et puis ça lui rappelait au passage que l'abus d'alcool nuisait à la santé – et à la réputation, et à ses vêtements, et à la propreté déjà relative des toilettes... Entre autre. Pas de quoi donner envie d'aller jouer aux alcooliques, en somme.

« Bon, c’est une putain de drôle de situation mais … J’m’appelle Allen. »

Okay. C'était pas encore ça. Sur le coup, le jeune homme trouva bon de mettre la grimace de son interlocuteur sur le même compte que son trou de mémoire : l'alcool devait le faire voir double ou triple, pas étonnant qu'il ne remette pas de nom sur son visage. Ce n'était pas comme s'ils étaient tout les jours l'un avec l'autre, de toute façon. Pas de quoi être vexé.

« Ouais, je sais, répondit-il en fronçant les sourcils. On se connaît. Moi c'est Emrys, tu te rappelles ? L'armoire et... »

… Eeeet merde. Le pantalon. Bloqué sur une fin de phrase qui ne venait pas, le jeune homme tenta un rapide coup d’œil dans la glace. Déjà que certains étaient passés à côté de lui sans le reconnaître (sûrement que voir une jupe excluait directement la possibilité que ce soit lui, en fait), ce n'était pas quelqu'un avec deux grammes d'alcool dans le sang qui allait directement faire le rapprochement.
Bien décidé à faire comme si tout cela était parfaitement normal, il croisa les bras.

« … Et. Ça va mieux, ta tête ? Tu devrais peut-être prendre un gant froid. Ou de l'aspirine. »



• • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • •


« I'm in the basement, you're in the sky ;
I'm in the basement baby, drop on by.

Hold your breath and count to ten
And fall apart and start again -
Hold your breath and count to ten,
Start again, start again... »

Voilà mon cœur ; prudence en sortant :
 
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Pensionnaire
avatar

+
Masculin Pseudo Hors-RP : DD (DarkD)
-
0 / 1000 / 100

• Pouvoir : Cyberpathie
Messages : 1412
Inscrit le : 17/05/2007

MessageSujet: Re: Mais jusqu'au bout, et coup par coup, je saurai faire de vrais hommes de vous … [Emjupe]   Sam 14 Sep 2013 - 10:24

« On se connaît. Moi c'est Emrys, tu te rappelles ? L'armoire et... »

Allen cligna des yeux et se pinça les lèvres dans sa réflexion. Emrys ? Emrys … Emrys ! Mais oui … Arr. La dernière fois qu’il l’avait vu c’était … là … pendant … ce truc, là. Rien que d’y penser, il se sentait mal … Ou en tout cas, plus mal qu’il ne l’était déjà. Bref, il se dit que c’était bizarre qu’il n’ait pas reconnu son petit pote de pensionnat. Il l’avait pourtant repéré assez vite dans le feu de l’action du … vous savez quoi. C’était sans doute l’effet de l’adrénaline, hein ? On est toujours cool dans des situations impliquant des cadavres et des arbres et des …
La reprise de parole du brun le sortit de ses pensées :


« … Et. Ça va mieux, ta tête ? Tu devrais peut-être prendre un gant froid. Ou de l'aspirine.
- … Heu. Ouais, pt’-êt’. Mais … »

Il ne savait pas vraiment ce qui lui avait pris à ce moment-là. Un geste viril animé par l’alcool … Surtout animé par l’alcool. D’une certaine façon, c’est bien d’être ivre. Ainsi, quoi que tu fasses, on mettra la faute sur ce que tu as bu. Dans tous les cas, Allen approcha donc sa main du buste de son interlocut…rice. Sa paume engloba la modeste protubérance. Mes félicitations, c’est une fille ! Devant une telle révélation insoupçonnée, les sourcils d’Allen se froncèrent et il commença à fixer la jeune femme de la tête au pied, comme s’il venait juste de la découvrir. Sa main baladeuse ne changea cependant pas de place pour autant. Finalement, il la regarda sérieusement dans les yeux.

« Emrys … on t’a changé en fille ? »

Plausible. Une explication logique et mathématique. Emrys est un garçon. Cette personne est Emrys. Cette personne est une fille. Donc Emrys est une fille. Sachant qu’Emrys était un garçon, soit sa race extraterrestre le fait changer de sexe en cours de route, soit un foutu serial killer avait usé de son pouvoir pour faire des farces aux propriétés dramatiques.

« Faut me donner le portrait-robot de ce gars … j’aimerais pas qu’il me touche. »

Sa voix avait pris un ton grave. C’est sûr qu’il n’avait pas envie de se faire piquer sa virilité. Malgré ses moments pathétiques, c’était un homme, avec un grand oméga ! L’idée que le serial killer puisse être une femme ne lui avait pas effleuré l’esprit. De toute façon, « gars » englobait moult gens, que ce soit les filles, les mecs ou les arrosoirs.

Sa main était toujours aussi bien placée.



• • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • •



ESC:
 
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Delicate Boy
avatar

+
Féminin Pseudo Hors-RP : Nii' / MPDT
-
0 / 1000 / 100

• Age : 23
• Pouvoir : Ressentir les émotions des autres.
• AEA : Bilboquet. L'escargot. Le meilleur. Le plus rose.
• Petit(e) ami(e) : Iwa coeur coeur love ♥ (Mais il n'oublie pas Soren.)

RP en cours : Dysphorie en Euphorie.

Messages : 867
Inscrit le : 24/05/2010

MessageSujet: Re: Mais jusqu'au bout, et coup par coup, je saurai faire de vrais hommes de vous … [Emjupe]   Sam 21 Sep 2013 - 1:37

A peine eut-il intégré qu'un gant ou de l'aspirine serait « peut-être » une bonne idée – donc « certainement », d'un point de vue sobre – que toutes ses admirables pensées de bon samaritain toujours prêt à aider son prochain s'envolaient quelque part à l'autre bout du monde. Figé sur place, Emrys n'eut même pas le réflexe tout bête de virer la main d'Allen : il se contenta d'accuser le coup. Comme un homme. Ce qui ne correspondait décidément pas à la situation, mais il aurait tout le temps de revoir sa conjugaison plus tard. Là, c'était un moment de crise. A priori. Son cerveau peinait à se décider entre considérer ce que venait de faire le garçon comme un acte irréparable et inadmissible, ou comme quelque chose de parfaitement inoffensif ; d'habitude, avec sa brassière, passer une main ici aurait à peine laissé sentir quoi que ce soit. D'un côté comme de l'autre, d'ailleurs.
Mais sur le moment, aussi fort puisse-t-il essayer d'oublier cette partie de son anatomie, ça n'allait pas marcher. Il ne sentait que ça, en fait.

« Emrys … on t’a changé en fille ? »

A demi sourd aux propos du geek, le jeune homme sentit son corps se crisper de haut en bas. Parce qu'en plus, cet abruti ne lâchait pas. Ne sachant pas comment réagir (faire une crise lui semblait trop féminin, mais ne rien dire commençait à le mettre sérieusement mal à l'aise), il resta prostré quelques secondes supplémentaires. Peut-être que s'il se taisait et jouait aux statues, le malaise allait passer.
… Ou pas. Il avait curieusement de plus en plus envie de lui plonger la tête dans le lavabo pour lui éclaircir les idées. Et il commençait à comprendre, aussi, pourquoi toucher la poitrine des filles n'était pas un acte à prendre à la légère. Ce genre de choses pouvait donner des envies de meurtre. Ou de gifle, en tout cas.

« Faut me donner le portrait-robot de ce gars … j’aimerais pas qu’il me touche. »

Le ton sentencieux d'Allen le décida à agir. Sans violence, ça n'aurait servi à rien. Non, il allait faire ça gentiment, en parfait gentleman. Ce pauvre garçon avait déjà passé dix minutes entre les toilettes et le lavabo, il n'allait pas le...
Malgré toutes ses bonnes résolutions pour agir en jeune homme responsable, Emrys ne put s'empêcher de lui mettre un coup de pied dans le tibia avant de reculer. Les hormones. Tout était de la faute des hormones. Il niait toute implication.

« Qu'est-ce-que-tu-fouuus... »

Les mots filèrent entre ses dents serrées, et s'il ne s'était pas déjà senti rougir bêtement, il l'aurait fait en s'entendant contrer l'attaque perfide comme la plus parfaite des demoiselles en fleur. A défaut de protéger sa pauvre poitrine, il parvint malgré tout à garder ses poings serrés le long de son corps. Ce qui ne l'empêcha pas de se lamenter intérieurement sur toutes les conséquences potentiellement atroces de cette action sur le reste de sa vie. Extrêmement nombreuses, les conséquences.

« Touche pas les autres comme ça ! s'exclama-t-il en plissant le nez. Putaaaain – »

Et il s'apprêtait à se lamenter sur le fait que même Ayumi n'avait jamais touché sa poitrine avant (le contraire était aussi vrai, d'ailleurs, et encore plus triste) quand il se souvint qu'ils étaient au milieu des toilettes. Définitivement pas l'endroit où il avait envie de crier ce genre de trucs. Ou de crier quoi que ce soit, en fait. Il n'aurait plus manqué que la concernée soit justement côté filles...
D'un geste un peu brusque, Emrys attrapa un gobelet abandonné près d'un lavabo, le remplit et le versa gentiment sur la tête d'Allen.

« Décuve. »

Frapper et noyer, technique brevetée par les Anglais.



• • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • •


« I'm in the basement, you're in the sky ;
I'm in the basement baby, drop on by.

Hold your breath and count to ten
And fall apart and start again -
Hold your breath and count to ten,
Start again, start again... »

Voilà mon cœur ; prudence en sortant :
 
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Pensionnaire
avatar

+
Masculin Pseudo Hors-RP : DD (DarkD)
-
0 / 1000 / 100

• Pouvoir : Cyberpathie
Messages : 1412
Inscrit le : 17/05/2007

MessageSujet: Re: Mais jusqu'au bout, et coup par coup, je saurai faire de vrais hommes de vous … [Emjupe]   Sam 24 Jan 2015 - 18:11

Certains pouvaient avoir des pouvoirs tellement effrayants … Mais ceux qui portaient atteintes à l’intégrité physique étaient au sommet du top d’Allen, sans doute. Sérieusement, finir en fille, en animal, mutagéné façon Tchernobyl … Très peu pour lui. Certains pouvaient trouver ça marrant (lui le premier s’il n’en était pas la cible), mais franchement non. Alors il espérait très fort au fond du peu de lucidité qu’il avait gagné qu’Emrys pourrait le renseigner et …

« Aoutfchhhhh … »

Ça, il l’avait pas vu venir. Une vive douleur s’empara du geek, lâchement attaqué par son ami pour la plus obscure des raisons. C’était quoi son problème, là, sérieusemeeeent … Et heureusement que le garçon était posé sur le lavabo car, vu l’état de son équilibre, il l’aurait embrassé pour de bon, le sol, cette fois. Stupide affinité. Stupide gravité. Mais rentre chez toi, Newton.
Les muscles crispés, mordant à fond ses lèvres et serrant des poings pour oublier son mal, le geek avait préféré ne pas se pencher de trop. Non non non non. Il était bien là, ouais. Tranquille. Posé. Et … Oh mais bordel de merde.


« Décuve. »

Et bam, encore de l’eau bien fraîche. Comme s’il était pas déjà assez trempé. Enfin, concrètement, un peu plus ou pas … M’enfin, Allen, qui avait fermé les yeux lorsque le liquide lui tomba dessus, ne bougea pas. Parfaitement immobile pendant une bonne seconde, comme si on l’avait statufié. Ou juste comme si l’information avait arbitrairement décidé de faire une petite pause en cours de route avant d’atteindre son cortex cérébral. Mais il était toujours vivant, qu’Emrys en soit soulagé ; en témoigna le sifflement de colère qui s’échappa d’entre ses lèvres :

« Mais pourquoi t’as fait ça, au juste !? »

Au moins, son tibia n’hurlait plus à la lune. Ou il l’avait oublié.
Inspirant et expirant très fortement, Allen retira un peu de l’eau de son visage avec sa main qui ne l’aidait pas à se tenir, puis retira le reste de ses cheveux et s’ébrouant. Ce qui fut une très très très mauvaise idée. Pas comme si c’était la première ou que ça allait être la dernière, hein. Son tableau de la loose se remplissait joyeusement de petits traits blancs qui le narguaient avec des têtes de trolls. Et encore, certains manquaient à l’appel grâce à son incroyable stupidité et ses trous rongés par l’alcool. Pratique, hein ? Putain. Qu’est-ce qu’il en avait marre. Sa chambre. Son lit. Voilà ce qu’il voulait pour l’instant. Et peu importe si des emmerdeurs la squattaient ou profiteraient de sa faiblesse pour lui dessiner des trucs marrants sur le visage. Putain de pensionnat de shhhh …
Sa tête, sa tête, sa tête. Elle le lançait, et ses idées noires n’arrangèrent rien, prêtant main forte à sa migraine pour le soumettre. Allen grogna, murmura quelques jurons dont il avait le secret, tout en enfouissant son visage dans sa main. Non non, il ne pleurait pas. Ou s’il pleurait, c’était juste parce que ça lui faisait un mal de chien. Putain d'Emrys.


« J-j’espère que t’as un bon avocat, mec, parce que … »



• • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • •



ESC:
 
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Delicate Boy
avatar

+
Féminin Pseudo Hors-RP : Nii' / MPDT
-
0 / 1000 / 100

• Age : 23
• Pouvoir : Ressentir les émotions des autres.
• AEA : Bilboquet. L'escargot. Le meilleur. Le plus rose.
• Petit(e) ami(e) : Iwa coeur coeur love ♥ (Mais il n'oublie pas Soren.)

RP en cours : Dysphorie en Euphorie.

Messages : 867
Inscrit le : 24/05/2010

MessageSujet: Re: Mais jusqu'au bout, et coup par coup, je saurai faire de vrais hommes de vous … [Emjupe]   Dim 19 Avr 2015 - 23:58

Emrys s'était déjà fait la réflexion – à juste titre sûrement – que sa relation avec Ayumi avait dû l'adoucir suffisamment pour changer l'opinion que les gens auraient eu de lui en d'autres circonstances ; hormis quelques rares élus comme ce très cher Antoine, il ne pensait pas qu'une majorité de pensionnaires l'auraient décrit comme un type méchant ou violent, ou intolérant, ou casse-pied, ou... Bref. Le fait qu'il sache globalement se mêler de ses affaires sans interrompre toutes les conversations pour y glisser son point de vue devait aider aussi. Il ne sortait pas spécialement du lot. Vrai qu'il n'était pas une de ces personnes ultra populaires sur lesquelles tout le monde avait un avis ; vrai également qu'il n'était pas de ces gens à la réputation si profondément mauvaise que rares étaient ceux osant encore les approcher. Le jeune homme se jugeait relativement normal.
Et par « normal », il entendait bien sûr qu'il avait tout un tas de problèmes comme savent si bien s'en créer les adolescents. Tout un tas de défauts plus ou moins gérables, aussi. Il savait par exemple se montrer des plus charmants avec tout le monde et n'importe qui lorsqu'il était en colère. Ou déprimé. Ou les deux, tiens – ce qu'il était à peu de choses près en train d'expérimenter ces derniers temps. La confusion n'aidait en rien, il n'avait pas la force nécessaire au moindre effort, rien n'avait d'intérêt de toute façon, et...
… Et il n'avait aucune envie de devoir expliquer à un type clairement pas dans son assiette le pourquoi du comment il avait subitement gagné de la poitrine.
Doigts crispés sur le gobelet vide, Emrys regarda Allen passer sa main contre son visage sans trouver quoi répondre à sa question. Ça lui paraissait évident, quoi ; qu'est-ce qu'il aurait pu faire d'autre ? Aurait faire d'autre ? Ne pas réagir, le repousser gentiment, lui expliquer la situation, suivre son délire et donner des noms au hasard – sérieux, qu'on le lui dise, il ne demandait pas mieux ! En plus c'était pas comme s'il avait vraiment voulu le frapper, hein. Enfin si, un peu, mais... Pas de là à lui faire carrément mal ou à empirer son état de façon dramatique, disons. Il ne le détestait pas encore à ce point.
Urgh. L'alcool, sérieux.
L'idée qu'il puisse avoir l'air au moins aussi pathétique dans ses mauvais moments lui passa par la tête ; fugace, elle ne s'attarda cependant pas bien longtemps.

Personne n'aime penser à ça.

« Et tu comptes me faire un procès comment, marmonna-t-il en reposant le récipient près du robinet. On est coincés je te signale. »

Bon. A bien y repenser, ce n'était peut-être pas la meilleure manière de l'aider ou de s'excuser. Pas qu'il ait à le faire, hein. Il n'avait rien fait de mal. C'était de la légitime défense. Techniquement.
Seulement il avait beau courir vite, la culpabilité avait semblait-il de sacrément longues jambes : alors quand il n'était pas occupé à jouer à cache-cache avec elle, les parties de loup ne duraient jamais bien longtemps.
Surtout que, err. Allen était pas vraiment en état de se défendre.

« Bon, j'aurais peut-être pas dû te taper, admit-il à contrecœur, mais me touche pas. Sérieux. » Mal à l'aise, il finit par croiser les bras sur sa poitrine. « Tu... err, tu vas pas t'évanouir au moins ? Je devrais peut-être te ramener... Quelque part, ou... »

Dans sa chambre, à l'infirmerie, peu importe. Ce serait toujours mieux que le laisser crever dans les toilettes.

Bref coup d’œil à son démaquillant posé près du gobelet ; à son reflet aux traits presque étrangers. Et c'était fou comme ce sentiment lui semblait familier.

Putain, on est mal barrés.



• • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • •


« I'm in the basement, you're in the sky ;
I'm in the basement baby, drop on by.

Hold your breath and count to ten
And fall apart and start again -
Hold your breath and count to ten,
Start again, start again... »

Voilà mon cœur ; prudence en sortant :
 
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Pensionnaire
avatar

+
Masculin Pseudo Hors-RP : DD (DarkD)
-
0 / 1000 / 100

• Pouvoir : Cyberpathie
Messages : 1412
Inscrit le : 17/05/2007

MessageSujet: Re: Mais jusqu'au bout, et coup par coup, je saurai faire de vrais hommes de vous … [Emjupe]   Dim 31 Mai 2015 - 20:48

Allen répondit à la première intervention d’Emrys par un grognement inaudible. Ouais, je sais, merci Captain Obvious. Je sais que je suis con, qu’on est enfermé, que je suis malade … Pff. Les mains toujours sur son visage, le garçon renifla un coup puis laissa tomber un soupir en même temps que ses épaules. Ses doigts retrouvèrent l’émail des éviers, et ses yeux restèrent mi-clos à observer ses vêtements humides. Comment faire un procès ici ? Qu’est-ce qu’il en savait ; ça pouvait être possible, hein. Ils n’avaient qu’à chercher un mec qui jouerait au juge, d’autres pour les avocats, investir une salle et puis voilà … Après, qu’est-ce qu’il y gagnerait ? Bah, c’était pas non plus son principal souci actuellement. La seule chose dont il était certain, c’était que noyer les gens comme ça n'était vraiment pas cool. Pas cool du tout, même. Dans le but de lui apprendre la vie, traîner Emrys en justice fut la première idée stupide qui avait traversé son esprit embrumé. Faut l’excuser hein, ça lui arrivait pas tant que ça les lendemains difficiles. Il espérait d’ailleurs que ça ne lui arrive plus jamais.
Tellement bête, bête, bête …


« Bon, j'aurais peut-être pas dû te taper. Mais me touche pas. Sérieux. »

Allen releva le menton en direction du garçon enjupé, clignant des yeux comme s’il n’avait pas très bien compris ce qu’il venait de lui dire. Il venait de s’excuser, là, c’est bien ça ? Woh. Le retournement de situation avait été rapide, et peut-être qu’Allen en aurait pleuré si son côté désinhibé ne s’était pas évaporé avec ses précédentes douches froides.

« Tu... err, tu vas pas t'évanouir au moins ? Je devrais peut-être te ramener... Quelque part, ou... »

Un rire nerveux fut le premier signe de vie que reçut l’anglais ; Allen passa sa main derrière sa nuque et sa tête se balança de droite à gauche, presque gêné. Le geek était vraiment reconnaissant pour le coup. Emrys aurait pu très bien partir, le laisser là à faire le phoque sur le carrelage. Mais non, malgré son comportement, il voulait quand même bien lui prêter son aide … En plus, ils se connaissaient pas si bien que ça s’il y repensait. Même enfermés dans le même bled cerné de quatre murs, ne pas croiser certaines personnes n’était pas aussi compliqué qu’on pourrait le présager. M’enfin, tentant de montrer sa gratitude dans son presque-sourire, Allen balbutia :

« O-ouais, s’teuplait, tu serais trop un pote. »

Ou une potesse ? Ah, merde, qu’on commence pas à le faire chier avec les accords et tout, hein. C’était vraiment pas le moment. Emrys restait Emrys et puis voilà, rien à foutre des malédictions de ces autres pensionnaires ô combien spirituels.
Allen prit alors appui sur l’évier et le miroir, puis se remit droit sur ses jambes … tangua un peu, mais réussit malgré tout à garder son équilibre. Il fallait juste qu’il évite de trop regarder ses pieds, à moins de tenir à être pris de vertige. Pas sûr que dans cet état il aurait vraiment réussi à faire quoi que ce soit tout seul. De toute façon, il ne savait même pas quelle heure il pouvait être ! Le soir ? Si les couloirs étaient plongés dans le noir, bravo pour trouver les dortoirs. Même s’ils ne devaient pas être si loin que ça, on ne savait jamais. D’autant plus que le pensionnat avait un don certains pour emmerder ses pensionnaires à coup de couloirs changeants.


« J’crois que ça va. Ou genre assez pour pas t’vomir dessus. Et. Comment on fait au juste, si j’dois pas te toucher ? T’as pouvoir de télékinésie ou quoi ? »

Vrai qu’il ne le connaissait pas, son pouvoir, à Emrys. Ce serait damn pratique, la télékinésie, pourtant. Ou mieux, téléportation ? Quoique le voyage ne risquait-il pas de refaire la tapisserie de sa chambre ? Eh, il préférait épargner ça à ses colocataires, étrangement.



• • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • •



ESC:
 
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Delicate Boy
avatar

+
Féminin Pseudo Hors-RP : Nii' / MPDT
-
0 / 1000 / 100

• Age : 23
• Pouvoir : Ressentir les émotions des autres.
• AEA : Bilboquet. L'escargot. Le meilleur. Le plus rose.
• Petit(e) ami(e) : Iwa coeur coeur love ♥ (Mais il n'oublie pas Soren.)

RP en cours : Dysphorie en Euphorie.

Messages : 867
Inscrit le : 24/05/2010

MessageSujet: Re: Mais jusqu'au bout, et coup par coup, je saurai faire de vrais hommes de vous … [Emjupe]   Dim 28 Juin 2015 - 3:38

Si Emrys n'avait pas été trop occupé à geindre sur son sort en maudissant Dieu, sans doute aurait-il trouvé mille et uns aspects très positifs à cette conversation ; le fait qu'il n'ait pas préféré rebrousser chemin discrètement en voyant les toilettes déjà envahies, par exemple – ou tout simplement le fait que, quoi que gêné et mal à l'aise à tous les niveaux, il n'ait pas abandonné Allen pour mieux fuir ses problèmes. Ça n'avait pas toujours été comme ça. Il y a quelques années, ça ne se serait définitivement pas passé comme ça.
Il avait changé ; ce n'était pas rien.
Malheureusement, le jeune homme était tout sauf prêt à faire le moindre effort concernant son humeur et ne parvint donc pas à se concentrer sur quoi que ce soit d'agréable. Il espérait que le garçon n'allait pas lui gerber dessus en mode « surpriiiiise » ; priait en silence pour ne pas croiser vingt mille personnes dans les couloirs. Bon, ce n'était pas lui le mec déchiré qu'on aurait regardé de travers, d'accord. Mais l'accompagner lui vaudrait également quelques regards curieux – et vraiment, dans cette tenue, c'était la dernière chose dont il avait envie. Qu'il se soit habillé comme ça de son propre gré ne voulait pas dire qu'il comptait parader devant tout le monde pour autant. Il n'espérait pas vraiment qu'on le comprenne ; ne se comprenait pas lui-même. Difficile de leur demander plus qu'il ne pouvait en faire.

« O-ouais, s’teuplait, tu serais trop un pote. »

Bon. Au moins, il semblait avoir abandonné l'idée de le traîner en justice pour coups et blessures sur personne en état d’ébriété – ce dont il n'allait pas se plaindre, hein. Ça l'aurait ennuyé d'être en froid avec quelqu'un pour une suite de trucs qui n'auraient même pas dû être possibles en d'autres circonstances. C'était la faute à pas de chance plus qu'autre chose ; il ne pensait pas qu'il y aurait eu matière à taper qui que ce soit si chacun avait été dans son état normal. A priori. A moins qu'Allen soit devenu teigneux entre temps...
A le voir se redresser péniblement, l'air à peu près aussi en forme qu'un leucémique, difficile d'en juger. Mains un peu en avant comme pour se tenir prêt à le rattraper en cas de chute, Emrys le regarda faire avec l'air sceptique et inquiet de celui qui hésite entre ramener le sofa dans la salle de bain et traîner l'autre jusqu'à la chambre. Sachant qu'il ne pouvait pas ramener de lit ici (et puis ça n'aurait pas été très pratique pour aller aux toilettes, quoi) et que le garçon ne semblait pas assez ivre mort pour s'endormir sur le carrelage, le choix était vite fait.

« J’crois que ça va. Ou genre assez pour pas t’vomir dessus. Et. Comment on fait au juste, si j’dois pas te toucher ? T’as pouvoir de télékinésie ou quoi ? »

Il n'avait plus qu'à le croire, c'est ça ? Parce que s'il ne renversait pas le contenu de son estomac sur ses tennis, ils devaient pouvoir s'entendre. Et s'il pouvait éviter de trébucher ou les faire tomber tout du long en plus de ça, ce serait carrément top. Rien à redire. Meilleur pote bourré au monde.
Yeux levés au plafond, il frotta brièvement ses paumes contre sa jupe.

« Tu peux me toucher. Juste pas, genre... Bizarrement, répondit-il en plissant le nez. Et si je faisais de la télékinésie tu t'en serais déjà rendu compte, tu peux me croire. Allez. »

Bras tendu, il fit un signe de tête vers la porte. Il n'allait pas le forcer à s'appuyer sur lui s'il voulait faire le pro, mais bon. S'il avait été sûr de pouvoir se débrouiller tout seul il n'aurait probablement même pas accepté son aide ; un sursaut de fierté maintenant aurait été un peu débile.

« Tu veux aller dans ta chambre ou... ? 'fin ce serait moins loin qu'ailleurs. Mais y'aura peut-être du monde. »

Ce n'était pas trop gênant, sûrement, vu qu'il ne devait pas encore être l'heure de dormir. A moins qu'il ait perdu la notion du temps entre sa chambre le couloir. Mais si Allen ne voulait voir personne ouuuu pas ceux-là... Voilà.

Lui-même n'avait pas forcément envie de voir ces gens-là, tiens. Il dormait avec qui au juste ?



• • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • •


« I'm in the basement, you're in the sky ;
I'm in the basement baby, drop on by.

Hold your breath and count to ten
And fall apart and start again -
Hold your breath and count to ten,
Start again, start again... »

Voilà mon cœur ; prudence en sortant :
 
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Pensionnaire
avatar

+
Masculin Pseudo Hors-RP : DD (DarkD)
-
0 / 1000 / 100

• Pouvoir : Cyberpathie
Messages : 1412
Inscrit le : 17/05/2007

MessageSujet: Re: Mais jusqu'au bout, et coup par coup, je saurai faire de vrais hommes de vous … [Emjupe]   Lun 17 Aoû 2015 - 15:13

Spoiler:
 

Tenir debout demandait beaucoup plus d’effort qu’Allen ne se l’était imaginé. Ses muscles lui semblaient tellement lourds que le garçon avait l’impression que tout en lui risquait s’effondrer d’une minute à l’autre, allant même jusqu’à creuser un trou dans le carrelage. C’était juste horrible. Mais, se focalisant sur Emrys, il essayait de penser à autre chose, de suivre ses faits et gestes ainsi que le son de sa voix alors qu’il lui répondait :

« Tu peux me toucher. Juste pas, genre... Bizarrement. Et si je faisais de la télékinésie tu t'en serais déjà rendu compte, tu peux me croire. Allez. »

Pas bizarrement. Ok. Il saurait faire ça. Peut-être. Il supposait. Enfin, tout dépendait de la notion de bizarre d’Emrys, hein ! Mais ne commençons pas à entrer dans ce genre de débat philosophique qui ne saurait se terminer. Par geste bizarre, l’anglais sous entendait sans doute le toucher de poitrine en grand vainqueur du top. Alors, Allen regarda un instant le bras tendu et en suivi les courbes jusqu’à l’épaule de son ami, avant d’arriver jusqu’à son torse. Bien. Zone interdite, donc. … … Hm. Toujours pas sûr de comment il allait faire, en fait. Bah.

« Tu veux aller dans ta chambre ou... ? 'fin ce serait moins loin qu'ailleurs. Mais y'aura peut-être du monde. »

Allen revint au visage d’Emrys, comme s’il avait été une sorte de pervers ne pouvant se détacher des attributs féminin d’une interlocutrice généreuse. Pourtant, cet adjectif n’allait nullement à son interlocuteur, c’était débile. Si celui-ci venait à sortir un sac à main du néant pour le frapper … Ben, déjà il ne s’en sortirait pas, mais il ne comprendrait pas non plus. Malheureusement, ses capacités de compréhension de l’être humain autant présentes que passées n’ont jamais été spécialement aiguisées.

« Euh. Ouais. J’suppose que c’est le mieux, hein. »

Là-dessus, la damoiselle en détresse tendit à son tour son bras pour mieux attraper celui de son prince. Enroulant ses doigts au-dessus du coude, Allen s’aida de ce nouvel appui pour se permettre quelques pas vers l’avant, même si ça voulait dire se rapprocher un peu plus de la zone interdite. Faire attention, très attention. Ce n’était pas le moment de perdre bêtement la sympathie de ce brave Emrys pour une banale histoire d’hormones, ou un truc du genre.
Allen s’accrocha donc bien au bras d’Emrys, ajoutant son autre main à son emprise. C’était les seuls choses en contact avec l’anglais. Super civilisé qu’il était, le geek avait réussi à garder une distance sécuritaire de quelques centimètres entre eux. Yeah, good game. Mais le plus important restait : est-ce qu'ils seraient au moins capables de marcher comme ça ?


« Errh, les gens, j’sais pas. Y’a toujours des gens partout. Mais on s’en fout, non ? »

Ouais, c’était un peu le principe du pensionnat.
S’allonger et dormir l’importait pour le moment beaucoup plus que les moqueries de ses colocataires. Ils pourraient bien lui dessiner une moustache au marqueur, ce serait toujours plus classe que du vomi frais sur son sweat. Bref, ouais, lui il s’en foutait. L’infirmerie ne lui inspirait rien non plus, les odeurs de médicaments n’allaient bizarrement pas le soulager de son mal et il n’avait pas non plus la tête à se droguer. N’est-ce pas.
Il lâcha un soupir avant de continuer, tentant de tout de même répondre au facteur monde :


« M’enfin, ça dépend quoi, quelle heure il est déjà ? »

Ça a pouvait donner un indice sur la fréquentation des dortoirs, mais aussi au moins lui permettre de s’ancrer un peu plus temporellement.



• • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • •



ESC:
 
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Delicate Boy
avatar

+
Féminin Pseudo Hors-RP : Nii' / MPDT
-
0 / 1000 / 100

• Age : 23
• Pouvoir : Ressentir les émotions des autres.
• AEA : Bilboquet. L'escargot. Le meilleur. Le plus rose.
• Petit(e) ami(e) : Iwa coeur coeur love ♥ (Mais il n'oublie pas Soren.)

RP en cours : Dysphorie en Euphorie.

Messages : 867
Inscrit le : 24/05/2010

MessageSujet: Re: Mais jusqu'au bout, et coup par coup, je saurai faire de vrais hommes de vous … [Emjupe]   Sam 29 Aoû 2015 - 3:24

Emrys fut autant soulagé qu'embêté qu'Allen se décide à saisir son bras. D'un côté c'était sûrement mille fois plus pratique que de devoir le ramasser par terre toutes les trente secondes ; et puis il n'avait aucune envie de le traîner en mode poids mort lorsqu'il se serait bêtement assommé sur le plancher, non merci – il avait de bonnes jambes mais les bras, c'était pas encore ça. D'un autre côté, les contacts, c'était pas son truc non plus. Les accolades viriles étaient le maximum de l'acceptable avec les personnes qui n'étaient pas au courant pour lui. Il n'aimait pas qu'on le trouve féminin. Même si c'était juste à cause d'une bête pression, d'un effleurement malheureux.
Il détestait qu'on le prenne pour une fille.
Le sentiment de se sentir parfaitement abruti, avec sa jupe et ses bas débiles, lui coupa la respiration.

« Errh, les gens, j’sais pas. Y’a toujours des gens partout. Mais on s’en fout, non ? »

Merde, merde. Il était tellement con.
Sourcils froncés, confus, il s'éclaircit la gorge et tenta déjà d'envisager comment ils allaient pouvoir marcher comme ça jusqu'aux dortoirs. Techniquement ils n'avaient qu'à avancer un peu, sortir des toilettes et remonter le couloir jusqu'à revenir aux chambres ; ça ne pouvait pas être si compliqué que ça. Tant qu'Allen réussissait à aligner ses pas sans peser trop lourdement sur lui ni les faire trébucher, ça devait pouvoir le faire. Mais voilà. C'était « tant que » et « avec de la chance », tout ça.
A en juger par leurs allures respectives, la chance, c'était pas leur truc. Pas aujourd'hui en tout cas.
Il avait franchement du mal à être optimiste.
Enfin, s'il s'en foutait des gens, c'était déjà ça. Pas besoin de protéger son image de starlette en évitant les coins trop passants. Pas qu'ils aient vraiment le choix de toute façon, vraiment – tout le monde allait aux petits coins, du coup c'était un peu difficile d'être discret dans ce couloir. Ce n'était pas comme si les pensionnaires n'avait pas l'habitude de voir des types et des filles avec la gueule de bois traîner dans le coin, de toute façon. A toutes heures du jour. Ou de la nuit. Peu importe les saisons. Tout le temps.
Qu'est-ce que les propriétaires pensaient en laissant plein d'ados livrés à eux-même, hein. Il se le demandait.

« Hmm... Je sais pas, j'ai pas trop fait gaffe. Peut-être dix-sept heures. Ou moins. Ou dix-huit. Par là. Errr, attends... »

Vu qu'il n'était pas bourré et était censé être super normal, songea-t-il en essayant d’attraper son portable dans la poche de sa jupe, ça faisait un peu suspect de ne pas avoir une estimation à peu près juste du temps. Sauf que quand on passe ses journées à ne rien faire, allongé sur son lit, qu'on dort un peu n'importe quand et qu'on ne respecte plus aucune horaire...
Sa main libre, encore un peu glissante, laissa s'échapper le portable ; dans un bruit pas du tout rassurant, il vint exploser joyeusement en trois morceaux sur le carrelage.

Un grognement à peu près aussi rassurant filtra entre les lèvres du britannique.

« Je vais fumer le putain de paquet de putain de cigarettes en entier, jura-t-il en se pinçant l'arrête du nez pour tenter de se calmer. Fais chier. »

Il envisagea d'abandonner Allen un instant pour le récupérer, mais ressentit à cette idée une profonde lassitude. Il n'en avait vraiment pas envie, et puis l'heure avait dû sauter avec la batterie de toute façon. Faudrait le re-régler. Super génial.
Dents serrées, il poussa finalement le portable et sa batterie, heureusement tombés à ses pieds, plus ou moins en sécurité sous les lavabo ; tant pis pour l'autre truc. Personne devait fixer le sol des toilettes. A priori.

« On doit être le soir, de toute façon. Pas la nuit. Je crois pas. »

Wow, Emrys, quelle utilité. Dix sur dix. A se demander qui aidait qui, là.
Histoire de se rassurer sur leurs rôles respectifs – lui le bon samaritain sympa, Allen le type déchiré – il tenta quelques pas en avant ; juste histoire de voir s'ils allaient se retrouver en lieu sûr en deux minutes ou mourir en chemin.

Ou quelque chose entre les deux, ce qui était drôlement plus probable.

( ͡° ͜ʖ ͡°) :
 



• • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • •


« I'm in the basement, you're in the sky ;
I'm in the basement baby, drop on by.

Hold your breath and count to ten
And fall apart and start again -
Hold your breath and count to ten,
Start again, start again... »

Voilà mon cœur ; prudence en sortant :
 
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Pensionnaire
avatar

+
Masculin Pseudo Hors-RP : DD (DarkD)
-
0 / 1000 / 100

• Pouvoir : Cyberpathie
Messages : 1412
Inscrit le : 17/05/2007

MessageSujet: Re: Mais jusqu'au bout, et coup par coup, je saurai faire de vrais hommes de vous … [Emjupe]   Ven 4 Sep 2015 - 15:10

Tenant toujours Emrys le plus précautionneusement possible, Allen le suivit avec un air blasé, ou plutôt absent alors que celui-ci cherchait à lui répondre … Le geek n’aurait pas pensé que la question aurait été si ardue, et la première tentative de fourchette lui aurait bien suffi. Au pire, même un « j’en sais rien, ferme la et bouge » lui aurait tout autant convenu, en vue de la situation. Mais, eh, c’était d’Emrys qu’on parlait, pas vrai ? Le garçon n’avait pas l’air d’être du genre à faire les choses à moitié, alors … Même si pour le coup, la situation s’en voyait bizarrement envenimé. Sous ses mèches sombres, l’esprit d’Allen soufflait un long « woooooh » tandis qu’Emrys faisait tomber son téléphone. Le fracas au sol résonna en écho avec celui de son cœur. Pauvre bête.

« Je vais fumer le putain de paquet de putain de cigarettes en entier. Fais chier. »

Même si l’absence d’émotion sur son visage n’était pas un indice prometteur sur son état d’esprit, Allen était plutôt perturbé. Il ne fallait pas être sorti de Harvard pour se rendre compte que quelque chose n’allait pas. Emrys n’était pas vraiment dans son état normal, et cela ne devait pas seulement être en lien avec la transformation de son corps. Nop, nop, nop. Sinon, comment expliquer qu’il ait été aussi violent soudainement ? Autant dans ses paroles que ses gestes envers l’appareil portable qui n’avait pourtant rien fait de grave. Allen ne pouvait détourner son regard du cadavre misérable gisant à présent sous l’évier.

« On doit être le soir, de toute façon. Pas la nuit. Je crois pas. »

Conclusion funèbre. Sans pour autant bouger d’un pouce, Allen souffla :

« Ok. Ça devrait aller, alors. J’pense. »

Le début de soirée, c’était le plus souvent vers ces eaux là que les gens aimaient aller se dégourdir les jambes. Lève-tards ou pas, c’était le moment, il croyait, que le Pensionnat semblait le plus vivant. En conclusion de ça, personne ne devrait à priori traîner dans sa chambre. Sans aucun doute qu’ils croiseraient des gens dans le couloir, qui allaient manger ou rejoindre des amis ou admirer le coucher de soleil sur la Tour (qu’est-ce qu’il en avait à foutre au juste), mais voilà. Mieux que rien. Breeef …
Si Emrys avait cru bon de se dire que c’était le bon moment d’avancer, Allen ne l’entendit pas de cette oreille, ne suivant pas les pas que le britannique avait commencé à esquisser. Ne lâchant pas sa prise sur lui, Allen râla faiblement :


« Heeey, attends. Tu … tu vas pas le laisser là comme ça, quand même … »

Il parlait bien entendu du téléphone. L’appareil allait prendre l’eau et ne plus marcher ! Ou pire … Quelqu’un pourrait le voler ! Pourquoi faire, il n’en savait rien mais … Voilà. Ou si ce n’était pas un pensionnaire, ça pouvait aussi être un monstre comme l’autre créature du lac, là, qui traînait parfois par ici de temps en temps. Le garçon ne l’avait jamais vu en contexte, mais les histoires allaient vite dans ces couloirs.
Enfin, lui en tout cas n’aurait jamais laissé de côté un de ses appareils électroniques dans un tel endroit. C’était impensable. Mais bon, c’était lui, quoi. Le geek.


« Dis … Ça vaaa, mec ? Tu te sens pas bien ? C’est les hormones ? »

S’enquit-il, tapotant le bras d’Emrys dont il retrouvait les yeux avec les siens. Cependant, moins d’une seconde lui suffit à réaliser ce qu’il venait de dire. Hahaha, « les hormones ». C’était drôle, pas vrai ? Super rigolo. Jeez ! Ce qu’il avait comme don pour mettre les pieds dans le plat avec son humour de merde. Surtout qu’il s’inquiétait vraiment pour son ami, en plus. Mais non, mais non, les conneries sortaient toujours de sa bouche comme une maladie. Jamais sérieux. On le lui disait, et lui aussi. Allen fit la grimace :

« … Errr, désolé. J’suis vraiment un con, moi, aaaah … »

Plaisanter c’était bien, quand c’était le moment. Désespéré par son manque de tact, le geek reposa sa tête sur le bras d’Emrys … Avant de se relever très vite (trop vite), se rappelant que les contacts étaient toujours prohibés entre eux.

« Désolé. »

Arrr. Qu’il avait mal à la tête.



• • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • •



ESC:
 
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Delicate Boy
avatar

+
Féminin Pseudo Hors-RP : Nii' / MPDT
-
0 / 1000 / 100

• Age : 23
• Pouvoir : Ressentir les émotions des autres.
• AEA : Bilboquet. L'escargot. Le meilleur. Le plus rose.
• Petit(e) ami(e) : Iwa coeur coeur love ♥ (Mais il n'oublie pas Soren.)

RP en cours : Dysphorie en Euphorie.

Messages : 867
Inscrit le : 24/05/2010

MessageSujet: Re: Mais jusqu'au bout, et coup par coup, je saurai faire de vrais hommes de vous … [Emjupe]   Mer 7 Oct 2015 - 19:47

Emrys, dont l'agacement grippait ponctuellement la respiration, jeta un regard perplexe à Allen. Pourquoi ne pas le laisser là ? Il ne pensait franchement pas qu'on aille le lui piquer sous le lavabo, fallait pas abuser – il voulait bien que les garçons soient tous de gros dégoûtants adorant se rouler dans la boue et la poussière, mais y'avait quand même des limites. Et qu'est-ce qu'ils auraient fait de son portable, hein. A part regarder ses messages et ses contacts ou s'en servir pour faire des bêtises, ça restait plutôt inutile. Sans compter qu'il lui aurait suffi de se promener en le faisant sonner pour finir par le retrouver. Avec un peu de chance.
Pas comme s'il y tenait spécialement, de toute façon. Y'avait juste des souvenirs dedans.
Le consulter faisait plus de mal que de bien.

« Dis … Ça vaaa, mec ? Tu te sens pas bien ? C’est les hormones ? »

L'espace d'un instant le britannique regarda son ami comme s'il venait de lui parler en russe ; puis il plissa le nez, dents serrées, l'air aussi incrédule qu'en colère.
Ses excuses n'adoucirent pas son expression. Sur le coup, il ne les considéra même qu'à peine. Au delà de son côté artiste romantique et sensible, toujours prêt à tendre une main secourable et une épaule sur laquelle pleurer, Emrys restait un adolescent mal dans sa peau ; quoi que ce soit d'une efficacité discutable, il avait appris à mordre lorsqu'il se sentait acculé. Insulté. Diminué. Rabaissé. Il avait déjà dit des choses horribles à des gens qui, au fond, ne pensaient pas vraiment à mal. Aujourd'hui encore il croyait dur comme fer avoir été dans son bon droit, quoi qu'il n'irait pas s'en vanter – il savait pertinemment que ce n'était pas bien.
Ce qui ne l'empêchait pas de penser que ça restait justifié.

Crispé par le contact, Emrys n'eut pas le temps de s'en plaindre qu'Allen s'était déjà relevé. Des excuses, encore.
Il voyait bien qu'il n'essayait pas de se moquer de lui, ni de le mettre mal à l'aise : et puis s'il ne voulait pas de toutes ces remarques, il n'avait qu'à rester en pantalon. Ou en jupe. L'un ou l'autre, peu importe. Et dire qu'il avait emmerdé tellement de gens pour faire virer tout ces e de façon définitive. Son père l'aurait tué sur place s'il l'avait vu.
Un soupir défaitiste se glissa entre ses dents toujours serrées.

« Pas grave. T'as raison, lâcha-t-il presque à regret en se défaisant de son étreinte, doucement mais clairement, pour éviter qu'il tombe – entre autres. Bouge pas. »

Si tant est qu'il en soit capable. De bouger.
Accroupi près des lavabos, le jeune homme ramassa son portable avant de le ré-assembler en quelques clics rapides. Aussitôt replongé dans sa poche, il fut oublié de nouveau ; il préférait vraiment ne pas s’embarrasser de pensées parasites. Il était suffisamment à cran comme ça. Le but n'était pas non plus de noyer Allen sous les ondes négatives, aussi délicat et empli de tact ait-il été jusque là.
Les hormones étaient pire qu'au cœur du problème, en plus. Ha.
Au corps du problème, disons.

« Je suis juste pas d'humeur, c'est tout, dit-il en revenant au niveau d'Allen. Rien de grave. Juste chiant. »

Il tenta d'expirer un peu de tension dans un énième soupir.

« Problèmes de couple, tout ça. Mais tu peux parler, hein, vu ta tête. Tu t'es découvert une passion pour la fiesta ? »

Pas trop vague, pas trop précis. Juste de quoi justifier sa mauvaise humeur ; le reste, il n'en était pas à vouloir le lui expliquer. Et puis Allen, de son côté, s'était peut-être juste bourré la gueule dans un excès de joie. On pouvait avoir l'air naze pour tout un tas de bonnes raisons.
S'il avait de la gaieté à partager c'était le moment idéal. Que son pouvoir lui serve à quelque chose de concret, pour une fois.



• • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • •


« I'm in the basement, you're in the sky ;
I'm in the basement baby, drop on by.

Hold your breath and count to ten
And fall apart and start again -
Hold your breath and count to ten,
Start again, start again... »

Voilà mon cœur ; prudence en sortant :
 
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Pensionnaire
avatar

+
Masculin Pseudo Hors-RP : DD (DarkD)
-
0 / 1000 / 100

• Pouvoir : Cyberpathie
Messages : 1412
Inscrit le : 17/05/2007

MessageSujet: Re: Mais jusqu'au bout, et coup par coup, je saurai faire de vrais hommes de vous … [Emjupe]   Lun 23 Nov 2015 - 22:18

Gloire à Emrys. Malgré … ben, tout, il lui donna raison et alla gentiment récupérer son bien. Malgré la stupéfiante stupidité de la situation, Allen ne put s’empêcher de ressentir une petite pointe de soulagement lorsque le téléphone fut mis bien en sécurité dans la poche de son propriétaire. Eh, fallait vraiment pas qu’il oublie de remercier son ami comme il se doit quand il irait mieux. Ouais, sa compagnie était sûrement pas la plus appréciable du manoir, mais bon. Enfin, déjà, le principal était qu’il arrive en un seul morceau jusqu’à sa chambre. L’heure des réjouissances et des étreintes affectivo-viriles viendront en temps et en heure.
Dans toute sa bonté, Emrys consentit même à vaguement expliquer les raisons du plus bas de son humeur.

Hin. Hin. Hin. « Problème de couple », toujours, tout le temps. Allen était déjà bien assez convaincu du level de chiantise que pouvait atteindre une fille pour qu’Emrys n’ait pas à en dire d’avantage. Enfin, il restait curieux : qu’est-ce que l’anglais avait bien pu faire pour gagner les foudres de sa belle ? Ou bien c’était l’inverse, peut-être que c’était elle qui avait fait un truc ? Allez savoir. Le changement de sexe d’Emrys n’était sans doute pas non plus tout à fait innocent dans cette histoire. Allen se mettait à la place de la demoiselle aussi. Si du jour au lendemain ton copain ou ta copine change de sexe … bah … ça choque. Et à moins d’être bi, bah … Voilà, quoi. C’est tendu.
Enfin bref, Allen ne ferait pas encore l’erreur de dire de la merde en creusant la question. Emrys avait pas besoin de lui et ses conseils bidons. Qu’il n’avait pas, d’ailleurs.


« Fiesta … J’aimerais bien … Je me souviens de que dalle, en fait. Mais … bah … »

Allen tangua sa tête sur le côté, fixant le vide cette fois et cherchant dans le peu de neurones fonctionnels qui lui restait un quelconque éclair de lucidité.
Bah. Bah rien. Il savait vraiment pas. Il avait dû faire le con, pour pas changer, et voilà le résultat. Mais putain, boire c’était tellement pas son truc, à Allen. Il avait pas l’habitude. Et même, il n’aimait pas ça de toute façon. Peut-être une petite canette de bière pour faire comme les potes, mais sinon il restait cantonné aux boissons énergisantes. L’alcool au sein du pensionnat lui avait en plus valu un certain souvenir effrayant … Qu’il préférait garder bien enfoui au fond de son cerveau, en passant. Alors qu’est-ce qu’il s’était passé ? Il sentait qu’à moins de trouver un témoin ou de se taper le crâne contre un mur, le geek n’en saurait pas plus.
Il était conscient que ça n’allait pas très fort pour lui, ces derniers temps. En plus, petit tour des I. n’avait malheureusement pas soulagé ses élans de morosité. Allen ne savait plus quoi faire, ni où aller. Il voulait rester seul, mais avait aussi peur de ça. Même son ordinateur ne lui permettait plus de se libérer totalement l’esprit. Peut-être que c’était pour toutes ces raisons qu’il avait éventuellement …
Dans un soupir et un vague haussement d’épaule, il s’en retourna vers Emrys. En y repensant … lui aussi avait vécu les mêmes choses, non ?...


« On y va ? J’crois que j’me sentirai p’t’être mieux en sortant d’ici, déjà. »

Allez. C’était un peu lui qui ralentissait le processus, mais bon. Il était prêt à faire des efforts pour suivre son comparse, cette fois.



• • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • •



ESC:
 
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Delicate Boy
avatar

+
Féminin Pseudo Hors-RP : Nii' / MPDT
-
0 / 1000 / 100

• Age : 23
• Pouvoir : Ressentir les émotions des autres.
• AEA : Bilboquet. L'escargot. Le meilleur. Le plus rose.
• Petit(e) ami(e) : Iwa coeur coeur love ♥ (Mais il n'oublie pas Soren.)

RP en cours : Dysphorie en Euphorie.

Messages : 867
Inscrit le : 24/05/2010

MessageSujet: Re: Mais jusqu'au bout, et coup par coup, je saurai faire de vrais hommes de vous … [Emjupe]   Mer 27 Jan 2016 - 17:21

Trou noir, eh. Vu qu'il l'avait retrouvé en train de comater dans le lavabo des toilettes avec des dauphins volants et des Tortank, franchement, il voulait bien le croire. Et puis c'était peut-être mieux comme ça, hein. Se souvenir de toutes les conneries qu'il avait pu aligner avant d'aller faire un somme aux petits coins ne lui aurait pas fait beaucoup de bien, à priori. Oublier avait ses bons côtés dans ce genre de cas. Avoir embrassé Unetelle ? Non, jamais arrivé. Avoir dansé en caleçon sur la table ? Aucun souvenir de ça, désolé. En plus ça voulait aussi dire qu'il n'avait aucune idée de ce que les autres avaient pu faire de débile, donc pas moyen de les dénoncer ; ils pouvaient tous le remercier à mort.
D'un autre côté, oublié ou pas, c'était quand même arrivé. Ce qui était un peu plus gênant.
Mais bon – Allen aurait tout le temps de penser à ça plus tard. Après s'être reposé. Beaucoup reposé.

On gérait clairement mieux ses propres erreurs enroulé dans dix épaisseurs de couettes. Vraiment.

Doigts occupés à pianoter sur les coutures de sa jupe, Emrys adressa un sourire un peu amer à son ami. C'était sûrement ce qu'il allait faire, lui. Retourner gémir son malheur dans son lit. Avec du chocolat. Et du soda.
Bizarrement, la bière, ça ne lui disait plus trop grand chose pour l'instant.
Et quoi qu'il venait de se lever, rester debout ne lui disait plus trop grand chose non plus.

« On y va ? J’crois que j’me sentirai p’t’être mieux en sortant d’ici, déjà. »

Lèvres presque pincées, le britannique acquiesça et lui tendit son bras de nouveau – cette fois bien décidé à atteindre leur but sans devoir s'arrêter. A moins que tout d'un coup il ait la nausée ou tombe par terre. Là d'accord. Ce serait valable. Il n'avait aucune envie qu'Allen ou les restes de quoi que ce soit dans son estomac finisse sur lui, donc il était même prêt à faire toutes les pauses du monde pour éviter ça.
S'il y avait bien une chose qu'il ne se sentait pas prêt à faire là tout de suite, c'était devoir prendre une douche.
Ils allaient marcher à pas mesurés, hein. Prudence est mère de sûreté.

« Moi aussi je me sentirais mieux en sortant d'ici. »

Son grommellement se perdit entre ses dents serrées. Il était plus fatigué qu'en colère ; c'était sûrement ça le pire. Il ne le pensait qu'à moitié et souvent, il se trouvait presque trop résigné pour pouvoir ne serait-ce que faire ce genre de commentaires. Sortir relevait plus de la chimère qu'autre chose. Il n'y croyait plus vraiment. Ça les faisait courir, pour sûr – et il aimait courir alors sans doute que ça l'aidait, d'une certaine façon. Et puis il y avait Soren. Il ne pouvait pas le laisser rentrer chez lui, pas sans être sûr qu'il n'en mourrait pas dans des foutus camps. Mais son père lui manquait. Sa mère lui manquait. Tout lui manquait, il voulait rentrer et courir après des promesses en carton le fatiguait.
C'était compliqué.
Il aurait peut-être mieux fait de boire aussi, tout compte fait.

« Tu sais quoi, la prochaine fois que tu fais des conneries, invite moi. Enfin recommence pas, rectifia-t-il en lui jetant un coup d’œil en biais. Mais si jamais. »

Si Allen se tenait sage ça risquait juste d'inverser la situation, mais c'était la dernière de ses préoccupations pour l'instant.
Ce n'était pas comme s'il cherchait vraiment de très mauvaises influences pour faire de vrais trucs regrettables, de toute façon.

« On pourra boire du putain de jus de pomme, soupira-t-il. Tu fumes pas, par hasard ? »



• • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • •


« I'm in the basement, you're in the sky ;
I'm in the basement baby, drop on by.

Hold your breath and count to ten
And fall apart and start again -
Hold your breath and count to ten,
Start again, start again... »

Voilà mon cœur ; prudence en sortant :
 
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Pensionnaire
avatar

+
Masculin Pseudo Hors-RP : DD (DarkD)
-
0 / 1000 / 100

• Pouvoir : Cyberpathie
Messages : 1412
Inscrit le : 17/05/2007

MessageSujet: Re: Mais jusqu'au bout, et coup par coup, je saurai faire de vrais hommes de vous … [Emjupe]   Mer 11 Mai 2016 - 20:01

C’était reparti. Et, si possible, faudrait qu’ils réussissent à la passer la putain de porte. Réfléchissant le moins possible, ne passant même pas par la pensée du côté conte de fée (un peu misérable, certes) de leur situation, Allen prit simplement le bras d’Emrys de ses deux mains et poussa un nouveau soupir. Il faudrait les compter, ou au moins gagner un truc à chaque fois que l’un ou l’autre en expirait un : ils en auraient bien eu un bon pactole. Et si l’argent ne faisait pas le bonheur (tout autant qu’il n’avait plus aucune valeur), n’importe quel prix aurait sans doute convenu : des pogs, des coussins ou de nouveaux organes, pourquoi pas. Un foie ça pourrait être pas mal.
Il crut entendre Emrys grommeler quelque chose, mais n’alla pas le titiller pour savoir où était le problème (s'il y en avait un). Déjà parce qu’il n’était pas si sûr que ça d’avoir entendu quelque chose de compréhensible … Et puis, encore une fois, il ne voulait pas mettre à l’épreuve la patience du brun. Il se sentait déjà bien assez comme un kikoo boulet pour que ce soit légitime qu’il le laisse tomber. Si l’anglais avait voulu qu’il l’entende, ben ce serait chose faite. Ben. C’est tout.


« Tu sais quoi, la prochaine fois que tu fais des conneries, invite moi. Enfin recommence pas. Mais si jamais. »

Allen laissa doucement dodeliner sa tête vers l’avant. Il imaginait que c’était des paroles lancées un peu comme ça … Déjà parce que ouais, des conneries il tenterait de plus en faire. Après, c’était pas facile non plus. Les chats font pas des chiens, et Allen restait Allen. Non, il se faisait même pas confiance. Et puis quoi, admirez où ça l’à mener.
Après … Emrys restait Emrys aussi ? C’était un … gars (ouais, ça restait un gars au fond) tranquille, non ? Enfin, c’était comme ça que se l’imaginait Allen. Peut-être qu’il se trompait, hein, fort possible. Mais ça l’aurait gravement étonné, du coup. M’enfin, il allait mal, c’est ça ?


« On pourra boire du putain de jus de pomme. Tu fumes pas, par hasard ? »

Tout ça sonnait comme une invitation et, même s’il avait l’esprit trop embrumé pour montrer un quelconque optimisme, Allen restait d’accord pour se dire qu’ils ne doivent pas en rester là. Au moins pour le remercier, quoi. Comme il l’avait pensé plus tôt, pas tout le monde (même ses potes) auraient pris le temps de se le traîner. Après, il avait de la marge, bien sûr. Il leur restait du chemin à parcourir avant de pouvoir se quitter.

« Jus de pomme, lait à la fraise, tout ce que tu veux, mon pote … J’t’en dois une alors si j’m’en sors vivant … Quoique même mort. ‘Fin, bref … »

Le petit trait d’humour noir ne lui ressemblait pas vraiment, et c’est pourquoi il préféra embrancher sur un autre sujet :

« Fumer … Ouais, bien sûr, bof, mais ouais. J’suis, genre, le squatteur, tu vois. Comme ça. Ben, donc, si tu veux, j’y penserai … »

Voilà, quand il voulait. Dans un endroit comme ça, les potes c’était important … Et Emrys était bien son pote, hein ? Dans un endroit comme ça, tout pouvait arriver. Tellement de gens disparaissaient, crevaient hypothétiquement dans le noir mais, en tout cas, ne revenaient plus jamais … Il avait crû perdre, genre, Kyoko, une fois. Y'avait aussi eut Holly, et ça c'était pour de vrai. Et pleins d'autres qu'il connaissait pas plus que ça. Y'en aurait pleins d'autres encore.
Et bordel … Bordel.

Dans le parc, cette nuit-là. Il avait été présent, lui aussi.


« Dis … Mec, hm … »

Il l’avait vu, Allen s’en souvenait. Le geek ravala sa salive douloureusement, laissant planer le silence sur son injonction mystère. Après quelques longues secondes de réflexion, il se ravisa directement dans un grognement renfrogné :

« Nan, rien … J’ai pas envie de te faire chier plus longtemps. »

Heeeey ! Alors, mon pote, tu te souviens de ce truc où on devait tous se tuer, là ? C’était marrant, hein, ixdéééé ! Comment t’es mort, au fait ? noël
Putain mais ta gueule, Allen.



• • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • •



ESC:
 
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Delicate Boy
avatar

+
Féminin Pseudo Hors-RP : Nii' / MPDT
-
0 / 1000 / 100

• Age : 23
• Pouvoir : Ressentir les émotions des autres.
• AEA : Bilboquet. L'escargot. Le meilleur. Le plus rose.
• Petit(e) ami(e) : Iwa coeur coeur love ♥ (Mais il n'oublie pas Soren.)

RP en cours : Dysphorie en Euphorie.

Messages : 867
Inscrit le : 24/05/2010

MessageSujet: Re: Mais jusqu'au bout, et coup par coup, je saurai faire de vrais hommes de vous … [Emjupe]   Ven 1 Juil 2016 - 19:03

Mort, eh. Lèvres bien closes, Emrys s’efforça de rester concentré sur son équilibre et le rythme hésitant de ses pas. C'était la dernière chose à laquelle il voulait penser. Mourir. Ça craignait sérieusement, comme idée. Il préférait mille fois se faire enfermer pour l'éternité que disparaître dans un néant douteux d'angelots et de flammes brûlantes.
Niveau courage, ce n'était sûrement pas la meilleure réponse qui soit. Son père aurait levé les bras au ciel et lui aurait jeté un chiffon dessus, probablement – parce que ce n'était pas très chrétien non plus, tout ça. La mort n'aurait pas dû effrayer les croyants.
Il pouvait jurer pourtant que la dernière fois qu'il s'était senti mourir, aucune de ses pensées n'avait volé très haut. « Je ne veux pas mourir » ayant été la première.

La dernière aussi, peut-être.
Et après je sais pas, puisque je suis mort.

Son estomac se noua un peu. Il renifla discrètement, nez plissé, et repensa à son démaquillant abandonné près des lavabos. Quelqu'un allait tomber dessus, à tout les coups. C'était pas le truc le plus couramment oublié dans les toilettes des garçons, quoi – sauf si une demoiselle avait décidé que c'était plus tranquille ou que les miroirs étaient mieux ici ; ce que n'importe qui de sensé aurait imaginé en trouvant le flacon. Heureusement. Ça voulait aussi dire qu'il ne pourrait pas demander qui le lui avait piqué s'il venait à disparaître, mais bon. C'était pas dramatique non plus.
...Sauf s'il l'avait emprunté à Heather.
Le doute lui tira un froncement de sourcil ennuyé.
Sans trop réfléchir, l'idée d'avoir pu lui demander un truc à elle lui aurait paru impossible ; sauf qu'à la guerre comme à la guerre, on fait avec ce qu'on a. Or il ne connaissait pas trente six mille filles pouvant se vanter d'avoir les mêmes mensurations avantageuses que lui, taille y compris. Son regard s'arrêta pensivement sur la porte de la demoiselle en question lorsqu'ils la dépassèrent. Il n'avait plus franchement le courage de la détester, en ce moment.
Normalement, il aurait réagi pour tout comme il l'avait fait face au geste déplacé d'Allen : en s'énervant, en tapant du pied, en hurlant à la mort. Ce qu'il avait fait en début de rupture, d'ailleurs – tout seul, certes, mais ça revenait au même.
Passée la colère, la tristesse et l'indifférence prenaient le pas. Le dégoût commençait à refaire son chemin, lui aussi, petit à petit.

Il connaissait trop bien cette sensation de vide, le creux dans l'estomac.

Raison pour laquelle, à demi-attentif mais soucieux de bien faire, il paniqua presque d'entendre Allen grommeler.
Ça lui avait manqué. Il ne s'était pas rendu compte à quel point mais vraiment, ça lui avait manqué ; de juste parler, dire n'importe quoi, supporter un minimum de contact physique sans avoir envie de s'enfuir, claquer toutes les portes et fermer tout les verrous. Okay, le geek avait eu des réflexes malheureux et n'était pas dans le meilleur état pour discuter. Okay, lui non plus n'était pas d'humeur. Mais quand même.
Il voulait jouer aux bons samaritains alors bien sûr, il sourit. L'air juste un peu exaspéré qu'on pense à sa place. Rien de plus.
Tout plutôt que devoir admettre se sentir seul et pire que naze. Puis Allen n'avait pas à gérer ça. C'était son propre problème. Qui ne méritait juste l'attention de personne, à l'en croire – s'il gâchait tout et bousillait le minimum de trucs bien qui lui arrivait, il ne méritait pas qu'on l'aide. Ça avait le mérite d'être clair.

« Tu me fais pas chier, répondit-il simplement. C'est cool de parler, des fois. Sinon je serais genre, quoi. En train de dormir ? »

Ou de se bourrer la gueule, justement. Allen aurait pu le récupérer le lendemain la tête dans le lavabo, ç'aurait fait un parallèle plutôt sympa.
Pensif, il tapa du plat de la main contre le battant d'une porte.

« T'facon tu peux pas me déprimer. Sauf si tu déprimes toi. C'est ta chambre ? »

On sait jamais. Deux Allen, ça se pouvait.
Ce qui ne l'empêcha pas de déjà appuyer sur la clenche, parce qu'à l'évidence ça ne se pouvait pas trop.



• • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • •


« I'm in the basement, you're in the sky ;
I'm in the basement baby, drop on by.

Hold your breath and count to ten
And fall apart and start again -
Hold your breath and count to ten,
Start again, start again... »

Voilà mon cœur ; prudence en sortant :
 
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Pensionnaire
avatar

+
Masculin Pseudo Hors-RP : DD (DarkD)
-
0 / 1000 / 100

• Pouvoir : Cyberpathie
Messages : 1412
Inscrit le : 17/05/2007

MessageSujet: Re: Mais jusqu'au bout, et coup par coup, je saurai faire de vrais hommes de vous … [Emjupe]   Jeu 14 Juil 2016 - 20:30




• • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • •



ESC:
 
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Contenu sponsorisé


+

MessageSujet: Re: Mais jusqu'au bout, et coup par coup, je saurai faire de vrais hommes de vous … [Emjupe]   

Revenir en haut Aller en bas
 

Mais jusqu'au bout, et coup par coup, je saurai faire de vrais hommes de vous … [Emjupe]

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
xX || Pensionnat Interdit || Xx :: .:: Le Premier Étage ::. :: Le petit endroit-
Sauter vers: