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 Un, deux, trois - Soleil ! { Romeo & Lorenzo }

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Tortue Ninja
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MessageSujet: Un, deux, trois - Soleil ! { Romeo & Lorenzo }   Lun 1 Juil 2013 - 16:58

Clac ; un seul bruit sourd pour trois silhouettes semblables.
Une voyelle traîna dans l'air et Aurelio, éberlué, mit moins d'une seconde à enregistrer qu'il y avait un problème. Ça ne sentait pas le McDo, ça ne ressemblait pas au McDo, ce silence n'était pas celui du McDo : ça ne pouvait donc pas être le McDo. Son cerveau était formel. Les tableaux n'avaient rien à faire là, et le tapis rouge non plus d'ailleurs – à moins qu'ils aient décidé de les accueillir comme les rois qu'ils étaient, mais bizarrement ça sonnait faux. Ils dépensaient beaucoup là-dedans, mais quand même, pas à ce point. Ils venaient de pousser la bonne porte et avaient atterri au mauvais endroit. Ça aurait dû être impossible. Ça n'aurait pas dû se passer comme ça. Ses muscles se crispèrent un peu, rien qu'un peu, tandis que ses yeux verts cherchaient un élément familier dans le décor : cet endroit ne lui disait strictement rien. Il était aussi certain de ne jamais y être rentré qu'il l'était d'avoir vu Lorenzo pousser la bonne porte, la porte habituelle, la porte qui menait tout droit au paradis des hamburgers, des frites et des coca géants. La peur menaçait d'inonder le navire. Ça faisait longtemps qu'il n'avait pas ressenti une chose pareille. Ce n'était pas plaisant.
D'un mouvement presque imperceptible, insignifiant, le garçon s'assura que ses frères étaient toujours là. Ça ne pouvait pas mal se passer, pas vrai ? Non, ça ne pouvait pas mal se passer – tout simplement parce qu'ils en avaient décidé ainsi et que, de toute façon, rien n'était jamais dramatique au pays des sapins. Juste drôle ou moins drôle, voire pas drôle en cas d'extrême contrariété ; mais dramatique, triste, inquiétant ? Non non non. Son corps ne savait plus comment gérer ces sentiments-là, de toute façon. Il fallait les évacuer au plus vite.

« Waw, je savais pas qu'ils avaient changé de décoration à McDo ! »

Comme ça. Exactement.
Aussitôt dit, aussitôt fait ; Aurelio expira toutes ses inquiétudes dans un sourire. Ses frères étaient là, après tout – et puis s'ils étaient entrés au McDo, ils ne pouvaient quand même pas être tombés ailleurs. Cette déco n'était vraiment pas adaptée, mais... Bon, c'était leur problème, hein ! S'ils voulaient perdre des clients en se la jouant manoir, ce n'était pas lui qui allait les plaindre. Tant qu'il avait ses frites, à la limite, ça lui allait. Ses frites et son hamburger. Et un coca. Il avait soif, tiens.
Aussi vif que l'éclair, il se lança dans le jeu et agressa son jumeau encore muet d'un coup de coude das les côtes.

« On devrait aller voir s'ils ont quand même des frites ! J'ai faim, moi. »

Sauf queeee... Il n'avait aucune idée d'où pouvaient être les frites, là-dedans. Escalier, porte, porte, porte, panneau, tapis, porte... ? Tant de portes. C'était presque une invitation à toutes les ouvrir en grand pour crier au serveur de se dépêcher de venir prendre les commandes. Il n'y avait même pas de type louche à la réception, dans ce truc !
Ils devaient être au bord de la faillite, avec un établissement si mal fichu. Pour commencer, ils auraient mieux fait d'échanger leur tapis rouge contre une personne à poster devant l'entrée pour montrer le chemin. Ça aurait très éventuellement pu être utile. Éventuellement. Comme Aurelio aimait courir en tous sens, ce Hall n'était ceci dit pas pour lui déplaire non plus. Déjà, il songeait à s'accrocher au lustre pour jouer aux explorateurs équilibristes. Si l'un grimpait sur les épaules de l'un qui grimpait sur les épaules de l'autre, vu leur taille...
Mais d'abord, les frites. Point d'importance.
Au moins, songea-t-il distraitement, il faisait plus chaud qu'à l'extérieur ; si ces lâches avaient été jusqu'à couper le chauffage, là, vraiment, ils auraient eu toutes les raisons du monde de taper des poings sur la table et de se rouler par terre. Quitte à se faire punir par leur mère dix minutes plus tard pour avoir fait les idiots, ça aurait été une protestation méritée.



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MessageSujet: Re: Un, deux, trois - Soleil ! { Romeo & Lorenzo }   Jeu 25 Juil 2013 - 4:30

...

Un tapis rouge qui remontait le long d'un grand escalier, un beau palier, un vaste parquet et quelques plantes; en levant le nez, les yeux de Romeo se posèrent même sur un lustre qui laissait pendre ses gouttelettes de cristal dans le vide. Pas la décoration habituelle du McDo, c'était certain. La dernière fois qu'il y avait mangé (et sa mémoire avait beau lui jouer des tours, ça devait faire moins d'une semaine !), il y avait encore les mêmes sièges et la même queue pour aller commander son repas. Conclusion qui, il en était persuadé, serait passée par l'esprit de n'importe qui: le restaurant en question avait changé sa décoration pour attirer le chaland. Enfin bon, si c'était le but, le jeune homme devait avouer que c'était moyennement réussi. A peine avait-il élevé la voix que sa tête avait joué les girouettes, tournant à droite et à gauche, laissant son regard fuyant effleurer toutes les surfaces qui s'offraient à lui. Des tableaux, des tapisseries à n'en plus finir, des chandeliers plein les murs ! Où se trouvait la nourriture, dans tout ça ? Est-ce qu'ils devaient passer la porte, sonner quelque part, prendre une position ninja qui prouverait aux propriétaires qu'ils étaient dignes de recevoir le hamburger et les frites sacrés ? Ça n'avait pas grand sens, tout ça. Sauf dans les films. Dans les films, tout avait du sens. Ils étaient peut-être dans un film.

Parce que dans un rêve, non merci. Il ne souffrait pas de narcolepsie, et s'endormir sur un trottoir en plein mois de janvier, c'était pas trop son truc. Parlant de ça, il faisait bien plus chaud dans la bâtisse. Pour un peu, son écharpe aurait presque été de trop. Par pure fainéantise – ou bien parce qu'il ne pensait pas rester à l'abri de ces quatre murs bien longtemps, il la garda autour de son cou et agita les bras pour se dégourdir.

« On devrait aller voir s'ils ont quand même des frites ! J'ai faim, moi. »

Romeo approuva d'un hochement de tête exagéré. Lui aussi, il avait faim; et puisqu'il n'y avait personne pour leur indiquer le chemin, ils n'avaient qu'à le trouver à l'aide de leur flair infaillible ! Celui qui consistait à repérer les McDo dans la rue et deviner ce que leur mère cuisinait avant qu'elle pose le plat sur la table. Ça leur permettait d'envisager une retraite rapide par la fenêtre si elle avait l'idée tordue de leur préparer de la soupe ou autre truc dégoûtant qu'un adolescent en pleine croissance n'aurait jamais dû mettre dans sa bouche (et encore moins dans son estomac). Ça lui arrivait, des fois... Comme toutes les mamans.
Le problème, c'était qu'il n'y avait pas la moindre odeur de frites dans l'air. Rien, sinon des fragrances de fleurs séchées et de vieux journaux ! Pas des choses comestibles, en clair. Donc pas intéressantes pour le ventre des triplés, qui criait famine. Romeo s'avança et se mit au centre de la pièce, où il étendit les bras comme un épouvantail déglingué. Avec ses vêtements et ses cheveux, il en avait un peu l'air. Puis il se retourna vers ses frères, insensible au panneau qui se tenait au garde-à-vous sur sa gauche et qui se faisait royalement ignorer depuis quelques secondes.

« Mais je sens pas les frites, on va devoir partir à la chasse. »

C'était dans ces moments là qu'il regrettait de ne pas avoir de filet sous la main. Pour choper les frites et la viande, ça aurait été plus facile. Alors, alors, gauche ou droite ? Porte, escalier ? Ce serait au consensus de décider. Pour lui, rien n'était anormal ici, à part la décoration style renaissance qui rendait les lieux un rien glauques. Ça arrivait, non ? Plus on se sentait mal, plus on voulait consommer pour oublier ce qui nous entourait.

Du mauvais goût jusque dans la moquette.
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MessageSujet: Re: Un, deux, trois - Soleil ! { Romeo & Lorenzo }   Sam 3 Aoû 2013 - 2:24

Quelque chose clochait dans cet endroit aux couleurs passées. Pas qu’une seule même, ajouta Lorenzo en levant le nez vers le plafond haut d’où un vieux lustre pendait mollement. Le tapis, les escaliers, les portes et les tableaux laissaient comme un arrière-goût de maison hantée et, si ce n’avait été pour les plantes fraîches, le gamin se serait vraiment cru en pleine foire. Installer un mastodonte de pierres pareil avait dû prendre un sacré bout de temps –temps qui n’avait pourtant pas excédé les cinq ou six jours que les triplés avaient passés séparés de leur paradis sur terre, ruiné et réduit à un manoir sans frites. Il se dirigeait à l’odeur : ici, ça sentait plus la maison de retraite qu’autre chose. Pas qu’il ait jamais vraiment été dans un hospice, mais il se l’imaginait comme ça. Un peu rance, un peu renfermé, un peu triste. Pas de ketchup ni d’odeur de mauvaise graisse trop brûlée, pas de coca ni de steak cuit à point ne venait chatouiller ses narines et ça, c’était inquiétant.

Pas tant parce qu’il ne reconnaissait pas l’endroit ; plutôt parce qu’ils étaient partis pour mourir de faim avant d’atteindre la cuisine et l’armée de serveurs, de bipèdes-portant-plateau, de jeunes-cadres-dynamiques-à-emporter-merci, de crétins-que-les-Hercolani-connaissaient-peut-être et autres spécimens qui hantaient à toute heure, et plus particulièrement à l’approche de midi, les restaurants de ce genre. Il n’y avait que l’écho de leur pas et de leurs voix enthousiastes malgré tout pour leur répondre. Sourcils froncés, nez plissé, Lorenzo se tourna vers la silhouette rassurante de ses frères. A trois, ils avaient de meilleures chances de débusquer le cheeseburger géant. Peut-être que c’était une fête surprise. Peut-être que c’était une attaque de zombies éclair. Peut-être que ceci, que cela mais en tout cas ce devait bien être quelque chose. Que le monument le plus visité de Rome, loin devant le colisée et le forum et les fontaines à coup sûr, se trouvât vidé de ses touristes et de sa populace, voilà qui était aussi logique aux yeux du garçon que la mer sans les mouettes ou que Mario sans bedaine. Quand on savait que des tortues mutantes rodant dans les égouts ne lui paraissaient pas si tordues, l’urgence de la situation sautait aux yeux –mais pas aux siens, trop occupés à scruter le moindre détail à la recherche d’un panneau indicateur. Rien. Une sorte de labyrinthe pour fatiguer les clients ? Qui n’aurait pas eu faim après des heures d’errance !

Enfin, eux, avaient faim maintenant. Ils auraient dû le dire face à une des caméras de surveillance. Des habitués comme eux, on ne la leur faisait pas, la moitié de leurs revenus au moins devaient venir de leurs poches ! Ou de celles de leur mère. Ou de son sac ? Ah, ça n’avait pas d’importance. Ils leur devaient au moins ça. Mince, ils auraient presque dû leur élever un truc commémoratif –et leurs noms auraient rendu l’endroit vraiment cool, surtout le sien. Lorenzo, c’était trop. Acquiesçant silencieusement aux injonctions à la chasse de ses frères, le gamin tira sur son écharpe et sur son col. Ce n’était que partie remise avec la bise glacée que le vent dehors leur collait sur chaque joue. Dans la voiture, maman aura encore poussé le chauffage à fond, se dit-il simplement.

« Tout en haut, c’est toujours le directeur, et au fond à droite c’est les toilettes, statua d’emblée Lorenzo dont les connaissances en architecture se limitaient à peu près à ces clichés douteux. Mais peut-être qu’ils ont mis une sorte de code ? »

Pas de pourquoi, pas de comment. Ce qui comptait, c’était de trouver. Et à cet instant, les scores étaient de un à zéro pour le McDo.
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MessageSujet: Re: Un, deux, trois - Soleil ! { Romeo & Lorenzo }   Jeu 22 Aoû 2013 - 20:09

Faaaaim ; il avait faim, faim, faaaaim – et à défaut de Dieu, leur mère au moins devait savoir que priver trois adolescents affamés de leur ration de frites, c'était souhaiter une mort douloureuse aux nerfs et aux tympans de la planète toute entière. Se plaindre pendant cinq minutes non-stop, ils savaient faire. Très bien, même. Presque trop. Seul soucis ? Là, il n'y avait pas le moindre employé auprès de qui critiquer la qualité pitoyable du service. Inexistant, en fait, le service. Même pas un type en uniforme pour prendre les commandes ou tenir la porte. C'était honteux. Les hamburgers n'attendaient pas, mince ! S'ils devaient courir partout pour trouver la cuisine et la salle de restaurant, peut-être que les autres clients auraient tout dévoré avant eux et alors il ne resterait plus que des bouts de pain et de la vieille salade – peut-être du ketchup, aussi, mais rien n'était moins sûr. Or ça, c'était inacceptable. Ils devaient établir un plan d'attaque pour reconquérir les lieux, et plus vite que ça ; leur survie n'en dépendait pas, mais quand même. On ne plaisante pas avec les McDo.
Suivant des yeux le déplacement stratégique de Romeo, le garçon balança distraitement ses bras d'avant en arrière. Ils les auraient, leurs frites. Ce n'était qu'une question de temps, et le temps il le comptait en secondes – surtout quand il était coincé dans une pièce ennuyeuse, parce ce qu'il n'y avait que ça à faire pour ne pas s'endormir sur la table. Ça ou des batailles de gommes, en fait (mais ça ne marchait pas chez le psy, par exemple, pour d'obscures raisons techniques ; ses frères avaient besoin d'être là).
Remarquez, ici, au moins, ils avaient de la place pour courir et faire n'importe quoi. Sans personne pour les surveiller, ils auraient tôt fait de conquérir le monde et les maxi-menus. Ça ne pouvait pas être si loin que ça.

« Mais je sens pas les frites, on va devoir partir à la chasse. »

Vrai, ça. Aurelio acquiesça en rythme. Ce n'était pas une armée de portes et de décos bizarres qui allaient se mettre entre eux et leur goûter gastronomique, hors de question ! Ils avaient suffisamment rempli les poches – enfin, caisses – des McDo de Rome pour espérer un minimum d'attentions à leur égard, de son avis. Donc du leur. Et puis trois clients en moins, ça aurait été sacrément catastrophique pour eux. Surtout si les clients s’appelaient Hercolani. Parfaitement. Tout à son idée, le garçon ne pensa pas un seul instant que les employés de la célèbre chaîne de fast-food aient pu vouloir par plusieurs fois les enfermer dans un placard à balais.
Curieusement, pourtant, beaucoup de gens auraient aimé les enfermer dans un placard à balais. Alors que, franchement : est-ce qu'ils avaient des têtes d'ustensiles de ménage, hein ? Pas du tout, non. En tant que tortue ninja, il pouvait juste comprendre qu'on veuille les balancer dans un égout. En plus il y aurait forcément des pizzas, dans les égouts. Et des crocodiles. Et des rats mutants. Tout pour plaire, les égouts.

« Tout en haut, c’est toujours le directeur, et au fond à droite c’est les toilettes. Mais peut-être qu’ils ont mis une sorte de code ? »

Aussi concentré qu'à son habitude, Aurelio répondit à cette affirmation parfaitement logique par un mouvement de bras censé imiter un filet s'abattant sur une pile de délicieux hamburgers. Il n'oublia pas la bande-son, bien sûr. Trop important. Et même si son 'bruit de filet qui s'abat sur une pile de délicieux hamburgers' tenait plus du 'vzioummm' des sabres lasers dans Star Wars, cela ne sembla guère lui poser de problèmes de conscience.
A la limite, s'imaginer un filet vert lumineux ajoutait juste une classe folle à la scène.

« On va se plaindre au directeur ! » Son arme imaginaire traça des courbes dans l'air. « Il doit pas penser qu'on irait direct le voir. Les hamburgers doivent se cacher là-bas. Genre, dans une pièce secrète. »

Et eux, tels Indiana Jones – ou Roberto Hercolani, au choix – allaient débusquer et ramener au grand jour ce trésor pas tout à fait Maya mais certainement meilleur au goût que des babioles en or et en diamant.



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MessageSujet: Re: Un, deux, trois - Soleil ! { Romeo & Lorenzo }   Ven 11 Oct 2013 - 22:42

...

« Tout en haut, c’est toujours le directeur, et au fond à droite c’est les toilettes. Mais peut-être qu’ils ont mis une sorte de code ? »

Enflammé à la simple idée de débouler dans le bureau du directeur pour réclamer hamburgers et boissons, Romeo accompagna son jumeau d'un mouvement de main censé représenter un pistolet, comme les cow-boys du Far West. Il n'en fallait pas plus à son esprit fertile pour se perdre en conjectures – même si un brin d'inquiétude ou des regards alarmés n'auraient pas été de trop. Près de la porte, le panneau semblait hurler et agiter ses feuilles, furieux d'être ignoré. Néanmoins, il n'y avait rien d'autre sur ces quelques lignes manuscrites que beaucoup de blabla que le cerveau des triplés se serait empressé de trier en un temps record. Ils étaient entrés au McDo et étaient de fait forcément au McDo : leur professeur de maths n'aurait pas pu avancer une théorie plus logique et satisfaisante que la leur. Les semelles des chaussures de Romeo martyrisaient la moquette dans un constat trépignement paré de piaillements et de bruits sans grand sens sinon pour celui qui les émettait à qui mieux-mieux. Sûr que si quelqu'un avait été dans les environs, il aurait accouru pour se préoccuper d'eux, qui provoquaient un tel remue-ménage dans un endroit à priori calme avant leur entrée. Les yeux verts et pâles s'arrêtèrent un moment sur le carmin qui se vautrait paresseusement le long des escaliers, s'y attardant comme dans l'espoir d'en extraire une ultime information. Même la mère de Carlo n'avait pas aussi mauvais goût, et pourtant elle s'y connaissait dans la décoration lourde et style « Versailles » de salon. McDo n'avait jamais été aussi moche et poussiéreux.

Enfin, tant que les frites avaient le même goût (paradisiaque) que de coutume, il s'en fichait. Il avait faim et ce n'était pas la moquette qu'il allait manger.
Il ne l'aurait pas fait, même si la famine avait frappé. Il se sentit obligé de se préciser, en son for intérieur, qu'il préférait encore devenir cannibale.

« On va se plaindre au directeur ! Il doit pas penser qu'on irait direct le voir. Les hamburgers doivent se cacher là-bas. Genre, dans une pièce secrète. »

Romeo approuva d'un mouvement de tête qui agita ses cheveux saturés de vert. Ses bras couverts dérivèrent des moulinets imprécis et impulsifs dans l'air. Les couvertures pailletées des magazines people de sa mère lui revenaient en mémoire les unes après les autres, mélangées aux films d'action qui bombardaient le siècle où il avait eu la chance de naitre. La mafia, les tortues ninjas, James Bond, tout ça se renouvelait d'années en années et empruntait des bouts de scénario à d'autres créations plus anciennes ou fraichement débarquées en salles. Le tout formait une impression de déjà-vue – et au mieux d'originalité un peu hasardeuse. Alors un manoir façon Disney un peu glauque pour un restaurant, pourquoi pas... Il lui vint à l'esprit qu'ils étaient peut-être les héros de leur propre série ou télé-réalité. L'idée, sans le rendre extatique comme une esthéticienne qui part faire sa pub à Secret Story, le fit sourire. Et c'était parfaitement crédible, oui oui. On voyait tellement de choses de nos jours, qu'elle disait la Boulangère quand le temps passait à la pluie.

Romeo, lui, n'avait pas assez de temps pour se préoccuper du passé.

« Alors qu'est-ce qu'on attend ? Ils nous ont même sorti le tapis rouge ! »

Ce qui, pour des consommateurs de leur qualité (et régularité) tenait presque de l'évidence. Ça ne faisait pas de mal, une petite reconnaissance, de temps en temps. A défaut d'y avoir droit en cours, pourquoi pas au McDo !
Avec l'esprit simple d'un enfant et sa tendance à foncer tête baissée et sans se poser la moindre question, le jeune garçon s'engagea dans l'escalier, faisant résonner sans gêne ses rires et exclamations le long des murs richement tapissés.
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MessageSujet: Re: Un, deux, trois - Soleil ! { Romeo & Lorenzo }   

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