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 ¿ Preferías tú el leon ? [Solo]

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(2r1 chuupa bouré tmtc)
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Masculin Pseudo Hors-RP : Sköll
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• Age : 24
• Pouvoir : Faire des grues. Des vraies.
• AEA : Echo. Chauve-souris. Fonction : brise-vitres. Spécimen défaillant.
• Petit(e) ami(e) : Pas assez de latinos ici.

RP en cours : Carpets. Bitch plz.

Messages : 80
Inscrit le : 13/08/2012

MessageSujet: ¿ Preferías tú el leon ? [Solo]   Mar 20 Aoû 2013 - 1:30

"Vous êtes bien sur la boîte vocale du..."
Arrange-moi ce putain de réseau à la truelle !
solo.


    Alex s'adossa à la porte de tout son poids en priant pour qu'elle soit solide et qu'elle ait le bon goût de se fermer hermétiquement voire pour toujours le temps qu'Enzo l'atteigne de l'autre côté. Pour le coup, il aurait préféré que la chose qui le séparait de son ex-camarade soit constituée d'un matériau plus solide que du bois - genre, de l'acier, du titane, un truc du style, quoi. C'était dans des moments de ce genre qu'Alex regrettait de ne pas vivre dans un mmorpg : il faut dire que la différence de résistance entre un pont-levis de chêne millénaire renforcé par des pointes de mithril et bardé de sorts protecteurs, et une porte classique de douze centimètres d'épaisseur max, était tellement ridiculement élevée qu'elle ne méritait même pas d'être mentionnée. Ici, Alex aurait bien rajouté un ou deux trolls pour garder le passage en plus. Ça aurait été utile, aussi.
    Le jeune homme tendit l'oreille en s'efforçant de se calmer - parce que oui sa propre respiration haletante l'empêchait d'entendre quoi que ce soit, maintenant - et de percevoir ce qui pouvait se passer dans la rue à l'extérieur. Il s'attendait à entendre la voix goguenarde d'Enzo l'interpeller à tout moment.
    Mais bizarrement, rien ne se produisit.
    Alex grimaça. Se tourna dans un sens, dans l'autre. Remarqua qu'il faisait incroyablement noir dans ce trou à rat et en profita pour s'interdire de bouger histoire de ne pas trébucher sur quelque chose. Si ça arrivait, il pouvait parfaitement se rompre le cou et là, game over, personne pour le récupérer. Ou alors Enzo, qui serait terriblement déçu de ne pas avoir pu s'occuper de sa jolie petite peau tout seul. D'ailleurs il en mettait du temps, Enzo.
    Alex se laissa glisser le long du battant et s'assit par terre, concluant que le fait qu'il n'entende pas le latino de l'intérieur n'excluait pas le fait que ce dernier était peut-être en train de le chercher en ce moment même. Mieux valait ne pas bouger. Silencieux dans le noir, le jeune homme tira donc son portable de sa poche et tapa un sms rapide à l'intention de son soutien armé le plus proche et le plus potentiellement efficace :

      02/08/2012 10:38 - Steb
      sos enzo ve me pt la gl tu pe laplé stp?

    Cette merveille de poésie balbutiée au mépris des cris de douleurs du clavier tactile, Alex appuya sur la touche "envoyer". Laquelle eut l'obligeance de lui afficher le schéma d'une petite lettre s'envolant dans un ciel bleu pastel pour le cas où il serait trop attardé pour comprendre ce qui était en train d'arriver à son message de dyslexique. Alex fixa la petite lettre d'un regard un tantinet trop vide pour attester d'une santé mentale nickelle. L'instant d'après, il se demanda pourquoi les concepteur de ce joujou n'avaient pas songé à une petite animation du même genre signalant la perte du message par absence de réseau. Genre un éclair qui s'abattait sur la petite lettre, ou quelque chose comme ça. Ça aurait été stylé mine de rien. Ça aurait un peu fait "regardé j'ai pensé à tout, même à ce qui peut le plus vous emmerder". Alex n'aimait pas les informaticiens. Ou quel que soit le nom des types chargés de faire s'envoler de petites enveloppes sur les smartphones.
    Quoi qu'il en soit, il ne put que lâcher une insulte en espagnol devant l'icône d'envoi qui clignotait lamentablement dans un coin de son écran, sans parvenir à attraper la moindre étincelle de réseau.
    Tu fais pitié, pauvre engin stupide et inutile. Au fait, il était où, là ? Non parce que pour ne pas choper le réseau dans le coin où il habitait en général, il fallait tomber dans les égouts quoi.
    A l'odeur, il n'était pas dans les égouts. Sauf que comme susmentionné, il faisait noir comme dans le... enfin tellement noir qu'il aurait pu passer un an à se cogner dans tous les meubles avant de réussir à distinguer quelque chose de cette pièce. En admettant qu'il y ait des meubles. Enfin à quoi servirait une pièce sans meubles ?
    Bon, c'est pas que l'obscurité l'angoissait mais... en fait si, ça l'angoissait. Grave, même. Il voyait pas l'intérêt de rester planté là à la merci du locataire - si ça se trouve c'était un vieux grincheux ou un dangereux psychopathe et il allait se faire coffrer ou découper en tranches. Enzo était têtu comme un taureau - un taureau, pas un boeuf - mais il allait pas passer des plombes dans le coin. Alex n'avait qu'à se faufiler dehors et prendre ses jambes à son cou. Au moins y aurait de la lumière.
    Le latino se releva tant bien que mal et chercha la poignée à tâtons pendant une bonne minute avant de réussir à l'empoigner. Il la tourna et...
    Mala suerte, hombre.
    La tourna dans l'autre sens, histoire d'être sûr. Pesa de toutes ses forces sur le battant.

      « Enzo ? Putain connard lâche cette poignée ! Laisse-moi sortir ! Enzo ! »

    Ah le con. Il avait que ça à faire d'enfermer les gens dans des réduits pourris comme ça ? Sérieusement, ils n'avaient plus cinq ans ! S'il voulait lui en mettre plein la tronche il avait qu'à le laisser sortir et lui flanquer un coup de tête, quoi. Un nez cassé, voilà, à la limite quelques dents en moins et... Ouais bon, ce serait pas cool, mais là c'était franchement débile.
    En plus il faisait noir. Et il n'avait pas de réseau.
    Le jeune homme s'égosilla encore un moment vainement contre son ancien pote, dans l'espoir malheureux que ses cris finiraient pas le lasser - ou tout simplement par réflexe parce que décidément il faisait vraiment trop noir - avant d'abandonner la partie. Il donna un coup de pied dans le battant, fut déséquilibré, faillit s'étaler, et recula d'un pas. Il revint près de la porte, cherchant du bout des doigts un quelconque interrupteur sur le mur attenant. N'en trouva pas. Jura dans trois langues différentes, hurla une insulte concernant la mère d'Enzo assez fort pour que toute la rue l'entende. Regarda la porte. Regarda la porte ne pas s'ouvrir. Jura encore. Tourna les talons et s'avança en tendant les mains et en ignorant totalement où il se dirigeait.
    Si ça se trouve il allait passer des heures à raser les murs pour trouver une sortie.
    Enfin pour ça il aurait déjà fallu qu'il les trouve, les murs.
    Une chaise. Ou une table basse. Alex lâcha une exclamation douloureuse et recula en manquant trébucher.
    Un mur. Cool. Il aimait ça, les murs. Le latino le suivit en y plaquant la main jusqu'à déceler une perturbation dans sa rugosité : le cadre d'une porte, s'il avait de la chance. Il tâtonna encore un bon moment avant de déduire qu'il avait de la chance. Une poignée tourna. Alex s'engouffra dans un couloir éclairé et claqua la porte dans son dos.
    Sur l'écran de son portable, l'icône impuissant clignotait toujours.
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