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 Dazed & Confused [Never]

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MessageSujet: Dazed & Confused [Never]   Mar 2 Juil 2013 - 14:23

25 juin 2013 – 8h52.



Il faisait déjà si chaud…
Chiara était échouée sur le canapé, dissimulée des rayons du soleil grâce aux épais rideaux. Le calme l’entourait, pour une fois. C’était plutôt rare – en général, quand on voyait Chiara Raffaeli, c’était avec d’épaisses boucles blondes, le clac régulier de ses talons, des rires et Kyoko à son bras, parlant tellement vite qu’elle ne pouvait être comprise que par l’autre. Elle secoua la tête, comme si elle cherchait à faire s’échapper les pensées qui voulaient l’empoisonner. Kyoko. Kyoko. Kyoko.
Elle se leva brusquement, raide, droite. Le temps des larmes était passé, non ? Et même si elle devait sortir sans elle, elle sortirait. Cela lui était égal, avant, pourtant. Elle était bien ici. Il n’y avait aucun problème, si on faisait un peu attention à qui on parlait et où on mettait les pieds. Pas d’enlèvements, de chômage, d’examens, de maladies… Pas d’avenir. Elle sentait que tout s’était arrêté pour elle, depuis quelques mois. Elle ne changeait plus, elle n’avait plus ses règles. Elle était figée. Immobilisée dans sa vingtaine, elle ne pouvait plus évoluer, changer.

Elle devait sortir. C’était aussi clair que désespéré – il n’y avait plus rien pour elle ici. Elle avait perdu Kyoko parce qu’elle voulait sortir, alors autant tout tenter. Elle jeta un regard à son téléphone, perdu au milieu des coussins. Ca, elle avait déjà tenté. Depuis qu’elle était entrée ici, elle avait tenté d’appeler à l’extérieur des centaines de fois. Au début, c’était compulsif – elle tentait tous les matins. Puis elle avait cessé. Elle s’était plu dans son enfermement. Et lorsqu’elle avait recommencé, chaque fois que sa ligne sonnait occupée, elle sentait son cœur s’enrouler de plus en plus dans sa poitrine.
Pas d’avenir.

Elle s’écroula sur le sol, la tête appuyée contre le bas du canapé. Sa respiration était devenue erratique, comme à chaque fois qu’elle pensait à l’extérieur. Elle avait un peu peur, quand même. Elle ne savait pas ce que le monde était devenu. Peut être qu’il l’effrayera encore plus que celui qu’elle vivait déjà ici. Mais d’autres choses l’attendaient, au-dehors. Des choses qu’elle n’obtiendrait jamais ici.
Lorsqu’elle entendit la porte s’ouvrir, elle priait presque pour que ce soit Kyoko qui venait s’excuser. Mais elle savait que ça n’arriverait jamais – alors elle ne leva même pas la tête pour savoir qui était le nouveau venu. Pas de déception, au moins…



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MessageSujet: Re: Dazed & Confused [Never]   Sam 6 Juil 2013 - 14:57

...

Vinny rasait presque les murs, avec de fréquents regards à droite et à gauche. Lorsque le jeune garçon vit qu'il n'y avait pas la moindre forme de vie à l'horizon, il se glissa rapidement par la porte qui menait aux escaliers et au hall d'entrée. Ses pas légers ne provoquaient pas le moindre bruit sur le sol d'où cascadait un épais tapis rouge, usé par les ans et les pensionnaires. Le parquet lui renvoya un faible gémissement lorsqu'il en accabla les lattes de son poids plume, marchant à pas rendus hésitants par le sempiternel sac de toile noire qu'il passait chaque jour à sa frêle épaule.

Vinny, habitué à se lever tôt chez lui, s'était rendu compte au pensionnat de l'utilité de ses horaires; la quasi totalité des pensionnaires se plaisait à rester debout tard dans la nuit, et paressait un long moment dans leur lit le matin venu, même une fois que le soleil était bien haut dans le ciel. Ça lui permettait de réciter tranquillement ses prières et d'éviter les filles un peu trop agressives qui semblaient vouloir sa mort. Puisqu'il avait terminé ses prières du matin et qu'il avait passé un petit moment à copier quelques passages du livre sacré dans la bibliothèque, il se dirigeait vers le salon pour y lire tranquillement avant que les pièces ne se remplissent avec l'après-midi. Il faisait chaud et l'été arrivait à grands pas: si ça n'avait pas été pour les visages détestables qu'il pouvait croiser dans le parc, ça ne l'aurait pas dérangé d'y passer ses journées.

Habitué au pensionnat, à ses caprices et au temps qui filait à sa propre humeur, Vinny ne prêtait qu'une oreille distraite au compte-rendu qu'on faisait du journal de Rudy. Fable ou véritable solution, le garçon aux cheveux blancs ne s'y intéressait pas. Quand, comme lui, on attendait le jugement divin pour pouvoir sortir de ce lieu ou y être emmuré à vie, on ne se préoccupait pas de ce qu'un ancien pensionnaire avait pu consigner dans un carnet éparpillé aux quarre vents. Posant sa main sur la clenche du salon, donnant à la porte une petite impulsion de l'épaule, il se fit la remarque que la vie n'était pas si mal et que ceux qui se démenaient à chercher une sortie, quitte à briser les murs, auraient mieux fait de voir le bon côté des choses et agir dignement pour avoir une chance de sortir.

La porte avait déjà claqué dans son dos quand il s'aperçut qu'il n'était pas seul; rideaux tirés, empêchant la lumière du jour de filtrer, une silhouette se tenait appuyée contre un des canapés, presque affalée au sol. Vinny faillit avoir un mouvement de recul en s'apercevant que c'était une femme, mais sa posture l'inquiéta assez pour qu'il fasse l'effort de ne pas s'enfuir comme un voleur. Il s'approcha de la jeune fille avec précautions, pire que s'il s'était agit d'un chien prêt à mordre (certaines filles mordaient, il le jurait !), sourcils froncés et mains accrochées à la lanière de son sac.

« Euh... Vous allez bien ? »

Il avait bien voulu demander « est-ce que vous êtes morte », mais puisqu'un cadavre ne pouvait pas répondre, il aurait eu l'air ridicule dans les deux cas.
Distance minimale de sécurité entre eux, clignant son unique œil violet, il espéra sincèrement qu'elle n'était pas vraiment morte.
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MessageSujet: Re: Dazed & Confused [Never]   Mer 17 Juil 2013 - 14:13

Est-ce qu'elle allait bien ?

Etrangement, cette phrase semblait creuse, insensée. Elle n'arrivait pas à en saisir le but, et encore moins la réponse. Que pouvait-elle dire ? Mon corps se disloque petit à petit, j'ai l'impression que je n'ai plus qu'un trou béant à la place de mon cerveau dès que je la vois ? Non, surement pas. Chiara était une fille distinguée, tout de même. Elle avait peut être tendance à faire des erreurs qui la conduiront surement vers un endroit bien pire qu'ici, mais elle avait toujours été bien plus agréable à regarder et à aimer que la plupart de ses camarades. Elle avait été la reine. Celle autour de qui tout gravitait, autrefois. Reprendre cette place lui semblait tellement absurde, désormais. Elle ne pouvait plus y prétendre, de toute façon - sans Kyoko, elle n'était rien. N'est-ce pas ?


« Oui, oui. Un coup de chaud. »

Jolie menteuse. Mais l'euphémisme était sans doute le plus sage, ici. Personne ne pourrait sans doute comprendre sa douleur - du moins, elle n'avait jamais croisé qui que ce soit qui entretenait une relation aussi forte que celle qu'elle avait avec Kyoko. Qu'elle avait eue.
Elle finit alors par relever ses yeux vers le nouveau venu. C’était un invisible, un de ceux auxquels elle n’avait jamais véritablement prêté attention, bien qu’elle sache qu’il était là depuis un certain temps maintenant. Elle ne connaissait même pas son prénom, d’ailleurs. Elle avait peut être été bien plus inaccessible qu’elle le pensait, durant toutes ces années, après tout. Peut être était-il temps de s’ouvrir un peu ?


« Tu t’appelles comment ? »


Bon, c’était un peu un manque de tact, il fallait l’avouer. Mais c’était toujours elle qui demandait leur nom aux autres – les autres la connaissait. Les autres savaient. Avaient su ? Le temps semblait devenir abstrait, lui aussi. Elle devait s’accrocher à son téléphone pour espérer avoir des repères temporels. Le climat du pensionnat semblait être celui qu’elle avait toujours connu – elle aurait été bien incapable de dire si une telle chaleur était normale. Cela faisait trop longtemps, maintenant, elle avait même l’impression que ses souvenirs s’entrechoquaient violemment pour finir par s’embrouiller. Parfois, dans le creux de son lit, elle tentait de les rassembler, de les inventorier. Mais il lui semblait qu’il y en avait de moins en moins au fil du temps. Ses parents. Sa vie. Son passé. Tout s’évaporait petit à petit.

Non.
Elle se redressa, et s’assit dignement sur le canapé.
Non.
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MessageSujet: Re: Dazed & Confused [Never]   Lun 22 Juil 2013 - 22:41

...

Tout le monde était triste, ici – combien d'année aurait-il fallu pour calculer le nombre et le poids de toutes les larmes ? Même ceux qui avançaient en riant, la tête haute, avaient des regrets qu'ils cachaient soigneusement dans les replis de leur conscience. Peut-être que cette fille mentait; elle mentait à coup sûr d'ailleurs, se dit Vinny, c'était leur péché préféré. Il aurait pu lui mettre son livre sous le nez et l'assommer de préceptes qu'elle n'en aurait rien retenu. Le petit cherchait toujours à être agréable, mais il ne pouvait pas se défaire d'une doctrine dont on lui avait martelé le crâne depuis le berceau. Tout ce qu'il pouvait dire, il se pensait en droit de le dire. Il ne fit néanmoins aucun commentaire, se contentant de la regarder en silence, presque curieux.
Il retenait moins bien les visages des femmes, qu'il avait tendance à fuir à la moindre occasion. Mais celui-ci lui disait quelque chose, sans qu'il puisse pour autant y replacer un nom. Ça aurait été étonnant.

Il lui arrivait même d'oublier les noms de ses proches, alors de presque inconnus...

« Tu t’appelles comment ? »

Vinny se redressa tout à fait, fronçant les sourcils sans oser se rapprocher plus. Distance de sécurité oblige. Les meubles et les bibelots s'accaparèrent pour un temps son attention, lui donnant l'air soit de réfléchir à son nom, soit de débattre l'idée de le lui donner ou non. Quand il jugea que l'interlocuteur importait peu, il reposa son œil sur la jeune fille, qui s'était rassise sur le canapé. Le silence dura quelques secondes de plus avant qu'il ne finisse par dire, la voix aiguë et réservée:

« Vinny. »

Le « et toi ? » resta bloqué dans sa gorge sans qu'il sache pourquoi. Ça aurait été utile de savoir son nom, pourtant; même s'il devait le taire pour ne pas activer son pouvoir (les dernières scènes qu'on lui avait faites, lui main devant la bouche et œil désolé grand ouvert, l'avaient incité à garder les lèvres cousues un bon moment), il aimait à le répéter à l'abri de ses pensées et à le graver momentanément dans un coin de son esprit. Il songea à faire demi-tour et s'en aller, puisque sa langue butait sur la suite et qu'il y avait une fille dans la pièce. Il avait toujours du mal à comprendre pourquoi, mais ses menaces de damnations éternelles, qui auraient dû les effrayer et les aider à se repentir, ne faisaient que les exciter et se dresser contre lui. Il avait appris à courir vite pour leur échapper; il en avait rencontré une avec un drôle de pistolet, et il tenait à la vie.
Celle qui lui faisait face était désarmée. Elle avait l'air un peu triste, aussi. Abattue, peut-être. Coup de chaud ?

Il ne saurait pas quoi faire si elle s'évanouissait.

« Vous savez, si vous vous sentez mal, vous devriez aller vous allonger à l'infirmerie. »

Là-bas, il y avait tout le matériel en cas d'urgence. Vinny le savait bien, puisqu'il avait tout fait s'écrouler en voulant attraper des bandages il y avait quelques semaines de ça. Mais est-ce que c'était des bandages dont elle avait besoin ?

Se balançant légèrement d'avant en arrière, presque plus incommodé par le poids du sac qui tirait sur son épaule, il lui lança un regard interrogatif.

On a tous un peu mal, ici, pas vrai ?
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MessageSujet: Re: Dazed & Confused [Never]   Dim 20 Oct 2013 - 21:56

Certains n’étaient pas mal, ici. Certains ne ressentaient pas cette atmosphère collante, vicieuse, qui s’infiltrait dans chaque bouffée arrachée au temps – certains ne se rendaient pas compte à quel point c’était dur de vivre ici, jour après jour, à tourner en rond indéfiniment. Chiara avait été de ceux-là ; elle tentait de se rappeler cette sensation d’invulnérabilité à ce moment précis, sa respiration se calmant peu à peu, comme si ses réminiscences parvenaient à la calmer et à la rassurer. Elle accueillait avec bonheur chaque respiration, comme si elle avait été plongée en apnée pendant un long moment et que la panique lui avait fait exploser les poumons de douleur. Mais elle ne le montra pas.
Il fallait préserver les apparences, tout de même. Elle ne pouvait pas laisser quiconque penser qu’elle pouvait être… détraquée. Qu’elle n’avait plus la maîtrise de son « don ». Elle ne parvenait plus à contrôler, à moduler les gens, depuis qu’elle avait eut cette brutale prise de conscience. Pire encore, à chaque fois qu’elle avait tenté de contrôler quelque chose, elle avait senti ses entrailles brûler, comme si son corps tout entier faisait un rejet à chaque preuve de la folie dans laquelle elle baignait depuis maintenant six ans. Ou sept. Elle ne savait plus.
La réponse de son interlocuteur la tira de ses pensées, et ce fut avec un certain soulagement qu’elle pensa à autre chose qu’à ses pensées morbides, malsaines. Vinny ? Comme elle s’y attendait, cela ne lui rappelait rien, rien du tout – mais étant donné qu’elle était incapable de faire une liste exhaustive de ses anciens petits-amis ou mecs-qu’elle-avait-embrassé-dans-un-moment-d’égarement (c’était presque pareil, après tout), le contraire eût été étonnant.


« Oh. Salut. Moi, c’est Chiara. »


Même son nom lui semblait difficile à prononcer ; il roulait difficilement dans sa bouche, comme s’il ne signifiait plus les mêmes choses à présent. Elle préféra ne pas s’attarder sur cette pensée, peu certaine de vouloir savoir ce que cela voulait dire.


« L’infirmerie ? »
répéta-t-elle, les sourcils froncés. Une expression de dégoût passagère déforma ses traits, mais elle ne la laisse pas s’installer – c’était bien trop disgracieux. « Non, ça va aller, merci. »

Elle se pencha un peu en avant, le dos raide, et commença à prêter attention aux mouvements de ce Vinny. Il paraissait gêné, se balançant d’avant en arrière, comme s’il avait peur de commettre un impair ou qu’elle ne le mange. Et puis ce sac était décidément vraiment bizarre : personne ne se baladait avec un sac à dos, ici, si ?


« Euh, mais toi, ça va ? »


Elle sentait confusément l’air s’agiter autour d’elle, les émotions tourbillonner sans qu’elle ne puisse tenter de les attraper, de les comprendre – elle ne parvenait pas à en faire abstraction, à oublier ses compagnes, même si elle n’avait plus aucun contrôle sur elles. Cette sensation d’impuissance la clouait sur le fauteuil, alors qu’elle était déjà raidie par le malaise de s’être fait surprendre dans un moment de faiblesse. Ces moments-là, elle n’avait plus personne avec qui les partager, alors ils devaient ne plus exister.
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